Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Rions un peu sur le dos du Monde et des peoples

Le producteur et animateur Jean-Luc Delarue a connu aujourd'hui les joies de la CRPC, la Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (qui ne s'est jamais appelée le « plaider-coupable »), au tribunal de grande instance de Bobigny.

- Et pourquoi le tribunal de Bobigny, mon cher maître ?

- Ma chère lectrice ! Quelle joie de vous revoir !

- Vous me faites rougir. Vous savez que la curiosité m'attire inlassablement vers votre blog telle l'abeille vers la fleur.

- Gageons que l'aspect people est aussi le nectar qui vous attire. Le tribunal de grande instance de Bobigny est territorialement compétent pour l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle, là où s'est posé l'avion qui transportait notre exubérant passager.

- Et qu'a donné cette audience ?

- Le Monde nous l'apprend : une condamnation à un stage de citoyenneté de trois jours, sous peine de deux mois de prison.

- Un stage de citoyenneté ? Et qu'est-cela, je vous prie ?

- L'article R.131-35 du Code pénal vous répond : le stage « a pour objet de rappeler au condamné les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité de la personne humaine et de lui faire prendre conscience de sa responsabilité pénale et civile ainsi que des devoirs qu'implique la vie en société. Il vise également à favoriser son insertion sociale.»

- Jean-Luc Delarue avait-il donc besoin qu'on lui enseigne ces valeurs et que l'on favorise son insertion sociale ?

- Il est permis d'en douter, les faits ayant eu lieu sous l'empire combiné de Bacchus et la pharmacopée. Ce d'autant que dans l'esprit du législateur, ce texte se destinait surtout aux sauvageons issus de nos exotiques banlieues vivant d'expédiants connus sous le vocable générique de "bizness". AJoutons que la menace de deux mois de prison s'il faillit à... trois jours de présence peut prêter à sourire.

- Voilà donc le rire sur le dos de Jean-Luc Delarue ?

- Plus largement, en bon français, je ris du ridicule des puissants, fût-ce d'une puissance seulement médiatique.

- Et pour le Monde ?

- C'est dans l'article que je viens de citer. J'aime quand les journalistes emploient du vocabulaire juridique qu'ils ne maîtrisent pas et boivent la tasse.

- Et où la tasse fut-elle bue ?

- Voyez vous même. L'article commence par ces mots : « L'animateur de télévision, Jean-Luc Delarue, a été condamné, mercredi 28 mars, à un stage de citoyenneté de trois jours ». L'article précise même que cette mesure sera inscrite à son casier judiciaire.

- Je vous suis.

- Suivez moi un peu plus loin, jusqu'à la fin de l'article.

- J'y lis : « Le stage de citoyenneté est une mesure alternative aux poursuites pénales. Mis en place en 2004, il est destiné à rappeler aux personnes poursuivies les valeurs républicaines de tolérance et de respect de la dignité humaine ».

- Et oui. Le journaliste dit donc que l'animateur a été condamné... à une mesure alternative aux poursuites pénales !

- Spectaculaire contradiction !

- Bon, à la décharge du journaliste (en fait une agence de presse) : le stage de citoyenneté peut être ordonné à titre de mesure alternative aux poursuites, par le parquet, dans la cas d'un classement sous conditions (article 41-1, 2° du Code de procédure pénale). Mais la simple relecture aurait dû attirer l'attention de l'auteur sur cette contradiction dans le propos.

- Je reconnais bien là votre mansuétude, et m'étonnais que vous n'en usassiez point à l'égard du nouveau ministre de l'intérieur.

- Madame, je suis ainsi fait que je ne me mets en colère qu'une fois par jour, et qu'un imparfait du subjonctif comme celui dont vous venez de me gratifier fait de moi le plus doux des hommes.

- Vous allez encore me faire rougir : je me sauve afin de cacher mon trouble.

- Vous me dispensez donc de cacher le mien. Serviteur, Madame.

Commentaires

1. Le mercredi 28 mars 2007 à 18:25 par DB

j'adore quand vous cherchez la petite bête !

2. Le mercredi 28 mars 2007 à 18:28 par Kozlika

Je me demande qui s'amuse le plus de ces billets : toi à les rédiger ou nous à les lire !

3. Le mercredi 28 mars 2007 à 18:37 par Bastm

Pour avoir une idée, au vu des faits qu'as commis JL Delarue,
quel peine maximale prévoyais le code pénal?
sa condamnation est-elle dans la normale pour une personne sans antécédents et avec une situation sociale stable; est-elle clémente ou au contraire trop élevée?

Même si ce n'était pas vraiment comparable car son passé était plus chargé et son méfait plus "ciblé", Joey starr avais été condamné à deux mois de prison ferme pour ses égarements en altitude...

Le Code pénal prévoyait une peine de cinq années d'emprisonnement. Non, JLD s'en sort très bien, chapeau à ses avocats.

Eolas

4. Le mercredi 28 mars 2007 à 18:40 par Largentula

J'adore !

5. Le mercredi 28 mars 2007 à 19:21 par Pokra

On se pâme !

Merci.

6. Le mercredi 28 mars 2007 à 20:02 par zadvocate

Il a bien de la chance d'être qui il est :) N'importe qui d'ordinaire (et même sans casier et même pas "défavorablement connu des services de Police) se serait surement retrouvé devant le Tribunal correctionnel pour cette affaire.

Bon ok, il n'a jamais contesté les faits et c'est plutot positif, ce qui pouvait justifier le recours à la procédure de CRPC. Mais la sanction proposée par le parquet ... comment aurait il pu la refuser :)

Il aurait été mineur on prononcé une admonestation ou une remise à parent ?

Disons que pour un individu lambda sans antécedents, on aurait surement proposé une peine de plusieurs mois avec sursis et peut-être une mise à l'epreuve (obligation de soins car c'est pas bien de prendre des medicaments quand on a bu, obligation d'indémniser les victimes hein parce que les victimes elles ont du être contentes de voir ce qui se passait :))

Aller donc expliquer à nos "sauvageons" que nous sommes tous égaux devant la Loi et que la Justice est aveugle.

Vous dites bravo à ses avocats, j'aurais dit merci au Parquet :)

Pensez vous que ses avocats avaient prévu un honoraire de résultat ?

7. Le mercredi 28 mars 2007 à 20:25 par Rivan

@6 Bon ok, il n'a jamais contesté les faits et c'est plutot positif, ce qui pouvait justifier le recours à la procédure de CRPC. Mais la sanction proposée par le parquet ... comment aurait il pu la refuser :)

si je ne me plante pas , le parquet propose (peut etre fermement), le "mechant delinquant" dispose du droit de reflechir et d'accepter/refuser et finalement c'est bien un vrai juge qui "signe" de la pointe de son (épée) stylo :) , il me semble que le juge peut refuser d'homologuer une CRPC (Maître ?? le "refus" d'homologuer doit il etre motivé ??)

Art. 495-11 du CPP : "L'ordonnance par laquelle le président du tribunal de grande instance ou le juge délégué par lui décide d'homologuer la ou les peines proposées est motivée par les constatations, d'une part, que la personne, en présence de son avocat, reconnaît les faits qui lui sont reprochés et accepte la ou les peines proposées par le procureur de la République, d'autre part, que cette ou ces peines sont justifiées au regard des circonstances de l'infraction et de la personnalité de son auteur. " Le refus d'homologation doit à mon sens être motivé de la même façon, mais a contrario, puisque le prévenu peut faire appel du refus d'homologation.

Eolas

8. Le mercredi 28 mars 2007 à 20:26 par Delio

"Suivant que vous serez puissant ou misérable....."


Jean de la Fontaine (1621-1695)

9. Le mercredi 28 mars 2007 à 20:57 par Raph

N'aurait-il pas invoquer un trouble psychique ou neuropsychique, prévu à l'art 122-1 al 1 du CP dans ce cas ?

Pas d'irresponsabilité pénale quand le trouble est dû au comportement antérieur et volontaire du prévenu : ici, il a pris les médicaments et s'est saoulé en connaissance de cause.

Eolas

10. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:00 par tontonraoul

« - Et où la tasse fût-elle bue ? »
Fut-elle bue à même le fût ?

Vous m'avez eû.

Eolas

11. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:07 par flo

@zadvocate :

les victimes ont été indemnisées via une transaction --montants non communiqués, donc on ne sait pas si les 15 000 euros venant de Closer couvrent la dépense.

12. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:16 par Sans pseudo

zadvocate : « Disons que pour un individu lambda sans antécedents, on aurait surement proposé […] obligation d'indémniser les victimes […] »

www.afp.com/francais/news...
« Les trois victimes et Air France ont renoncé à se constituer partie civile compte tenu des "excuses faites par M. Delarue" et du fait que l'animateur les a "indemnisées" du préjudice subi, a déclaré Me Yann Pedler, avocat d'Air France, qui a refusé de révéler le montant de cette transaction secrète. »

Cela a dû jouer dans la décision clémente, sans vouloir minimiser le talent des avocats.

Le talent des avocats s'exprime aussi par cette opportune transaction.

Eolas

13. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:26 par Mentat

Bien vu tontonraoul^^

14. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:28 par yves

quand je vois ce qui tombe sur de pauvres bougres au tribunal du coin pour une SIMPLE alcoolémie, je me dis que si il leur prenait l'idée d'aller passer des vacances en Afrique du Sud et de se comporter comme JLD, il faudrait rétablir la peine de mort!!!!

Non, prendre un bon avocat.

Eolas

15. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:29 par Lucas Clermont

En même temps on se rend compte que ce Jean-Luc Delarue, il n'est pas très malin. Si ce type avait eu le sang-froid de prendre en considération le talent de ses avocats et les particularités de la CRPC, il pouvait tenter de mordre les fesses de l'hôtesse ou du steward. Au pire il prenait une semaine de stage. Une morsure de fesse chez les peoples, ça doit rendre intéressant, ça doit même te déclasser les frasques de Tyson (mordre une oreille en combat, c'est quoi ?). Pour l'audimat ce doit être bon aussi.

Ha, non : la jurisprudence fixe la peine à une semaine de TIG en vetement de grand couturier (Ministère public contre Campbell Naomi, 2007)

Eolas

16. Le mercredi 28 mars 2007 à 21:45 par Etudiant en droit

Petit aparté pour vous indiquer que ce blog est mentionné dans le magazine informatique SVM p.20 d'avril 2007 (avec capture d'écran).

Un lecteur fidèle.

17. Le mercredi 28 mars 2007 à 22:09 par haarf haarf

@8, Delio
"Suivant que vous serez puissant ou misérable....."
Jean de la Fontaine (1621-1695)

Y a pas aussi une morale qui dit :
"Suivant que vous serez de la rue ou ..." ??? :)

18. Le mercredi 28 mars 2007 à 22:17 par Laukar

Une question sur la compétence du tribunal de bobigny...

Ayant commis les faits sur un vol Paris Afirque du Sud, JLD n'aurait-il pas du être poursuivi dès son arrivée en afrique du sud, par la justice de ce pays et non à son retour en France ?

19. Le mercredi 28 mars 2007 à 22:18 par JR

Je suis un peu étonné de voir certains lecteurs (Delio 8 par ex.) s'engouffrer sans trop réfléchir dans le cliché qui voudrait que la justice ne touche pas aux puissants (ce people de la télé est-il un puissant ?).
En l'espèce, il s'agit d'un névrosé qui s'est arsouillé, a mis la mains aux nénés de l'hôtesse, et s'est un peu rebiffé quand l'équipage a dû le calmer. Tout ça dans l'atmosphère confinée et stressée d'un avion de ligne tout imbibé de la parano post-9/11.
Si les fait s'étaient produits à terre, dans un bistrot, si l'hôtesse avait été la serveuse, et si le malotru n'avait pas été un people de la télé, personne n'en aurait entendu parler ! Et surtout pas un tribunal !
Ajoutons qu'outre leur faible gravité, les faits étaient reconnus par leur auteur, qui a fait amende honorable, et qui s'est empressé d'indemniser les préjudices civils. Ajoutons qu'il est délinquant primaire et qu'il présente semble-t-il des garanties de resocialisation...
Alors, je me dis qu'on était plus près du classement après rappel à la Loi, ou, en cas de poursuites, de la dispense de peine, que de la réelle condamnation prononcée et inscrite au casier.
Lecteurs de ce blog rendus savants par l'excellente prose du Maître des lieux, vous ne confondez bien sûr pas peine alternative avec absence de sanction !

20. Le mercredi 28 mars 2007 à 22:24 par Fred

que de mots compliqués.

De mon temps on parlait d'instruction civique

21. Le mercredi 28 mars 2007 à 22:47 par bert

L'indemnisation préalable des victimes est-elle prise en compte par les juges pour justifier une condamnation à une peine somme toute légère?
En d'autres termes, si le prévenu n'a pas les moyens de proposer une indemnisation suffisante aux victimes, risque t'il une condamnation à une peine plus lourde?

22. Le jeudi 29 mars 2007 à 00:12 par Martin K

Maître, simplement vous dire que, pour le journaliste que je suis, ce message est un pur régal. Merci pour votre aimable rappel à la plus élémentaire des rigueurs.

23. Le jeudi 29 mars 2007 à 00:19 par Vulgus pecum

Si je me souviens bien, Coluche en son temps, avait, pour des faits différents mais du même acabit, été condamné à une peine similaire.

A la suite de cela, Les Restos du Coeur ont vu le jour.

Gageons que Jean Luc Delarue mettra autant d'imagination et de zèle dans l'exécution de sa peine, et sera à l'origine d'un mouvement tout aussi généreux et grandiose que celui de notre bien-aimé humoriste.

24. Le jeudi 29 mars 2007 à 00:52 par Mathieu / Mateo

Si la curiosité vous en dit, Maître, peut-être pourriez-vous nous éclairer sur la dernière campagne d'Aides. L'association a préparé une affiche de Nicolas Sarlozy, avec sa trombine et en-dessous cette question: "Voteriez-vous pour moi même si j'en ai rien à cirer du sida ?". Aides reproche au candidat de ne pas décrocher le téléphone (abonnes.lemonde.fr/web/ar... Aides diffame-t-elle ?

25. Le jeudi 29 mars 2007 à 09:30 par pipo

Votre dialogue n'est tout simplement pas crédible : si votre interlocutrice maîtrise notre belle langue au point d'utiliser l'imparfait du subjonctif, elle aurait dû dire : « Jean-Luc Delarue avait-il donc besoin qu'on lui enseignât ces valeurs et que l'on favorisât son insertion sociale ? ».

26. Le jeudi 29 mars 2007 à 10:01 par nouvouzil

Donc:

JLD ne rencontrera pas de JLD.

27. Le jeudi 29 mars 2007 à 10:29 par Un citoyen curieux

En résumé :
* JLD se comporte comme un zozo.
* Il a beaucoup d'argent pour indemniser ses victimes.
* Il a aussi beaucoup d'argent pour payer des avocats.
* Il est connu et le proc' n'est donc pas sévère.

Rien d'extraordinaire. Je sais simplement que je n'aurais pas intérêt à faire comme lui.

Nous verrons si notre désagréable resquilleur de la garde du nord aura son stage de citoyenneté, lui aussi...

Eolas

28. Le jeudi 29 mars 2007 à 10:49 par billevesée

Dialogue savoureux et instructif, mais un point d'orthographe qui m'agace depuis longtemps (je suis une de vos fans):
eh bien (et non pas et bien, qui a un autre sens)

Eh bien c'est noté.

Eolas

29. Le jeudi 29 mars 2007 à 12:34 par Augustissime

C'est terrible cette obstination à lire les phrases des journalistes et des hommes politiques comme s'il s'agissait de documents juridiques. Quand un journaliste parle du stage comme alternative aux poursuites pénales, il se fait parfaitement comprendre. S'il parlait de poursuites pénales alternatives aux autres poursuites pénales que sont la prison, la liberté conditionnelle, le bracelet électronique (lui-même une alternative), ... il ne serait pas journaliste longtemps.

Et pour qu'un cancer récidive, il faut que sa condamnation soit dévenue définitive, cher Maître ?

Que voulez-vous, je veux qu'on me parle français, pas qu'on se fasse comprendre.

Eolas

30. Le jeudi 29 mars 2007 à 13:42 par casediscute

Salut,
Si je comprends bien, et ce n est peut etre pas le cas, ce qui vous gene dans :
"Le journaliste dit donc que l'animateur a été condamné... à une mesure alternative aux poursuites pénales"
c est le terme condamne, qui selon vous implique la realisation d une poursuite penale;
on n est donc pas condamne a faire un stage mais on nous notifie que l on doit effectuer un stage (notification a caractere obligatoire j imagine) par consequent, si l on s en tient a la definition simple de condamnation, on peut parfaitement affirmer, dans le sens commun, la phrase citee plus haut.
La question est donc, si un journaliste, s adressant a une majorite de non juristes, est tenu de respecter le lexique que vous utilisez, et ce dans toute sa rigueur, du moment que son article est coherent pour la grande majorite des lecteurs.
Moi qui suis de formation scientifique, je n imagine pas du tout un blog ou des chercheurs se mettrait a relever toutes les imprecisions et inexactitudes (au sens scientifique!)contenues dans les articles de presse relatant des travaux de recherche. Avec des commentaires lyriques: "J adore Professeur! Quelle rigueur, quel brio!"
Ce serait tellement vain et surtout tellement facile!
Cela dit si je suis la c est que je m interesse grandement a votre univers que je connais a peine, mais j avoue, dans une premiere approche, etre assez surpris par le ton et l etat d esprit qui ressort de certains posts.
A bientot j espere,

NB desole pour les accents et autre ponctuation mais je dois composer avec un clavier peu cooperatif..

Non, ce qui me gêne est que le journaliste commence par relater une condamnation à la suite de poursuites, puis veut se la jouer doctoral en disant que le stage de citoyenneté est une alternative aux poursuites...

Eolas

31. Le jeudi 29 mars 2007 à 16:32 par Rivan

@ eolas Le refus d'homologation doit à mon sens être motivé de la même façon, mais a contrario, puisque le prévenu peut faire appel du refus d'homologation.

merci Maître
déjà ma journée est remplie , je viens d'apprendre logiquement qu'un refus d'homologation est susceptible d'appel .

Si un jour vous avez le temps et l'envie de nous faire decouvrir les tenants et aboutissants des "procedures alternatives aux poursuites" , surtout celles impliquant les infractions les plus nombreuses (celles issues du code de la route)
j'ai recemment decouvert pour un proche (ha les enfants)

.ce que j'appelle la crpc light : la composition penale
Avocat pas obligatoire devant le "delegué? " du procureur"
delai de reflexion identique, mais il faut savoir d'abord qu'il existe.
si vous pouviez nous faire "voir, ressentir " cela de votre point de vue d'avocat, je pense que cela concernerait pas mal de monde (et pas que les parents d'enfants contrevenants)

32. Le jeudi 29 mars 2007 à 19:59 par le_nouveau

Je lis votre blog de qualité depuis deux bonnes heures et d'un coup j'ai peur : n'allez pas vous aussi fermer votre site après avoir publié un livre qui en reprendrait le contenu ?
Amicalement,
le_nouveau

33. Le jeudi 29 mars 2007 à 21:55 par Nafkah

Bon, je vois que la leçon sur le subjonctif a été assimilée, l'avocat.Mais que cela ne vous conduise pas à dis/courir plutôt qu'à écrire. Vita brevis,ars longa.
Cor/dial/ement, Nafkah.

34. Le jeudi 29 mars 2007 à 22:40 par Sans pseudo

à Maître Eolas, sur commentaire 12 : c’est bien pour cela que j’avais précisé « sans vouloir minimiser le talent des avocats ».

Ce matin sur un France Inter,
www.tv-radio.com/ondemand... (56:47/2:30:58)
un gros malin (plus gros que malin) - commentant la déclaration de Jean-Luc Delarue à la sortie du tribunal : « J'ai accepté la peine que m'a proposée madame la procureure […] » - a cru bon d’ironiser en déclarant qu’« on est heureux de savoir qu’au tribunal de Bobigny les magistrats proposent des peines aux jeunes délinquants, et que ces derniers leur font l’honneur de les accepter. »

La Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité est décidemment une illustre inconnue.

35. Le jeudi 29 mars 2007 à 22:46 par pas perdus

Bon, gageons que ce cher Delarue , producteur (par ici la monnaie) et présentateur (par ici la monnaie) d'émissions qui relatent parfois des faits de société ou des problèmes humains particuliers, nous mitonnera un programme sur ces fameux stages...

Etant déjà producteur, et présentateur, il n'aura pour cette émission-là qu'à mettre une 3ème casquette, celle de témoin et acteur de ces stages de citoyenneté...

36. Le vendredi 30 mars 2007 à 09:28 par Bertrand Lemaire

Mais pourquoi diable est-ce toujours une lectrice qui rend visite à Maître Eolas ? Il faut de la parité et que ce soit un lecteur la moitié du temps ! Et, de temps en temps, un djeuzne de banlieue, au nom du respect des quotas au lieu d'une charmante dame maîtrisant l'imparfait du subjonctif !
Au passage, je précise que l'incohérence commise par un confrère (la condamnation alternative aux poursuites) est peut-être le fruit d'une mauvaise coupe dans une phrase lors du montage de la page (le stage alternatif aux sanctions pénales habituelles...). Je plaide pour lui les circonstances atténuantes et le "Nos lecteurs auront corrigé d'eux-mêmes".

37. Le vendredi 30 mars 2007 à 10:31 par polynice

J'admire, sans jalousie aucune, le talent extraordinaire de nos confrères (quels sont-ils d'ailleurs ? il faudrait leur rendre un hommage mérité...), qui ont su, par leurs tractations, amener le ministère public à proposer une sanction aussi ridicule.

Mais la satisfaction purement corporatrice doit parfois s'éclipser devant la conscience citoyenne.

Comment ne pas voir la disproportion qui existe entre cette peine, trop fortement individualisée, et celle qui aurait été prononcé à l'encontre d'un quidam inconnu, même dépourvu d'antécédents judiciaires ?

Comment expliquer la requalification extraordinaire de l'agression sexuelle, en violences volontaires "par attouchement" - si j'ai bien suivi - si ce n'est par la volonté du parquet, agissant d'ailleurs sans doute sur instruction de la hiérarchie, d'éviter à ce présentateur une inscription honteuse sur le fichier des délinquants sexuels....?

On se plaint fréquemment du déclin de l'autorité de la justice.

Il faudrait peut être, pour qu'elle puisse retrouver sa splendeur passée, qu'elle soit effectivement comme la femme de César, insoupçonnée et insoupçonnable.

Et pour cela, il faudrait que la justice soit la même pour tous.

Espérons que nous aurons prochainement la satisfaction de voir un ancien Président de la République convoqué par un juge d'instruction... cela nous consolera...

38. Le samedi 31 mars 2007 à 11:34 par Vulgus pecum

@37 Comme vous y allez Polynice, attention aux amalgames !

Certains vont penser que notre président peut aussi être inquiété pour avoir tripoté des tétons qui ne lui appartenaient pas.
Il a fait beaucoup de choses, notre président, mais s'il avait fait ça aussi, ça se saurait. :)


39. Le samedi 31 mars 2007 à 14:54 par stellar

@ 38
Je ne pense pas dévoiler de secret d'Etat en soupçonnant qu'il l'a fait, et en l'écrivant. En revanche, je veux bien penser que les propriétaires de ces téton étaient consentantes et que l'agression sexuelle n'était pas constituée.

40. Le samedi 31 mars 2007 à 22:57 par PIerre

Bonjour à tous, c'est mon premier message sur ce blog. Je réponds à JR (message du 28 mars à 22h18).
En ce qui concerne l'atmosphère confinée et stressante d'un avion de ligne, n'abusons pas. Je prends l'avion assez souvent et je ne deviens pas délinquant pour autant. La banlieue est beaucoup plus stressante et on ne pardonne pas aux petits délinquants qui y officient. C'est plutôt l'impunité certaine (et prouvée !) qui rend ces stars agressives. Il en est souvent de même pour des équipes de footbal qui hurlent et font du chaut dans les avions.
Pour comparaison, pensons aux passagers confrontés à l'embarquement d'un expulsé sans papier. Il suffit que ces passagers émettent un simple reproche sur le traitement infligé au sans papiers pour qu'on les plaque au sol et les débarque de l'avion, avec poursuites pour entrave à la circulation aérienne.

Jean-Luc Delarue s'est comporté comme un délinquant et il aurait dû être traité comme tel. Si les peines encourues pour les méfaits commis dans les avions sont plus lourdes que celles commises dans un bar, c'est parce qu'un voyage en avion nécessite des mesures de sécurité autrement plus grandes qu'au sol. Frank Mituka, Président de l'union des navigants de l'aviation civile a déclaré être scandalisé par ce jugement aussi clément.

Quand à l'indemnisation des victimes, elle s'est faite sur fonds publics. Oui, monsieur Delarue émarge sur une chaîne de télévision publique. Aura-t-il, maintenant, le culot de présenter une émission où l'on parle des salaires trop élevés des fonctionnaires ?

Bonne journée à tous. Moi, ce jugement me donne la nausée.

PIerre.

41. Le dimanche 1 avril 2007 à 11:30 par stellar

@ Pierre (40)
Le fait que JL Delarue soit employé par une chaîne publique et payé par elle ne rend pas son salaire argent public. Une fois qu'il l'a touché, c'est à lui et il en fait ce qu'il veut (sauf utilisation illégale). Il s'agit donc bien d'argent privé.
La situation serait sans douet différente si son employeur avait indemnisé directement les victimes ou avait accordé une prime à JL Delarue pour cela.

42. Le dimanche 1 avril 2007 à 16:41 par Diane

mais que fait Julien Courbet????

43. Le dimanche 1 avril 2007 à 22:02 par Pierre

Bonjour,

ma tournure de phrase était mauvaise. Certes, son salaire est d'ordre privé, mais Jean-Luc Delarue est bien employé par une chaîne qui fonctionne, en partie, sur fonds publics. C'est bien nous, les contribuables, qui participons à son salaire (et quel salaire!).

Merci pour la précision.

44. Le lundi 2 avril 2007 à 09:05 par zadvocate

@Flo et sans pseudo

Les parties civiles ont certes été indémnisées, il n'empêche qu'elles ont manifesté leur desapprobation quant à la sanction prononcée contre Monsieur DELARUE.

www.lefigaro.fr/france/20...

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