Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Code bleu

Je vous avais déjà parlé de mes codes (pas ceux-ci, ceux-là) qui agrémentent ma vie déjà trépidante.

J'en avais oublié un, le code bleu.

Le code bleu, c'est un dossier que vous avez eu le temps de préparer. Pas d'imprévu, l'avis d'audience vous est parvenu avec trois semaines d'avance, tout le monde sera là, les conclusions[1] sont prêtes, les pièces sont réunies et communiquées.

Mais c'est un dossier qui vous noue les tripes, vous empêche de dormir, auquel vous pensez sans arrêt, qui vous colle des palpitations.

Parce que votre client risque gros, et que gros, c'est bien plus que ce qu'il mérite. Vous le savez, mais les juges, eux, l'ignorent. Et c'est à vous de les en convaincre, en une poignée de minutes.

Si vous échouez, votre client va prendre lourd. Il ne vous en voudra pas, à chaque fois que vous allez le voir, généralement au parloir, quand vous êtes en tête à tête avec lui, il est lucide, il réalise qu'il est en tort, mille fois en tort, l'accepte, le regrette, a des mots touchants pour la victime. Mais cet imbécile est incapable de parler comme ça devant ses juges. Devant eux, il se tait, ou est maladroit, ce qui est pire.

Même sa famille ne vous en voudra pas. Elle, elle est déjà en train de sombrer à cause de ce qui lui tombe dessus. Comme tout bon naufrage, les femmes et les enfants d'abord. Surtout les enfants.

Non, c'est vous qui ne vous le pardonneriez pas. Vous avez les cartes en main, à vous de bien les jouer. Sachant que vous aurez des confrères à l'audience qui ont bien envie de vous faire couper.

Votre client vous fait confiance. Aveuglément. Eperdument. Il a mis sa liberté entre vos mains, et ce qui est encore plus précieux à ses yeux, le sort de sa famille, les innocents qui vont payer aussi.

Vous vous êtes fixé un objectif, que vous vous gardez prudemment de révéler. La liberté, moins de tant de mois, voire moins de tant d'années. C'est un objectif résolument optimiste, mais vous savez que vous pouvez l'obtenir. Parfois, on le voit dans l'oeil du juge, quand on plaide. Un regard soutenu, intéressé, les sourcils froncés, avec à la fin un sourire à peine perceptible, qui dit "D'accord, on va faire ça...". La plupart du temps, on parle à un sphinx, et les insomnies perdurent jusqu'au délibéré Quelques secondes, quelques heures ou quelques semaines, même punition : ça dure des siècles.

Si cet objectif n'est pas atteint, vous serez impitoyable avec vous même. C'est même parfois votre client qui vous consolera... Oui, ça m'est arrivé.

En attendant, c'est la trouille, qui vous tombe dessus dès que vous ouvrez le dossier, dès que vous l'apercevez seulement.

Demain après midi, j'ai un code bleu. La nuit sera courte.

Mise à jour : Mis en délibéré. Je ne veux pas vous dire la date, j'ai eu la preuve récemment que je suis de plus en plus lu par des magistrats et ce serait un indice très précis : je ne voudrais pas risquer d'influencer le délibéré si un de ceux concernés me lisaient. Merci à tous de vos mots d'encouragement, ça fait plaisir.

Y'a plus qu'à attendre. Ca s'est plutôt bien passé. Les magistrats ont pris des notes tout au long de ma plaidoirie, et aucun ne s'est endormi. J'ai même eu un hochement de tête de celui que j'ai estimé être le plus hostile à mon client. Mais bon, ça pouvait vouloir dire "Voyons... Plus de cinq ans ferme ou moins ? Mouais : plus..."

Je vais enfin pouvoir dormir. Il y aura des cauchemars, mais au moins, je dormirai.

Ha, et ce qui est sympa, quand on a un blog, c'est qu'on n'a pas besoin d'aller chanter le blues dans le bureau de ses confrères, ils viennent tous seuls vous souhaiter bonne chance. Une pensée pour une d'entre elle qui plaide un code bleu demain matin.

Notes

[1] Je rappelle que le terme "conclusions", toujours au pluriel, désigne les écritures déposées par un avocat dans le cadre d'une procédure qui reprennent ses demandes en les argumentant en fait et en droit ; le tribunal est tenu d'y répondre dans son jugement.

Commentaires

1. Le mardi 12 juin 2007 à 17:35 par nouvouzil

Pour la vague bleue, seul le délai est connu: 5 ans.

Et les conséquences pour importantes qu'elles soient sont d'un tout autre ordre; elles ne sont pas exactement prévisibles, et dépendent du débat qui a vocation à s'instaurer au cours de la législature.

D'où l'intérêt d'ailleurs à voter au deuxième tour.

2. Le mardi 12 juin 2007 à 17:36 par Paul

J'ai moi aussi un code bleu demain.

3. Le mardi 12 juin 2007 à 17:41 par Emmanuel

"cet imbécile" , c'est votre honorable client ? :-D

4. Le mardi 12 juin 2007 à 17:49 par par ici

Mes prières vous accompagnent, ainsi que votre client.

5. Le mardi 12 juin 2007 à 17:49 par par ici

Mes prières vous accompagnent, ainsi que votre client.

6. Le mardi 12 juin 2007 à 18:07 par Ariane

Merde... (parce que j'aime vous lire et me rendre compte qu'il reste des avocats avec une âme et un cerveau)

Une " (éventuelle) future " consoeur

7. Le mardi 12 juin 2007 à 18:20 par Triskael

J'en conclus ou que c'est un prcès "correctionalisé" ou que c'est un procès d'assises. Plutôt d'assises si votre client risque si gros.
Maître, je vous souhaite bon courage du fond du coeur. Et bonne chance à vous comme votre client.

8. Le mardi 12 juin 2007 à 18:24 par wisssem

je comprends pas la logique , maitre eolas, pouvez vous expliquer comment se passe un procès pénal en pratique:

ou bien trop de charges et l avocat essaye de plaider pour une réduction de peine ???


ou bien,charges pas convaincantes et on essaie de débattre des preuves ???


c est comme ça que ça se passe ???N

j ai remarqué que certains avocats arrivent devant le tribunal en connaissant deja l issue des procès, comment se fait il ?

exemple:je connaissais un gars qui a commis des coups et blessures volontaires, il a pri un avocat assez connu qui lui a deja prédis qu il ne ferait ni prison ni travaux forcés,et ça seulement sur base de qq éléments de faits racontés par son client, comment sait il savoir ça ????

merci d'éclairer ma lanterne

Je pensais que quelqu'un qui se vantait d'avoir plaidé 11 fois et toujours gagné savait comment se passait un procès pénal en pratique. Quant aux travaux forcés, cet avocat n'avait guère de mérite. La Belgique ayant ratifié la Convention européenne des droits de l'homme le 14 juin 1955, les travaux forcés y sont illégaux, conformément à l'article 4 de cette convention. On ne vous l'a pas appris, à l'ULB ?

Eolas

9. Le mardi 12 juin 2007 à 18:33 par Sébastien

Bon courage...

10. Le mardi 12 juin 2007 à 18:40 par baralis

Un billet touchant. Bon courage pour demain en tout cas, et bonne chance pour le client.

@wissem: "travaux forces" ? C'est une tres vieille histoire alors.

11. Le mardi 12 juin 2007 à 18:41 par adrastee

moi j'ai eu un code bleu hier.
On a gagné... enfin plutôt on n'a pas trop perdu....
Et maintenant l'angoisse continue pendant 10 jours. Le temps de savoir s'il sera relevé appel... C'est tout le paradoxe du code bleu... Il faut convaincre ses juges mais aussi le procureur et la victime qui peut faire "pression" sur lui pour qu'il fasse appel...
bon courrage Maître !

12. Le mardi 12 juin 2007 à 18:45 par Topoline

May ze force be with U...
(Je sais c'est fort...)

13. Le mardi 12 juin 2007 à 18:49 par flagada

Peut-on pratiquer le métier d'avocat jusqu'à soixante ans ?

Ca fait plusieurs fois que j'entends des avocats dire qu'ils ne pratiqueront pas ce métier de fou après 50 ans.

Trop de pression.
Obligation de se former de manière permanente
Gérer une clientèle
Etre au top tout le temps, sinon la sanction est immédiate et très lourde

C'est un beau métier mais qui a, à mon humble avis, tendance à mettre les nerfs à rue épreuve.
Gare aux risques cardio vasculaires !

14. Le mardi 12 juin 2007 à 19:24 par père2deux

C'est amusant, je n'ai vraiment pas cette vision de mon avocat.

Surtout quand je dois attendre de longues semaines pour avoir son avis quand aux négociations avec mon ex femme...j'ai plus l'impression d'être un cas noyé dans la masse de ses affaires, pour certaines sans doute plus complexe que la mienne, mais qui à mes yeux ont bien moins d'importance puisqu'elles n'affectent pas le devenir de mes enfants :D

15. Le mardi 12 juin 2007 à 19:28 par Lucas Clermont

Vous pourriez essayer d'imprimer des fleurs roses sur votre robe, ça à l'air efficace. Bon, il est vrai qu'avec un tel accoutrement "Un regard soutenu, intéressé, les sourcils froncés, avec à la fin un sourire à peine perceptible, (...) " ne se dessine que tardivement et cela n'est pas pour arranger votre état d'âme. Cela dit vous ne plaidez peut-être pas non plus l'affaire Dominici.


Ou alors, comme le dossier est bouclé, peut-être peut-on vous souhaiter une avalanche surréaliste de trolls pour vous détendre. Déchirer quelque chose cela apaise. Je le sais parce que j'ai vu quelques minutes d'un documentaire où l'on voit un jeune guépard faire ses griffes sur un tronc avant d'aller chasser. Un singe je crois. Évidemment, l'image du singe, je veux dire si un des juges lit votre billet... ça peut ne pas plaire. Faites attention aux lions parce qu'ils chapardent le singe, mais déjà mon image est laborieuse et je ne sais pas quoi faire des lions.


Toute ma sympathie.

16. Le mardi 12 juin 2007 à 19:46 par hungarian fear

A Wissem

C’est bien connu, l'avocat d'outre-quiévrain connait par avance la décision, cosmico-astrologie juridique, à l'ULB c'est en terme d'importance la matière d'enseignement équivalente du droit des personnes dans l’enseignement supérieur français.

D'où le drame d'Eolas, cantonné à des réflexions sur le droit US ou aux lois de la succession royale espagnole, donc pas à même de pronostiquer la liquéfaction de l'accusation ou sa transformation en bloc de béton armé dans l'esprit des magistrats du siège.

17. Le mardi 12 juin 2007 à 20:01 par Laura

J'ai une question existentielle et je m'excuse de la poser dans ce fil.

Est ce que les ministres peuvenet être candidat aux élections législatives?

N'y a t-il pas une incomatiilité de mandat entre les deux fonctions?


Merci

Pour la réponse, cliquez ici.

18. Le mardi 12 juin 2007 à 20:13 par lordphoenix

Bon courage Maître.....

19. Le mardi 12 juin 2007 à 20:20 par Alexandre

Content d'avoir appris ce qu'est un code bleu dans l'esprit du Maître des lieux.
Avant ce billet, pour moi, en matière pénale, un "code bleu" était un objet indispensable dont le prix a augmenté de 41,7% depuis 2002, et un "code rouge" son équivalent plus répandu et également indispensable, dont le prix a augmenté de 23,7% au cours de la même période. Avec une inflation générale de 9,6% seulement dans notre pays sur la même période...
En matière civile, c'est respectivement + 45,3% et + 17,2%.
Et après, j'irai dire à mes étudiants que ces objets sont in-dis-pen-sables.

20. Le mardi 12 juin 2007 à 20:26 par Esurnir

Aille ca doit etre dur d'avoir une trouille bleu.

Bonne chance.

21. Le mardi 12 juin 2007 à 20:45 par Matthieu

Hors sujet, mais cela ete traite ici dans le passe:
Genarlow Wilson a ete libere. Sujet traite ici: maitre.eolas.free.fr/jour... . Le juge a decide d'appliquer la nouvelle loi, meme si son application a commencee apres les faits qui lui sont reproches. La nouvelle sentence etant inferieure aux mois de prisons que Genarlow a deja effectue, il est libre (mais coupable).

22. Le mardi 12 juin 2007 à 20:49 par nemo auditur

Que la force soit avec vous ,Maître !
Nuit courte pour moi aussi ,demain j'ai codex(amen)

23. Le mardi 12 juin 2007 à 21:10 par ferraille

Deux idées :

1) À lire ce billet, on imagine d’abord que la faille, dans le procès, réside tout entière dans l’humanité des juges. Si cette humanité défaille et que les juges, aveuglés, voire tout simplement bornés, appliquent avec une sévérité excessive le droit, l’avocat, d’évidence, doutera, non pas de ses compétences, mais de ses talents.

Il a peut-être été suffisamment démonstratif et argumenté sur le fond du dossier, mais il n’a pas été convaincant du tout dans la mise en scène des personnalités, des mobiles, des changements d’état de l’âme.

Il a échoué à témoigner auprès des juges de la simple valeur d’humanité de son client. En contrepoids des preuves écrites de la procédure, cette précieuse valeur d’humanité du mis en examen, dans ce dialogue de l’avocat et des juges — qui est découpé, filtré, réglé par les seules considérations du droit, avec juste, à la marge, un zeste de compassion — n’a pas contribué à l’atténuation de la peine.

2) Mais on voit aussi l’avocat perdu de compassion, identifié à son client à un point tel qu’il se noue avec lui comme une opération de transfert, au sens de la psychanalyse. Si la barre est trop haute et donne le vertige, l’avocat n’a donc plus d’autre recours que de s’allonger dans un divan.

Et alors on se demandera si le journal d’un avocat, décidément, ne ressemble pas à la ratiocination douloureuse de l’analysant.

24. Le mardi 12 juin 2007 à 21:17 par Passant

Grâce à vos explications, on comprend mieux l'intérêt d'une carrière d'avocat d'affaires.

May the Force be with you, padawan

25. Le mardi 12 juin 2007 à 21:22 par Likethat

cher Maitre Eolas,

est-il concevable qu'un avocat convaincu de la clémence qui doit être accordé à son client au regard des faits et de la morale aille parler à son confrère défendant la partie adverse (ou ministère public) pour qu'elle réduise ses prétentions?

Merci.

26. Le mardi 12 juin 2007 à 21:56 par Damien

@Likethat #35

Il me semble que le procès est fait pour cela non ?

27. Le mardi 12 juin 2007 à 22:52 par GroM

@Alexandre: belle analyse. Et n'oubliez pas de leur dire que le code qu'ils ont acheté en 2004 ne leur sera d'aucune utilité trois ans plus tard, le législateur ayant eu le bon goût de bouleverser le divorce et les incapacités entre-temps, tandis que la cour de cassation (oui, la 2ème chambre civile, là-bas, au fond, ne faites pas les innocents !!) changeait, elle, de jurisprudence sur les conditions qui permettent à la faute de la victime d'exonérer le gardien de sa responsabilité. Et je ne vous parle pas des zillions d'autres changements que je n'ai pas noté.

Sinon, pourquoi le bleu ? S'il faut se plonger dans un espoir lithurgique, la pourpre cardinalice étant déjà prise, je suggère le violet épiscopal.

Ce que vous décrivez, maître, explique qu'il y ait des séries à la télé sur les avocats et pas sur les ingénieurs informaticiens.

28. Le mardi 12 juin 2007 à 23:06 par Luc

Cela fait des jours, Maitre, que je vous lis surveillant avec impatience le fil de mon aggrégateur. Mais je fais partie de ces milliers (millions ?) d'internautes qui vous lisent quotidiennement mais qui n'interviennent que très rarement dans les commentaires.
L'occasion m'est faite aujourd'hui touché par votre billet du jour empreint d'inquiétude de vous témoigner simplement de ma sympathie et de vous remercier de vos éclairages.
Cordialement
Luc

29. Le mardi 12 juin 2007 à 23:18 par Melanchthon

Merci de nous faire partager vos espoirs et vos doutes. C'est le privilège d'un grand professionnel. Je ne doute pas que vous saurez convaincre la chance...

30. Le mardi 12 juin 2007 à 23:28 par Soleil

Et bien la bonne nuit tout de même selon l'expression d'un de mes ascendants et merde pour demain! Mettre des astérisques aurait été un peu lourd dans la phrase.
Continuez longtemps, je vous lis et aurais peut être la chance (?) d'être appellée "maître" dans quelques années... (examen entrée CRFPA en septembre)
Soleil

31. Le mercredi 13 juin 2007 à 00:58 par omadhawn

*rooting for you*
祝您好运!

32. Le mercredi 13 juin 2007 à 02:19 par Marie-Christine BLIN

Je penserai à vous et à votre client en espérant la chance au rendez-vous de votre savoir-faire et de votre envie de convaincre les juges qu'il ne présente qu'un danger relatif pour la société dès lors qu'il a mesuré l'erreur qu'il a commise

33. Le mercredi 13 juin 2007 à 06:31 par Barijaona

Vous avez toute ma sympathie...

J'ai toutes proportions gardées un problème similaire cet après-midi, je penserai à vous.

Avoir les tripes nouées parce qu'on doit défendre un dossier qui vous semble bon est déjà dur, alors qu'est ce que ça doit être lorsque la liberté d'une personne et l'avenir de sa famille sont en jeu...

34. Le mercredi 13 juin 2007 à 08:08 par Rosebud

Sommes-nous toujours condamné à sombrer dans le pathos avec vos billets?

Que voulez-vous : pathos en billet et mesquinerie en commentaire sont les deux mamelles de ce blog.

Eolas

35. Le mercredi 13 juin 2007 à 08:09 par Rosebud

Edit : condamnés

36. Le mercredi 13 juin 2007 à 08:34 par Le Chevalier Bayard

"L'amour de la justice n'est pour la plupart des hommes que la crainte de souffrir l'injustice".[François de La Rochefoucauld]

"On défend bien plus férocement sa chance que son droit".[Jean Guéhenno]

"Soyez plus fort que votre passé Le futur vous accordera peut-être une chance".[George Michaël Paroles de la chanson Cowboys and angels]

37. Le mercredi 13 juin 2007 à 08:38 par Loreleï

le bleu c'est la mer et le ciel. Puisse le ciel vous accompagner. Good luck !

et c'est bien de nous montrer qu'un avocat a aussi un coeur qui palpite

38. Le mercredi 13 juin 2007 à 08:52 par felixnemrod

Bonjour confrère,
de bon matin, à l'aube d'une journée qui s'annonce comme un code "rouge tendant nettement vers le noir" (en fait elle a déjà commencé depuis trois heures), je profite de quelques moments de détente agrémentés d'un café pour consulter votre excellent blog.
N'étant aucunement pénaliste, je ne puis comprendre totalement ce que recouvre le Code bleu. Néanmoins, j'ai également quelques dossiers qui me nouent les tripes lorsque je dois les réouvrir...
Tous mes voeux de réussite pour votre Code bleu, que les muses de l'inspiration s'attachent à vos pas et votre plaidoirie !
Je n'oserais conclure sur le célèbre mot de Cambronne, votre blog ayant trop de tenue pour ce faire, mais le coeur y est.
Bien amicalement,
FéliX

39. Le mercredi 13 juin 2007 à 09:07 par Lepoitevin

Bon et bien bon courage Maître Eolas !

40. Le mercredi 13 juin 2007 à 09:27 par Mc Stagiaire

Je pense à vous et je croise les doigts !!!

41. Le mercredi 13 juin 2007 à 09:30 par Acuel

C'est vibrant de passion. Merci, Maître, de nous faire partager une fois de plus l'amour que vous portez à votre profession.

42. Le mercredi 13 juin 2007 à 09:53 par Smoath

c'est une pub pour Lit** ?

Vous pouvez dire Litec. Ce n'est pas sale.

Eolas

43. Le mercredi 13 juin 2007 à 10:24 par shane

oui, je confirme,
nous avons une confiance aveugle car vous êtes des professionnels,
nous avons peur car c'est vous qui pouvait faire la différence entre 5 ou 10 ans,
et c'est vrai que nous ne vous en voudrons pas mais gardons espoir
bon courage

44. Le mercredi 13 juin 2007 à 10:56 par Luc

Ha si les jugements étaient rendus par les internautes !
Eolas n'aurait plus à craindre ni l'incompréhension ni l'esprit de routine des magistrats... Et ses clients - nous peut-être - lui feraient davantage encore une confiance aveugle.

Sans blague, cher Eolas, mes voeux aussi vous accompagnent.
Et j'ose espérer que votre affaire "code bleu" ne serapas soumise à un magistrat tel que celui dont il est question ici :

prdchroniques.blog.lemond...

(article : "Double peine" du 13 juin 2007).
Dormez bien. Dans votre lit de préférence.


45. Le mercredi 13 juin 2007 à 11:34 par Intime Conviction

Quelle couleur le code de Madame Dati ? www.intimeconviction.com/...

Glauque ?

Eolas

46. Le mercredi 13 juin 2007 à 12:49 par Glublutz

On pense à vous, Maître, et à votre client. De tout coeur.
Vous nous direz quand même si ça c'est bien passé ? (si ça n'entame pas votre réserve quant aux affaires que vous traitez personnellement)

47. Le mercredi 13 juin 2007 à 13:24 par petitchahut

Bonne chance !

48. Le mercredi 13 juin 2007 à 14:48 par Jean-Pierre

wisssem vient d'écrire mon belgicisme préféré
"Comment sait-il savoir?".

49. Le mercredi 13 juin 2007 à 14:56 par Bébert

La différence avec la pillule bleue c'est qu'on a beau être tendu on bande pas ?

50. Le mercredi 13 juin 2007 à 15:37 par winston

merci maitre, de me couper toute envie de faire avocat.

je suis serieux, en plus.
w.

51. Le mercredi 13 juin 2007 à 15:51 par Ledzep

Plaidez comme vous bloguez, maître, avec passion et lucidité, entre gravité et ironie. C'est bien là votre secret de cuisine non? La vérité passe sur un fil tendu comme une corde de guitare.
gros bisous

52. Le mercredi 13 juin 2007 à 16:20 par Kerri

J'aimerais confirmer les propos de mon condisciple du nord (condisciple ou plaideur chevronné d'ailleurs? je ne sais plus) Wissem: Les même pratiques ont cours en République Française: J'ai entendu un avocat dire a une personne mise en examen pour homicide volontaire qu'il échapperait selon toute vraisemblance au bagne de Cayenne et à la guillotine!!!
Sinon maître quelqu'un de votre rang prenant ainsi parti pour Litec, voila qui va doper leurs ventes :)

53. Le mercredi 13 juin 2007 à 17:25 par bardabu

Si les juges ont aussi des codes bleus, nous sommes sauvés.

54. Le mercredi 13 juin 2007 à 18:59 par Saraluna

Alors Cher Maître ...

Je n'y tiens plus...

Nous sommes le 13 juin ... la France entière attend le résultat!

Je dois dire qu'un peu d'humanité dans ce monde de cabinets d'affaires de bruts ... est réconfortant.

Je me suis sentie toute revigorée moi qui, future (éventuelle) confrère paie de sa sueur de stagiaire le droit de devenir un jour Avocat !

Merci pour votre blog !

55. Le mercredi 13 juin 2007 à 20:20 par yves

quand ça ne vous fera plus cela vous saurez que vous pouvez arrêter!

56. Le mercredi 13 juin 2007 à 21:52 par FrédéricLN

Eh bien, meilleurs voeux rétrospectifs.

57. Le mercredi 13 juin 2007 à 22:33 par Arthur Rainbow

Quelqu'un aurait il la gentillesse d'expliquer à un ignare la différence entre litec et dalloz? en dehors de la couleur de la couverture? Après tout, ne parlent ils pas des mêmes lois?

C'est comme les tenants du Bordeaux contre ceux du Bourgogne. C'est deux chapelles irréconciliables. Les lois sont les mêmes, mais l'organisation interne n'est pas la même, et le choix des jurisprudences citées est distinct - même si les grands arrêts y sont. Je suis Dalloz pour ma part, un peu par hasard. J'ai acheté mon premier code civil chez Dalloz parce qu'il était le moins cher des deux, et puis avoir le code rouge, c'était si symbolique... Maintenant, je m'y suis fait, et je suis malheureux quand je n'ai qu'un Litec à me mettre sous la main ; mais la qualité des Litec est hors de tout soupçon.

Eolas

58. Le mercredi 13 juin 2007 à 22:38 par Delio

@ Arthur Rainbow

Je pense que celà tient aux commentaires et à la jurisprudence à laquelle il est fait référence....


Mais je me trompe peut-être.

59. Le mercredi 13 juin 2007 à 22:42 par Roxane

Je croise les doigts rétrospectivement...
Merci pour ce billet.

60. Le mercredi 13 juin 2007 à 23:15 par Juge du siège

il se fait tard et ça dure...c'est long comme un délibéré de la juste, des assiettes, des assottes, de la bourache, des grands carreaux, de la planche à pain, etc...bref des Assises.
Et pourtant ce code bleu n'était programmé que pour cet après-midi. C'est donc autre chose.
Le Maître doit être parti se coucher dès la fin de l'audience...

61. Le mercredi 13 juin 2007 à 23:17 par Juge du siège

...et si, il est revenu il y a quelques minutes.
Alors?

62. Le mercredi 13 juin 2007 à 23:25 par Le Chevalier Bayard

Je n'ai jamais ouvert un Litec de ma vie de juriste.... impossible !

Dalloz serait-il de gauche à l'image du "petit livre rouge" !?

Non ! les couleurs d'un Code c'est comme les "goûts et les couleurs"!

63. Le jeudi 14 juin 2007 à 00:04 par wivalandco

Je comprends maintenant mieux votre intérêt pour votre passion qui nous est commune "harry potter". Cette possibilité d'un cou de baguette d'agir sur le monde.

Maître, nous ne sommes malheureusement que des moldus.
j'en prends conscience tous les jours...

Au fait "Maître" c'est bien comme celà que Voldemort ce fait appelez par ses sbires.

Donc à chaque jour suffit son Voldemort.

Courage pour demain...

"psirirtrittiiiititiiiiiiiristiiiiiiistiiiiiiiirrrrtriiii"
traduction en Fourchelang

64. Le jeudi 14 juin 2007 à 00:25 par Vulgus pecum

Loin de moi de vouloir vous inquiéter davantage, Maître, mais le droit, ou plutôt une audience, n'est pas une science exacte.

Le nombres de paramètres qui peuvent orienter l'attitude de chacun à l'audience et l'issue du procès est important :
fait-il beau... le juge a t-il bien dormi... votre client a-t-il une tête qui lui revient... sans parler de la votre aussi... y a-t-il un fait divers, une catastrophe naturelle ou évènement climatique qui peuvent changer le déroulement du procès...

C'est un peu comme à la bourse : il y a sans doute une multitudes de choses, de détails qui modifient le cour des choses,... sauf qu'à la bourse il n'y a pas d'avocat.

A votre avis, l' "effet papillon" joue-t-il en droit ?

Bonne chance quand même.

65. Le jeudi 14 juin 2007 à 06:35 par ebolavir

Relu récemment (lu avant le baccalauréat, puis oublié) l'histoire du juge Bridoye qui décidait ses jugements avec des dés à jouer, et fut pris à partie devant le juge Trinquamelle pour avoir mal lu les points.

" Ayant bien veu, reveu, leu, releu, paperassé, & feuilleté les complainctes, adiournemens, comparitions, commissions, informations, avant procedez, productions, alleguations, intendictz, contredictz, requestes, enquestes, repliques, dupliques, tripliques, escriptures, reproches, griefz, salvations, recollemens, confrontations, acarations, libelles, apostoles, letres royaulx, compulsoires, declinatoires, anticipatoires, evocations, envoyz, renvoyz, conclusions, fins de non proceder, apoinctemens, reliefz, confessions, exploictz, & aultres [...] Ie pose sus le bout de table en mon cabinet tous les sacs du defendeur: & luy livre chanse premierement, comme vous aultres messieurs. [...] Cela faict ie pose les sacs du demandeur, comme vous aultres messieurs, sus l'aultre bout visum visu. Car, opposita iuxta se posita magis elucesunt. [...] Pareillement & quant & quand ie luy livre chanse.

[...] Cela faict, (demandoit Trinquamelle) comment sententiez vous, mon amy?

Comme vous aultres messieurs, respondit Bridoye, pour celluy ie donne sentence du quel la chanse livrée par le sort du dez iudiciaire, tribunian, praetorial, premier advient. "

Rabelais, le Tiers Livre. Le texte intégral sur un2sg4.unige.ch/athena/rabelais/rab_tier.html#39

Pensez-vous que les angoisses de l'avocat seraient allégées si cette procédure était admise dans les tribunaux modernes ?

66. Le jeudi 14 juin 2007 à 07:24 par Me PANPAN

Merci à votre tour de penser à mon trouillomètre en dessous de zéro ce matin.

Mon code est bleu profond.

Mais Me Eolas veille ! comme hier j'ai croisé orteils et doigts toute l'après midi.

Allez on respire un grand coup et on se jette dans la gueule des loups.

Apluche

67. Le jeudi 14 juin 2007 à 09:59 par Citoyenne

Bonjour Maître, Bonjour à vous Tous,

SVP existe t il au barreau de Toulouse, un confrère de Maître Eolas ? (pour une affaire pénale)
Il est si bon de voir que certains Professionnel du droit pratique avec amour du métier et surtout avec RESPECT
@6 - @14

68. Le jeudi 14 juin 2007 à 10:12 par didier Schneider

"Suicide d'un accusé en pleine cour d'assises à Laon, dans l'Aisne, en pleine nuit"

décidément en ce moment....

Ce matin, Europe 1 disait que le suicide avait eu lieu au moment ou l'accusé apprenait, en plein tribunal, sa condamnation, à deux heures du matin.

Ils devaient être frais, les jurés, à deux heures du matin...

A t on encore toutes ses facultés pour juger en âme et conscience à cette heure là, entre fatigue et émotion ?

69. Le jeudi 14 juin 2007 à 11:18 par Irène Delse

# 49 : Non, dans ce cas, mieux vaut choisir la pilule rouge.
fr.wikipedia.org/wiki/Mat...

70. Le jeudi 14 juin 2007 à 11:32 par marie

j'adore votre humour dévastateur notamment la réponse sur les deux mamelles de ce blog....

71. Le jeudi 14 juin 2007 à 12:06 par Smoath

57> Pour revenir aux différences Dalloz, Litec, je me suis toujours demandé quelle est la politique commerciale de ces deux maisons quelques peu monopolaires (?) sur ce marché. Y a-t-il des connaisseurs ?

Notamment quant aux avantages (dons ?) offerts aux profs de fac. J'ai souvenir d'un professeur de civil qui nous citait les numéros des jurisprudences du code bleu...

72. Le jeudi 14 juin 2007 à 14:13 par Alexandre

Les enseignants obtiennent le plus souvent leurs codes gratuitement, de même que les derniers manuels parus...
Un bémol quand même: j'imagine que Dalloz et Litec font un bon bénéfice sur les codes, mais il y a fort à parier que nombre de leurs autres publications, pourtant utiles à la communauté juridique (thèses, actes de colloques, etc...), sont publiées à perte.
Il est vrai cependant que l'arrivée d'un nouvel éditeur de codes annotés ferait du bien aux finances des étudiants...

73. Le jeudi 14 juin 2007 à 15:34 par didier Schneider

@ alexandre
"Il est vrai cependant que l'arrivée d'un nouvel éditeur de codes annotés ferait du bien aux finances des étudiants..."

et pas qu'aux étudiants.
Voyez les codes LGDJ : www.lgdj.fr/
il y a d'autres éditeurs.
Il y a aussi les éditeurs spécialisés sur des secteurs précis.

74. Le jeudi 14 juin 2007 à 18:01 par zadvocate

J'ai personnellement vecu un cas terrible dernièrement.

Le dossier n'est pas très bon mais je pense que ca peut passer pour autant que le client s'en tienne à ses déclarations faites en procédure.

L'audience se déroule bien jusqu'à la question fatidique qui m'angoisse toujours un peu. Le président après ma plaidoirie demande au client s'il a quelque chose à ajouter.

Et la, grand moment s'il en faut: "Oui, je voudrais m'excuser de ce que j'ai fait et du tort que j'ai causé à la victime, je suis désolé".

Ai-je besoin de préciser que 20mn plus tôt il contestait les faits qui lui étaient reprochés, dénégation soutenues par ma plaidoirie car le dossier s'y pretait.

Le pire ?

Il s'étonne ensuite d'être condamné ://

Qui a dit que le client était le pire ennemi de l'avocat ? ^^

75. Le jeudi 14 juin 2007 à 18:16 par Le Révizor

@ Smoath et Alexandre

Confirmation que Dalloz réassort gracieusement chaque année le stock des codes dans les disciplines enseignés en demandant en début d'année la nature des enseignements dispensés. Qu'il en soit remercié ici.
Litec laisse choisir un code par an adressé non moins gracieusement. Remerciements de concert.
Chacun de ces éditeurs ainsi que les EJA (LGDJ, Montchrestien) et Lamy ont une politique de spécimens à l'égard des enseignants-chercheurs des facultés de droit, certains sont offerts, d'autres bénéficient d'une réduction tarifaire ; le système de réduction étant aussi opérant aux PUF.

Dans certaines juridictions (toutes?), les magistrats et le personnel judiciaire peuvent aussi obtenir un code dans la discipline que couvre la compétence de la chambre dans laquelle ils exercent leurs fonctions.

Ceci n'est rendu possible que par l'important marché existant par ailleurs des principaux codes - demandez aux avocats - et des manuels - demandes aux étudiants.

Et ceci rend possible la publication de colloques et de thèses dont le nombre de ventes par titre publié ne masque pas la mise sous perfusion de la diffusion non dématérialisée de la recherche universitaire en droit. Si quelques docteurs croisaient ces pages, pourraient-ils nous narrer les conditions de publication des thèses non subventionnées?...D'aucuns n'y croiraient pas.

76. Le jeudi 14 juin 2007 à 20:00 par wi3sem

maitre eolas a dit :

Je pensais que quelqu'un qui se vantait d'avoir plaidé 11 fois et toujours gagné savait comment se passait un procès pénal en pratique. Quant aux travaux forcés, cet avocat n'avait guère de mérite. La Belgique ayant ratifié la Convention européenne des droits de l'homme le 14 juin 1955, les travaux forcés y sont illégaux, conformément à l'article 4 de cette convention. On ne vous l'a pas appris, à l'ULB ?

Eolas


desolé maitre, j ai plaidé mes propres affaires ou celles de bons copains et copines, et ce juste pour des contraventions et des délits contraventionnalisés

jamais en correctionnel ni en assisses, je prendrais pas le risque...


oui maitre les travaux forcés sont déclarés par notre cour constitutionnelle comme oppressifs et illégaux, sous réserve de leur exercice pour l'intéret général...dans la pratique , y a deja eu quelques applications mais ça n a jamais été un arret de principe mais plutot un arret d espece donc aucune portée absolue...

pourtant je l'ai vu devant mes yeux des juges qui condamnent à des travaux forcés

j'en déduis donc que tous les travaux forcés sont considérés comme d'intérets généraux et que le pacte international de New York du 19 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques ne l'interdit pas (art 8 alinéa 3 paragraphe b)

bref,j aimerais que vous répondiez à ma question sur le déroulement pratique d'un procès pénal.

merci


ps:merci d arreter de me bassiner avec l ulb ci et ça...

77. Le jeudi 14 juin 2007 à 20:12 par Celui

L'ulb ça pue, il faut aller à la vub... (surtout lorsqu'on ne sait pas parler français)

78. Le jeudi 14 juin 2007 à 20:28 par yann

"j'ai eu la preuve récemment que je suis de plus en plus lu par des magistrats"

Hé, racontez-nous ça !! Un magistrat vous a cité, devant vous, sans savoir que vous étiez Eolas ? Ce serait drôle ! :-))

79. Le vendredi 15 juin 2007 à 01:12 par Laura

Merci maître!

80. Le vendredi 15 juin 2007 à 11:01 par Géo

Cher maître,
Je pensais que la publicité était interdite aux avocats, or je vois depuis quelque temps de la publicité à la télévision pour le célèbre cabinet F...
Qu'en pensez-vous ?

Que décidément, mon moteur de recherchene sert à rien si personne ne l'utilise.

Eolas

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