Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Vous avez du courrier

Je ne suis pas le seul à avoir réagi au communiqué de Synergie Officiers sur la décision de la Cour de cassation. Mon bâtonnier bien-aimé, Jean Castelain, DavidGoliaths’appuyant comme il se doit sur le vice, j’entends par là le vice-bâtonnier Jean-Yves Le Borgne, a pris sa plume pour faire connaître à ce syndicat ce que lui inspirait son brûlot. La missive en question, co-signée, étant publiée dans le Bulletin du barreau, version électronique disponible ici, je crains que les responsables de ce syndicat n’en aient pas connaissance.

Je me fais donc un devoir, peut-être doublé d’un certain plaisir, d’en reprendre ici le texte, afin d’être sûr qu’il touche son destinataire et que je ne plante pas le serveur de l’ordre en envoyant plus de visiteurs qu’il n’en a l’habitude. Au passage, tous mes lecteurs pourront avoir une démonstration du fait qu’on peut régler son compte à un adversaire sans jamais verser ni dans l’injure ni dans la diffamation. Les hyperliens ont été rajoutés par votre serviteur.

Mesdames, Messieurs : les bâtonniers.

En réponse à Synergie Officiers qui injurie le barreau

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Le syndicat Synergie Officiers a rendu public, le 19 octobre 2010, un communiqué où il se dit « stupéfait et écœuré » des arrêts de la Cour de cassation imposant l’avocat dès le début de la garde à vue pour les cas de criminalité organisée que ne visait pas la décision du Conseil constitutionnel.

Ce syndicat de fonctionnaires de police voit dans la réforme de la garde à vue le résultat du « lobby des avocats » qui n’y chercheront qu’une « satisfaction commerciale ».

Continuant à décliner l’injure, le même communiqué regrette qu’on « impose la présence des avocats tout au long de l’enquête, sans que ces derniers aient l’obligation de se plier à la moindre contrepartie de moralité, de déontologie et de transparence de rémunération ».

De tels propos ne pouvaient demeurer sans réponse.

La violence n’est souvent que le paravent de l’inanité. Une pensée un peu faible, une argumentation indigente ont besoin de trouver appui sur autre chose que le maniement virtuose des concepts. C’est ainsi que l’injure s’offre, comme une planche de salut, à celui que la dialectique déconcerte. Le cri prend la place du mot et la vocifération celle de l’idée.

Cette panique élémentaire et agressive devrait conduire à un haussement d’épaule où dominerait la commisération, à ce sourire désabusé que suscite ce qui est dérisoire. Qu’on nous pardonne de ne pas avoir cette sérénité vertueuse.

Depuis des siècles, le barreau, partenaire de justice, s’enorgueillit de sa morale et de sa déontologie. C’est pour que les juges retrouvent des interlocuteurs fiables que Napoléon, il y a tout juste deux siècles, rétablit les Ordres d’avocats que la Révolution avait abolis.

Synergie Officiers n’en est pas à sa première incartade. Injurier le barreau lui tient lieu de raisonnement. Son discours véhicule une curieuse haine pour la modernité de la justice, une allergie pour l’équilibre procédural qui partout impose la présence d’un avocat aux côtés du suspect.

Vous rendez-vous compte, Mesdames et Messieurs de Synergie, qu’en tenant à l’endroit du barreau des propos scandaleux, c’est la Cour européenne des droits de l’Homme, le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation que vous insultez ?

Vous êtes, paraît-il, farouchement hostiles aux délinquants. Rappelez-vous qu’un discours, mal maîtrisé, peut devenir un délit. A titre de pénitence, à dimension pédagogique, relisez donc les propos du président de la République, que vous hésiterez peut-être à insulter à son tour : « c’est parce qu’ils sont auxiliaires de justice et qu’ils ont une déontologie forte qu’il ne faut pas craindre la présence des avocats dès les débuts de la procédure ».

La modération fait partie de nos principes essentiels ; nous ne vous la souhaitons pas, car nous ne sommes pas adeptes des vaines espérances. Souvenez-vous seulement qu’un peu de retenue permet d’accéder à l’élégance et, pour ceux qu’un tel défi décourage, que cette discrétion protège au moins d’une grave déconsidération.

Jean-Yves Le Borgne
Vice-bâtonnier du barreau de Paris

Jean Castelain
Bâtonnier de l’Ordre

Commentaires

1. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:10 par fred

Espérons que Synergie officiers va comprendre cette réponse ferme et raffinée. Ce n’est pas gagné, le vocabulaire est 20 crans au dessus du leur…

2. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:10 par malpa

C’est frais, c’est jouissif, il y a une saveur presque éolasienne dans le style… Sans offense, bien sûr, la réalité est peut-être inverse : C’est Eolas qui a souvent des accents de bâtonnier, si ça se trouve.

Eolas:
Je ne saurais m’offusquer qu’on me compare à Jean-Yves Le Borgne : c’est lui qui devrait se vexer.

3. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:17 par malpa

Oui, mon “sans offense” lui était adressé, en fait.

4. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:27 par Pedro

En plus de partager le fond de cette lettre, j’en apprécie beaucoup la forme et la teneur qui est très juste et habilement menée. Merci de nous l’avoir partagée :)

5. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:40 par kuk

Voici une réponse littéraire pleine d’orgueil et de mépris qui ne grandit pas les avocats. Elle ne répond pas non plus aux craintes exprimées avec beaucoup moins de talent par Synergie.

6. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:52 par JimLafleur

Belle réponse! Dommage que les bâtonniers n’aient pas versé plus de sel sur la plaie en regrettant par exemple que les fautes d’orthographe ne soient pas une cause de nullité des PV.

7. Le samedi 30 octobre 2010 à 16:59 par Teejee (mékeskidi de base)

Une réponse digne et mesurée, qui n’est pas sans propos bien sentis pour faire sentir à Synergie tout le bien que l’on pense de leurs propos. Et il est bien vrai que “la violence n’est souvent que le paravent de l’inanité”.

@ Kuk, 5
“Voici une réponse littéraire pleine d’orgueil et de mépris qui ne grandit pas les avocats.”.
Tandis que le communiqué de Synergie, où il est question du “lobby des avocats”, de “la satisfaction commerciale d’une profession libérale” et des “sirènes dégoulinantes de prétendue bonne conscience” est à l’honneur de la maréchaussée ?

8. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:01 par Teejee (mékeskidi de base)

Oups ! deux répétitions ! Je décline, je décline…

9. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:01 par Serge

Hé hé !

Et quand les bâtonniers parlent du « président de la République, que vous [Synergie] hésiterez peut-être à insulter à son tour »…

Synergie l’a déjà insulté puisqu’il est lui-même avocat, au moins sur le papier. À moins que ce ne soit à lui que ce syndicat pense quand il évoque l’absence d’« obligation de se plier à la moindre contrepartie de moralité, de déontologie et de transparence de rémunération »…

10. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:22 par kuk

@Teejee : Certes non. Mais vous ne voudriez quand même pas mettre sur un pied d’égalité la pensée de Synergie Officiers et le Bâtonnier de l’Ordre.
Le Bâtonnier le dit lui même : Qu’on nous pardonne de ne pas avoir cette sérénité vertueuse.
Il est conscient de la petitesse de la démarche, mais n’arrive pas à éviter l’écueil.

11. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:25 par Prospective-lawyer

J’aime à croire que la police française est éclairée et respectable parce qu’elle prend sa mission à coeur. Il faut croire qu’elle est loin d’être parfaite.

Dieu que ce pays me fatigue parfois…

12. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:26 par Scytales

D’où provient la photographie du gamin contre le Merkava israélien ? Je la mettrais bien en fond d’écran si elle existait dans une résolution suffisante…

13. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:33 par villiv

Communiqué lu hier soir grace à Facebook…

En le lisant, je repense au fait que j’en reviens pas que l’on puisse écrire cela

sans que ces derniers aient l’obligation de se plier à la moindre contrepartie de moralité, de déontologie et de transparence de rémunération

sans la moindre gène, par exemple gène civile ou pénale (puisque la justice existe),

et cela quoique l’on pense de la profession d’avocat

(tout policier poursuivi en justice pour des actes commis dans l’exercice de ses fonction serait d’ailleurs à mon avis le premier à compter sur l’aide d’un avocat, qu’il soit syndicaliste ou pas.. le policier… et l’avocat aussi d’ailleurs ;-) )

ah la la, en même temps, vive la liberté d’expression qui ne s’use que si l’on s’en sert…

14. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:48 par Guerandal

@9. par Serge

- {{”Et quand les bâtonniers parlent du « président de la République, que vous Synergie hésiterez peut-être à insulter à son tour »…
Synergie l’a déjà insulté puisqu’il est lui-même avocat, au moins sur le papier. À moins que ce ne soit à lui que ce syndicat pense quand il évoque l’absence d’« obligation de se plier à la moindre contrepartie de moralité, de déontologie et de transparence de rémunération »…”}}

Votre éclairage est précieux et j’ai bien peur que vous n’ayez raison.
Synergie est démasqué.
Ce syndicat ne visait que le président de la République et nullement les avocats en général.

15. Le samedi 30 octobre 2010 à 17:49 par XS

Au royaume des aveugles, Le Borgne est roi.

@villiv
Pour le policier poursuivi en justice et assisté d’un avocat, on est d’accord avec vous. Mais on attend encore une garde à vue d’un policier . Généralement, il a le droit à un interrogatoire serré de l’IGS, mais cela ne dure jamais 48h. La présence d’un avocat lors des interrogatoires de l’IGS serait sans doute un plus pour le droit de la défense, qu’en pensez vous messieurs les avocats et messieurs les policiers?

Enfin, le policier est invité à rejoindre son domicile, avec souvent un arrêt de travail. Parfois, il a le doit à une déclaration de soutien du Ministre de l’Intérieur.

16. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:00 par Yogi

Il est heureux que les bâtonniers aient choisi avec discernement les propos du Président de la République afin d’illustrer ce qu’est un discours bien maîtrisé, pédagogique, et ne versant pas dans l’insulte.

17. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:01 par Manon

L’agressivité et l’insulte bêtifiante d’un côté, la pédanterie condescendante et la fatuité de l’autre. Chacun se livre avec la même naïveté à l’auto-caricature de son corps de métier.

18. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:11 par Tom

@ Teejee, 8

Je suis assez d’accord avec Kuk. Que le communiqué de Synergie soit idiot, c’est un fait. Mais cela n’empêche qu’il soulève des questions, auxquelles il n’est que trop rarement répondu avec clarté. Les avocats peuvent se gargariser du verbe de leurs instances, mais cela ne fait pas avancer le débat. Et c’est en traitant avec condescendance une idée que, à mon sens, on la nourrit en confortant son public dans ses (fausses ?) convictions.

Le policier qui lit les 2 communiqués, et qui ne sait pas trop où se placer, constatera qu’alors que Synergie reproche aux avocats leur idéologie et leur corporatisme, le bâtonnier se contente d’une réponse interne (!), à la limite de l’autosatisfaction verbieuse, et finalement… creuse. En bref : de la mauvaise caricature d’avocat.

Ne faudrait-il pas mieux affronter réellement la question ? Pourquoi est-il si impensable de penser qu’il y a peut être, parmi les avocats, des personnes qui frayent avec les réseaux organisés et se mettent corps et âme à leur service ? Et quelle réponse est-il possible d’apporter à ça ?

19. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:17 par RG

@16 Tom

Et quelle réponse est-il possible d’apporter à ça ?

Regarder les séries policières américaines ?

20. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:28 par Tom

@ RG 17

Oui. Ou nier avec ironie. Ça aussi, ça évite de se surcharger l’esprit…

21. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:29 par T-Buster

le problème avec Synergie Officiers, c’est qu’ils font peurs, alors que la police devrait justement être là pour rassurer les citoyens. Heureusement qu’il y a les avocats qui sont là pour nous défendre des dérives de la police.

22. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:45 par El Re

Le début de ce texte me semble inutilement long, et le style tout de même assez prétentieux, bien que je sois d’accord sur le fond. On a affaire à quelqu’un qui a des prétentions littéraires, mais est-ce que ce qu’il dit est intéressant ou amusant ou original ? non.

23. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:58 par Guerandal

@16. par Tom

- Pourquoi est-il si impensable de penser qu’il y a peut être, parmi les avocats, des personnes qui frayent avec les réseaux organisés et se mettent corps et âme à leur service ?

Je nourris le troll : quelle est le rapport avec la présence de l’avocat en garde à vue ?

et si nous remplaçons “parmi les avocats” par “parmi les magistrats”, “parmi les policiers”, “parmi les boulangers”, etc. ça change quoi à la garde à vue à la française ?

24. Le samedi 30 octobre 2010 à 18:59 par XS

@Tom 16
@Teejee 7

Je crois qu’on est dans un jeu un peu théatral ou les rôles se caricaturent eux-mêmes. L’un des moyens est de s’auto-proclamer les seuls gardiens d’une Valeur essentielle à la Justice. Les styles d’expressions participent de ce jeu.

Recensement:
-un syndicat de policiers affirme que les policiers sont “à la recherche de la Vérité” (sous entendu: les autres sont des obstacles) et protègent les victimes (sous-entendu: procureurs et avocats n’y participent pas?).
L’expression reprend un style populaire, qui fait penser aux médias des années 1930. Clin d’oeil appuyé à la partie (minoritaire?) des agents de police qui ont les idées les plus caricaturales.
-les responsables parisiens de la corporation des avocats présentent leur profession comme seuls défenderesse des Droits de la Défense (Eolas aussi d’ailleurs. Les JI n’y pensent jamais?). Les avocats affirment leur déontologie, ce qui est leur droit. Le style utilisé est fin, ironique et littéraire. Clin d’oeil d’abord à leurs propres adhérents et électeurs. Et occasion manquée d’un vrai dialogue par exemple avec les policiers modérés.
-les procureurs sont muets, devoir de réserve “oblige” (exception “singulière”, M.Philippe Bilger). Quand ils sont presque malgré eux surpris à dire ce qu’ils ont sur le coeur comme Gascogne, ils se plaignent d’être (pour ainsi dire seuls?!) les plaques tournantes de la Justice.
-les juges d’instruction se voient comme les seuls gardiens d’une Enquête Impartiale.
Procureurs et juges ont un “esprit de corps” qui les empêche de s’exprimer sur le travail de leurs collègues respectifs. Ils n’ont pas toujours la même réserve vis à vis de ceux qui n’ont pas ces statuts.

Peut-être faut-il que tout ce monde apprenne à se connaitre et à se respecter, en dehors des effets de manches syndicaux. Un peu de modestie ne ferait pas de mal non plus. Et quand à l’avocat véreux, il existe, mais est grosso modo aussi exceptionnel que le policier véreux. Comme dit Eolas (et aussi ses collègues), le fait que tout le monde soit représenté le plus tôt possible permet la surveillance mutuelle (en plus de réduire la probabilité mathématique d’une situation “totalement véreuse”).

Dans les cas les plus flagrants (comme le cas de la garde à vue de l’admirateur de R.Dati), il devrait y avoir des procédures automatiques d’arrêt de la garde à vue. La Justice y a intérêt, quel que soit l’angle de vue. Les comptes de l’Etat et la portefeuille du contribuable aussi.

25. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:04 par ghislain hochart

S.O , est-ce l’acronyme de Synergie Officiers ?

26. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:04 par RG

@18 Tom

Il ne s’agit pas de surcharge d’esprit.

Notre GAV à l’ancienne est condamnée par tout le monde et tout le monde fait autrement, seuls ceux en France atteints de dissonance cognitive éludent ces faits incontestables.

Or un message visant à modifier le comportement d’un grand nombre de personnes (en l’espèce les policiers, les parquetiers…) ne pourra être considéré accepté que lorsque toute dissonance cognitive aura disparu, en d’autres termes quand tout le monde aura fait son deuil de cette pratique.

Mais là il y a un gros problème: la loi sur la GAV est morte mais ses obsèques auront lieu le 1er juillet 2011. Quant au gouvernement actuel, susceptible de vous éclairer, il est également déclaré mort en sursis jusqu’au prochain remaniement, nous vivons une époque formidable.

27. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:05 par médor

@11 Scytales

Le plus grand est 800 x 490 , soit un peu petit pour un fond d’écran
(cf www.tineye.com, il existe un add-on firefox et chrome)

28. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:21 par Teejee (mékeskidi de base)

@ Kuk, 10
“(…) vous ne voudriez quand même pas mettre sur un pied d’égalité la pensée de Synergie Officiers et le Bâtonnier de l’Ordre.” Pour que ce soit possible, il faudrait déjà que les premiers nommés en aient une.
“Le Bâtonnier le dit lui même : « Qu’on nous pardonne de ne pas avoir cette sérénité vertueuse ».
Il est conscient de la petitesse de la démarche, mais n’arrive pas à éviter l’écueil.”
Une réponse aussi modérée et ferme, aussi réfléchie et pensée que le communiqué de Synergie est violent et primitif, n’est au contraire pas sans grandeur. Refuser de se laisser couvrir d’un tel monceau d’immondices sans répondre, et le faire avec sang-froid, en montrant à l’autre qu’on sait aussi manier la vacherie, mais sans tomber dans les mêmes excès que lui, mérite le respect.
Je comprends que ce ton ne vous plaise pas, mais les auteurs montrent ainsi qu’ils savent se défendre. Les gens de Synergie savent maintenant à quoi s’attendre s’ils récidivent. Si vis pacem, para bellum.
Pourquoi reprocherait-on à messieurs Castelain et Le Borgne de ne pas avoir cette “sérénité vertueuse” dont ils parlent, quand leurs insulteurs ont montré qu’ils étaient franchement dépourvus de cette qualité, entre autres ?

@ Tom, 16
“Les avocats peuvent se gargariser du verbe de leurs instances, mais cela ne fait pas avancer le débat.” Pour débattre, il faut être deux. Je me demande si Synergie a envie de dialoguer.
“Et c’est en traitant avec condescendance une idée que, à mon sens, on la nourrit en confortant son public dans ses (fausses ?) convictions.” Les fausses convictions se nourrissent avant tout du refus d’en sortir.
“Le policier qui lit les 2 communiqués (…) constatera qu’alors que Synergie reproche aux avocats leur idéologie et leur corporatisme, le bâtonnier se contente d’une réponse interne (!), à la limite de l’autosatisfaction verbieuse, et finalement… creuse.” Il constatera peut-être surtout que l’Ordre s’abstient des injures et autres diffamations dont Synergie ne croit pas devoir se priver.
“Ne faudrait-il pas mieux affronter réellement la question ? Pourquoi est-il si impensable de penser qu’il y a peut être, parmi les avocats, des personnes qui frayent avec les réseaux organisés et se mettent corps et âme à leur service ? Et quelle réponse est-il possible d’apporter à ça ?”
Quelle réponse ? Ne pas s’emballer devant des propos diffamatoires. C’est comme si un avocat disait qu’il y a des policiers corrompus, alcooliques, violents, ou les trois à la fois. Vous jugeriez que de tels propos sont indignes, n’est-ce pas ? Voilà pourquoi la question dont vous parlez est hors de propos.
Il y a de tout dans les deux métiers. L’accusation (pour rester poli) du communiqué de Synergie n’a pas d’autre but que de jeter le discrédit sur la profession d’avocat.
Vous remarquerez que Jean-Yves Le Borgne et Jean Castelain s’abstiennent de tels extrêmes.

29. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:21 par Tom

@ XS 21
@ RG 23

Je suis en réalité totalement d’accord avec vos constats. Mais ce qui m’afflige, c’est que le débat n’est finalement même pas évoqué sur le fond.
Je me suis insurgé (et je m’insurge encore) lorsque j’entendais M.Léger nous expliquer que le parquet “n’est pas un ramassis de corrompus et d’ambitieux sans scrupules”, et que par conséquent il n’est pas besoin d’inscrire dans la loi des dispositions permettant de garantir un peu mieux leur indépendance. Autant dire qu’on est chez les bisounours, et qu’il n’y a plus besoin de lois du tout du tout, étant donné que la société elle même n’est pas non plus un ramassis de corrompus et d’ambitieux sans scrupules.

Je ne peux donc que m’insurger également lorsque les avocats évitent également soigneusement le débat en disant qu’il s’agit d’une minorité etc etc…
Je suis d’accord, évidemment qu’il s’agit d’une minorité, mais : et alors ? Est-ce que ça empêche de s’interroger sur le comportement à adopter ?

En outre, et si on oublie la très petite minorité (et moins encore si vous le voulez) d’avocats véreux, n’est-il pas légitime de se demander quelle attitude adopter face à des groupes, par exemples mafieux, qui ont sur un avocat des moyens de pression (tant financiers que même physiques) qui n’ont rien de comparable avec le délinquant moyen ?

30. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:32 par Tom

@ Teejee 25

Admettons qu’une telle attaque rendait inutile une argumentation en contre (et déjà, je ne vois pas le mal que ça aurait pu faire). Admettons aussi que le communiqué de l’Ordre ne suit pas celui de Synergie dans la stupidité et l’injure.

Il n’en reste pas moins pour moi que, une nouvelle fois, le fond du débat est soigneusement évité, et que surtout, comme le dit beaucoup mieux que moi Manon en 15 : “L’agressivité et l’insulte bêtifiante d’un côté, la pédanterie condescendante et la fatuité de l’autre. Chacun se livre avec la même naïveté à l’auto-caricature de son corps de métier.”

On aurait pu espérer, justement, que les avocats ne se livrent pas à une telle caricature.

31. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:47 par RG

@26 Tom

En outre, et si on oublie la très petite minorité (et moins encore si vous le voulez) d’avocats véreux, n’est-il pas légitime de se demander quelle attitude adopter face à des groupes, par exemples mafieux, qui ont sur un avocat des moyens de pression (tant financiers que même physiques) qui n’ont rien de comparable avec le délinquant moyen ?

Si c’est légitime car toutes les questions sont légitimes.

(Mais) en outre, et si on oublie la très petite minorité (et moins encore si vous le voulez) de policiers ripoux, n’est-il pas légitime de se demander quelle attitude adopter face à des groupes, par exemples mafieux, qui ont sur un policier des moyens de pression (tant financiers que même physiques) qui n’ont rien de comparable avec le délinquant moyen ?

Aussi une fois posées ces questions légitimes, il devient logique de mettre un avocat en face de chaque policier, et inversement.

32. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:49 par Teejee (mékeskidi de base)

@ Tom, 27
“Il n’en reste pas moins pour moi que, une nouvelle fois, le fond du débat est soigneusement évité”
Le fond du débat, c’est l’inconstitutionnalité de notre garde à vue à la françoise que le monde entier nous envie mais pas trop. L’accusation dont vous parlez, et que vous appelez “le fond du débat”, n’est qu’un chiffon rouge agité par Synergie Officiers pour discréditer les avocats, et tenter ainsi d’imposer son point de vue. Je me retenais de vous le dire, mais pardonnez-moi d’avancer que j’ai l’impression que vous vous laissez abuser par ce chiffon rouge.
“et que surtout, comme le dit beaucoup mieux que moi Manon en 15 : “L’agressivité et l’insulte bêtifiante d’un côté, la pédanterie condescendante et la fatuité de l’autre. Chacun se livre avec la même naïveté à l’auto-caricature de son corps de métier.”” C’est un point de vue. Pour ma part, j’ai dit pourquoi je pensais que la réponse de l’Ordre n’avait rien de caricatural.
“On aurait pu espérer, justement, que les avocats ne se livrent pas à une telle caricature.”
On aurait tout autant pu l’espérer de gens qui prétendent représenter les policiers.

33. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:50 par Domergue

“GARDE A VUE : La mort de l’Investigation !”

- Est-il possible “d’investiguer” sans garde à vue ?
- Existe-t-il des écoles “d’investigation” pour la police judiciaire ?
- Doit-on diffuser en boucle les épisodes de Colombo dans les commissariats ?

“SYNERGIE­ OFFICIERS prévient que les policiers français refusent désormais d’être comptables
d’une quelconque manière de l’explosion programmée de la délinquance et de l’effondrement du
taux d’élucidation”

- Ben si c’est pas les policiers qui sont “comptables” de l’explosion de la délinquance, c’est “notre” gouvernement qui l’est ?
- Vu les agissements des policiers faussement “écussonnés” CGT à Lyon, par qui est programmée l’explosion ?
- Chouet, un vol de carnet de chèque, miraculeusement retrouvé (sans garde à vue), ne gonflera plus le “taux d’élucidation” !

34. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:53 par Karedig

Le communiqué du bâtonnier et du vice-bâtonnier n’avait pas vocation à répondre sur le fond. Sur le fond de quoi d’ailleurs ? Sur la déontologie ? L’intérêt commercial des avocats ? Ce communiqué visait les propos injurieux et outranciers de Synergie. La réponse est bien sentie et ceux qui y voient de la pédanterie condescendante ne font qu’illustrer leur propre manque de capacité à “entendre” ce texte.

Quant au débat sur la garde à vue et la présence d’un avocat, je n’attend ni la prose policière ni celle des avocats pour avoir mon opinion citoyenne.

35. Le samedi 30 octobre 2010 à 19:56 par kuk

@Teejee 25 :
Refuser de se laisser couvrir d’un tel monceau d’immondices sans répondre, et le faire avec sang-froid, en montrant à l’autre qu’on sait aussi manier la vacherie, mais sans tomber dans les mêmes excès que lui, mérite le respect.

C’est votre avis. Offrir à l’adversaire vaincu une porte de sortie honorable m’en inspire davantage.

36. Le samedi 30 octobre 2010 à 20:14 par XS

D’accord aussi avec Manon 15.

A noter un papier de Georges Moreas sur le suicide en prison.
Georges Moreas est commissaire honoraire, et certainement pas adhérent de Synergie Officier.

Il pointe 2 choses:
-le taux de suicides chez les policiers eux-mêmes, 2 fois plus important qu’à France Telecom, qui n’a pourtant pas entrainé de descentes de l’Inspection du Travail place Beauvau.
-le taux de suicides dans les prisons elles-mêmes.
Probablement que les suicides en GAV sont évités par les mesures humiliantes bien connues (lacets, ceintures, ..).
La durée de la prison préventive (non encore jugé) est un motif de ces suicides. La lecteur de la Justice est aussi en cause.

Tout cela est grave, et on voit mal comment sortir rapidement du cercle vicieux.


@Tom
Pour le cas particulier de l‘“avocat véreux” qui communiquerait (à d’autres clients?) les informations obtenues au cours des premières heures de GAV, c’est possible, mais risqué pour l’avocat qui serait facilement grillé avec les conséquences pénales qui en découlent. De facto, peu d’avocats se risquent à cela avec le fonctionnement actuel.
Ce motif soulevé par les syndicats de policiers est d’abord un prétexte pour pouvoir “cuisiner” les suspects, et en utilisant des méthodes classiques (déstabilisation, précher le faux pour savoir le vrai) qu’un regard tiers rendrait beaucoup plus difficiles. Ce qui ne veut pas dire que l’éventualité de l’avocat véreux n’est pas source d’inquiétude, mais dans un mélange de fantasme et de réalité.

37. Le samedi 30 octobre 2010 à 20:16 par ali

Confucius disait: “L’invective ne déshonore que son auteur”

Ce Syndicat montre un bien triste visage…

38. Le samedi 30 octobre 2010 à 20:18 par XS

@kuk 32
“C’est votre avis. Offrir à l’adversaire vaincu une porte de sortie honorable m’en inspire davantage”
Oui. Encore faut-il que son adversité (ou sa bellicosité) soit vaincue.

39. Le samedi 30 octobre 2010 à 20:20 par villiv

@ XS #13 et #20 notamment
et @tous les commentaires liés

effectivement, XS, vous n’avez pas tort… chacun voit de son propre point de vue telle ou telle situation… chacun espère avoir raison, et heureusement d’ailleurs (sinon on ne verrai presque pas pourquoi tel ou tel point de vue est présenté… ;-) )

Reste à départager tout ce monde là, et je m’en garderai bien

En tout cas, pour résumer : TOUT est relatif

40. Le samedi 30 octobre 2010 à 20:41 par Teejee (mékeskidi de base)

@ Kuk, 32
“C’est votre avis. Offrir à l’adversaire vaincu une porte de sortie honorable m’en inspire davantage.”
Je suis de votre avis, et c’eût été tout à l’honneur de Synergie.

41. Le samedi 30 octobre 2010 à 21:10 par JihemB

@ XS, 36.

Vous reprenez un topo de Georges Moreas, commissaire honoraire, qui pointe 2 choses dont celle-çi :
-le taux de suicides chez les policiers eux-mêmes, 2 fois plus important qu’à France Telecom, qui n’a pourtant pas entrainé de descentes de l’Inspection du Travail place Beauvau.
Je présume que cette remarque vient de vous et je m’empresse de vous informer d’une chose que j’ai eu la surprise de découvrir un jour : en France, la police nationale est une police d’État rattachée au ministère de l’Intérieur (& de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales) : les policiers sont donc des fonctionnaires de l’État et l’inspection du travail n’a absolument rien à dire sur leurs conditions de travail. Le Droit du travail (droit privé) ne s’applique pas aux fonctionnaires, et même pas aux contractuels de la fonction publique. Etonnant, non ?

42. Le samedi 30 octobre 2010 à 21:16 par Hélène

@ Kuk, 32 “C’est votre avis. Offrir à l’adversaire vaincu une porte de sortie honorable m’en inspire davantage.”
Voilà qui est étonnant. S’il est bon d’offrir une sortie honorable à l’adversaire vaincu, encore faut-il que ce dernier veuille se retirer avec honneur, donc qu’il ait mesuré la portée de ses insultes après réflexion. Est-ce le cas ? Non, il y a ici une simple réponse cinglante à des insultes grossières. C’est tout. Pas un duel.
Par ailleurs, considérer Synergie comme un “adversaire” des avocats, ce qui est très probable, c’est également dire qu’il voit les policiers comme la seule justice valable, et montrer son mépris pour le fonctionnement de la justice et, partant, des lois. Voilà qui est effrayant si l’on considère que la police est censée être modèle à ce niveau. Par chance, nombreux sont les policiers qui, eux, s’en souviennent.

43. Le samedi 30 octobre 2010 à 22:27 par kuk

@Guerandal (14): quel est le rapport avec la présence de l’avocat en garde à vue ?

Parce que Synergie fait remarquer (à tort ou à raison, à vous de le dire) que l’investigation dans les affaires de criminalité organisée requiert l’isolement des prévenus. Que l’avocat puisse faire être un lien de communication entre le gardé à vue et l’extérieur, ou entre le gardé à vue et d’autres gardés à vue lors d’entretiens confidentiels auxquels les policiers sont tenus de ne pas assister - les rôles des policiers et des avocats ne sont pas symétriques - voilà ce qui est redouté par Synergie.

44. Le samedi 30 octobre 2010 à 22:48 par megastef

Quelle jubilation inspirée par la lecture de la prose de Me Le Borgne, que ma chère et tendre avait eu la chance de croiser dans le très renommé cabinet dont elle gérait le secrétariat lors de nos années Tahitiennes…

45. Le samedi 30 octobre 2010 à 22:51 par Rive Gauche

Oh que voilà une réponse joliment écrite. Ciselée, même.
Nous pourrions presque soupçonner l’hôte de ce blog d’y avoir contribué.

Sur le fond, je suis toujours un petit peu étonné lorsque des policiers… oups, rectification, des permanents d’un syndicat de policiers - j’ai trop de respect pour les policiers en activité pour les associer à de tels textes - se déclarent hostiles à une loi, ou à une décision de justice.
Sauf erreur de ma part, il me semble qu’ils sont supposés - y compris lorsqu’ils sont permanents de Synergie Officiers - faire respecter la loi, pas décider si elle leur plait ou non.

PS - peut-être doublé d’un certain plaisir, d’en reprendre ici le texte «< Cher Eolas, je crains fort que ce “peut-être” ne vous qualifie d’office pour le prix Nobel de l’euphémisme.

46. Le samedi 30 octobre 2010 à 22:57 par civis pacem

Que l’on veuille bien me pardonner, j’imaginais qu’il était possible (voir souhaitable) que les policiers et la justice œuvrent de concert…

Je suis atterré, il me semble qu’un communiqué syndical est réalisé par plusieurs personnes si possible sachant manier au moins un correcteur d’orthographe. Ou bien utilise la touche tabulation. C’est un minimum pour que le (la) secrétaire (à défaut de l’ensemble du syndicat) puisse être crédible.

Alors il n’y a pas débat: 2 avocats ( ou me trompe-je ?) remettent simplement un syndicat sur le chemin que ses représentants ont trop tôt quitter, celui de l’école. Ce lieux ou l’on apprend.
De grâce au lieu d’éducation physique, cher syndicat de nos chers policiers, propose l’éducation civique à ton bureau, ou tes “think tank”…..

47. Le samedi 30 octobre 2010 à 23:03 par Holmes

Risque de divergences dans le décodage de l’image allégorique : DavidGoliath.

- Une conception romantique de l’avocat ? Un vent de fronde ?
( Fronde : 1) arme de jet utilisant la force centrifuge - 2) lance-pierres, jouet d’enfant.)

Un monstre de force abattu finalement par un caillou. (David victorieux de Goliath)

- OWNED : “Arrêtez cet engin, feu à volonté.” Stormtroopers. (Star Wars)

48. Le dimanche 31 octobre 2010 à 00:08 par Delio

Civis pacem, commentaire n°46 :

“…Je suis atterré, il me semble qu’un communiqué syndical est réalisé par plusieurs personnes si possible sachant manier au moins un correcteur d’orthographe. Ou bien utilise la touche tabulation. C’est un minimum pour que le (la) secrétaire (à défaut de l’ensemble du syndicat) puisse être crédible.

Alors il n’y a pas débat: 2 avocats ( ou me trompe-je ?) remettent simplement un syndicat sur le chemin que ses représentants ont trop tôt quitter, celui de l’école. Ce lieux ou l’on apprend….”

Je ne suis pas un partisan de Synergie Officiers, loin de là, mais j’aime l’orthographe. Aussi quand quelqu’un se pose en défenseur d’icelle j’ai un a priori favorable. Mais pour être crédible dans ses moqueries, il faut être irréprochable dans sa forme. Ce n’est pas votre cas.

Renouez les relations avec MMmes et MM. Bescherelle, Robert, Larousse et Littré, vous reviendrez nous voir plus tard. Merci !

49. Le dimanche 31 octobre 2010 à 00:37 par civis pacem

49. Delio

J’aurais aimé remercier vos corrections puisqu’à défaut de savoir j’aime à toujours apprendre.

Mais je suivrai plutôt votre conseil, redescendre là où est la place de vos inférieurs, dans le silence où vous les forcez à croupir.

50. Le dimanche 31 octobre 2010 à 01:11 par Monseigneur

Sur la forme, quelle que soit l’inanité du tract de Synergie, “qu’en termes galants ces choses là sont dites”, certes. Mais si l’ironie et le mépris sont des armes plus élégantes, et plus distrayantes il me faut l’avouer, à lire que la massue de l’invective ou de l’injure, loin de d’ “avoir une démonstration du fait qu’on peut régler son compte à un adversaire sans jamais verser ni dans l’injure ni dans la diffamation”, on peut aussi y voir une simple différence d’éducation, (un vieux marxiste dirait de classe) un joli petit marquis qui affronte un homme des bois commissariats… match nul ?

51. Le dimanche 31 octobre 2010 à 02:21 par Meaz

L’injure est souvent une arme qui se retourne contre son auteur: elle focalise l’attention, rend inaudible le sujet de fond, et offre à celui qu’elle vise l’opportunité de mettre au tapis celui qui la profère en déclinant suivant son style propre la formule selon laquelle “la bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe”.

Ainsi, on relève le communiqué de presse d’un syndicat d’officiers minoritaire, on lui consacre une importance qu’il ne mérite pas, et on ignore dans le même temps un autre communiqué de presse qui ne donne pas dans le spectaculaire. C’est le lien pdf en bas de cette page.

Ce communiqué là, produit pour la même occasion que l’autre, n’injurie personne en particulier et exprime des inquiétudes. C’est sur ce sujet de fond que je préfère, à titre personnel, porter ma réflexion citoyenne.

La source ayant été mentionnée, voici une citation de l’article au bas duquel se trouve le pdf:

Au fond, sans prétention aucune, nous pensons maitriser le sujet dans son juste équilibre. Les officiers n’ont pas à mener pas de combat d’arrière garde contre des évolutions inéluctables, n’ont pas à stigmatiser telle profession ou corporation, ils ont à défendre avec responsabilité l’équilibre d’une mission qu’ils tiennent des lois premières de la République.

52. Le dimanche 31 octobre 2010 à 02:55 par Eno

C’est avec tous les efforts du monde que j’ai cherché une quelconque utilité à cette missive.
J’ai essayé de me convaincre d’une fonction informative. Que nous apprend cette lettre ?
Que La Cour de Cassation, La CEDH, Le Conseil Constitutionnel et le Barreau est une grande famille, qu’insulter les enfants reviendrait à insulter les cousins éloignés ?
Curieux, surtout lorsque l’on sait que les membres du Barreau (y compris le maître des lieux) sont les premiers à s’offusquer lorsque les Cours précitées ébranlent d’une décision leurs valeurs profondes.

Ah si, on a une citation. Je dois avouer que je ne la connaissais pas celle là. Mais bon j’éviterais de la ressortir : Entendre dire de la bouche de notre président bien aimé des mots tels que “Déontologie”, cela fait quelque peu rougir.

Considérant les sentiments que se partagent SO et l’ordre des Avocats, chacun peut les comprendre. J’ai de mon coté été l’un des rieurs, du haut de mon frêle statut d’étudiant, en lisant le pamphlet de Synergie.
Mais il n’empêche, que la publication de tels sentiments de la part des éminents du Barreau de Paris est quelque peu puéril. Alors qu’il suffisait d’ignorer les invectives lardées par SO (ce qu’elles méritent amplement) en buvant un verre à leur santé (avec un petit bisou), au lieu de se lancer dans une vendetta par enveloppe interposées, dans un “passe moi l’sel” ex-matrimonial.

Certes la forme de la lettre est belle, y’en a du verbe, y’en a d’la verve. Mais malheureusement, il y a trop de verges dans vos intentions, ce qui dessert à votre position.

53. Le dimanche 31 octobre 2010 à 08:05 par Simone

Deux phrases résument assez bien cette joute quelque peu stérile : “Cette panique élémentaire et agressive devrait conduire à un haussement d’épaule où dominerait la commisération, à ce sourire désabusé que suscite ce qui est dérisoire. Qu’on nous pardonne de ne pas avoir cette sérénité vertueuse.” Chacun se déterminera sur le pardon qu’il convient ou non de vous accorder.
En général, quand la récréation est finie, tout le monde reprend ses esprits et rentre sagement, en rang par deux, dans sa classe. Visiblement, nos deux protagonistes, qui se chamaillent au fond de la cour, n’ont pas entendu le son de la cloche.

54. Le dimanche 31 octobre 2010 à 08:42 par Promenade

“Ce billet, écrit à 15:56 par Eolas dans la catégorie La profession d’avocat”…

55. Le dimanche 31 octobre 2010 à 09:20 par ti_cyrano

“En général, quand la récréation est finie, tout le monde reprend ses esprits” (Simone #53)

Mais qui parle de récréation ? Il s’agit de répondre à une agression violente, injuste, et surtout réitérée dont rien n’indique que ce soit la dernière.

Curieux procédé de renvoyer dos à dos victime et agresseur, et de reprocher à la victime de ne pas répondre aux canons de la sainteté. Il ne semble pas non plus que Simone fasse preuve d’un tel détachement dans la défense systématique de son institution.

56. Le dimanche 31 octobre 2010 à 09:41 par kuk

@Meaz (51) : Merci pour le lien.

Débarrassé de ses invectives stériles contre les avocats et mieux écrit, le fond du communiqué du S.N.O.P (Syndicat National des Officiers de Police) n’en est pas moins proche de celui de Synergie. C’est frappant sur les 3 premiers paragraphes :

  • Insistance sur le fait que l’avocat pourra être présent y compris lors d’affaires de criminalité organisée
  • Mise en péril de l’investigation avec pronostic de chute des taux d’élucidation des affaires concernant les délinquants les plus chevronnés
  • Déséquilibre des droits entre ceux de la victime et ceux des auteurs d’infractions
  • Refus de s’associer à cette réforme, sauf à augmenter les moyens : voilà la première restriction qui marque une divergence avec Synergie.

Le S.N.O.P a manifestement été écouté lors de l’écriture du projet de loi sur la réforme de la garde à vue avec la promotion de l’audition libre, au contraire de Synergie (mais qu’ont ils proposé ?) Mais si on en croit les précédents billets d’Eolas, cette audition libre est une arnaque. Finalement, c’est peut être des modérés qu’il faut le plus se méfier.

57. Le dimanche 31 octobre 2010 à 09:58 par lambertine

Oui, Cyrano, mais Simone ne représente qu’elle-même, alors que le bâtonnier de l’Ordre représente… l’Ordre.

Sinon, blague à part, j’ai bien jubilé, mais…

Oui, le texte est (trop) bien écrit. C’est en partie ce qui me gêne. Les avocats manient bien la plume, certes. Il ne faudrait pas que cette plume devienne par trop méprisante pour le commun des mortels, ce qui aurait comme conséquence de justifier les qualifications de “verbeux”, de “baveux”, de “personnes qui enrobent les faits de belles paroles pour mieux les faire passer”, dont sont victimes les avocats. En lisant ce texte, j’ai eu l’impression que ceux-ci, par la plume de leur bâtonnier, se caricaturaient eux-mêmes, comme le communiqué de Synergie caricaturait les “flics bas de plafond”, et que, plutôt que de débattre sur le fond, ils préféraient lancer de méchantes piques de cour d’école.

Cette attitude, ça va un moment. Mais il ne faudrait pas oublier qu’il est question de vies humaines derrière tout ça.

58. Le dimanche 31 octobre 2010 à 10:17 par DMonodBroca

Je suis bien d’accord avec les nombreux commentateurs qui se demandent pourquoi les bâtonniers ont cédé à la tentation d’écrire cette si condescendante lettre ouverte.

59. Le dimanche 31 octobre 2010 à 11:18 par Axel

Magnifique prose. Si seulement certains pouvaient s’en inspirer !

60. Le dimanche 31 octobre 2010 à 11:24 par vieille dame très pauvre

tristement d’accord avec Lambertine !
quelle arrogance, quelle prétention à l’intelligence !
pensez vous que cette mesure (que j’approuve cependant) profitera à égalité aux pauvres et aux riches ?
quand on entend un juge donner pour argument à son indulgence qu’une jeune fille est d’un bon milieu et cultivée… les pauvres peuvent encore se faire du souci.
PS : je cherche un avocat du social (ça existe ?) qui accepterait d’aider gratuitement à la création d’un syndicat des pauvres. C’est sérieux.

61. Le dimanche 31 octobre 2010 à 14:18 par Jérôme

Par amusement je copie-colle et re-contextualise les belles envolées de cette missive dans des commentaires de blog quand je suis en désaccord avec l’auteur (je consulte des blogs BD).

Effet garanti : je me drape en deux temps trois mouvements dans une robe d’éloquence, ses lourds replis retombants sur le sol, sol que je foule avec fierté droit comme un I, jusqu’à porter l’estocade dans le cœur de mon malheureux interlocuteur qui n’avait rien vu venir. On me traite de pédant et de péteux, par la même occasion, mais c’est tellement bon, je m’en pourlèche les babines en jetant des regards torves.

Ne me jugez pas.

62. Le dimanche 31 octobre 2010 à 16:51 par olivierm

Ce texte est sans appel !
De quoi se réjouir pour une fois :)

63. Le dimanche 31 octobre 2010 à 18:28 par XS

@kuk 56

Ne faut-il pas discuter sérieusement de cette histoire de baisse annoncée du taux d’élucidation des affaires?

Le noeud central ne serait-il pas une pratique d’enquête fréquente consistant à arrêter un citoyen, à l’interroger de manière approfondie, sans lui dire exactement quels sont les faits reprochés ou les motifs de l’enquête?
On peut concevoir que cet artifice permet d’obtenir certaines informations avec plus de certitudes (“c’est vous qui nous parlez de cela de vous-même”), mais dépassant quelques heures, c’est la porte ouverte à tous les arbitraires. Mettre en prison une personne une nuit sans lui faire savoir ce dont quoi il est accusé a de nombreux points communs avec des régimes politiques très autoritaires.

Faudrait-il organiser une table ronde entre le SNOP et le Barreau de Paris sur ces pratiques? L’ex-commissaire George Moreas étant par exemple une personnalité intéressante pour animer ce débat.

64. Le dimanche 31 octobre 2010 à 18:59 par RG

@63 XS

Faudrait-il organiser une table ronde entre le SNOP et le Barreau de Paris sur ces pratiques?

Ce serait un pis aller s’ajoutant aux autres pis aller. Une politique efficace se poursuit sans exception du haut vers le bas, la condition étant nécessaire mais pas suffisante, et en l’espèce en haut c’est le gouvernement.

65. Le dimanche 31 octobre 2010 à 19:00 par Damien

Bien que d’accord sur le fond, la forme produit chez moi, comme chez d’autres à ce que j’en lis, un certain malaise.
En particulier quand je vois invoquée la mémoire d’un tyran et le discours d’un oligarque pour soutenir une certaine idée de la liberté.
Qui en devient un peu moins certaine, de fait.

66. Le dimanche 31 octobre 2010 à 19:24 par bob

d’un autre coté, la dialectique n’est jamais le fertile terreau des sophismes… ils ne sont pas connu pour mener à la vérité que cherche ou chercherait la Justice.

67. Le dimanche 31 octobre 2010 à 20:12 par Paco Necté

De nombreux commentaires, faute d’une argumentation plus cohérente, qualifiant de prétentieuse et pédante cette réponse de l’ordre des avocats -cette pique élégante contre les vociférations de la force brutale - m’amène à ressortir cette citation des tiroirs de l’histoire où l’on aurait préféré qu’elle restât pour longtemps enfermée :
“When ich Kultur höre… entsichere ich main Browning”.
Il va de soi que je me rapproche dangereusement du point Godwin puisque son auteur soutint le régime nazi et en ne proposant pas la traduction que chacun connait ; mais j’ai l’impression que les circonstances (une fois de plus, une fois de trop !) l’exigent.

68. Le dimanche 31 octobre 2010 à 20:20 par XS

@RG 64
Une politique efficace se poursuit sans exception du haut vers le bas, la condition étant nécessaire mais pas suffisante, et en l’espèce en haut c’est le gouvernement.

Votre réponse nous entraine tout droit dans la philosophie politique. Ce que vous dites est dans la tradition du Despotisme éclairé qui est très différent du Féodalisme.
Ma proposition se situe plus dans le fil des Cercles de Qualité, avec certains éléments de Dynamique de groupe, ce qui contient aussi des présupposés politiques à savoir la possibilité d’un consensus même partiel, et la mise en lumière de certaines vérités de terrain par le dialogue, y compris conflictuel.

Le problème avec le despotisme éclairé, c’est qu’il faut un despote qui tienne la route et qui soit bien conseillé. Eventuellement, qui sache bien déléguer. On voit mal Nicolas Sarkozy dans les habits de Frédéric II ou de Catherine de Russie. Et qui est son Voltaire? Arno Klarsfeld? Les rôles respectifs de Alliot-Marie, Hortefeux et Fillon sont aussi assez flous. Plus sur le fond, l’approche top-down prend le risque d’être plus sensible aux polémiques et habillages des différents bords (sans compter les calculer politiciens) et de faire abstraction des réalités de terrain.

Pour les cercles de qualité, le risque est de faire ce que proposait une candidate à la présidentielle 2007 “on discute, puis je décide”. Il faudrait pousser le débat jusqu’à synthétiser les faits de terrain importants (y compris les plus troublants). Puis un responsable décide avec une hauteur de vue suffisante des mesures à respecter, au moins pour un intervalle de temps défini.

69. Le dimanche 31 octobre 2010 à 20:35 par Teejee (mékeskidi de base)

Je suis frappé de voir que ce texte provoque des réserves sur sa forme, si ce n’est sur le fond. Je vais essayer de le décortiquer un peu.
Dans les deux premiers paragraphes, rien à dire : messieurs Castelain et Le Borgne se bornent à rappeler le communiqué de Synergie, et ses termes accusateurs : « lobby des avocats », « satisfaction commerciale ».
Le troisième voit apparaître la première touche de subjectivité : “Continuant à décliner l’injure”. Subjectif, c’est vrai. N’empêche que, sauf erreur, le texte de Synergie est bien injurieux.
“La violence n’est souvent que le paravent de l’inanité” et ce qui suit. Première vacherie. Et il est vrai que si l’on se donne la peine de traduire, cela veut dire : “Les responsables de Synergie Officiers gueulent comme des ânes parce qu’ils sont trop primitifs pour avoir des arguments”. Question : messieurs Castelain et Le Borgne devaient-ils s’abstenir ?
Une réponse du style “Nous regrettons les propos un peu vifs de ce communiqué, dûs probablement à un dépit bien compréhensible” (c’est une tentative d’exemple, hein, je ne suis pas Bâtonnier !) aurait peut-être pu apaiser la situation (j’ai dit peut-être). Pourquoi, alors, ce ton délibérément désobligeant ? Méchanceté gratuite ? Jubilation de jeter de l’huile sur le feu ? Volonté de rendre coup pour coup ? Synergie n’en étant pas à son coup d’essai, un silence de la part de l’Ordre ou une réponse déférente et sans animosité n’auraient-ils pas été interprétés, par le syndicat policier, comme un encourageant aveu de faiblesse ?
“Cette panique élémentaire et agressive etc.” Traduction : “Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin tu me les brises”. Je suis peut-être d’une indulgence excessive, mais, sur la forme comme sur le fond, je ne vois vraiment pas où est le problème. Ou plutôt j’en vois un : le texte de Synergie qui a provoqué cette réaction.
“Depuis des siècles, le barreau, partenaire de justice, s’enorgueillit de sa morale et de sa déontologie.” OK, là, c’est peut-être un peu pompeux. “C’est pour que les juges retrouvent des interlocuteurs fiables que Napoléon, il y a tout juste deux siècles, rétablit les Ordres d’avocats que la Révolution avait abolis.” Mouais, Napoléon était un grand démocrate attaché aux droits de la défense, le duc d’Enghien aurait pu le confirmer…
“Synergie Officiers n’en est pas à sa première incartade.” C’est une incartade : depuis quand des policiers s’opposent-ils à des décicions de justice parce qu’elles ne leur plaisent pas ? OK, depuis qu’on les y encourage…
“Injurier le barreau lui tient lieu de raisonnement”, et ce qui s’ensuit : d’une ironie mordante, c’est vrai, et du même tonneau que ce que je relevais ci-dessus. Et je pose la même question.
“(…) que c’est la Cour européenne des droits de l’Homme, le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation que vous insultez ?” Prétention ? Ou rappel de ce que la position de l’Ordre sur la GAV rejoint celle des institutions précitées ? A voir.
“Vous êtes, paraît-il, farouchement hostiles aux délinquants. Rappelez-vous qu’un discours, mal maîtrisé, peut devenir un délit.” Bien vu : messieurs Castelain et Le Borgne prennent la rhétorique synergienne, ou ce qui en tient lieu, à son propre piège.
Le mot “pénitence”, c’est vrai, est arrogant.
“(…) relisez donc les propos du président de la République, que vous hésiterez peut-être à insulter à son tour”, etc. : là encore, bien vu. L’Ordre montre la contradiction du syndicat policier avec la position publique du chef de l’Etat. Et invoquer la personne de ce dernier, dont la couleur politique est également la sienne, est très habile.
“La modération fait partie de nos principes essentiels ; nous ne vous la souhaitons pas, car nous ne sommes pas adeptes des vaines espérances.” Nouvelle vacherie. Je ne me répèterai pas.
“Souvenez-vous seulement etc.” Arrogant, peut-être. Pour moi, les auteurs ont raison de dire à leurs interlocuteurs que, sur ce coup-là, ils auraient mieux fait de se taire.

C’est ma modeste tentative de décorticage. S’il y en a qui veulent compléter, confirmer ou infirmer, je ne peux que m’en réjouir.
En faisant pénitence d’avoir été long. Vous avez le droit de ne pas me lire jusqu’au bout. Comment ça j’aurais dû le dire plus tôt ?

70. Le dimanche 31 octobre 2010 à 21:47 par RG

@67 XS

Ma proposition se situe plus dans le fil des Cercles de Qualité.

Soit, prenez alors à tout hasard l’iSO 27001 et 17799 relatives à la fois à la qualité et à la sécurité. Vous y verrez en préambule la mise en place obligatoire d’une politique couvrant les risques de manière globale et exhaustive. Exhaustive veut bien dire tous les risques, aussi bien un docteur Folamour trader dans une banque qu’une possible action terroriste.

Et bien pour couvrir de manière organisationnelle tous les risques sans possibilité d’en oublier il faut procéder à partir de la racine de l’arbre et suivre toutes ses ramifications, et donc dans la vie pratique du haut de la hiérarchie vers le bas.

Toute l’organisation de la sécurité de la France, civile ou militaire, est basée sur ce schéma.

Le problème avec le despotisme éclairé, c’est qu’il faut un despote qui tienne la route et qui soit bien conseillé.

Le premiers ministres ont à leur disposition tous les renseignements justes.

On voit mal Nicolas Sarkozy dans les habits de Frédéric II ou de Catherine de Russie.

N’est pas de Gaulle qui veut, l’un a commencé par une constitution l’autre butte visiblement sur le premier article de son préambule, soit le petit a du grand A de l’organisation politique, puis au lieu de s’occuper de l’essentiel se focalise sur des détails d’actualité. Le début de sa politique est donc exactement à l’opposé de ce qu’il faudrait faire selon le schéma visé plus haut. Ne vous étonnez pas que juste en dessous (les ministres) des constats d’incohérence politique (prix busiris entre autres) apparaissent chez des personnalités pourtant reconnues compétentes.

Pour les cercles de qualité, le risque est de faire ce que proposait une candidate à la présidentielle 2007 “on discute, puis je décide”

ça c’est du bottom-up dès le départ.

71. Le dimanche 31 octobre 2010 à 22:54 par XS

La logique arborescente -très présente dans les organisations militaires ou logistiques, les systèmes informatiques, et les normes ISO et autres- n’est pas nécessairement la seule pertinente dans le monde réel.

D’ailleurs dans l’affaire Kerviel, on a jugé que le subalterne était coupable, et non la racine (Daniel Bouton).

Pour parler un peu des cercles de qualité dans l’industrie, le but initial au Japon dans les années 1970 était de prolonger dans le monde de l’entreprise les valeurs traditionnelles de consensus et de respect de l’autorité. en France dans les années 1980, cela a été utilisé pour contourner les syndicats. Finalement, je pense que cela a été abandonné dans les années 1990 car cela perturbait le jeu des baronnies (celles des directeurs)
Mais cela ne vaut pas dire que le concept n’est pas mauvais, surtout pour met en lumière et résoudre des points de blocage.

L’approche est effectivement “bottom-up”. C’est la pyramide au lieu de l’arbre. On part du terrain, et on va au sommet.

Les premiers ministres ont à leur disposition tous les renseignements justes.
Permettez-moi d’en douter. Il y a un problème de déperdition de l’information (on va trouver une norme ISO pour mesurer les dB). Pour être HS, il y a un pb particulier avec le PM actuel F.Fillon. C’est probablement (plus que ses 2 prédécesseurs au moins), le PM qui a (avait?) la meilleure connaissance et culture en matière d’industrie civile et militaire. Mais le système de l’hyper-présidence l’empêche d’en faire usage, ou à la marge. Pour ses connaissances en sécurité publique, je ne sais pas. Probablement, son avis sur l’efficacité et la constitutionnalité des GAV dépend surtout de qui lui parle des GAV.

Pour De Gaulle et Sarkozy: le premier avait “une certaine idée de la France” et se voyait aussi comme un homme de lettres dans la lignée des grands classiques. Le second se voit comme un “homme de show-biz” qui veut “faire de l’argent”, et le dit sans ambages à Mick Jagger ou Tom Cruise, quand il les rencontre.

Pour SR: ça c’est du bottom-up dès le départ.
Sauf que en fait dès le départ l’ego prédomine.

72. Le dimanche 31 octobre 2010 à 22:59 par Eno

@67 Paco Necté.

Quel dommage que la forme alambiquée de vos propos vienne entacher leur teneur.
Quel dommage que cette teneur tienne en une citation de peu d’éloquence face au sujet.
Et encore quel dommage que cette citation souffre de fautes d’orthographe.

Et si vous clarifiez votre réthorique ?

73. Le dimanche 31 octobre 2010 à 23:39 par RG

@71 XS

D’ailleurs dans l’affaire Kerviel, on a jugé que le subalterne était coupable, et non la racine (Daniel Bouton).

Mais bizarrement tous ses supérieurs ont pris la porte.

L’approche est effectivement “bottom-up”. C’est la pyramide au lieu de l’arbre. On part du terrain, et on va au sommet.

C’est exactement selon ce schéma qu’ont été “analysées” les lois DADVSI et HADOPI au grand dam de tous les experts, soit de l’argent fichu par la fenêtre.

“Les premiers ministres ont à leur disposition tous les renseignements justes.” Permettez-moi d’en douter

Mais pourtant je confirme. Puisqu’on parle d’informatique, un premier ministre (ou ses services) ne peut ignorer que lois DADVSI ou HADOPI sont d’efficacité nulle (versus placebo bien entendu). Pour la LCEN par contre, celle qui permet à ce blog d’exister, prise à l’époque très au sérieux en dehors de la politique politicienne, tous ses effets y compris effets de bords potentiels ont été méticuleusement analysés.

Sinon personne ne peut contester que la France possédait les renseignements permettant d’évaluer de manière juste les risques d’une intervention en Irak, le tout étant ensuite d’avoir le président capable de prendre la bonne décision.

En somme tout se résume à une question de personnes.

74. Le lundi 1 novembre 2010 à 06:37 par gabbrielle

@72 Eno

”Et encore quel dommage que cette citation souffre de fautes d’orthographe.

Et si vous clarifiez votre réthorique ?”

L’Hôpital qui se moque de la Charité?

“rhétorique ” ( du grec ῥητορικὴ τέχνη)

75. Le lundi 1 novembre 2010 à 08:12 par Simone

@ XS (63)
Le nœud central ne serait-il pas une pratique d’enquête fréquente consistant à arrêter un citoyen, à l’interroger de manière approfondie, sans lui dire exactement quels sont les faits reprochés ou les motifs de l’enquête ? Etc…
Vous oubliez d’indiquer que tout aussi fréquemment ce même citoyen est choisi au hasard (le plus souvent sur des critères totalement subjectifs et/ou à base de délit de faciès) et que soumis à une forte pression de haut en bas (Louons la Sainte Inquisition qui nous a tant appris !) il finit toujours par avouer son odieux forfait (qu’il a commis ou non, cela n’a aucune importance… quoique, le fait qu’il n’en soit pas le véritable auteur valorise davantage notre travail).
Si c’est une table ronde sur les mauvais romans de gare que vous appelez de vos vœux, sachez que vous y méritez une place de choix.

@ ti_cyrano (55)
“… défense systématique de son institution.”
Hurler avec les loups serait-elle la seule attitude acceptable ? En ce qui concerne le détachement, sachez que, ne pouvant réagir à tous les commentaires ineptes sur “mon” institution, j’en use plus souvent que vous ne l’imaginez.

76. Le lundi 1 novembre 2010 à 10:36 par PMB

“Et si vous clarifiez votre réthorique ?”

Gabbrielle, ils auraient même dû dire :

“Et si vous clarifIIez votre rhétorique ?

Blague à part, ce syndicat devrait commencer par s’occuper de clarifier sa propre déontologie. Avoir couvert les passe-droits de la famille Penchenard, ça le fait moyen.

77. Le lundi 1 novembre 2010 à 10:38 par PMB

Zut, Gabb, je n’avais pas vu que vous repreniez un posteur et non SO.

SOrry…

78. Le lundi 1 novembre 2010 à 11:03 par kuk

@Simone :

Cette revendication de Synergie Officier (et peut-être aussi de l’autre syndicat) à l’isolement des prévenus dans le cadre d’affaires de criminalité organisée est-elle infondée ?
L’enquête n’obtient-elle vraiment rien de plus par cette disposition ?
Estimez-vous que la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue est susceptible de nuire à l’efficacité de l’isolement, si vous lui concédez quelque efficacité ?
Si la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue est un mal (ou bien, tout dépend le point de vue) nécessaire pour protéger des innocents en garde à vue, par quelles autres dispositions pourrait-on retrouver cette efficacité perdue ?

79. Le lundi 1 novembre 2010 à 11:04 par gabbrielle

@77 PMB

Ne vous excusez pas! Si j’avais réussi à utiliser la fonction Italique pour reprendre le message 72, mon post eût été plus lisible!

Personne n’est parfait … ;-)

80. Le lundi 1 novembre 2010 à 12:03 par Paco Necté

@éno en 72

Merci de me signaler ces légères inattentions (2, si je ne m’abuse : “m’amènent” et “mein” ?) qui te sont tellement rébarbatives que tu n’as pas lu que mon intervention ne concernait pas directement le sujet mais de multiples commentaires contre l’exercice de style par lequel a répondu le bâtonnier.
Afin de satisfaire à ta demande d’explication de texte : j’y suggère que ce n’est pas la première fois dans l’histoire que “la force virile” ne supporte pas qu’on la tourne en dérision par diverses formes d’expression artistique… dont cette écriture quelque peu “pamphlétaire” qui nous est offerte par les représentants de l’ordre des avocats.
La liste étant beaucoup trop longue des censures infligées par les despotes aux intellectuels et artistes (qualifiés le plus souvent de “décadents”) qui n’avaient pas l’heur de leur plaire, j’ai choisi la formule qui me semblait la plus éloquente… d’autant que le mot “Kultur” peut se traduire par “civilisation” (avec son cortège de valeurs inhérentes).
L’autorité s’est toujours très mal accommodée des “forces de l’esprit” qui la contestent en refusant d’adhérer à l’engrenage de la violence .
C’est d’autant plus paradoxale aujourd’hui que ce sont ceux qui ont pour mission de faire respecter l’ordre républicain -syndiquant des “gardiens de la paix” (sic)-, qui appellent à une rivalité s’exprimant dans l’outrance verbale plutôt que dans une fine répartie à leurs insultes grossières.

81. Le lundi 1 novembre 2010 à 12:57 par XS

@Simone
Même questions que kuk 78

Si c’est une table ronde sur les mauvais romans de gare que vous appelez de vos vœux, sachez que vous y méritez une place de choix.
J’apprécie ce compliment d’expert(e?) à sa juste valeur. Je vais aller demander à la gare de Lyon le dernier opus du commissaire Simone, le vendeur va être ravi.

La question ethnique (des deux côtés) mérite d’être discutée sérieusement. Dès fois, on doit tourner en rond pendant 6 h (“c’est-y pas que vous m’arrêtez parce que je suis rebeu/renoi/roumain”). Bon, j’ai trop regardé “Le petit lieutenant”de Xavier Beauvois, qui s’était d’ailleurs attribué le rôle d’un flic surement adhérent de Synergies.
Libre à vous d’ailleurs de dire que Olivier Marchal ou Georges Moréas font de la pure fiction concernant la police et la GAV en particulier. A condition de dire publiquement ce qu’est la réalité.

@RG (en HS sour les lois Internet)
D’accord pour dire que c’est un problème de personne, et là est tout le problème.
Dans le cas de la loi LCEN, le rapporteur est Jean Dionis du Séjour qui est à base un ingénieur. Il a donc une vision minimale des problèmes réels de forme et de fond (ce que ne l’empêcha pas de recevoir un prix Busiris du Maître de ces lieux pour une déclaration sur la LCEN2 :-). Dans le cas des lois DADVSI et HADOPI, on a un prof de philo, un prof de lettres, un ex-haut fonctionnaire dirigeant de la FNAC, 2 profs de lettres (Thollière, Albanel), un concessionnaire automobile. La concertation était en fait purement fictive (“fake bottom-up”), et le projet dirigé par une seule partie: les éditeurs et distributeurs de musiques.

82. Le lundi 1 novembre 2010 à 13:08 par Baralis

En fait, je serais assez d’accord avec Simone. Si le texte est amusant a lire, il est emprunt d’une certaine arrogance, et je ne pense pas qu’il apporte grand chose. Je suppose qu’il n’a que deux destinataires: Synergie et les avocats. Synergie va se sentir insulte (c’est pas un drame) et les avocats vont se sentir defendus. Un coup de poing a la recre, pour l’honneur.

A cote de la polemique amusante, il y a une bataille d’opinion qui se prepare sur la question de la garde a vue, et les avocats ont beaucoup a faire pour expliquer, convaincre l’opinion de l’importance de leur role et de la vacuite des critiques de synergie. Et de ce cote la, moins d’arrogance et plus de pedagogie aurait ete preferable.

83. Le lundi 1 novembre 2010 à 13:15 par Eno

@74 Gab.

Moui, petite dysphasie c’était gentil de la relever.
Mais moi au moins, je ne mets pas de l’anglais dans une citation allemande !

84. Le lundi 1 novembre 2010 à 13:19 par XS

Un sujet supplémentaire à mettre à la table ronde: l’argent.

Synergies déclare benoitement «Si on n’a pas le droit de dire qu’un avocat travaille contre rémunération…» . Lapalissade certes (on dirait du Sarkozy), mais qui semble ignore le fait que les procureurs et les policiers sont bien évidemment remunérés (et heureusement). Seuls les gardés à vue ne le sont pas, même quand la GAV leur fait manquer leur travail.

Or quand la GAV déclenche des heures supplémentaires chez les policiers, elles doivent être rétribuées en incluant les déductions fiscale de la loi TEPA dite aussi “Travailler plus pour gagner plus”.

Question à SNOP et à Synergies: la loi TEPA n’est-elle pas aussi une des raisons de cette inflation de gardes à vues, et de leur durée?

85. Le lundi 1 novembre 2010 à 13:58 par RG

@ XS

Dans le cas des lois DADVSI et HADOPI, on a un prof de philo, un prof de lettres, un ex-haut fonctionnaire dirigeant de la FNAC, 2 profs de lettres (Thollière, Albanel), un concessionnaire automobile.

Ils possédaient, anéfé, toute l’aptitude nécessaire à la fermeture de leurs yeux et au bouchage de leurs oreilles.

PS: La dernière loi en discussion partiellement analysée ici, tout le monde peut comprendre.

86. Le lundi 1 novembre 2010 à 14:53 par Eomenos

Il y aurait eu de la grandeur dans le talent épistolaire du chef de corps à faire preuve de plus d’empathie.
Trop de flics sont cons, bêtes, vicieux et incompétents.
Le bâtonnier ne l’a pas écrit il l’a seulement pensé tellement fort que la superbe de sa missive dégouline de mépris maîtrisé.

Il serait heureux que l’on aménage dans le stage d’avocats (pénalistes), (idem pour les magistrats du siège) une année dans un corps de police…
Histoire de faire comprendre à chacun que si l’on ne fait pas le même boulot, on travaille ensemble à la cohérence
d’une société. Ce qui manifestement n’est le souci ni des uns ni des autres, en cela aussi détestable les uns que les autres.

87. Le lundi 1 novembre 2010 à 16:59 par Teejee (mékeskidi de base)

@ Eomenos, 86
“Il serait heureux que l’on aménage dans le stage d’avocats (pénalistes), (idem pour les magistrats du siège) une année dans un corps de police…”
Excellente idée, que je propose d’étendre : pour la formation des policiers débutants, un stage d’une année dans un cabinet d’avocat. Incluant l’obligation d’accompagner ce dernier aux permanences et aux procès.

88. Le lundi 1 novembre 2010 à 19:51 par Dieulepere

@86: Je suis élève-avocat et je peux affirmer qu’il existe un stage de 6 mois, stage hors cabinet, dit PPI (Projet pédagogique individuelle de mémoire). Il est alors techniquement possible d’effectuer un stage de 6 mois au sein de la Police nationale. Techniquement car le stage étant “rémunéré”, plutôt faisant l’objet d’une gratification, l’administration (au sens large) n’a pas les moyens financiers de nous accueillir.

C’est ainsi que j’avais fait la demande auprès de la Police nationale et de la Gendarmerie, demandes restées infructueuses. Je remarque cependant que ces 2 administrations n’ont pas tardé à me répondre et mes interlocuteurs ont été courtois, professionnels et gentils ce qui ne fût pas le cas d’autres organismes ou administrations sollicités.

89. Le mardi 2 novembre 2010 à 07:21 par Thierry76

@ XS en 84 les heures supplémentaires ne sont pas rémunérées dans la police nationale (sauf dans la limite de 5 jours dans le cadre du Compte Epargne temps). Elles sont éventuellement récupérées lorsque le service le permet.

90. Le mardi 2 novembre 2010 à 08:58 par Simone

@ XS (84)
En ce qui concerne les Officiers de Police (ma remarque porte sur ce corps puisque vous évoquez précisément Synergie et le SNOP), sachez que depuis environ deux ans, leurs heures supplémentaires ne sont plus comptabilisées. Ils bénéficient d’un traitement que l’on pourrait qualifier de “forfaitaire”. Qu’ils travaillent 40 ou 70 heures par semaine, la solde est la même en fin de mois, et sans possibilité de récupération (officielle). Mais je conçois que vous ne pouviez pas être au courant, “ils” ne parlaient pas de cela dans “Le Petit Lieutenant”.

91. Le mardi 2 novembre 2010 à 09:10 par Valérie de Paris

Eh bien ! Le propos est onctueusement injurieux (même si l’Ordre peut exciper de l’excuse de provocation), le fond est évité. Quant à la forme, hein, les goûts et les couleurs … Je préférais votre réponse. Moins précieuse, plus franche et plus charpentée.

92. Le mardi 2 novembre 2010 à 09:31 par Napoléon

Le communiqué des bâtonniers n’a rien de lumineux ni de glorieux à rappeler que “C’est pour que les juges retrouvent des interlocuteurs fiables que Napoléon, il y a tout juste deux siècles, rétablit les Ordres d’avocats que la Révolution avait abolis”.
Il est paradoxal dans un tel communiqué, de se glorifier d’une légitimité d’un Ordre rétabli par l’Empereur Napoléon. En effet, lorsqu’on s’intéresse un peu à l’histoire de la profession, on ne peut ignorer que Napoléon ne supportait pas l’indépendance des avocats, et qu’il percevait le terme : ” avocat! ” comme une injure. Napoléon rétablit l’Ordre des avocats, dissous à la Révolution, en affirmant : « Je veux que l’on puisse couper la langue d’un avocat qui s’en sert contre le gouvernement » (lettre de l’Empereur adressée à l’Archichancelier Jean-Jacques de CAMBACERES) … Et le serment de l’avocat sous Napoléon était un véritable serment d’allégeance.
Le rétablissement de l’Ordre des avocats avait donc pour but d’asservir totalement les avocats au pouvoir politique. Pour nombre d’avocats qui ne sont pas adeptes de la culture de soumission aux Ordres, le rétablissement de l’Ordre s’analyse en une chute en servitude. Pour Pierre Doyen, avocat ” l’Ordre ne représente pas, il réprime conformément à son objet impérial !”.
Et selon Patrick Michaud, ancien membre du conseil de l’Ordre:
” …Le poids du pouvoir se fait encore plus lourd lorsque Napoléon consent, sans enthousiasme, à rétablir les Ordres d’avocats… L’Empereur décida alors de compléter le texte du Premier consul: indépendamment des engagements déjà formulés en 1804, le candidat au Barreau doit jurer « obéissance aux constitutions de l’Empire et fidélité à l’Empereur ».
Et pour en revenir au communiqué des Bâtonniers, l’Ordre a été rétabli pour fournir aux juges des interlocuteurs “fiables”.
Heureusement qu’il existe encore aujourd’hui des avocats qui n’ont pas peur de ne pas paraitre “fiables”, au risque de déplaire à l’Ordre et aux ordres établis…

93. Le mardi 2 novembre 2010 à 12:10 par Thinklessridemore

« 60 vieille dame très pauvre

tristement d’accord avec Lambertine !
quelle arrogance, quelle prétention à l’intelligence ! »

En lisant les commentaires, je suis atterrée. Mon Dieu ! À vous entendre, il faudrait avoir honte de savoir manier la langue française. Même si les textes législatifs sont chaque année moins bien écrits, on se doit de manier quelques subtilités linguistiques pour comprendre le code procédure pénale. Je vais être horrible, mais quand je lis le communiqué de Synergie, je me demande s’ils ont compris les arrêts qu’ils critiquent.

Il est évident que lorsque l’on lit un communiqué, sa forme est essentielle, elle préjuge du fond. C’est triste à dire, mais c’est une réalité bien ancrée, quand on veut faire passer un message il faut savoir l’exprimer. C’est un exercice parfois difficile, mais indispensable.

Malheureusement, il semble qu’on ait décidé de surfer sur une nouvelle mode bien triste : au lieu de tirer les gens vers le haut, on les tire vers le bas et on affirme ensuite que le SMS devrait faire son entrée à l’Académie Française qui, soit dit en passant, ne comprend apparemment rien aux envolées stylistiques des jeunes. La simplification à l’extrême est devenue de rigueur. L’effort de l’apprentissage est désormais un bien trop lourd fardeau à supporter. Et en plus, on accuse les autres de notre inculture…

94. Le mardi 2 novembre 2010 à 12:54 par Simone

@ kuk (78)
Estimez-vous que la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue est susceptible de nuire à l’efficacité de l’isolement, si vous lui concédez quelque efficacité ?
Il est selon moi évident que la présence d’un conseil aux côtés du mis en cause nuira parfois à l’efficacité des auditions, effectivement en partie par la rupture de l’isolement. Mais ce n’est pas parce que certains avocats s’évertueront à mettre des bâtons dans les roues des enquêteurs qu’il faut rejeter le système en bloc. Tout comme ce n’est pas parce que certains policiers “abusent” des prérogatives qui sont les leurs qu’il faut enlever à l’ensemble de ce maillon de la chaîne judiciaire tout moyen de coercition ou d’action.
Si la présence de l’avocat dès le début de la garde à vue est un mal (ou bien, tout dépend le point de vue) nécessaire pour protéger des innocents en garde à vue, par quelles autres dispositions pourrait-on retrouver cette efficacité perdue ?
Le présence de l’avocat au cours de ce stade de l’enquête signe t-elle, comme le “suggèrent” le SNOP et Synergie Officiers, la fin de l’Investigation ? Je n’en suis pas certaine.
Cette présence n’est pas préconisée dans le but de protéger les “innocents” placés en garde à vue (l’avocat, à ce stade, ne pourra pas grand chose face à un dossier monté de toutes pièces pour faire d’un innocent un coupable, situation qui pourrait au passage faire un bon sujet pour le prochain film d’Olivier Marchal, n’est-ce pas XS ?) mais pour permettre une meilleure Défense (au sens noble du terme) des personnes suspectées d’avoir commis un délit ou un crime. Cette présence est aujourd’hui inéluctable. C’est pourquoi je considère le combat mené par certains syndicats comme inutile car déjà perdue (ils peuvent menacer d’arrêter de respirer, cela ne changera plus rien). Mais, comme vous le demandez, est-il possible de concevoir des dispositifs susceptibles de contrebalancer cette éventuelle perte d’efficacité ? Peut-être mais je ne vois pas aujourd’hui lesquels. Cela n’aurait de toute façon d’intérêt que pour les dossiers où seul l’aveu peut amener à la manifestation de la vérité, c’est à dire dans un nombre limité (au regard de l’ensemble de la délinquance traitée) d’affaires. A suivre.

95. Le mardi 2 novembre 2010 à 13:45 par lambertine

“Il est évident que lorsque l’on lit un communiqué, sa forme est essentielle, elle préjuge du fond. C’est triste à dire, mais c’est une réalité bien ancrée, quand on veut faire passer un message il faut savoir l’exprimer. C’est un exercice parfois difficile, mais indispensable.”

La forme préjuge effectivement du fond. La forme est méprisante et le fond se limite… à du mépris. Ou, disons, à du mépris agrémenté de menaces. Dommage.

96. Le mardi 2 novembre 2010 à 14:14 par Thinklessridemore

« La forme est méprisante et le fond se limite… à du mépris. Ou, disons, à du mépris agrémenté de menaces. Dommage. »

Bien sûr qu’ils auraient pu prendre une plume moins condescendante, mais bon sang ! Quand on voit le communiqué de Synergie, a-t-on vraiment envie de faire autre chose ? Le communiqué de Synergie n’est sans doute pas du mépris ? Reléguer l’avocat à un marchand de tapis qui n’a que faire de la justice, c’est dégradant et bien plus que méprisant !

La meilleure des réponses aurait sans doute été de se taire face à ces inepties, mais ils font le choix de répondre et le disent ouvertement, ils sont agacés. Vous vous attendez à quoi ? On leur reproche leur corporatisme, leur lobbysme^^ la réponse y est attendue. Contrairement à vous, je trouve la réponse… intelligente et amusante. Je ne méprise pas les policiers, loin de là, mais franchement Synergie… ne mérite pas mieux.

Synergie a un comportement des plus limites, les reproches fait aux avocats sont du niveau de la cour de récré, mais parfois ce genre d’insultes fait mal ! La réponse est simple : cessez de nous prendre pour des idiots. Et franchement, j’ai envie de dire la même chose à Synergie.

97. Le mardi 2 novembre 2010 à 17:59 par kuk

@Simone (94)
Merci pour votre réponse. Je me doutais que vous me reprendriez sur la défense des innocents (cliqué sur envoyé trop vite).

98. Le mardi 2 novembre 2010 à 18:20 par Teejee (mékeskidi de base)

Quand je lis les commentaires sur la forme de ce texte, j’ai l’impression que leurs auteurs excusent les outrances de celui de Synergie.
Il faut arrêter d’inverser les rôles !

99. Le mardi 2 novembre 2010 à 18:23 par récap59

@ simone (94)

“Cette présence n’est pas préconisée dans le but de protéger les “innocents” placés en garde à vue (l’avocat, à ce stade, ne pourra pas grand chose face à un dossier monté de toutes pièces pour faire d’un innocent un coupable, situation qui pourrait au passage faire un bon sujet pour le prochain film d’Olivier Marchal, n’est-ce pas XS ?”

Effectivement, quand il y a quelque chose dans le dossier…

Mais quand il n’y a rien ?

Dans l’affaire Caroline Dickinson, le premier suspect qui a avoué en garde à vue le crime qu’il n’avait pas commis a été relâché quand le résultat des analyses ADN a été connu.

S’il avait été assisté par un avocat pendant l’interrogatoire, il n’aurait probablement jamais avoué, et les gendarmes n’auraient pas laissé l’enquête en stand-by en attendant tranquillement le résultat des tests ADN (qui n’ont pas été ordonnés tout de suite, d’ailleurs) persuadés qu’ils étaient que le coupable se trouvait déjà derrière les barreaux, et que ses aveux suffiraient à obtenir sa condamnation.

Une perte de temps mise à profit par Arce Montes pour prendre de l’avance.

100. Le mardi 2 novembre 2010 à 19:04 par lambertine

Ah non, Teejee !

Ce n’est pas parce qu’on critique une partie qu’on donne raison à l’autre ! Si je dis “les prisons françaises sont un cloaque qui fait honte au pays”, je ne dis pas pour autant “les prisonniers sont des anges”. Là, c’est pareil.
Je ne peux parler que pour moi : je trouve la réponse du bâtonnier pédante et vide, mais sur le fond, je suis entièrement d’accord avec le fait que Synergie a insulté les avocats dans leur ensemble, et que le tract du syndicat est un torchon. Je critique la forme, parce que je la trouve méprisante, mais surtout contreproductive.

101. Le mardi 2 novembre 2010 à 19:24 par Serge

Ah, oui, l’affaire Caroline Dickinson.

Chaque fois que j’entends quelqu’un défendre la garde à vue à la française, j’y repense, et j’ai froid dans le dos, parce que je suis de nature émotive moi-même.

Sans ce test ADN, une nouveauté à l’époque, et réalisé uniquement pour la forme, ce malheureux croupirait encore aujourd’hui en prison. On imagine dans quelles conditions, avec l’étiquette violeur d’enfant/tueur d’enfant… Tout ça parce qu’il avait une condamnation ancienne pour agression sexuelle au compteur.

D’ailleurs, maintenant que j’y repense, lors de cette ancienne condamnation, les tests ADN n’existaient pas encore… Alors, qui sait ? Non, décidément, chaque fois que j’y repense, j’ai froid dans le dos.

C’est un policier américain qui a identifié le vrai coupable, arrêté aux États-Unis pour une autre affaire. Un policier qui a fait le rapprochement entre sa propre affaire, le visa français sur le passeport et l’avis de recherche d’Interpol. Un policier qui avait en face de lui un avocat. Et un Habeas corpus.

La mort de l’investigation ? Tant mieux, quand on voit ce que Synergie appelle une « investigation ».

102. Le mardi 2 novembre 2010 à 20:31 par Simone

@ Serge (101) & Récap59 (99)
Je comprends tout à fait votre émotion face à ce fait divers. Lorsqu’un innocent avoue, à l’issue d’une garde à vue difficile, un crime qu’il n’a pas commis, il y a de quoi s’interroger. Et quand en plus l’instruction est confiée à un magistrat un peu léger, il y a en effet de quoi ressentir quelques frissons.
La présence d’un avocat aurait peut-être permis d’éviter cette situation, tout comme elle pourrait éventuellement à l’avenir empêcher d’obtenir des aveux de la part de vrais coupables. On peut en effet tout imaginer.
Cependant, Serge, admettez que l’habeas corpus n’y est pas pour grand chose dans la résolution de ce drame. Seuls l’analyse ADN, la curiosité d’un policier américain (qui n’avait aucun avocat en face de lui) et le gros travail accompli par les enquêteurs français sous la direction du juge Van Ruymbeke ont permis de dénouer cette affaire. Rien d’autre.

103. Le mardi 2 novembre 2010 à 22:05 par Wartz

Un exercice de style (alambiqué) purement formel comme les avocats savent en faire afin de les apprécier. Regrettable quand même qu’un excès de révérence fasse penser à certains que la réponse est subtile. Il ne s’agit en fait nullement d’une réponse, car si le cadre est doré comme l’image de ces messieurs qui l’illustre, le fond est désespérément vide. Risible que le communiqué desdits messieurs ne se distingue du brûlot originel que par le mépris. La confiance qu’ils ont en eux-mêmes leur fait penser qu’ils font preuve d’assez d’esprit pour pouvoir se dispenser d’argumenter. Lamentable.

104. Le mardi 2 novembre 2010 à 22:32 par Fassbinder

Et quand en plus l’instruction est confiée à un magistrat un peu léger, il y a en effet de quoi ressentir quelques frissons.

Simone, vous prêchez bien votre paroisse !

On remarquera, que quand un innocent est accusé ou condamné à tort, cela découle forcément d’un magistrat un peu ‘léger’ mais vous omettez de dire qu’au stade de l’enquête préliminaire et en instruction, le juge instruit à charge et à décharge.

Il somme des enquêteurs judiciaires pour établir les faits mais lorsqu’il a face à lui des flics ‘bas du front légers’ qui lui soutiennent mordicius par A + B que l’individu a avoué etc… donc preuve que…à charge ou à décharge, il se base sur vos enquêtes !

Désolée, pour ce cas, l’erreur judiciaire n’a pas à être ‘partagé’ par ce magistrat, seul les flics sont fautifs d’avoir induit une vérité à ce juge, en lui imposant leurs vérités tronquées !

Alors, Simone, vos rengaines du flic intègre et incompris comme vous nous le hahanez à longueur de posts, est loin d’être vrai, du moins sur ce, quoi que… !

105. Le mardi 2 novembre 2010 à 22:33 par Fassbinder

mon message s’adresse à Simone, mes excuses.

106. Le mardi 2 novembre 2010 à 23:35 par XS

@Simone 90
En ce qui concerne les Officiers de Police (ma remarque porte sur ce corps puisque vous évoquez précisément Synergie et le SNOP), sachez que depuis environ deux ans, leurs heures supplémentaires ne sont plus comptabilisées. Ils bénéficient d’un traitement que l’on pourrait qualifier de “forfaitaire”. Qu’ils travaillent 40 ou 70 heures par semaine, la solde est la même en fin de mois, et sans possibilité de récupération (officielle).

Merci de votre réponse. c’est donc à peu près comme les cadres du privé (c’est aussi 218j/an?)
Et les Gardiens de la Paix? Ont-ils droit eux au fameux “travailler plus pour gagner plus”?. Y a t-il des cas où la GAV déclenche les heures supplémentaires? Qui décide de la GAV et de sa durée? L’officier? le gardien? les 2?

Pour la fiction, je préfère Xavier Beauvois à Olivier Marchal. Quoique ce dernier, ancien flic, montre que la profession génère un imaginaire riche et assez torturé chez certains.

Pour la prose ampoulée du Barreau de Paris, vous avez un pendant plus direct, mais avec des formes assez hypocrites (“mon cher Dominique”) dans une lettre ouverte du secrétaire de Synergies à son homologue du SNOP. Et il est bien question d’avantages financiers, et sauf erreur, de paiement des HS (avec un différent tactique entre les 2 organisations, le but final étant bien d’avoir des sous comme ces salauds d’avocats).

107. Le mercredi 3 novembre 2010 à 00:37 par Fassbinder

Désolée, après relecture de mon post assez tardif, j’ai omis un point assez important, pouvant changer la donne au dernier chainon de la Justice avant renvoi, mais là à fortiori à décharge, par des conclusions de flicards :

A contrario, quand plusieurs faits avérés sont mises à mal à l’encontre de l’individu incriminé, mais difficilement ébranlables ( pas de témoins etc..), les flics joueront encore une grande part pour des poursuites …

Je pense personnellement, que trop de pouvoir est octroyé en premier lieu à la Police, alors qu’elle n’est que complémentaire aux magistrats et qu’elle ne doit s’y substituer de plein droit comme depuis peu !

108. Le mercredi 3 novembre 2010 à 01:10 par Fassbinder

@XS

Bonsoir,

Je puis vous confirmer en tout honneur que mes dizaines de gardes à vues ont toutes été notifié par un gardien de la paix OPJ, sans supplément…
Mais que toutes mes auditions (claques, menaces ET fellations comprises) ont toutes été notifié par un’vrai ‘OPJ’…

Jamais au grand jamais, un flic en tenue n’aurait pu faire l’objet d’une poursuite de notre part et tout au contraire…

Un comportement des plus correct fut donné à notre égard, (toilettes à volonté, cigarettes fumées quand bon nous semble, magazine prêtée à même la cellule)…en passant, je voudrai les remercier, c’était moins dur en attendant…

A contrario, après 23h, l’enfer commençait après la prise de service des OPJ…

XS, j’aime beaucoup Marchal le connaissant perso, il retranscrit en tout point ce ‘milieu’, voir son dernier film…

Beauvois, j’ai aimé à l’époque de ‘N’oublie pas que tu vas mourir’ mais ‘le petit lieutenant’ m’a semblé complètement fumeux et hors réalité !

Bonne nuit XS !

109. Le mercredi 3 novembre 2010 à 09:47 par Simone

@ Fassbinder (104)
Vous êtes libre d’interpréter comme vous voulez mes propos et de me faire dire ce que vous avez envie d’entendre. Vous n’êtes pas la première et vous ne serez pas la dernière.
@ XS (106)
Je vous invite à relire le document dont vous nous avez fourni le lien. Vous n’avez, semble t-il, pas tout compris. A votre décharge, la prose de Patrice RIBEIRO n’est pas toujours très fluide.
Et les Gardiens de la Paix? Ont-ils droit eux au fameux “travailler plus pour gagner plus”?” Je vous invite à relire le commentaire de Thierry76 en 89. Petite précision : seuls les gardiens et gradés peuvent comptabiliser leurs heures supplémentaires. Ni les officiers ni les commissaires ne disposent de cette faculté.
Qui décide de la GAV et de sa durée?” Les circonstances.

110. Le mercredi 3 novembre 2010 à 09:47 par récap59

Bonjour simone (94)

“Cette présence n’est pas préconisée dans le but de protéger les “innocents” placés en garde à vue (l’avocat, à ce stade, ne pourra pas grand chose face à un dossier monté de toutes pièces pour faire d’un innocent un coupable, situation qui pourrait au passage faire un bon sujet pour le prochain film d’Olivier Marchal, n’est-ce pas XS ?”

A la réflexion, je ne suis pas sûr non plus que la défense soit désarmée face à un dossier monté de toutes pièces, souvent truffé d’incohérences comme dans l’affaire de Tarnac.

Vous objecterez que pour l’instant les magistrats ne veulent rien entendre, couvrent les irrégularités de l’enquête, refusent la reconstitution demandée par la défense.

Mais je ne me fais pas de souci, cette affaire ressemble trop à celle des Irlandais de Vincennes : la vérité finira par éclater.

111. Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:13 par Côte de Veau

Deux question bêtes:
les policiers sont ils homogènes de formation , d’opinions et de compétences?
S’ils ne le sont pas, peut on parler de corporatisme à leur égard (il est évident que parler de corporatisme suscite des cris d’orfraie: c’est plutôt une manipulation éculée, menant à une illustration superficielle, qu’un moyen de savoir si les policiers sont ou pas corporatistes)

112. Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:18 par récap59

Dans la fonction publique on ne paye des heures supplémentaires qu’aux agents dont l’indice brut est inférieur à 380.

Cela correspond à un traitement brut de 1620 Euros pour un temps complet.

Au-dessus les heures supplémentaires ne peuvent plus être que récupérées, avec de la chance.

113. Le mercredi 3 novembre 2010 à 10:26 par Morgan Kane

CE, assemblée, N° 301572, 22 octobre 2010, Mme BLEITRACH
__

“Considérant qu’il résulte de la combinaison des articles 2, 3 et 5 précités de la directive 2000/78 du 27 novembre 2000 et de l’article 3 également précité de la loi du 31 décembre 1971 que, si cette directive, qui concerne le cadre de l’emploi et du travail, impose à titre principal, en ce qui concerne les aménagements raisonnables à réaliser pour les personnes handicapées, des obligations aux employeurs, elle a également pour effet d’imposer à l’Etat, alors même qu’il n’est pas l’employeur des avocats, des obligations à l’égard de ces derniers lorsque ceux-ci, qui ont la qualité d’auxiliaire de justice et apportent un concours régulier et indispensable au service public de la justice, exercent une part importante de leur activité professionnelle dans des bâtiments affectés à ce service public ; qu’en particulier, l’Etat est tenu de prendre des mesures appropriées pour créer, en fonction des besoins dans une situation concrète, des conditions de travail de nature à permettre aux avocats handicapés d’exercer leur profession, sauf si ces mesures imposent une charge disproportionnée ; que ces mesures appropriées doivent inclure, en principe, l’accessibilité des locaux de justice, y compris celles des parties non ouvertes au public mais auxquelles les avocats doivent pouvoir accéder pour l’exercice de leurs fonctions ; que l’article 41 de la loi du 11 février 2005, qui a créé l’article L. 111-7-3 du code de la construction et de l’habitation, constitue une mesure qui contribue à la mise en œuvre de la directive en ce qu’il met à la charge de l’Etat, nonobstant le fait qu’il n’est pas l’employeur des avocats, l’obligation de rendre accessible aux personnes handicapées la partie ouverte au public des locaux judiciaires ; “

L’avocat est auxiliaire de justice. L’Etat, même s’il n’est pas employeur des avocats a des obligations à euer égard. Dans la mesure où ils exercent une partie importante de leur activité dans les palais de justice, l’ Etat a l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour en permetrtee l’exercice.

Aucun commentaire ne me semble nécessaire

114. Le mercredi 3 novembre 2010 à 11:57 par john

Je suis assez surpris que les batonniers n’aient pas demandé d’excuses publiques à Synergie. Cela est à moins sens la moindre des choses afin de leur faire comprendre la gravité de leurs propos.

A moins que le barreau n’ait prévu de poursuivre en justice Synergie Officier sur le fondement de la diffamation et injures?

La pédagogie c’est bien, mais la sanction a plus de sens, plus d’effet concret sur le fautif… Tiens c’est bizarre, ça me fait penser à certains discours de syndicat de police.

115. Le mercredi 3 novembre 2010 à 13:02 par Serge

@Simone #102 :

« Cependant, Serge, admettez que l’habeas corpus n’y est pas pour grand chose dans la résolution de ce drame. »

Ce que je veux dire, c’est que l’habeas corpus ne l’a pas empêchée non plus.

« un policier américain (qui n’avait aucun avocat en face de lui) »

Manifestement, il faut que je précise ce que j’entendais par là. (C’est inquiétant ; aurais-je droit au même malentendu en garde à vue ?)

Arce Montes avait le droit de garder le silence, il avait droit à un avocat, commis d’office si nécessaire, et ces droits lui avaient été notifiés ; Arce Montes pouvait à tout moment refuser de répondre aux questions et demander la présence d’un avocat, et ça n’a en rien gêné la résolution de l’affaire, qui se faisait sur un autre terrain (vérification de dates et tests ADN).

Pourquoi être aussi véhément [je parle de Synergie, pas de vous, Simone] quand on évoque la possibilité d’établir (de rétablir, même, pour la notification du droit au silence) des droits similaires ? Les adhérents de Synergie ne savent-ils pas que l’on peut aussi ouvrir un annuaire et lire ce qu’il y a dedans pour résoudre certaines affaires ?

Franchement, faire avouer le viol et le meurtre d’une gamine de treize ans à un innocent… Le policier qui a obtenu ces aveux aurait dû être révoqué. Quelqu’un sait-il ce qu’il est devenu ? Préfet ? Chef de cabinet ministériel ?

116. Le mercredi 3 novembre 2010 à 13:40 par récap59

Bonjour Serge (115)

“Le policier qui a obtenu ces aveux aurait dû être révoqué”

Dans mon souvenir, c’était la gendarmerie.

117. Le mercredi 3 novembre 2010 à 13:50 par Serge

@récap59 (#116) : « Dans mon souvenir, c’était la gendarmerie. »

C’est très possible, je n’ai aucun souvenir sur ce point. J’aurais dû écrire OPJ.

118. Le jeudi 4 novembre 2010 à 00:33 par XS

@Simone 109

Je suis internaute et de formation scientifique, et non policier. J’intègre donc le fait qu’une information est juste si elle a été recoupée ou référencée.
L’information de recap59 sur le non-paiement des heures supplémentaires au delà de l’indice 380 semble consistante en l’état. (et j’espère que les policiers stagiaires ne font pas les GAV!)
(question de vocabulaire: on appelle bien chez vous “gradés” ce qui correspond aux “sous-officiers” dans l’armée, et à la “maitrise” dans le secteur privé? soit brigadier, brigadier-chef et brigadier-major selon WP. Les “grades d’encadrement” ne sont pas cadres, c’est bien cela? et les cours de logique, c’est avant le bac?)


Pour la prose de P.Ribeiro, je n’ai certes pas tout compris dans les détails. La lettre fait à l’évidence référence à un certain contexte et historique (et je n’aurais pas la cruauté de vous demander de comprendre des communications des syndicats professionnels ou patronaux de mon propre métier. Bien que certaines formes de style soient communes). Ce qui est par contre clair, c’est que le paiement des HS (heures sup) sont encore une problématique en cours chez les OPJ. Synergies qui a pris position contre reproche au SNOP qui semble toujours pour sa “religion des HS”. Il est aussi clair que Synergie dit défendre “l’intérêt des Officiers”, et que cela à un volet symbolique ou statutaire, et un volet pécuniaire (l’ISPP, les points d’indice dont il n’est pas question ici mais qu’on retrouve sur le forum de Synergies).

Résultat de l’enquête syndicalo-comptable: il semble consistant que quand les OPJ se plaignent des rémunérations des avocats en GAV, ils craignent voir partir des ressources financières que leur ministère de tutelle pourrait leur octroyer. (mais pour ceci, il faudrait un arbitrage intérieur->justice ce qui n’est pas trivial pour l’instant).
Et on comprend que les OPJ soient très frustrés de ne pas voir leurs HS payées, d’autant plus si ils doivent les effectuer avec les membres d’un autre corps de métier, dûment payé (même si le tarif est réglementé)

Le Barreau évite de répondre sur ce point. On les comprend. Et insister sur les principes et le respect de leur profession semble effectivement la priorité.
Pour le contribuable qui paye tout cela, ceci n’est supportable que si le nombre de GAV baisse.

“Qui décide de la GAV et de sa durée?” Les circonstances.
Réponse très vague. Pourrait-on savoir si les personnes qui déclenchent des GAV sont toujours OPJ ou commissaires? y a t-il des cas où un fonctionnaire de police va prendre la responsabilité de déclencher ou prolonger une GAV, avec comme impact de lui faire tourner son compteur horaire?

119. Le jeudi 4 novembre 2010 à 02:47 par Fassbinder

@Simone

Vous êtes libre d’interpréter comme vous voulez mes propos et de me faire dire ce que vous avez envie d’entendre. Vous n’êtes pas la première et vous ne serez pas la dernière.

Simone ou l’art de botter en touche quand vous ne savez quoi répondre !
Merci.

120. Le jeudi 4 novembre 2010 à 07:10 par alexdelaréunion

Comme nombre de personnes ayant commenté la lettre du bâtonnier, je pense que la réponse n’apporte rien au débat et plutôt qu’un discours, à mon sens pompeux, condescendant et pédant, il aurait été plus judicieux d’apporter des arguments simples et incontestables. Enfin, moi je dis ça, je dis rien….

121. Le jeudi 4 novembre 2010 à 10:17 par Dominga

La réponse des “bâtonniers” de Paris à SO me fait penser à un de mes films préférés sur les avocats: “pretty woman”!;
Elle est aux pieds d’un homme magnifique, élégant, raffiné, dans une position qui ne laisse pas de doute sur la suite de ses intentions; elle s’interrompt:
-“qu’est-ce que vous faites comme métier?
-“d’après vous?
-“avocat; vous avez l’air si intelligent et si inutile”.

122. Le jeudi 4 novembre 2010 à 10:20 par Simone

@ XS (118)
Je sens, à la lecture de votre commentaire, qu’il existe une certaine confusion dans les termes utilisés. Ainsi rappelez vous que “OPJ” est une qualification judiciaire qui n’a aucun rapport avec le grade de la personne habilitée. Pour information et de façon schématique, tous les officiers et commissaires sont des OPJ, certains gardiens et gradés (en nombre croissant comme l’a souligné le Maître des lieux) le deviennent après avoir suivi une formation (plutôt qualitative).
Si la décision de placer en garde à vue reste en théorie une prérogative des personnes habilitées “OPJ”, la prolongation de cette mesure est de la responsabilité du magistrat (parquetiers ou juges d’instruction, JLD dans certains cas) en charge du dossier. Même si toutes les hypothèses restent envisageables, je vois mal un gardien de la paix (soumis aux contrôles de sa hiérarchie administrative et de sa hiérarchie judiciaire) ralentir le rythme de ses investigations pour alimenter son compte Heures Supplémentaires (qui ne sont de toute façon pas rémunérées même si les syndicats font tout pour faire infléchir le gouvernement sur cette question. Mais vu l’état des finances publiques, je pense que cette revendication n’est que pure gesticulation).

@ Fassbinder (119)
Vos propos péremptoires ne semblaient appeler aucune réponse.

123. Le jeudi 4 novembre 2010 à 10:56 par Boucle d'Oreille

Simone en 122
certains gardiens et gradés (en nombre croissant comme l’a souligné le Maître des lieux) le deviennent après avoir suivi une formation (plutôt qualitative).”
2 questions :

  • cette formation est elle validée (fait elle l’objet d’un examen ou autre)
  • cette validation, si elle existe, est elle interne (suscitant des suspicions de corporatisme ou (incl) favoritisme )ou par des corps exterieurs?

124. Le jeudi 4 novembre 2010 à 11:35 par Simone

@ Boucle d’Oreille (123)
Je ne suis pas spécialement compétente dans ce domaine mais je peux néanmoins vous indiquer, très succinctement, que cette formation (baptisée dans notre jargon “bloc OPJ”) est dispensée aussi bien par des policiers que par des intervenants extérieurs, et qu’elle est sanctionnée in fine par un examen au cours duquel interviennent notamment des magistrats.

125. Le jeudi 4 novembre 2010 à 12:42 par John

@ XS (118)

Le Barreau évite de répondre sur ce point.

En même temps, vu que le sujet du conflit ici concerne la présence de l’avocat dès le début de la GAV, il n’y a aucune raison pour le Barreau de parler de la problématique des heures sup’ des OPJ. De plus, ce problème ne concerne aucunement le Barreau mais seulement les OPJ et leur direction, il n’a aucune raison de s’en mêler (à moins qu’on ne fasse appel à lui)

@ alexdelaréunion (120)

Comme nombre de personnes ayant commenté la lettre du bâtonnier, je pense que la réponse n’apporte rien au débat et plutôt qu’un discours, à mon sens pompeux, condescendant et pédant, il aurait été plus judicieux d’apporter des arguments simples et incontestables. Enfin, moi je dis ça, je dis rien….

Faudrait peut-être se renseigner sur le sujet avant de critiquer la réponse.
Vous pourrez trouver beaucoup d’articles sur la problématique sur ce site-même (et sur Internet aussi). Les liens de l’article sont là pour replacer les choses dans leur contexte.
Les arguments simples et incontestables comme vous dites ont déjà été donnés maintes et maintes fois dans les précédents articles, réponses et arrêts de la CEDH, le Conseil Constitutionnel et la cour de Cassation, et à moins d’avoir fait la sourde oreille et de ne rien vouloir comprendre, les ressasser serait à la fois inutile et ennuyeux pour tous.

Maintenant si l’effort de cliquer sur un lien pour s’informer est trop difficile pour vous, je ne vois malheureusement pas ce que je peux faire de plus pour vous.

126. Le jeudi 4 novembre 2010 à 12:43 par john

@ XS (118)

Le Barreau évite de répondre sur ce point.

En même temps, vu que le sujet du conflit ici concerne la présence de l’avocat dès le début de la GAV, il n’y a aucune raison pour le Barreau de parler de la problématique des heures sup’ des OPJ. De plus, ce problème ne concerne aucunement le Barreau mais seulement les OPJ et leur direction, il n’a aucune raison de s’en mêler (à moins qu’on ne fasse appel à lui)

@ alexdelaréunion (120)

Comme nombre de personnes ayant commenté la lettre du bâtonnier, je pense que la réponse n’apporte rien au débat et plutôt qu’un discours, à mon sens pompeux, condescendant et pédant, il aurait été plus judicieux d’apporter des arguments simples et incontestables. Enfin, moi je dis ça, je dis rien….

Faudrait peut-être se renseigner sur le sujet avant de critiquer la réponse.
Vous pourrez trouver beaucoup d’articles sur la problématique sur ce site-même (et sur Internet aussi). Les liens de l’article sont là pour replacer les choses dans leur contexte.
Les arguments simples et incontestables comme vous dites ont déjà été donnés maintes et maintes fois dans les précédents articles, réponses et arrêts de la CEDH, le Conseil Constitutionnel et la cour de Cassation, et à moins d’avoir fait la sourde oreille et de ne rien vouloir comprendre, les ressasser serait à la fois inutile et ennuyeux pour tous.

Maintenant si l’effort de cliquer sur un lien pour s’informer est trop difficile pour vous, je ne vois malheureusement pas ce que je peux faire de plus pour vous.

127. Le jeudi 4 novembre 2010 à 13:46 par Côte de Veau

Merci, Simone en 124
Je vous avez posé la question parce que j’avais vu des manifestations d’ironies (que je trouvais déplacées, m’arrivant de former continuement des collègues, et hors sujet, quand il s’agit de principes) vis à vis de policiers ayant fait l’effort de se former… Ces manifestations assez basses d’ironie (en commentaires de http://www.maitre-eolas.fr/post/201… si ma mémoire d’éléphant ne se trompe pas) pouvaient affaiblir la défense de principes respectables.

128. Le jeudi 4 novembre 2010 à 14:46 par alexdelaréunion

@john
Les arguments simples et incontestables comme vous dites ont déjà été donnés maintes et maintes fois dans les précédents articles, réponses et arrêts de la CEDH, le Conseil Constitutionnel et la cour de Cassation, et à moins d’avoir fait la sourde oreille et de ne rien vouloir comprendre, les ressasser serait à la fois inutile et ennuyeux pour tous.

Ce serait inutile et ennuyeux pour toi mon vieux John, mais tu n’es pas seul sur cette planète, la preuve, tes copains de Synergie existent bien, je suis sûr qu’ils ne sont pas seuls ; car John, inutile de te rappeler que tout le monde ne passe son temps à lire, comme nous, les arrêts des Cours et Conseils. Alors, redescend sur terre.

129. Le jeudi 4 novembre 2010 à 15:00 par Abraham

Bonjour Jonh, je trouve que alexdelaréunion, tout comme d’autres personnes, ont raison de critiquer le coté suffisant, voire arrogant de la lettre dont s’agit. Pour les gens qui ne savent pas où se situer dans ce débat fondamental, il est nécessaire de faire oeuvre de pédagogie. Comme vous, je sais de quoi il en retourne, mais je n’aurais pas trouver ennuyeux une mise au point simple et pragmatique. Et si cela vous ennuie, retournez à vos études, ou restez-y.

130. Le jeudi 4 novembre 2010 à 15:12 par JFM

Bonjour,

je voulais juste signaler qu’à coté du communiqué comique de synergie (tant il est scandaleux), celui du SNOP (premier syndicat représentatif devant Synergie, de très peu certes) est beaucoup plus mesuré et mérite, à mon sens, d’être débattu (notamment pour combattre ce que vous avez commencé à faire, l’audition libre).

Un billet de votre part permettrait d’élever le débat et de construire la GAV juste et équilibrée dont nous revons tous. Mais je suis sur que vous reviendriez bientot à la charge sur ce thème…pour mon plus grand plaisir.

Félicitations pour la qualité toujours constante de vos interventions.

PS : je ne suis pas représentant du SNOP ni policier d’ailleurs…

131. Le vendredi 5 novembre 2010 à 14:57 par Violon25

Blagounette :
Qu’est-ce qu’un demi policier ?
C’est un policier qui ne sait ni lire.

Et je sors.

132. Le samedi 6 novembre 2010 à 10:55 par Alain Cognitault

L’injure n’est que la manifestation d’une incapacite a exprimer ses idees sinon d’un manque d’arguments. Dans tous les cas, c’est la preuve d’un deficit intellectuel.

Pourquoi les representant de Synergie Officiers eprouvent-ils le besoin de constamment demontrer ce deficit?

133. Le mercredi 10 novembre 2010 à 11:28 par PEPITO

Toutes mes félicitations pour cette lettre qui atteint des sommets de suffisance, d’arrogance et de vanité. Elle en devient même caricaturale et n’honore pas ses auteurs. Je suis quand même rassuré car ces derniers assurent que “la modération fait partie de leurs principes essentiels”. Ouf, nous avons échappé au pire…

134. Le jeudi 25 novembre 2010 à 22:36 par Vorian

http://www.youtube.com/watch?v=z2Z9…

enjoy ! :D

135. Le vendredi 26 novembre 2010 à 02:12 par Denys Corel

@ PEPITO, alexdelareunion, Abraham
J’ai relu la lettre deux fois, et désolé, j’ai du mal à voir l’arrogance que vous lui prêtez. Elle me semble donner avec clarté le point de vue de ses auteurs et répond avec modération et précision à une lettre qui utilise amalgames et généralités abusives pour insulter une profession entière. Que cette réponse soit parfois ironique voire acide, je veux bien, qu’elle soit écrite avec des tournures plus élaborées et manie les concepts avec un peu plus de subtilité que la lettre de Synergie Officier à laquelle elle répond, c’est évident. Mais je me demande vraiment d’où vient cette impression d’arrogance que vous ressentez ? Est-ce dû (je ne sais pas, je m’interroge vraiment) à la capacité de ses auteurs de manier la langue française avec une aisance à laquelle on est de moins en moins habitué dans les déclarations publiques (suivez mon regard) ? Ou bien est-ce leur refus de descendre aussi bas que leurs opposants en remplaçant les insinuations malveillantes de ceux-ci par des vacheries méritées mais précises ? Peut-être que quelque chose m’échappe, mais je ne vois pas vraiment en quoi le fait de rappeler le rôle historique de sa profession et appeler à la modération (y compris en y glissant çà et là quelques piques, dans une tradition très française) serait le moins du monde arrogant… On peut à la rigueur se demander si cela a la moindre chance de convaincre le Bureau National de S. O., mais est-ce seulement possible ?

136. Le vendredi 26 novembre 2010 à 21:09 par Fassbinder

@ Bonsoir Vorian,

C’est “bidon” ces vidéos, c’est de la pure com par un ex-flic pour son bouquin !
Sachez Vorian que les GAV, tel que les “acteurs” les décrivent sont “du pipi de chat” comparé à la dure réalité de ces dernières.

Par ailleurs, sur un point équivoque, les traumatismes en découlant sont tels, que les raconter à froid en jouant les “empathiques”, c’est simplement du fo…. de gueule de sa part !

Qu’il aille au diable ce type !

137. Le vendredi 26 novembre 2010 à 21:39 par Fassbinder

@Vorian

Je vous mets un lien d’une vidéo, la vraie réalité d’une GAV c’est telle qu’elle est filmée, du moins pour ce que j’y ai vécu ainsi que mes “collègues” à l’USIT du 5 rue riquet PARIS 19.
Sinon, je ne dirai pas que la plupart des brigades parisiennes sont à cette image, loin de là, mais certaines (surtout le Nord et l’Est de Paris) si vous en ressortez en “vie”, pensez à jouer au loto !

http://www.gamaniak.com/video-3514-policier-frappe-fille-15-ans.html

138. Le samedi 27 novembre 2010 à 01:16 par Fassbinder

@ Denys Corel

Bonsoir,

Ne faites pas attention à celà… Pepito est semble t-il, un Procureur en prise avec les Avocats et en l’occurence ici avec Eolas…
Procureur il est, Procureur il restera…
De sorte que d’après ces comm, il n’en ressort qu’il n’est qu’un simple OPJ maquillé par une robe aux simarées de procureur !
C’est un vendu de la magistrature lui, voilà tout !

Lisez Gascogne Procureur de son état et vous conviendrez que lui reste intègre à ces convictions malgré tout !

La classe c’est de naissance, ça ne s’achète pas !

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