Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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La soirée LESTELECHARGEMENTS.COM, ou : fallait pas l'inviter.

Comme annoncé, je suis allé ce 22 février au Palais de Tokyo pour la soirée de lancement du site Lestelechargements.com, le blogue pas gratuit qui tourne sous un logiciel gratuit.

Dès l'arrivée, c'est l'ambiance : des CRS partout, le trottoir de l'avenue du Président Wilson décrétée zone réservée, tous ceux n'ayant pas de sésame étaient priés de changer de côté de la rue. Bref, ça sent le dialogue et l'ouverture. 

Après avoir présenté mon invitation mentionnant « Maître Eolas » et présenté une carte d'identité mentionnant mon véritable nom à un brigadier qui m'a laissé passer sans ciller (est ce du contournement de mesure technique efficace ?), il fallait encore montrer patte blanche pour arriver aux registres tenus par de charmantes hôtesses qui me nouaient au poignet un bracelet estampillé aux couleurs du site célébré ce soir, bracelet impossible à retirer sans le couper. Accès restreint, circulation limitée, surveillance accrue, sortie définitive : pas de doute, c'est une soirée DRM, Publicis fait bien les choses.

La salle consacrée à la fête grouille de monde mais d'un seul côté : là où sont les peoples. Pour repérer les peoples, rien de plus facile : il suffit de regarder qui éclairent les projecteurs des caméras de télé présentes. Louis Bertignac est assailli de questions, Gérard Jugnot également, tandis que Philippe Laville et Steeve Estatoff peuvent, dure loi du show-biz, circuler impunément dans la foule. Le reste du public est composé de bobos parisiens, qui ont passé la soirée au téléphone malgré la musique assourdissante ("devine d'où je t'appelle ?"), de midinettes BCBG toutes émoustillées de voir tant de stars, et d'artistes méconnus, savamment décoiffés à la Ariel Wizman et habillés chez Emmaüs à la Vincent Delerm, errant du côté du buffet.

Des ordinateurs sont disposés tout autour de la salle, connectés au site lestelechargements.com, sous windows et Internet Explorer, ça va de soi. Bon, un petit F11 pour virer le plein écran, et voilà la barre d'adresse : je peux faire le tour de mon blog en attendant que les choses sérieuses commencent. J'en profite pour télécharger Firefox, il n'y a pas de raison que Dotclear soit le seul logiciel libre présent. Ha, non, il y en avait d'autres : deux ordinateurs avaient eMule d'installé (Versac a des preuves).

La soirée s'est ouverte par trois discours, le premier d'accueil du directeur du Palais de Tokyo, très content de voir son ministre de tutelle, le second de Thierry Breton qui vient sans doute voir à quoi ressemble un blog à 180,000 euros, et le dernier de Renaud Donnedieu de Vabres, très content de voir son collègue chargé des gros sous.

Le premier discours était du léchage de botte sans intérêt mais aux normes.

Le second aligne les clichés ("merci de nous recevoir dans ce superbe palais", qui, pour ceux qui n'y sont jamais allé, ressemble à un chantier pas fini éclairé aux néons ; le mot musique n'était jamais bien loin du mot rémunération lui même immédiatement suivi d'équitable, j'en ai compté cinq au moins) et contient une perle : Thierry Breton, que la modestie n'étouffe pas, glisse qu'il avait imaginé internet avant que ça existe puisqu'il en a parlé dans un roman en 1985, et pose aussitôt après une question montrant sa maîtrise de l'internet : au fait, y a-t-il un espace entre « LES » et « TELECHARGEMENTS.COM » ? Cela dit, à la décharge du ministre au portefeuille, les logos décorant les murs sont effectivement rédigés « LES TELECHARGEMENTS.COM » avec un espace. Bravo Publicis.

Le troisième est plus intéressant. Bien que lu, j'ai senti une sincérité dans le ton du ministre, qui confirme l'impression que je ressens depuis le départ : RDDV hérite d'un projet de loi qu'il n'a pas rédigé mais doit faire voter et ressent une injustice dans le fait d'être devenu la cible d'attaques parfois très dures des adversaires à ce projet. Outre ce ton où transparaissait une sourde colère, trois points dans son discours ont retenu mon attention. Il a affirmé avec force que le droit à la copie privée serait préservé, que les peines de prison pour le téléchargement étaient exclues et que l'intéropérabilité était un droit : il considère que l'internaute a un droit à pouvoir écouter sa musique sur n'importe quel support : l'incompatibilité des formats (Sony – Apple par exemple) est donc une anomalie qui doit disparaître. Là, je ne peux qu'approuver mais las ! je suis juriste et quand on m'indique un objectif, je ne puis m'empêcher de me demander « et concrètement ça se passe comment » ? Mais le format de cette soirée était incompatible avec le débat juridique : encore un problème d'interopérabilité.

Le discours se concluait par un « place au débat ! », suivi d'une courte présentation du site sur écran géant et aussitôt Bob Sinclar aux platines a balancé de la musique tellement fort qu'on ne s'entendait qu'en se hurlant dans les oreilles.

Et c'est là que l'horreur m'est apparue dans toute son ampleur : il n'y avait pas de champagne. Tout au plus un punch pas mauvais (bonne idée la badiane mise à infuser dedans) mais trop sucré.

J'ai jeté un coup d'oeil au site en question, et ai pu constater ce que vous y avez sans doute vu vous même : le message est un peu à sens unique. Le film « les sauterelles » est parlant. Dans la série propagande, le message de Marc Lavoine, qui a l'air de se demander ce qu'il fait là, est affligeant : 300.000 emplois seraient menacés par le téléchargement, rien que ça. Démonstration ? Pas besoin, c'est un chanteur. Le chômage, c'est votre faute, Kazeux et eMuleux. Salauds.

Les informations sur la loi elle même sont quasi inexistantes : tout juste dix points clés en format audio, et Bob (oui, on est pote maintenant, je l'appelle Bob et il m'appelle Maître) s'est assuré que je ne pouvais pas les écouter sur les enceintes 2 X 5W disposées à côté de l'ordinateur. Bon, je n'ai rien perdu, puisque quand j'ai pu les écouter, j'ai entendu d'entrée cette perle (allez-y, cliquez sur le lien, c'est la première phrase) : 

"Qu'est ce que l'utilisation des fichiers numériques a changé par rapport à l'époque de l'utilisation des cassettes analogiques ?
— L'apparition des fichiers numériques a changé la possibilité d'échanges de fichier." sic.
Donc avant l'apparition des fichiers numériques, il n'était pas possible d'échanger des fichiers numériques ?  Y'a pas à dire : Publicis maîtrise son sujet.

Les contestataires étaient présents : un sournois en pull jaune faisait semblant de s'intéresser à ce que vous regardiez sur votre ordinateur en tentant de coller discrètement un autocollant EUCD.info (message personnel : il faudra reprendre des cours de ninjutsu, mon ami), tandis que rapidement les ordinateurs laissés à disposition (et demeurés très disponibles toute la soirée) affichaient les pages d'accueil des sites parasites lestelechargements.info, lestelechargements.fr, et lestelechargements.org (encore un coup de chapeau à Publicis de ne pas avoir sécurisé ces noms de domaine, là ça frise l'incompétence).

En fait, cette soirée a confirmé mes impressions sur le débat en cours sur les droits d'auteur :

  • les artistes ne comprennent rien aux enjeux réels mais ont réagi comme un seul homme au vote de la licence globale qui est pour eux une solution inacceptable ;

  • quand les politiques sont face à une difficulté, ils croient qu'un bon coup de com' les sortira de là.

  • il se dégage de cette agitation le sentiment d'assister à une réunion pour décider comment sauver l'industrie du fiacre face au danger de l'apparition de l'automobile : les acteurs actuels sont ni plus ni moins en train de refuser le progrès technologique pour défendre un schéma économique obsolète (le monopole du support) qui leur était particulièrement favorable. Le train a été raté en 2002 quand face à l'apparition des MP3, les majors ont fait fermer Napster. Deux ans de procès pour se retrouver face à Kazaa, eDonkey et aux réseaux en P2P. Des offres légales n'apparaissent qu'en 2005, pour proposer des fichiers limités, incompatibles entre eux, nécessitant impérativement un programme précis seul compatible, pour un euro le fichier, en espérant que du coup, les internautes qui depuis trois ans avaient pris l'habitude de télécharger gratuitement des formats hautement compatibles allaient se retourner vers ces nouvelles plates-formes. Ébénon. Et de deux trains de ratés.

  • Personne ne semble trouver étrange que la bataille pour les droits d'auteur, "héritage des Lumières et de la Révolution Française", se fait aujourd'hui à front renversé. Historiquement, puisqu'on fait appel à l'histoire, les droits d'auteur protégeaient les auteurs et les compositeurs de musique contre leurs éditeurs et contre les interprètes qui jouaient leurs morceaux et interprétaient leurs pièces sans les rémunérer autrement que par l'achat des livrets, comme un particulier (et sans participation aux recettes). Mais c'est la première fois que les droits d'auteurs sont présentés comme menacés par le public, c'est à dire ceux là même à qui l'oeuvre est destinée. Ce n'est plus contre l'intermédiaire que la loi protège mais contre le consommateur final. Plutôt que d'accourir au garde à vous au mot de licence globale, voilà une piste de réflexion intéressante pour les artistes : votre ennemi est-il vraiment le public, qui aime vos oeuvres mais n'a pas envie de payer un euro pour que vous soyez rémunéré trois centimes ? Qui vous exploite ? Celui qui télécharge une de vos chansons sur internet ou celui qui vous retient 97% du chiffre d'affaire que vous générez ? Et si elle était là la bataille pour les droits des auteurs ?

Finalement, ministres et artistes sont partis assez tôt, et des hooligans ayant repéré l'ordinateur relié aux écrans géants commençant à l'utiliser pour afficher un peu tout et n'importe quoi, parfois avec goût, parfois d'un goût douteux, il était temps de partir.

Surtout qu'il n'y avait pas de champagne.

PS : Merci à Versac dont la très agréable compagnie a sauvé la soirée.

La discussion continue ailleurs

1. Le vendredi 24 février 2006, 16:00 par kwyxz.org/weblog

lestelechargements.con

180000 Euros pour un pauvre site moche sous DotClear, dont les variantes en .net .info ou .org sont déjà cybersquattées tellement Publicis a bien fait son boulot. Voilà où part le pognon du contribuable: ...

2. Le vendredi 24 février 2006, 17:13 par Le Weblog de Sophie Ménart

Tout le monde en parle : lestelechargements.com tourne sous … Dotclear !

... Ah et puis un petit bonus, Maître Eolas était à la soirée de lancement le 22 février au Palais de Tokyo : compte-rendu.

3. Le vendredi 24 février 2006, 17:19 par Heures Creuses

Quand Donnedieu a dit stop à la prison (fiction)

Quand il a appris la nouvelle, le petit Paulo, il a chialé. Ça nous a fait un truc, parce que depuis dix mois qu'il est là il a presque jamais rien dit et là, paf, il regarde la télé, Pujadas

4. Le vendredi 24 février 2006, 21:44 par universmedias

Loi DADVSI : un blog pour faire passer la pilule ?

Le blog "lestelechargements.com" arrive un peu tard pour calmer l'atmosphère électrique autour du projet de loi DADVSI. RENAUD DONNEDIEU DE VABRES tente de se refaire une virginité auprès des électeurs-internautes. Hier soir, il organisait...

5. Le samedi 25 février 2006, 00:00 par ..::e-Weborg Blog::..

Prendre ça de haut

Droits d'auteur: un député socialiste créé un blog 22-02 18:16:01 Le député socialiste Christian Paul, un des orateurs du PS sur le projet de loi sur les droits d'auteur, a annoncé mercredi la création d'un blog en réponse au lancement, par le...

6. Le samedi 25 février 2006, 05:07 par Geek's World

Blanket monsters - J'aimerai causer du prix de la musique et des DRM

Update, j'aimerai causer du prix de la musique et des DRMChers lecteurs, vous n'êtes peut-être pas t...

7. Le samedi 25 février 2006, 11:20 par Jack's place

Quand Maitre Eolas participe à la soirée de lancement du site gouvernemental pour le projet de loi DAVSI

Maitre Eolas, avocat blogueur, avait reçu une invitation pour aller à la soirée lancement du site gouvernemental de propagande LESTELECHARGEMENTS.COM et il y est allé, en y revenant avec des idées très intéressantes: Plutôt que

8. Le samedi 25 février 2006, 12:31 par Le vent eclectique

Un blog à 180 000 € contre le P2P

Sur fond de projet de loi DADVSI, de pénalisation du P2P, de license globale ou non : Annoncé depuis au moins le 10 février , le ministère de la culture a commandé un blog créé par Publicis.net et propulsé par Dotclear (un logiciel lib...

9. Le samedi 25 février 2006, 13:55 par les téléchargements

Le blog le plus cher du monde : 180 000 €

Un article de TF1.fr, plutot sceptique, dévoile le cout de l’opération : Le site et l’opération dans sa globalité ont été réalisé par Publicis Consultant et aura coûté 180.000 euros, répartis entre le ministère de la Culture et le ministère...

10. Le samedi 25 février 2006, 16:35 par LiberT - Blog : L'universalité du web entre vos mains...

Lestelechargements.com : Une vaste fumisterie...

La loi DADVSI, ce projet de loi fanatique, tueur du libre et de la copie privée [Là je ne suis pas d'accord - Eolas], de nombreuses fois critiqué et démenti par nos concitoyens français, a désormais un site dédié. Ce fameux site a pour but de défendre ce projet de loi et d'en vanter les...

11. Le samedi 25 février 2006, 17:58 par LolZim blog

CD: Fiacre numérique?

Très bon article de Maître Eolas sur le projet de loi DADVSI et le lancement d'un site gouvernemental en France. Extrait: Une réunion pour décider comment sauver l'industrie du fiacre face au danger de l'apparition de l'automobile.

12. Le samedi 25 février 2006, 21:08 par Loic Le Meur blog [FR]

Et bien je n'ai visiblement rien raté...

J'ai pas mal de potes chez Publicis ils m'excuseront j'espère de cette note mais franchement la soirée lestelechargments.com ne m'a pas beaucoup manqué à lire le compte rendu d'Eolas. Pas plus que d'ajouter ce blog à mon fil RSS

13. Le samedi 25 février 2006, 23:12 par Régis blog

Lestelechargements.com pour mettre tout le monde dans le même mouvement

Le site d’ “information” sur la loi DADVSI a ouvert. Mes première impressions ...

14. Le dimanche 26 février 2006, 11:31 par Palpitt > Metablog

Lestelechargements.com, les réactions

Déjà plus de 96 articles référencés chez technorati, 231 chez google (pages pertinentes), l'annonce puis l'ouverture du site lestelechargements.com fait une fois de plus bourdonner l'essaim blogosphérique. Petit résumé de l'affaire, via le...

15. Le dimanche 26 février 2006, 11:46 par Laurent Deséchalliers : mon blog entrepreneur

[lestelechargements.com] le désastre de la soirée

N'hésitez pas à consulter le compte rendu, de la soirée de lancement, proposé par Maiptre Eolas. C'est SUREALISTE ! Comme annoncé, je suis allé ce 22 février au Palais de Tokyo pour la soirée de lancement du site Lestelechargements.com, le...

16. Le dimanche 26 février 2006, 16:53 par Chronique d´un rêveur ordinaire

Mieux vaut en rire

Après s'être pris une claque avec son projet de loi "DAVDSI" à l'Assemblée Nationale en décembre, le Ministre de la Culture en rajoute une couche en pondant un site censé permettre le débat sur ce fameux projet. Seulement, à force de vouloir trop en...

17. Le dimanche 26 février 2006, 20:24 par videoBlogs

Le ministère de la culture se met aussi au blog vidéo…

Une initiative intéressante du ministère de la culture qui lance le blog video “LesTelechargements.com”. Afin de susciter le dialogue entre les artistes et les internautes (il manquerait les majors ?) sur le débat actuel sur le P2P la...

18. Le dimanche 26 février 2006, 20:38 par Les Mots d'Icy

Lestelechargements.com : la soirée de lancement

Invité comme VIP à cette soirée, cet avocat bien connu de la blogosphère française nous narre par le menu le déroulement de la soirée, entre petits fours et discours faux-cul des intervenants. Retrouvez ici le billet sur son blog....

19. Le lundi 27 février 2006, 10:24 par Lost in entropy

Fallait pas l'inviter...

J'avais déjà poussé dans cette note au moins un cri de colère contre la loi DADVSI, et en fait plus généralement contre l'incapacité des industriels du disque (dois-je redire à quel point tout est dit dans cette expression? Industriel et...

20. Le lundi 27 février 2006, 16:15 par Noichi.NET

Les droits d'auteur sur le contenu audiovisuel

Je suis tombé sur un article très intéressant sur le blog d'un avocat (que je vous conseille vivement d'aller voir), concernant la soirée de présentation du site lestelechargements.com, vous savez, ce site censé améliorer la compréhension et la...

21. Le lundi 27 février 2006, 16:24 par Lanquarem Webconsulting

Petit rectificatif sur lestelechargements.com

En lisant la (désopilante) description de la soirée de lancement du site lestelechargements.com rédigée par Maître Eolas (qu'est-ce qu'il écrit bien, ce type !), je réalise que je me suis trompé dans mon billet précédent à ce sujet :...

22. Le lundi 27 février 2006, 18:20 par oxymore revival 2006 by pko and darkblob. DANS TON CUL L'AMI !

Appel d'offre.

Oxy toujours au taquet sur le buzz du moment, à savoir le gros foutage de gueule de lestelechargements.com, le site de propagande du gouvernement commandé chez Publicis sur lequel tout le monde crache (encore heureux d'ailleurs, et en cadeau y a même...

23. Le mardi 28 février 2006, 11:16 par oxymore revival 2006 by pko and darkblob featuring winstonsmith. DANS TON CUL L'AMI !

Appel d'offre.

Oxy toujours au taquet sur le buzz du moment, à savoir le gros foutage de gueule de lestelechargements.com, le site de propagande du gouvernement commandé chez Publicis sur lequel tout le monde crache (encore heureux d'ailleurs, et en cadeau y a même...

24. Le samedi 4 mars 2006, 14:30 par De Paris à Londres...

DRM, DADVSI, RDDV

Alors que - depuis la séance mé

25. Le dimanche 5 mars 2006, 21:49 par Pauv'Cast

La Soirée LESTELECHARGEMENTS.COM par l'avocat blogueur

L'avocat blogueur, cet avocat anonyme du barreau de Paris, propose sur son blog sa vision de l'opération marketing LESTELECHARGEMANTS.COM du ministère de la culture. Il a lui même été invité à la soirée de lancement du site et nous donne son...

26. Le lundi 6 mars 2006, 10:53 par blogs.ZDNet.fr

Qui se moque du grand public ? (1)

Hasard des dates, deux sites destinés au grand public ont été publiés quasiment simultanément. Le premier a fait bruisser la blogosphère d’un grondement indigné, il s’agit du site gouvernemental “Les téléchargements.com”. Ce si...

27. Le lundi 6 mars 2006, 16:05 par Maido-rando

La soirée Lestelechargements.com

Petit HS cette fois, pour parler d'un billet très intéressant fait par Maitre Eolas au sujet de la soirée inaugurale du site Lestelechargements.com. Ca vous donnera une petite idée du superbe dialogue de sourds autour de cette loi. La soirée...

28. Le mardi 7 mars 2006, 21:19 par da [k] spirit

DADVSI 2.0

Vous vous souvenez de la loi sur les droits d'auteur et droits voisins dans la société de l'information ? Je vous en ai déjà parlé plusieurs fois, et elle a fait l'actualité en décembre dernier, lorsqu'elle a été présenté au...

29. Le jeudi 9 mars 2006, 14:28 par La Case de l'Onc' Tom

LesTelechargements.com et la loi DADVSI

La loi DADVSI devait être votée à la veillée de Noël 2005 et elle l'a été. Cependant le vote n'a pas été pris en compte pour 2 raisons: le vote majoritaire était le "non" il n'y avait pas assez de députés dans l'hémicycle...

Commentaires

1. Le vendredi 24 février 2006 à 15:59 par kwyxz

Merci pour cet excellent compte-rendu, Maître. Dommage que le lien vers l'image de goût douteux soit, je pense, erroné :-)

2. Le vendredi 24 février 2006 à 16:08 par kwyxz

Ah, aussitôt signalé aussitôt corrigé. Merci ;)

3. Le vendredi 24 février 2006 à 16:18 par Salomon Ibn Gabirol

Maestro,

Merci pour le fidèle et détaillé compte-rendu de cette soirée à laquelle je n'ai malheureusement pas pu me rendre (j'en ignorais en effet l'existence, et, quand bien même, je n'avais pas de sésame).

Je profite de ce commentaire pour réitérer ce que j'avais écris sous un autre de vos billet (celui célébrant votre victoire au Pyjamas de Satin) et qui manifestement n'a soit pas été lu, soit pas été jugé utile, à savoir :

que les liens

· Quelques mots sur ce blog
· Mentions legales

de votre blog ne fonctionnent pas. Où plutôt, ils fonctionnent mais renvoient vers les URL suivantes maitre.eolas.free.fr/jour... et maitre.eolas.free.fr/jour... dont le contenu est identique à celui de la première page du blog.

et que l'adresse vers laquelle renvoie le lien "me contacter" ne fonctionne pas non plus...

Shabbat shalom.


4. Le vendredi 24 février 2006 à 16:23 par arno


excellent compte rendu, y aller aurait été moins agréable.

5. Le vendredi 24 février 2006 à 16:27 par Jean Lespinasse

Merci pour ce compte rendu. Je n'aurais rien à ajouter sur le fond à vos impressions concernant le débat. Et je suis bien d'accord avec vous, à chaque fois qu'il y a du punch, il est trop sucré : pour masquer le goût du mauvais rhum de bagasse qui a servi à le préparer ?

6. Le vendredi 24 février 2006 à 16:35 par huge

Marrant, je viens de me rendre compte des mêmes coquilles que Salomon Ibn Gabirol mais il a été plus rapide que moi ;)

J'en profite pour ajouter une petite pédanterie à la main courante : dans la conclusion, le premier point est correctement terminé par un point-virgule tandis que les deuxième et troisième points ont un point final au lieu du point-virgule.

Pour le reste, merci pour le debriefing, aussi instructif que bien écrit.

"Le vendredi chez Éolas, c'est déverminage."

7. Le vendredi 24 février 2006 à 16:40 par Raboliot

@Eolas

- les droits d'auteur, "héritage des Lumières et de la Révolution Française" - Bien vu les guillemets.

N'en déplaise à nos aristocrates de la République, c'est Louis XVI qui a signé le premier une loi reconnaissant les droits des auteurs, la loi Le Chapelier.

mp3.deepsound.net/infos_u...

8. Le vendredi 24 février 2006 à 16:46 par jz

petites précisions et commentaires :

- "l'internaute qui télécharge ne risquera plus la prison" signifie, si l'on en croit les derniers amendements qui ont été exfiltrés, qu'un système d'amendes automatiques sera mis en place. Le chiffre de 38 euros est annoncé. Comment seront collectées les preuves et par qui? vers des missions de police externalisées à des sociétés privées? Cela scellerait en tout cas définitivement le statut juridique du téléchargement "simple" : illégal et ne relevant pas de la copie privée....

- "la copie privée sera respectée"... mais il sera possible d'en imposer le nombre. Cela ne s'appelle PAS de la copie privée (qui se réalise sur tous supports et par tous moyens), mais de la copie CONTROLÉE, encadrée par la technique, et réalisable uniquement à l'aide de logiciels propriétaires... Cette fausse copie privée est nuisible (car elle justifie par ailleurs la réduction puis la disparition programmée de la redevance) et incompatible avec la notion d'interopérabilité.

- on nous parle d'interopérabilité, mais le point d'étape du gouvernement précise qu'il ne faut "pas trop d'interopérabilité", sinon cela nuirait à la protection des oeuvres...

- le ministre a déclaré au sujet de son site qu'"il n'y aura pas de censure" (ce qui ne figure pas sur le compte-rendu de son discours de son propre site web! autocensure?) alors que les messages du site sont modérés à priori et que tout ce que j'ai tenté d'y publier a été refusé.

- pour les autocollants, je heu... hmm... Je suis OK pour les cours de ninjitsu, vous avez un professeur à recommander? :)

- j'ai personnellement trouvé que le punch n'était pas bon car beaucoup trop sirupeux, et je tenais à préciser que le reste du buffet était assez minable au vu du budget du site (peut-être que la soirée n'était pas comprise dans le prix de la prestation? auquel cas il serait amusant de savoir combien elle a pu coûter)

- félicitations pour ce résumé très fidèle à cette pathétique soirée: une opération de comm visant à "séduire internet" qui laisse présager que les internautes ne seront pas dupes...

9. Le vendredi 24 février 2006 à 16:53 par all

En plus d'être d'un coût prohibitif et douteux le site Lestelechargements.com est en train de tourner au fiasco : Les commentaire sont bloqués, l'appel d'air voulu par les gurus de la com s'est transformé en cyclone.

10. Le vendredi 24 février 2006 à 16:55 par Vonric

180 000 euros pour démarrer un blog (dont la qualité est donc loin d'etre prouvée ...;-).... ca laisse reveur !

Bon coup de pub pour DotClear en passant.

Plus je vois RDV plus j'éprouve de la compassion. Depuis sa tete lors du vote de la licence globale a l'Assemblée, j'ai vraimment l'impression qu'il traine, comme un boulet, une loi qu'on lui a demandé de faire passer... et qu'il aimerait bien qu'on l'oublie un peu sur ce coup la... on a envie de lui donner un tape dans le dos et de lui dire "courage, encore quelques mois d'epreuve et apres tout sera fini... ce sera l'élection présidentielle" ;-)

11. Le vendredi 24 février 2006 à 16:58 par Saturnin

Désopilant !

En particulier : "le sentiment d'assister à une réunion pour décider comment sauver l'industrie du fiacre face au danger de l'apparition de l'automobile".

Sinon, chapeau pour avoir pu glisser votre blog sur l'écran géant. Vous avez fait comment avec Laurent ? Chacun était là et se disputait le clavier à coups de souris ?

;-)

12. Le vendredi 24 février 2006 à 17:32 par pangloss

Le débat sur les droits d'auteur. Loin d'être fini, c'est sûr. Je n'avais pour ma part même pas entendu parler du site lestelechargements.com. L'impression que l'industrie musicale, comme vous le dites si bien, cher maître, a quelques trains de retard. Et je ne suis pas sur que la voie dans laquelle ils soient engagés (poursuite contre des gens qui sont leurs clients potentiels) les iade vraiment a sortir la tête du trou...
En tout cas, excellent compte rendu.

13. Le vendredi 24 février 2006 à 17:45 par Laurent

Pas de champagne ? Pour un site à 180 K€ ?J'ai bien fait de ne pas venir.

14. Le vendredi 24 février 2006 à 17:48 par omen999

beaumarchais doit faire des sauts périlleux dans sa tombe devant un tel spectacle.

excellente analyse en quatre points, surtout le dernier concernant la confusion faite entre la protection des droits des auteurs et celle de leurs intermédiaires.

15. Le vendredi 24 février 2006 à 17:55 par Laurent

En passant, j'ai les noms des hooligans…

16. Le vendredi 24 février 2006 à 17:57 par el ryu

bravo c'était drôle
et on a pas fini de se marrer je crois...

17. Le vendredi 24 février 2006 à 18:12 par Juriste en herbes

Pas de champagne?

Je comprends, dès lors, que la soirée ait pu être ennuyeuse, cher et pauvre Maître :)

18. Le vendredi 24 février 2006 à 18:17 par IreneDelse

Quoi, pas de champagne ? Pas même de mousseux ? Alors que des célébrités bloguesques étaient présentes ? ;-)

Tiens, il paraît que le site Lestelechargements.com n'était même pas déclaré à la CNIL, quel bel exemple...

permanent.nouvelobs.com/m...

► Bel exemple de lecture fidèle de mon blog...

Eolas

19. Le vendredi 24 février 2006 à 18:19 par leinad

bravo pour ce compte rendu plein d'humour mais aussi de clairvoyance.
euh, publicis, ils font dans la licence globale, si j'ai bien compris?
permettez, cher maitre, que j'indique le lien de cette note dans mon blog.
sa lecture devrait etre remboursée par la sécurité sociale.

20. Le vendredi 24 février 2006 à 18:35 par Imbemol

Je vais faire l'ergoteur, mais il faut bien un esprit chagrin parmi tant de compliments mérités...

"Personne ne semble trouver étrange que la bataille pour les droits d'auteur, "héritage des Lumières et de la Révolution Française", se fait aujourd'hui à front renversé. Historiquement, puisqu'on fait appel à l'histoire, les droits d'auteur protégeaient les auteurs et les compositeurs de musique contre leurs éditeurs et contre les interprètes qui jouaient leurs morceaux et interprétaient leurs pièces sans les rémunérer autrement que par l'achat des livrets, comme un particulier (et sans participation aux recettes)"

Historiquement, le premier droit privatif a été reconnu aux "imprimeurs" (privilège de Louis XII à Antoine Vérard pour les épîtres de Saint-Paul, 1507) qui avaient alors l'activité d'éditeur. Au cours des deux siècles suivants, les privilèges royaux se déplacent du "libraire" vers l'auteur, mais sans jamais négliger le premier. La révolution ne fait que changer l'étiquette : de privilèges, on passe à une propriété (qui protège toujours l'éditeur, mais plus ab initio). Bref, à compter de quelle date commence l'histoire du droit d'auteur ?

"un schéma économique obsolète (le monopole du support)"

Mais le schéma juridique n'a-t-il pas toujours été le monopole du bien incorporel que constitue l'oeuvre, précisément par opposition à son support ? Le cas échéant, dans le numérique, le fait que le support disparaisse n'impliquerait nullement la disparition du monopole de l'auteur (ou de son cessionnaire)...

21. Le vendredi 24 février 2006 à 18:44 par authueil

Les discours au palais de Tokyo, c'est un gros coup de com, le vrai travail juridique commence la semaine prochaine. Les amendements du gouvernement devraient sortir lundi ou mardi prochain, avec des débats les 7, 8 et 9 mars (auxquels on peut assister dans les tribunes en demandant à un député une invitation). J'attends avec impatience l'avis technique de Maître Eolas. Le Parlement votant des lois tellement mal foutues, il devrait y avoir de quoi dire.

22. Le vendredi 24 février 2006 à 18:52 par omen999

ne pas confondre privilège d'imprimeurs avec le droit des auteurs

on consultera avec profit:
www.fabula.org/compagnon/...
www.fabula.org/compagnon/...

à ergoteur, ergoteur et demi ;-)

23. Le vendredi 24 février 2006 à 18:59 par Raboliot

@ Omen999

Zut ! Moi qui était en train d'affûter ma pique pour y mettre la tête de RDDV !

24. Le vendredi 24 février 2006 à 19:01 par Jerome

Zut, j'ai oublié de mettre un copyright sur mes photos :-D

Sinon, 100% en phase avec votre très belle analyse de la situation!!!

25. Le vendredi 24 février 2006 à 19:07 par leeloo

excellent compte-rendu, Maître ! il est toujours aussi plaisant de lire votre blog !

26. Le vendredi 24 février 2006 à 19:14 par Roland Garcia

"En passant, j'ai les noms des hooligans…"

Donnez les à RDDV, il a besoin de bons conseillers en communication.

27. Le vendredi 24 février 2006 à 19:39 par PatrickB

Bonjour
je (re..)découvre ce blog grace à un lien sur le site dont on parle, et franchement BRAVO pour ce compte rendu, j'ai eu l'impression d'y être.
Vous méritez d'être appellé Maître, sans parler de votre fonction ;)
excellent aussi le lien de omen999
ce qui est drole, c'est quand dans votre description de l'inauguration, on retrouve tous les éléments des cafouillages du site entre hier soir et aujourd'hui 15h30
Visiblement, 180 000 euros ne suffisent pas quand la cause est désespérée et indéfendable... et que les "décideurs" sont devant Internet comme une poule devant un mégot ;)

28. Le vendredi 24 février 2006 à 19:49 par zadvocate

"180 000 euros pour démarrer un blog (dont la qualité est donc loin d'etre prouvée ...;-).... ca laisse reveur !

Bon coup de pub pour DotClear en passant."

Petite info au passage, lorsque le site a été mis en ligne, l'indication de l'utilisation de Dotclear avait été supprimée au bas des pages.

Sympathique d'investir 180 K€ dans un blog avec un tel contenu et ne pas respecter la GNU General Public License.

Depuis que quelques sites se sont émus de la chose, le tir a été rectifié.

A lire pour rigoler www.boursier.com/vals/all...

"Concernant le contournement des mesures de protections des oeuvres, grâce auquel un acheteur de morceaux de musique incapable de les lire sur son baladeur numérique supprime les verrous logiciels contenus dans les oeuvres, le ministre a proposé que "le simple utilisateur des logiciels de contournement" ne risque qu'une contravention de quatrième classe."

on vous dit d'un côté que le droit à la copie privée va être garanti et d'un autre côté qu'on sanctionnera "mais d'une simple amende" ceux qui utiliseront des logiciels contournant les outils de protection contraire au droit à la copie privée.

J'ai un droit mais quand je tente de l'exercer je commets une infraction. joli raisonnement.

29. Le vendredi 24 février 2006 à 20:25 par l'homme dans la lune

Tout a fait d'accord avec l'idée d'une industrie qui construit un château de sable contre la marée montante.
Je suis tout à fait prêt à payer pour un téléchargement, mais à un prix qui corresponde à l'économie que représente l'absence de réseau physique de distribution du produit, c'est à dire moins que le prix de vente d'un disque réel.

30. Le vendredi 24 février 2006 à 20:35 par Imbemol

@omen999

Le débat sur les différences réelles ou supposées entre les deux est vieux comme le droit d'auteur, et on y trouve un bon résumé dans un manuel de droit qui n'est pas en ligne, écrit par A. Lucas.

Mais bon, il n'est sans doute pas nécessaire d'endormir tous les lecteurs de ce blog avec une retranscription exhaustive des arguments des uns et des autres... ;)

31. Le vendredi 24 février 2006 à 20:43 par flo

Il y a quand même une grande cohérence dans tout cela : le "site" est bien dans la droite ligne de la soirée.

Ce n'est pas de la communication, c'est de la malfaçon : nuance.

32. Le vendredi 24 février 2006 à 21:26 par Denys

Ils sont trop vieux. Ils sont trop lents. Ils sont trop nuls, ils n'apprendront jamais et il suffit de trois gosses chahuteurs pour tout mettre par terre. C'est vrai, même s'il leur arrive de mordre, on les plaint.

33. Le vendredi 24 février 2006 à 21:33 par philorev

Des Crs partout...
Du punch...
Les telechargements.com avec un espace, pffff...
Un blog à 180 000 euros sous Dotclear...
Eddy Mitchell...
300 000 emplois menacés...
Marc Lavoine...
Les majors ont raté le train...
Les artistes n'ont rien compris...

BON, BEN JE CONFIRME : LAMENTABLE !!!

PS : excellent le compte-rendu ! (je retourne sur mon blog, pour changer champagne en punch : www.universmedias.com)

34. Le vendredi 24 février 2006 à 21:38 par philorev

Du punch...
Les telechargements.com avec un espace, pffff...
Un blog à 180 000 euros sous Dotclear...
Eddy Mitchell...
300 000 emplois menacés...
Marc Lavoine...
Les majors ont raté le train...
Les artistes n'ont rien compris...

BON, BEN JE CONFIRME : LAMENTABLE !!!

PS : excellent le compte-rendu ! (je retourne sur mon blog, pour changer champagne en punch : www.universmedias.com)

35. Le vendredi 24 février 2006 à 21:41 par wavrill

Pardon de gacher un peu le concert d'éloges, mais je trouve cette tirade d'Eolas un peu faible:

"votre ennemi est-il vraiment le public, qui aime vos oeuvres mais n'a pas envie de payer un euro pour que vous soyez rémunéré trois centimes ? Qui vous exploite ? Celui qui télécharge une de vos chansons sur internet ou celui qui vous retient 97% du chiffre d'affaire que vous générez ? Et si elle était là la bataille pour les droits des auteurs ?"

Que voit-on là dedans?

1. le public n'aurait pas envie de payer un euro pour que l'artiste soit rémunéré 3 centimes? C'est donc pour ça qu'on pirate! Si les artistes étaient payés plus, le public changerait d'avis!

2. Les majors exploitent les artistes en retenant 97% du CA généré? Donc le CA est intégralement porté au bénéfice d'une entreprise de media, moins la rémunération des artistes, c'est cela? Et même si c'était vrai, il existerait des petites entreprises sympas qui limitent volontairement leurs bénéfices et méritent de ne pas être volées?

En tout cas, c'était une manière un peu facile de se faire beaucoup de copains sur le dos du grand capital.

W.

Vous avez entièrement raison. Ainsi déformée, ma tirade est carrément faible. Je la renierais si tel était mon propos. Souffrez toutefois que je le redresse quelque peu.

1. Quand on dit au public que le téléchargement pirate tue la création, et qu'il apprend que sur le prix qu'il paye, seul 3% vont à ladite création, il a du mal à se sentir coupable.

2. Heu, là j'ai pas bien compris. Si vous parler français, moi comprendre.

Et on voit que vous êtes nouveau ici : m'accuser de vouloir me faire des amis sur le dos du grand capital, moi qui rêve de me faire du grand capital sur le dos de mes amis.

Eolas

36. Le vendredi 24 février 2006 à 22:03 par Tomek

rien à dire, ce gouvernement me fait gerber...

très joli mot de maître, une fois de plus, et d'une rare pertinence, également.

37. Le vendredi 24 février 2006 à 22:58 par Glaise

Heu.. Juste un détail : en typo, on ne dit pas "un espace", mais UNE espace.

38. Le vendredi 24 février 2006 à 23:06 par Yves

J'ai lu les commentaires en diagonale, le débat m'intéresse beaucoup, mais à la lecture du texte une question qui n'a rien à voir m'a réveillé un vieux neurone gauchiste: le bracelet était-il RFID, comme les badges au récent sommet de l'information?

ça aurait au moins permis de vérifier qui abusait des petits fours et qui rencontrait qui.

► RFID ?

39. Le vendredi 24 février 2006 à 23:10 par norton2a

wavill, serais-tu payé par les majors pour sortir des arguments qui ressemblent tant aux conneries qu'ils sortent pour défendre leur pré carré.

si on payait les artistes 10 X fois plus et qu'on supprimait les majors, cela ferait 030€ pour eux et 0.70€ de moins pour nous !

je me demande si ça ne plairait pas aux artistes.
je peux me tromper, mais j'ai un doute !

40. Le vendredi 24 février 2006 à 23:47 par Imbemol

A connerie, connerie et demi...

► Oui, il est des soutiens dont on se passerait bien…

Eolas

41. Le samedi 25 février 2006 à 00:07 par asteroid257

RFID, Radio frequency identification.

fr.wikipedia.org/wiki/RFI...

l'application la plus souvent évoquée dans les médias, le caddie de la ménagère qui passe en caisse sans avoir à déplacer les objets qui sont tous taggés. Plus besoin de caissier :)



42. Le samedi 25 février 2006 à 00:24 par René l'artiste

Petite correction maitre (en tant qu'artiste-musicien) : l'auteur ne touche effectivement que 3% du prix de vente hors-taxe d'une partition vendue (puis 6% à partir du 200e exemplaire), mais 50% des droits d'auteur liés à la diffusion (télé, radio, concert, bref le plus important).
Toutefois, bien que poussé par la SACEM et mon éditeur à signer leur pétition, je me suis abstenu, car le système des droits d'auteur actuel protège d'abord les artistes à grand tirage et pervertit le système, en ne protégeant pas la culture. Il faudrait plutôt subventionner ce qui a une valeur culturelle (plus de commandes rémunérées, plus de concerts, plus de diffusion à la radio et à la télé), si l'on voulait vraiment défendre l'art. A défaut d'artiste, votre sauterie semblait plutot plein de starlettes.
Enfin, ultime perversion quant à ces droits d'auteur en ce qui concerne la musique savante d'aujourd'hui : les orchestres et ensembles de musique classique préfèrent programmer des oeuvres tombées dans le domaine public (artistes morts il y a plus de 70 ans) afin d'éviter de payer des droits d'auteur. Ou bien, les festivals (privés ou publics) font souvent signer aux artistes une obligation de renoncement à leur droit d'auteur pour la première.
Bref, quand on est faible et utopique, on n'a aucun moyen de se défendre (et le ministre préfère alors ses petits fours que de légiférer).

43. Le samedi 25 février 2006 à 00:43 par norton2a

salut René l'artiste, tu sembles prêt à lutter pour ta survie, tu n'es pas le seul. mais il faut vous regrouper. les majors sont des dinosaures qui ne couleront pas sans vous entrainer. ne vous laissez pas faire : sans eux vous pourrez survivre, mais nous sans vous, que deviendrions nous ?

44. Le samedi 25 février 2006 à 01:05 par Franz

Parmi toutes les bourdes de Publicis, il y a en a une que vous ne mentionnez, Maître : celle de vous avoir invité :)

A la lecture d'un aussi délicieux billet, il doit se trouver des gens pour le regretter.

D'un autre côté, vous avoir permis d'écrire ceci les rend peut-être un peu moins antipathiques.

45. Le samedi 25 février 2006 à 01:07 par Franz

Oups.

Si, dans le titre,...

46. Le samedi 25 février 2006 à 01:11 par wesson

Merci maître d'avoir chroniqué avec talent votre soirée sans bulles.


vous avez parlé du fond, parlons de la forme. Le site LESTELECHARGEMENTS.COM est un exemple d'indigence éditoriale, de gabegie financière et qui respire le fait en catastrophe.
Un site bidon (ou au passage de 5 à 8 millions de Français se font comparer a des insectes nuisibles), avec des horaires de bureau de poste et une censure à priori. Malgrès tout cela, il atteindra son objectif:
faire croire qu'il y a eu un débat, et que toutes les opinions ont été prises en compte.

Je vois d'ici RDDV pérorer chez PPDA:

"Cette loi est juste et équilibrée, nous avons engagé une consultation sur internet par le site LESTELECHARGEMENTS.COM ouvert au débat et à toutes les opinions, et on a bien vu que peu d'utilisateurs sont pour la licence globale et contre les MTP..."

Lorsque les gens manifestent dans la rue, le gouvernement préfère écouter "ceux qui n'ont pas manifestés". Je ne voit pas pourquoi ce serait différent sur Internet.

Seule réjouissance, la mine de RDDV qui maintenant doit savoir que cette histoire collera à sa carrière politique comme le petit bout de sparadrap au capitaine haddock.

47. Le samedi 25 février 2006 à 02:28 par Imbemol

J'ergote encore, mais dans le simple but de comprendre :

@norton2a

"50% des droits d'auteur liés à la diffusion (télé, radio, concert, bref le plus important)."

Je pensais que c'était 1/3 compositeur, 1/3 auteur, 1/3 éditeur (statuts SACEM, article 9 ; art. 57 du Règlement Général)... mais 50% (enfin, 2 fois 25%) sur des droits de reproduction mécanique (tiens, marrant, en acronyme, ca fait DRM).

Comment se fait-il que vous ne soyez pas soumis à ce régime ? Les 3% sur les partitions en revanche, je vous crois sur parole.

@Eolas

A propos des 3% de rémunération des auteurs (ou des artistes-interprètes ?) :

Sur un album matériel, à partir de l'ouvrage d'un excellent confrère comme on dit, la rémunération des "créatifs" donnerait, sur le prix de vente HT aux détaillants (13 euros) :
- droits d'auteur = 9,6%*
- droit voisin de l'interprète : avec un taux négocié à 10% du prix moins les abattements Biem = 10% de 10,6 euros
- distributeur = entre 40 et 60 %
- producteur = le reste.
*taux SACEM du droit de reproduction mécanique + sécu des auteurs + autres taxes, pour une autorisation "oeuvre par oeuvre"
(les pourcentages respectifs du producteur et du distributeur n'étant pas, à la différence des créatifs, des bénéficies nets, puisqu'il faut en déduire notamment (i) la masse salariale, (ii) les couts que représentent pour l'un, la promotion et la fabrication des exemplaires, et pour l'autre la gestion et l'approvisionnement des stocks et des lieux de vente, etc.)

Dans un contrat entre un producteur et un artiste-interprète, le taux de rémunération de ce dernier en ce qui concerne la distribution en ligne est souvent le même que pour les supports physiques, avec - 25% d'abattement sur l'assiette d'origine, ce qui fait, en gros :
1 euro-0,25-0,185**= 0,565x10% = 5,65 cents
*abattement BIEM.
(je ne vois pas bien ce qui justifie l'abattement de 25% alors que la distribution en ligne coute a priori moins cher que la distribution matérielle, si quelqu'un a une explication rationnelle...)

Bref, au risque d'être définitivement le lourd de service, d'où vient cette information des 3%, et ce pourcentage rémunère la cession des droits de qui ?

Merci d'avance

48. Le samedi 25 février 2006 à 08:29 par Jiel

Merci pour le résumé de la soirée, très bien écrit, on s'y croirait! Juste une petite remarque, je ne sais pas si on parle de la même personne, mais le nom du chanteur s'écrit « Philippe Lavil ».

49. Le samedi 25 février 2006 à 09:54 par Aneglus

J'ai conscience que la comparaison est grave mais ce site de lestelechargements ressemble dans l'esprit a www.iraqitruthproject.com... et d'autres sites americains. Tu penses aller trouver des "revelant" informations et en fait c'est de la grossiere desinformation, de la vraie propagande ! Vive la democratie vive le marketing je m'en vais creer TF1FAN (www.foxnews.com/foxfan/in...

Je voulai reagir au dernier article... les commentaires sont fermes... A vos blogs ! C'est la honte je savais pas que la Republique etait aussi pourri

50. Le samedi 25 février 2006 à 10:32 par lionel

et s'il y avait eu du champagne, le compte-rendu aurait-il été moins négatif ?

je me renseigne dans l'optique de la soirée lestelechargements.com.2.0 avec le gros des bugs supprimés...

51. Le samedi 25 février 2006 à 10:38 par agaagla

tout ceci est très intéressant, j'ai bien ri en lisant le compte-rendu ! Par contre c'est un peu la pagaille ces histoires de rémunération : mettez-vous d'accord si possible ! c'est quand même un élément important du débat (du vrai, s'entend)

Et en parlant de droits d'auteur, cher maître, j'aimerais savoir si l'expression "ébénon !" est protégée, et le cas échéant, si vous m'autorisez à l'utiliser... je l'aime beaucoup !

Je la mets bien volontiers dans le domaine public.

Eolas

52. Le samedi 25 février 2006 à 10:49 par lin100lautre

Cher maître, sachez qu'un certains nombre de bouteilles de champagne sont en permanence conservées au frais dans ma demeure, pour le cas, hautement improbable, où j'aurais l'insigne honneur de vous recevoir, et ce à n'importe quelle heure (malgré cette tirade éhontée permettez moi de poursuivre) du jour qui vous conviendra...

Lecteur régulier de votre blog c'est avec délectation que j'ai put suivre votre soirée grâce à ce compte rendu, en évitant une musique assourdissante et, peut être, les vapeurs d'un punch trop sucré qui m'aurait collé une migraine phénoménale si j'avais eut un sésame...

En attendant d'ouvrir avec délicatesse une de ces merveilleuses bouteilles de Joseph Perrier (honte aux bouchons qui sautent en cassant la délicatesse de ce pétillant breuvage) lors de votre passage par nos contrées provinciales mais néanmoins fort bien pourvu en tout (ah, habiter en bord de seine dans la marne...), je retournes lire quelques archives Eolastique .

53. Le samedi 25 février 2006 à 10:53 par Wavrill

Eolas,

Pardon pour le charabia dans mon message précédent. Je tente de préciser.

Quand vous dites: "Qui vous exploite ? Celui qui télécharge une de vos chansons sur internet ou celui qui vous retient 97% du chiffre d'affaire que vous générez ?"

Vous suggérez que le revenu des Major = 97% du CA. Soit CA - rémunération des artistes. Il y a quand même d'autres fournisseurs et frais à payer.

Je voulais ajouter ensuite que, quelque soit le ratio entre revenu des entreprises / revenu des artistes, celui-ci est dicté par le marché. Il n'y a pas lieu de condamner a priori des marges que je ne trouve pas plus malsaines que celles de n'importe quelle autre industrie.

W.

Ha, d'accord. C'est plus clair. Vous déformez là aussi mon propos. Je dis qu'un morceau vendu un euro (0,99 euro précisément, j'arrondis) en ligne donne lieu à versement de 0,03 euro à l'artiste. Un artiste vendant 10 morceaux génère un CA de 10 x 1 euros = 10 euros. Il se voit reversé sur cette somme 10 x 0,03 euro soit 0,30 euro. Ergo, 3% du CA qu'il a généré. Je n'ai jamais dit que les 97% restant constituaient les bénéfices de l'intermédiaire. Ce montant de 3 centimes a été donné, de mémoire, par le PDG de la FNAC interrogé par Alain Finkielkraut sur France Culture, dans l'Emission Répliques.

Eolas

54. Le samedi 25 février 2006 à 11:53 par hoplepseu

Bon je voudrais quand même critiquer sur un point M Eolas.

Si la satyre et la critique sont parfaitement maîtrisées par un homme de droit et de lettre, je ne peux que déplorer la facheuse déformation professionelle qui consiste à faire quelques exagérations qui parfois, comme c'est la cas ici, font le lit du populisme. En réalité le point dont je tiens à parler (je le ferais sur d'autres blog/forum bien sûr), c'est le cas des 180K€.

On se doute tous que la totalité de la somme n'est pas passée dans le site et ses infratructures stricto censu. Celà dit si on compatibilise le nombre d'heures de travails payés ainsi que les charges sociales (prime à la précarité je suppose aussi) on va vite s'apercevoir qu'il n'y a pas de surfacturation. Je vais éviter de rentrer dans le détail des chiffres surtout que je n'en ai pas connaissance. Celà dit je pense que attaquer ce site sous cet angle là est malheureusement contreproductif. Il l'est d'autant plus que si les sommes affectées sont bel et bien proche du prix coutant de l'opération on voit vite l'incapacité du monde politique à communiquer à grande echelle sur le net et surtout la supériorité d'internet sur les médias (con)descendants* pour résister à la censure. Voyons comment.

Mais en quoi? Hé bien sans trop vouloir présumer de l'inpact du site sur le grand public, j'ai la nette impression qu'ils vont droit vers un fiasco entre terme de communication. Les raisons en sont simples l'Etat au sens large quand il mène une opération de [s]propagande[/s] com' a besoin de s'arrurer la fidélité de ses serviteurs. Là ou c'est très facile sur des médias descendants à fortiori s'ils sont peu nombreux et en position d'oligopole, sur le net celà s'avère beaucoup plus difficile. Qu'a celà ne tienne ils font plutôt sans. Mais on le voit bien, le jour ou celui-ci veut s'aventurer dans cette zone il est vite dépassé par les évenements; surement un contrecoup de la censure active sur les autres médias. La situation devenant carrement catastrophique quand celui-ci prétends créer un espace de libre expression. Oui enfin la libre expression comme au temps de l'ORTF sur le net ça fait tilter pas mal de monde. On a vraiment l'impression que les hauts fonctionnaires qui ont conseillé le ministre sortaient de l'espace intersidéral quand ils ont eu cette sublime idée. Car autant sur beaucoup de sujet ils sont compétents autant sur celui-ci....

Bon on va aller directement aux faits.

S'ils avaient véritablement voulu une espace de libre expression tel un forum modéré à postériori et en tenant compte des objectifs de fréquentation, de qualité des interventions, de modération, ils auraient dû dépenser au minimum un million d'euros. Peut-être plus!
Pour un impact négligeable.... surtout si l'on compare avec les autres médias.
Mais pourquoi autant d'argent? Tout simplement par ce qu'ils ne peuvent pas faire appel à la modération sur la base du bénévolat qui est sans doute beaucoup plus démocratique et peu onéreuse MAIS surtout absolument pas fiable en terme de contrôle du contenu.
Bref plus y a de monde et de dialogue plus il faut embaucher d'interimaires.
Conclusion?
On paye une fortune notre propre censure sur le net. Et plus y a de monde qui participe à ce genre d'opération plus la facture est salée.
C'est franchement plus génant que le coup de l'opération en elle même si on comparre au coût d'une émission TV. Mais c'est à gerber quand on connait les us et coutûmes sur le net.
Bref si vous vouliez connaître l'usage de cet argent vous avez la réponse on crée des emplois précaires qui nous tapent sur la gueule.



En soit j'ai pas grand chose à ajouter. Si, le ministre est politiquement dans la merde. Il risque de se faire descendre très bientôt. Les éléctions approchant c'est peut-être une très bonne chose pour les internautes. Mais si pour l'instant les promesses électorales ne sont pas enchanteresques et toujours très soumises aux influences des plus puissants lobbys, sans compter leur haut degré de fiabilité ;)
Donc prudence malgré le risque politique pris et l'échec complet de cette opération de com' le net reste en danger.




*Médias descendants -> Médias qui diffusent le flux de manière descendante uniquement à comparer avec le flux descendant sur internet. Le pouvoir dans les médias appartient à ceux qui possèdent le flux montant sur internet nous avons tous acquis ce pouvoir.

Sur ce je vais manger un bout de munster car c'est très bon :)


► Un homme de droit ne peut être satyre sauf s'il est juge à Angoulème ; mais oui je revendique le ton satirique de ce billet.
J'ai été invité pour qu'on parle de ce site sur mon blog. Je ne me suis pas engagé à être laudatif, et après cette soirée, je n'avais pas envie de l'être. Pas plus que vous n'êtes tenu à l'être.

Mais je demande une certaine honnêteté. Je cite le prix de ce site qui est un élément public. Je ne lance aucune accusation de gabegie ou de prévarication. Publicis n'agit pas gratuitement, je le sais bien, mais il me parait intéressant de souligner que sur ce budget, pas un euro n'a été consacré au logiciel support du site, y compris les bases de données MySQL et le serveur Apache. Où est l'exagération ? Que vous combattiez des propos outranciers, comme il y en a dans certains commentaires, soit. Que vous me les imputiez, c'est hors de question.

Eolas

55. Le samedi 25 février 2006 à 12:38 par Yves

RFID: ce sont les puces radios sans contacts, quasi invisible qui peuvent servir à pas mal de chose dont beaucoup d'atteinte à la vie privée.

Je faisais allusion à cette histoire:
blogm.free.fr/index.php?2...
perens.sourcelabs.com/art...

Une vieille habitude au SMSI:
perens.sourcelabs.com/art...

Il y en aura dans nos passeports, la CNIL a donné son aval:
www.pcinpact.com/actu/new...

Alors: «réunion officielle» + «bracelet obligatoire», mon neurone gauchiste a fait TILT et c'est écrié: «RFID?»

La prochaine fois entourez le ostensiblement de papier d'alu. En fonction de la tête des gens de la sécurité vous saurez s'il y a une puce sans contact cachée dedans.

56. Le samedi 25 février 2006 à 13:42 par Yves

s'est écrié. désolé. Le neurone gauchiste a l'orthographe qui a passé l'arme à gauche.

► Je ne saurais lui en vouloir.

Eolas

57. Le samedi 25 février 2006 à 13:42 par authueil

Vu l'amateurisme de l'organisation (cf quelques amusantes photos sur grand écran), je doute que les bracelets présentaient un danger.

58. Le samedi 25 février 2006 à 13:43 par a

On fait tous des petites fautes yves mais la plus grave de toute c'est de jouer les maîtres capelo.

► On écrit Capello.

Eolas

59. Le samedi 25 février 2006 à 13:45 par cyril^^

succulant. merci.

60. Le samedi 25 février 2006 à 14:15 par a

C'est gentil d'éditer mon dernier message Maître Eolas. Celà dit les fautes sur les noms propres....

Mais celà aurait été plus interessant de répondre à mon interjection.

61. Le samedi 25 février 2006 à 15:14 par hoplepseu

[quote]
Mais je demande une certaine honnêteté. Je cite le prix de ce site qui est un élément public. Je ne lance aucune accusation de gabegie ou de prévarication. Publicis n'agit pas gratuitement, je le sais bien, mais il me parait intéressant de souligner que sur ce budget, pas un euro n'a été consacré au logiciel support du site, y compris les bases de données MySQL et le serveur Apache. Où est l'exagération ? Que vous combattiez des propos outranciers, comme il y en a dans certains commentaires, soit. Que vous me les imputiez, c'est hors de question.

Eolas
[/quote]

Soit, mais je n'ai jamais fais mention de propos outrancier. J'ai juste fais remarquer (mon premier paragraphe) que vu la manière dont était faite la remarque sur le cout du-dit site, les remarques qui allait en suivre, allaient tout naturellement être de l'ordre de l'amalgame. Faire mention du prix du de l'opération est interessant, faire remarquer que l'argent n'a à aucun moment servit à financer le LL et que les requins de publicis n'en royalement que foutre aussi. Mais malheureusement ça sous entends que cet argent à été utilisé de manière quelque peu "bizarre".
Je pense donc qu'avoir omis les autres utilisation probable et possible de l'argent aurait eu un carractère informatif et souhaitable. Cela aurait également permis une description plus exhaustive du problème, n'empechant en rien une quelquonque critique. Même si ce n'est lié que de manière indirecte à la soirée.


Voilà faut pas se sentir agressé, je plussoie globalement avec le billet mais je pense qu'au vu des remarques et des sous entendus qui sont fait sur l'argent public dépensé pour cette opération ici et là, il aurait été de bon ton de couper court. J'ai d'ailleurs donné globlament des arguments qui vont en ce sens sans pour autant approuver ni la dites soirée, ni la dépense.

PS Angoulême c'est très bien :)

62. Le samedi 25 février 2006 à 15:43 par Imbemol

Toujours le même : lourd donc, mais exigeant.

@ Eolas

"Ce montant de 3 centimes a été donné, de mémoire, par le PDG de la FNAC interrogé par Alain Finkielkraut sur France Culture, dans l'Emission Répliques."

Du coup, on ne sait toujours pas qui est rémunéré par ces 3%. La valeur de l'info est donc... très relative, ce qui me chiffonne d'autant plus qu'elle ne correspond pas à ce qui se lit dans nombre de contrats. Or, comme l'a fait remarquer Agaagla, "c'est quand même un élément important du débat ". Maître, comment on fait maintenant ?

► On demande à iTunes, la Fnac.fr, M6Music.fr, etc de publier leurs contrats ?

Eolas

63. Le samedi 25 février 2006 à 16:30 par hoplepseu

A propros des contrats.
Pourquoi pas. Après tout ce sont eux qui viennent nous chercher avec leurs histoires de gros sous nous on leur a rien demandé :)

Je note que ma réponse à second commentaire n'a pas été encore faite, malheureusement. Mais je ne doute pas que vous y penserez :)

64. Le samedi 25 février 2006 à 16:31 par Imbemol

@ Eolas

Sans même faire référence à votre devoir de conscience, je n'ose croire que vous ayez construit votre opinion sur une information non vérifiée ;) (ne me dites pas que vous vous êtes contenté de répéter une phrase sortie du poste, ce serait une bien trop grande désillusion pour un week-end).

65. Le samedi 25 février 2006 à 16:31 par Mike


Le blog lestelechargements.com sert surtout à montrer par un (faux) exemple qu'il y a eu débat avant vote, un des principaux reproches que l'on faisait au ministre avant Noël si vous vous rappelez bien. Appelons donc cette soirée un caressage dans le sens du poil.

Vous dites que Donnedieu est pris dans une tourmente dont il se passerait bien. Je ne suis pas d'accord, j'ai entendu une interview qu'il a donné il y a quelques jours sur une radio, et il n'a pas pu s'empêcher de commencer par dire que la licence globale était insupportable parce qu'elle monétisait la culture, et ce uniquement pour enchainer sur les multiples nouveaux moyens de paiement (prépaiements, réductions, visionnage/écoute limités dans le temps, ...) que permettraient les formats protégés par le DRM.

C'est purement politique, car il dit tout et son contraire dans la même phrase. Il faudrait sans doute rappeler à Donnedieu que les cartes prépayées UGC et co existent et qu'à ma connaissance le cinéma n'en est pas mort. La licence globale a donc même un exemple de modèle commercial qui fonctionne.

La seconde chose, le second mensonge de Donnedieu est que, sous prétexte de dire que les vilains téléchargeurs n'iront pas en prison, ce n'en est pas moins la légalisation du flicage de leurs activités, ce qui est contraire à un certain nombre de droits de la vie privée. Prenons le taureau par les cornes : mon log d'activités m'appartient ; si une société mandatée par le gouvernement m'envoie une copie de log d'activités pour justifier le paiement d'une contravention pour téléchargement illégal, cette société ne peut le faire sans faire une copie de mon log sur un support papier ou email, chose qu'elle n'a pas le droit de faire en vertu du principe du copyright. Je sais, c'est un peu tiré par les cheveux, mais tout ce magma autour de DADVSI est tiré par les cheveux.

Il y a un très bon parallèle dans l'article de cory doctorow et le DRM de Google cette semaine : www.boingboing.net/2006/0...

66. Le samedi 25 février 2006 à 16:53 par Imbemol

Si votre log n'est qu'un relevé technique d'informations afférentes à votre connexion, il ne fait pas l'objet d'un "copyright". A la limite une donnée personnelle, mais si la loi autorise à un tiers d'y accéder...

67. Le samedi 25 février 2006 à 16:57 par herve

Depuis un bon moment, la meilleure analyse de l'actualité que je lis, c'est pas dans les journaux, mais dans les blogs. C'est de plus en plus frappant. Pour finir, quelques bon blogs et les dépêches AFP, ça remplace très avantageusement n'importe quel quotidien français, fût-il du soir ou du matin.

68. Le samedi 25 février 2006 à 17:35 par Pierre

J'ai toujours trouvé la crispation des éditeurs et de certains auteurs contre le public contre-productive.
Et les menaces de sanctions pénales... Ce qui est dommage également, les minutes de visionnage de ces menaces légales sur le boot d'un dvd neuf (suivies parfois de bande-annonces, qu'on peut zapper heureusement) alors qu'un divx ne comporte pas ces fioritures désagréables...

69. Le samedi 25 février 2006 à 18:32 par Gojul

Eolas > Vous essayez de défendre RDDV comme quoi il avait hérité d'une bombe à retardement. Soit, c'est vrai. Mais son attitude n'a fait qu'empirer la chose, notamment en voulant interdire la copie privée de DVD, en prétendant faire du dialogue uniquement avec le CLSPA, composé presque uniquement des majors et du BSA, en ne recevant pratiquement que Pascal Nègre et J-R Fourtout, et pas ou pratiquement pas les associations de consommateurs, l'initiative EUCD.INFO, bref les opposants au projet. Alors soit, le dossier était difficile, mais l'attitude du Ministre n'a fait qu'empirer la chose.

Et je ne parle même pas du site lestelechargements.com, qui fait figure de "Campagne des Cent Fleurs" : quand la critique devient gênante, on censure, on coupe. Et après on rouvre le débat, en ayant supprimé les commentaires gênants.

Pour rappel la "Campagne des Cent Fleurs" a été une période de la Chine Communiste durant laquelle il a été permis de critiquer le Parti. Mao ayant vu que la critique devenait trop forte, il a fait stopper ceci et a réprimé le peuple dans le sang. Evidemment dans le cas de lestelechargements.com il n'y a pas de répression, mais pour le reste la méthode est un peu la même...

70. Le samedi 25 février 2006 à 21:03 par Yves

Le neurone gauchiste serait-il au bout du rouleau? J'ai eu un garçon après deux filles, je dois me mettre à virer à droite, si j'en crois un de vos amis blogueur. Il a du se faire submerger. Je vais de ce pas convaincre la mère de rééquilibrer mon cerveau et de mettre des jumelles en route.

Le lien sur «l'habitude» des puces RFID au SMSI était en fait celui-là:
www.zdnet.fr/actualites/i...

71. Le samedi 25 février 2006 à 23:05 par philorev

@ Eolas : bon, je crois pouvoir dire que RDDV et Publicis ont finalement joliment réussi leur coup. Sur de nombreux blogs on parle et on se scandalise beaucoup plus du coût de 180.000 euros facturé pour avoir monté un blog sur logiciel libre.
Quant au projet de loi, chacun y va de son commentaire pour dire "on devrait faire ci" "ou ça"... mais la question c'est : "Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ?"
Du côté de RDDV (qui décidément nous prend pour des quiches), il semble que le projet de loi soit bouclé, et qu'il ne sera présenté devant l'assemblée "que" pour être voté.
Personne ne crois une seconde que le blog lancé en grandes pompes servira de cahier de doléances.
En savez-vous plus à ce sujet ? Quelqu'un en sait-il plus ?

72. Le dimanche 26 février 2006 à 00:08 par Plantex

J'ai une question d'un ignorant à un juriste connaisseur : existe t il une procédure pour déposer une sorte de plainte pour comportement anti-démocratique du gouvernement ? je n'ai pas de volonté procédurière farouche mais des fois ils dépassent clairement les bornes... Et s'ils en étaient à leur coup d'essai, ça passerait ! Pour couronner le tout, ils en sont fiers ou se moquent des gens... C'est stupide mais des claques, ça soulagerait bien.

73. Le dimanche 26 février 2006 à 04:50 par Adrien Cordonnier

En fait, le p2p n'a fait que révéler que les majors ne sont plus indispensables à la diffusion et la reproduction des œuvres. On a comme pour la vente des licences de logiciels avec les ordinateurs, la vente liée d'un service (les droits concédés par l'auteur, décrit comme étant un service dans l'article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle) à celle d'un bien (le support physique). Cette pratique est explicitement interdite par l'article L122-1 du Code de la consommation, bien qu'elle n'était pas applicable pour des raisons techniques jusqu'à la démocratisation d'internet, et n'avait pas de sens tant que le particulier n'avait pas la possibilité de réaliser sa propre copie.

Évidemment, séparer la vente du support de celle des droits accordés par l'auteur revient à ramener les majors à leur rôle de maisons de disques. Dans ces conditions, elles n'ont plus la possibilité de facturer la vente en ligne à un prix comparable à celui d'un CD, ce qui les obligerait également à rendre plus de comptes aux auteurs sur la répartition du prix de vente. En permettant au consommateur de ne payer qu'une partie du prix actuel, celle qui rémunère le plus l'auteur, les artistes continuerait d'être rémunérés au niveau actuel tout en permettant un plus large accès à la culture, la redevance globale pouvant être mise en place en sus.

Aujourd'hui, même l'obligation d'avoir acheté le droit pour pouvoir acquérir le support n'entrave en rien la possibilité de les vendre séparément :

1) achat du droit seul
Le vendeur fournit une preuve d'achat comportant un numéro unique et aléatoire entré dans la base de données du gestionnaire des droits. Cela correspond à un achat de musique en ligne, le téléchargement en moins (ou du moins facultatif). Un magasin peut acheter des numéros d'avance s'il ne dispose pas d'une connection internet permanente.

2) achat du support seul
Muni de la preuve d'achat, le client achète le support correspondant à l'œuvre auprès d'un magasin (réel ou en ligne). Le vendeur marque dans la base de donnée qu'un support est associé au numéro unique. Un client peut rapporter un support, par exemple abîmé ou parce que la nouvelle pochette est plus jolie, et en acheter un nouveau sans repayer pour le droit. À l'aide du numéro unique, le vendeur peut vérifier qu'un support est déjà associé à ce droit et qu'il doit donc être rapporté

3) on peut bien sûr acheter le droit et le support simultanément pour la somme des prix comme cela se fait actuellement.

Le système de vente reste anonyme, il est possible de continuer à offrir de la musique, soit en offrant le droit seul - la preuve d'achat comportant un numéro unique et aléatoire, soit le droit et le support. Pour se procurer l'œuvre dans le cas 1, des logiciels de p2p légaux (y compris libres) pourraient vérifier auprès du serveur du gestionnaire des droits que le logiciel téléchargeant possède un numéro valable pour cette œuvre, en cryptant toutes les communications. Le consommateur serait alors libre de choisir le format qui lui convient.

74. Le dimanche 26 février 2006 à 05:14 par Mry

Heureux de t'avoir croisé !

75. Le dimanche 26 février 2006 à 05:58 par François Simond

Merci et chapeau pour votre clareté de réçit de cette soirée de grand n'importe quoi !
Ça donne envie de rire à plein poumons autant que de se taper la tête contre les murs.

76. Le dimanche 26 février 2006 à 12:17 par Dominique Blas

Magnifique. Cette DRM-party confirme une fois de plus que de l'argent il y en a !
Qui a financé cette soirée ? Qui a payé les petits fours, l'oganisation, la location des salles, des matériels audio/video et informatique, le personnel de sécurité, le personnel d'accueil, la logistique, le service de limousine, les remboursements de déplacements, etc ?
Est-ce le contribuable une fois de plus ? 180 kEUR (HT ? TTC ?) pour un site construit sur un logiciel gratuit c'est très très fort ! Le même montant pour la comm cela fait 300 ou 400 kEUR pour l'aménagement des musées et la restauration d'oeuvres intemporelles. Dommage.
Enfin, c'est très bien pour la comm de DotClear. C'est un point extrêmement positif.

Il est bon que ces opinions circulent de plus en plus :
- réflexes d'un autre âge (celui du fiacre justement) en terme de communication : la répression avant tout plutôt que le dialogue et lorsqu'on parle de dialogue, pour des raisons de communication (c'est un mot << dans le vent >>) il s'agit d'un dialogue contrôlé et donc d'un monologue.

- je suis depuis longtemps et notamment depuis cette histoire de DAVSI, révulsé par le fait que les artistes récupèrent aussi peu (entre 5% et 14% mais plus souvent 5%) sur le prix de vente d'un album qu'il soit matérialisé ou électronique. C'est encore plus honteux dans ce dernier cas dans la mesure où il n'y a plus de frais de pressage (insignifiants il est vrai) ni de distribution.

- il est lamentable de voir ces artistes manipulés par leur maison de disque aller à l'encontre de l'intérêt de leur fans. Je pense aux Zazi, Marc Lavoine, Michel Sardou et Johnny Halliday ...

Bravo et merci pour ce compte rendu,

db

77. Le dimanche 26 février 2006 à 12:21 par Yves

Les trois centimes sont donnés aussi par Roberto Di Cosmo:

www.pps.jussieu.fr/~dicos...

Il dit avoir reçu un document qu'il n'a malheureusement pas le droit de publier, et il affirme:

« sur le 99 centimes d'euro, qui est le prix de vente fixé par toutes les plateformes de téléchargement commercial, la part des auteurs n'est que de 3 centimes, le 96 restants se partageant entre les autres intervenants [...]! »

Sur la répartition du priix, on peut citer ceci:
www.zdnet.fr/actualites/i...
«Sur un morceau vendu 0,99 euro, 16 centimes vont à la TVA, 70 centimes aux producteurs, 7 centimes à la Sacem et 5 centimes aux différents frais techniques liés à la transaction (bande passante, sécurisation). Pour Virgin Mega, la marge dégagée est un centime d'euro.»

7 centimes à la Sacem, je suppose que les 3 centimes pour les auteurs viennent de là? Ou bien ils font parties de 70 centimes des producteurs? Je n'ai pas trouvé d'autres précisions.

78. Le dimanche 26 février 2006 à 13:54 par dark

bonjour

pour avoir une idée de ce qu'etait le droit d'auteur en 1755, j'ai scanné les pages concerné d'un livre s'intitulant "heroine mousquetaire", je pense que c'est dans le domaine public maintenant :). d'autant plus que ce droit été de sept ans pour ce livre.

attention chaque image fait 1,5Mo

acetone.org.free.fr/heroi...

acetone.org.free.fr/heroi...

79. Le dimanche 26 février 2006 à 15:42 par Stitch

A noter d'ailleurs que le fait qu'il soit si difficile d'obtenir ces chiffres démontre toute l'intégrité des propos de nos chers maisons de disque...
Quand à RDDV, Act-up a déjà montré avec quelle force il défend ses convictions personnelles. (passage supprimé).

80. Le dimanche 26 février 2006 à 15:57 par Pierre

@#76 : Que Johny Halliday se rassure, son public n'a sûrement pas de logiciel p2p.

81. Le dimanche 26 février 2006 à 17:08 par marc

Bravo,

Merci pour le rapport.
Ca confirme bien ce que je pensais, c'est de la poudre aux yeux. (sauf que 180 000 euros sont perdus.(mais pas pour tout le monde).

a+

82. Le dimanche 26 février 2006 à 18:02 par Imbemol

Merci Yves, pour ces informations complémentaires.

Sur leur base, les 7 cents SACEM donnent, à condition qu'elle prenne 1 cent de frais de gestion :
- 3 cents pour l'éditeur ;
- 1,5 pour le compositeur ;
- 1,5 pour l'auteur.

Puis viendra la rémunération de l'artiste-interprète, qui n'est pas régie par la SACEM, mais de gré à gré avec son producteur, et qui nous donne 5,65 cents (n°47), même s'il s'agit d'une évaluation haute, puisqu'on part du prix public, qui est rarement l'assiette retenue.

83. Le dimanche 26 février 2006 à 21:46 par RDDV

J'achète ce billet 200 000 €.

84. Le dimanche 26 février 2006 à 21:59 par Yves

Pourquoi est-ce que la SACEM touche sur les chanson vendues en ligne? Elle touche un pourcentage sur les chansons vendues en boite dans les magasins de disques?



85. Le dimanche 26 février 2006 à 23:52 par JaK

@Yves
Bien sûr que la SACEM 'touche' sur les CD vendus en boutiques: c'est son job.
La SACEM est chargée de recouvrir et de redistribuer aux auteurs, aux compositeurs et aux éditeurs de musique (affiliés à la SACEM bien sûr) la part des droits d'auteurs qui leur est due.
Elle 'touche' donc chaque fois que l'oeuvre est utilisée que ce soit en concert, en radio, en musique d'ambiance, sur quelque support que ce soit ...etc...

86. Le lundi 27 février 2006 à 01:08 par Marc

Des personnes ont été payée pour faire ce site, ainsi que les animations. Si on compte le cout d'un informaticien (50k€ au total avec les charges), le cout annoncé ne me semble pas si élevé : cela ne représente que 70 jours/hommes pour un site complet (3,5 personnes à temps plein pendant 1 mois). Et on ne prends pas compte du cout des études, du marketing, etc autour.
J'aurais même tendance à dire que 180k€, c'est vraiment cheap au regard des ambitions annoncées.. Cela va de pair avec l'absence de champagne ;) A ce prix là, ce n'est pas étonnant que le site soit minable et sans avenir.

M.

87. Le lundi 27 février 2006 à 01:22 par Marc

J'avoue que je viens de dire n'importe quoi... Cela fait bien sur 3,6 ans de travail... ce qui a une toute autre dimension. Il tard et je sais plus compter et je mélange les mois et les années. Toutes mes excuses :-|

M.

88. Le lundi 27 février 2006 à 10:42 par Winst

Grandiose !

89. Le lundi 27 février 2006 à 10:48 par forgeron

Comme je suis d'accord avec vous concernant vos "impressions sur le débat en cours sur les droits d'auteur"!
En particulier le point 3 qui est trop peu évoqué à mon avis. On oublie un peu trop que les majors sont les premières responsables de leurs malheurs... mais pas coupables cependant.

(Pour le point 4, mais ou allez vous chercher tout ça? (non pas la, non) Très interessant en tout cas).

90. Le lundi 27 février 2006 à 11:29 par tom

hop hop à mon tour !

y'a un truc que je comprends pas bien : on est bien d'accord que là création est de toute facon une partie minime de ce qu'on paye quand on achète un disque ! non ?
l'artiste, lui, il fait le guignol dans son coin, il s'amuse, il pond un truc qui est plus ou moins bien, et voila, il est content. alors évidemment il doit être payé un peu pour ca, surtout si ce qu'il a fait plait aux gens, mais il faut pas non plus oublier qu'il y a quelqu'un qui a payé (cher) pour que cette musique completement volatile et intangible, soit enregistrée, diffusée, publiée, éditée, finisse dans les bacs des grands disquaires de france, soit promue dans les divers média de france, soit entourée d'un univers médiatique gigantesque... le gros du travail, dans l'industrie du disque, c'est ca. c'est donc normal que le gros de la rémunération aille au gros du travail.

ensuite, on peut porter le débat sur la légitimité d'une véritable industrie du disque, mais c'est une autre question... (est-ce qu'un monde artistique ou chacun crée dans se coin, et se diffuse à moyenne échelle par ses propres moyens ne serait pas plus sain) ?

c'est un peu comme pour le cinéma : on peut pas vouloir des films énormes, qui coutent des millions d'euros, et croire naivement que la création mérite le gros de la rémunération !
idem pour le disque : si les morceaux sont enregistrés dans une qualité incroyable, dans des studios gigantesques, si on crée autour des artistes un univers gigantesque (design, photos, costumes, scenes, ...), si on obtient un produit issu d'une telle chaine de production... il faut évidemment s'attendre à payer cette production...

finalement, toute cette histoire, ca parle que de ce type de production... si moi j'a envie de fare de la musique, de m'enregistrer avec mes propres moyens, et de me diffuser via internet, et de me produire en concert, rien ne m'empeche de le faire.... et que cette loi soit votée ou pas, qu'il y ait des histoires de lisenses globales ou quoi, ca n'y changera rien...

franchement, si vous avez envie de rémunérer des artistes, sortez de chez vous et allez dans n'importe quel bar à concerts de votre région... si vous achetez du Johnny Halliday ou du Eminem, c'est évidemment pas l'artiste que vous rémunérez, mais la production. D'ailleurs, dans ce cas, les artistes sont très largement rémunérés par leurs maisons de disque...

Tom.

91. Le lundi 27 février 2006 à 11:45 par pipo

« La salle consacrée à la fête grouille de monde mais d'un seul côté : là où sont les peoples. Pour repérer les peoples [...]. Le reste du public est composé de bobos parisiens [...] de midinettes BCBG [...] et d'artistes méconnus »

Dans quelle catégorie vous situez-vous ? :-)

92. Le lundi 27 février 2006 à 12:24 par boogie

lol de lol

"Le pire sans doute est le clip sur les sauterelles, viser chaque internaute comme un fléau est vraiment très très très maladroit. A faire des allusions bibliques on pourrait espérer que la mer rouge se referme sur ceux qui poursuivent le peuple élu du P2P..."

à voir la courbe avec alexa!!!

www.open-files.com/articl...

93. Le lundi 27 février 2006 à 16:43 par Le Pile

Et bien voilà !

Bravo et merci pour le compte-rendu.
Il est criant de vérité que toute cette agitation du côté des 'politiques' est uniquement destinée à convaincre les consommateurs que les Majors-ondontes ont raison et doivent encore être engraissées.
Je ne m'étonne pas que les politiques suivent le chemin de repli et de l'arrière-garde quand il s'agit de pognon mais qu'ils se souviennent de Waterloo, quand la République à mis un genou à terre(*).
On ne peut pas toujours se voiler la face mais on peut accepter l'innovation et le changement.
Le rôle des politiques est de penser à l'avenir pas de se replier sur le passé !

Bonne continuation,
LePile



(*) Entre "Merde" et "Alea jacta est", Messieurs du politique faites votre choix !

94. Le lundi 27 février 2006 à 17:00 par Keïn

Lu,


Je trouve le clip sur les sauterelles scandaleux et je pèse mes mots.
Scandaleux quand à l'image de l'internaute qui y est représentée, d'une part.
D'autre part, il me semble que le film à été montée à partir de vidéo sur les conséquences de l'utilisation des pésticides sur les sauterelles ( j'ai vu cela il y a quelques temps à la TV) dans je ne sais plus quel pays.
J'essaye à l'heure actuelle de retrouver ce reportage.
Si quelqu'un a des infos à ce propos qu'il n'hésite pas à poster, merci d'avance.

95. Le lundi 27 février 2006 à 18:59 par frido

un sujet dont on parle jamais ;dans ce debat.
c'est que la France un des rares pays a avoir un ministere de la culture dans le budget avoisine les 3 milliards d'euros.
surement une bonne partie de cette somme va dans le monde de la musique et du cinema sans oublier par exemple que les chaines tv sont dans l'obligation de particiter a financer des films ou telefims etc..mais sa n'empeche pas ces gens la a rediger et a soumettre au ministere un projet de loi liberticide ( ils preconisent plus la prison pour les internautes c'est deja une demi defaite pour eux ) et qu'ils se trompent dans leurs combats pour le manque a gagner et ils taraitent ceux qui telechargent une video ou morceau de musique de pirate (le mot est tres fort )

96. Le lundi 27 février 2006 à 19:11 par ioo

C'est la vie !

L'émergence de l'accessibilité à la culture, la diversité de l'offre culturelle, font que nous consommons avec frénésie les produits de l'entertainment. Il est faux de penser que nous sommes une société évoluée avec ces rodages, ses automatismes.

Le business de la musique est jeune, et comme un adolescent, il se cherche et réagit violement avec l'inconnu. Papa distributeur et maman média le nourrissent quotidiennement. Mais voici venu le temps de l'émencipation, papa et maman ne sont plus là, un peu parce qu'il le veut, un peu parce que pour continuer sa vie il est obligé de quitter le doux cocon familial.

Pour payer ses études il travaille chez Monsieur Internet. Monsieur Internet est gentil, il donne plein d'espoir et une certaine sécurité, comme papa et maman. Mais Monsieur Internet a ses mauvais côtés - comme papa et maman - que l'adolescent n'arrive pas encore à maitriser. Alors lorsque Monsieur Internet n'est pas là, l'adolescent s'insurge tout seul contre lui, il se revolte. Ces amis PolitiK et Droit sont d'accord car sa situation est injuste, ils le soutiennent contre Monsieur Internet, car ils ont des relations.

Ensemble ils analysent Monsieur Internet, et arrivent à la même conclusion : comme tous les patrons, il exploite ces employés. Alors il faut faire plier Monsieur Internet sans contre partie. Mais les fortes accusations troublent Monsieur Internet, qui se renferme de son côté.

Les deux parties campent sur leurs positions respectives et ne cherchent pas de consensus. Mais les deux parties ont besoin chacune l'une de l'autre et n'ont aucun interet à rompre leur relation.

Alors que va t il se passer ?

Notre adolescent fera-t-il plier Monsieur Internet grâce à ses relations, ou Monsieur Internet va-t-il pouvoir continuer à avoir une relation ambigue.

Ou est-ce que notre adolescent va comprendre que sa relation avec papa et maman n'est pas reproductible, que son nouvel envirronnement est ainsi et qu'il faut réfléchir et s'adapter.
Monsieur Internet comprend-il que l'abus ne dure jamais longtemps et qu'il doit aussi proposer un envirronnement équitable.

Ce qui est rassurant c'est de voir que l'adolescent et Monsieur internet ont une réaction humaine. Un conflit né d'une peur et du manque de confiance.

97. Le lundi 27 février 2006 à 21:05 par René l'artiste

Ouh, la liste s'est considérablement allongée depuis mon dernier passage.

Pour les 1/3, 1/3, 1/3 ou 50% pour les droits de diffusion du créateur, c'est simple :
sur un relevé SACEM, il y a quatre cases : compositeur, arrangeur, auteur, éditeur. On divise alors les droits par le nombre de signature. Si la musique est sans parole, c'est 50% créateur / 50% éditeur (cas de la musique savante, par exemple), s'il y a un compositeur + un arrangeur +un parolier + un éditeur, c'est 25% pour chacun. Il y a aussi des créateurs (beaucoup) qui n'ont pas d'éditeur. etc.

98. Le mardi 28 février 2006 à 10:49 par labosonic

(Commentaire supprimé comme étant consternant, l'intéressé comprendra)

99. Le mardi 28 février 2006 à 11:21 par Benjamin Bayart

@frido (commentaire 95):

Tu confonds un peu. Les gens qui poussent à la loi liberticide ne sont pas tout à fait les mêmes que ceux qui sont subventionnés. Ceux qui poussent à la loi liberticide, ce sont les grosses maisons de production, essentiellement. Ceux qui sont subventionnés, ce sont les cinéastes (que pour le moment on entend relativement peu), les gens du spectacle vivant (qui ne sont pas concernés), etc.
Il n'y a pas de subvention du ministère (du moins il me semble) quand une maison de disque sort un album d'un artiste dans le cas moyen.
Le cas du cinéma est un peu différent, mais pour le coup il faut bien constater que cette industrie là, si on arrête de la soutenir à bout de bras (obligation de financement des télés, fonds d'entraide, avances sur recettes, etc), va disparaitre écrasée par les géants du cinéma américain.
Tiens, pile pareil que ce qui s'est passé dans le monde du logiciel: on n'a pas su défendre les acteurs français/européens et du coup il ne reste que quelques géants américains. Et la ré-émergence d'une industrie européenne du logiciel, autour du libre, risque de mourrir d'un projet de loi liberticide poussé par les même géants américains qui souhaitent tuer le concurrent, et qui se sont mis d'accord avec les géants de la culture pour se partager un monopole.
C'est fou comme tout se recoupe :)

100. Le mardi 28 février 2006 à 11:52 par chris

Avec un tel montant (180 K€) le ministère de la culture ne devait pas passer par un appel d'offre??

101. Le mardi 28 février 2006 à 13:21 par Yoxigen

On discute, on discute, mais bon... Le vrai problème de l'industrie du disque en France, c'est quand même Céline Dion...

102. Le mardi 28 février 2006 à 13:34 par pangloss

@tom :

"y'a un truc que je comprends pas bien : on est bien d'accord que là création est de toute facon une partie minime de ce qu'on paye quand on achète un disque ! non ?"

En fait non, je ne suis pas d'accord. A vrai dire pour moi c'est même tout le contraire! restons dans l'abstrait pour éviter les jugement de valeur sur la "qualité" des oeuvres, mais la technique les gros studios tout ca, c'est utile du moment où on a une oeuvre.
Sagit pas confondre la fin (un disque) avec les moyens (la technique). D'autant que leur studios, matos divers et compagnie sont vite remboursés : tu te doute bien qu'ils ne rachète pas du matod neuf pour chaque artiste!
Et regarde combien ils font de bénéfices net chaque année, tu te rendras vite compte qu'ils n'ont pas de soucis financiers à se faire malgré le "piratage".

@yoxigen : pas faux ca ;)

103. Le mardi 28 février 2006 à 14:55 par Yoxigen

Entierement d'accord avec pangloss : il me semblait avoir lu quelque part (malheureusement je ne retrouve pas la source) que la "crise du disque" n'avais jamais existé. Pas selon la définition économique du mot "crise" : C'etait juste que pour la 1ere fois depuis trèèèèèèès longtemps, le benefice etait inferieur à celui de l'année précédente...

104. Le mardi 28 février 2006 à 15:19 par chris

La "crise" du disque était prévisible et prévue par quelques personnes.
Le CD était en fin de cycle à la fin des années 90, le dvd-a et le sacd auraient du prendre le relais mais ce fut un flop (pour diverses raisons).
Ensuite les majors ont profité de l'explosion du haut débit et du téléchargement pour charger la "mule" (;)) alors que ce n'était qu'une partie du problème.

105. Le mardi 28 février 2006 à 15:52 par Picard

Ce mardi 28 février, sur le site :
lestelechargements.com
J'ai ajouté un commentaire au post : REAGISSEZ - par lestelechargements.com

J'ai posté mon avis à 12 h ,:-))
Hem… à 15 h il avait disparu. :-(

J'indiquais juste aux hommes politiques d'être clair, net et précis, qu'ils disent clairement vouloir créer un nouvel impôt et surtout de s'abstenir de le justifier en brandissant de mauvaises raisons telle que "vous êtes des pirates…"

Merci au modérateur censeur du site "lestelechargements.com" que c'est beau, la démocratie avance c'est sûr…

106. Le mardi 28 février 2006 à 16:09 par Eat at Joe

Au lycée en 1978 chacun achetait des 45 et des 33 tours, puis entre copains on se les prêtait, quand on aimait on s'en faisait une copie sur cassette. Dans tous les cas on achetait mais on allait pas tout acheter, on en avait peut-être l'envie, mais pas les moyens.

Aujourd'hui qu'est-ce qui a changé ? Les supports CD, DVD, clés MP3…

Pas d'illusion, ce que la maison de disque croit ne pas avoir vendu, ne l'aurait en fait jamais été…

107. Le mardi 28 février 2006 à 16:11 par JaK

Plusieurs points qui me semblent primordiaux:
- les producteurs sont des 'alliés' indispensables de l'artiste. (et je ne parle pas forcéments de stars, de majors, ni même de disque: justes de tous ces gens qui bossent autour des artistes, qui investissent du temps et de l'argent afin de leur permettre de tourner, donc d'exister, donc de gagner leur vie).
- les auteurs ne sont pas forcément des interprètes: c'est à dire que les auteurs ne gagnent pas leur vie en faisant des concerts, mais en touchant des droits lorsque leur oeuvre est exploitée par d'autres.
- Johnny Hallyday ou les "chanteurs de la starac'" ne touchent eux pas de droits de la SACEM: ce ne sont pas des Auteurs Compositeurs, mais des interprètes.

Ceci dit, je suis tout à fait d'accord avec les propos du Maître de céans (et heureusement, je ne m'imagine même pas essayer d'argumenter contre lui) et pense principalement à de nombreux commentaires lus.
Pour en revenir à un avis personnel, si je considère les droits d'auteurs et les droits voisins (oui, eux aussi) comme indispensable au bon fonctionnement de la création artistique, je ne vois pas de raisons de les prélever lorsque l'utilisation de l'oeuvre n'a pas de retombées financières: c'est à dire qu'il me parrait normal et indispensable qu'une part du chiffre d'affaire engendré par une oeuvre soit redistribué à ceux qui en ont permis l'existence, mais que je ne comprends pas qu'il puisse être interdit une utilisation de l'oeuvre dès lors qu'elle ne contient aucun but commercial ni profit financier (sinon, il faut aller au bout du raisonnement et demander une participation aux siffleurs volontaires d'airs connus dans les lieus publics)

PS: d'après le Journal Officiel du 16 mars 1999 consacré au "Vocabulaire de l'informatique et de l'internet" et publié par le ministère de la culture ( www.culture.gouv.fr/cultu... ), la définition de pirate est:
pirate n. m.
Domaine : Informatique/Internet.
Définition : Personne qui contourne ou détruit les protections d'un logiciel, d'un ordinateur ou d'un réseau informatique.
Équivalent étranger : cracker.
Il me semble bien que cela n'a strictement rien à voir avec un utilisateur de P2P....
Ce "mauvais usage du mot" (principalement par un représentant du ministère qui en a énoncé la définition) pourrait-il être interprété comme de la diffamation?

108. Le mardi 28 février 2006 à 16:18 par Yoxigen

@Eat at Joe (#106)

J suis plutot d'accord, la réponse des maisons de disque a ton argument (je crois), c'est "oui mais sur cassette, la qualité du son est de plus en plus mauvaise de copie en copie, alors qu'en mp3 c'est la qualité CD"... Ce qui, même si c'etait vrai, serait un peu tiré par les cheveux...

Ceci dit si le mauvaise qualité du son d'une cassette peut atténuer le cri de Céline Dion, la, bon, ok, pourquoi pas...

109. Le mardi 28 février 2006 à 16:24 par Johnny

Sony, Phillips… que font-ils ?

Vanter de supers lecteurs-graveurs mono et multi couches livrer les consommables CD, DVD qui vont bien avec (taxés au passages pour les "artistes") puis vendre des œuvres musicales et venir ensuite se plaindre de piratage

Allez tous ensemble sortons nos mouchoirs !

J'aime le groupe anglais les Artic Monkeys pas pour leur talents (quoique ?) mais ils ont sortis un disque tout seul sans maison de disques, ils ont mis quelques morceaux à dispo gratuitement en ligne et ça marche. Et ils sont respecteux, ils ne viennent pas dire on est piraté.

110. Le mardi 28 février 2006 à 18:07 par Yoxigen

Faut pas tout mélanger non plus, un graveur CD ou DVD peut servir à des tonnes d'activités légales, la copie privée par exemple (ou les photos de mamie... Je vous ai montré, les ph... non rien). Et pas besoin de "supers lecteurs-graveurs [...]" de sony ou phillips pour télécharger des dizaines d'albums sur emule...

Ils font du lobbying, c est tout, comme d'autres industries avant et après eux. Ca fait plus ou moins partie du jeu, dans une economie de marché.

Mais de la à dire que le piratage, c'est leur faute, parce qu'ils construisent des graveurs et vendent des CD vierges, et que donc nous, pauvre de nous, on est bien obligé de s'en servir... Quand même ! :)

111. Le mardi 28 février 2006 à 18:26 par Peter Parker

Comme quoi tant qu'Eddy Mitchel, Marc Lavoine, Henry Salvador, Yves Duteil, Philippe Lavil ou Alain Chamfort représenteront la création en France, il n'y a pas de quoi s'étonner du manque de débat.
Ces pro du marketing qui n'ont que peu de chose à voir avec de la "Création" de l'Artistique ou de la culture. Un peu comme si on comparait Lorie à la Callas ou les bidochons à la Joconde.

112. Le mardi 28 février 2006 à 22:13 par Pangloss

@yoxigen :

C'est pas faux mais soyons serieux : leur discours est quand même "le téléchargement c'est mal, la copie privé ca devrait être interdit"

A coté de ca on a les mêmes types qui nous vendent des graveur CD/DVD, bientot bluray et HD-DVD. Désolé mais je hais l'hypocrisie. Si on ne veut pas que les gens grave la musique téléchargé, faut pas vendre le matosqui le permet.
De plus, des pubs pour des FAI nous disent "on va plus vite, vous téléchargerez des films/musiques/... encore plus vite!" a une époque ou le téléchargement légal n'existait pas.

Non désolé mais là ca va quand même plus loinque du lobbying. C'est de l'arnaque.

113. Le mercredi 1 mars 2006 à 10:47 par tom

@pangloss :

bah oui mais non, parce que c'est pas l'auteur, ni le compositeur, ni l'interprète, ni je-ne-sais-qui-d'autre, qui te "vend" le droit d'écouter l'oeuvre... c'est le producteur !

le producteur n'est pas un "intermédiaire" au sens "accessoire", c'est vraiment le centre du monde quand on parle de l'industrie du disque. c'est lui qui achète les services des différents musiciens pour construire une oeuvre, et ensuite il vend cette oeuvre au public ! finalement, c'est lui le "créateur", dans cette industrie !

je dis pas que je suis pour ce fonctionnement, mais je dis juste que dans l'industrie du disque c'est comme ca que ca marche depuis bien longtemps, et que si on assume pas ca, on pourra jamais rentrer correctement dans le débat !

si on pense que le producteur est juste un intermédiaire qui se graisse la patte au passage, évidemment on tombe dans le "bon sentiment" qui consiste à dire que c'est dégueulasse que la rémunération n'aille pas aux artistes... en revanche, si on place le producteur dans le role central qui est le sien (la personne qui achète les services de musiciens pour construire une oeuvre qu'il vendra ensuite au public), il est tout à fait normal que la rémunération de cette oeuvre par le public aille en quasi-totalité à ce producteur.

114. Le mercredi 1 mars 2006 à 12:18 par caroline


l'idée n'est pas mauvaise... sauf que depuis quelques années, c''est tellement le producteur qui compte que ce sont les bénéfices qu'il retire de l'oeuvre qui l'intéresse pas l'artiste...

Il n'y a qu'à se rappeler des déclarations du directeur de TF1 pour se rappeler de quelle manière est ressenti le public.

Je pense que les consommateurs respectent le travail des artistes et des producteurs mais ça serait bien que le contraire existe. Parce que ce qui leur fait peur, c'est que avec le peer to peer les artistes seraient rémunérés plus que si ils sortent un CD...

Puis si ça les dérangeaient tant que ça, le téléchargement, il faudrait interdire les magnétoscopes, les graveurs de DVD et de CD-rom et les enregistreurs de cassettes audio....

Le problème serait définitivement réglé...

115. Le mercredi 1 mars 2006 à 12:21 par Pangloss

Tom, je ne suis pas aveugle. Pour vendre un CD, pour que l'auteur/créateur de musique sorte un CD, il faut bien que quelqu'un le produise. Donc dire que sans les majors on a pas de cd est vrai et légitime. (Mais ne peut on pas d'inclure dans ce cas les gens qui on fabriqué le CD, les fabriquants du matos d'enregistrement... la liste est longue. )
En fait si on pousse un peu ton raisonnement, on voit bien une dérive des majors : un rôle tellement central, un monopole tellement absolu que sans eux, point de salut. Ils font les artistes. Pas les acheteurs, pas la qualité de la musique, juste les majors. C'est plus qu'un intermédiaire ce que tu nous décris la.

D'où aussi ce monopole de format critiqué par Eolas : c'est lucratif mais plus vraiment possible. Car le rôle ultra-dominant qu'ils se sont auto-octroyés est basé sur un format précis : le CD. Or il est remis en cause par les nouvelles technologies : pourquoi acheter un CD à des majors quand on peut rémunérer directement l'artiste en téléchargant (c'est là un exemple bien sur) son oeuvre?
Parce que soyons serieux, un accès direct producteur/consommateur par internet serait la fin du système actuel de la vente de CD. En cela, je trouve aussi que les artistes pourraient réfléchir un peu plus.

116. Le mercredi 1 mars 2006 à 14:12 par marcop

Bonjour,

Un essai de présentation du modèle des DRM :

Beaucoup d'argent va être dépensé pour payer des société de développement pour trouver « le » système infaillible.
Les fabriquants vont devoir payer des brevets pour intégrer ces systèmes de protection.
Il va falloir contrôler l'interopérabilité...vaste programme.
Il va aussi falloir renouveler l'ensemble de notre matériel d'écoute qui ne sera pas compatible, ceci ne posant pas de problème pour le PDG de la FNAC qui considère (chat sur lestelechargements) que :
"Quand on voit le rythme hyper accéléré de renouvellement des matériels, je me dis que de toutes facons, la question ne se poserait qu'a très petite échelle."
Petite échelle ?

Tout informaticien s'accorde a dire qu'un système ne peut être infaillible.
Tout ce qui peut être écouté peut être copié.
Comment de tels systèmes de protection pourraient avoir une durée de vie de plus de 2 ans ?

Supposons que les industriels du secteur culturel soient déjà convaincus que tous ces systèmes ne marcheront pas.
Il faut gagner du temps, et continuer à gagner de l'argent.
Le passage de fonds importants pour la mise en oeuvre de ces systèmes peut être très lucratifs.
Occuper les esprits avec un os a ronger, faire plancher le législateur occupe les médias descendants (journaux, télé, radio).
Ce temps gagné, et l'argent généré permet de se préparer à la phase suivante, et donc de ne pas disparaître.
Si les sociétés informatiques sont la propriété de ces industriels, la boucle est bouclé, l'argent ne s'envole pas, il change juste de poche.
La question, dans ce cas est : qui paye ?
Le client bien sûr, car le prix des morceaux inclura ces coûts. L'auteur aussi, car ces nouveaux frais viendront certainement en déduction de sa part.
Et le châtelain, détenteur des clefs de cryptage, conserve pour un temps encore son pouvoir.
Le commerçant applaudie, on renouvelle l'ensemble du parc avec du matériel à durée de vie courte.
Et, après de longues études, un modèle de diffusion nous proposera l'ouverture des catalogues avec paiment forfaitaire, et un nouveau DRM bien sur, nous aimons tant changer de matériel.

Le maitre mot étant : restez dans notre train, nous sommes les meilleurs, inutile de regarder à l'extérieur, l'avenir c'est nous !

Je ne suis pas économiste, j'aimerais bien avoir d'autres opinions...
Est-ce une mauvaise piste ?

Cordialement.
Marco

117. Le mercredi 1 mars 2006 à 15:30 par tom

@ caroline et pangloss

voila, je pense qu'en tout cas y'a moyen qu'on soit assez d'accord sur la situation actuelle... le producteur est l'origine des disques que nous écoutons, et les artistes ne font que participer à son oeuvre.

c'est peut etre un peu "café du commerce" ce que je vais dire (vous me direz, dans le cadre de ce débat, ca serait loin d'etre une exception !), mais pour moi une solution est de laisser ces gens s'étriper entre eux, et de proposer une alternative à taille humaine de la production musicale.
en effet, le matériel pour jouer et enregistrer de la musique ne coute plus si cher (cf tryo qui ont enregistré leur premier album à succes dans leur cave sur un 4 pistes). les opportunités de se produire en concert ne manquent pas, et les moyens de diffusion qui faisaient défaut sont apparus récemment (démocratisation d'internet et du peer-to-peer).
prenez par exemple le théatre : qui se souciera qu'on aille "pirater" le théatre ? si quelqu'un vient filmer la pièce, et la diffuse "illégalement" sur internet, tout le monde s'en fout !! pourquoi ? parce qu'il y aura toujours des gens (et de plus en plus en ce moment d'ailleurs) pour se rendre dans les théatres et apprécier le contenu artistique !
l'art n'a pas vocation, à mon humble avis, à etre l'objet d'une telle industrie. l'industrie du disque est comme la grenouille qui voulait etre grosse comme un boeuf, elle eclate ! laissons-là éclater, et se débattre à coups de procès ! allons repeupler les petites salles de concert ! soutenons des artistes qui ont une vraie démarche artistique personnelle ! ils sont d'ailleurs les premiers à vouloir etre "piratés" !!

en fait... il est ou le probleme ?? on risque de se faire punir en téléchargeant du "lorie" ou du "jean-jacques goldman" ? eh bien ! arretons d'en télécharger... on ne va plus pouvoir copier les cd de "céline dion" ?? grand bien nous fasse ! ils sont des milliers d'artistes très talentueux qui sont à vos portes, dans les salles de concert, sur internet, chez des disquaires, etc...

a plus,
tom

ps : je ne suis pas un punk anarcho-altermondialiste !! sauf tout le respect que j'ai pour eux, bien sur ! :)

118. Le mercredi 1 mars 2006 à 16:02 par punch master

Il me semble (à confirmer en pharmacie) que la badiane est interdite à la vente en france... Mais c'est vrai qu'elle parfume merveilleusement les punchs.

Et puis on la trouve sur tous les marchés de guadeloupe (au moins) !

119. Le mercredi 1 mars 2006 à 18:42 par Jauna

Dommage de n'avoir mis en lien du site lancé lestelechargements.info .
On ne serait pas là si les radios et tv programmaient autres choses que le top 10. Ne pas oublier « si Jim Morrison ou Jacques Brel entraient aujourd’hui dans mon bureau… eh bien ! je ne les signerai pas. » (Pascal Nègre - PDG d'une des majors qui pleurent après le pognon qui leurs échappe ) . www.lestelechargements.or... est l'exemple même de l'avantage de la Toile pour la création musicale.
Et puis moi si j'aime je cours acheter le CD. N'oublions pas non plus qu'un morceau téléchargé n'a pas la même qualité audio que sur un CD. Je me souviens d'un temps que les moins de 20 ans n'ont pas connu où on deboursait moins de 10 francs pour un 45 tours et autour de 50 pour un 33 tours.
C'est encore des mensonges pour mieux nous voler.

Au fait mon site : blog.pitxuri.org

<a href="lestelechargements.info&q...

120. Le mercredi 1 mars 2006 à 20:06 par Neville

Pour contribuer au débat :

Hier 28 février, la 1ère Chambre de la Cour de Cassation a rendu un arrêt qui vient pratiquement enterrer le droit à copie privée "au regard des risques inhérents au nouvel environnement numérique".

cf www.courdecassation.fr/ag...

En clair, la plus haute juridiction française considère que les dispositions légales d'ores et déjà applicables permettent à un éditeur d'utiliser des moyens techniques propres à empêcher la reproduction de l'oeuvre qu'il commercialise.

121. Le mercredi 1 mars 2006 à 20:15 par hoplepseu

@marcop

T'es pas économiste mais cette idée est loin d'être absurde ;). En effet faute de chercher la concentration horizontale ils cherchent la concentration verticale. En fait ça a déjà été essayé -> MSN et AOL.
Après on peut aussi voir les cas concentin actuels. De neuf (vivendi universal), de aol (time warner), pour l'alliance reseau + proprio int, etc etc... Sony aussi pour l'alliance hardware + proprio Int.

@Jauna

1) C'est fatiguant les gens qui oublient de déflater (enlever l'inflation).


2) La qualité d'un morceau téléchargé n'a rien à voir avec un cd c'est vrai, elle est ce qu'elle est. Comme on est pas sur hydrogen audio on va aller vite.
Elle est souvent inférieure dans le cas de codec lossy (mp3 stéréo fait depuis un cd). Elle peut-être strictement la même dans le cas du lossless qui lui aussi est diffusé sur la toile. Elle eut-être supérieure dans le cas d'une copie de dvd auddio si tant est que le mastering est différent de celui du CD. Elle peut-être "incomparable" dans le cas d'une copie provenant d'un vinyle par exemple. Bien sûr faut relativiser si j'écoute sur un baladeur la qualité CD franchement j'en ai rien à foutre.

122. Le mercredi 1 mars 2006 à 22:36 par marcop

Sur le site lestelechargements.com, un premier « pseudo » chat était organisé hier soir avec M. Denis Olivennes, PDG de la FNAC.

Un extrait :
«
BV(internaute) : Excusez-moi d'être brutal, mais il me semble que le débat consiste à la sauvegarde des auteurs, de la création artistique et non pas des distributeurs .En ce sens je ne comprends pas votre intervention sur ce forum.
Denis Olivennes (PDG de la FNAC) : Savez vous que sur les 200 000 disques différents que vend la FNAC chaque année, 190 000 se vendent à moins d'un exemplaire par FNAC et par an. Cela veut dire que si nous n'étions pas la, les artistes de ces disques n'existeraient simplement pas. Ils ne sont évidemment pas sur les télévisions, ils ne sont quasiment pas sur les radios. Si la FNAC ne se battait pas pour la diversité musicale, celle ci se ramènerait probablement aux 5000 références que l'on trouve dans la grande distribution et aux hit-parade des playlists des radios.
«

Donc, 95% des disques vendus à la FNAC, ne se vendent quasiment pas.
Il y a 68 magasins FNAC en France disons 70.
95% des disques sont vendu à moins de 70 exemplaires par an.
Un petit calcul à la louche : 70 * 20 = 1400 Euros de CA
Combien va à l'auteur ? Il faut demander aux auteurs mais...
Disons qu'il lui revient 5% de 1400, soit 70 E/an avant impôt.

Pour quelle raison la FNAC ne vend pas ces disques ?
Pas assez de promotion en amont ?
Difficulté d'appréhender l'offre parmi autant de boites ?
Mise en avant des autres 5 % ?
Impossibilité pour un humain de chercher dans 200 000 disques.
Impossibilité pour le vendeurs d'écouter autant d'album et d'en parler.

Si j'étais musicien, et touchais moins de 70 E/an sur la vente d'un disque, je me poserais pas mal de questions sur ce modèle économique.
Et, si les labels qui me soutiennent sont capable de « ramer » à ce point, c'est que le contenu vaut le coup.

Mais ces 95% de disques invendus constitue cette sensation d'impressionnante diversité lorsque je rentre dans un magasin, alors qu'au final, j'ai beaucoup de chance de partir avec un titre faisant partie de 5%, car tout va être fait pour que je pioche dans ces 5%.

Extrait :
«
Guillaume : Quid d'un abonnement de téléchargement illimité sur les sites tels Fnacmusic sur le modèle des abonnement illimités de cinéma ?
Denis Olivennes (FNAC): J'y suis très favorable, et nous y travaillons.
«

Nous comprenons donc que les catalogues seront ouverts avec un forfait illimité.
Et tout ce débat enflammé ne sert peut être qu'à l'étude de ce nouveau modèle économique.
Un audit très bon marché, pour appréhender les pratiques, les désirs.
Les idées lancés par tous ces passionnés n'auront pas de « droit d'auteur » même si le résultat est une bonne martingale commerciale.

On comprend que le commerçant ne veuille pas disparaître.
Il nous dit donc : « Nous sommes des spécialistes, restez dans notre train, ne regardez pas à l'extérieur, ne pensez pas, l'avenir technologique et culturel c'est nous ! »
Ce qui rend triste dans ce cas c'est le fait que le commerçant fait changer la loi pour se donner le temps de modéliser...mais j'exagère un peu...
Le clientélisme irait jusque là ? :-)

Extrait :
«
Lecteur : Même si les constructeurs créent un matériel qui gère uniformément les DRM, que devient le parc actuel de lecteurs, qui n'est pas conçu pour gérer ces protections ? Va-t-on nous obliger à renouveler tout notre matériel (autoradio, balladeur MP3, etc..) ?
Denis Olivennes (FNAC): Quand on voit le rythme hyper accéléré de renouvellement des matériels, je me dis que de toutes facons, la question ne se poserait qu'a très petite échelle.
«

Cette petite échelle est donc l'ensemble du parc matériel à renouveler, de notre parc.
Et nous n'imaginons pas qu'un format définitif et universel des DRM soit trouvé rapidement, il faudra donc renouveler à nouveau ce parc sous peu, à notre petite échelle bien entendu.
Le matériel ne vieilli pas assez vite, alors rendons-le éphémère.

Les auteurs vont être les premiers à réagir, j'en suis sûr.
Pas ceux qui sont au compartiment restaurant de ce train plaqué or, mais ceux qui sont sur le quai et qui n'arrivent jamais à monter.
Nous l'avons entendu, ils représentent 95% des titres distribués, sans compter ceux qui n'ont même pas réussi à sortir un disque.

Créateurs, informaticiens, passionnés, réfléchissons à un nouveau modèle ou chaque partie soit respectée !
Tous les éléments sont sur la table, il suffit des les assembler pour en faire un bel objet, un objet que nous trouvions tous élégant et raffiné.
Le futur nous regarde, ne le faisons pas rire.

Je suis confiant.
Nous allons entrer dans une ère de création foisonnante.
Et, lorsque nous écouterons toutes ces musiques, avec nos amis, nous verrons passer ce train en plaignant ceux qui ne peuvent plus en descendre.

Cordialement, Marco

123. Le jeudi 2 mars 2006 à 15:40 par sharo

Salut,

Je me permet juste un commentaire rapide.

- L'Art est un sentiment. On ne vend pas un sentiment.
- 90% des "artistes" piratés possèdent des qualités artistiques tout à fait discutables (top 100 des ventes, y'a qu'à voir...)

Franchement, rien à foutre :)
Pi j'achète des disques... donc hehehe :)

Laissez moi rire avec les droits d'auteur.
Tu joues, tu joues.
Le piratage, c'est la plus grosse promo imaginable.
Le reste...

A bas les majors qui nous détruisent nos potentiels artistiques.

124. Le vendredi 3 mars 2006 à 22:59 par Flogon

« L’auteur du blog de Maître Eolas a par exemple été officiellement consulté par le ministre de la Culture au moment des débats sur la loi DAVDSI. »
(le Dalloz de cette semaine, n° 9 .596)


Waahoouuu, on parle de votre blog dans le Dalloz !

Blog qui fait mes délices, je puis vous le dire, depuis le temps que je le consulte.

F.

125. Le samedi 4 mars 2006 à 13:28 par Vonric

Peut etre le Dalloz fait-il référence a l'affichage du Journal d'un avocat sur les écrans d'ordinateurs lors de la soirée ?

126. Le samedi 4 mars 2006 à 20:00 par marcop

@sharo sur l'art et ce qu'ils en font

Le désir d'avoir un regard panoptique sur Internet ne peut que rappeler l'architecture carcérale.
Rappelons nous de cet oeil inquisiteur des logos de loft story, de big brother...
Internet n'est pas une prison, et ne le sera, je l'espère, jamais.

Par opposition a ce regard d'un autre temps, je préfère analyser détail par détail les stratégies de communication mises en oeuvre.
Par exemple, ce clip vidéo sur les sauterelles en page d'accueil du site lestelechargement.com.

En me posant la question : Qui a put être satisfait par cette représentation des humains désireux d'apprendre, de communiquer, de partager ?

Vous rappelez-vous d'un passé très proche, l'époque de l'envolée boursière des start-ups ?
La sphère financière voyait dans cet immatériel, ce virtuel, ce cyber, un nouveau far-west ?
Les grands consultants de l'époque, à renfort d'armées de polytechniciens nous pondaient des bilans prévisionnels décrivant cette corne d'abondance. Un feu d'artifice de bénéfices.

L'internaute, à cette époque, était « valorisé », au sens boursier.
Un abonné captif à Internet pouvait atteindre une valeur d'environ 17000 Frs .
En ces temps, l'internaute était donc un vache à lait. Il allait brouter le virtuel, et payer payer payer.
Il broutait, mais sans transformer le paysage en désert, bien au contraire, il allait dupliquer les billets de banque de certains.
Leur rêve n'a duré que très peu de temps. tous ces techniciens bien formés n'avaient pas compris le net, et tout ce petit monde pris une belle gifle.
Certains investisseurs de l'époque en ont encore mal à la joue, certains ont perdu tous leurs billets.

Alors, qu'en pensez-vous, ne serait-ce pas les mêmes qui, maintenant représente cet internaute, qui est devenu quasiment tout le monde, en insecte nuisible qui va brouter leur argent ?
Car personne n'est dupe, il faut remplacer le mot création par argent dans ce type de communication.
La création, l'art, c'est autre chose, c'est d'abord en nous.
Et lorsque c'est partagé, ça devient l'amour, le don...

Si ce mot intelligence pouvait avoir, à l'occasion de ce débat, une autre signification qu'une des traduction de l'anglais : renseignement, information.
Que cette société de l'information devienne la société humaine, et qu'il fasse bon y vivre, enfin.

L'art qui est en chacun de nous attend depuis trop longtemps.

« Le récit est toujours en train de se faire, comme l'identité, jamais donnée, car c'est dans chaque détail que tient le sens et le sens est lié à chaque détail. C'est pour ça que le dernier mot est au monde, cette accumulation innombrable de détails et de possibles. »
(Leslie Kaplan, Le Psychanalyste, éditions P.O.L, 1999)
Amicalement, Marco

127. Le lundi 6 mars 2006 à 12:29 par loz

Maître Eolas est revenu de la petite sauterie organisé son ami Renaud Donnedieu de Vabres, et en a conclu : le pote aime trop les punchs bien chargés.

Je vous dédicace cette contrepéterie cher maître ;)

128. Le mercredi 8 mars 2006 à 15:19 par kidapple

Si je me souviens bien, à l'ouverture du site il n'était précisait nul part que le site était créé à partir de DotClear.

129. Le jeudi 9 mars 2006 à 11:35 par sharo

marcop, oui...
« Le récit est toujours en train de se faire, comme l'identité, jamais donnée, car c'est dans chaque détail que tient le sens et le sens est lié à chaque détail. C'est pour ça que le dernier mot est au monde, cette accumulation innombrable de détails et de possibles. »

Très beau. Mais vue éminament humaine. Je suis nihiliste, et mon âme souffre perpétuellement des illusions du monde. Les hommes ne sont que de passage. L'art n'existe pas en soit. La musique est une manière de survivre, spirituellement... l'enrichissement de quelques enfoirés égoïstes qui asservissent le monde de m'intéresse pas. Et cela ne concerne pas seulement le monde de l'édition musicale. Je parle du système éco-social axé sur l'entreprise, les profits, la surpopulation, la destruction du monde primitif.

Prendre du recul, ça serait peut-être dire aussi : vous êtes en train de mourir, c'est un fait absolu. De quoi vos esprits ont-ils besoin pour se nourrir et nourrir ceux de vos enfants ? Oui, c'est un point de vue sans doute facile, quand dans sa vie on ne donne rien à part à soi-même.

Le monde doit-il rester ce qu'il est ? Devons-nous accepter la "vision", ou le "rêve de la planète" global monté par quelques siècles de progrès économique ? Peut-on rester encore longtemps dans le mensonge hégémonique capitaliste ?

Le dernier mot est au monde, mais le monde que nous comprenons est humain, et le mot, c'est le notre. Le monde ne parle pas, n'est pas intelligible, et n'a pas de nom. La carte n'est pas le territoire, pour la bonne et simple raison que nous avons inventé le territoire aussi... comme "Dieu".

L'élévation passera d'abord par le recul du monde connu.
Mais l'élévation n'est pas un objectif :)

130. Le vendredi 10 mars 2006 à 23:37 par Akynou/racontars

Tout d'un coup, les choses deviennent plus claires. Merci. Après un mois d'absence, déjà que je ne maîtrise pas vraiment le sujet, j'ai enfin compris quelque chose à ce que j'entends aux infos depuis une semaine que je suis rentrée de vacances.

Juste une précision cependant Maître. si le cocktail servi était trop sucré, ce ne pouvait pas être un punch. Tout au plus un planteur… Et là, je sais de quoi je parle :-)

131. Le dimanche 12 mars 2006 à 13:08 par marcop

Sharo, oui...

Qu'ils cryptent les silences de Cage, ou le carré blanc sur fond blanc.
La musique est aussi ma manière de survivre...

Et je ne peux m'empécher de penser a Vaneigem :
"Au nihiliste, il manque la conscience du nihilisme des autres...

Les nihilistes sont, en dernier ressort, nos seuls alliés. Ils vivent dans le désespoir du non-dépassement ?
Une théorie cohérente peut, leur démontrant la fausseté de leur vue, mettre au service de leur volonté de vivre le potentiel énergétique de leurs rancoeurs accumulées."

Merci de m'avoir poussé à le relire :-)



132. Le dimanche 12 mars 2006 à 21:49 par koi ?

J'ai rien compris

Rassurez vous, on est deux.

Eolas

133. Le mardi 21 mars 2006 à 01:30 par JCG

132 commentaires!
Désolé pas tout lu. Sais pas si on va me lire du coup.

Selon moi le problème le plus grave que pose cette nouvelle loi est qu'elle ne peut être réellement efficace sans un dispositif technique digne de Big brother.
(Elle peut aussi ne pas être efficace remarquez ...)

Ce que je voudrais lire quelque part c'est
Quelles sont les dispositions techniques qui vont être mises en oeuvre pour appliquer cette loi ?
Qui va en supporter le coût ?
Qui va être responsable ?
Par quelle procédure va t'on déclarer une activité suspecte sur le Net ?
Par quelle procédure va t'on déclarer une activité coupable sur le Net ?
Va t'il ya avoir une liste de logiciels mis à l'index, des plages de ports ou d'adresses à ne plus utiliser ?
Les communications sécurisées (non espionables en théorie) vont elles être interdites ?
Les oeuvres libres de droits devront elles montrer "patte blanche" avec une DRM spéciale "libre de droit mais cryptée quand même"?
Surveiller des hébergements pour traquer le pédophile c'est une chose, mais surveiller les tuyau en permanence pour détecter un flux illicite c'est autre chose.
Ca se pratique un peu bien sûr sinon on n'aurait pas eu les cas édifants de grand mères traduites en justice pour fait de piraterie. Mais pour faire mieux c.a.d pour atteindre l' échelle industrielle de la répression il va bien falloir trouver quelque chose de concret.
Il pourrait pas au moins servir à nous expliquer ça le site à 180k euros ?

134. Le samedi 25 mars 2006 à 15:26 par El Gato

Ce qui est sympa, c'est que qu'on est allés à la même soirée et qu'on a eu exactement la même réaction.

135. Le jeudi 30 mars 2006 à 10:51 par sharo

marcop :)
ça va bien ? :)

Bon sacrée discussion... sur un sujet que l'on complique à des fins commerciales, comme toujours.
Oui, DRMisons Céline Dion.

OUI, L'INDUSTRIE DU DISQUE TRAVAILLE POUR L'ART !

arf... quelle connerie :)

Juste une petite remarque sur le nihiliste, philosophiquement... (hihi)...
Si je peux me permettre hein ;)

Vaneigem, je n'ai pas la chance de connaitre... mais je me permet de commenter :

- "Au nihiliste, il manque la conscience du nihilisme des autres..." ... pas crade. Mais c'est faux. Il confond nihilisme et égocentrisme, qui vont facilement de pair, mais qui sont néanmoins deux choses différentes.

- "Les nihilistes sont, en dernier ressort, nos seuls alliés".
C'est vrai. La recherche de la vérité est notre seule alliée.

- "Ils vivent dans le désespoir du non-dépassement ?" ... Faux. Le nihiliste ne vit dans aucun désespoir. Sa vie est illuminée par sa conscience éveillée, et par son désir spirituelle de rectitude intellectuelle.

- "Une théorie cohérente peut, leur démontrant la fausseté de leur vue, mettre au service de leur volonté de vivre le potentiel énergétique de leurs rancoeurs accumulées." : rancoeur... non, le nihiliste ne connait pas, par définition, de rancoeur... la rancoeur est le cadeau de la vie aux gens ne sont pas détachés de la possession. Pour la "fausseté de leur vue", ce monsieur Vaneigem est bien prétentieux, car le nihilisme est surtout le rejet de la "fausseté"... :)

Bon, il faut bien que les philosophes écrivent des livres... Sinon, qui pourrait-on critiquer ?
L'esprit critique, c'est important... ça évite de s'ennuyer trop ;)
L'ego, l'esprit libre et autonome, a besoin de se stimulation... comme le corps, dont il est indissociable :)

Bon euh :)

arf... bon la soirée lestelechargements.com, c'est pas crédible, déjà, rien qu'en titre.

alley, et n'achetez que des disques fait par des musiciens hein !

;)

136. Le vendredi 31 mars 2006 à 00:56 par nacron

la nuit dans ma cave, j hurle aviné avec ma guitarre j AIME la PAIX a TROIS si fort que j ai eu des plaintes de voisinage :ai ke gé droi o droi oteur y zon telechagé par akoustik analogik cé legal ? hips IRMAT

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