Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Prix Busiris à Éric Besson

Ce nouveau gouvernement n’aura pas attendu longtemps : il aura fallu douze heures pour son membre désormais le plus prometteur pour rafler un deuxième prix.

Portrait d'Éric Besson, dont la tête penche légèrement à droite. Photo ministère de l'Oriflamme et des Sarrasins.

C’était ce matin, sur France Inter, au cours de l’excellente (donc bientôt supprimée) revue de presse de Frédéric Pommier.

D’emblée, le journaliste va interpeller le ministre (c’est au moins ça qu’il y a de bien avec un journaliste viré, c’est qu’il perd ses inhibitions ; si vous voulez voir le journalisme que j’aime, Frédéric Pommier en a fait une démonstration ce matin) sur le fameux délit de solidarité-qui-n’existe-pas, avec une question à la limite de l’insolence, mais qui répond à l’insulte à l’intelligence que constitue le déni de réalité du ministre.

Éric Besson ne se laisse pas démonter et montre qu’il a bien préparé ses fiches. En shorter : comment peut-on me reprocher de mentir aujourd’hui puisque Chevènement mentait hier ?

Arrive aussitôt la première citation busirible. Attention, ça va vite, mais c’est un classique : je ne peux pas commenter une décision de justice, propos qui en soit est tellement banal qu’il n’éveille pas l’attention de l’académie, sauf que cette fois, écoutez bien : aussitôt dit cette phrase, que fait le ministre ? Il commente cette affaire.

L’affirmation d’un politique selon laquelle il ne peut commenter une affaire en cours ou une décision de justice est une aberration, et elle est juridique car elle se fonde sur le fait que la loi le leur interdirait (même si ce n’est pas clairement dit ici). Rappelons que juridiquement, il est parfaitement licite de commenter, et même de critiquer une décision de justice. La seule chose que la loi interdit est de jeter le discrédit sur cette décision dans des conditions de nature à porter atteinte au respect dû à la justice ou à son indépendance (art. 434-25 du code pénal). Du reste, il semble me souvenir que toute la classe politique ne s’est pas gênée pour commenter, et ce de manière critique, une bonne part des décisions de justice rendues dans l’affaire dite d’Outreau. Avez-vous entendu UN magistrat dire “ mais vous n’avez pas le droit ” ? Non, et pour cause. La justice est une des prérogatives régaliennes de l’État, elle est rendue au nom du peuple français, publiquement, afin que tout citoyen puisse se rendre compte par lui-même de comment elle est rendue. Ce qui implique le droit de la critiquer. Ce que je fais devant la cour à chaque fois que je fais appel. Et a fortiori un politique a ce droit, lui dont ce serait même le rôle. On peut critiquer. Mais pas d’insulter.

Ici, d’ailleurs, Éric Besson ne se gêne pas pour la commenter aussitôt, par un argument d’autorité en invoquant la position du parquet (qui est partie au procès) et du préfet (qui ne l’est pas et n’est pas censé avoir accès au dossier) : il y aurait plusieurs autres préventions, sans préciser lesquelles. À ce sujet, si des personnes proches du dossier me lisent, pouvez-vous confirmer ou infirmer cette information et me préciser le cas échéant les autres chefs de prévention ?

Affirmation juridiquement aberrante, avec en plus la contradiction immédiate. Je ne m’étendrai pas par pudeur sur la question de la mauvaise foi et de l’opportunité politique. Mais est-ce suffisant pour un Busiris, demanderont les plus orthodoxes d’entre vous ? À ce stade, je dois l’avouer, l’Académicien balance encore. Il ne s’agit pas de galvauder l’Honorable Prix en le donnant à n’importe qui. Enfin, si, à n’importe qui, en l’espèce, mais pas pour n’importe quoi.

Sentant peut-être le prix lui échapper, le ministre va un peu plus tard placer l’estocade. Mais avant, relevons ce passage.

Là-dessus, cela mérite d’être noté, le ministre dit vrai. Ce n’est pas arrivé une seule fois en 65 ans ; mais au moins 29 fois en 22 ans. Et oui, l’État aide des associations qui viennent en aide aux étrangers (citons au hasard le Collectif Respect, ou l’ASSFAM, qui a même perçu des subventions illégales pour pouvoir concourir au marché des centres de rétention, si ça c’est pas de l’aide). Mais le délit n’est pas d’aider des étrangers sans papier (heureusement pour moi), mais d’aider au séjour des étrangers sans papier. Une assistance juridique ne tombe pas sous le coup de la loi, mais héberger pour une nuit, oui : cour d’appel de Douai, arrêt n°06/01132 du 14 novembre 2006, publié par le GISTI.

Et voici donc venir la touche :

Moment de grâce. Reprenons au ralenti et décomposons en trois temps.

1. Le délit de solidarité n’existe pas.

2. Mais dans le cadre des enquêtes pour lutter contre les filières d’immigration clandestine (c’est ÇA, le vrai délit d’aide au séjour), oui, des particuliers, des membres d’association sont interpellés pour être interrogés. 4300 l’année dernière, et le président en veut 5000 cette année, tout ça pour juger 1000 passeurs par an[1].

3. Mais, ça, la loi n’y peut rien, c’est la pratique, la police, la justice, etc. En fait, la police télécharge illégalement les gardes à vue, quoi.

Les 5000 personnes qui connaîtront ces pratiques contre lesquelles la loi ne peut rien cette année pour satisfaire le bon plaisir présidentiel seront interpellées (art. 73 du CPP) et placées en garde à vue (art. 63 et s. du CPP) car il existera à leur encontre une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu’elles ont commis ou tenté de commettre une infraction passible de prison (art. 67 du CPP), à savoir l’aide au séjour irrégulier (art. L.622-1 du CESEDA), le fameux délit de solidarité. En supposant un instant que le chiffre de 1000 passeurs condamnés soit vrai, cela signifie que quatre personnes sur cinq seront finalement mises hors de cause et ne seront pas poursuivies.

Mettons que chacune de ces gardes à vue pour rien durera douze heures en moyenne, soit la moitié de la durée légale de base de 24 heures. Cela signifie que des innocents passeront en 2009 dans les commissariats de France l’équivalent de 5 ans et demi de privation de liberté pour un délit dont le ministre n’a de cesse de nous répéter qu’il n’existe pas. Et le ministre pour démontrer son point de vue arguera du fait qu’en effet, ces personnes n’auront finalement pas été condamnées, ni même poursuivies !

Face à cela, le cœur de l’Académicien ne peut balancer une seconde. Quand c’est demandé aussi élégamment, refuser le prix Busiris serait discourtois.

Le prix lui est donc décerné, et avec mention “ très déshonorable ” encore.

Notes

[1] Chiffre qui soit dit en passant est manifestement mensonger. Selon l’annuaire statistique de la justice 2009 (pdf, 2 Mo), page 149 du pdf, rubrique 28, le casier judiciaire a enregistré en 2006 5767 condamnations pour la police des étrangers et des nomades, chiffre en tendance baissière (6462 en 2002, 7337 en 2003, 6219 en 2004, 5668 en 2005). 1000 condamnations par an, cela signifierait qu’une personne sur six poursuivies pour infraction à la police des étrangers serait un passeur. Là, déjà, tous les avocats et magistrats qui me lisent comprennent que l’affirmation du ministre est fausse. Cela signifierait donc que trois passeurs seraient condamnés par jour ouvrable en France. Sachant que c’est un délit qui nécessite de longues enquêtes dans un milieu peu enclin à se confier à la police et qu’il faut des semaines de planque pour identifier un passeur, ce chiffre est, soyons poli, fantaisiste, pour le moins.

Commentaires

1. Le jeudi 25 juin 2009 à 01:47 par Philonous

Bravo au lauréat, il n'aura pas traîné pour rappeler pourquoi il est au gouvernement.

2. Le jeudi 25 juin 2009 à 01:48 par Krigatobal

Eh oui, Mâme Dati partie, tout le monde va essayer de lui piquer ses prix...

Je n'a aucune sympathie ou antipathie pour le bonhomme et ça ne me choquait pas autant que certains qu'il ait tourné casaque : on peut être déçu par ses idéaux ou par ceux qui les incarnaient n'est-ce pas ?

Mais quand je constate, notamment grâce au Maître de ces lieux qui ouvre l'oeil (et l'esgourde), la régularité, la persévérance et la constance des efforts faits par M. Besson pour s'attirer les bonnes grâces de l'académie, je trouve d'une part que ceux qui le traitait de girouette devraient réviser leur jugement et d'autre part que sa thématique Busirisienne (?) frise la monotonie. Bref, qu'il nous les lâche et surtout qu'il lâche un peu les humains étrangers et les autres humains non étrangers qui les aident tout simplement parce qu'ils sont... humains.

Toujours un plaisir de vous lire cher Maître.

3. Le jeudi 25 juin 2009 à 02:23 par Bob Marcel

Les records sont faits pour être battus. Eric Besson vient de prendre celui du busiris le plus rapide après nomination. Mais le Schumacher du Busiris reste pour le moment Rachida Dati avec ses nombreux titres.

4. Le jeudi 25 juin 2009 à 02:33 par PrometheeFeu

Je dois m'avouer sidéré. Il avait tellement de portes de sortis. Il aurait pu dire que c'est rare. Il aurait pu dire que c'est une triste mais inévitable conséquence de la lutte contre les passeurs. Il aurait pu s'opposer a l'expression "délit de solidarité" en expliquant que ce n'est pas la solidarité qui est condamne dans le sens qu'on peu appeler la police ou une association humanitaire pour s'occuper de la personne... Tout cela aurait été de mauvaise foi, mais pas aussi flagrant. Putain! Je veux des dirigeants intelligents moi! Quand on me ment, j'apprécie un peu de subtilité! Il a manque les cours de langue de bois Besson?

5. Le jeudi 25 juin 2009 à 02:34 par raven-hs

Comme quoi la politique c'est un vrai métier.

La mauvaise foi est une condition d'octroi du prix; être capable de tenir de tels propos sans se démonter demande un certain talent.

On en vient presque à se demander que faudrait-il faire pour faire entendre raison à Monsieur le ministre. Peut-être en lui mettant sous le nez une décision de justice et en faisant témoigner à l'antenne des personnes placées en GAV et/ou poursuivies pour ce délit.

Enfin, il n'y a rien de déshonorant à recevoir un prix busiris. Les avocats pourraient en recevoir tous les jours lorsqu'ils plaident la relaxe sur ordre de leur client alors que la culpabilité ne fait aucun doute. La seule différence est que l'avocat défend les intérêts de son client, le ministre l'intérêt du gouvernement. Après tout peu importe au service de quoi on met sa mauvaise foi :)

6. Le jeudi 25 juin 2009 à 03:07 par Amélie

Un peu hors sujet mais je n'ai pu m'empêcher de sourire quand j'ai entendu ce matin Frédéric Pommier et Nicolas Demorand parler des "deux hedbomadaires" satiriques français que sont Siné Hebdo et... Le Canard Enchaîné comme s'il n'en existait pas d'autres et de rappeler la pétition de Siné Hebdo à propos du délit de solidarité omettant de parler de celle de Charlie Hebdo qui avait piqué l'idée à son concurrent. La rentrée s'annonce chaude sur Inter.

7. Le jeudi 25 juin 2009 à 05:44 par Passant

Quelques heures de garde à vue, ce n'est pas cher payer l'honneur de pouvoir se dire qu'on fera partie des justes à la libération.

8. Le jeudi 25 juin 2009 à 06:14 par berli (globalement inoffensif)

Oh…Passant… Un presque Godwin, sous un Busiris, c'est un peu grossier.

Bon, on peut donc considérer Monsieur le Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Développement Solidaire comme un exemple parfait d'immigration choisie : il a émigré au sein du Parti Présidentiel pour ses qualités de rigueur et d'honnêteté politique.

9. Le jeudi 25 juin 2009 à 07:05 par Passant

Plus sérieusement, berli, d'après vous, comment parvient-on à transformer des citoyens honnêtement abrutis par leur éducation républicaine en candidats au martyre si ce n'est par une avalanche de discours susceptibles d'être qualifiés de candidats au Busiris ?

10. Le jeudi 25 juin 2009 à 07:16 par NeSy

En fait, la police télécharge illégalement les gardes à vue, quoi.

Epic.

11. Le jeudi 25 juin 2009 à 07:53 par Alex P.

Cher Maître.

Je m'étonne qu'une assemblé de juriste de la plus haute renommée comme l'Académie Busiris, dont on ne saurait nier la perspicacité et le talent d'observation dans la découverte des nominables, n'ait toujours pas ajouté à son règlement quelques articles de protection contre la fraude trop évidente.

De toutes évidence ce cher Eric, dont personne ne met en cause le talent initial, a trouvé le filon (à défaut des filières) avec délit de solidarité. Ca ne lui coute plus aucun effort d'imagination, et tant que madame Michu continue à le croire, et il n'y a pas de raison que ça change, notre Roi son Grand Patron reste content ! Et pourtant, il enchaîne les prix. C'est un peu comme si Georges Charpak recevait le nobel tout les ans pour avoir simplement repeint sa chambre.

Il me semble donc indispensable que pour éviter une jalousie excessive de la part des petit camarades d'Eric, l'Académie légifère au plus vite ET de toute urgence (c'est bien comme ça qu'on fait ?). On pourrait par exemple proposer que chaque nouveau trait d'humour (pas toujours drôle, avouons le...) ne consiste qu'un addendum aux prix existants ?

Cordialement,
un spectateur assidu des cérémonies de remise de prix

12. Le jeudi 25 juin 2009 à 08:23 par van der Waals

L'affirmation d'un politique selon laquelle il ne peut commenter une affaire en cours ou une décision de justice est une aberration, et elle est juridique car elle se fonde sur le fait que la loi le leur interdirait (même si ce n'est pas clairement dit ici).

On pourrait aussi le comprendre sous le sens d'une forme d'éthique politique (je n'ai pas à la commenter) plus que sous le sens de l'interdiction légale. La notion d'éthique pourrait alors ce justifier si l'affaire était en cours d'instruction (ce qui n'est plus le cas ici si le verdict a été rendu, mais cet argument a des fois été soulevé pour des affaires en cours d'instruction).

Enfin, parler d'éthique pour ce gouvernement (l'ancien, laissons le bénéfice du doute au nouveau) en général et pour ce ministre en particulier, ça fait doucement rigoler...

13. Le jeudi 25 juin 2009 à 08:24 par caiman

BIEN VIVRE A DONZERE Association Loi de 1901 www.bienvivreadonzere.com/

COMMUNIQUE DE PRESSE Monsieur Eric BESSON, Maire de Donzère et Ministre de l’Immigration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire, avait sollicité du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice par lettre du 15 février 2008 que des poursuites pénales soient notamment engagées à l’encontre de Monsieur Serge TABORCIA, civilement responsable en sa qualité de président de l’association Bien Vivre à Donzère, et de Monsieur Richard CAIM, pour deux propos relevés sur le site internet de notre association qu’il estimait être diffamatoires.

Par un jugement rendu le 20 février 2009, la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a jugé que les deux propos incriminés n’étaient absolument pas diffamatoires, le dernier visé par les poursuites s’apparentant à une opinion émanant d’un adversaire politique lors d’une campagne pour des élections municipales, et a relaxé en conséquence Messieurs TABORCIA et CAIM.

C’est donc avec surprise que nous avons été informés par notre avocat, Maître Jean-Marcel NATAF, d’une part, puis par une citation à prévenu signifiée par voie d’huissier de justice, d’autre part, que Monsieur Eric BESSON avait en dépit des motifs parfaitement clairs de cette décision décidé d’interjeter appel. Il convient de note que le Ministère Public, quant à lui, n’a pas interjeté appel.

Une première audience de fixation aura lieu le jeudi 14 mai 2009 à 13h30 devant la Cour d’appel de Paris.

Sans remettre en cause le droit de Monsieur Eric BESSON comme de tout citoyen au double degré de juridiction, nous ne pouvons que regretter qu’il ne se soit pas incliné devant l’analyse pertinente de la 17ème chambre sur le droit à critique d’un opposant politique.

La prolongation d’une instance judiciaire paralyse toujours en effet la libre expression de la démocratie locale et du débat d’idées auquel nous sommes attachés.

Richard caim

14. Le jeudi 25 juin 2009 à 08:37 par casimir

Juste un grand merci pour avoir rappelé une évidence trop souvent détournée : toutes les décisions de justice peuvent être commentées, critiquées ... dans leur solution autant que sur le plan du raisonnement qui y conduit.

La seule chose qui soit "interdite" c'est de jeter, ce faisant, le discrédit sur la justice.

Dire qu'on n'est pas d'accord avec un ou plusieurs juges, tant qu'on ne les accuse pas d'infamie, c'est tout simplement ce que font, quotidiennement, des milliers d'avocats, professeurs de droit, commentateurs etc ...

L'affirmation "on ne commente pas une décision de justice" sert, en général, de paravent à l'absence d'argument de celui qui la profère.

15. Le jeudi 25 juin 2009 à 08:42 par Sylvain

Ce gourvernement est digne d'un Blockbuster américain... Beaucoup d'argent et aucun suspens sur la compétence...

16. Le jeudi 25 juin 2009 à 08:51 par aliocha

Fichtre ! ça y est voici le nouveau gouvernement baptisé ! S'achemine-t-on vers un Busiris quotidien ? Avec MAM, je pense que les statistiques en provenance de la Chancellerie vont baisser, heureusement que d'autres candidats sont toujours aussi assidus. Sinon, je me demande mon Cher Maître si la réserve vertueuse de nos chers politiques sur les décisions de justice (hors cas exceptionnels) ne relève pas simplement de la séparation des pouvoirs.

17. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:12 par Clems

Faites le convoquer comme témoin après tout on demande bien à BHL de venir s'exprimer comme supertémoin pour parler de ce qu'il ne connait pas. Cela ne nous changera pas.

18. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:18 par Neseb

Amélie : justement, Frédéric Pommier a eu l'intelligence de citer la pétition de Charlie Hebdo, et cela juste après avoir cité Siné Hebdo.

19. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:23 par Delio

Eric Besson voit se dessiner devant lui une voie sarkoz ...royale qui lui permettra d'envisager de rejoindre rapidement l'ancienne locataire de la place Cartier et Van Cleef & Arpel. En effet outre le départ pour le pays du Riesling et du Gewurtztraminer réunis de la femme aux bijoux, celle qui rend fou (de rage les magistrats et les agents de la Pénitentiaire), MM. Karoutchi et Lefebvre ont vu leurs positions sapées par le dernier remaniement ministériel en date.

Toutefois, je miserai une piécette ou deux sur mon poulain local, le motodidacte Christian Estrosi propulsé à l'Industrie, domaine où sa compétence reste toute entière à démontrer, pour rivaliser avec le Brice Hortefeux du pauvre.

Eolas:
Son départ au pays du riesling et du gewurtz ? Vous êtes sur qu'on cultive la vigne dans le 7e arrondissement ?

20. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:28 par villiv

@aliocha #14

"Sinon, je me demande mon Cher Maître si la réserve vertueuse de nos chers politiques sur les décisions de justice (hors cas exceptionnels) ne relève pas simplement de la séparation des pouvoirs."

Evidemment, j'espère que notre Cher Maître vous (nous) répondra...

Mais pour apporter de l'eau au moulin, en ce qui concerne la séparation des pouvoirs, je me permets juste d'évoquer un souvenir à ce sujet :

Il a été rappelé avec force -assez récemment- que la séparation des pouvoirs impose le respect des décisions de justice

Le CG Thierry Olson, donc plutôt "ex-CG" depuis qu'on les appelle "rapporteurs publics", l'a affirmé on ne peut plus clairement dans ses conclusions rendues dans l'affaire dite du Tecknival (déjà citée ici à plusieurs reprises)

Il indique en effet, dans cette affaire, que "il nous semble que sans exagération aucune la présente affaire soulève un véritable enjeu du point de vue de la séparation des pouvoirs garantie par l’article 16 de la Déclaration de 1789"

Pour rappel, dans cette affaire, un Préfet avait décidé de passer outre une ordonnance de suspension (et de laisser se dérouler le Teknival comme si de rien n’était...).

Donc voilà pour un aspect de la séparation des pouvoirs...

De là à étendre cela à la réserve habituellement conservée par... "les autres Pouvoirs" pour ainsi dire, pourquoi pas, même si l'on semble être, ici, plutôt du côté du respect "dû aux" décisions de justice, rendue au nom du peuple français, alors que l'on semble être, là*, plutôt du côté du respect "des" décisions de justice (*le "là" renvoyant à l'affaire du tecknival...)

Ayé, je suis perdu aussi maintenant ;-)

21. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:36 par g--

Encore bravo, maître. Cependant, à distribuer des prix Busiris à la pelle, fussent-ils mérités au-delà de tout soupçon, n'y a -t-il pas un risque de faire perdre à ce prix sa valeur ?
Au plaisir de vous relire.

22. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:42 par Tom

Bonjour Maître

Puis-je me permettre une suggestion ? Il serait agréable à l'oeil du nouveau venu que d'avoir quelque part un lien vers une page listant les heureux lauréats (avec bien évidemment pour chacun un sous-lien vers les détails d'attribution de son prix).

Désolé de ne pas l'avoir vu si ça existe déjà et, dans la négative, désolé de vous demander un surcroît de travail.

23. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:44 par Tom

Au temps pour moi, je n'avais pas vu le lien "Prix Busiris" en haut du texte.

24. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:44 par murguette

Quand je l'ai entendu à la radio hier, je me suis dis : "toi, tu vas gagner un deuxième Busiris"...ça n'a pas loupé ! (vous noterez que je n'écris pas "second" : je suis pleine d'espoir .... (ou de désespoir, c'est selon)

25. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:51 par gina

@ Me Eolas

"Ici, d'ailleurs, Éric Besson ne se gêne pas pour la commenter aussitôt, par un argument d'autorité en invoquant la position du parquet (qui est partie au procès) et du préfet (qui ne l'est pas et n'est pas censé avoir accès au dossier) : il y aurait plusieurs autres préventions, sans préciser lesquelles. À ce sujet, si des personnes proches du dossier me lisent, pouvez-vous confirmer ou infirmer cette information et me préciser le cas échéant les autres chefs de prévention ?"

Dites donc, est-ce que vous n'êtes pas dans le même cas que le Préfet, c'est à dire sans droit d'accès au dossier? je me demande si vous n'êtes pas en train de pousser les "proches du dossier" à la violation du secret de l'enquête... à moins bien sûr que vous ne visiez que les parties elles mêmes, non astreintes au secret.

26. Le jeudi 25 juin 2009 à 09:55 par winston

Mais, ça, la loi n'y peut rien, c'est la pratique, la police, la justice, etc.

yeaaaaaah freestyle

je crois que la politique d'ouverture à un peu trop porté, là ... M Le Ministre à du engager le "coach Busuris" de Madame La ministre, ancienne garde des sceaux ...

27. Le jeudi 25 juin 2009 à 10:40 par A. Nonyme (et C. Passigné)

Cher Maître (je ne vous appellerai pas "Très cher", ne sachant pas le montant de vos honoraires),

Si la qualification technique de ce prix Busiris semble en effet valable, je me joins aux précédents commentateurs concernant sa validité intellectuelle, en regard à sa trop grande proximité avec le précédent prix de l'intéressé.

S'il me faut reconnaître que l'argument de mauvaise foi initial est différent (il s'agît ici de ne pas pouvoir commenter une décision de justice), cela ressemble fortement à un "bis", un remake auquel on donne plus de mordant. Et m'est avis qu'aussi longtemps qu'on l'interrogera sur le sujet, sauf peut-être s'il change à nouveau de bord, M. Besson trouvera matière a re-Busirisser.

28. Le jeudi 25 juin 2009 à 10:50 par nicolas

A mes yeux, le délit de solidarité c'est d'être condamné pour avoir aidé (nourri, hébergé, transporté) un clandestin, pas d'être interrogé ou interpellé pour ca. Vous avez d'ailleurs très largement montré que ca existe, contrairement à ce que dit le ministre.

Ceci dit, a-t-il tort d'affirmer qu'être interrogé ne suffit pas à confirmer l'existence du délit de solidarité ?

29. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:00 par marc

j'aurais bien une idée pour remplacer Dati à la justice mais la place est prise!! :-)

pitoyable, ce Besson...

30. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:03 par Yoyo

@ Winston

je crois que la politique d'ouverture à un peu trop porté, là ... M Le Ministre à du engager le "coach Busuris" de Madame La ministre, ancienne garde des sceaux ...

Avec l'arrivée de Mr Estrosi, son leadership pourrait être contesté, c'est pourquoi il prend les devants. Quant à gagner son deuxième prix (moi aussi je suis optimiste) au même motif que le premier, c'est petit, petit...

31. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:04 par T-H-A

Formidable cet Eric Besson ! Est-ce que l'académie est au courant que le sieur Estrosi brigue un nouveau prix avec une déclaration sur "sa" loi anti-cagoules : clic

32. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:07 par turquoise

j'ai beaucoup aimé la question du premier auditeur à Besson: "Charlie Hebdo vous a traité de menteur. est-ce Charlie Hebdo qui ment ou est-ce vous qui mentez? et si ce n'est pas vous, poursuivrez-vous Charlie-Hebdo pour diffamation?". c'était excellent. notons que même sans être viré, F. Pommier faisait preuve d'une vraie audace. le naïf, il a pris au pied de la lettre le slogan de sa chaîne, "France Inter, c'est l'indépendence" Besson c'est la mauvaise foi de haut vol...

33. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:08 par Bernadic

Actuellement la ville de Calais se trouve en quasi état de siège car des membres de groupuscules dits no-borders sont accourus d'Europe pour "soutenir" les clandestins, à la manière d'Eolas mais de manière plus musclée.

Les quelqu'uns porteurs d'armes ont rapidement fait connaissance avec les cellules de garde à vue de notre vieille et chère République.

Alors, le Busiris aux casseurs cosmopolites?

34. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:14 par Calino

Pour les amateurs du sieur Besson pédalant dans la semoule sur ce dossier, face à des lycéens, regardez gratuitement la dernière émission de "Questions de générations", diffusée sur France 2 mardi dernier

35. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:18 par Fantômette

@ nicolas,

Je crains que vous ne fassiez fausse route.

Si je devais définir - pour le bénéfice de M. Besson - un délit imaginaire, je serai tentée d'en faire un délit pour lequel, non seulement personne n'est condamné, mais au-delà, un délit pour lequel personne n'est poursuivi. Un vrai délit-qui-n'existe-pas (si j'ose dire) ne devrait autoriser ni la condamnation, ni même la simple suspicion de culpabilité. Faute de quoi, le délit est bien réel.

36. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:21 par Baba O'R.

C'est bien ce que je disais hier, tout se recycle. Rachida en avocat, Besson en Busiris...

37. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:24 par Baba O'R.

Et Besson ne ment jamais.

http://www.libetoulouse.fr/2007/2009/06/justice-cest-certainement-un-probl%C3%A8me-de-vocabulaire-le-ministre-de-limmigration-de-lint%C3%A9gration-de-lidentit%C3%A9-national.html

38. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:25 par kosmo

C'est ce qui me consterne le plus chez nos dirigeants, ils sont tellement déconnectés de la réalité, et ont ce sentiment "d'être au dessus" qu'il considére qu'un quidam qui passe 1 journée en garde à vue n'est pas bien grave par rapport aux soit disant bénéfice escompté.

Ces mecs la devrait justement entre enfermé en prison, vivre en banlieue, bref, faire un stage de vie ma vie avant de donner des leçons...

39. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:28 par Gerald

Petit commentaire en passant, il serait intéressant d'avoir les "transcript" des passages sonores, à chaque fois.. Certains sont au travail, et n'ont pas de son ;-)

40. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:47 par Rasbaille

Ce prix fait douloureusement écho avec

http://www.carrefourdessolidarites.org/Le-camp-de-refugie-de-Loon-Plage-a

que j'ai lu ce matin et qui décrit simplement la destruction des camps dans la région de Dunkerque pour ces sans-papiers que je vois tous les matins au bord de l'autoroute.

Le passage sur la mosquée improvisée m'a vraiment touché, je le retranscris ici pour ceux qui ne voudrait pas lire tout l'article :

"Je me suis permise de prendre quelques photos et suis rentrée dans quelques cabanes.L’une d’entre elle était une mosquée, faîtes avec simplicité, tapissée de blanc. Des vrais tapis au sol. Dehors, une palette en guise de paillasson, deux bouteilles d’eau vides qui avaient dues servir à se purifier. Il y régnait une ambiance sereine et accueillante. Tant d’espoir et de trop plein du coeur vidé là dedans. Cet endroit mystérieux, magique. En arrière "bruit", les sons des grues s’affairant à quelques mètres. J’ai eu une drôle d’impression de calme avant la tempête. Tous ces tapis emmenés durant leur périple, travail de tant d’heures, bouleversés, chavirés, par notre beau monde occidental à coup de pelleteuse !"

41. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:48 par Aries

Bonjour, Une question : imaginons qu'un citoyen de notre bô (sic) pays croise le chemin d'un "clandestin" dans le besoin mais vraiment, genre, blessé, affamé ou que sais-je encore. Normalement, la loi et le sens commun va le pousser à l'aider (assistance à personne en danger) mais alors tombe-t-il dans le cas étudié ici, à savoir le délit de solidarité ? Si je croise quelqu'un qui se cache dans mon jardin, transi et visiblement dans le besoin, je vais au moins m'assurer qu'il va bien et qu'il recouvre ses forces. Mais s'il est en situation irrégulière, suis-je dans l'illégalité ? Un petit éclaircissement est, semble-t-il nécessaire, car, au choix c'est la conscience tranquille d'avoir aidé mais être après un "criminel" ou la honte d'être resté dans le cadre de la loi. la peste ou le choléra ? merci.

42. Le jeudi 25 juin 2009 à 11:56 par salah

Nicolas Sarkozy est un artiste dadaïste zurichois dans l’âme. Il aurait fait un bon compagnon ‎de tous ceux qui fréquentaient le Cabaret Voltaire dont l’exilé Lénine fût un familier. Pourquoi ?‎ A peine arrivé au sommet de l’Etat ,il crée le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de ‎l’Identité nationale et du Développement solidaire. Un an après , qui met-il met à la tête de ce ‎ministère ? Eric Besson ! Qu’a fait Eric Besson pour mériter cet honneur ? Il a écrit deux ans ‎auparavant un livre qu’il a intitulé L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy » ‎dans lequel il s’interrogeait :‎ ‎« La France est-elle prête à voter en 2007 pour un néo-‎conservateur américain à passeport ‎français ? ». ‎N'est-il pas du pur travail artistique de placer au ministère ‎concerné ,celui-là même qui s’interrogeait sur son identité il y a 2 ans ? Si ce n’est pas une ‎performance artistique de Nicolas Sarkozy ,je ne sais pas comment on peut l’appeler ?‎

C’est ainsi que j’entends le désarroi d’Eric Besson lorsqu’il dit : ‎: « la loi n’y peut rien ,c’est ‎la pratique c’est la justice , etc… »‎. Il est plus à plaindre qu’à blâmer car il ne fait que ‎demander l’indulgence en étant lui-même en situation d’aide au séjour d’une âme étrangère ‎dont la loi s’est révélée incapable de l’en empêcher . La CIMADE n'y peut rien contre son malheur .Les pratiques donnent un goût amer à ‎certains chapeaux. ‎

43. Le jeudi 25 juin 2009 à 12:02 par ceriselibertaire

La note attachée à l'article montre toute la difficulté à contester des chiffres qui sont ennoncés comme des vérités. La bonne attitude est donc de considérer a priori comme faux tout ce qu'un ministre prononce.

44. Le jeudi 25 juin 2009 à 12:08 par olivier

A quand un Busiris pour notre Président ?

la réponse faite au journaliste (de l'AFP ou Reuters) par notre Président se rapproche d'un Busiris :

- "il n' y a pas de notion de secret d'Etat en France",

- c'est un commentaire peu flatteur de surcroit sur une instruction en cours : une "fable" telle est l'appréciation du travail des juges d'instruction,

- c'est teinté de mauvaise foi,

voir le verbatim et la vidéo sur le site l'obs
On notera au demeurant un français approximatif traduisant une émotion mal contenue.

45. Le jeudi 25 juin 2009 à 12:44 par Remy

Merci, comme toujours, pour vos decryptages et vos commentaires, mais je ne saisis pas cette fois-ci la fin de votre billet : certes ces personnes interpellées puis relâchées sont privées de liberté et vous semblez bien expliquer qu'elles le sont de manière totalement disproportionnée, mais en quoi cela-rend-il mensongère l'affirmation selon laquelle le délit de solidarité n'existe pas ? La garde à vue n'est pas une condamnation, si elle est une privation de liberté. Je pense comprendre le cynisme de la manœuvre que vous dénoncez mais, en résumé, on ne peut pas dire qu'une personne placée en garde à vue car elle serait soupçonnée (avec cynisme peut-être) d'être un passeur est condamnée pour avoir hébergé ou nourri un sans papier, si justement elle ne l'est pas.

Je suis bien entendu d'accord pour reconnaître les mensonges à répétition du ministre. Il suffit d'être équipé d'un poste de radio ou de savoir lire pour ne plus pouvoir nier cette évidence. Il est incroyable que cette personne puisse mentir à ce point au peuple qui lui a donné le pouvoir de le diriger et reste en poste sans que l'opinion ou la presse ne s'en émeuvent pas plus. Je vous remercie également de dénoncer les gardes à vue abusives qui sont un abus de pouvoir dangereux et scandaleux, mais en l'occurrence elles ne constituent pas le fameux délit. Si ?

46. Le jeudi 25 juin 2009 à 13:01 par valerie

Nouvelle fan du blog de maître (65) Eolas, je savais en écoutant traître (30deniers) Besson sur Inter hier qu'il serait le prochain récipiendaire Busiris ... et je riais toute seule dans ma cuisine devant tant d'humour involontaire (ou bien je pestais toute seule dans ma cuisine devant tant d'inepties .... je ne sais plus). Quant à Frédéric Pommier, plus rien ne m'étonne en ce bas monde .... où est le Philippe Val associé à Patrick Font (il y a bien 25 ans) et qui a participé un peu quand même à mon éducation citoyenne ??? Et où sont les neiges d'antan ?? arf

47. Le jeudi 25 juin 2009 à 13:14 par Bardamu

Ce blog est sauf : Mme Dati a trouvé un ministre pour prendre la relève, en la digne personne de M. Besson. N'en déplaise à Mme Royal, on va commencer à le connaître celui-là...

Ps : vous êtes sûr cher Eolas qu'il n'y pas un cep de vigne sur tout le champ de mars ?

48. Le jeudi 25 juin 2009 à 13:16 par Scytales

23, de gina:

"@Me Eolas

"Ici, d'ailleurs, Éric Besson ne se gêne pas pour la commenter aussitôt, par un argument d'autorité en invoquant la position du parquet (qui est partie au procès) et du préfet (qui ne l'est pas et n'est pas censé avoir accès au dossier) : il y aurait plusieurs autres préventions, sans préciser lesquelles. À ce sujet, si des personnes proches du dossier me lisent, pouvez-vous confirmer ou infirmer cette information et me préciser le cas échéant les autres chefs de prévention ?"

Dites donc, est-ce que vous n'êtes pas dans le même cas que le Préfet, c'est à dire sans droit d'accès au dossier? je me demande si vous n'êtes pas en train de pousser les "proches du dossier" à la violation du secret de l'enquête... à moins bien sûr que vous ne visiez que les parties elles mêmes, non astreintes au secret."

Selon le contenu de l'article cité par Monsieur Pommier, le Parquet a pris ces réquisitions dans cette affaire.

Qui dit réquisitions dit procès. Un procès est -en principe- public. S'il s'est tenu publiquement, toutes les personnes présentes dans la salle ont pu entendre le président du tribunal lire l'acte de prévention énumérant les différents chefs de poursuite.

Nulle violation du secret de l'enquête ne peut être encouru par celui qui rapportera quels sont ces chefs de prévention.

49. Le jeudi 25 juin 2009 à 13:46 par petit comique

Je pense que l'Archi-Traître cherche à toute force à battre - non - à pulvériser le record de Sainte Rachida l'Incomprise !!!

Ce qui m'embête dans toute cette superbe panoplie de plus en plus répressive de not' bon maître et de ses sbires, c'est que détricoter tout cela est rarement faisable, car politiquement impopulaire...

50. Le jeudi 25 juin 2009 à 13:53 par Sylvain

@ceriselibertaire Exactement, souvent dans les blogs ou autres forums, quand on avance des chiffres ou des faits, on a droit à un beau message : "source?" J'aimerai qu'on ait des journalistes avec du courage pour faire la même chose dans les interviews!

51. Le jeudi 25 juin 2009 à 14:09 par Benoit

@Olivier42 Il me semble que la Constitution protège le Président en exercice des prix Busiris. (cf notre Maître à tous je ne sais plus quand)

52. Le jeudi 25 juin 2009 à 14:13 par gina

@ Scytales

S'il y eu audience, alors le préfet comme tout le monde a pu avoir une certaine connaissance du dossier, et donc avoir une position, dans le sens d'opinion. Auquel cas je ne comprends pas la remarque de Me Eolas, pas plus que je ne comprends dès lors qu'il demande à des personnes "proches du dossier" s'il y a d'autres chefs de prévention (les chefs de prévention sont lus en audience publique).

53. Le jeudi 25 juin 2009 à 14:14 par Il Palazzo-sama

« En fait, la police télécharge illégalement les gardes à vue, quoi. »

Je propose la création d’une Haute Autorité indépendante pour la Défense vis-à-vis des Obligations Policières Inutiles (HADOPI) dont la Commission de Protection des Libertés (CPL) sera chargée de couper via sanction administrative l’accès des policiers à leur commissariat en cas de téléchargement illégal de gardes à vues !
La preuve serait constituée par l’IP. (Infraction Policière)

C’est bon, là ? Je reçois rétroactivement un secrétariat d’État dans le nouveau gouvernement ?

54. Le jeudi 25 juin 2009 à 15:04 par villiv

@ Eolas "C'était ce matin, sur France Inter, au cours de l'excellente (donc bientôt supprimée) revue de presse de Frédéric Pommier."

mais non, ce n'est pas que pour cela qu'elle est supprimée ; c'est aussi parce que c'est pour son bien à ce très talentueux F. Pommier

je cite : "la revue de presse n'est pas ce qui convient le mieux à Frédéric Pommier"

Bon, et notre bien à nous Auditeurs, qu'en fait-on ?, me direz-vous ?
hé bien... non, ne me dites-pas sauf à risquer l'absence de réponse malheureusement

55. Le jeudi 25 juin 2009 à 15:04 par Véronique

@ gina

... pas plus que je ne comprends dès lors qu'il demande à des personnes "proches du dossier" s'il y a d'autres chefs de prévention (les chefs de prévention sont lus en audience publique).

Moi je comprends la demande d'Eolas.

Car si vous lisez l'article de Libération sur lequel s'appuie la revue de presse de Frédéric Pommier et son interview d'EB, vous observerez que l'article se veut être le compte rendu d'un réquisitoire express de moins de deux minutes.

Extrait de l'article:

Sa faute, selon le parquet ? N’avoir pas laissé ledit Namingui à la rue et le ventre vide quand il passait le soir à la maison. Sa très grande faute ? L’avoir aidé alors qu’il le savait pertinemment en situation irrégulière puisque conservant son dossier de demande d’asile auprès de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides).''

Je veux bien tout. Cependant il y a un moment où il me semble que les hypothèses formulées par un journaliste avec des intentions grossières prêtées à un procureur ont tout de même des limites.

Donc oui, Eolas a raison de rechercher d'autres sources en compte rendu d'audience.

56. Le jeudi 25 juin 2009 à 15:09 par Véronique

J'ai oublié de citer un morceau de choix de l'article de Libération, fer de lance de la revue de presse.

Devrait donc être retenu du réquisitoire du substitut du procureur que la démarche la plus citoyenne pour Fofana eût été de le dénoncer.

57. Le jeudi 25 juin 2009 à 16:40 par gina

@ Véronique

"Donc oui, Eolas a raison de rechercher d'autres sources en compte rendu d'audience." oui, s'il cherche des personnes qui étaient dans le public, ou directement les parties. Mais à mon avis les autres personnes qui ont connaissance du dossier sont liées par le secret de l'enquête, cf mon premier commentaire en n° 23.

Mais bon, tout ça était juste une boutade pour Me Eolas, ça n'a vraiment rien d'important... merci en tout cas pour votre réponse.

58. Le jeudi 25 juin 2009 à 16:54 par chantal

J'aime beaucoup "la police télécharge les gardes-à-vue"... C'est vrai notre Président fait en sorte de s'entourer de gens moins intelligents que lui... Non j'l'ai pas dit... lol Mais il est encore plus vrai que nous ne sommes pas mieux équipés qu'avant en matière de gouvernement

59. Le jeudi 25 juin 2009 à 17:03 par Excalibur

Besson au goulag

60. Le jeudi 25 juin 2009 à 17:12 par Serge

Ne désespérez pas.

Rachida (que cent mille rivières de diamants s'accrochent à Son cou) n'a pas fini d'alimenter la rubrique judiciaire...

Après le faux diplôme, le faux compte rendu ?

61. Le jeudi 25 juin 2009 à 17:18 par Véronique

@ gina

Vous savez, ce que je trouve cocasse c'est l'aspect très laborieux des réponses d'Eric Besson à Frédéric Pommier. Alors que le ministre, pourtant entouré de bataillons de chargés de com dans son ministère, pouvait commencer par lire ou faire lire avec un peu d'attention l'article de Libération, et commencer par en discuter la teneur.

A mes yeux cet article seul pouvait difficilement prétendre servir de support sérieux à un interview.

62. Le jeudi 25 juin 2009 à 17:22 par Véronique

...une interview.

63. Le jeudi 25 juin 2009 à 18:35 par ZarkDav

"Mettons que chacune de ces gardes à vue pour rien durera douze heures en moyenne, soit la moitié de la durée légale de base de 24 heures. Cela signifie que des innocents passeront en 2009 dans les commissariats de France l'équivalent de 5 ans et demi de privation de liberté pour un délit dont le ministre n'a de cesse de nous répéter qu'il n'existe pas."

Bon article sur le fond (même si Besson commence à ressembler à une tête de Turc...), dommage de terminer sur une hyperbole inutile sauf pour nous exercer au calcul mental.

64. Le jeudi 25 juin 2009 à 18:50 par Petruk

@ZarkDav Je ne trouve pas cette ce calcul si inutile que cela. Il permet de rappeler utilement que la garde à vue est aussi une privation de liberté à tous ceux qui affirment qu'une garde à vue, ce n'est pas bien grave (ou qui le pensent si fort qu'on les entend) et en déduisent que délit de solidarité n'existe pas puisque dans la plupart des cas cela ne va pas plus loin que cette conséquence bégigne.

65. Le jeudi 25 juin 2009 à 18:52 par valerie

@ Chantal "C'est vrai notre Président fait en sorte de s'entourer de gens moins intelligents que lui... "

Par définition, not'prèz EST le plus intelligent ... d'ailleurs, en Mongolie Intérieure, on l'appelle "Phare Lumineux" (c'est Dr K. qui me l'a dit) !!

66. Le jeudi 25 juin 2009 à 19:12 par Spacky

"En 65 ans, personne..."

Nous sommes en juin 2009, il y a 65 ans, nous étions en juin 44. On va pas chipoter sur les quelques mois d'occupation, et ceux d'épuration qui ont suivi, car à mon avis, à cette époque, valait mieux ne pas être vu avec des "étrangers", allemands ou autres, selon la saison.

67. Le jeudi 25 juin 2009 à 19:15 par Mouns

La mauvaise foi se présume avec Besson!

68. Le jeudi 25 juin 2009 à 19:30 par le téléspectateur

Attention de ne pas délivrer dans la précipitation des prix et diplômes au premier venu, (au fait qui connait Monsieur Besson?)d'autant qu'il y a en réserve des candidats de très grande valeur et très prometteurs,Estrosi,Morano,Lelouche,Hortefeux...sans oublier ce bon Monsieur Lefebvre pour ne citer que les bons élèves.

69. Le jeudi 25 juin 2009 à 19:48 par panouf

heureusement que vous expliquer pourquoi c'est un busiris: je sens qu'il y a qqch qui ne va pas, mais j'ai tjrs du mal à voir pk. Merci Maitre

70. Le jeudi 25 juin 2009 à 20:30 par Vox Populi

Plus je lis ces billets, plus je commence à subodorer une idée qui se fait de plus en plus convaincante :

Eolas n'aime pas Eric Besson.

Est-ce seulement possible ?

71. Le jeudi 25 juin 2009 à 21:51 par Seb30 - possédé par le fantôme de JYC

@69 Mapics

Intéressante comparaison, plus adéquate que vous ne le pensez. Connaissez-vous le terme de "surpèche" ? Ou comment, à force de lancer leurs filets un peu trop souvent, les pécheurs du monde entier sont en train d'épuiser les populations de poisson disponibles ? Notre faute aussi, à vouloir du poisson toutes les semaines...

A force de lancer leurs filets trop souvent, sans discernement, je crains que notre police et notre justice ne vont aussi épuiser la population française...

"Certains ne survivront pas mais ce n'est pas grave". eh, on parle d'êtres humains ici. Attendez que ça vous arrive, vous nous direz si d'être suspecté d'être un criminel et traité comme tel, ce n'est pas grave.

Accessoirement et hors sujet, votre dernier passage n'est pas exactement vrai (ou même totalement faux). Un poisson mort ne devient nourriture que s'il y a un autre poisson pour le manger, sinon il pourrit simplement au fond de la mer. Et vous vous souvenez, vos filets qui prennent tous les poissons ? Il n'y a plus de poissons pour manger ceux qui sont rejettés.
Et surtout, un poisson qui meurt avant de s'être reproduit assez souvent pour perpétuer l'espèce, c'est grave. En tuant un poisson maintenant, vous tuez aussi ceux que auriez péchés l'an prochain.
Désolé pour le hors sujet, c'était ma minute écologique.

72. Le jeudi 25 juin 2009 à 22:00 par Jul Earthwalker

Vu qu'on a des propos busiribles toutes les deux semaines, j'ai un peu peur que le prix ne soit un peu galvaudé par sa fréquence. Je me demande si la busirisation ne devrait pas faire l'objet d'un festival trimestriel par exemple avec remise de palmes ?

Enfin bon en attendant ça reste édifiant.

Ce qui me rassure c'est que les véritables décideurs des questions d'immigration sont Maxime Tandonnet et Claude Guéant qui travaillent dans l'ombre des couloirs du cabinet du Président. Tiens finalement, je ne suis pas sûr que ça me rassure.

73. Le jeudi 25 juin 2009 à 23:23 par justiciable

deux questions de fond au maitre des lieux :

1 ] est ce que ca "vaut" de refaire exactement le même coup pour obtenir un busiris ? la récidive entraine t elle un nombre plancher de prix ?

2 ] au bout de combien de busiris devient on un "Dati" ( titre honorifique traditionnel pour les lauréats multi-récidivistes ) ?

Il serait temps d'exercer votre pouvoir ( réglementaire ou autre ) qu'on sache ou on va ...

Les prix busiris sont moins clairs que les arrêts du MagenMaggot !

Eric Besson ne peut pas à mon avis éclater le record avec le seul délit de solidarité c'est pas du jeu !

74. Le jeudi 25 juin 2009 à 23:27 par justiciable

ah j'ai oublié de le caser : "Non bis in idem" quoi !

75. Le vendredi 26 juin 2009 à 00:16 par PrometheeFeu

Mon premier commentaire a du ne pas plaire a Maitre Eolas. De toute façon, je lui donnais 50% de passer entre les mailles du filet. Je re-essaye:

J'aimerai bien que Monsieur Le Ministre réfléchisse un peu plus. Il avait quantités de moyens pour s'en sortir sans sortir quelque chose d'aussi flagrant. En plus subtile, il y avait:
Le légaliste: "Il n'y a pas de délit de solidarité. Il y a un délit qui est applique aux passeurs et a ceux qui aident au séjour irrégulier."
Un peu plus honnête: "Il est difficile d'écrire une loi qui fera la différence entre le passeur et celui qui cherche a aider quelqu'un dans la détresse. Nous faisons tout notre possible pour éviter de tels confusions mais parfois des cas nous échappent. C'est triste, mais c'est le prix a payer pour combattre l'exploitation."
Tout a fait correct mais franchement malhonnête (Mais qui lui vaudrait des points supplémentaires): "Si les juges faisaient preuve d'humanité au lieu d'êtres aussi légalistes on en serait pas la! Non mais!"
Le mensonge qui sera flagrant mais plus tard: "Nous travaillons d'arrache-pieds pour liquider cette héritage des socialistes!"
Le coup de poignard dans le dos: "Si la ministre de la Justice avait exerce un meilleurs contrôle sur l'opportunité des poursuites, nous n'en serions pas la..."
Mais pourtant, il choisit de dire quelque chose que tout le monde sais est un mensonge...

76. Le vendredi 26 juin 2009 à 00:32 par Amélie

@spacky Cela devient une habitude de citer des dates "depuis 1800 et des brouettes"... Dati était une experte en la matière. Mais quelqu'un peut-il nous éclairer sur les "65 ans" de Besson qu'il répète à l'envi. A quelle condamnation fait-il référence ? Pourquoi 65 ans, et pas quarante-douze ? Merci à vous

77. Le vendredi 26 juin 2009 à 00:34 par LDiCesare

Je trouverais utile de donner une transcription écrite (et pas juste audio) des propos tenus. Cela rendrait le billet lisible, alors qu'en l'état il faut pouvoir l'écouter, ce que je trouve dommage.

78. Le vendredi 26 juin 2009 à 00:55 par Jul Earthwalker

Thèse (courte) présentée en vue de l'obtention du titre de Docteur en sociologie

Sujet : le prix Busiris

Le prix Busiris fut créé le 9 mai 2006. En quatre ans et deux mois il a été remis 22 fois (23 si l'on intègre le prix spécial du jury de novembre 2008). Sa fréquence d'obtention par tranches de douze mois est la suivante :

  • de mai 2006 à avril 2007 : 5 prix (François Fillon, Pascal Clément, Dominique Baudis, Albert Gonzales, Xavier Bertrand)
  • de mai 2007 à avril 2008 : 4 prix (Eric Ciotti, Claude Guéant, Rachida Dati, Jean Dionis du Séjour)
  • de mai 2008 à avril 2009 : 8 prix (Rachida Dati cinq fois, Brice Hortefeux, Christian Estrossi, Eric Besson) et un prix spécial du jury (André Ride)
  • de mai 2009 à juin 2010 : 5 prix (Christine Albanel deux fois, Rachida Dati, Henri Guaino, Eric Besson)

L'accélération de la fréquence des remises du prix est d'autant plus évidente que l'Académie pourrait rendre un total de 30 prix sur la tranche de mai 2009 à avril 2010 si elle garde le rythme qu'elle a prix au cours des deux premiers mois. Question : la fréquence de remise du prix nuit-elle à l'impact du prix ?

Quelques statistiques...

1) Les lauréats n'apprennent pas du Busiris. Le podium Busiris est éloquent :
Première place : Rachida Dati avec 7 prix.
Deuxième place ex aequo : Christine Albanel et Eric Besson avec chacun 2 prix.
CQFD.

2) Le Busiris frappe à droite.
Sur 14 lauréats, 12 sont des femmes et hommes politiques français de métier et ces 12 lauréats appartiennent à la majorité de droite : 11 sont affiliés à l'UMP, 1 au Nouveau Centre. (pour la tenue de ces affirmations, Eric Besson est tenue pour un homme politique de droite, les discours de façade sur l'ouverture que représente l'action d'Eric Besson n'abusant en rien un thésard en sociologie)
Questions : la majorité présidentielle a-t-elle le monopole des affirmations juridiquement (et logiquement) aberrantes, teintées de mauvaise foi, et mues par l'opportunité politique plus que par le respect du droit ? l'opposition fait-elle à ce point peu de commentaires critiques sur le fond qu'elle n'énonce plus d'affirmations juridiques ?

Je remercie mon directeur de thèse pour m'avoir donné le goût de la statistique qui démontre quelque chose.

Sur ces quelques bêtises, je vais me coucher !

79. Le vendredi 26 juin 2009 à 01:59 par Remy

@Jul en 77.

Deux hypothèses pour tenter de répondre à votre question :

- Il faut être de mauvaise foi pour être de droite, un tel choix personnel étant d'un point de vue philosophique aberrant.

- La France est gouvernée par la droite sur la période étudiée.

Ces pistes ne s'excluent pas mutuellement.

80. Le vendredi 26 juin 2009 à 09:11 par artiam

Mon cher maitre

Mr Besson a incontestablement un statut de vainqueur et de compétiteur prometteur.

Je me demande si France Inter ne constitue pas une réserve à Busiris, tant les propos de Mr FINKIELKRAUT ce matin sur HADOPI et la décision du conseil constitutionnel m'apparaissent relever du déréglement du raisonnable même pour un philosophe.

81. Le vendredi 26 juin 2009 à 09:23 par llon

A Remy en 78 : Déjà, je ne sais pas trop ce que c'est la droite (hormis l'opposé de la gauche), c'est à dire que ça me semble suffisamment complexe pour qu'une personne censée y trouve quelques valeurs qui lui correspondent, mais je n'en suis pas certain.

Ensuite, comme il est précisé, la période étant sous la coupe de la droite, on ne peut déduire le potentiel de la gauche avant que celle-ci ne se retrouve dans la même position que son antagoniste.

82. Le vendredi 26 juin 2009 à 09:25 par Giudice

Ce type a fini de m'étonner depuis un bon moment, mais j'ai l'impression qu'il ne se lassera jamais de me consterner.

merci pour l'hommage à Frédéric Pommier qui le mérite.

83. Le vendredi 26 juin 2009 à 09:51 par Alec

J'apprécie particulièrement le descriptif de la photo de Monsieur Besson, ministre de l'Oriflamme et des Sarrazins. Mais je dois faire observer que si sa tête penche à droite pour nous, lecteurs, elle s'incline légèrement sur son épaule gauche.

Où l'on voit qu'il n'a pas totalement renié ses opinions politiques initiales.

84. Le vendredi 26 juin 2009 à 10:27 par FrédéricLN

@ Giudice #81 = +1, mais où serions-nous sans quelques réverbères comme M. Eric Besson, pour éclairer de leur pensée unique le trottoir où nous errons, nous autres pauvres démocrates, républicains, légalistes et autres nostalgiques des affirmations vraies ?

85. Le vendredi 26 juin 2009 à 13:08 par Benoît

Bonjour maître,

Vous dites que La seule chose que la loi interdit est de jeter le discrédit sur cette décision dans des conditions de nature à porter atteinte au respect dû à la justice ou à son indépendance..

Est-ce que par exemple, Alain Finkelkraut, dans les propos suivant, tenus ce matin sur France-Inter est concerné : Les sages ont voulu devenir des jeunes .... J'ai trouvé cette décision absolument stupide. (en parlant de la décision relative à la loi Hadopi) ?

Source :

86. Le vendredi 26 juin 2009 à 14:48 par dany

HHHAAAAAAA

voila ou va lefebvre : ici

va falloir chauffer le busiris, ça risque d'arriver rapidement...

87. Le samedi 27 juin 2009 à 18:45 par Anto

Mouais pas vraiment convaincu par votre argumentation clairement démagogique. le pompon restera le "5 ans et demi" terminal. Tous cela pour ne finalement que cautionner l'immigration illégal. Ce blog devient de plus en plus décevant par son acharnement anti-droite, ce qui est bien malheureux, car bon nombre de sujets étaient intéressant et fichtrement bien traités. Pourquoi forcer le trait à ce point... Je commence à me lasser.

Eolas:
Je serais désolé qu'il existât un malentendu entre nous. Le fait que le ton de mes billet vous chiffonne m'indiffère totalement, et je n'ai pas l'intention de changer d'un iota ce que j'écris dans l'espoir de ne pas vous déplaire. Je ne voudrais pas que vous perdissiez votre temps ici dans l'espoir vain d'un changement. Vous trouverez ailleurs bien assez de sites laudateurs du gouvernement, pour ceux qui comme vous préfèrent être caressés dans le sens du poil plutôt que, Dieu nous garde, de se poser des questions.

88. Le mardi 30 juin 2009 à 00:52 par Kourai

Pas grand-chose à voir, mais...

Lassana est malien. Il n'a pas pu aller à l'école très longtemps, sa famille avait besoin de lui pour travailler, besoin d'argent pour vivre. Lassana a un petit frère, l'espoir de la famille, celui pour qui on se sacrifie pour qu'il puisse faire des études et échapper à la misère.

Alors, Lassana est venu en France, en clandestin, comme tant d'autres. Il a enduré les longs trajets à pieds, le mépris des passeurs, l'hygiène inexistante de ce long voyage. Lorsqu'il est arrivé en France, en 2004, il était épuisé, affaibli, et terriblement malade, il a du être hospitalisé. Grâce aux soins, il a pu se remettre, un peu. Trouver du travail, et envoyer de l'argent tous les mois au Mali, pour son petit frère. Mais les microbes étaient toujours là. Vendredi 26 juin 2009, les microbes ont vaincu Lassana, en soins palliatifs depuis quelques semaines.

Lassana était très discret, si gentil, si souriant. Il avait soif d'apprendre, lui qui n'avait pas eu la chance d'aller à l'école. Il voulait tant apprendre à lire. Il était courageux, aussi, travaillait dur et ne se plaignait jamais. Il a été un ami cher pour tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. Il sera enterré au Mali, près de son père.

Comme elle est loin, l'image de l'immigré profiteur, l'indésirable. Nous sommes fiers de t'avoir aidé Lassana, de t'avoir accueilli même lorsque tu n'avais pas encore de papiers. Parce que tu étais, simplement, un être humain. Repose en paix.

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