Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Pïqûre de rappel

C'est ce soir.

La discussion continue ailleurs

1. Le mardi 26 février 2008, 23:35 par Le Blog de la Conférence Berryer

Avocats d'urgence : je l'aurais vendredi avec moi.

Je viens de terminer de regarder l'émission : j'ai adoré. D'autant que j'ai désormais une preuve matérielle de ma présence à la Berryer Pujadas. Pour mémoire ma femme m'avait appelé en me demandant pourquoi il était encore à 20h30 dans le petit écran....

Commentaires

1. Le dimanche 24 février 2008 à 20:56 par Sébastien

Un rappel bienvenu : j'avais oublié...

2. Le dimanche 24 février 2008 à 21:16 par JR

Ceux qui n'ont pas la TV comme moi peuvent utiliser le logiciel Zattoo...

3. Le dimanche 24 février 2008 à 21:42 par etudiantnendroit

a oui...
merci j'avais oublié...

une question, j'ai lu que la porte parole de l'ump a signalé que ceux qui ne voulait pas de l'application immédiate de la loi sur la rétention de sureté était du côté des assassins...avec de tels propos... on peut que s'inquiéter, non?

et une autre question, notre président a t'il commis un délit d'injure publique en insultant le monsieur qu'il l'avait méprisé au salon de l'agriculture? même s'il est irresponsable pénalement...

Eolas:
On ne peut que s'inquiéter pour l'avenir politique de ceux qui emploient de tels arguments, oui. Et non, l'injure publique envers un particulier n'est punissable que si elle n'est pas précédée de provocations.

4. Le dimanche 24 février 2008 à 22:23 par JR

Maitre Eolas cachant une batte de baseball derrière son dos se trouve a coté d'un troll assommé, portant une longue bosse sur le sommet du cuir chevelu. Un texte 'Commentaire modéré par troll détector(tm)' surplombe l'image.

5. Le dimanche 24 février 2008 à 22:30 par etudiantnendroit

etudiantnendroit a JR

Cher Ami,

vous parlé comme le petit nicolas a propos de Madame MORANO..

Manquerait plus que vous la traitiez comme M. DEVEDJIAN pour A.M COMPARINI...

Les nerfs ont lachés du côté de nos amis de la droite?

6. Le dimanche 24 février 2008 à 22:32 par Murdock

Merci pour le conseil pour Zatoo.

Je vais pouvoir me coucher à une heure pas raisonnable maintenant...

7. Le dimanche 24 février 2008 à 22:43 par Lucas Clermont

C'est un peu court. Hum, pas facile à commenter comme billet ! Certes, personne n'est obligé de commenter un billet de blogue ; le sait-on ?

Merci pour l'info.

8. Le dimanche 24 février 2008 à 22:56 par Salomon Ibn Gabirol

Alors la je m'insurge. Je proteste. Je m'enerve et je gueule. Parce que on veut bien etre gentil, courtois, bien elevé et tout et tout, mais faut pas pousser non plus.

Vous dites "C'est ce soir". Abruptement. De but en blanc. Sans crier gare ni coup ferir. Mais quel manque de respect Me Eolas. Quel nombrilisme, quel egocentrisme.

Je comprends maintenant mieux les victimes et detracteurs du parisianisme puant et hautain. En l'occurence vous ne faites pas dans le parisianisme, mais dans le metropolisme. Et c'est pas mieux.

Car oui, Mon Cher Me Eolas, certains de vos lecteurs ne vivent pas (plus) en France metropolitaine (ni meme d'outre-mer d'ailleurs), mais bel et bien a l'etranger. Donc quand vous dites "C'est ce soir", vous niez ni plus ni moins que l'existence meme de tout ceux qui ne partage pas votre fuseau horaire et pour qui "C'est ce matin" ou "C'est dans la nuit" ou, comme c'est le cas pour moi, "C'est dans l'apres-midi".

A bon entendeur.

PS: Comme quoi, quand on veut pondre un commentaire (inutilement long et enervé) sur rien, on peut....Gros bisoux.

9. Le dimanche 24 février 2008 à 23:30 par Parisien

Bonjour Maître,

Il y a quelque temps, si je me souviens bien, concernant le trader de la Societe Générale vous aviez indiqué que le juge ne pouvait pas le mettre en détention préventive car il encourait une peine de moins de 5 ans (abus de quelquechose ca donnait 3 ans de prison dans la loi).
Or comment se fait il que le parquet ait réussi a le faire mettre en détention préventive ?

Concernant l'émission de France 3 que je regarde en ce moment je suis surpris d'entendre :
- un juge dire que "cela n'exclut pas l'erreur"... ce qui est un peu choquant compte tenu des enjeux
- un avocat dire "avec la 23ieme chambre je suis pessimiste" laissant sous entendre que si cela avait été un autre numéro de chambre alors il aurait eu plus de chance

Merci du temps pris pour eventuellement répondre.

Eolas:
Non : cinq ans est la charnière pour le renouvellement du mandat de dépôt. Il faut encourir trois ans pour être exposé à la détention. Donc notre tarder sortira au plus tard dans quatre mois - trois et demi maintenant.
Non, je ne trouve pas que les propos du président soient choquants. Ils sont lucides sur les limites du traitement en temps réel. Je préfère un juge qui ait conscience de cela qu'un juge qui ait la conviction de son infaillibilité.
Oui : la 23e juge les comparutions immédiates. Elle est une machine à condamner, et jouit d'un privilège procédural : pouvoir envoyer immédiatement en prison quel que soit le quantum de la peine de prison prononcée. Devant toutes les autres chambres, on passe sur citation. Il s'est passé des mois depuis les faits, qui ont permis à l'avocat de préparer une défense avec des pièces à l'appui. Les audiences n'ont pas grand chose à voir. Vous ne verrez que des comparutions immédiates ce soir, je pense.

10. Le dimanche 24 février 2008 à 23:40 par Juge

@10: comment l'erreur pourrait-elle exclue puisque ce magistrat qui part à l'audience indique avoir du prendre connaissance de plus d'une vingtaine de dossiers, faisant au minimum 20 à 30 pages chacun, le tout en moins de 4 heures, puisque le greffe les lui a remis à 9 heures pour 13h30?
Cela fait entre 10 et 15 minutes pour lire les pièces du dossier, vérifier la régularité de la procédure, préparer l'interrogatoire du prévenu, envisager le cas échéant des mesures d'instruction complémentaires, etc...?

11. Le dimanche 24 février 2008 à 23:45 par Parisien

Une dernière question, naïve peut être :
les juges ont l'air "compréhensifs", on a l'impression qu'on va trouver un accord avec eux et que les coupables accepteront leur peine,
les avocats expliquent et sont conciliants,
mais pourquoi il y a toujours une personne qui hurle comme une malade pour accuser la personne ? C'est vraiment indispensable qu'elle hurle et qu'elle se mette en colère comme ca ?

Eolas:
Ca s'appelle un procureur. Je vous confirme que ça se passerait bien mieux sans eux pour nous.

12. Le lundi 25 février 2008 à 00:05 par etudiantnendroit

merci maitre pour votre éclairage..

je ne savais pas que l'injure publique pouvait être justifiée par une provocation...
cela induit-il que les mots du monsieur pouvait être considéré comme une provocaion?

a bientot

le reportage est intéressant...pkoi delphine n'a t'elle pas, elle, demandé le renvoi ou l'ouverture d'une instruction?

L'igs rend t'elle des éléments toujours intéressant, confié une enquête à des policiers sur des policiers ?est-ce vraiment efficace? classé sans suite (...)

c'est étonnant que delphine n'ait pas communiqué ce papier au parquet tout de suite, non?

et vu le comportement de son client, une expertise psy, non ?

a bientot

13. Le lundi 25 février 2008 à 00:09 par yves

C'est très passionnant, les churros du papa le dimanche.

14. Le lundi 25 février 2008 à 00:40 par Johan

J'ignorais le côté concours d'éloquence... Moi qui aime la langue, le verbe, je vois ça avec délice ! Quant à la Berryer, je ne savais rien ou presque de ce qu'on y fait et je découvre aussi un autre exercice tout aussi intéressant, comme l'explique sur la fin l'un des candidats.

D'un point de vue général, le documentaire est plutôt bien présenté. Je ne sais s'il exprime correctement le contenu, mais il est heureusement globalement dépourvu d'effets visuels superflus.. Du coup, je ne zappe pas ;) ..

15. Le lundi 25 février 2008 à 00:46 par Therion

J'ai loupé l'émission... une rediffusion est t-elle prévu ?

Ps: [à Salomon Ibn Gabirol] C'est pas loin de se qu'on lis parfois, c'est une bonne imitation ;-]
++Je pense que les mots du monsieur constitue en effet une provocation. Après la réaction est plutôt déplacé de la part de quelqu'un qui représente un pays. Mais je pense pas que ce genre d'affaire est sa place dans le milieu juridique personnellement, quoi que si on commençais à interdire les injures on pourrait se faire beaucoup d'argent pour le gaspiller ensuite... dans des billets d'avions par exemple.

C'était le commentaire: "avis de Therion", bonne soirée.

16. Le lundi 25 février 2008 à 00:52 par yellowrose

@8 Salomon Ibn Gabirol et all

Worldclock is your friend, si vous avez besoin, comme moi, de gérer le temps dans plusieurs fuseaux horaires.

www.timeanddate.com/world...

17. Le lundi 25 février 2008 à 00:57 par Maitre Yogi

Bon, il se fait tard et je ne vais pas tarder à aller me coucher. Quelques petits commentaires à chaud.

Apparemment les images ne datent pas d'hier comme en témoigne l'affaire de l'auteur de violences conjugales renvoyée à la fin 2006, et la Berryer avec David Pujadas qui semble-t-il s'est également déroulée cette année-là, d'après le blog de la conférence Berryer.

Justement, j'ai été très impressionné par la Berryer dont notre hôte fait la promotion avec assiduité. Je ne suis pas avocat, je n'y connais rien à la justice, ce n'est pas mon domaine, je me demandais si, un jour, je n'irai pas y jeter un oeil mais là, je ne me vois pas (plus) du tout franchir le pas. Cela dit, les caméras n'ont-elles pas un peu exacerbé l'ambiance ce soir-là ? Mais d'aucuns y opposeront probablement un démenti formel.

Autre sujet, j'ai noté une maladresse dans la présentation (problème de montage) qui est faite de l'impact qu'aurait Arnaud Montebourg sur la jeune génération d'avocats. Je ne doute pas des qualités d'orateur de ce parlementaire dont je ne partage pas un certain nombre de positions, notamment sur l'Europe . Mais, sans oublier l'état apparemment déplorable du "dépôt" sous le Palais, le "jeune" avocat interviewé juste après Montebourg doit à l'heure qu'il est se trouver fort mal à l'aise d'avoir été catalogué comme "influencé" par une telle sommité (!).

Concernant le style du documentaire - les fameux effets spéciaux - qui a quelque peu fait débat dans le teaser de ce soir, je n'ai pas du tout été gêné. Au contraire, je persiste à penser que cela atténue l'aspect formel, pour ne pas dire austère du Palais et des situations. Un peu moins de surexposition n'aurait cependant pas diminué cet effet.

Dernière remarque : merci Eolas, grâce à vous j'ai pu me sentir plus concerné et moins perdu devant ce documentaire. Je me suis surpris à remettre en perspective certaines scènes que vous aviez déjà décrites (le temps compté pour préparer l'audience en cas de comparution immédiate), l'état des centres de rétention des étrangers, ...

Bonne nuit.

PS : pourquoi avoir gratifié, dans votre titre, le mot piqûre d'un trema sur le i ?

18. Le lundi 25 février 2008 à 00:59 par Parisien

L'image la plus "baroque", enfin celle qui m'a le plus surpris, c'est celle du juge d'instruction qui etait une femme avec un nom composé : 3 écrans de PC au moins, en plus des tubes cathodiques (même pas des ecrans plats LCD, on est en 2008 !), des piles de papiers de partout, on avait l'impression que l'avocat et son client avait genre 2x1m² pour s'asseoir et que si ils bougeaient ils feraient tout tomber...

19. Le lundi 25 février 2008 à 01:03 par Michèle BAUER

Un peu décevant ce reportage... et très parisien avec ce parallèle sur la Conférence du stage et le fameux Berryer que je ne connaissais pas et que j'ai trouvé particulièrement humiliant!

Quant à notre quotidien, rien de nouveau sous le soleil: les compas, le défèrement, l'instruction... toujours aussi classique et l'entretien avec l'avocat, il y en a un qui m'a un peu rappelé depardon, lorsque l'avocate conseille son client sur ce qu'il devrait dire ...

Petite originalité la grève des avocats et une petite explication sur les raisons de cette grève et le budget désastreux de la justice française !

20. Le lundi 25 février 2008 à 01:07 par martin

Documentaire très intéressant, malgré des commentaires en voix off proférés sur un ton ridicule. Quant au concours d'éloquence, les extraits retenus au montage font vraiment peur. On dirait du Pierre Palmade (au mieux). À part le dernier candidat, qui se défend pas mal. Les secrétaires de Berryer sont pas mal non plus, mais c'est toujours plus facile de dézinguer, surtout une ambulance.

Cela dit, ça m'inquiète qu'il faille en passer par là pour avoir le droit de plaider aux assises. Je préfère être défendu par un mec qui connaît son code pénal par coeur plutôt que par Pierre Palmade, personnellement.

21. Le lundi 25 février 2008 à 01:10 par Olivier D

Bonjour,

J'ai trouvé ce reportage très bon, dans le sens qu'il montre toute la difficulté que rencontre la justice quotidiennement : peut-on condamner quelqu'un à plusieurs années de prison en étudiant son dossier à peine quelques minutes ?
Et également une autre question soulevée par les avocats, mais également par un accusé : "Quelle alternative à la prison ?".
Je me demande d'ailleurs si cette deuxième question est régulièrement posée dans les plus hautes instances de l'Etat. D'ailleurs, juges et avocats ont-ils des alternatives à proposer à la prison ? Quid des "travaux d'intérêts général" ?

22. Le lundi 25 février 2008 à 01:11 par Michèle BAUER

Je rejoins martin sur le ton ridicule et de curé de la voix off et j'ajoute que la fin n'est pas mieux le défilé en robe des 3 ou 4 confrères qui sont passés dans le reportage, ce n'est guère plus heureux

23. Le lundi 25 février 2008 à 01:18 par Julien

@18 Les maîtres de ces lieux nous expliquent toujours les manques de moyens de la justice, donc les superbes LCD attendront.
Le nombre d'écrans m'a aussi surpris, mais le juge doit vraisemblablement suivre ce que fait la personne qui écrit ce qui se dit (je ne sais pas le nom de la fonction), donc deux écrans, plus avoir un poste pour elle.
Les piles... C'est apparemment l'engorgement qui est aussi narré en cette place.

Sinon, pour les commentaires, ce reportage m'a comme ce blog fait voir les problèmes actuels de la justice de notre belle France, et notamment le côté négatif de la comparution immédiate (je suis un lecteur récent de votre prose, Maître, je n'ai pu lire vos billets sur ce thème).
On y voit de la détresse, du manque de temps, l'inefficacité de la prison (ça j'en avait déjà eu un aperçu)... Bref, notre pays a mal à sa justice.

Mais on voit cependant que les protagonistes de cette justice le font avec lucidité, et volonté de bien faire. Maître et vous autres du monde judiciaire qui me lisez, félicitations et courage. La voie est tortueuse !

Quand à Berryer, cette joyeuse manifestation m'a l'air alléchante, et si l'occasion se fait pour moi de pouvoir y assister, je le ferais. De telles occasions d'exercer son art dans une ambiance détendue me semblent nécessaires pour changer d'air, une soupape dans le quotidien.

Julien, futur marin au long cours

24. Le lundi 25 février 2008 à 02:00 par paris

A un moment, on voit les secrétaires de la Conférence, rentrer de voyage.

"Les secrétaires de la Conférence sont partis délibérer sur le choix de leurs successeurs", explique très sérieusement la voix off...

On fait pudiquement l'impasse sur la destination de leur voyages... et des voyages ils en font et même beaucoup (trop)

L'an dernier, pour "délibérer" ils sont partis à Rio de Janeiro, aux frais de leurs confrères.

25. Le lundi 25 février 2008 à 05:44 par Salomon Ibn Gabirol

(AFP) EXCLUSIF! Nicolas Sarkozy annonce son divorce d'avec Carla Bruni et est en ce moment meme en route pour Los Angeles pour demander la main de Marion Cotillard, tout juste laureate de l'Oscar de la Meilleure Actrice.

Selon les rumeurs, si Amelie Mauresmo remporte Roland-Garros, elle pourrait aussi y passer.

26. Le lundi 25 février 2008 à 07:17 par Véronique

Très honnêtement, j'ai été déçue par l'éloquence espérée et supposée des jeunes avocats pour leur concours.

A l'exception d'une jeune femme dont le sujet était: l'amour: une petite mort ?
La réelle densité et la ferveur maîtrisée de cette jeune femme s'exprimaient également, d'entrée, dans la manière dont elle a travaillé son dossier de comparution immédiate. Quelque chose en elle et dans ses mots emportaient la partie.

@ etudiantnendroit

" et vu le comportement de son client, une expertise psy, non ? "

La colère, la mauvause foi, la déception, le conflit du couloir avec Delphine ne relèvent pas de la psychiatrie. L'être humain, dans ses colères et ses débordements contre soi, donc contre tous, n'est pas une maladie. Juste un échantillon de l'éventail de l'humaine condition.


27. Le lundi 25 février 2008 à 09:24 par justiciable

a votre suggestion d'expert ( vous étes pour moi à la justice ce que gault et millau furent à la gastronomie ) j'ai regardé.

au-dela de la scénarisation devenue hélas inévitable et de l'irritation ( excusez moi ) d'un humble non-avocat devant une certaine , euh , prétention , parfois je dirais lapidairement :

Un contraste terrible.

Tant de misère humaine , tant de sordide, d'enjeux , d'impsses et de l'autre tant de futilité, de falballas et finalement une grande impuissance sauf dans les cas "simples" , les cas pendables , le monte en l'air qui ne veut pas redescendre ....

Terrible , comparable à l'hopital , a ceci prés que l'espoir semble encore plus vain .

Pénaliste, pénaliste , oui il y a bien le mot peine la-dedans et ce n'est que de la comparution immédiate et des délits somme toute léger.

Tremblons à l'idée de mesures de sureté généralisée distribuée dans des prétoires encombrées et ( en banlieue ) ou les ors sont remplacés par une concession Bouygues ....


28. Le lundi 25 février 2008 à 09:34 par JR

Hé ! Maître ! Pourquoi j'ai pas le droit au nouveau TrollDetector, celui avec Gascogne ?

@etudiantnendroit - 5

"Manquerait plus que vous la traitiez comme M. DEVEDJIAN pour A.M COMPARINI...
Les nerfs ont lachés du côté de nos amis de la droite ?"

Alors enfoncez-vous bien dans le crâne que l'on est pas forcément de droite quand on est pas de gauche, ce genre de pensées manichéennes sont déplacées, surtout en des temps comme aujourd'hui quand la droite est aussi incompétente et nulle que la gauche

Ensuite, Comparini avait été traitée de salope, et la connaissant personnellement, je peux vous dire que ces propos étaient très éloignés de ses moeurs.

Alors que mon insulte était nettement plus exacte à l'ncontre du porte-flingue de l'UMP qui a ici tenue des propos lèche-cul et d'une rare stupidité.

29. Le lundi 25 février 2008 à 09:43 par Polydamas

@ Paris (n°24):

Au lieu de jouer aux grincheux, sachez que la conférence Berryer s'exporte régulièrement à Bruxelles...

@ Martin (n°20):
La conférence Berryer est un très bon exercice pour ceux qui y passent, que ce soient les candidats ou les avocats. Les candidats parce que cela leur permet de travailler l'éloquence, les avocats parce que, contrairement à ce que vous pourriez croire, cet exercice leur permet de travailler l'improvisation, ce qui se révèle particulièrement fertile justement lors des comparaisons immédiates où le temps est compté. Parce que pour sortir des vannes à la Pierre Palmade, il faut d'abord observer, et prendre appui sur toutes les caractéristiques du candidat. Lors de la Berryer, c'est fait pour démolir, certes, mais devant un tribunal, c'est pour défendre...

@ Maitre Yogi:
Oui, ça vaut la peine d'aller au moins une fois en Berryer. On est rarement déçu.

30. Le lundi 25 février 2008 à 09:47 par Hub

Sur le film lui même : intéressant bien sûr, mais j'ai trouvé beaucoup de redites par rapport à l'épisode 1.

Sinon, un étonnement : la procureure (c'est comme ça qu'on dit, maintenant ?) que l'on voit plusieurs fois requérir ridiculise sa fonction (à mon humble avis). Son indignation/ sa colère surjouées et sa mauvaise foi ("vous avez dit que le canabis ne présentait aucun danger" lorsque l'accusé avait dit qu'il en représentait peu) ne peuvent que dévaloriser son message et son réquisitoire. Cela doit être un boulevard pour les avocats de se trouver face à une argumentation aussi pauvre et outrancière, non ?

Eolas:
Non, je ne pense pas. Un procureur qui en fait trop (il y en a) tout comme un avocat qui en ferait trop ou au contraire pas assez (je ne puis croire que cela existe...) dessert certes sa cause, mais les juges savent rétablir un certain équilibre en distinguant la cause de son porte parole. Ils ne tiennent pas compte des propos outranciers qui sont juste inutiles, pas nuisibles. Là où l'avocat peut être catastrophique, c'est en négligeant de soulever des points de droit que seul lui peut soulever : nullités de procédure,par exemple, ou d'attirer l'attention du tribunal sur des points qui leur auraient échappé (l'insuffisance des preuves, la chose jugée, la prescription) ou qui négligerait de fournir des justificatifs sur la situation actuelle de leur client qui permettent d'envisager autre chose qu'un emprisonnement sec. Le débat sur la dangerosité du cannabis est par exemple hors de propos (d'autant que tant le prévenu que la proc ont tort : le cannabis est tout sauf anodin, mais il ne conduit pas inéluctablement à la délinquance lourde ou à l'addiction pathologique).

31. Le lundi 25 février 2008 à 10:35 par clé

J'ai trouvé le documentaire vraiment pas mal jusqu'au moment où la voix off a fait une erreur juridique énorme (ce qui est embêtant pour un documentaire qui se veut pédagogique).

En effet, alors que le substitut du Procureur s'apprête à faire un "déferrement", qui est le préalable à la comparution immédiate (CI) au cours duquel le Parquet signifie au prévenu les infractions qu'on lui reproche, prend ses déclarations et lui précise la date et l'heure de l'audience de CI ainsi que la nécessité qu'il se fasse assister par un avocat, la voix off dit : le procureur procède à "l'interrogatoire de première comparution" avant la comparution immédiate. Argh.
L'IPC (interrogatoire de première comparution) est bien sûr l'apanage du juge d'instruction lorsqu'une information judiciaire est ouverte. Mais Me Eolas expliquera cela mieux que moi...

Eolas:
C'est une erreur de vocabulaire plus qu'une erreur juridique. Le journaliste serait inexcusable si aucun étudiant en droit ne se mélangeait les pinceaux. Ce qui est loin d'être le cas.

32. Le lundi 25 février 2008 à 11:12 par Sébastien

Bonjour,

Ignorant que je suis de la chose judiciaire, le documentaire m'a semblé très intéressant, quoique la voix-off soit parfois un peu lourde.

Si j'ai bien compris, seuls les secrétaires de la conférence (ou les anciens secrétaires de conférence) ont la possibilité d'être commis d'office en matière criminelle ? Si tel est bien le cas, s'agit-il d'une spécificité du barreau de Paris ou cela se retrouve-t-il ailleurs ?

Eolas:
C'est une spécificité du barreau de Paris. Certains gros barreaux font également un concours d'éloquence similaire, mais avec un ou deux lauréats pour l'attribution des C.O. en matière criminelle, mais la plupart des barreaux permettent à tous les avocats qui le souhaitent d'être commis en matière criminelle.

33. Le lundi 25 février 2008 à 11:31 par toto

Je voudrais juste m'excuser auprès de Me Eolas pour avoir quelque peu parasiter le billet précédent fermé pour cause "café du commerce".

Vivement ce soir pour se changer les idées de ce we ras les paquerettes.

34. Le lundi 25 février 2008 à 12:41 par matht

Moi, je ne m'excuse surtout pas puisque ces mêmes réflexions sont à la une et dans les éditoriaux de tous les journaux, radios et télévisions.

Eolas:
C'est parce qu'il ne vous est manifestement pas venu à l'esprit que mes lecteurs venaient chercher ici autre chose que ce qu'on lit partout dans les éditoriaux, ou qu'on oit ou voit à la radio. Vous ne vous excusez pas, mais je ne vous excuse pas non plus. Vous comprendrez donc ma désormais extrême sévérité à votre égard. Ou pas, d'ailleurs, je dois à la vérité de reconnaître que votre avis m'indiffère.

35. Le lundi 25 février 2008 à 13:20 par Tjar

Un bon documentaire que j'ai attendu toute la semaine (avec un post-it écrit en gros pour me le rappeler, rendant votre piqûre de rappel inutile ^^). Je voulais absoluement voir la Berryer, et les images m'ont confortée dans mon choix de monter à Paris un de ces jours pour aller en voir une. Dans le documentaire, j'ai trouvé doué le candidat qui allait devenir premier secrétaire, Thibault. Et sinon, je suis bien contente d'avoir lu votre blog avant (j'ai passé des jours à le lire fin 2007, tellement que quand je m'endormais je ne pensais qu'avec des termes juridiques, comme quand on a joué trop longtemps à un jeu vidéo et qu'on continue à jouer en pensée). J'ai ainsi compris toutes les références, tous les termes (mandat de dépôt par exemple), et la procédure... Merci !

36. Le lundi 25 février 2008 à 13:51 par Louise

Un commentaire que je voulais mettre sur "Le conseil constitutionnel censure partiellement le projet de loi sur la rétention de sûreté", mais je suis arrivée trop tard, c'était fermé...

Pourquoi diable tous les pseudo-défenseurs des victimes prennent-ils systématiquement et nécessairement ces dernières pour des décérébrés incapables de réagir autrement qu'en fonction de leurs émotions et de leur(s) traumatisme(s) ?
Je suis (entre autres) ce qu'on appelle une victime, et ça ne m'empêche de prendre en compte ni le droit, ni la réflexion. Ce serait une bonne idée de cesser de réduire les victimes à ce seul statut, comme de les mettre sur un piédestal : ma parole ne vaut ni plus ni mieux que celle d'une non-victime.

37. Le lundi 25 février 2008 à 13:59 par Pascal

Grâce à ce documentaire j'ai enfin compris ce que sont vraiment les Berryer. Je me suis d'ailleurs demandé si on pouvait vous apercevoir sur les images ?

38. Le lundi 25 février 2008 à 14:00 par Raph

@Eolas (3) Et non, l'injure publique envers un particulier n'est punissable que si elle n'est pas précédée de provocations.

- Ah non, touche moi pas
- Casse toi alors
- Tu me salis
- Casse toi alors pauvre con

Ensuite, le président est un homme politique... Dur à dire si l'excuse de provocation tient : je n'ai pas trouvé de jurisprudence...

39. Le lundi 25 février 2008 à 14:21 par nouvouzil

Autre piqûre de rappel (par la Cour de Cassation):

www.lemonde.fr/web/depech...

40. Le lundi 25 février 2008 à 16:19 par Bébèrt

@Julien #Julien

Les LCD attendrons ? Croyez-moi au procès de Colonna il y en avait plein partout !

41. Le lundi 25 février 2008 à 16:23 par Marie

@nouvouzil 38 :

Alleluhia !

42. Le lundi 25 février 2008 à 18:44 par matht

Maitre Eolas cachant une batte de baseball derrière son dos se trouve a coté d'un troll assommé, portant une longue bosse sur le sommet du cuir chevelu. Un texte 'Commentaire modéré par troll détector(tm)' surplombe l'image.

43. Le lundi 25 février 2008 à 19:20 par martin

@ matht 42 : une pointe de grammaire t'aurait rendu moins ridicule.

44. Le lundi 25 février 2008 à 20:11 par MS92

En tout état de cause, ce reportage donnerai presque envi de faire avocat pénaliste. Maitre, merci de nous l'avoir signalé, on y apprend beaucoup.

45. Le lundi 25 février 2008 à 22:52 par GodBlessJustice

une rediffusion est-elle prévue?

46. Le mardi 26 février 2008 à 01:02 par Jean

J'ai regardé avec plaisir et intérêt le reportage. Il était intéressant.

Je tiens à signaler, au-delà des effets de montage un peu limites, que les secrétaires dont il était question cette fois-ci m'ont apparus bien plus humbles et plus modestes que les précédents. Merci à eux de m'avoir réconciliés avec la conférence.

Dans le volet précédents, j'avais vu des jeunes gens très imbus d'eux même et pas vraiment à la hauteur (mis à part S. Goldman). Le plaisir de la joute oratoire ne doit pas gommer l'enjeu humain qui se cache derrière chaque cas individuel. Etre éloquent me parait fondamental mais en gardant l'essentiel: le sens de la défense.

47. Le mardi 26 février 2008 à 12:10 par Maitre Yogi

Dans ma réaction plus haut j'ai oublié de préciser que j'ai été surpris par le faible niveau "technique" *apparemment* nécessaire pour défendre le fameux toxicomane. C'est peut-être une particulier de ce type d'audience, ou de ce type de dossier (ce n'est pas du droit commercial), mais on se croirait presque au café du commerce : "mais si la drogue c'est mal", "mon client il est pas méchant". Où est la loi dans tout ça ? Uniquement dans la peine prononcée ?

Je croyais qu'une audience, et plus particulièrement le boulot de l'avocat, était beaucoup plus "technique" que ça. Si quelqu'un pouvait éclairer ma lanterne...

48. Le mardi 26 février 2008 à 14:16 par OlivierJ

@martin et Michèle Bauer :
La voix off est je pense celle de l'acteur et doubleur Jacques Franz, bien reconnaissable pour moi. Je ne la trouve ni ridicule ni de curé, c'est sa voix normale. Extrait de sa page Wikipedia fr.wikipedia.org/wiki/Jac... :

« Il est surtout célèbre pour sa voix, qu'il prête de façon régulière à des grands comédiens américains, tels que Robert de Niro, Mel Gibson, John Goodman et Nick Nolte. Ses doublages, notamment celui de Robert de Niro, sont considérés d'une grande qualité, rendant bien compte de l'énergie du comédien et du caractère des personnages, comme en témoigne par exemple son travail sur Casino de Martin Scorsese, mêlé de dialogues et de voix-off nombreux.
Jacques Franz a également joué dans de nombreux longs-métrages.
On l'entend également dans de nombreuses publicités, radio et télé (il est la principale voix antenne de la radio régionale Alouette-85). »

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