Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Acceptons les étrangers à ce blog

Je recopie ci-joint un commentaire laissé sous "Bienvenue en France" par un bénévole qui intervient en ZAPI. Un autre point de vue, de l'intérieur, par quelqu'un qui y est confronté plus souvent et bien moins superficiellement que votre serviteur, qui fréquente plus les prétoires. J'y ai inséré quelques commentaires, en gras. Merci à lui en tout cas de ce témoignage, qui complète fort bien mon billet.

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« Merci Maitre Eolas pour ce témoignage d'un avocat sur la ZAPI. Il est néanmoins relativement extérieur à la ZAPI3 (car limité aux salles visiteurs et aux audiences JLD de Bobigny).

Il se trouve que j'ai l'occasion en qualité de bénévole associatif de participer régulièrement aux permanences de l'Anafé au sein de la ZAPI3 et je peux donc témoigner et donner des précisions.

D'abord, rendons à César...: "Bienvenue en France!" est le titre de l'ouvrage d'Anne de Loisy, une journaliste qui s'était fait embauchée comme coéquipière de la Croix rouge française à Sangatte puis en ZAPI3, au moment de la signature la convention Sarkozy-Gentilini.
Le témoignage est accablant même si les choses ont un peu évolué depuis (www.cherche-midi.com/Fr/c...
C'est aussi la phrase que je dis à chaque client quand un JLD décide qu'il n'y a pas lieu de le maintenir en zone d'attente. Elle a un côté ironique qui me plaisait bien, également.

Ensuite, le qualificatif "camp" est utilisé depuis qqs années par des associations comme le Gisti ou le réseau Migreurop (qui édite une carte des lieux d'enfermement des étrangers en Europe www.migreurop.org/) face à des phénomènes d'allongement de la durée de rétention (32 jours actuellement en centres de rétention depuis la loi Sarko de novembre 2003, 20 jours en zone d'attente; une directive communautaire prévoit jusqu'à 6 mois, en Suisse jusqu'à 2 ans pour les demandeurs d'asile, en Australie, maintien sans limitation dans des camps. cf. le spectacle du théâtre du Soleil: le dernier Caravansérail), d'augmentation de la taille des lieux d'enfermement (construction d'un immense centre dans la région parisienne) et des conditions de vie ou la présence de familles entières.
La Cimade, présente par convention dans la quasi-totalité des centres de rétention, a repris à son compte dans son dernier rapport ce vocable "camp". C'est dire alors même que cette association est réputée pour sa réserve (www.cimade.org/publicatio...

Oui, et le site de l'ANAFE parle de style concentrationnaire. Je ne pense pas qu'un visiteur ne puisse pas se faire cette réflexion vu l'ambiance qui y règne. Il faut en effet rappeler que camp de concentration ne désigne pas les camps de la mort, qui sont des camps d'extermination. Les camps de concentration étaient des lieux où étaient parqués ceux qui allaient être déportés. Drancy était un camp de concentration, et pas sous l'administration des SS, mais de la police française. Bien sûr, les ZAPI ne sauraient concurrencer dans l'horreur ce que fut Drancy. Mais sous prétexte que c'est moins pire, devons nous nous abstenir de nous émouvoir ? La barre de l'horreur est elle si haute que l'indignation n'est plus permise que pour des faits comparables ? Je ne le pense pas, bien au contraire, le faitque cette horreur ait pu se passer sous nos fenêtres sans que personne ne réagisse doit au contraire nous pousser à la vigilance, et avant de parler sans cesse de devoir de mémoire, il faudrait peut être parler de devoir de vigilance pour ce qui se passe aujourd'hui. Si nos larmes ne servent qu'à nous aveugler, elles ne sont pas un hommage à ceux qu'elles pleurent.

Par ailleurs, la Cimade n'est pas présente en tant que telle en zone d'attente. Seuls la CRF (Croix Rouge Française, NdEolas)(assistance humanitaire) et l'Anafé (assistance juridique) y sont présents. Mais la Cimade fait partie de la vingtaine d'associations membres de l'Anafé (avec le Gisti, la LDH, Amnesty, etc.).
J'en profite pour rendre hommage au GISTI, à la CIMADE et à l'ANAFE, associations avec qui j'ai eu à travailler ou à entrer en contact (j'ai été bénévole à Droits d'Urgence), et qui sont pointues et efficaces, un exemple pour le milieu associatif.

Pour les permanences d'avocats, s'il existe une permanence au JLD pour le maintien en ZAPI, le barreau de Bobigny refuse de tenir la permanence en ZAPI (qui est prévue et reconnue par un arrêt du Conseil d'Etat) en raison de la construction de la salle d'audience délocalisée au sein de la ZAPI3 (www.anafe.org/delocalisat...
Outre cet aspect, dès lors qu'on peut téléhoner à notre client et communiquer par fax grâce à la Croix Rouge, cavaler jusqu'à Roissy est une perte de temps.

Ponctuellement, des avocats qui ont été en contact avec des maintenus, les rencontre dans les salles "visiteurs" mais n'accèdent pas à l'intérieur de la ZAPI3, comme en témoigne Me Eolas.

Sur les conditions de vie, la ZAPI3 n'est pas surpeuplée et le confort est comparable à un hôtel F1, sauf que les fenêtres sont tjs fermées et qu'il y a des caméras oppressantes partout. On assiste même à une chute constante du nombre de maintenus depuis qqs années ( www.anafe.org/download/ge... et du nombre de demandes d'asile (taux d'admission sur le territoire très faible en raison du verrouillage OFPRA-ministère de l'intérieur).

Le nombre de maintenus est d'environ une cinquantaine par jour alors qu'il a pu atteindre 500 dans le passé. De plus en plus, ils font l'objet spontanément de la part de la Police aux frontières d'une interruption de leur transit vers un autre pays Schengen à l'occasion de contrôle "passerelle".

* autre motif d'inquiétude!la situation des mineurs isolés et l'existence des tests osseux qui n'ont aucune valeur scientifique www.anafe.org/mineurs.htm...
Il s'agit de déterminer l'âge d'une personne dont on n'a aucun élément d'état civil (passeport détruit, par exemple) par examen de son développement osseux, pour savoir s'il est mineur ou non. Les carences alimentaires dans les pays d'émigration font que ce test qui repose sur des comparaisons avec des courbes de croissances "normales" n'est pas très fiable.

* Sur la notion de [demande d'asile] manifestement infondée voir les deux récentes notes à l'AJDA:

« Référé asile-frontière : présomption d’urgence en faveur des étrangers maintenus en zone d’attente », note sous CE 24 octobre 2005, ministre de l’Intérieur c/ M.M., AJDA, n°9/6 mars 2006, p. 496.

« Roissy-Paris via Strasbourg : les aléas de la protection juridictionnelle des demandeurs d’asile à la frontière », note sous CE 11 août 2005, D.A.G., AJDA n° 28/14 nov. 2005, p. 2134 »

Commentaires

1. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:00 par somni

"Le fait que cette horreur ait pu se passer sous nos fenêtres sans que personne ne réagisse doit au contraire nous pousser à la vigilance, et avant de parler sans cesse de devoir de mémoire, il faudrait peut être parler de devoir de vigilance pour ce qui se passe aujourd'hui. Si nos larmes ne servent qu'à nous aveugler, elles ne sont pas un hommage à ceux qu'elles pleurent."
Voilà qui est superbement bien dit !! et je dirais même que si nos larmes ne servent qu'à nous donner bonne conscience pour ce qui pourrait se passer aujourd'hui, elles ne servent à rien d'autres qu'à chercher une excuse !

2. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:18 par Frogman

Le recours à l'âge osseux comme preuve de la minorité m'étonne beaucoup. Quand j'étais môme, c'était précisément l'écart entre mon âge osseux et mon âge réel qui intéressait les toubibs qui me suivaient.

3. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:23 par Thierry

Eolas, penses-tu que cet état de fait puisse être "volontaire" (sans être officiel, et pour cause), dans le but de décourager l'immigration ?

(Ma question est sans aucune ironie.)

Thierry

4. Le vendredi 5 mai 2006 à 12:51 par brigetoun

j'avais relevé la même phrase que somni. Comment faire entrer cette notion dans le crâne de tous nos amis bien pensants

5. Le vendredi 5 mai 2006 à 13:09 par Tibo

Maître,

En général en lisant vos billets, je ferme les yeux sur les quelques fautes d'accord et d'orthographe inévitables quand on tape un billet sur un blog.

Mon commentaire est toutefois destiné à souligner une faute de syntaxe :
-> La plupart de vos liens exterieurs (ou pas) on mal été saisis, et la parenthèse "fermante" (ça se dit pas je sais) se retrouve dans le lien au lieu d'être considérée comme texte simple. La parenthèse ")" quand le lien est au milieu de la phrase, la parenthèse plus le point ")." lorsque le lien se situe en fin de phrase.

Merci de corriger ces quelques liens pour qu'ils deviennent cliquables, et j'attends avec impatience votre billet sur AirChiotte !

Tibo

6. Le vendredi 5 mai 2006 à 14:12 par nouvouzil

Un rapport édifiant a été publié par le Cimade en décembre 2004, qui se consulte avec le lien suivant:

www.cimade.org/JIM/Cimade...


A partir de ces cas vécus,chacun pourra imaginer ce qui adviendra avec la loi perfectionnée que le Parlement est en train de concocter.

7. Le vendredi 5 mai 2006 à 14:39 par Jack le Castor

>"Oui, et le site de l'ANAFE parle de style concentrationnaire. Je ne pense pas qu'un visiteur ne puisse pas se faire cette réflexion vu l'ambiance qui y règne. Il faut en effet rappeler que camp de concentration ne désigne pas les camps de la mort, qui sont des camps d'extermination."



D'ailleurs, il me semble me souvenir que des "camps de concentration", appelés comme tels, existaient déjà en France avant l'occupation, et étaient justement destinés à "parquer" (à "concentrer" plus exactement) des étrangers en attende d'admission ou d'expulsion.

Je ne me souviens malheureusement plus de la source (sans doute des vieux cours d'histoire du lycée ?...)
Qulequ'un peut-il éventuellement confirmer ?


Pour ce qui est du "devoir de vigilance", il mériterait d'être réaffirmé par toutes les Institutions Républicaines, au même titre que le "devoir de mémoire" s'est retrouvé inscrit dans les programmes scolaires...

8. Le vendredi 5 mai 2006 à 14:46 par Polydamas

Cher Maître,

Je comprends tout à fait votre utilisation du mot "camp de concentration" justifiée d'un point de vue etymologique.

Cependant, ce terme évoque un imaginaire fait de loi martiale, de miradors, d'executions sommaires, tiré des dictatures nazie ou communistes. C'est sur ce point que l'utilisation de ce terme me paraît inapproprié.

Etant donné qu'il faut bien placer ces personnes quelque part, les "camps" constituent la méthode la moins couteuse pour les retenir en un seul endroit. Si il n'y a pas de surpopulation et qu'il y a un minimum de confort, considérant le fait qu'il n'est pas possible de les libérer, c'est la moins mauvaise des solutions. Ma question pourrait se synthétiser en une phrase: bien qu'ayant lu votre précédent billet, pourquoi diable ces zones sont-elles scandaleuses, à tel point que nous devrions nous soumettre à un "devoir de vigilance"?

Toujours est-il que votre série d'articles est trés intéressante. Mais je n'éprouve, pour le moment, (ce sentiment va peut-être changer avec les prochains billets) pas de sentiment particulier de honte. A partir du moment où l'on ferme les frontières, toutes ces mesures me paraissent logiques.

9. Le vendredi 5 mai 2006 à 15:05 par Jack le Castor

"A partir du moment où l'on ferme les frontières, toutes ces mesures me paraissent logiques. "


1. "Logiques" ne veut pas forcément dire "acceptables".
Selon toute "logique", donc, soit on accepte que de telles mesures existent, soit on renonce au mythe de l'immigration zéro, qui "logiquement" implique de telles mesures...


2. Si j'ai bien compris le premier billet sur ce thème, ce que cherche principalement à démontrer l'hôte de ces lieux (selon un raisonnement "logique", et sans s'encombrer de considérations "morales"), c'est que la politique d'immigration française, telle qu'elle est pratiquée actuellement, est déjà suffisamment contraignante pour les immigrants, et ne justifie ni une loi nouvelle encore plus contraignante, ni les nombreux discours populistes qui font croire à l'invasion de la Belle France par une horde d'immigrés...

À partir de là, soit on considère acceptable la situation actuelle, et on en reste là.
Soit on la considère inacceptable (du point de vue des Droits de l'Homme, du droit en général, ou de principes moraux plus ou moins universellement partagés), et on se bat pour améliorer le sort des immigrants.
Je pense que Maïre Eolas se place dans cette seconde perspective, et certains commentaires dans ces billets en attestent, mais cela est secondaire dans sa démonstration par rapport à la thèse principale, qui est bien : "les contraintes de la situation actuelle prouvent que les discours alarmistes sur une immigration débridée et incontrôlée n'ont aucun fondement pertinent"...

10. Le vendredi 5 mai 2006 à 15:41 par bénévole ZAPI3

Comme le rappelle Gérard Noiriel dans les origines républicaines de Vichy (Hachette Littératures, 1999) les "camps" ont été "inventés" pendant la première guerre mondiale pour interner les étrangers ennemis et autres indésirables, au sein notamment des Groupe de travailleurs étrangers.
Ils concernaient aussi des coloniaux.
J-C Farcy, Les camps de concentration français de la première guerre mondiale (194-1920), Anthropos, 1995.

La carte d'identité a aussi été inventée en 1917 pour les étrangers avant d'être généralisée sous Vichy aux Français (Pierre Piazza, histoire de la carte nationale d'identité, Odile Jacob, 2004).
On assiste au même processus de nos jours pour la carte d'identité plastifiée avec empreinte digitale (testée sur les étrangers en 1993 avant d'être généralisée aux Français) et les passeports et visas biométriques (expérience sur les visas Schengen dite Biodev autorisée par la loi du 26 novembre 2003)

Leur liberté est aussi la nôtre.

11. Le vendredi 5 mai 2006 à 15:49 par Hicham

Certes Maître !
Mais, il me semble qu'une bonne grosse majorité de français, non seulement ne souhaite pas que ces derniers, nos fameux "dos mouillés", mettent un pieds dans l'Eldorado mais surtout que ceux qui par extraordinaire ont reçu le fameux sésame et même plus, déguerpissent !!

Alors que faire !!!

@+ Hicham.

12. Le vendredi 5 mai 2006 à 15:49 par Bob

"Leur liberté est aussi la nôtre" : voulez-vous dire par là qu'il ne doit y avoir aucune différence entre la situation des étrangers et celle des citoyens d'un Etat quant à la liberté d'aller et venir ? (contrairement à ce que le Conseil constitutionnel a rappelé en 1982).

13. Le vendredi 5 mai 2006 à 16:15 par Cassandre

Pour Jack le castor :

Les camps de concentrations sont une invention anglaise durant la guerre des Boers (1899-1902) en Afrique du Sud, mis en place par le général Kitchener pour acueillir les déplacés Boers.
A ma connaissance, les premiers camps en France ont été mis en place en 1939 pour faire face au flot de réfugiés républicains espagnols à Argelès, Barcarès, Saint-Cyprien, puis dans bien d'autres communes. Les conditions d'hygiène étaient lamentables, non d'une volonté préméditée mais du fait de l'impréparation totale des autorités face aux dizaines de milliers d'hommes, femmes, enfants à accueillir. Les hommes pouvaient s'engager dans la Légion Etrangère (10.000 le firent), et beaucoup ont rejoint la Résistance.
En 1939-1940, le gouvernement français ouvrit un camp près de Marseille, le camps des Milles, destiné à interner les réfugiés allemands, considérés comme de possibles espions : quasiment tous fuyaient le nazisme, parce que juifs ou communistes ou simplement adversaires du nazisme, la plupart intellectuels ou artistes. Fermé en avril 1940, il fut réouvert le mois suivant pour y interner les Juifs avant leur déportation.
Jusqu'en 1940, les camps français furent donc des camps de fortune où on parquait les gens dont on ne savait pas quoi faire, qu'on ne pouvait pas vraiment arrêter mais qu'on préférait ne pas voir dans la nature. On les appelait des camps d'internement, et on a pudiquement gardé le terme sous l'occupation pour des antichambres de la déportation comme Drancy ou les Milles après avril 1940.

14. Le vendredi 5 mai 2006 à 16:28 par flo

Justement : pourquoi devrait-il y avoir une différence ? Sur quoi de légitime humainement peut se fonder une telle différence ? Lier la liberté d'aller et venir en un lieu donné à une notion "d'appartenance" à ce lieu est en soi contestable, c'est totalement arbitraire. Cela relève non pas d'une logique de contrat social, mais d'une logique de meute qui "défend" "son" territoire. Pourquoi ne pas aussi décider qu'en tant que Parisien on est étranger en Aquitaine et que l'on ne peut aller et venir en Aquitaine de la même façon qu'un "Aquitain" ? De l'assignation au pays à l'assignation à résidence (cf la Chine), il n'y a pas de différence de principe. Dire que leur liberté est aussi la nôtre, c'est donc une "proposition toujours vraie".

La notion même d'étranger est une notion asociale. Elel ne permet pas de réguler les rapports entre les gens et les différentes cultures, elle permet de simplement de donner une apparence de légitimité à la discrimination.

15. Le vendredi 5 mai 2006 à 16:46 par bob

Je ne sais que répondre à Flo, tant le raisonnement est désarmant. Tentons effectivement une abolition complète de toute notion de frontière, d'Etat, et de nation (c'est d'ailleurs la logique du capitalisme libéral). Indépendamment de l'impossibilité de gérer les populations désirant légitimement et rationnellement s'installer dans des contrées plus riches (vous habitez dans quel type de quartier, cher Flo ?) on se rendra peut être enfin compte qu'une frontière c'est aussi protecteur, surtout pour les plus faibles, qu'un corps social non ouvert à tout les vents c'est aussi un peu plus stable.

16. Le vendredi 5 mai 2006 à 17:50 par flo

Bob, la notion de frontière et d'Etat n'interdit ni n'empêche en soi la liberté d'aller et venir, que l'on soit ou non ressortissant. Il peut y avoir frontières sans qu'il y ait mur. En fait vous me répondez "à côté", et me prêtez peut-être d'autres idées que clles que j'ai exprimées ... Et vous associez et amalgamez des notions bien distinctes.

Quant à mon lieu de résidence, concevez que je n'en soit à personne redevable, et qu'il n'a rien, mais rien à voir avec la discussion qui nous agite tous ici.

17. Le vendredi 5 mai 2006 à 18:01 par bob

Soyons clairs et logiques : si un étranger a la même liberté d'aller et venir (au sens constitutionnel du terme) qu'un citoyen français, alors tout étranger peut s'établir durablement en France sans qu'on lui demande quoique ce soit, sans qu'aucune formalité ne soit nécessaire (car il ne vous viendrait pas à l'idée de demander à un français son autorisation de résider en France). J'appelle ça une absence de frontière. Une frontière par principe c'est un mûr, dont ont élargi plus ou moins les brèches.
Quant à votre lieu de résidence, vous n'avez certes pas à vous en justifier. Je signale juste que certaines personnes ne rencontrent pas des clandestins uniquement dans un prétoire ou sur un blog...

18. Le vendredi 5 mai 2006 à 18:56 par David

Durant la guerre d'Espagne, les espagnols qui fuyaient leur pays étaient parqués dans des camps de concentration. Hommes et femmes étaient séparés, les enfants étant avec les femmes. Mes grands parents maternels (et ma mère âgée de 9 ans) ont subi cela. Mon grand-père s'en est sorti en s'engageant dans l'armée française, quant à ma mère elle a été "adoptée" par des français qui venaient apporter à manger bénévolement à ces populations qui vivaient dans un confort très relatif.

19. Le vendredi 5 mai 2006 à 21:00 par Bib2

En utilisant les termes "camp de concentration" et "déportation des étrangers", Me Eolas nous provoque gentiment, je crois. C'est ainsi que le blog s'enrichit rapidement de vos commentaires ! Il est coutumier du fait et cela fait son charme, même si j'émets quelques réserves car le sujet est délicat.

Heureusement, la gestion nécessaire de l'immigration française n'a RIEN A VOIR, même si elle est criticable à bien des égards (cf. supra), avec les pages douloureuses de l'histoire et les pratiques inhumaines auxquelles il est fait allusion.

Notre hôte est d'accord avec moi, si je l'ai lu attentivement. Sinon, vous allez voir apparaître son commentaire ci-dessous...

20. Le vendredi 5 mai 2006 à 23:00 par Dieu

Pour continuer sur les camps de concentration antérieur à l'invasion nazie, il y en avait également un en Béarn (Pyr. Atl.), à Gurs, des infos sur le site (et aussi au musée du Haut Béarn d'Oloron...) : gurs.free.fr .

21. Le samedi 6 mai 2006 à 11:44 par momo76

Bonjour
j'ai vu votre blog par le hasard des choses,j'ai lu l'histoire et ca ne m'a pas choqué en qulque sorte vu le comportement des autorités francaise pour ce genre d'affaire.
Je vous ecris pour vous raconter une autre histoire c'est moins choquant mais humiliant en qulque sorte.
J'ai ete invité par ma meilleure amie our son marige qui aura lieu le 6 mai a talence en france ,alors j'ai préaré tous les documents ,je vous signale que j'ai ma propre agence de communication en tunisie et tous mes documents sont en regle .
Je vous informe que deposer une demande de visa pour la france coute environ 150 dinars environ 90 euros ,et ne te donne ni explication du refus ni rien tant que tu es jeune ta demande sera rejetee et sans explication et bye bye les frais de depot alors avec un simple calcul on peut faire le compte .Lejour ou j'ai deposé ma demande il yavait en viron 350 personne ,elors avec une simple multiplication reagardez combien il ya de gain pour une demande qui sera refusee des le depot.
vive la france

22. Le samedi 6 mai 2006 à 19:18 par crosschannel

Pour connaître la réalité des camps en France avant la seconde guerre
mondiale, je conseille la lecture d'un livre d'Arthur Koestler "La Lie de la Terre". Il y raconte son internement et le funeste destin de beaucoup de ses camarades, moins chanceux et avec moins de relations que lui.

23. Le lundi 8 mai 2006 à 13:02 par phiconvers

retour sur terre...

Samedi 06 Mai 2006
le débat sur l'immigration en France dans une impasse

Une fois de plus, l'immigration se trouve au coeur de l'actualité politique et sera, n'en déplaise aux béats, un sujet central de la campagne présidentielle et des années à venir.

Bien entendu, les anathèmes fusent de part et d'autre et rien ne semble devoir vraiment changer : les procédures de délivrance des visas vont encore se compliquer et, en parallèle, le ressentiment des migrants de première ou deuxième génération va s'accroître contre notre pays. Tétanisée, la droite va donner des gages "d'humanisme et de solidarité" à la gauche, laquelle se vautrera dans la démagogie.

Voici ma contribution au débat, duquel je n'attends rien vu l'aveuglement et/ou l'émasculation de ses ténors.

La France et la tradition de l'immigration.

OUI, la France est une terre d'immigration traditionnelle. OUI, la générosité (pas la veulerie) de notre pays à l'égard de ses immigrés l'honore. OUI, la France a conjoncturellement besoin d'un flux migratoire pour que fonctionne son économie, anémiée par l'égoïsme démographique des baby-boomers.

Ceci étant posé, que faire ?

La légitimité de la sélection.

Ouvrir ou non ses portes à l'étranger est un droit fondamental. Dans un pays, maison commune, les citoyens délèguent la "gestion de la porte" à l'Etat, lequel exerce théoriquement avec précaution cette responsabilité. La France est la propriété des Français, quoi qu'en disent les faux généreux. l'Etat est le gérant de cette - magnifique - propriété. Cette gestion doit s'effectuer exclusivement en fonction des intérêts des propriétaires. l'Etat n'a pas mandat pour défendre des intérêts propres ou extérieurs. Voici, de mon point de vue, la déclinaison de ce principe :

+ La France ne doit accueillir des immigrants que s'ils sont nécessaires à son économie. Les seules exceptions admissibles sont les réfugiés politiques qui courent un risque réel parce qu'ils défendent des valeurs proches des nôtres, c'est-à-dire quelques milliers de personnes, dont l'accueil doit être réparti entre les nations qui partagent la même générosité.

+ L'Etat n'a de devoir qu'envers ses citoyens : aucun Etat étranger ne peut exiger de la France quoi , que ce soit, si ce n'est le respect des traités internationaux conclus et ratifiés en fonction des intérêts des Français (théoriquement). Ainsi, quand j'entends l'ambassadeur de Côte d'Ivoire exiger de la France un logement pour les Ivoiriens résidant en France, je manque m'étouffer (8000 Français ont été chassés de ce pays il y a quelques mois)... Idem lorsque l'épouvantable Bouteflika, qui a consacré sa jeunesse à organiser le départ de mon peuple d'Algérie, exige plus de visas pour ses pauvres compatriotes.

+ L'immigration peut être temporaire, du fait des immigrants ou de celui du pays qui les accueille. Avoir travaillé légalement en France pendant trois ans ne donne pas un droit automatique à la résidence éternelle. C'est une affaire de contrat.

+ Chirac déclarait récemment que la France a autant de racines musulmanes que chrétiennes. Cette ineptie est peut être au coeur de notre incapacité à vivre sereinement l'immigration : accueillir 300.000 Polonais catholiques ou 300.000 Algériens musulmans n'est pas neutre et n'a pas les mêmes conséquences. Malgré cent ans de laïcité, la France reste une terre de chrétienté et c'est TANT MIEUX. La liberté religieuse n'a rien à voir avec le substrat culturel que nul ne peut nier.

+ Le métissage n'est pas la panacée universelle. En fait, il n'est ni bon ni mauvais. Il n'est pas une chance et il n'est pas non plus l'oeuvre du diable. le promouvoir est aussi ridicule que le promouvoir absolument. Ce qui est sûr est qu'il n'est pas facile de le vivre, en particulier en Europe.

+ Limiter l'accès de certaines nationalités et favoriser au contraire celui de certaines autres me semble légitime et essentiel pour le succès de l'intégration. Il est par exemple évident que recevoir en France un Argentin est infiniment plus facile qu'accueillir un Soudanais. Racisme ? Certainement pas. Il s'agit de lucidité. Loin de moi l'idée d'une quelconque supériorité intrinsèque de telle ou telle race ou nation. Je suis par contre convaincu que le fossé entre notre culture et celle du monde arabe et de l'Afrique est énorme. De la même façon qu'un Français ne s'installe pas spontanément dans un village de la brousse congolaise, un paysan malien va subir un choc grave en arrivant à Paris.

+ Il n'y a pas de responsabilité post-coloniale qui justifie l'immigration. De la même façon que les Français n'exigent pas un droit à l'installation en Allemagne du fait des agressions répétées de ce pays, les Algériens n'ont aucun visa moral pour venir en France. Ils nous ont mis dehors, dans la douleur, et doivent tirer toutes les conséquences de leur émancipation.

Visas, regroupement familial et expulsions.

Bien que disposant d'un réseau consulaire étendu, la France gère très mal la délivrance de visas. Il s'agit d'un vase sujet, que je connais pour avoir travaillé trois ans en consulat. Force est de constater que nous savons mal discriminer. Les accords de Schengen, éminemment néfastes, ont aggravé cette incompétence. Il est aujourd'hui plus difficile pour un Dominicain fortuné de venir passer ses vacances en famille sur la Côte d'Azur que pour un imam algérien djihadiste installé en France d'obtenir une carte de séjour...

Le regroupement familial part d'une bonne intention : comment demander à un travailleur étranger de renoncer à vivre en famille ? Cela dit, il donne aujourd'hui lieu à tous les abus. Dans un système sain, où l'étranger n'est admis en France que s'il arrive avec un emploi et où il repart en cas de rupture du contrat de travail, le fait que son conjoint et ses enfants l'accompagnent est parfaitement acceptable. En revanche, un étranger sans emploi ne doit pas pouvoir faire venir sa famille. Il est bien plus naturel qu'il la rejoigne dans son pays d'origine !

Le problème des expulsions est épineux : il vaut mieux bloquer les indésirables avant leur entrée sur le territoire. Pourtant, expulser un étranger arrivé irrégulièrement est un devoir de l'Etat vis-à-vis de ses citoyens et, accessoirement, des étrangers qui ont pris la peine de respecter nos lois pour entrer.

Il est choquant qu'une prime au retour soit concédée aux illégaux qui consentent à partir, c'est-à-dire à se mettre en conformité avec notre droit.

Les migrations, un problème mondial.

Au-delà de ces considérations, qui peuvent sembler bien illusoires dans l'état de notre monde, je ne peux pas ne pas évoquer un des arguments les plus pernicieux du débat : l'égoïsme des pays riches serait la cause essentielle de la pression migratoire.

Je reviendrai sur ce point-clé dans un prochain article, qui me fournira une transition parfaite pour glisser vers l'Amérique latine et remiser provisoirement au placard cette actualité française bien déprimante.



24. Le lundi 8 mai 2006 à 16:31 par XCF ou GCX, me rappelle plus

phiconvers :"Les choses qui se conçoivent bien s'énoncent clairement et les mots pour le dire viennent aisément."
Bravo, la meilleure contribution au débat.En se qui concerne le paysan malien( voir guerrier), j'en ai vu plusieurs en hôpital psychiatrique, complétement paumé dans un monde qui leur étaient complétement étrangers.

25. Le mercredi 10 mai 2006 à 12:41 par nis



N'IMPORTE QUOI!!!!!!!

Maître! comment vous, un professionnel, pouvez-vous reproduire des informations juridiques aussi erronées sans les vérifer? certes, ce n'est pas du droit français mais tout de même!

en suisse, on enfermerait les gens requérants d'asile pendant 2 ans? faux! mais comment avez-vous seulement pu croire un instant que c'était vrai?

loi sur l'asile
art 42
1 Quiconque a déposé une demande d’asile en Suisse est autorisé à y séjourner jusqu’à la fin de la procédure, sous réserve de l’art. 112.

"séjourner". il y a des centres d'accueil, j'en ai moi-même visité, c'est pas le luxe mais ils sont libres d'aller et venir comme ils veulent!

dans des cas bien particuliers, on applique le 112
3 Le recourant peut être arrêté par l’autorité compétente jusqu’à ce qu’une décision soit prise au sujet de sa demande, mais pas plus de 72 heures.

72 heures

et voilà, le tout vérifié en 5 minutes

que chacun puisse écrire ce qu'il veut, ok, mais si vous le citez et commentez, faites preuve d'un peu plus de réserve!

Merci pour l'éblouissante leçon de réserve.

L'article 22.2 de la loi suisse sur l'asile prévoit un placement en rétention de quinze jours parès ces soixante douze heures. Les articles 13a et 13b de la LSEE du 26 mars 1931 modifiée quant à eux portent à neuf mois la durée de rétention d'un étranger en instance d'expulsion. On n'est pas encore aux deux ans qu'invoque notre bénévole (je me tourne vers lui avec un regard interrogateur) mais on est bien au-delà de vos soixante douze heures. Il est vrai qu'il m'a fallu un peu plus de cinq minutes de recherche.

Eolas

26. Le mercredi 10 mai 2006 à 13:47 par bénévoleZAPI

@nis

Pour la Suisse, il existe pourtant bel et bien un projet de prolongation de 18 mois de la détention en vue de l'exécution d'un renvoi des requérants d'asile déboutés ou pour insoumission n'est pour l'instant qu'un projet.

Ce n'est qu'un projet, certes. Mais il est sur les rails...

www.ejpd.admin.ch/ejpd/fr...

Lois sur l'asile et sur les étrangers - la position du Conseil fédéral
Discours, EJPD, 08.04.2006.

Quelles mesures peuvent-elles être prises pour remédier à cette situation ?
La révision de la LAsi est indispensable pour résoudre les problèmes rencontrés en matière de renvois. Elle prévoit les améliorations suivantes :
Les requérants d’asile qui ne remettront aucun document de voyage ou papier d’identité sans motif seront frappés d’une décision de non-entrée en matière ; néanmoins, les demandes d’asile déposées par des personnes véritablement persécutées ou pour lesquelles des investigations approfondies sont nécessaires, continueront d’être traitées sur le plan matériel, même si lesdites personnes ne peuvent pas présenter de documents d’identité.
De nouvelles mesures de contrainte seront adoptées, telles que la prolongation de la détention en vue de l’exécution du renvoi, qui passera de 9 à 18 mois, et l’introduction de la détention pour insoumission, dont la durée ne pourra pas dépasser 18 mois. Ces mesures ont pour but de procurer aux cantons, compétents en matière de renvois, des moyens plus pratiques et plus efficaces pour les cas les plus difficiles.

Merci de ces précisions, j'avais bien trouvé les neuf mois, mais quid des deux ans que vous citiez ?

Eolas

27. Le mercredi 10 mai 2006 à 21:35 par Clandestine

Je suis en situation irégulière en france!!!!!!!!!!!!je peux vous dire que c'est une épreuve dans l'existence et au même temps très instructif et enrichissant.
Enrichissant, oui!!!!!!!!! ça permet de connaitre nos limites, nos peurs, nos angoisses........j'essaye de tirer le meilleur de cette situation, sinon, c'est le désespoir et donc la mort!!!!!!!!!!
mais pourquoi condamnez-vous les clandestins? On leur reproche de vouloir évoluer et changer leur existence? Si mes ascendants avaient pris en main leur existence ( et donc celles de leurs descendants), je n'aurais jamais à vivre cet épisode minable.
je ne reproche pas aux Français de nous traiter de façon aussi humiliante. C'est la loi du plus fort, donc on nous écrasera tant qu'on se laissera faire.
Je reproche à mon pays de ne pas respectr ses citoyens, et donc de les pousser à la fuite.
Mais je vis d'espoir, je ne laisserai jamais le désespoir me prendre et me résigner. Je ne renoncerai pas à mes ambitions!!!!!!
Je finirai bien par être régulariser, exercer ma profession(Psychologue) dont le diplôme a été obtenu en France (eh, oui les clandestins ne sont pas tous voleurs mais aussi étudiants en deuxième cycle).
Alors si Sarko veut aller chercher des immigrés de bonne qualité, qu'ils régularise d'abord ceux qui sont là. Il n'a pas besoin de me chercher, je suis ici et qualifiée. Alors, si vraiment, il voulait traiter un probléme de fond, il étudierait tout les cas de figures et agirait en fonction!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

28. Le mercredi 10 mai 2006 à 22:59 par bénévole ZAPI3

Sur le cas suisse j'évoquais un projet, comme j'évoquais le projet de directive communautaire pour les 6 mois.

J'ai entendu récemment dans une conférence le représentant d'une association suisse de soutien des étrangers qui expliquait qu'entre les différents procédés de contrôle et d'enfermement des demandeurs d'asile avant et après la demande d'asile on pourrait atteindre 2 ans.

Mais la seule info que j'ai trouvée sur internet c'est ce projet d'allongement de la durée d'enfermement pour les requérants d'asile déboutés en instance d'éloignement.

Je ne connais pas assez le droit helvétique pour donner plus de précisions, dotant plus que chaque canton a des compétences importantes en la matière.

Et, en tout état de cause, même si le projet des 18 mois est adopté, c'est déjà considérable, non?
D'autant plus que ça peut apparaître, pour d'autres pays européens, comme un "laboratoire" sécuritaire...

29. Le jeudi 11 mai 2006 à 12:13 par bénévoleZAPI

En complèment, particulièrement sur le droit d'asile, le dernier rapport de l'Anafé vient de paraître ainsi qu'une campagne d'observations aux audiences JLD à Bobigny

www.anafe.org/download/ra...
«Du placement en zone d'attente... au tribunal correctionnel», avril 2006.


De nombreux articles de presse:


fr.news.yahoo.com/1005200...

www.liberation.com/page.p...

www.humanite.presse.fr/jo...

permanent.nouvelobs.com/p...

www.20minutes.fr/articles...

30. Le jeudi 11 mai 2006 à 17:10 par bénévole ZAPI

1°) Voilà j'ai trouvé sur un site associatif suisse, si la loi sur l'asile est adoptée, les requérants d'asiled éboutés pourront bien être détenus jusqu'à 2 ans, contre 9 mois actuellement.

www.stoprenvoi.ch/pagevie...

LAsi - Révision de la Loi sur L'asile
Détention
En cas de décision de renvoi, la personne étrangère (qui n'a commis aucun délit) peut être maintenue en détention administrative (prison) pendant 24 mois (9 actuellement). Les mineur-e-s (15 à 18 ans) pourront être détenu-e-s pendant 12 mois maximum.



2°) Et si le débat sur l'immigration vous intéresse, je vous recommande
forum.nouvelobs.com/archi...

Thème du forum du 10/05: L’immigration. Avec Jean-Pierre Alaux, porte-parole du collectif "Unis contre l’immigration jetable", membre du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti).

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