Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Pourquoi les avocats sont ils si chers ?

Début d’une série de billets sur l’exercice de la profession d’avocat, afin de vous donner une vision du métier en dehors du prétoire.

Tant ma propre expérience que des enquêtes réalisées par l’ordre montre qu’un des principaux obstacles qui font renoncer des clients potentiels à solliciter les services d’un avocat est la question du coût. Je crois me souvenir d’une enquête d’où il ressortait que 76% des personnes interrogées estimaient que les avocats étaient trop chers, surtout sur les petits litiges du quotidien.

Soyons clairs : dans ce dernier cas, c’est vrai.

Pour un litige de consommation sur une somme de 400 ou 500 euros, qui constitue en soi un préjudice appréciable et qui fait que l’acheteur mécontent n’a pas envie de baisser les bras, les honoraires risquent d’être supérieurs au montant en jeu.

Alors, sommes nous assoiffés d’argent, âpres au gain et méprisant pour les revenus modestes ?

Bien sûr que non.

Les avocats sont une profession libérale. Cela signifie que notre seule source de revenus sont les honoraires que nous versent nos clients. Ces honoraires sont libres. Il n’existe aucun tarif comme pour les médecins — j’y reviendrai. Alors comment les calculons nous ?

Notre but est de gagner de quoi vivre, comme tout le monde. Cela semble simple à dire. Pourtant, pour y arriver, il faut que chaque mois nous encaissions de quoi payer d’abord nos charges et frais.

D’abord le loyer de notre cabinet. Peu d’avocats, à Paris en tout cas, sont propriétaires de leurs locaux. Ce qui ne change pas grand chose d’ailleurs, puisque s’ils sont propriétaires, ils ont des échéances de loyer à rembourser.

Ensuite, le salaire du personnel, qui se résume à un secrétaire pour les petites structures. Les frais de fourniture (encre, papiers, photocopies, consommable, amortissement du mobilier et de l’outil informatique) viennent s’y ajouter.

Mettons 1000 euros de loyer (c’est une fourchette basse), plus 200 de frais de fourniture, un secrétaire au SMIC (alors que les assistants juridiques sont payés plus en principe) ce qui représente un coût réel de 1500 euros avec les charges sociales. Mettons encore 300 euros de frais divers : essence, parking, taxis, repas hors cabinet.

Avant de gagner un euro, un avocat moyen travaillant dans une structure modeste doit donc encaisser 3000 euros chaque mois. C’est un minimum.

Et encore, sur cet euro vaillamment gagné, il va payer des charges et impôts, certaines dès le premier euro (cotisations allocations familiales, assurance maladie, retraite, CSG et CRDS), qui font que à peine plus de la moitié va finalement constituer son revenu disponible, avec lequel il va devoir se nourrir, se loger, et mettre de côté pour des investissements et sa couverture complémentaire (mutuelle, retraite…).

Donc, pour gagner à la fin du mois 1500 euros net, soit 10.000 francs, un salaire de cadre moyen, il doit encaisser chaque mois au moins 6000 euros.

Sachant qu’à ces 6000 euros, il devra ajouter 19,60% qu’il reversera à l’Etat pour la TVA. Certes, la TVA n’est pas censée représenter une charge pour l’avocat. Mais il en représente une pour le client, puisqu’il alourdit les honoraires de l’avocat.

Ces chiffres représentent une fourchette basse.

A Paris, les taux horaires hors taxe oscillent donc autour de 150 euros hors taxe soit 180 TTC.

Comme si cela ne suffisait pas, toutes les heures passées à travailler ne sont pas facturées, loin de là. Tous les avocats ne tiennent pas un blog, mais tous reçoivent du courrier, doivent mettre leur comptabilité à jour, remplir les déclarations liés à leur salariés, régler les factures, commander des fournitures, etc. Le temps de déplacement au palais n’est pas facturé, en tout cas pas à taux plein, de même que le temps passé à poireauter en attendant son tour.

Cela peut devenir problématique, par exemple dans le cas d’une audience correctionnelle comme j’en ai connue une récemment, où je suis convoqué à 13h30 mais mon dossier ne passe qu’à 20h30. L’avocat doit être non pas rémunéré pour ce temps d’attente, qui ne se constitue pas une prestation, mais à tout le moins indemnisé, sinon c’est la ruine assurée.

Le tout est encore compliqué par les délais parfois très long entre l’émission de la facture et le paiement effectif par le client, paiement qui peut être en plus morcelé.

Courir après les honoraires est une angoisse perpétuelle dans ce métier. Le temps perdu dans les taches administratives dont non rémunératrices vient en second.

Le temps disponible qui nous reste est limité, et c’est sur ce temps consacrable au travail de fond, donnant lieu à facturation, que doit reposer notre chiffre d’affaire. Et le temps de traitement que nécessite un dossier est toujours plus long que ne le pense le client et parfois même que ne le pensait l’avocat a priori. Là encore, j’y reviendrai prochainement.

Pour notre litige de 500 euros, cette somme est atteinte en 2h50 de facturation, avec un taux horaire moyen de 150 euros. C’est trop peu pour régler un dossier. Adapter nos honoraires à l’enjeu revient à perdre de l’argent sur un tel dossier. Sauf à le bâcler.

Demain, j’aborderai le problème également insoluble de la détermination a priori des honoraires, et du temps que prend réellement un dossier pour être traité, ou «ce n’est pas parce que je ne vois pas mon avocat travailler qu’il ne travaille pas ».

Commentaires

1. Le dimanche 31 juillet 2005 à 04:41 par Etudiant en droit

Intéressant mais combien da combien est le salaire d'un avocat en début de carriere?

2. Le jeudi 18 août 2005 à 21:01 par Butch

Question tout à fait béotienne : y-aurait-t-il moyen de réduire les frais d'exercice de la profession d'avocat grâce à l'informatique et aux réseaux (réduction des loyers, fourniytures, mutualisation des assistants, télétravail, réseau d'expertise)

(Des fois qu'il y ait une starteupe à monter :-)) )

3. Le dimanche 21 août 2005 à 10:51 par Donna

J'ai évidemment bien compris votre raisonnement, mais c'est celui de tout commerçant (et de toute profession libérale) qui ne facture pourtant pas les mêmes honoraires...
De plus, alors que les autres corporations justifient pleinement leurs dits honoraires, ce ne fut jamais le cas avec la vôtre, du moins en ce qui me concerne (en plus de 10 années de procédure "actives").
En effet, tous les avocats auxquels j'ai eu recours :
- ont toujours tenu compte du temps prétendu passé pour tenter de "justifier" leurs prestations (jusqu'à 220 Euros HT / heure),
- ceux que j'ai simplement consultés ont facturé entre 100 et 180 Euros HT / heure) uniquement pour m'écouter, sans jamais apporter le moindre service en contrepartie, ni conseil, ni information juridique (pour info, un psy ne facture qu'environ 70 Euros / heure, TTC et remboursés par la sécu... pour la même prestation... !!! Et ils ne s'en sortent financièrement pas si mal... !!!)
Comment alors justifier de tels honoraires ?
- Quant à ceux auxquels j'ai confié mon dossier (procédure de divorce, principalement), ils n'ont quasiment rien fait, n'ayant même pas daigné lire les nombreux commentaires étayés que je leur avais remis... Ce qu'ont confirmé tant leurs conclusions que la médiocrité de leurs prestations... Ils n'ont, en conséquence, gagné aucune des procédures engagées, et pour cause...
En conclusion, ils m'ont ruinée, sans aucun retour, alors que mon (mes) dossier(s) était(ent) d'une parfaite clarté... Et plus que défendable(s) !!!
Je n'ai donc vraiment pas envie de "pleurer" sur votre sort, et suis REVOLTEE à chaque fois que j'ai l'occasion de voir un film ou téléfilm français louant le professionnalisme et l'engagement des avocats !!!
Alors que vous êtes censés faire un beau métier, il m'est toujours apparu que seul l'argent comptait, mais jamais la vocation, ni même le souci de mener à bien l'affaire qui vous était confiée (malgré, je le répète, vos honoraires pour le moins prohibitifs).
Quant à l'action, l'inaction devrais-je dire, de vos autorités compétentes (bâtonniers relevant de la juridiction ou de l'ordre national), elles n'est guère plus louable et ne relève nullement le niveau des membres de votre corporation rencontrés...
Il m'arrive de penser que vous constituez une véritable "mafia"... Et je "pèse" mes mots, pouvant en outre, en dire long à ce sujet, telle la démarche d'un de vos confrères qui, profitant de ma faiblesse d'alors, avait tenté de m'inciter à remettre "en liquide" les fonds provenant d'une vente immobilière à l'une de ses relations afin, selon lui, d'échapper à la probable requête de mon ex visant à les récupérer... (alors qu'il s'agissait de la part me revenant sur le partage de la communauté...)
Mais si vous êtes en mesure de me prouver que je me trompe, je suis entièrement disposée à vous consulter et vous confier mes affaires en cours !

Cordialement,


Votre cordialement sonne un brin hypocrite, votre commentaire étant tout sauf cordial.

L'objet de ce blog n'est pas de permettre à quiconque de passer ses nerfs sur moi au motif que je suis avocat, donc solidairement responsable de toutes les avanies de mes confrères, si avanie il y a. Votre logorrhée ne m'intéresse pas. Votre récit est tellement outrancier, manquant d'éléments objectifs au profits d'attaques ad hominem et tout azimuth qu'il n'appelle aucun commentaire. Allez donc la narrer à votre psy à 70 euros de l'heure, remboursés par la sécu (c'est donc un peu moi qui invite), je crois qu'il y a du travail en effet, et confiez lui vos dossiers juridiques par la même occasion, puisqu'il est si peu cher.

Eolas

4. Le dimanche 21 août 2005 à 11:03 par donna

Et qu'avez-vous à dire quant aux avocats qui promettent "monts et merveilles" afin de justifier la nécessité de leur recours, plus qu'onéreux, pour ne finalement rien faire ni obtenir de ce qu'ils avaient promis, engendrant ainsi, outre la perte financière consécutive à leurs honoraires injustifiés, la perte d'une affaire autrement plus importante : celle de son logement ?
Les pièces justificatives sont à votre disposition.
Vous comprendrez alors sans doute que non seulement les représentants de votre profession me dégoûtent, que je ne suis pas disposée à les faire travailler, même si la loi (complice) m'y contraint, mais que, de plus, je suis fermement résolue à les combattre par toutes les voies qui me le permettront.


Fort bien, mais ailleurs, je vous prie.

Eolas

5. Le samedi 27 août 2005 à 13:34 par elpat

Que pensez d'un avocat qui pour chaque paiement en matière sociale sort une facture sans même en avertir son client, et ne laisse aucun choix a ce dernier s'il veut obtenir le solde du ou des réglements intervenus. Les sommes dûes au salarié ou ex salarié sont ainsi prisent en otage. Est ce normal ???

6. Le jeudi 8 septembre 2005 à 00:57 par Christophe

Pas mal cet article Cher Confrère! En tant que jeune avocat (3 ans de barre en mars...) je me permets d'apporter une réponse à "etudiant en droit" pour commencer : pour ma part la première année j'ai touché la prime pour l'emploi... ce qui laisse imaginer ce que fut mon bénéfice. En fait là où j'exerce (Montpellier), la première année l'Ordre des avocats a fixé à 1300 euros le montant de rétrocession d'honoraires que doit verser un cabinet à son collaborateur (pour simplifier, appelons ça un salaire même si juridiquement ça n'est pas ça). La deuxième année le minimum est fixé à 1450 euros (minimum qui varie selon les barreaux...quand il existe). On doit ensuite se débrouiller pour faire "son chiffre" en assurant des permanences pénales, des consultations, des gardes à vue etc...La deuxième année j'ai perçu en moyenne 3000 euros par mois. Mais le passage en troisième année est le plus difficile car vient le moment tant redouté des "régularisations"!!! Les deux premières années on paye des forfaits de charge, mais la troisième année ce n'est plus le cas et URSSAF et compagnie vous tombent sur le dos. Un constat simple et Eolas me corrigera éventuellement : paradoxalement on gagne souvent mieux sa vie dans un plus petit barreau, la concurence étant moins rude. C'est pourquoi pour ma part, je ne monterai pas mon cabinet à Montpellier mais dans une plus petite ville, d'où je suis originaire...et où j'ai déjà un tissu relationnel

Pour répondre à Butch : je suis persuadé que les nouvelles technologies sont sous exploitées dans notre profession : c'est le monde des dinosaures! Pour ne parler que des logiciels de gestion de cabinet, la plupart ont des interfaces digne des pires logiciels des années 80 et leur utilisation est aussi accessible que le mode d'emploi d'une centrale nucléaire chinoise! Tout reste à faire chez nous : utilisation de la signature électronique, télétransmission des procédures, audience de mise en état électronique (ah...le rêve...)ou plus simplement : développement de l'utilisation du courrier électronique.

Enfin s'agissant de cette chère Donna, elle me fait penser au mot de ce vieux bâtonnier qui est venu un jour tuer le temps au centre de formation des avocats (je n'étais alors qu'élève-avocat) pour nous conter quelques histoires croustillantes. Il nous a bien prévenu que nous verrions tous un jour ce client pour lequel nous ne serions jamais que des incapables lorsque les dossiers seraient perdus et dont il ne faudrait jamais attendre de merci les jours de victoire...car enfin avec ce dossier...gagner était bien la moindre des choses. Ils appartient à cette fameuse tribu qu'un vieux professeur de droit fiscal à la fac apellait "les yakistes du café du commerce" : y'a qu'a faire çi, y'a qu'à faire ça...
Des pénibles comme vous chère Dona j'en ai déjà vu quelques uns en près de trois ans...et vos élucubrations sont l'image d'épinal du pénible que l'on se refile souvent comme une patate chaude de confrère en confrère!
Cordialement...

7. Le jeudi 8 septembre 2005 à 14:41 par étudiant

Tous ces commentaires sont forts sympathiques et m'ont bien fait rire, surtout le coup des "yakistes du café du commerce" (et les fautes d'orthographe si vous me passez cette remarque...). Mais quelques questions très pratiques me taraudent concernant la profession d'avocat, vers laquelle mes études me mènent inéxorablement... Pouvez-vous vous permettre de prendre des vacances? Travaillez-vous sept jours sur sept? En moyenne, combien d'heures par semaine? Si vous aviez le choix, préfèreriez-vous travailler comme salarié d'un cabinet voire d'une entreprise (pour ainsi bénéficier du statut de salarié?) Je vous remercie du temps (précieux j'imagine) consacré à la réponse... Cordialement :-)


Merci à vous, mais tous les commentaires ne sont pas sympathiques. J'en ai récemment viré un qui tenait plus du discours de pilier de bar, insultant la profession sur la base d'un argument d'autorité (genre "ça fait 20 ans queje bosse avec des avocats, donc ce que je dis est irréfutablement vrai"), l'objet de ce blog n'étant pas de permettre à des sots d'insulter un avocat gratuitement.

Pour répondre à votre question, travailler 35 heures, c'est niet. Sauf si vous vous nourissez par photosynthèse. La semaine ordinaire est de 50 heures minimum, et toutes ne sont pas facturables. Le mot chronophage prendra un sens tout particulier pour vous. Oui, je peux prendre des vacances. L'enfer est le moment de l'installation, quand vous passez du statut de collaborateur d'un autre avocat, obligatoire les deux premières années, à celui d'avocat volant de ses prorpes ailes. Vous devez développer votre clientèle, faire rentrer de quoi payer vos charges et vous n'avez aucun filet de protection. Le tout est d'arriver à en sortir. Oui, vous pourrez prendre des vacances. Les mois d'été sont idéaux pour cela, pas ou peu d'audience, vos clients sont en vacances, le cabinet tourne au ralenti, c'est le moment idéal.

Je ne souhaite pas avoir le statut de salarié, 35 heures ou pas. Ce salariat a un prix trop élevé pour moi : l'interdiction d'avoir une clientèle personnelle. L'avocat salarié consacre toute son activité pour son cabinet. Le statut de libéral, très dur, me va très bien, question de nature, et de philosophie aussi. Mais le statut d'avocat salarié est très confortable, il faut le reconnaître.

Eolas

8. Le jeudi 8 septembre 2005 à 23:59 par Christophe

Suite à ce que vous écrivez Eolas, j'y vais de ma petite question moi aussi. Vous parlez d'installation et justement j'y songe pour l'année prochaine (dans un petit barreau : 30 avocats environ). Mais en dehors des guides publiés notamment par l'UJA...c'est difficile d'avoir de bons tuyaux s'agissant des emprunts à envisager, de la trésorerie à constituer etc...Alors voilà : j'ai pensé à faire un emprunt pour l'installation matérielle (mobilier, informatique etc...) et a solliciter une autorisation de découvert conséquente auprès de la banque pour la trésorie. Est-ce une bonne voie à envisager? Faut-il penser à d'autres modes de financement? J'avoue que je suis preneur de tous les bons conseils en la matière.

Si je peux me permettre une réponse à l'étudiant (si Eolas me le permet...) : les 50 heures par semaine c'est vrai que c'est la semaine classique. Les vacances effectivement sont calquées sur les vacations judiciaires pendant lesquelles les audiences sont plus rares. Toutefois, je connais quand même quelques avocats qui ont tout compris : des collaborateurs bien disposés travaillant comme des fous pour pas grand chose pendant que ces derniers jouent les inspecteurs des travaux finis...il y en a aussi.
La liberté dont parle Eolas, j'y aspire beaucoup! L'installation me fait peur mais j'en rêve chaque nuit. Etre enfin maître de ses dossiers, pouvoir faire autant de fautes d'ortographes qu'on veut dans les dossiers ;0) le pied! Mais l'angoisse des honoraires à rentrer pour payer toutes les charges. Moi je me rassure souvent en me disant que des plus bêtes que moi y arrivent très bien...enfin je crois!

9. Le vendredi 9 septembre 2005 à 00:07 par valgarde

Mon fils devrait intégrer un cabinet d'avocats, en tant qu'avocat en droit des sociétés. Pourriez vous m'apportez des précisions sur le statut dont il pourra bénéficier ? En ce qui concerne la rémunération, comment cela est négocié, et à quel niveau ?

10. Le vendredi 9 septembre 2005 à 09:40 par Anonymous lawyer

@valgarde

Je suppute que votre fils vient d'avoir son CAPA, et qu'il veut entrer dans un cabinet qui fait du droit des affaires.

En principe (sauf s'il a la chance d'être pris dans un cabinet qui pratique encore le statut de salarié pour les collaborateurs, mais je ne sais même pas s'il en reste encore un à Paris), il sera collaborateur libéral, c'est à dire qu'il sera comme un salarié (des congés payés, et une rémunération fixe tous les mois), sauf qu'il payera ses impôts et ses charges comme une entreprise. Il convient donc de déduire environ 40-50% de sa rémunération brute pour les impôts et les charges pour avoir la rémunération net-net.

Si c'est à Paris, il devra au moins exiger le "tarif UJA" (2870 euros pour 2005), calculé au plus juste à partir d'un "budget type". En dessous, dans un cabinet d'affaires, il se sera fait avoir. Très faible chance qu'il ait une clientèle perso (ou qu'on lui laisse le temps de faire des AJ) pour complémenter une rémunération insuffisante, et un cabinet d'affaire peut toujours payer UJA, sinon, il ne recruterait pas.

Si c'est un gros cabinet (anglo-saxon ou français), il pourra s'attendre à plus : ça va de 3800 à 5500 par mois (voir plus), en première année. Mais en échange, il devra vendre son âme et son temps libre au prorata de sa rémunération. Autour 5500 euros, il devra donc céder son âme en entier au cabinet.

Enfin, cette rémunération ne se négocie pas vraiment, sauf s'il a fait Harvard ou Oxford. Au mieux, on lui demandera ce qu'il pense être une rémunération décente. Il suffit de se renseigner un peu pour savoir répondre, tout le monde connaît à peu près combien les cabinets payent. En toute hypothèse, il faut éviter de descendre en dessous de 2870 euros.

11. Le mercredi 28 septembre 2005 à 15:11 par anonyme

Je me demandais s'il n'existait pas des avocats dont les honoraires ne sont à payer que lorsqu' ils obtiennent gain de cause dans les affaires pour lesquelles on les a engagé?


Oui, bien sûr : ce sont ceux dont les secrétaires acceptent d'être payées que quand leur patron gagne ses affaires, dont le bailleur ne réclame des loyers qu'après un dossier victorieux, et dont le percepteur ne se manifeste que lorsque le cabinet a eu gain de cause.

Eolas

12. Le mardi 4 octobre 2005 à 09:56 par solly

faut faire comme mon avocate...elle ne dit jamais combien ça va coûter, oublie les frais (qui représentent tout à coup 2500 euros sur une note globale de 7000...) et compte 250 euros pour l'envoi d'un fax. On ne paye pas de charges sur les frais, je crois ? ...


Non, on les paye, c'est déjà ça.

Eolas

13. Le mardi 4 octobre 2005 à 10:05 par solly

Oups... je me rends compte que je suis mauvaise langue.... les 250 euros, c pour l'envoi d'un recommandé avec AR.
Et pour les soucis de réglement d'honoraires, c très simple :vous envoyez vos notes intermédiaires régulièrement, et vous menacez de laisser tomber l'affaire si le règlement n'intervient pas avant quinzaine, avec, pour faire bonne mesure, un petit intêret de 3% facturé par quinzaine de retard.
Bon courage à tous.
Je reprends de ce pas mes études de droit...

14. Le mercredi 12 octobre 2005 à 10:05 par elpat

J'ai le même problème que solly. Seulement le dernier réglement 02/2004 est toujours bloqué chez l'huissier car je refuse ces prélévements injustifiés. 10000€ d'honoraire ont déja été réglé, mais c'est surtout le principe qui est contestable est contesté.
Bien entendu il ne doit s'agir là que de cas isolé.

15. Le mercredi 26 octobre 2005 à 11:21 par Amelie

Bonjour Eolas,

Est-il possible de demander à son avocat de justifier ses honoraires ?
j'ai intenté un procés que j'ai gagné, et à la suite de ça mon avocate m'a envoyée une facture (surprise) d'un montant très élevé, à laquelle je ne m'attendais pas (elle ne m'en avait absolument pas fait part) car j'avais déjà régler deux factures, la dernière réglée le jour de l'audience au tribunal.
Ainsi, sur ces factures étaient indiquées le nombres d'heures travaillées... mais la dernière facture(surprise) rien n'était indiqué. Si ce n'est que 6 personnes ont travaillé sur cette affaire (je n'en ai rencontré qu'une).
Comment pourrais je demander justification de cette dernière facture au montant exhorbitant ?
Merci pour votre aide


Difficile de vous répondre sur la base de ces quelques éléments. Sachez toutefois que si les premières factures ne mentionnent pas expresément le contraire, elels sont réputées solder les honoraires antérieurs à celle-ci. La facture surprise doit donc couvrir des diligences postérieures à l'émission de la deuxième facture. Naturellement, votre avocat doit vous expliquer à quoi sa facture correspond. Si vous entendez la contester, il convient de saisir le batonnier de votre avocat, apr lettre recommandée expliquant les faits avec copie des factures litigieuses. Il vous convoquera avec votre avocat pour recevoir vos explications et les siennes.

Eolas

16. Le mercredi 2 novembre 2005 à 15:22 par gow

je vois que le métier d'avocat n'est pas si evident que ça j'espere le devenir un jour .mais bon comprenez bien qu'un avocat doit gagner sa vie et donc avoir des honnoraire élevés , c'est le système de notre société qu'il la voulu...

17. Le vendredi 4 novembre 2005 à 16:15 par diane

je suis sidérée par les commentaires. je vous rapelle simplement les chiffres officiels. 10 % des avocats sont en déficit ou ont un bénéfice nul.

Un autre quart gagne un smic. Quand je lis Donna, j'en ai des nausées.Si nous étions moins bouffés par les charges ( il faut savoir que les charges comprennent : loyer, secretaires, cotisations aux caisses qui pourtant vont nous assurer une retraite moindre que celle du commun des mortels; assurances de plus en plus élevées à cause de gens comme donna que l'on se débrouille d'ailleurs pour filer à d'autres car entre temps elle aura déposé plainte contre la moitié du barreau, ce qui occasionne aussi des frais (chose qu'elle a d'ailleurs surement fait puisqu'elle indique que les lois et bâtonnier sont complices), chicanes de l'administration qui trouve toujours qu'il manque un papier dans la demande d'aide juridctionnelle et qui du tout viendra dire la bouche en coeur que le délai est écoulé, des assurances hors de prix, l'absence d'une vrai protectionsociale etc ) nous pourrions travailler différemment. il faut bien savoir que même si les clients payent au lance pierre, le fisc ne se gènera pas pour me taxer lourdement si j'ai le moindre retard; sans compter le banquier qui me regardera de travers.

Entre temps ce sera la secrétaire qui débarquera en expliquant qu'elle voudrait son salaire vers la fin du mois et le client qui appelle, la bouche en coeur en vous disant " maître, je rentre de vacances, je vous payerai plus tard ( il aurait été plus réaliste d'ecrire "payerais" on est sur de rien ) etc etc.

Je souhaite bien du plaisir aux inconscients qui sont encore désireux de se lancer dans le métier. moi, je suis écoeurée et j'attends la retraite.
Pour terminer, je salue bien bas le confrère qui a mis cette page en place et je ne manquerais pas de la communiquer à ceux de mon barreau.

Enfin, j'aurais tendance à inviter les confrères qui lisent cette page à raconter leurs anecdotes les plus amusantes ou les plus loufoques, sans bien entendu attenter au secret professionnel.

donc je commence: cela s'est passé dans la salle d'audience d'un grand tribunal et la présidente, une énergique demoiselle de près de 55 ans était en train d'interroger sèchement une autre demoiselle, d'un millésime plus récent, qui elle vendait sa vertu dans la rue et plus précisement sur le trottoir.
La présidente voulait lui faire avouer le nom de son souteneur alors que la jeune femme niait avec la dernière énergie avoir un julot. Elle se présentait comme indépendante et fière de l'être. Au bout de quelques minutes la présidente, passablement énervée s'est mis à hurler " mais enfin mademoiselle , ce n'est quand même pas à moi que vous allez apprendre comment on fait la p*t*"

En l'espace de quelques secondes, tous les confrères présents ont filé dans la salle des pas perdus pour hurler de rire; seul était resté stoïquement dans la salle, le brave confrère qui défendait la jeune femme et qui luttait desespérement contre une folle envie de rire, tout comme le greffier, le proc et les assesseurs.

Bref on travaille beaucoup, on gagne pas grand chose, on a parfois des clients pénibles mais parfois qu'est ce qu'on s'amuse.

Cordialement
et VBD pour les confrères

Diane


18. Le lundi 7 novembre 2005 à 12:34 par jeff

Tout d'abord, bravo pour votre blog qui a le mérite de lever le voile sur une profession mystérieuse pour beaucoup.
Intéressé, en tant que client, par le montant et la détermination des honoraires d'avocat, je viens de lire votre article "pourquoi les avocats sont-ils si chers ?"
A deux endroits différents, vous écrivez :
1- pour gagner le smic un avocat libéral doit faire rentrer 6.000 € chaque mois.
2- la semaine de travail c'est 50 heures plutôt que 35, mais toutes les heures ne sont pas facturables.

Avec le taux horaire de 150 € que vous préconisez, ceci amène à 40 heures facturables ce qui est extrèmement bas:moins de 20% du temps.

Est-ce la réalité et faut-il en déduire que déplacements, attente, gestion du cabinet, formation, représentent plus de 80% de l'emploi du temps d'un avocat ?

Merci pour votre éventuelle réponse,
Cordialement.
Jeff


Il y a beaucoup d'activités non facturables et chronophages. La gestion est l'une d'entre elles, je ne parle pas tant de la compta pure qui peut être déléguée mais par exemple : de la rédaction d'une convention d'honoraires, qu'on ne peut décemment facturer au client, de même que la rédaction d'une facture et d'un état définitif conforme aux textes réglementaires régissant la profession, qui sont parfois complexes. Les relances sont aussi du temps perdu, les rendez-vous avec son banquier ne sont pas facturables, etc. De plus, je distingue bien l'argent "rentré" du montant facturé : les impayés existent dans la profession. Il faut encaisser, 6000 euros par mois pour gagner le SMIC (avec un salaire à payer). Et un avocat qui atteint 80% de temps non facturé, mais a la chance d'avoir des encaissements réguliers, gagnera un SMIC, oui, mais ce sera plus dû à un problème d'organisation, en l'occurence.

Eolas

19. Le mardi 8 novembre 2005 à 08:58 par katjusha

A propos des honoraires au pourcentage, j'ai une petite expérience très satisfaisante. Dans une affaire contre mon ex-employeur, mon avocat m'a proposé une convention : des honoraires minimum + un pourcentage (15 % HT, en gros donc 18 %) de mes gains éventuels. J'ai accepté, nous avons gagné. L'avocat a certes touché le "jackpot" (8000€ pour une affaire prudhomale + appel) mais moi aussi. Dès lors que c'est clair, je ne vois pas où est le problème.
Mon père était lui-même avocat, et la description d'Eolas est exact. En plus, lui, il était pénaliste... Beaucoup d'heures, peu de clients financièrement intéressants. Mais quand c'est une vocation...

20. Le jeudi 10 novembre 2005 à 23:59 par Xenus

Le post de Katjusha et l'un des seuls rares post qui vient de me redonner envie de faire appel à un avocat... car en lisant ce super blog en Z au cours d'une soirée, l'idée qu'on peut avoir de la justice et des avocats s'en trouve bien chahutée. Le post de Katjusha ramène l'espoir que l'on peut gagner un procès, avoir droit à la justice (non en temps que machine judiciaire mais en temps qu'idée) et payer son avocat justement (s'il à proposé cette convention c'est qu'il rentrait dans ses frais).

1) Peut-on avoir l'espoir de remporter un terrible procès tout en payant son avocat comme il le mérite ? Est-ce vrai ou est-ce une illusion ?

Je voudrais revenir aussi sur le point de la justification des si coûteux honoraires d'avocat, bien que beaucoup de chose ait été dîtes. L'avocat devant couvrir ses frais (quelqu'ils soient) et obtenir un bénéfice (dont personne ne voudrait contester le droit de)...
Cependant, parmis l'évocation de la liste des frais que vous avez avancés Maître Eolas, n'est-il pas vrai, qu'un important nombre (sans entrer dans le détails de la liste car seul l'idée m'intéresse) de ces frais comme le loyer, les salaires, les cotisations... ne sont pas finalement exploités que par 1 seul client ?
Il y a bien sur des frais qui restent lié à un client donné... recherche, dossier, votre expérience, vos connaissances...etc... mais quand aux autres... sont-elles vraiment partagés par tous les avocats par leurs divers clients...? Car cela devrait être le cas, non ?

2) J'ai été surpris que ce point n'est pas été abordé lors de votre post sur ce sujet. Qu'en est-il ? ;)

Quand à moi, je fais partis de ceux qui subissent une terrible situation...(affaire de plus 10000 euros sans doute à demander en indemnités) injuste... mais non financière et qui sont donc partagés entre le fait d'appeler à l'aide un avocat par peur de solutionner leur problème pour laisser place à un autre problème, mais celui-là, d'ordre financier... payer leur avocat (bien que ce serait avec plaisir) sans le pouvoir.... Les exemples sont nombreux, et même sur votre site, sont vouloir relancer la polémique.

Il est vrai que quand on vie à 2 sur un salaire de 1900 euros... on a beau s'imaginer serrer la ceinture pour mettre 200 euros de côtés pour son avocat chaque mois... on a du mal à voir comment cela suffirait à le payer... Ah oui... reste les prêts bancaires... s'endetter un peu...

3) Si on gagne, ça va j'imagine, si on perd... là je me demande...?

Et puis je me demande, mais c'est plutôt au banquier de me le dire... pour ne pas payer plus qu'une mensualité de 200 euros par mois.. je me demande quel somme peut-on obtenir... et le banquier de me répondre sans doute... ça dépend... 30 ans, 50 ans ou 100 ans le prêt ? ;) :))
Ouais ben, c'est pas gagné. Mais j'ai quand même besoin d'un avocat... :)

Bon, si vous connaissez des avocats ayant choisi leur profession par vocation, ayant un petit cabinet dans le sud dans une zone immobilière non recherchée (donc loyer faible).. faites moi signe. lol !

J'espère que vous ne verrez aucune attaque dans mes propos car cela n'est absoluement pas mon intention, mais plutôt de vous faire part de mes reflexions après une premier parcours en Z de votre formidable blog. Ayant écouté les uns et les autres.

Bien à vous,
Xenus

21. Le vendredi 11 novembre 2005 à 18:16 par Une avocate parisienne

8000 euros pour un prud'hommes et l'appel on ne peut pas parler de jackpot quand même, au tarif indiqué par Eolas (150euros/heure) cela représente la rémunération de 45 heures de travail, je serais étonnée que votre avocat ait passé moins de temps que cela.
Quant au salaire d'une secrétaire, je m'en suis toujours passée, mon téléphone est sur messagerie le matin et mes clients me joignent l'après-midi quand je suis là. Je n'ai jamais compris l'utilité d'une secrétaire, surtout quand, comme Eolas apparemment, on maîtrise parfaitement l'informatique. Certains services téléphoniques sont très efficaces. Et quitte à prendre de l'aide, mieux vaut un(e) collaborat(eur)(rice) qu'un(e) secrétaire à mon avis!
Bravo pour votre blog en tous cas, Eolas.

22. Le samedi 12 novembre 2005 à 11:13 par katjusha

On peut voir les choses comme ça. Mais je pense qui si chaque avocat arrivait à 8000 € pour une simple affaire de prudhomme, il s'en contenterait largement. Tenez, il arrive qu'un avocat, pour un procès d'assises, qui demande en l'occurence des centaines d'heures de boulot, ne reçoive que peu d'honoraires. Autre exemple, j'ai toujours vu mon père passer ses samedis à la maison d'arrêt pour rencontrer ses différents clients, y compris ceux pour lesquels il ne percevait que le strict-strict minimum.
Ceci dit, pour répondre à Xénus, bien sûr qu'on peut gagner, et évidemment, un avocat est indispensable. Je le dis avec d'autant plus de détachement que je n'en suis absolument pas...
Ceci dit, il est évident que les honoraires peuvent être un frein. Ainsi, dans mon affaire, l'adversaire a décidé d'aller en cassation. Ca m'a coûté 2 500 € supplémentaires. L'addition commence à se corser. Si la Cour de cass rends une décision qui m'est défavorable, j'aurais pratiquement perdu 12 000 € au total (et encore, je ne compte pas les "frais de justice", que j'imagine désagréablement conséquents. C'est tout de même énorme pour un simple conflit du travail, et explique pourquoi, globalement, les employés reste cois là plupart du temps. En ce sens, la justice n'est pas accessibles à tous. Les plus déshérités ont l'aide juridictionnelle, soit. Mais les salariés ou les classes "moyennes", rien. Il est déplaisant de penser que, pour faire valoir mes droits, je risque 1/3 de mes revenus annuels. Beaucoup ne le peuvent pas.

23. Le lundi 14 novembre 2005 à 15:28 par une jeune collaboratrice

Je tenais juste à rappeller qu'une collaboratrice n'est pas une secrétaire,mais un avocat à part entiere que de nombreux cabinets payent le minimum (1600 euros dans mon barreau:quand on a enlevé les 40% de charges on est loin du smic horaire)
Un avocat collaborateur il est vrai coûte moins cher qu'une secretaire.

24. Le mercredi 16 novembre 2005 à 20:35 par Une jeune assistante juridique à Paris

Tout d'abord, Maître Eolas, je vous félicite pour ce blog que je trouve très intéressant. Je l'ai survolé rapidement et c'est le premier article que je lis vraiment. A voir les commentaires souvent désagréables, je me demande ce qui m'attend dans la suite de ma lecture...

Je suis tout à fait choquée par les commentaires de certains qui font ainsi passer les avocats pour des voleurs!! Certes, ce sont des êtres humains comme nous avec leurs travers mais je tiens à rappeler qu'un avocat prête serment!! Qu'il a ainsi une obligation morale et légale de respecter certains principes déontologiques, et qu'il possède également un grand sens des valeurs et de l'éthique.
Par ailleurs, un avocat fera évidemment tout ce qui est en son pouvoir pour que son client remporte l'affaire, et ceci pour plusieurs raisons:
- Tout d'abord, par souci de justice bien évidemment,
- Mais également pour avoir une bonne image auprès de son client qui ainsi pourra parler en bien de lui et de son travail, ce qui permettra à l'avocat d'agrandir sa clientèle via le bouche à oreille (puisque la publicité est interdite)

Ensuite, n'oublions pas que l'avocat n'est en rien décisionnaire dans une affaire, mais que cela relève de l'appréciation des juges! L'avocat fera tous les efforts possibles afin de défendre au mieux son client (encore un principe déontologique), si les juges en décident autrement (oui, ils sont plusieurs, trois en général et parfois un seul, ce que l'on appelle des juges uniques et qui sont censés n'être que des exceptions) alors l'avocat aura beau eu faire de son mieux, il perdra, en partie ou en totalité, son affaire.

Evidemment, il aura au préalable averti son client des risques encourus dans le dossier.

Je suis assistante juridique, je travaille pour un avocat et je l'aide du mieux que je peux. Mon patron est sans cesse sous pression, toujours à se soucier des délais, à ajouter des détails au dernier moment dans sa plaidoirie car son client ne lui fourni les documents dont il a besoin pour étayer sa thèse que deux jours avant la date d'audience, je cours moi même au Palais de Justice, chez des confrère, parfois même je me déplace en province pour lui. J'arrive au bureau à 8h30, il est déjà là. Je rentre chez moi aux alentours de 21h30, parfois plus tard, il est toujours là. Lorsque je pars en pause déjeuner, lui reçoit des clients. Si le matin lorsque j'arrive il n'est pas au cabinet, je suis quasiment sûre d'avoir un message sur le répondeur me demandant de faire quelque chose en urgence pour dans 30 min à lui faxer chez son client où il se trouve depuis 8h déjà. Parfois, il part en audience à 14h et ne rentre que vers 21h car il est passé en dernier, et enfin, il peut commencer à travailler sur d'autres dossiers...

N'oublions pas qu'un avocat à fait une maîtrise, un DESS ou un DEA le plus souvent, puis qu'il a passé deux ou trois ans à se former à la profession d'avocat avant de pouvoir enfin s'installer à son compte.

Mon ami est ingénieur 27 ans, Bac+5, il gagne 3000 euros nets, 35h et RTT compris. Moi je veux devenir avocat, Bac+6 au moins, et je gagnerai 1200 euros nets à l'heure actuelle et ce dans le meilleur des cas, avec une 50aine d'heure de travail par semaine.

Aujourd'hui je travaille dur, j'ai Bac+2, je fais des études de droit par correspondance et je gagne plus que si j'étais un jeune avocat....

Ce métier est une vocation, on ne le fait pas pour gagner "plein de fric", du moins pas au départ, on le fait parce qu'on a un idéal, qu'on croit en l'Homme et en sa Justice, on le fait par passion, et pas pour l'appât du gain. Ou alors, on est un mauvais avocat. Malheureusement, je le vois bien, ce métier est très difficile, et je suis admirative devant des personnes telles que Maître Eolas et beaucoup d'autres encore. Mais même après tout ce que je vois en travaillant dans ce milieu (les mauvais payeurs et les menteurs entre autre) je reste persuadée que ce métier est fait pour moi et que je suis faite pour lui, j'ai encore plus envie de croire que je pourrais contribuer à quelque chose de bien en devenant avocat.

Alors oui, il y a certains avocats "véreux" comme on dit, tout comme il y a des policiers qui ne respectent pas l'ordre qu'ils sont supposés protéger. Mais ils restent bien évidemment une très petite minorité parmis une très grande majorité.

25. Le vendredi 18 novembre 2005 à 13:58 par Katjusha

Une jeune assistante juridique à Paris : "Ce métier est une vocation, on ne le fait pas pour gagner "plein de fric", du moins pas au départ, on le fait parce qu'on a un idéal, qu'on croit en l'Homme et en sa Justice, on le fait par passion, et pas pour l'appât du gain"

Tout le reste de votre post est juste, j'y adhère. Mais cette partie là, hélas, tends à devenir un mythe (auquel je croyais, moi aussi). Parce que dans le hors série n° 8 de LJA, une enquête menée auprès de 474 élèves avocats de la promotion 2005 de l'Ecole française du barreau de Paris et des centre de formation en région est accablante. A 77,5 %, ces futurs avocats veulent entrer dans le Droit des affaires. 10 % choisissent le pénal; 8,8 % le droit social (entendu comme "la défense du salarié"); 3,7 % le droit de la famille.
Le droit des affaires n'est pas précisément celui où s'épanouit une vocation de justice et de défense d'une certaine idée de l'homme...

Je sais, cette enquête m'a flanqué le bourdon.

26. Le lundi 21 novembre 2005 à 16:54 par pimproune

Réaction au mail de Katjusha.

Cette enquête ne me choque absolument pas. Il est même heureux que les étudiants s'orientent vers des matières où existent, encore, des besoins, contrairement aux matières classiques comme le droit de la famille ou le droit pénal où l'offre des avocats est surabondante par rapport aux besoins.
Un étudiant en droit, lorsqu'il parvient au moment du choix de sa matière d'exercice, doit avoir à l'esprit que cette profession, qui est certes l'expression d'une vocation, a de plus en plus un caractère alimentaire. En gros, être avocat est de plus en plus souvent un métier qui fait vivre son homme. On peut le déplorer, mais c'est un fait. L'étudiant doit donc s'investir dans une matière "utile" aux besoins de la société, et le droit des affaires est de loin le secteur le plus demandeur. Et les rémunérations, dans les cabinets d'affaires, sont plus attractives que les matières classiques où le SMIC est la seule rémunération qui règne. Personnellement, faire 7 ans d'études après Bac et ne gagner que le SMIC, je ne pourrais pas. Je comprends donc et j'encourage cette propension à s'orienter vers le droit des affaires.

27. Le jeudi 24 novembre 2005 à 20:53 par raf

Tout d'abord , merci Maitre Eolas pour votre blog , j'adore y lire tous les jours un article ancien ou plus récent.Il enseigne plus sur la profession d'avocat que n'importe quelle statistique ou autre livre d'orientation.
La personne qui dit que les avocats sont payés sans "gagner" au final a vraiment très bien compris la profession , c'est vrai que les avocats prennent les décisions à la place des juges , en fait les juges n'existent pas , ce sont des avocats déguisés , c'est bien connu.
Bref , je suis actuellement etudiant en droit et je suis passionné par le droit de la famille.Peut-etre est-ce trop risqué de se spécialiser dans cette branche , car le nombre d'etudiants qui le font ne laisse pas présager un réel enthousiasme envers cette spécialisation.Pourquoi , à votre avis?Est-ce si mal payé que ça?
Pensez vous que l'on peut gagner à ne pas éxercer à Paris intra muros?
merci d'avance et encore bravo pour votre blog.

28. Le vendredi 25 novembre 2005 à 18:00 par Une jeune assistante juridique à Paris

Pour répondre à Katjusha au sujet de ma vocation, je suis tout à fait d'accord avec vous. Cette vision que j'ai de la profession, le fait que cela soit une véritable vocation n'engage que moi. Je ne sais pas encore comment je ferais, une fois installée à mon compte pour m'y tenir, sachant qu'il faut quand même gagner un minimum d'argent pour vivre décemment. Pour ma part-et il n'y est pas fait mention dans l'article que vous citez-, je me destine plutôt vers une carrière en droit public. En fait, je suis passionnée d'éthique et de développement durable (entendez le plutôt au niveau social) et je ne sais pas encore comment allier ces centres d'intérêt avec la profession d'avocat, mais j'y travaille...
D'ailleurs, si quelqu'un à des pistes, je suis toute ouïe :)

29. Le samedi 3 décembre 2005 à 02:18 par G.A.T.

Une chose m'interpelle : vous qualifiez (arbitrairement ?) de "préjudice appréciable" un "litige de consommation sur une somme de 400 ou 500 euros". Tout le monde n'a pas les mêmes valeurs me semble t-il. Faut-il en conclure qu'en deça la victime n'a que le droit de se taire et de subir son préjudice matériel - et ne l'oublions pas - moral ? J'ai bien compris votre argumentaire ayant moi-même connu les délices du statut de profession libérale (dans un autre secteur d'activités), mais quelle est la solution dans ce cas-là ? Accepter la "fatalité" ? Se faire justice soi-même ? Recourir, quand c'est possible, à un avocat d'office ? Prendre en charge sa propre défense auprès d'un juge de proximité, sans connaissances juridiques ni forcément le temps nécessaire ?

Seriez-vous favorable à un système d'honoraires conventionnés, comme pour les médecins, avec une prise en charge partielle par l'Etat ? Ou encore à un système où les avocats seraient des fonctionnaires de justice, au même titre que le ministère public ?

Nous vivons de plus en plus dans une société où l'on n'existe que si l'on possède, or la justice devrait être pleinement accessible à tous et à toutes, n'est-ce-pas ?

A titre de note complémentaire, je vous ai trouvé un peu dur avec "Donna". Certes, la forme de son commentaire était agressive et peu circonstanciée, mais votre réponse ne fait pas preuve de grande tolérance. Si son message ne vous a pas plu, je pense qu'il aurait été plus sage de carrément le censurer, ou éventuellement de lui répondre en privé. Nullement besoin de la rembarrer publiquement. Elle est maladroite, voilà tout. Ou en tout cas, on peut lui en donner le bénéfice du doute. Un autre terme que vous devez sans doute bien connaitre me vient à l'esprit : "Circonstances atténuantes"...

30. Le dimanche 4 décembre 2005 à 18:45 par Juriste-en-herbe

Bonjour! Merci pour cette page html fort instructive.

Et voici ma petite question: étant actuellement étudiant en première année de droit et ayant fait un passage en classe prépa littéraire parisienne (j'ai interrompu mes études en mars par dépression nerveuse) je tente désormais d'envisager une carrière professionnelle en me projetant sans être trop ambitieux.

Je suis déjà partagé entre le droit public et le droit privé. J'aime beaucoup les cours de droit constitutionnel et autres cours de relations internationales tout comme j'aime le droit civil et ses commentaires de décisions judiciaires.

J'hésite, en conséquence, entre deux métiers futurs: être avocat ou (haut) fonctionnaire. Professeur agrégé de droit public ou avocat par exemple.

J'aimerais savoir le niveau d'exigence réclamé par le concours pour devenir avocat. Les études sont-elles extrêmement difficiles? Ou pas difficiles mais réclamant un travail appliqué? Que diriez-vous de la difficulté des études juridiques?

Pour ma part, j'ajoute que je trouve la première année de droit tout à fait dans la continuité de la terminale. Mais il faut dire que je sors aussi d'une grande prépa où le tiers est statistiquement admissible à l'ENS, le contraste est d'autant plus saisissant. Je sais par ouï-dire que la deuxième année est incomparablement plus exigeante que la première, bref je suis bien conscient de ne pas en être arrivé à l'étape la plus difficile.

( Par parenthèse, quelle série avez-vous suivie au lycée et quelle mention avez-vous obtenue au bac? J'aimerais savoir si cela n'est pas trop indiscret... Moi j'ai obtenu la mention bien dans un bac général de série littéraire)

Cordialement

Un juriste en herbes.

31. Le dimanche 4 décembre 2005 à 19:41 par Juriste-en-herbe

(HUM HUM HUM) Je rajoute non sans honte que mon précédent commentaire n'a que faire dans cette page, étant donné son intitulé... Je m'excuse...

32. Le mardi 6 décembre 2005 à 09:45 par virgo

bravo pour ce blog, qui explique et legitimise des tarifs d'une profession de plus en plus "mal-aimée".
Je n'avais pas réalisé que les avocats avaient du mal à remplir leur caddy!
Peut être parce que pullule sur le net des cabinets qui répondent à une question (dont votre avenir dépend) pour 100€ voir plus. je comprends mieux ses tarifs, mais c'est vrai que cela heurte ma sensibilité financiere: je ne pourrai pas résoudre mes problèmes à un tel prix.
Y-a-t-il des juristes en france qui réfléchissent à une amélioration du système?

33. Le mardi 6 décembre 2005 à 17:46 par Diane

Y a de tout dans les études de droit. Pour ce qui me concerne j'ai un bac C (aujourd'hui ça s'appelle S)avec mention AB en poche; une de mes amies a fait B ce qui était la section économique et sociale. Nous avions aussi des littéraires avec nous. Et puis il y a la capacité en droit. Bref tous les chemins mènent à Ro (oups non) à la fac de droit et parfois même à la profession...Dans ma promotion nous étions 1200 en première année; de ce groupe ( cette foule?) nous n'étions que 166 à réussir en juin; 150 autres étudiants ont réussi lors de la session d'octobre. 5 ans plus tard, nous étions 7 dans mon DEA à réussir du premier coup et à ne jamais avoir repiqué. Bien sur il y avait plusieurs autres DEA sur la même promo mais cela te donne une idée de l'écremage; sache cepandant que l'obstination paye toujours. Courage

34. Le mardi 6 décembre 2005 à 18:16 par Ethopia

"J'aimerais savoir le niveau d'exigence réclamé par le concours pour devenir avocat. Les études sont-elles extrêmement difficiles? Ou pas difficiles mais réclamant un travail appliqué? Que diriez-vous de la difficulté des études juridiques?"

Cher juriste en herbe,

Je vous renvoie à la lecture très instructive de l'arrêté du 11 septembre 2003 (Jo n°215 du 17 septembre 2003) que vous trouverez sur le site de légifrance. Cet arrêté vous donnera les conditions à remplir pour se présenter au concours ... euh pardon .... à l'examen. Beaucoup d'appelés mais peu d'élus!

Pour ce qui est de votre question sur la difficulté de telles études, le droit demande un boulot régulier et sérieux. Parfois, il faudra vraiment s'accrocher. Oui, c'est difficile mais tout dépend de votre motivation. Je m'étonne toutefois de votre question si vous êtes en 1ère année de droit: vous avez bien dû le constater par vous-même, non?

35. Le mardi 6 décembre 2005 à 18:44 par François

Bof le droit du temps ou j'y étais (ça remonte à 20tites années maintenant) c'était incomparablement moins difficile que la médecine et autres Polytechnique.

Bien sur je ne dis pas que c'est facile, mais les 70h par semaine c'est pas en droit qu'on les fait... 50h ok, 70h c pour les fous de Polytechniq et autres ENS. Très peu pr moi...

(Attention: je ne dis pas ici que le droit c facile, du tout: je fais juste remarquer qu'à mon avis les études de droit sont nettement moins monstrueuses que prépas aux grandes grandes écoles type ENS Polytechniq et j'en passe)

36. Le mardi 6 décembre 2005 à 18:58 par Juriste-en-herbes

"Pour ce qui est de votre question sur la difficulté de telles études, le droit demande un boulot régulier et sérieux. Parfois, il faudra vraiment s'accrocher. Oui, c'est difficile mais tout dépend de votre motivation. Je m'étonne toutefois de votre question si vous êtes en 1ère année de droit: vous avez bien dû le constater par vous-même, non?"

Merci pour votre réponse.

Eh! Bien au risque de paraître prétentieux, je ne trouve pas que le droit soit, pour l'instant, excessivement difficile. Loin de moi l'idée, bien entendu, de le qualifier de "facile", mais je trouve que la quantité de travail exigée est inférieure à celle que je fournissais en terminale. Et que le niveau d'exigence n'est pas stressant.

Mais, comme je le répète, je ne suis qu'en première année. De plus je sors d'une prépa parisienne où les 50h de travail par semaine sont un minimum absolu (les semaines de 70h pour reprendre François sont effectivement une réalité) donc il est certain que le contraste est d'autant plus marqué.

Cordialement.

37. Le jeudi 8 décembre 2005 à 11:29 par Ethopia

Je vous l'accorde les deux premières années de droit ne sont rien à côté d'une prépa HEC/math sup! Je peux comprendre que votre année en droit vous semble plus facile.

Toutefois, les choses se corsent un peu à partir de la 3ème année (enfin avant la réforme c'était comme çà...). Quant aux différents concours (magistrats et avocats), ils vous demandent beaucoup de travail: la sélection se fait à bac +4 ou 5, contrairement aux autres études (médecine, écoles de commerce ou d'ingénieurs).

Je vous souhaite donc bon courage Juriste-en-herbes!

Amicalement

38. Le vendredi 9 décembre 2005 à 15:18 par Fkic

"J'aimerais savoir le niveau d'exigence réclamé par le concours pour devenir avocat. Les études sont-elles extrêmement difficiles? Ou pas difficiles mais réclamant un travail appliqué? Que diriez-vous de la difficulté des études juridiques?"

La difficulté se constate aux taux de réussite.
Pour mon cas personnel d'étudiant parisien (études de droit commencées en 1998) :
-1ère année DEUG 30-40% (ceux qui ne sont pas motivés sont exclus)
-2ème année DEUG 40 % (là, cela devient dur, parce que ce sont des étudiants motivés qui sont exclus !)
-licence 80-90% (Enfin une pause ! Surtout que le programme est très intéressant à partir de là !)
-maîtrise 50-60% (Eh oui, la sélection recommence ! Heureusement que c'est passionnant !)
-3ème cycle (DEA-DESS) 95%-100 % (La sélection a été faite à l'entrée !)
-Doctorat 95%-100% (j'ai un peu tendance à dire que le plus dur est de rendre sa thèse, mais cela fait quand même 400 pages à travailler sérieusement !)
Il est aussi nécessaire de prendre en compte un facteur qui est le 3ème cycle.
Pour les 3ème cycles les plus demandés et les plus prestigieux (en résumé, ceux qui permettent de trouver un poste facilement), les responsables de 3ème cycle exigent souvent que l'étudiant ait réussi à obtenir 3 ou 4 mentions lors de son cursus. La mention à la maîtrise est bien sûr la plus importante.
C'est une chose à ne pas oublier lorsque l'on est en première année ! La course à la mention, c'est dès le début ! Dés la première année !
Même si on ne sait pas exactement où l'on veut aller. Ce qui augmente encore un peu plus la difficulté de ces études.

Car sans 3ème cycle, les chances de trouver du travail diminuent de manière considérable ! En tout cas pour les jeunes générations...

Sinon à propos de l'EFB (Ecole de Formation du Barreau, c'est l'école de formation des avocats) de Paris, les chances de réussir le concours :
Pour l'examen d'entrée, elles sont autour de 35% et le taux de réussite à l'examen de sortie est presque de 100% !
Ce n'est pas la même chose dans tout les EFB de province.
Sinon, si l'on ne souhaite pas passer l'examen d'entrée à l'EFB, on peut aussi faire une thèse pour être admis d'office.

Bonne chance, Juriste-en-herbes !

39. Le mercredi 14 décembre 2005 à 14:30 par Julian

Mesdames et Messieurs,

Je tenais tout d'abord à saluer l'Homme, celui qui a pris la peine de créer ce blog, fort interessant à mon goût.
Ainsi je prend souvent le temps d'aller flanner quelques instants afin de voir de nouveaux articles.
Je vous présente de ce fait mes sincéres félicitations et remerciements.

Actuellement je suis en premiére année de Droit à l'université de Clermont Ferrand, et envisage (si tout se passe comme il se doit) d'entamer une carriére dans la pharmaceutique (droit des consommateurs et des entreprises), au sein de pays anglo saxons.
Un privatiste de plus me direz vous ?

Passons.
Puisque le debat sur les honoraire est lancé, permettez moi d'y participer pleinement, et ce malgré mes maigres connaissances.
J'ai eu l'occasion au cour de ma vie de rencontrer plusieurs avocats, associés pour la plupart, travaillant pour une entreprise ou tout simplement freelance.

Leurs honoraires pouvaient varier selon la tache effectuée, mais tous plus ou moins tournaient autour des 7500-10 000 euro par mois.
Cela varie donc selon la spécialité, la demande etc etc, rien de bien nouveau donc.

Légitimité de certains honoraires ?
Je ne suis pas assez compétent pour en parler, neanmoins je dispose d'une opinion à ce sujet.
Selon moi, même si certains salaires peuvent paraître prohibitifs, ils sont avant tout le resultat d'une recherche de fond, d'un travail constant, et donc d'un savoir faire.
Qu'en est il des Etats Unis ?
Certains avocats avec qui mon cher père collabore peuvent effectivement se vanter de pratiquer des tarifs outrageants... Salaires "No limits" d'une certaine maniére.


Or n'est ce qu'une vision utopiste d'un malheureux petit étudiant niais ?
Peut-être et l'avenir me le dira.

Je continuerais cependant à suivre avec attention vos écrits et autres "aventures".

Avec mes sincères salutations


Julian

40. Le jeudi 15 décembre 2005 à 15:25 par Jeje

Bonjour,
Tout d abord felicitations pour ce blog, il a repondu a bon nombre de questions auxquelles je ne trouvait pas de reponses.Cependant, j aimerais savoir quelles sont les perspectives de carriere d un avocat penaliste? d apres ce que je sais et ce que j ai pu entendre le penal est une des matieres ou les avocats ont le plus de mal a trouver du travail tout du moins au debut de leurs carrieres. Comment faire pour reussir apres? le talent personnel suffit il ou le relationnel est a prendre en compte ( par relationnel entendez "piston" )?
Je suis actuellement etudiant en master1 droit prive et sciences criminelles et je me prepare a passer le concours l annee prochaine. Je suis certain d avoir trouver ma voie dans le penal mais j hesite encore beaucoup.Je ne veux pas "galerer" toute ma vie a etre commis d office ou a gagner trop peu, le salaire n etant pas ma motivation premiere mais bon faut pas se le cacher cela compte pas mal.
Voila en esperant une reponse qui m apportera du soutien et m eclaircira dans ma voie.
merci


Il n'y a aucun profil de carrière type chez les avocats. Votre carrière dépendra essentiellement de vous, de votre talent, et de votre travail. Vous voulez faire du pénal ? Faites en. Les commissions d'office seront un moyen de vous faire connaitre, la conférence du stage si votre barreau en a une aussi. Si vous n'êtes pas assez bon pénaliste, vos dossiers disparaîtront tout seul, et il sera temps de passer à autre chose.

Eolas

41. Le vendredi 16 décembre 2005 à 22:50 par David

Bonjour,

J'ai une question qui va vous allez sans doute trouver sans grand intérêt mais la répons en a en ce qui me concerne ;)

J'ai négocié avec l'avocat qui me représente, le montant de ses honoraires, soit un forfait de 2500 euros auxquels il faut ajouter 10 % des sommes allouées. Cela semble clair et simple jusque là.

Cependant, le chèque représentant les sommes allouées en provision par le juge et payées par la partie adverses sont maintenant déposées sur ce le compte CARPA pour trois semaines et l'avocat me dit que ses honaires sont de 2500 euros hors taxte et 10 % de la totalité des sommes allouées calculées en prenant en compte le montant des frais d'avocat dont la partie adverse a été condamnée à payer ???

Qu'en est-il de ce hors taxe alors que lors de la négociation on s'était mis d'accord sur 2500 euros ? Et puis le urcentage doit-il inclure le montant de la condamnation au paiement des frais d'avocats ???

En fait j'ai eu 10 000 euros de provisions suite à un accidents de la route et le juge a dit que les frais d'avocat de 2000 euros (chèque total de 12 000 euros) doivent être payés par la partie adverse; Donc au final je compte 500 euros de ma poche plus 10 % de 10 000 euros et les 2000 euros des frais d'avocat payés par l'autre partie soit une retenue en principe de 3500 euros, non ? sauf que l'avocat me demande 4425 euros TTC???

Désolé pour ce long message mais je ne sais pas à quoi m'en tenir.

Cordialement

42. Le dimanche 18 décembre 2005 à 16:03 par elève-avocat-ruinée

Bonjour,

Je viens de découvrir ce blog, ma foi particulèrement instructif pour l'élève-avocat que je suis. Ou plutôt que je serais demain, lorsque j'aurais officiellement prété serment.

Puisque l'on parle d'argent, je tenais à apporter une précision sur l'étendue du désastre financier que peut représenter l'accès à cette si belle profession. A la suite de cinq ans d'études de droit, sans autres ressources financières que la contribution paternelle à mon logement, achat de paquets de pâtes, et un sacré nombre de codes divers et variés, j'ai passé le concours d'entrée au CRFPA. La bonne nouvelle, c'est que je fus admise à m'inscrire à l'Ecole. La moins bonne, c'est que les frais d'inscriptions représentent la modeste somme de... 1 600 euros. Somme que la majorité des étudiants, aussi passionnés de droit fussent-ils, même en accumulant les petits boulots, ne peuvent obtenir qu'en adressant un beau sourire (et leur signature) à leur banquier.

Conclusion, avant même de tenter de gagner un peu d'argent en exerçant, il faut déja s'endetter pour se former.

Cordialement.

43. Le lundi 19 décembre 2005 à 11:13 par avocat stagiaire ruinée

merci beaucoup pour le blog, pour ma part la rétrocession dans mon barreau est de 1200 €( n'oubliez pas il faut enlever 40 à 50 %), mais pour avoir le "droit" de s'inscrire au barreau de ****** il faut payer 2000 € (pour avoir son nom en petit sur le petit Tableau) outre les 1225 € de cotisation à l'ordre, cher élève avocat ruinée je te suggère pour ton prochain message un pseudo "futur avocat stagiaire ruinée".
PS : mais au moins je fais ce que j'aime, après tout c'est pas si mal.


1200 euros ? C'est le tarif UJA ? C'est un temps plein ? Je sais qu'il y a une différence de coût de la vie entre Paris et la Province mais quand même : le tarif UJA de première année à Paris est de 2870 euros par mois de rétrocession, et il est calculé au plus juste. J'espère que vous avez une clientèle perso ou que vous en aurez une très vite.

Eolas

44. Le lundi 19 décembre 2005 à 12:33 par avocat stagiaire ruinée

c'est le tarif UJA temps plein mais en contrepartie nous sommes 56 avocats sur la "charte de défense pénale" (liste des avocats commis d'office pour les non initiés) sur 300 avocats pour résumer de janvier (prestation serment) à août (date de paiement des CO) j'ai reçu du Bureau d'AJ 4500 €.
Mais je persiste j'aime ce que je fais.

45. Le mardi 20 décembre 2005 à 13:13 par Grand-Loup

Une petite pour vous détendre...
- Un béotien va voir un avocat et lui demande : pour cent euros, est-ce que je peux vous poser deux questions ?
- Bien sûr, quelle est votre deuxième question ?

46. Le mercredi 21 décembre 2005 à 12:41 par Diane

Petit commentaire bien cynique


Le tarif UJA est une chose...la loi de l'offre et de la demande en est une autre... d'où les disparités...

Bonnes Fêtes à tous

47. Le jeudi 22 décembre 2005 à 23:39 par Cricri

Pour mon divorce, mon avocat m'a déjà demandé 5000 euros jusqu'à la conciliation au cours de laquelle il n'a quasiment rien obtenu de ce qu'il m'avait fait miroiter. Je ne sais plus où j'en suis, et si je suis capable de continuer. Il demande 220 euros de l'heure. Il ne peut absolument pas me dire à combien me reviendra mon divorce. Que puis-je faire ? Est-il possible d'obtenir un devis précis ?

48. Le vendredi 23 décembre 2005 à 01:54 par Abie

Voilà qui est instructif.

La notion d'une profession dont 10% des membres est en déficit (d'après diane) me trouble. Comme cela n'est pas soutenable bien longtemps, cela doit tourner, non?

Quant à l'organisation des cabinets, qu'en est-il des avocat commis d'office?

49. Le mercredi 28 décembre 2005 à 14:25 par Diane

A Abie

Les chiffres viennent de l'ANAAFA et de la CNBF qui sont deux organismes fiables dès lors que le premier est un centre de gestion qui ne s'occupe que des cabinets d'avocats et le second gère la caisse de retraite des avocats. Mes chiffres sont ainsi fiables.
L'avocat commis d'office n'a rien à voir la dedans; il s'agit d'un avocat désigné par le batonnier quand le prévenu n'a pas d'avocat et qu'il en souhaite l'assistance. L'avocat commis d'office n'est pas gratuit contrairement à ce que l'on pense. Cela dépend tout simplement des ressources de la personne qui a demandé à bénéficer de ses services.
En d'autre termes l'avocat commis d'office peut très bien être payant et cela arrive plus souvent qu'on ne le croit.
Pour ce qui concerne la gestion du cabinet, une commission d'office, si le prévenu relève de l'aide juridictionnelle correspondt à une perte sèche pour le cabinet. Il faut le savoir aussi.
Enfin, pour ce qui concerne CRICRI, le montant de 5000 euros me semble plus qu'élevépour une conciliation. 220 euros de l'heure me semble raisonnable mais il faut demmander une convention d'honoraires. Je peux comprendre qu'il est difficle d'estimer un prix de façon très précise mais le confrère devrait pouvoir vous donner un nombre d'heures approximative.
Maintenant si vous avez choisi un ténor du barreau, cela peut expliquer le prix.

50. Le mercredi 28 décembre 2005 à 15:57 par Grum Lee

il me semble qu'aux USA la pratique des honoraires au pourcetage des gains est très répandue, qu'en est-il en France (je crois que c'est autorisé à certaines conditions, pour certains type d'affaires) ?

51. Le mercredi 28 décembre 2005 à 17:45 par Cricri

Merci à Diane pour ses conseils, je vais donc demander une convention d'honoraires à mon avocat, je veux sourtout savoir combien risque de me coûter la suite de mon divorce maintenant que la conciliation est passée. Je ne sais pas encore si je veux entamer un divorce pour faute (infidélité de ma femme), j'ai peur que ça me revienne trop cher. Pourriez-vous me dire qui c'est qui calcule le montant de la prestation compensatoire qu'il faudra que je verse à mon épouse ? Est-ce mon avocat qui fait une proposition au juge ? Est-ce le notaire chargé de l'évaluation de nos biens ? Merci d'avance pour votre aide.

52. Le vendredi 30 décembre 2005 à 23:23 par aspirant

Merci pour vos explications qui me permettent d'avoir une approche pratique de ce qui m'attend, si je suis admis via la passerelle (decret de 1991).

Quels sont les types de frais, les montants, ...les dates de paiement une fois le serment prononcé?

Merci par avance

53. Le samedi 31 décembre 2005 à 11:36 par Cricri

Je n'ai pas pris de ténor du barreau et je suis exactement dans la même situation que Dona et Solly. Dès que j'aborde la question des honoraires il s'énerve, tourne autour du pot et je n'ai jamais de réponse un tant soit peu précise. Il commence à me parler du prix de son portable, de son courrier, de sa secrétaire, de la TVA etc... Il m'avait dit dès le début que je lui devais 2500 euros jusqu'à la conciliation et puis 15 jours avant celle-ci dès qu'il a eu connaissance des ressources de mon ménage, il m'a redemandé 2500 euros. J'ai bien vu que ses honoraires variaient en fonction des ressources du client. Où va-t'il s'arrêter ? Comment faire pour obtenir un montant précis du prix de la suite de mon divorce ? Car à ce rythme moi-aussi j'ai bien peur de ne pouvoir garder mon petit appartement. Je suis entrain de réfléchir pour changer d'avocat, mais si c'est pour retrouver la même chose... il y a de quoi être pessimiste et je comprends Dona et Solly (voir messages précédents) car je ne suis pas le seul dans cette situation.

54. Le samedi 31 décembre 2005 à 13:20 par Diane

A Cricri

Effectivement le montant des honoraires dépend des ressources du client et c'est tout à fait légal. Lorsqu'il y a contestation d'honoraires la situation financière du client entre d'ailleurs en jeu ainsi que la notoriété de l'avocat, la taille de la structure et la compléxité de l'affaire. Seconde chose, nos tarifs sont affichés en salle d'attente : jetez un oeil chez le vôtre; vous les trouverez surement.
Chez moi, ils sont affichés en grand sur la porte de la salle d'attente et j'invite d'ailleurs mes clients, sur ce même document à demander une convention d'honraires, surtout en droit du travail où je prends des honoraires peu élevés mais où je demande un pourcentage sur les sommes gagnées et donc mon client ne sort de sa poche que l'honoraire de base. Pour le salarié qui en droit du travail relève de l'aide juridictionnelle, je prends mais je lui fait signer une convention d'honraires; si on perd, j'ai l'aide juridictionelle et je couvre un peu de mes frais et lui cela ne lui coûte rien. Si je gagne, la convention d'honoraires s'aplique avec plancher et pourcentage et on est content tous les deux.
Aussi, s'il est vrai qu'il y a des confrères qui exagèrent; il faut savoir qu'il n'y en a pas davantage que dans les autres professions.
Enfin, vous pouvez toujours demander l'arbitrage du bâtonnier sur le montant des honoraires; cela vous permettra de savoir où vous en êtes et en toute connaissance de cause. Sachez aussi que contrairement à ce que l'on croit, le bâtonnier ne sert pas à couvrir les confrères.

ps: pour votre remarque concernant Solly et Dona. Autant Solly me semble raisonnable, autant Dona ne me semble pas de bonne foi.
En effet, il y a aussi des clients de mauvaise foi. J'ai eu le cas d'une affaire où le client a gagné mais a estimé que le procès, dont on ne maîtrise pasforcément la durée, était trop long. Résultat des courses, il a saisi le bâtonnier pour demander le remboursement des honoraires vérsés. Le bâtonnier m'a demandé des explications; je lui ai donné et je lui ai en même temps précisé que ce merveilleux client n'a jamais réglé ma note d'honoraires justifiée par ailleurs...ben vous me croirez ou pas, trois ans après, j'attends toujours...Comme quoi...et cela, personne n'en parle!
Bonne Année à tous

55. Le samedi 31 décembre 2005 à 13:38 par Diane

je vais encore me fendre d'un commentaire bien cynique...
le chauffagiste qui vient vous voir pour vous dire dire que votre ballon d'eau chaude a claqué et que "ma p'tite dame il est irréparable, il est vétuste, il n'y a plus de pièces pour ce modèle et il va falloir le changer; vous n'aviez pas vu ça?" Ben non, j'avais pas vu; ch'uis pas chaufagiste et mon mari non plus; à votre avis il va me facturer combien pour une visite , montre en main, de 2 minutes avec 3,5 Km de déplacement, " il faut bien comprendre ma p'tite dame,qu'on (il écrit ça comment?) est le 31 décembre on peut rien faire avant le 2 janvier.
Je sais pas mais je vous le dirais....en attendant direction le cabinet pour faire prendre une douche à toute ma petite famille.
Au fait, il a très certainement un CAP chaufagiste. Je prendrais la facutre et on comparera le tarif horaire voire peut-être aussi le prix de la phrase?
Bonne Année

56. Le samedi 31 décembre 2005 à 14:13 par Sans pseudo

« une visite , montre en main, de 2 minutes avec 3,5 Km de déplacement »
Depuis Varsovie ?

57. Le samedi 31 décembre 2005 à 17:22 par CriCri

Merci Diane, je vais réfléchir à tout ça et déjà voir si les tarifs sont affichés dans la salle d'attente et demander une convention d'honoraires. Ensuite j'aviserai car comme pour les chauffagistes il y en a de plus honnêtes que d'autres. Bonne année à vous aussi.

58. Le samedi 31 décembre 2005 à 17:22 par CriCri

Merci Diane, je vais réfléchir à tout ça et déjà voir si les tarifs sont affichés dans la salle d'attente et demander une convention d'honoraires. Ensuite j'aviserai car comme pour les chauffagistes il y en a de plus honnêtes que d'autres. Bonne année à vous aussi.

59. Le dimanche 1 janvier 2006 à 21:27 par TOTO

Vive l'article 700!

60. Le lundi 2 janvier 2006 à 09:19 par TOTO

Bonjour Maître,

Je vais déposer un pli au Palais ce matin, vous voulez que je relève votre toque?

61. Le lundi 2 janvier 2006 à 14:00 par armouf

Ce qui est interressant de noter suite à ce billet c'est qu'on a lentement glissé du sujet d'origine vers celui du manque de transparence de l'avocat quant au montant de ses honoraires.

Sur ce point, il y a des tas de choses à dire. D'abord rappeler que le bon sens impose de fixer dès le départ le montant des honoraires pour un dossier confié à un avocat.

Sur ce point on peut trouver tout type de facturation: Au forfait, au temps passé, le tout accompagné d'un honoraire de résultat.

Mais l'essentiel, c'est l'information du client. Elle a un double intérêt. Tout d'abord, elle permet au client de savoir précisement à quoi il s'engage et ce qu'il peut attendre en retour de son avocat. Ensuite elle permet aussi à l'avocat de se couvrir en cas de contestation ultérieure du client.

A mon sens un écrit reste la meilleure solution. Pour des dossiers simples, peut-être n'est-il pas nécessaire de recourir à une convention d'honoraires signées par les deux parties. A mon sens un simple courrier fixant le montant des honoraires et leur détail adressé au client doit suffire.

Pour des dossiers plus complexes ou le recours à une facturation forfaitaire est impossible (durée de la procédure totalement incertaine, complexité des problèmes à traiter ...), hop convention d'honoraires qui doit tout prévoir (le coût horaire, le coût d'une copie, d'un courrier simple, d'un courrier AR .....).

A titre personnel, j'aimerais pouvoir me contenter de la parole donnée. Mais malheureusement quand on parle finance, la parole donnée disparaît parfois bien vite.

Et si certains comme Donna se plaignent de leur avocat peut-être avec raison car il faut avouer que la profession à de gros efforts à faire en terme de transparence tarifaire, je pourrais vous donner des tas d'exemple de clients qui ne respectent pas leurs engagements.

Exemple classique. Vous recevez un client qui vous demande de le défendre en correctionnel avec une audience à 3 semaines. Vous lui indiquez le montant de vos honoraires, il dit ok, mais vous indique qu'il ne peut pas tout régler d'un coup. Vous lui demandez donc une provision en lui demandant de solder au plus tard quelques jours avant l'audience. Le jour J arrive, le client n'a pas soldé. Vous êtes quand même à l'audience (et oui), le client vous dit que le petit dernier a été malade medecin blabla frais tout et vous acceptez de le défendre (après avoir versé une larme pour le bambin) en lui demandant de solder en début de mois suivant.
Le mois suivant pas de nouvelles, une relance pas de nouvelles ....

Comme dans toute profession, il y a des bons avocats, de mauvais, des escrocs, tout comme il y a de bons clients, de mauvais et des escrocs.

62. Le mardi 3 janvier 2006 à 08:18 par Diane

pour sans pseudo


petite précision quand je dis "2mn montre en main" et 3,5 km de déplacement, j'entends par là qu'à partir du moment où il a sonné à ma porte il a mis deux minutes pour descendre à la chaufferie, jeter un oeil au ballon , me dire qu'il est irréparable , me faire signer un formulaire de visite et repartir; je n'ai pas compté le kilomètrage dans le temps de visite et vu l'endroit où j'habite il ne pouvait venir de Varsovie. ;)

63. Le samedi 7 janvier 2006 à 00:42 par jeune avocat

Bonjour ,

Combien coûte à un avocat le recrutement d'une avocat stagiaire non salarié ?

J'ai entendu parlé de 36 % de charge en plus de la rétrocession brute ?

Avez vous quelques éléments de réponse ?

Merci

64. Le mercredi 11 janvier 2006 à 11:10 par Christian

J’ai eu beaucoup de plaisir à consulter ce blog, je m’aperçois en outre que les errements de certains sont limites diffamatoires lorsque les termes prohibitifs et consorts sont employés. J’ai fait du droit social pendant quelques années (8 ans) cela m’a permis de connaître les difficultés que pouvait rencontrer les avocats.
Pour être performant, il faut se faire des mises à jour constantes car les textes évoluent bien plus vite que les revenus, bien que certains pensent le contraire. Sur ce sujet on pourrait faire un listing par profession, prenons par exemple le notaire, à combien se montent ses honoraires c’est un pourcentage sur le prix de vente est-ce logique qu’il gagne plus s’il vend un château et moins s’il vend une chaumière. Pourtant l’établissement d’un acte de vente est bien moins compliqué, bien moins long et il est sur que lorsque l’affaire est conclue qu'il touchera son argent. Je ne veux pas discriminer les notaires rassurez vous.
Je terminerai en disant que si un Psy est bien moins cher qu’un avocat (70 € de l’heure évoqué) Il n’a pas non plus obligation de vous guérir (donc pas d'obligation de résultat) et la personne ne s’insurgent ? Même pas la Sécu.

Cordialement
Christian "Qui n'est en aucun cas Avocat, Notaire ou Psy."

65. Le mercredi 11 janvier 2006 à 11:29 par Diane

C'est pour cela que je voulais d'abord devenir notaire... lol

66. Le mercredi 11 janvier 2006 à 12:45 par Christian

Certes, mais le métier est bien moins passionnant à mon sens.

Bonne journée
Christian

67. Le jeudi 12 janvier 2006 à 10:11 par Diane

ben oui...d'où mon choix

68. Le jeudi 12 janvier 2006 à 15:55 par sans pseudo

en même temps l'avocat n'a pas non plus d'obligation de résultat


Détrompez-vous, il en a. Si, sur le fond des dossiers, il n'a qu'une obligation de moyens, sur le plan de l'efficacité de la procédure, c'est bien une obligation de résultat. Si un client demande à son client d'interjeter appel d'une décision, l'avocat qui n'a pas formé un appel recevable dans le délai est fautif de ce simple fait. De même pour ce qui est d'interrompre une prescription, se désister à temps, éviter la péremption d'instance, etc…

Eolas

69. Le samedi 14 janvier 2006 à 09:36 par Diane

que vous croyez; comme le dit maître EOLAS, en matière de procédure il y a une obligation de résultat. Sur le fond, l'obligation de résultat est impossible puisque dans un procés il y a au minimum un gagnant et un perdant. D'autre part, la clientèle se constituant par le bouche à oreille, nous avons une forme d'obligation de résultat pour tout simplement survivre et c'est sans doute la seule profession qui exige cela.

70. Le lundi 16 janvier 2006 à 11:06 par victime

Bonjour, je suis arrivé par hasard sur votre site, je cherche des réponses sur une procédure à laquelle j'avoue ne pas tout comprendre, MERCI
J'ai été victime d'un accident de la route, après un jugement mon avocat m'a obtenue une indemnisation concernant plusieurs préjudices sur laquelle il a prélevé ses honoraires (au pourcentage environ 10%) soit 13389 euro pour moi et 1094 euro pour mon avocat.
Sur ses conseils nous avons fait appel et il m'a obtenue une nouvelle indemnisation sur laquelle il également prélevé ses honoraires, j'ai reçu un solde 33807 euro pour moi et mon avocat a pris 5724 euro.
Ensuite il y a eu cassation, nouveau jugement que nous avons perdu cette fois, et je dois rembourser une partie des sommes versées, soit un remboursement de 44680 euro.
Ce qui fait qu'en tant que victime j'ai obtenu environ 2516 euro et mon avocat 6818 euro.
Qui doit rembourser la somme correspondant aux honoraires quand il a été fait l'objet d'un accord de "règlement au pourcentage des sommes obtenue sur une affaire traitée".
MERCI.


La réponse se trouve dans la convention d'honoraires que vous avez signé avec votre avocat. Comment cet honoraire de résultat est-il stipulé ? L'hypothèse d'une réformation est elle envisagée ? Dans le doute, vous pouvez recourir à l'arbitrage de son batonnier, qui rendra sa décision dans u ndélai de six mois.

Eolas

71. Le lundi 16 janvier 2006 à 13:47 par victime

Merci.
Enfin une réponse même s'il elle n'est pas en ma faveur.
Aucune convention n'a été signée car je me trouvais dans un lit d'hôpital, mon état physique ne me permettait pas de signer quoique se soit quand l'avocat a pris en charge ma défense par le biais de ma femme qui faisait le lien entre moi et l'avocat. La procédure une fois engagée nous avons continué ainsi.
Vous m'apprenez aujourd'hui que je devais signer une convention, je vois que je n'ai plus beaucoup de recours.
Qu'est-ce qu'un bâtonnier?
MERCI


Pour simplifier, c'est le président du conseil de l'ordre des avocats. Il a reçu de la loi le pouvoir de juger les conflits sur l'évaluation des honoraires d'avocat.

Eolas

72. Le mardi 17 janvier 2006 à 22:22 par Cricri

Je n'ai pas non plus signé de convention d'honoraires, quand j'ai vu mon avocat pour entamer une procédure de divorce, j'étais sous calmant et donc j'avais du mal à me concentrer et à réfléchir. Dès que j'ai abordé la question des honoraires, il n'a jamais été clair, ne voulait pas pratiquer de forfait, m'a parlé de tous ses frais, de la TVA etc....m'a donné l'exemple du salaire des notaires pendant plus d'une heure, pour finalement me dire que son tarif horaire "tournait autour de 230-250 euros" et m'a demandé une avance de 2500 euros qui devait lui permettre d'arriver jusqu'à la conciliation, mais 2 mois avant celle-ci il m'a redemandé la même somme et ne m'a toujours pas donné de facture écrite. Je vais lui demander une convention d'honoraires, mais je ne suis pas sûr de l'obtenir. S'il me fait des difficultés, je pense qu'il ne me restera plus d'autre solution que de changer d'avocat. Est-il exact que la procédure sera annulée dans ce cas et qu'il faudra tout recommencer à zéro ?

73. Le mercredi 18 janvier 2006 à 13:20 par Vincent

Bonjour Maître,
Pensez vous que la consultation juridique d'un avocat par téléphone (notamment par le biais du couple Skype/Paypal) puisse être un moyen de "surfer sur la longue traine" (vous me suivez) ?. Il arrive qu'on ait besoin des conseils d'un avocat sans pour autant devoir se déplacer,etc..

Peut-être cela existe-t-il déja ?

74. Le jeudi 19 janvier 2006 à 11:23 par cronos_imperator

Bonjour cher Maître, je suis tombé sur votre blog un peu par hasard mais ayant été déclaré admissible au crfpa, cela m'interpelle quelque peu.
Et je me permets donc une petite remarque... En effet, je suis assez content de ne pas avoir passé le capa et d'être désormais devenu lieutenant de police en écoutanty toutes ces remarques.
Tout d'abord, je trouve l'auteur de ce blog plutôt antipathique envers les justiciables en général et à mon humble avis, moins lorsqu'il s'agit de clients beaucoup moins virtuels...
Par ailleurs vos réponses me laissent penser que vous êtes comme la plupart de vos "confrères" : à savoir très égocentrique et satisfaisant. Vous utilisez des mots pompeux comme moyen de refuge et de protection afin de vous persuader que vous êtes intelligent.
Bref, vous l'aurez compris si vous venez toutefois à me lire : je suis très fiers de ne pas faire partie de votre corporation qui aurait due disparaître d'ailleurs depuis 1790! Vous êtes pour la plupart tellement éloigné de l'image que vous vous donnée!


Bon, je vais supposer que vous êtes lieutenant de police, encore que j'aie de sérieux doutes : l'orthographe est prise en compte au concours. J'adore me prendre des leçons d'éthique de la part d'officiers de police prétendus. Il est vrai que la sympathie des policiers envers les justiciables est notoire : tutoiement pour rapprocher, bourrades amicales, ils les gardent même à dîner et à dormir chez vous parfois deux jours, dans des conditions d'hébergement exemplaires, le tout avec un respect de la présomption d'innocence qui honore la profession. Une commission parlementaire a ainsi appris hier à quel point il y avait lieu de se féliciter de savoir que nous sommes sous la protection de gens aussi consciencieux, respectueux, dévoués. Pour le reste, vous avez entièrement raison, hormis peut être quelques infimes détails : les mots pompeux derrière lesquels je me réfugie pour faire croire que je suis intelligent s'appellent du vocabulaire, et ceux qui en sont dépourvus le sont également en esprit, vous en faites la démonstration. Vous êtes fier de ne pas être de ma profession ? Je le suis sans doute plus que vous. Heureusement que la majorité de vos collègues sont courtois, et que vous n'êtes en rien représentatif de votre profession, si c'est bien votre profession, ce que j'ai du mal à crorie tant il y a un hiatus entre vos jappements et le comportement des policiers que j'aie pu rencotnrer, même ceux qui ne cachaient pas leur hostilité à ma visite en leur commissariat. La prochaine fois, au lieu de faire des jugements à l'emporte pièce (déformation professionelle, peut être ?), lisez la totalité d'un blog avant de laisser vos commentaires fielleux dans un coin. Car je sais que ce billet est le seul que vous ayez parcouru, sur un an et demi de production. La vie à Marseille ne vous réussit pas (je vous expliquerai un jour ce qu'est un cookie).

Eolas

75. Le vendredi 20 janvier 2006 à 09:33 par Christian

De toutes les façons, même s’il y a eu une convention d’honoraires et qu’il y soit prévu un pourcentage de 10% des gains obtenus cela ne s’applique que lorsque que toutes les voies de recours ont été épuisées et qu’une décision juridictionnelle est devenue irrévocable.
La cour de cassation a pris cette sage décision dans un arrêt du 10 mars 2004. Ce qui peut paraître normal pour les justiciables, mais qui soulève le débat dans les Cabinets d'Avocats, qui s’efforcent de convaincre que le pourvoi en cassation est non suspensif.
A mon humble avis, le pourvoi en cassation est non suspensif des décisions de justice prises antérieurement, mais pas d'un contrat sous seing privé. Si je me trompe je pense que Maître Eolas me corrigera éventuellement.
Cordialement
Christian

76. Le vendredi 20 janvier 2006 à 13:30 par cronos imperator

Merci très cher Maître de me consacrer autant de temps ! J'en suis flatter car à vous entendre vous n'avez même pas le temps de prendre des vacances... Par ailleurs, je suis vraiment flatter de cette leçon d'orthographe et de grammaire, dès lors que j'apprends que l'on écrit crorie et non croire et renctnrer au lieu de rencontrer!
Je commence vraiment à croire que les avocats ont besoin de vacances.
Par ailleurs, cher Monsieur, la garde à vue et la détention provisoire sont, que vous le vouliez ou non, inscrites dans le ccp et nécessaires au bon déroulement de l'enquête et servent à neutraliser un trouble à l'op. Vous en conviendrez... A moins que votre corporation ne préconise une liberté totale malgré la présence d'indices concordants ? Les arguments que vous utilisez sous apparence d'une forme d'humour supposé déçoivent encore.
Enfin, peu importe que vous me croyez ou non, mais que dénote une telle défiance basé sur un critère plutôt fragile? Quelle sorte de défense pouvez-vous élaborer? J'espère que je n'aurais pas à être défendu par vos précieux soins.
Enfin, je ne vous dérangerais pas plus longtemps et vous laisserais vaquer à vos viles paroles en dénigrant des personnes parce qu'elles vous atteignent dans votre précieux ego. Avocat de nos jours? cela a perdu de son éclat. Merci d'y avoir répondu!

Cher "Lieutenant",

Merci de prendre autant de temps sur les 35 heures que vous êtes censé consacrer au maintien de l'ordre et à la recherche des infractions pour vous payer un avocat avecautant de talent. 

La garde à vue est dans le Code de procédure pénale, certes. Mais le mien est probablement incomplet : pourriez vous me préciser l'article qui prévoit l'obligation pour l'OPJ de retirer ceinture, montre et lacets à tout gardé à vue ? L'obligation de le faire dormir sur un banc en béton sans couverture ? La subordination de l'octroi d'une cigarette à la passation d'aveux circonstanciés ? La prohibition de chauffer les cellules de garde à vue en hiver ? L'autorisation de faire miroiter une remise en liberté rapide en cas d'admission des faits ? Mon article 63 est semble-t-il amputé de ces passages.

La défiance dont je fais preuve quant à votre qualité de policier est que jusqu'à présent, tous vos collègues ou presque ont été avec moi d'une courtoisie irréprochable (que ne le sont ils avec mes clients !). Votre fiel sonne faux par rapport à cette image.

Cela dit, il est vrai que jamais vous n'avez prétendu être un bon policier.

En espérant avoir un jour l'occasion de faire annuler une de vos procédures.

Eolas

77. Le vendredi 20 janvier 2006 à 16:00 par Laurent

Maître Eolas fait parfois des coquilles (fautes typographiques) car ses doigts boudinés ripent sur le clavier dans son empressement à répondre à ses très chers lecteurs qui flattent quotidien son ego gros comme ça ; il faut dire également qu'il n'a pas que ça à faire, ayant à travailler pour faire vivre sa famille.

Vous lui faites l'injure de ne pas savoir écrire "rencontrer" ou "croire", nous ne vous ferions pas injure de dire que vous faisiez du tourisme en classe de français et que le participe passé ne fait pas partie de votre grammaire.

78. Le vendredi 20 janvier 2006 à 20:01 par Diane

je relève que notre " lieutnant" qui se prétend admissible au crfpa, crache sur ceux qui eux, ont réussi cet examen. Je comprends son amertume et je crois qu'il faut que nous l'excusions; il n'y peut rien, le pauvre.

79. Le samedi 21 janvier 2006 à 11:51 par Damien

Je découvre ce jour votre blog et en toute modestie, je vous félicite des echanges présents sur ce site. Je suis un tout jeune élève avocat qui n'avait pu obtenir encore les réponses aux nombreuses questions que l'on se pose lorsque l'on débute cette formation et notamment le coût d'un cabinet. Grâce à ces quelques lignes, bons nombres de réponses à mes questions sont aujourd'hui acquises.

80. Le samedi 21 janvier 2006 à 13:37 par cookie marseillais

Bonjour à tous mes nouveaux amis! Quel blog merveilleux! Cela concurrencerait presque meetic ou la dictée de Pivot tant on gagne en amitié et en cours de grammaire!
Je fais donc ici une réponse globale à tous mes fans pour en finir avec cette discussion stérile.
Ce qui me frappe c'est pour l'ensemble, le fait que l'on soit passé avec autant de force à côté du débat de fond que j'ai voulu instaurer avec mes petites remarques pour se concentrer sur l'accessoire (doute sur ma qualité de policier et manque de culture patent).
J'aimerai quand même dire à Diane que j'ai bien réussi le crfpa et ceci la 1ere fois et que c'est par choix que je suis entré dans la police.
Seconde précision : de quelle injure parle-t-on? Qui aurais-je injurié? Je vous signale que ce grand ténor du barreau me faisait la remarque que vous trouvez injurieuse...
N'ayant (pas plus que les avocats) de temps à perdre j'aimerais, en guise de conclusion, m'adresser à cet avocat parisien qui répond au nom d'Eolas afin de lui adresser mes excuses s'il s'était à quelque moment senti froissé car le but de mon intervention n'a jamais été de me "payer un avocat" : ils sont bien trop cher. Je pense toutefois être resté polis tout au long de ma pensée.
Enfin je vous remercie de m'avoir consacré autant de temps et vous souhaite beaucoup de plaisir dans vos occupations.

81. Le samedi 21 janvier 2006 à 16:02 par Cindy

Bonjour, je suis en classe de 3eme et j'aimerais plus tard devenir avocate .Du Lundi 23 au Vendredi 27 Janvier j'effectue un stage chez RFO, dans le service Juridique .J'aimerais savoir quel profil faut- il avoir pour devenir avocat ?quelles qualités ?quelles études ? Je me passionne pour tous ce qui touche au domaine juridique plus particulièrement pour le droit des affaires.Pourriez-vous me répondre et si vous le voulez bien , prendre contact avec moi pour me guider, me conseiller.Merci d'avance , cordialement .

82. Le samedi 21 janvier 2006 à 22:53 par Bib2

Je serais bien incapable de répondre en détail à Cindy (81), mais je note qu'elle a choisi de poser sa question sur ce billet intitulé "Pourquoi les avocats sont-ils si chers ?"

No comment.

83. Le dimanche 22 janvier 2006 à 10:23 par Damien

Bonjour Cindy, si tu le souhaites, tu peux m'ecrire sur do.damien@voila.fr Je répondrai à tes questions dans la mesure de mon possible.
Cordialement

Damien

84. Le lundi 23 janvier 2006 à 21:44 par Cindy

Alors pour repondre à Bib2,j'ai posé ma question ici par pur hazard.je n'ai pas chercher un endroit speciale pour poser ma question je suis tomber ici j'ai poser ma question point .Par ailleurs je n'ai absolument rien à reprocher aux avocats bien au contraire... ! Merci.. et bonne soirée

85. Le lundi 23 janvier 2006 à 21:48 par Cindy

Merci beaucoup Damien !! Je me rejouis d'avance de vous parler ..Bonne soirée

PS: j'ai commencer mon stage c'est super ! je suis avec la direction juridique des personnes formidables et j vous raconterais plus en details mes journées par mails si vous le souhaiter mon mail est : montchocindy@msn.com

à bientot

86. Le lundi 23 janvier 2006 à 22:13 par Cindy

commencé* escusez - moi pour cette fautes je suis complètement épuisée ..Bonne soirée pour la énième fois !:)

87. Le lundi 23 janvier 2006 à 22:14 par Cindy

cette faute *grrrr

88. Le lundi 23 janvier 2006 à 22:31 par Bib2

Un conseil désintéressé, Cindy (si vous m'y autorisez) : choisissez un métier où l'expression orale prévaut sur l'écriture. Sinon, à la moindre fatigue, vos fautes risquent de sérieusement vous desservir. Et le métier d'avocat semble épuisant...

A part ça, votre enthousiasme fait plaisir à voir. Bonne chance.

89. Le mardi 24 janvier 2006 à 14:52 par Saluki

J'ai vécu un conflit du travail épuisant il y a une douzaine d'années, du genre "t'es trop vieux et trop cher pour être DG, (heureusement non mandataire social) …
Eh bien, mon avocat m'a non seulement bien défendu, mais aussi soutenu moralement, et la somme très rondelette qu'il a fini par avoir a été ainsi doublement justifiée (la somme que j'ai obtenu était encore plus rondelette, évidemment, et la seule déconfiture de la partie adverse gratifiante en soi).

Il y a donc [i]aussi[/i] des types exemplaires dans cette profession que j'ai bien vue décriée ci-dessus.


90. Le mardi 24 janvier 2006 à 14:54 par Diane

au vu de vos écrits, personne n'a jamais douté de votre "qualité" de policier.
Les auditions d'Outreau; le suicide de l'un des accusés en prison; la tentative de suicide de l'huissier de justice... Tout le monde s'indigne de la façon dont les accusés ont été traités. Les avocats eux aussi sont indignés, mais ils ne sont pas étonnés; ils entendent ce genre d'histoires à longueur de journée.

91. Le mardi 24 janvier 2006 à 20:42 par Cindy

Je suis desolé si je fais quelques petites erreurs mais quand vous dormez 2h par nuit , je peux vous dire que lorsque vous ecrivez c'est comme si vous ecrivez les yeux fermés.Merci pour le compliment je commençais à me demander ce que vous avez contre moi.Bonne soirée.@bientot

92. Le mercredi 25 janvier 2006 à 13:31 par cronos imperator

Bonjour Diane. Je ne comprends pas bien le sens de votre première phrase. Est-ce de l'ironie?
Vraiment, sans vouloir vous offenser, je vous trouve surprenante! D'autant plus que vous êtes avocate.
Mais de quoi parle-t-on?
Feriez-vous reposer la tentative de suicide sur les conditions de détention seules en occultant entiérement l'absence de toute culpabilité pénale? En omettant également la gravité du crime? En rendant responsable les policiers de cette lourde erreur? je ne crois pas avoir entendu parler de la responsabilité de l'OPJ mais du magistrat instructeur à ce sujet... Et quand bien même, les avocats seraient-ils des êtres parfaits?
Les policiers sont donc inutiles, nuisibles à la société, non respectueux des citoyens... A vous entendre vous n'avez jamais rencontré d'OPJ respectant la procédure.
Pour ma part je pourrais dire beaucoup sur les avocats que j'ai eu l'honneur (en tant qu'humble représentant de la force publique) de rencontrer.

► Merci d'avoir adopté un ton plus mesuré dans vos commentaires. Vous réalisez sans doute à quel point il est désagréable d'être mis dans le même sac, sac caricatural qui plus est. 

Laissons de côté le décédé de l'affaire d'Outreau, il ne s'agit pas d'un suicide mais d'une surdose médicamenteuse due au fait que le prisonnier en question n'était pas suivi par un médecin, si j'ai bien suivi. 

S'agissant du respect de la procédure, je n'accuserai pas les policiers de ne pas la respecter. C'est mon rôle d'y veiller, après tout, et je suis un correcteur impitoyable. Les nullités sont assez rares pour constater que le code de procédure pénale est respecté. Les reproches que j'ai pour ma part formulé sont des comportements qui ne sont pas interdits par le CPP, mais plutot du code de déontologie de la police nationale.

Article 7, alinéa 2, par exemple : 

Placé au service du public, le fonctionnaire de police se comporte envers celui-ci d'une manière exemplaire.
Le tutoiement des gardés à vue, quand ce n'est pas l'insulte, sont fréquents et incompatible avec ce comportement exemplaire. Je n'ai jamais cru pour ma part que ce soit efficace ou nécessaire pour faire avancer une enquête ou obtenir des aveux. Je n'ai jamais cru non plus que c'était facile. Mais précisément, c'est tout l'honneur de votre profession que de s'y astreindre.

Je ne veux pas utiliser Outreau comme argument à se jeter à la figure, mais un des témoignages des acquittés devrait être diffusé dans toutes les écoles de police, que ce soit les gardiens de la paix, les lieutenants ou les commissaires. Alors qu'il était transféré par une escouade de gendarmerie, dans un profond état d'abattement, les gendarmes, lors d'une pause sur l'autoroute, lui ont payé un café et lui ont parlé gentiment pour lui remonter le moral. Des années après, il avait des sanglots dans la voix en racontant cet incident, et a expliqué que ces gendarmes lui ont peut être sauvé la vie ce jour là. Avec un café.

Je n'en attends pas plus de la part de la police. Professionnellement, elle fait bien son travail, dans les conditions que nous connaissons. Humainement, qu'elle fasse aussi bien.

Eolas

93. Le jeudi 26 janvier 2006 à 00:57 par Dan

Etudiant en droit, j'ai lu avec grande attention toute cette page. Le plus frappant c'est que quantitativement là où il y a le plus de texte c'est lorsqu'il s'agit de se défendre ou de défendre ce que l'on peut représenter.
Avocat ou "flic"? êtres humains avant tout. Très bas par fois, surtout quand on pense que ce sont les deux professions que beaucoup admirent le plus...

94. Le jeudi 26 janvier 2006 à 13:46 par cronos imperator

Ha! merci Maître! Vous ne pouvez savoir à quel point vous remontez dans mon estime! Vous forcez (par cette louable démarche) le respect et le dialogue d'un représentant de la force publique mais néanmoins respectueux des êtres humains avant tout. Hé bien oui, c'est conciliable Diane!
J'aimerai dire, avant de quitter définitivement ce blog, que le choix que j'ai fait (avocat/lieut.) avait essentiellement pour critère celui-là même que l'on me reprochait hier et que l'on continuera certainement à reprocher à des membres de la profession demain. A savoir la volonté de respecter et de protéger les droits fondamentaux de la personne humaine; ceux-là même que les avocats protégent mais de façon moins abstraite...
Je puis dire donc, Maître Eolas, sans vous contredire (je l'espère), que je suis aujourd'hui content de quitter ce blog en accord avec le Maître de ces lieux.
Votre dévoué serviteur, et néanmoins respectueux de la procédure pénale, baromètre des libertés individuelles.
Cordialement.

95. Le dimanche 29 janvier 2006 à 15:27 par kalou

bonjour,
vous travaillez en moyenne 50h/semaine,donc un total de 200h/mois.
toutes vos heures ne sont pas facturées ,donc prenons la moitié , 100h/mois, à 150e/h,cela fait 15 000 E/mois.
enlevons TVA ,charges employé,loyer et autres....reste quand meme 5000e mini non?
au plaisir

96. Le lundi 30 janvier 2006 à 23:22 par Bib2

Peut-être bien, kalou.
Mais n'oubliez pas de considérer tous les paramètres. En voici quelques-uns (liste non exhaustive) :
- le salaire de l'avocat pendant ses longues années d'études (nul) ;
- la sécurité de l'emploi (pas fonctionnaire) ;
- la pénibilité du travail (je ne sais pas, n'étant pas moi-même avocat) ;
- la disparité des revenus dans la profession (importante) ;
- le salaire horaire net avant impôt (voir plus haut) ;
- la responsabilité propre (d'actualité)...
Et comparez alors à d'autres professions qualifiées autour de vous !

Vous comprendrez alors pourquoi les 5000 euros en question ne sont pas du vol.
En revanche, concernant les notaires, il y aurait bien plus à dire, mais je vous laisse faire ?

97. Le mardi 31 janvier 2006 à 00:19 par philippe

Bonsoir et merci à tous ceux qui participent à ce "forum". peut-être ais-je mal lu (ou pas assez lu) le contenu de ce blog, mais je ne trouve nul trace d'une question (et de réponses) qui m'est chère, à savoir comment un avocat (Le Bâtonnier en l'occurence) peut-il devenir juge lors d'une affaire qui oppose un (ou plusieurs) avocat à son client ? Comment, ce que tout le monde appelle "conciliation", compte en réalité pour une première instance et comment ce même bâtonnier peut utiliser pour son jugement le "rapport" du rapporteur, sans que la personne comdamnée ne puisse y avoir accés, malgré de nombreuses demandes et contre tout éthique ?

98. Le mardi 31 janvier 2006 à 20:54 par strand

"Enfin s'agissant de cette chère Donna, elle me fait penser au mot de ce vieux bâtonnier qui est venu un jour tuer le temps au centre de formation des avocats (je n'étais alors qu'élève-avocat) pour nous conter quelques histoires croustillantes. Il nous a bien prévenu que nous verrions tous un jour ce client pour lequel nous ne serions jamais que des incapables lorsque les dossiers seraient perdus et dont il ne faudrait jamais attendre de merci les jours de victoire...car enfin avec ce dossier...gagner était bien la moindre des choses. Ils appartient à cette fameuse tribu qu'un vieux professeur de droit fiscal à la fac apellait "les yakistes du café du commerce" : y'a qu'a faire çi, y'a qu'à faire ça...
Des pénibles comme vous chère Dona j'en ai déjà vu quelques uns en près de trois ans...et vos élucubrations sont l'image d'épinal du pénible que l'on se refile souvent comme une patate chaude de confrère en confrère!
Cordialement..."

Vous devriez réfléchir avant de coller vos a-priori sur une personne qui s'exprime dans le cadre d'un forum. Nier qu'il existe des "mafias" dans certains ordres c'est comme nier qu'il existe, des complots, des manigances, des ententes etc etc. C'est nier l'existence de la bassesse humaine et de tout ce dont elle est capable pour protéger et promouvoir ses intêrets!

C'est ne pas savoir regarder la réalité en face, ni les hommes tels qu'ils sont.

Il y a malheureusement des "victimes" que l'on croit trop faibles ou trop seule (isolée) ou bien que l'on taxe un peu rapidement d'hystérie et qui permettent à certains d'exercer leurs petits pouvoirs, leurs promesses d'entregent (ou bien un certain chantage aussi cela existe).
Il ne faudrait pas prendre les filous qu'ils soient avocats, flics ou juges pour des canards sauvages, certains d'entre eux ont de longues heures de vols et ils savent s'y prendre pour faire gober à des naïfs dans votre genre leurs bobards, comme celui qui consiste à jouer à se refiler la patate chaude entre collègues (?!).
N'est-ce pas déjà gréver le capitale de confiance que d'agir de la sorte? N'est-ce pas déjà émettre un doute sur la qualité de l'affaire.

Cette femme que l'on se "refile" (quelle élégance soit dit en passant) d'avocats à avocats ne serait-ce pas quelqu'un dans la détresse, ne serait-ce pas quelqu'un qui a énormément souffert d'un échec maritale ou quelqu'un qui aurait des choses à dire et qui ne serait pas entendue par exemple...

Quelle soit furieuse peut se comprendre non?
Vous seriez à la place d'un justiciable qui perds son fric dans un procés qui à l'apparence d'une affaire facile, ne seriez vous pas vous aussi furieux....

Enfin bref tout ça pour dire que nous vivons dans une société qui fabrique des boucs-émissaires. Et comme tout groupe humain, cette société a l'habitude de forger de l'exclusion pour justifier sa cohésion. (l'instinct grégaire vous savez...)
Il m'a toujours semblé trés lâche de répéter bêtement les dires des précédents sans posséder de quoi se faire une idée par soi-même.

Suivre la pente d'un autre sans réfléchir est-ce vraiment faire preuve de discernement?

Et puis autrechose pour vous Maitre Eolas: que vous soyez quelqu'un de foncièrement honnête ne fait pas de doute.
Pourtant les avocats véreux existent dans cette profession.

Ne serait-ce pas un peu corporatiste que de le nier? Sans vouloir vous offenser bien entendu.

► Pour le client patate chaude, il existe, je l'ai rencontré sous différentes variantes. Qu'ils soient de bonne foi dans ce qui parfois constitue un délire au sens psychiatrique ne fait aucun doute. De même qu'ils sont incapable d'admettre le fait que leur dossier repose sur du vent ou n'a aucune chance d'aboutir, par exemple, cas authentique, parce qu'il a déjà été jugé il y a dix ans. De même que si vous prenez le temps de leurdémontrer en quoi leur dossier ne tient pas la route, ils deviendront hostiles envers vous, vous accusant, parfois jusque devant le batonnier; d'être de mèche avec ses adversaires, ou d'être un incompétent notoire. Et quand je parle d'eux, je ne prends pas plus de précautions oratoires que mon confrère.

Qu'il y ait des avocats malhonnêtes, je n'en disconviens pas. J'en ai rencontré aussi, mais ils sont l'exception (trois ou quatre ces cinq dernières années). Le problème est que dans l'esprit du public, on a parfois l'impression que les avocats honnêtes sont l'exception.


Eolas

99. Le mercredi 1 février 2006 à 12:38 par cronos imperator

Bonjour à tous! Je voudrais ici simplement apporter ma sympathie au témoignage précédent. Je note toutefois que son auteur reprend volontiers cette formule du doyen.
Ce texte me paraît provenir d'une tête bien faite et bien pleine (de bon sens) -me permettant également une citation-.

► A propos de citation, qui a dit, en commentaire 94, « J'aimerai dire, avant de quitter définitivement ce blog, (…) » ?

Si on ne peut plus se fier à la police, maintenant...

PS : Je vous taquine, vous êtes le bienvenu ici, tant que vous nerayez pas le mobilier avec vos menottes.

Eolas

100. Le jeudi 2 février 2006 à 13:51 par Strand

Maître,

Tout d'abord bonjour et merci d'avoir répondu à ce commentaire.

Si j'ai pris la défense de cette femme qui venait témoigner sur ce forum c'est un peu aussi parce que je vis le même genre de situation dans ma vie personnelle.
Je suis partie sur un divorce à l'apparence trés simple avec l'assurance que ce dossier pouvait trouver une fin acceptable (notamment grâce à la présence d'un témoignage de policiers qui comme le sait représente une caution qui est au moins gage de sérieux si ce n'est "morale") or tout comme cette femme le raconte l'affaire a été perdue au-delà de tout ce qu'il est possible d'imaginer.

J'ai eu la chance pour mon cas d'être dénuée de tout revenus et de tout biens personnels donc je n'ai pas eu à payer des sommes exorbitantes pour tenter d'obrenir gain de cause. (l'AJ m'ayant apporté son aide secourable).

Cependant il reste que ce procés des affaires familliales s'est déroulé dans un climat des plus fous. Divorce demandé au motif des violences conjugales (morales, physiques et psychologiques).
Je me suis retrouvée à la rue en ayant pour obligation de laisser mon enfant de trois ans derrière moi....J'avais quatre jours pour éxécuter la décision...

Je vous laisse imaginer ce qu'il m'a fallut comme force de caractère et comme courage pour ne pas avoir mis fin à mes jours.

Vous conviendrez qu'il s'agit là d'une étrange décision venant de la part d'une juge aux affaires familliales "femme" d'autant qu'un
carnet de santé tenu à jour,
des témoignages sérieux venaient attester de l'excellent état physique et morale de l'enfant...

J'imagine que si j'avez payé l'exact somme qui aurait du être celle demandée par mon avocate je serais aujourd'hui folle de rage.

Ce que je suis, mais j'ai la politesse de penser que cette affaire scandaleuse va trouver son dénouement heureux car je suis intimement convaincue que rien dans ce qui s'est passé ce jour là au tribunal n'est affaire "normale".

Donc face à ceux qui parlent "vite", je tiens à faire remarquer qu'il existe des affaires incongrues dans la justice française (dont on entends pas toujours parlé puisque un certains nombres de suicides en sont la résultante directe) et qu'à tout le moins on peut se permettre en tant que justiciable qui n'a jamais eu maille à partir avec la justice de se poser des questions voire de remettre en cause certaines personnes.

Mon cas personnel me permet de le faire et ceci dans les trés grandes largeurs, je doute d'être la seule personne qui puisse le faire.

Je n'ai jamais remis en cause le travail remarquable de cette avocate, ayant assez d'intelligence pour avoir décelé dans le mépris de cette "femme-juge" vis à vis de nos pièces et de nos interventions une volonté de nuire hors du commun.

Je suis bien sûr extrèmement choquée au point d'envisager de laisser ma nationnalité française dans un vieux tiroir et d'envisager de quitter cette France de manière définitive. La notion de justice étant celle qui devrait normalement protéger et garantir la liberté de chaque citoyen. Je pense sincèrement que nous vivons dans une république bananière où seuls comptent et ont valeur de garanties le pouvoir social et l'argent. Et certainement pas les Lois ni la notion de leurs respects.

Je pense que vous mesurez assez mal le degré de corruption, la collusion et la nullité qui règne dans certains couloirs du TGI de Paris.

Je pense que l'on peut légitimement s'étonner de ce qu'une juge prévienne une greffière qu'elle ne voulait pas lâcher le dossier et que cette juge aura été notre seule interlocutrice durant presque trois ans.(?!).

L'appel de cette affaire est en cours.

Je n'ai rien à cacher et je peux donc me permettre de parler de cette affaire librement.

Ah j'oublais d'évoquer la loge franc-maçonnique de la mère du mari, son entregent et sa fortune personnelle; la plainte déposée contre le père pour attouchement sexuel. Non suivit malgré nos demandes répétées, il aura fallut l'intervention d'un préocureur pour que cette plainte soit suivie (aucune enquête n'a eu lieu). J'en terminerais par l'accusation faîte par les deux femmes de la brigade des mineurs qui voyant une maman en larmes expliquer que son mari agressait son fils régulièrement n'ont rien trouvé de plus intelligent que de taxer cette mère de dépressive!!!

Le jour où vous verrez une mère souriante aller déposer plainte contre son époux vous me préviendrez je me déplacerais pour prendre une photo de ce qui ne peux être autrechose qu'une manipulatrice. ( vous savez le genre de femme qui vous raconte tranquillement qu'elle vient de se faire violer par quatre bonhommes
en pleine journée dans un métro parisien aux cris de vive les nazis et à mort les juifs)

Voilà j'en termine pour cette histoire en espérant vous avoir permis de comprendre que la réalité n'est jamais aussi simple que l'on voudrait et que les jugements à l'emporte-pièce révèlent bien souvent une absence de réflexion. Savoir écouter, entendre et réfléchir en dehors des sentiers régulièrement empruntés sont des qualités sont nul doute assez rares...Cela ne veut pas dire non plus prêter foi à des élucubrations...

Dans dix ans si cette affaire continue à ressembler à un grand n'importe quoi et si je suis encore vivante je pourrais rentrer dans la catégorie des patates chaudes qu'on se refile entre avocats.

Car il va sans dire que l'innocence et la justice bafouées ont ceci d'ennuyeux c'est qu'ils ne cessent pas de réclamer justement cette justice qui leur a été refusée....
( eh oui le populo est bruyant c'est effrayant n'est-ce pas? )

Veuillez par avance retirer la haine et la colère qui sont sous jacents à ce message. Ces sentiments de révoltes ne s'adressent pas à vous.
C'est juste une manifestation de vie qui s'exprime encore bien malgré moi. Et qui je l'avoue me gêne puisqu'il va sans dire que je suis morte le jour où j'ai laissé mon enfant entre les mains de mon agresseur qui a, j'oubliais de le préciser tenté de m'étrangler et a abusé de sa force pour obtenir des rapports sexuels non-désirés entre autres délits commis par ce monstre froid.

Voilà voilà à part tout cela la vie est belle et nous vivons dans un pays de justice et d'égalité.

Bien sûr...




101. Le vendredi 3 février 2006 à 00:23 par Strand

Je crois qu'il y a un bug là!

102. Le samedi 4 février 2006 à 13:45 par cronos imperator

Merci Maître Eolas, à vrai dire je me sens assez bien parmi vous, je dois le reconnaître. Les policiers ( même les mauvais ) savent aussi dialoguer. Je respecte toujours le mobilier dès lors qu'il est aussi bien poli.
Bon week-end!

103. Le mardi 7 février 2006 à 08:36 par Diane

la réponse aux errements qui ont eu lieu est sans doute dans vos allusions à certaines confréries...dont on sait ,et je sais que je vais faire hurler, qu'elles sont souvent intouchables.

104. Le mardi 7 février 2006 à 15:32 par Nîmoise

Bonjour,

J'en reviens à des détails purement et bassement matériels ;-) . Une petite question qui a peut-etre deja été posée et je m'en excuse, mais je me demandais où trouver le minimum applicable à notre barreau?
Personnellement je suis à Nîmes. Ma première année, j'ai eu une rétrocession de 1300 € par mois (certains de ma promo n'ont eu que 1 100 €) et la grande générosité de mon cabinet me monte à 1400€ pour ma deuxième année. Cela me paraît bien peu pour une deuxième année (je ne vais pas reprendre toutes les charges que vous avez décrites plus haut).
J'ai lu dans les messages de ce blog que le minimum de Montpellier était à 1450€ par mois...
Et si notre barreau n'a pas fixé de minimum?

Merci de vos réponses, et je précise que ce blog est très instructif.

105. Le mercredi 8 février 2006 à 10:30 par avocat breton

Pour info, le Barreau de RENNES vient de fixer le minimum de la rétrocession pour les collaborateurs stagiaires en première année à la somme de 2 100 Euros.

Le conseil de l'Ordre prend enfin ses responsabilités. Merci à ses membres.

Il y a deux ans tout juste, ce minimum était à 1 750 Euros...

La preuve qu' avec des bons représentants de la conférence du stage, on peut faire comprendre aux membres du conseil de l'Ordre que :

1. un collaborateur ne coute vraiment pas cher au regard de ce qu'il rapporte à un cabinet

2. il est toujours difficile à avaler qu'après 6 année d'études en moyenne, et des responsabilités importantes et un stress permanent, on doit vivre avec environ 1 200 euros mensuels


Pour ma part, je ne me plains pas de ma situation: mon cabinet me laisse sans difficultés développer ma clientèle personnelle.

C'est loin d'être le cas dans tous le barreaux: que fait le CNB ?!

et puis finalement, que doit-on préférer: faire un boulot qu'on adore et gagner un peu moins d'argent ou s'emmerder tous les jours à faire du droit fiscal (c'est un avis personnel: je n'aime pas le droit fiscal mais chacun est libre d'en être passionné) comme avocat salarié et gagner nettement plus ?

J'ai préféré la première solution.

Bon courage à tous ceux qui arrivent dans la profession: ce n'est pas facile chaque jour mais c'est quand même un boulot passionnant.

Kenavo

106. Le jeudi 9 février 2006 à 20:18 par Strand

Très chère Diane.

Merci d'avoir répondu à ce message. Je sais que tout ce que je raconte à l'air complètement dingue. Je ne cesse de m'épouvanter de la nullité de ce que je vis. Je comprends aujourd'hui très bien ceux qui perdent la raison et qui deviennent violents envers eux-mêmes ou envers ceux qui sont censés représenter la droiture et l'infaillibilité d'un système judiciaire. Car il est difficile d'avoir été élevé dans la droiture et de rester stoïque face au spectacle des lois et des droits humains bafoués par ceux-là mêmes qui devraient en être les garants. Cette justice qui a pour rôle entre autres missions de protéger chaque citoyen honnête de la magouille et du crime en ayant pour obligation la punition du coupable de délits ou d'infractions et non la punition des victimes.

J'ai évoqué l'appartenance de la femme qui a organisé toute cette affaire à une loge franc-maçonnique pour une raison simple. Non que je sache qu'il y ait un quelconque rapport entre la faillite de mon affaire de divorce et ce fait. Je ne peux pas me permettre de l'affirmer étant donné qu'il m'a été signifié au commissariat que je ne pouvais le faire sans preuve, sans risquer d'entrer dans la catégorie de la diffamation. Non donc si j'ai évoqué cette appartenance c'est bien parce que cela fait partie des facteurs qui peuvent permettre de penser qu'une collusion entre gens de même catégorie sociale existe. Tout comme la fortune personnelle permet de se faire entendre et de convaincre les naïfs et les imbéciles que l'on fait partie de la bonne société...Alors qu'il y a bien longtemps que sens morale et honnêteté sont remisés au rang de vieilleries pour grand-mère bigote et que cela se voit quand on est un peu attentif, soit dit en passant.

Ce sont des choses qui sont en France protégées par la naïveté entretenue de nos chers concitoyens ceux qui pensent encore par exemple qu'on peut supporter le "tout-permis" en haut et le "pas un mouvement" en bas sans broncher étant entendu que le peuple Français ne cesse jamais d'être le "veau" que De gaule décrivait.

Je ne pense pas sincèrement avoir un jour gain de cause. Leur pouvoir de conviction est trop grand pour moi. Je n'arrive pas à me faire entendre.

Si je parle ici c'est parce que j'en ai assez de lire les réactions en chaîne de crétins qui comme une meute de chiots viennent surenchérir sur les propos d' un maîmaître. Ils sont tellement bêtes que leur faire prendre des vessies pour des lanternes est un jeu d'enfant.

La vérité n'est pas une et indivisible, elle est multiple et corresponds à une compréhension du monde façonnée par une éducation, une culture et une très grande habitude de se faire berner par des adultes....Ne pas le savoir, ni le voir c'est faire preuve d'une naïveté incommensurable qui va permettre aux habitués de l'escroquerie et du bobard de vous en faire avaler un certain nombres. Et les habitués du bobard ne sont pas uniquement ceux qui se sont mis dans des situations d'illégalité. Certains avocats, tout en effet de manches, avec leurs sourires mielleux, en sont de grands pourvoyeurs. J'ai aussi eu la chance d'en croiser quelques uns. De ceux qui n'hésitent pas à défendre un système oppressif et injuste leur code pénal sous la main, de ceux qui sont prêts à dire les pires conneries avec des airs de curés.

Vous savez... de ceux qui vous expliquent par exemple que vous ne devez pas montrer votre douleur quand on vous a séparé de la chair de votre chair grâce à des mensonges éhontés, que les juges n'aiment pas les larmes et les cris, que les hurlements de douleur sont bannis des tribunaux où on vous arrache les tripes la tasse de thé à la main et les yeux sur l'horloge, qu'il faut être raisonnable quand au-delà de toute raison certains de ces jugements sont iniques, et qu'ils bafouent tranquillement trois cents ans de lutte pour les droits et l'égalité de tous leur code pénal sous la main, leurs années d'études en bandoulière et leur bêtise par-dessus.

Pour arriver à voir qui sont les véritables manipulateurs, qui sont ceux qui tirent les ficelles comme on dit : il faut des années d'observation et d'écoute. Ce n'est bien entendu pas à la portée de tous et cela d'autant que certains défendent sciemment et consciemment les intérêts de leur classe, de leur sexe, ou de leur corporation.

Voilà, je n'ai rien d'autre à ajouter sauf que je suis heureuse que votre voix dissidente ait rejoint la mienne. Cela fait un son de cloche différent de celui dont les lèche-bottes sont coutumiers!

ps: maître éolas j'ai bien lu ce que vous avez écrit au sujet des avocats véreux. Je pense que si vous avez pu en compter cinq en quelques années de fréquentation de palais c'est parce que vous avez pris la peine de le faire, vous vous êtes attardé sur cet état de fait. Je m'explique : on ne voit bien les "véreux" que si on regarde attentivement. C'est un peu comme la cueillette des champignons il faut être extrêmement attentif car ils ont pour habitude de se cacher sous des apparences de correction et de bien-pensance. Et bien peu de gens prennent la peine de se pencher sur ce monde obscure de rampants.

Ah j'oubliais, juste pour le plaisir d'en rajouter une petite couche :

L'enfant dont je parle ici, est arrivé régulièrement aux visites qui ont été accordées à la maman, (la mère ayant décidé un jour de ne pas ramener l'enfant au père pour le protéger, elle a donc été "condamnée" à ne voir son fils que trois heures par mois dans un centre pour graves "maltraitants" _genre les repris de justice, les poivrots, les meurtriers en puissance _ bref que des gens bien!_ étant entendu que le père et cela dans le but conscient de jeter des doutes et de gagner du temps pour pouvoir continuer ses exactions sur l'enfant a accusé la mère des actes qu'ils commettaient sous ses yeux et qu'elle a dénoncés comme la Loi l'obligeait à le faire car elle n'avait ni l'intention d'être accusée de complicité et encore moins de non-assistance à personne en danger d'autant qu'en réalité elle ne prenait absolument aucun plaisir à devoir surveiller le mari en cause jour et nuit pour l'empêcher de perpétrer ses agressions sur le pauvre gosse qui n'avait rien demandé à personne) , donc, il arrive avec des brûlures de cigarettes et des bleus anormalement grand _genre la moitié du corps_ l'odeur de whisky précédant le père, et je vous le donnes en milles, quelqu'un réagit-il? (Vous allez voir la suite est marrante):

Eh bien non! Que nenni! Pas un mot, pas une protestation de la part de ceux dont l'activité professionnelle est de protéger l'enfance et qui de surcroît se permette d'expliquer à une mère qui je vous le rappelle est au premier abord accusée donc présumée coupable que les accidents de ce genre arrivent....Hum, hum, hum. Bien sûr, bien sûr, tous les jours les enfants sont brûlés par les cigarettes de leurs parents, tous les jours! Moi qui suis censée être la mère fautive cela ne m'est jamais arrivée, c'est étrange non!

Nous pouvons être fier de ce pays vraiment!
Nous n'avons rien à envier au Tiers-Monde.
Et on peut toujours parler et la ramener au sujet d'Outreau! Avec le nombre de plaintes pour actes d'agressions sexuelles sur enfant qui ne sont pas suivies. On peut toujours y aller!

Quant aux "ânes" dont l'absence de culture, d'intelligence et de discernement les fait crier au loup avec le fermier, je tiens à vous dire une chose : si vous êtes parvenus à la fin de vos études et au début de votre carrière c'est grâce à votre silence et à votre soumission, c'est aussi grâce à votre capacité à vous faire berner en silence et en souriant, certainement pas grâce à vos qualités personnelles, qui vous permettraient d'exercer ce métier avec tout le talent requis, ce qui ne risque pas d'arriver quand on voit la manière dont vous démarrez au quart de tour sur des histoires dont vous ne possédez aucun élément.

Le jour où vous aurez pris conscience de la pourriture morale du système auquel vous allez tout faire pour appartenir j'aimerais que vous vous rappeliez les voix de ceux qui ne cessent d'alerter sur la déliquescence de ce système et si cela pouvait vous faire réfléchir un peu avant de réagir ce serait une excellente chose.

Mais bon, je suis une grande rêveuse...et rien ne m'interdit d'espérer.

L'espoir faisant vivre ceux qui n'ont aucun motif d'espérer.




107. Le samedi 18 février 2006 à 01:05 par Judge Dredd - Avocat provincial.

Bonsoir,

Je crois qu'il faut dire les choses clairement : un Avocat n'est pas là par vocation mais pour gagner du pognon. La vocation, c'est pour les cours d'école. Les jeunes stagiaires que je reçois à mon cabinet me disent : "depuis tout petit, je veux être Avocat..."

Gagner de l'argent : beaucoup de Confrères hélas oublient cela et je me demande pourquoi certains, ceux qui pratiquent des honoraires LIDL, comme des divorces à 1.000 euros ou des correctionnelles à 300 euris, exercent cette profession...

Beaucoup "tuent le métier" et j'en ai ras le bol, raison pour laquelle je milite pour la tarification.

Arrêtons le "parisianisme" : en Province, les charges ne sont pas aussi élevées heureusement...

6.000 de CA par mois et avoir une secrétaire : qui peut-bien faire ça, qui peut aussi mal gérer son cabinet ? Moi, quand j'encaisse 6.000, qui est mon seuil minimum à atteindre tous les mois, j'en conserve, je pense au moins 3.000, 3.500, et pas le SMIC, c'est incensé de dire cela.

Pour avoir une secrétaire, je pense qu'il faut au moins encaisser 20.000 euros par mois, sinon c'est payer une nénette pour rien.

Les avocats ne sont pas de bons gestionnaires : je suis effaré de voir que certains cabinets ont des secrétaires en surnombre (pour quoi faire ?), des locaux inutilement somptueux !

Combien de Confrères ne savent pas ce que c'est le chiffre d'affaires (ou qui confondent CA et bénéfices ) ! C'est vrai, je ne plaisante pas...

108. Le dimanche 19 février 2006 à 21:27 par raf

C'est vrai qu'il faut pas se leurrer , les gens veulent etre avocats pour l'argent aussi.Mais ceux ci sont réputés de moins en moins riches voir meme dans des situations difficiles , alors meme que le nombre de candidats au capa augmente ...bizzare....Quelle est la réelle situation financiere moyenne des avocats ?

► Je n'ai pas de source sûre, mais je crois qu'environ 100% des gens exercent un métier pour de l'argent. Cette rapacité m'étonne moi même. La situation moyenne des avocats, je ne la connais pas, aucune étude n'a été menée sur la France entière. Elle illustre en plus une très large variété de situation (Avocat chenu associé d'un gros cabinet d'affaire parisien, jeune avocat s'installant dans la Creuse...). Disons qu'un avocat a bon espoir d'avoir un revenu de cadre moyen, avec des semaines très chargées, et des revenus très variables d'un mois à l'autre. S'il a du talent, ce sera cadre supérieur. S'il a en plus le sens des affaires, ce sera très confortable. S'il a pas de bol, ce sera le SMIC.

Eolas

109. Le dimanche 19 février 2006 à 23:42 par Bib2

Puis-je ajouter, Me E, le goût pour le pouvoir, moteur fréquent dans le choix d'un métier (justice, soin, police, chefferies diverses...) La vocation existe aussi. L'imitation, la culture. L'idéalisation. Et j'en oublie ! Ce qui nous fait un choix multi-critères.
Non, on ne choisit pas toujours un métier pour l'argent. De plus, souvent, on s'aperçoit qu'on s'est trompé sur les raisons de choix du métier exercé, ce qui n'empêche pas de trouver secondairement des raisons de s'y plaire.
La profession d'avocat fait partie des professions intellectuelles supérieures, ce qui fait de nombreuses raison d'être tenté par son exercice. Je me plais à croire que je pourrai l'exercer dans une autre vie, peut-être... Oui, pour moi, l'attrait principal est d'exercer un métier offrant des occasions de réfléchir, réfléchir, réfléchir. Si en plus on peut bien gagner sa vie, tant mieux.

Euh je n'ai pas à me plaindre, merci.

110. Le mardi 21 février 2006 à 09:31 par Judge Dredd - Avocat provincial

J'ajoute : on dit souvent que les Avocats sont chers. Peut-être, mais je trouve pour ma part que les honoraires des agents immobiliers sont exorbitants par rapport à la prestation proposée : une petite visite de 30 mn, la signature d'un compromis sur le coin d'une table et PAF ! 8.000 euros d'honoraires...

Et les Notaires, et les Avoués, et les Experts ? Je ne parle pas des greffiers des tribunaux de commerce (un scandale national, quand seront-ils enfin supprimés ?) et les mandataires/administrateurs judiciaires ?

Je dis souvent à mes clients que dans un dossier de construction par exemple, l'Expert leur coûtera bien plus que l'Avocat.

Une des professions juridiques les plus mal payées est bien celle d'avocat : nous sommes en bas de l'échelle selon les statistiques, largement en dessous des Huissiers, Avoués, Notaires et Mandataires (source - l'Express "êtes-vous bien payés ?" Janvier 2006).

111. Le mardi 21 février 2006 à 10:42 par JAMIB

J'ai une solution pour vous, pour ce qui est des secrétaires excessivement chères par rapport à votre chiffre d'affaires.

Je suis télésecrétaire, il m'est donc possible de "taper" votre courrier, 1h ou 4h semaine, voir plus.

Je vous rappelle que les services d'une télésecrétaire sont moins onéreux, vous ne devez pas investir dans beaucoup de matériel, ni de locaux....

JAMIB

112. Le mardi 21 février 2006 à 20:09 par Diane

sont moins "chers" et pas onéreux. Onéreux est le contraire de gratuit

113. Le mercredi 22 février 2006 à 00:06 par Sans pseudo

C’est depuis le XVIIe S que "onéreux" a pris le sens de « qui coûte beaucoup d'argent » ou « cher ».
Ce basculement de sens n'a pas eu lieu en droit, qui a besoin de termes précis et distinctifs.

114. Le mercredi 22 février 2006 à 12:04 par Diane

en droit en effet; mais le blog étant rédigé par maître EOLAS, la précision me semblait utile

115. Le vendredi 24 février 2006 à 00:17 par Cricri à Strand

je suis tout à fait d'accord avec vous quand vous dites que sens moral et honnêteté sont remisés au rang de vieilleries pour grand-mère bigote. J'ai 52 ans et suis à bout. J'ai demandé le divorce et depuis je suis en pleine dépression car toutes les valeurs que j'avais se sont écroulées tel un château de cartes. Je ne m'en sors plus, ne suis plus capable de la moindre réflexion, ne crois plus en rien ni personne, et me réfugie dans la solitude. Mon avocat accumule les entretiens, coups de fil etc... et mon compte en banque fond comme neige au soleil. J'ai peur d'en chercher un autre, peur de recommencer le même cercle infernal. Si je n'avais pas mes enfants qui ont besoin de moi et me soutiennent, je me serais déjà passé la corde autour du cou.
Mais avant je voulais vous dire que ma voix rejoint aussi la vôtre mais je n'ai plus la force de m'étendre sur le sujet devant mon clavier, je ne peux que vous lire, vous approuver et compatir. Si on m'avait arraché mon fils, je n'aurais pas survécu.

116. Le vendredi 24 février 2006 à 00:38 par Cricri

Précision : j'ai entamé un divorce pour faute ayant vécu des choses trop pénibles avec mon conjoint et je ne sais comment les faits vont être pris en compte par le juge. Je crois que le pire est devant moi.

117. Le samedi 25 février 2006 à 17:23 par Marc Lacoste

billet intéressant, mon cas est comparable. Je n'ai pas lu tous les commentaires, mais à la fin dans ceux de "Judge Dredd - Avocat provincial" (sic) on lit: "les honoraires des agents immobiliers sont exorbitants".
C'est mon métier, j'explique

D'abord, pour parvenir à un compromis de vente, il a souvent fallu un ou deux mois-homme de travail à temps complet: prospection de longue haleine, visites le plus souvent infructueuses, etc. ensuite viennent les couts de gestion: loyer, publicité, télécoms, assistant, frais généraux. Et un poste très important qui est l'embauche: chaque essai coute 10k€ et il en faut plusieurs pour décéler un bon commercial.

Je ne cherche à apitoyer personne, on gagne notre vie - bien qu'un commercial ne gagne pas forcément beacoup plus que le smic horaire vu le nombre d'heures (9-20h, 6j/7) - mais les sociétés qui ont une rentabilité impotante sont rares. Voyez vous même: societe.com/ , code APE 703A. Un peu comme dans le vôtre, on ne voit que la partie émergée de l'iceberg.

118. Le samedi 25 février 2006 à 21:36 par Judge Dredd - Avocat provincial

A Marc Lacoste :

Mille excuses, j'ai manifestement exagéré dans mes propos. Je suis tout à fait conscient du travail que vous fournissez. Pour ma part, j'ai d'ailleurs été très satisfait du travail de l'agence qui a trouvé le bien que j'ai acheté.

119. Le samedi 25 février 2006 à 23:31 par Source

Je m'invite sur ce lien fort intéressant et remercie Maître EOLAS pour cette riche idée.
J'ai quelques questions liées à la profession d'avocat et aimerais vous les soumettre.
Je tiens à préciser que je suis une ex-salariée du privé (domaine du commerce international) où je manipulais quotidiennement plusieurs langues étrangères. Et puis un jour, suite à un licenciement abusif (je suis toujours en procédure...pénale avant d'atteindre les Prud'hommes) je me suis sentie bafouée dans mon intégrité, vivant une injustice totale. Ma solution en attendant les futurs verdicts judiciaires : apprivoiser le droit, m'y fondre et défendre un jour les victimes d'injustice.
Pour cela, à bientôt 35 ans et un bac + 2 (BTS), je m'interrogeais sur le chemin à parcourir pour atteindre le métier honorable d'avocat. Je suis très motivée en plus d'avoir un sens très aigu de la justice.
Peut-on toujours reprendre ses études à 35 ans ?
Peut-on prétendre à des bourses éventuellement ?
Quel est le cursus à suivre ?
Au bout de combien d'années peut-on envisager l'exercice de cette profession ?

Autant de questions générales qui pourraient en intéresser plus d'un.
Merci d'avance pour vos réponses certainement enrichissantes.
A bienôt.

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