Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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La fin du blog de Bereno

A la demande du principal intéressé, je retire ce billet.

Bereno m'a contacté pour me dire combien il était touché de la réaction de ses lecteurs et sensible aux propositions d'aide, qui sont venues de beaucoup de directions et parfois de gens influents.

Après avoir posément réfléchi à la question, il souhaite ne pas donner de suites à cette affaire. Il a d'autres préoccupations plus importantes à ses yeux que ce blogue, qui était avant tout une activité para-professionnelle, et plutôt que d'y ajouter des tracas à cause de cette affaire, il préfère lui accorder la seule mesure qui lui semble s'imposer : un haussement d'épaules.

Donc, merci à tous ceux qui appellent à protester, à interpeler ses élus, à reprendre les billets de l'intéressé, mais il nous demande de ne pas le faire. Et nous devons respecter sa volonté.

Voici, pour conclure, les détails que mes divers contacts ont pu m'apprendre : ce n'est pas le principe du blogue tenu par un inspecteur du travail qui a posé problème, ni tel ou tel employeur qui se serait reconnu, mais UN billet en particulier qui a déclenché cette réaction. Ce billet ne contenait pas à mon avis de quoi fouetter un chat, et Dieu sait que j'aime fouetter les chats, mais dérangeait l'administration qui souhaitait ne pas faire de vagues à propos de ce qui était relaté dans le billet. Ce sont donc des motifs d'opportunité politique[1] qui ont amené cette démande, disons insistante.

Bereno m'indique qu'il continuera à lire mon blogue, ce qui me le rend définitivement et irrésistiblement sympathique.

Bon vent donc et bon courage. Il a mon adresse e-mail et s'il y a du neuf, il sait où me trouver : dans la Manche, non loin des moulins à vent.

Notes

[1] Vous trouverez une définition de la notion d'opportunité politique sur cette page.

La discussion continue ailleurs

1. Le vendredi 6 octobre 2006, 11:26 par Le Monolecte

Silence, on souffre!

Un peu comme on éteint la lumière en quittant une pièce, le blog de Bereno a brutalement cessé d'émettre hier dans la blogosphère. J'aurais préféré comparer le site de Bereno à une étoile qui s'éteint brutalement dans le ciel, mais pour le

2. Le vendredi 6 octobre 2006, 12:29 par C'est comment qu'on freine ?

La liberté d'expression ne s'use que quand on ne s'en sert pas...

Et des fois quand on s'en sert. Un inspecteur du travail enluminait le web en chroniquant régulièrement les constats qu'il faisait en entreprise. Soumis au devoir de réserve, il était très attentif à ne citer aucun nom, aucun lieu, aucune date.

3. Le vendredi 6 octobre 2006, 13:10 par padawan.info/fr

L'inspection du travail se comporte en employeur abusif

L'inspection du travail menace un de ses inspecteurs de sanction dans le but de le voir fermer son blog, et y arrive : le blog de Bereno est fermé. Maître Eolas fait des vagues, et il a parfaitement raison :...

4. Le vendredi 6 octobre 2006, 13:56 par Carnet :: Franck Paul

Access to the weblog you have requested has been suspended.

Je venais juste de découvrir le blog de Bereno — je l'avais même signalé dans mes blogmarks il y a deux jours — et ils le suppriment ! Encore quelqu'un qui aura vu son franc-parlé baillonné au nom de règles très … discutables. Comme...

5. Le vendredi 6 octobre 2006, 16:08 par Irène Delse, un blog d'écrivain

Fini Bereno ? Ou quand bloguer est préjudiciable à votre emploi

Liberté d'expression, un long chemin... Que certains voudraient barrer aux blogueurs. Non, c'est vrai, quoi, ça dérangeait, cet inspecteur du travail qui tenait (avec pourtant toutes les précautions de confidentialité de règle) un carnet sur son...

6. Le vendredi 6 octobre 2006, 17:15 par SansFiltre

Carnet d'un inspecteur du travail (2)

J'en parlais ici il y a un moment. Ca recommence. D'autres en parlent mieux.

7. Le vendredi 6 octobre 2006, 17:20 par deux cent douze

Etat

Faites ce que je dis, pas ce que je fais.

8. Le vendredi 6 octobre 2006, 17:40 par Ashram de Swâmi Petaramesh

le retour de la p0rn0graph1e

...d'où me vient très logiquement l'idée de reprendre l'initiative de Kozlika pour Garfieldd, et, allant dans le même sens que l'initiative irrepressible.info d'Amnesty International, de rendre irrépressible ce que nous pouvons aujourd'hui sauver...

9. Le vendredi 6 octobre 2006, 19:56 par Neskaya: chez Anigel

Au revoir Bereno :-(

Depuis plusieurs mois lecteur assidû de l'excellent blog de "Bereno", inspecteur du travail, je viens d'apprendre, après quelques jours sans nouveau billet, que ce blog vient de fermer !

10. Le vendredi 6 octobre 2006, 20:46 par BlogSpleen, Idéal et petites révoltes !

Bereno: un inspecteur du travail qui dérange.

Au delà de la simple information et la dénonciation de l'acte de censure lui même, il faut adopter des mesures plus "agressives" à l'égard des censeurs dont l'anonymat garanti un exercice serein de leur "profession''

11. Le vendredi 6 octobre 2006, 20:53 par No Index, No Follow!

Quand le crieur se tait.

Dans un billet récent, je m'ouvrais de mon admiration pour Bereno, inspecteur du travail qui blogait en louvoyant avec talent entre sa rage militante et ses obligations de fonctionnaires. Quelques jours après, sa hiérarchie lui enjoignait en des termes...

12. Le vendredi 6 octobre 2006, 23:07 par Hauteurs et Vertiges

Mort d'un blog - mort d'un monde

Bereno à été contraint de fermer son blog dans ce pays ou l'on est fier d'être des défenseurs des droits de l'homme. Ce n'est qu'une preuve de plus de l'hypocrisie du pouvoir Francais. Depuis bien longtemps, je me doutais que ce pays n'était...

13. Le samedi 7 octobre 2006, 21:16 par Carnet :: Franck Paul

Le blog de Bereno - Fin

A la demande de l'interessé, via le blog de Me Eolas, j'ai retiré le billet de re-publication que j'avais mis en ligne ce matin....

14. Le dimanche 8 octobre 2006, 13:07 par Ashram de Swâmi Petaramesh

Carnet d'un inspecteur du travail - Un préparateur...prépare.

Faut-il, ou ne faut-il pas poursuivre la re-publication des billets du blog de Bereno, Carnet d'un inspecteur du travail, entièrement mis hors-ligne par suite d'un ultimatum de son ministère de tutelle à qui l'un des billets aurait déplu ?

15. Le dimanche 8 octobre 2006, 23:54 par Varia

Carnets d'un Inspecteur du travail

C'est fini : à la demande expresse de sa hiérarchie, l'inspecteur du travail, qui écrivait sous le pseudonyme de Bereno, a dû fermer son carnet Web. J'étais parti pour suivre la chaîne pornographique, mais Bereno ne souhaite pas cette...

16. Le lundi 9 octobre 2006, 21:39 par Remue Méninge

Le blog d’un inspecteur du travail censuré, un nouveau coup porté à la liberté d’expression !

Encore un blog fermé!

17. Le mardi 10 octobre 2006, 18:33 par FredZone

Inspection du Travail : 1 - Blogosphère : 0

A l’inspection du Travail, on ne prise pas la liberté d’expression, semble-t-il… Un inspecteur du travail-blogueur a pris la décision de fermer son blog, confronté à la pression de sa hiérarchie qui n’avait pas apprécié l...

18. Le mardi 17 octobre 2006, 17:05 par CariBlog

Les feux de la rampe

Il semble qu'à l'instar de midas, il semble que les phares de la blogosphère ait un effet quelque peu funeste sur certains bloggeurs. Pour la seconde fois en quelques semaines, Eolas voit disparaître un blog dont il vient juste de parler. Dans...

Commentaires

1. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:21 par pokra

Super billet, Maitre !
& en conséquence merci beaucoup.

Un ex-salarié plombier.

2. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:24 par Zouille

Maitre, comme d'habitude c'est un plaisir de vous lire.

J'ai moi aussi était choqué d'apprendre que ce blog avait fermé. Je n'ai jamais vu chez Bereno un dénigrement systématique des employeurs ou des salariées ou de la liberté d'entreprendre. Au contraire, en ce focalisant sur des cas particuliers jamais identifiables, Bereno se contentait d'expliquer une règle en apparence tatillone.

Peut être que son ministère a préféré que l'inspection du travail reste un corp de fonctionnaire perpétuellement dénigré et ravalé par certains au rang d'appendice inutile? Si c'est le cas, c'est bien triste.

3. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:25 par Le Monolecte

Merci Maître...
Selon toute vraissemblance, il serait de l'intérêt du ministère de faire oublier cette malheureuse histoire et de permettre à Bereno de poursuivre son oeuvre de témoignage et d'humanisation d'un service public au coeur du fonctionnement de la société.
Bereno a plus fait pour l'image proxémique de l'inspection du travail que si une cohorte de markéteurx avaient lancé une campagne béatifiante.
Grâce lui en soit rendue... et l'usage du clavier avec!

4. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:29 par Tom Tit

J'aimerai bien que le M Borloo commente cette affaire sur ce blog (raffarin écrit bien sur les blogs de LLM et Daniel Glazman, Sarkozy écrit bien sur le blog de Kassovitz...)

Comme certains politiques et journalistes lisent ce blogs (ça flatte l'ego, hein maître), ça serait quand même formidable que M Borloo rentre comme ça dans l'univers webesque, ça forcerait même le respect.

Je lance un appel à tous les lecteurs proches des sphères politiques, faîtes le pressing auprès du ministère de la cohésion sociale, pour que le ministre cohère un peu par ici.

5. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:35 par sbriglia

...je ne comprends pas pourquoi Bereno ,que je lisais et appréciais,a obtempéré sans même donner congé à ses lecteurs...

...il n'a pu fermer son blog que volontairement ,personne ne l'a fermé en ses lieu et place...

on en revient toujours à la théorie de l'asservissement volontaire à l'autorité...

Il ne risquait rien à continuer ,sinon un mouvement en sa faveur qui ,aujourd'hui ,est mort né...

6. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:35 par Swâmi Petaramesh

Maître, je me permets de signaler chez toi que j'ai pris l'initiative d'une "chaîne de billets p0rn0graph1ques" en soutien à Bereno ( petaramesh.org/2006/10/05... ), calquant l'initiative que Kozlika avait eue lors de l'affaire Garfieldd.

Plus on est de fous...

7. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:40 par Thomas Martin

J'étais lecteur assidu de ce blog et cette décision me met franchement en colère. Bereno avait le mérite de faire découvrir son travail et l'utilité de sa profession au commun des mortels. Et il le faisait avec beaucoup d'humanité...

8. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:42 par Swâmi Petaramesh

A l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen que tu cites plus haut, on peut ajouter son décalque qui est l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948), qui dit:

"Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit."

Pour une fois, je résisterai très fort à l'envie de faire de l'humour déplacé en joignant la liste des pays signataires de la D.U.D.H...

9. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:48 par sbriglia

Tiens ,il parait que le nouveau Procureur Général prè la Cour d'Appel de Paris a l'intention de demander à Philippe Bilger de fermer son blog...le Batonnier de l'Ordre est saisi par Eolas d'une demande de commission d'office de faveur ...la Conférence du stage murmure...on attend la suite...

10. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:48 par Le Monolecte

@sbriglia : Il suffit de se mettre 2 secondes dans sa peau et la comprennette se met rapidos en route.
Bereno n'a jamais eu la sensation de faire oeuvre de subvertion terroriste (c'est tellement à la mode...) en racontant son quotidien. Il s'est d'ailleurs à plusieurs fois exprimé clairement quant à ses motivations et intentions.
Le voilà subitement menacé par sa hiérarchie, avec un ultimatum prenant effet sur le champ, du style : "ou tu effaces, ou je te casse". Or, l'administration est grande et ses emplyés tous petits.
Bien sûr que Bereno a flippé grave : il n'est pas là pour offrir son corps sur l'autel de la rédemption post-libérale. Il sait aussi quelle sont les chances d'un inspecteur du travail révoqué de retrouver un jour du boulot dans le privé.

Bereno est un homme éclairé (voire lumineux dans son oeuvre), pas un agité du bulbe, un martyr ou un kamikaze.

POST-libéral ? Je pense que vous voulez dire ULTRA libéral, c'est le cliché à la mode. Post suppose qu'on l'ait été ne serait-ce qu'un court instant.

Eolas

11. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:51 par sbriglia

"près" (sorry) Bâtonnier (re)
(dommage que l'on ne puisse éditer)

12. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:52 par Papillon

Elémentaire, nous sommes en dictature !!

Voyez ce qui se passe en ce moment en France :

- fermeture des Blogs à la chaîne
- lâcher de CRS et policiers du raid dans les Cités
- menaces et muselage des journalistes français
- flot d'informations erronnées dans les médias

Lisez ceci, vous vous en rendrez compte :
"Danger : comment on manipule l'information"


Ne soyez pas ridicule. Allez faire un tour en Iran ou à Cuba et vous saurez ce que c'est qu'une vraie dictature. Ce discours de citoyen enfant-gâté qui voit la dictature partout et le dit (librement) à qui veut l'entendre sans subir le moindre chatiment me tape vraiment sur les nerfs.

Eolas

13. Le vendredi 6 octobre 2006 à 11:56 par Celui

Le point Eolas est très proche. S'il vous plaît, commentez les billets. C'est franchement mieux pour tout le monde. Evitez de poser 37000 ammendements, oups, je voulais dire commentaires. Pour laisser plus de lisibilité à ceux qui sont intéressants. Merci, parce que depuis 2 mois environ, il est quasi-impossible de lire les commentaires _sensés_ d'un billet à moins d'y passer la journée.

J'approuve et ferai le ménage s'il le faut.

Eolas

14. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:06 par Clems

Malheureusement je crois que Béréno lui même savait que les parties étaient identifiables :
"Ce blog ne pouvait continuer à vivre que si l'anonymat des entreprises, des salariés et le mien était préservé. Aujourd'hui, cela n'est plus le cas. Un employeur a pu établir l'origine du blog et s'est empressé de signaler ce "scoop" à un journal local qui en a reproduit quelques extraits" en mai 2006.

Par la suite il a continué son blog mais la forme n'a pas varié, il continuait à relater des évènements et des conversations. Ce qui fait, qu'identifié par le petit monde des employeurs qui dans certains endroits se connaissent tous, chacun des acteurs étaient donc susceptibles par la suite de se reconnaitre...
-*
En résumé plutôt que de couvrir l'évènement sous la forme d'un journal intime il aurait peut etre dû développer uniquement l'idée et s'inspirer de cas purement et simplement inventés de toutes pièces pour l'étayer.

Je ne suis pas d'accord avec vous, pour changer. Une démonstration ou un récit s'appuyant sur des exemples inventés de toute pièces na aucun intérêt. Il touchait au droit lui aussi, et le droit est concret. Expliquer le rôle d'un inspecteur du travail en inventant des histoires d'employeur psychopathe aurait plutôt donner du grain à moudre à ceux qui rêvent de la suppression de ce corps. Vous imaginez si j'inventais mes récits d'audience ? En plus, la réalité a souvent plus d'imagination. Quant au fait qu'il ait été identifé : et alors ? Gérard Filoche a publié un livre sous son nom où il parle des cas qu'i la eu à connaître. Rien n'est plus aisé aux employeurs concernés de retrouver le chapître où il parle d'eux. La question est : quelqu'un qui connait les personnes objet du récit mais ne sait pas que le récit parle d'elles les reconnaîtrait-il ? Si la réponse est affirmative, il y a violation du secret professionnel.

Eolas

15. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:07 par Guignolito

Vous avez entendu régulièrement ce genre de petites phrases :


"Le code du travail est trop gros, indigeste, d'un autre âge."

"La règlementation est trop compliquée, impossible à appliquer."

"Ca devient impossible d'entreprendre en France, moi je délocalise."

"Il faut réformer le code du travail !"

"Les inspecteurs du travail ne font qu'empêcher les entreprises des travailler."

"Il y a trop de protections pour les salariés, c'est ça qui cause le chômage."

"Il faut simplifier/libéraliser/supprimer le code du travail."

etc...

Bereno montrait, par des exemples concrets, que ces clichés (propagés complaisamment par les médias traditionnels) sont faux. Que la réglementation est nécessaire, et apporte pour l'entreprise et les salariés de meilleures conditions de travail.

Et qu'être aux normes, c'est un investissement qui peut rapporter : son dernier post, daté du 2 octobre, montrait justement un chef d'entreprise qui en prenait conscience.

Bien sûr, Bereno avait un point de vue assez orienté (à "gauche", si ce mot a encore un sens), il faut être naif pour ne pas s'en apercevoir.
Bien sûr, il montrait surtout des "méchants patrons", mais il faut comprendre que c'est son quotidien. Un flic qui tiendrait un blog sur sa vie professionnelle vous parlerait surtout de délinquants, ce qui ne veut pas dire que la majorité des gens soient des délinquants.

Mais son blog gardait une bonne part d'objectivité, et il avait, pour moi comme pour d'autres, une valeur éducative énorme, puisqu'il réfutait absolument la vision déformée du code du travail que le MEDEF et certains médias tentent de nous imposer (avec arrières-pensées politiques).


En ce sens, Bereno représentait un danger politique imminent. Qu'il fallait supprimer.
Pour cette raison, la disparition de son blog me touche énormément.


Et je trouve qu'en France, le débat politique tend à se réduire au populisme, aux effets d'esbrouffe et aux positions caricaturales (du genre : "Le capital c'est l'esclavage !" ou "Tous ces fainéants nous empêchent d'entreprendre !").

Il devient difficile d'exprimer une opinion contestataire argumentée par des faits, comme le faisait Bereno.

16. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:14 par Kill Me Sarah

Mais globalement qu'est-ce qui empêche ce monsieur d'ouvrir un nouveau blogue, sous un autre pseudo, en ne bloguant que de chez lui et pas de son lieu de travail, afin de continuer à publier ses billets comme il le faisait?
L'administration peut-elle aller jusqu'à faire dilligenter une enquête pour déterminer qui est l'auteur du blogue? L'administration ou tout autre employeur d'ailleurs.

Techniquement, rien. Mais s'il a fermé son blogue sur injonction de la hiérarchie sans la contester, et qu'il en rouvre un en cachette, il se mettrait en position d'insubordination et là, risquerait une sanction. Il aurait du, s'il entendait continuer son blogue contre vents et marées, contester l'ordre de fermeture et les éventuelles sanctions subséquentes selon les voies de droit. Qu'il n'ait pas envie de se coltiner autant d'ennuis est compréhensible.

Eolas

17. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:29 par v_atekor

Est ce que le devoir de réserve n'a pas été dépassé dans le cas de M. Depardieu? (Dans ce cas Bereno a apparement des nouvelles issues de la presse généraliste ?)

"quelqu'un qui connait les personnes objet du récit mais ne sait pas que le récit parle d'elles les reconnaîtrait-il ? Si la réponse est affirmative, il y a violation du secret professionnel."

Dans le cas de l'entreprise de poterie, je pense qu'il y a effectivement assez d'éléments pour conclure. Spécialement pour les employés de cette entreprise.

18. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:31 par v_atekor

Un lien vers une copie du blog : exacer.be/inspecteur.html...
Article "Potiers "plombés"..."

19. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:33 par Clems

"La question est : quelqu'un qui connait les personnes objet du récit mais ne sait pas que le récit parle d'elles les reconnaîtrait-il ? Si la réponse est affirmative, il y a violation du secret professionnel."

Oui si ces personnes objet du récit racontent leurs soucis quotidiens à une personne qui lit ce blogue et qui reconnaît l'histoire.
Et franchement le charpentier qui passe sa vie tout seul sur le toit pdt que ses employés sont en bas, dans une petite commune on peut rapidement se poser la question et ensuite chercher si le reste ne correspond pas aussi.

C'est peut être cela qui s'est passé. Comment l'employeur a t'il réussi à faire le lien entre un article et l'inspecteur du travail de son secteur ? Je vous fais remarquer qu'il n'est pas indiqué que l'employeur "cafteur" était l'un des acteurs involontaires du blogue. Et quand bien même il l'était, à partir du moment ou il cafte, ca cause... Etait il possible ensuite de continuer sur le même modèle ?

Bref, je trouve qu'il n y a rien de plus reconnaissable que des conversations et c'est dans une journée ce que l'on relate le plus souvent aux autres.

20. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:44 par S.

Cher Maître,

Vous (tu?) connaissez peut-être déjà cette planche qui a fait le tour de divers blogs récemment; je la pense dans son fond subtilement congruente avec votre billet, et m'autorise donc le plaisir coupable de la partager avec vous, votre lectorat et indirectement, peut-être, Bereno, en espérant ne pas outrepasser ici mes droits de simple invité en votre maison:
imgs.xkcd.com/comics/drea...

Le maintien d'un fond de roulement en liberté d'expression et la vulgarisation positive d'une profession mal connue sont de bonnes raisons pour choisir de s'exprimer, mais ce ne sont pas les seules.

Bien cordialement,

S.

21. Le vendredi 6 octobre 2006 à 12:49 par Nico

@12.
On n'est pas dans une dictature, on est sur le chemin pour devenir un régime authoritaire.
Ce n'est pas la même chose.
Les élections ne sont pas encore truqués, il faut en profiter !

C'est bizarre comme l'histoire ce repête, vers la fin du 19iéme siécle, crise economique, montée d'idealogie extrême qui arrive au pouvoir par les urnes puis guerre mondiale.
Situation actuelle: crise economique, montée d'idealogie extréme de droite uniquement pour l'instant.
La suite dans quelques années.

La montée des idéologies extrêmes à la fin du XIXe siècle, qui arrivent au pouvoir par les urnes ? Mais c'est tout l'iverse : la première chambre des députés, à majorité royaliste, finira par perdre le pouvoir par les urnes faute d'avoir pu prendre le pouvoir qui lui tendait les mains, et e nfait d'idéologie extrême, ce sont les républicains qui vont arriver au pouvoir par les urnes, et voter la liberté syndicale, associative, de la presse et la laïcité.

Eolas

22. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:00 par lorenzo

Borloo sur le blog !
Borloo sur le blog !
Borloo sur le blog !

(oui, je me joins à l'appel)

23. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:09 par Alexandre

Sans aller jusqu'a décrié une pratique qui flirterais avec celles digne d'un regime ultra securitaire (dictatorial semble effectivement un peu fort , mais l'idée est là) , Je me pose tout de même la question de savoir s'il n'existerais pas un lien entre ce type d'affaire, et la volonté plus ou moins recente de notre ministre de la culture de vouloir mettre en place un systeme de "signature" ou "certificat" par un journaliste qui "garantierai l'authenticité de l'information".
La volonté -plus ou moins explicite- d'acquérir un certain controle sur les informations diffusées apparait malgré comme assez flagrante.

24. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:17 par Greuh

"Certes, en tant que juriste, je sais que la liberté d'expression n'est pas absolue, qu'elle se heurte à d'autres impératifs tout aussi nobles qu'il convient de concilier. Pour les fonctionnaires, agents de l'Etat, surtout du corps des inspecteurs du travail, qui sont dépositaires d'une partie de l'autorité publique puisqu'ils peuvent dresser des procès verbaux d'infraction faisant foi, il y a une obligation de respect du secret professionnel et une obligation plus générale de réserve."

En mettant de côté le fait que vous aurez du mal à trouver ne serait-ce qu'un faiseur de doctrine pour soutenir votre analyse de ce qu'on nomme le devoir de réserve, n'avez-vous pas l'impression de donner un peu hâtivement quelque mauvais conseil aux fonctionnaires qui vous lisent ?

L'article 6 de la loi du 13 juillet 1983 garantit "la liberté d'opinion au fonctionnaire ". Le choix du législateur me semble ici tout sauf innocent.

Lo po compritte. Je ne donne pas de conseil, ni de définition dans votre citation.

Eolas

25. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:18 par pokra

"@Alexandre"
Oui, vraisemblement, [l'on] commence à ressentir une certaine inquiétude
vis à vis de planète blog.

26. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:19 par v_atekor

Alexandre: telle que tu présentes la chose, un certificat/garanti/signature n'a pas vraiment à voir avec ça.

C'est d'ailleurs déjà largement utilisé (en informatique) pour garantir :
* la source d'émission (Un escroc ne peut se faire passer pour une banque )
* l'intégrité des donnée (Un escroc ne peut intercepter une communication et en changer le contenu pour leurrer les intervenants)
* Le chiffrement (Un escroc ... ne comprend pas la teneur de ce qui est échangé dans la conversation)

Si c'est une garanti de ce type que veut proposer notre ministre, c'est plutôt bien venu. Depuis que l'homme sait parler, il essaie de garantir autant que possible qu'il parle au bon interlocuteur, que sa parole n'est pas déformée, et que personne ne l'espionne.

En pratique, je ne vois pas du tout comment on peut faire dans le cas précis du journalisme.

(Note : oui, on peut déactiver les alertes générées par certificats sur les navigateur ... )

27. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:34 par Christophe

L'expression des fonctionnaires détenteur de l'autorité necessite une certaine réserve. On pourrait citer l'exemple des magistrats blogueurs : ni Paxatagore ni Philippe Bilger ni Jean-Pierre Rosenweig n'évoquent d'affaires dont ils ont eu connaissance dans l'exercice de leurs fonctions. (à un ou deux post près s'agissant de JPR)

Moui, enfin, Philippe Bilger ne s'en prive pas (et avec quel talent) dans ses livres : un chapître sur deux de "un avocat général s'est échappé" est consacré à une affaire qu'il a eu à connaître.

Eolas

28. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:35 par Monsieur Prudhomme

Il s'agit de Pierre Assouline et non pas Jean-Pierre Assouline, mais c'est un détail.

C'est corrigé.

Eolas

29. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:35 par Fr.

Detail a la con : c'est Pierre Assouline, pas Jean-Pierre.

C'est corrigé.

Eolas

30. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:42 par pokra

vu sur
:mamilitance.blog.lemonde.... par: murat | le 06 octobre 2006 à 10:33

J'ai contacté le ministère et j'ai un interlocuteur ad hoc en vue, dûment prévenu de mon appel et de mes demandes d'explication. D'autre part, on m'a transmis une réaction de Gérard Filoche qui n'a pas pris le maquis mais ne voit pas comment ni sur quoi le ministère se fonde pour imposer une telle interdiction. Et Filoche de citer le cas de Pierre Hamp, inspecteur du travail durant les rudes années 1900-1910, et qui chroniquait ses observations de terrain dans L'Humanité de Jaurès...

Pour envoyer un message à Bereno : XXXXXXXXX (Adresse e mail supprimée le temps que j'ai l'accord de l'intéressé).

31. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:51 par Raph

Je n'arrive pas à comprendre les raisons qui ont motivé la fermerture de ce blog !!
Je comprends tout a fait qu'il n'ai pas voulu faire appel de la décision !

32. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:53 par MsieurDams

Ce post m'a fait également réagir, et de moins en moins je ne tolère qu'on rogne sur nos libertés fondamentales. Bien que je ne sois guère visité, j'ai ajouté ma pierre à l'édifice. cela se passe à cette adresse :
<a href="blog-uvsq.blogspot.com/20...

Les trackbacks sont ouverts sous ce billet, n'hésitez pas à les utiliser.

Eolas

33. Le vendredi 6 octobre 2006 à 13:57 par GéoTrouvetout

Très beau billet Maître.
J'aurais aimé savoir annoncé la fin du blog de Bereno aussi bien que vous, mais je n'ai laissé qu'un petit mot sur mon modeste blog. J'ai tenu à alerté dès le début de la semaine un autre bloggeur qui suivait les écrits de Bereno depuis bien plus longtmeps que moi.
Je vois que je ne suis pas seul à déplorer cette perte, loin de là.

Bereno nous manquera, tant par la qualité de ses écrits que par leur utilité
Bien à vous

34. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:02 par yves

En complément: «Et les fonctionnaires est-ce qu'ils peuvent bloguer eux ? »: juriscom.agat.net/actu/vi... par Benoît Tabaka sur Juriscom, qui a l'air de prétendre que le pseudonymat suffit à protéger le devoir de réserve, sans que cette opinion ait été partagée par les autorités décisionnaires ni dans le cas Garfieldd, ni dans celui-ci.

Comme je l'ai écrit ailleurs, il va falloir que les fonctionnaires qui souhaitent parler de choses touchant à leur métier se tournent vers des solutions plus lourdes (vrai anonymat, transposition des situations dans la Science Fiction ou dans le passé) qui sont habituellement utilisées lorsqu'il n'y a pas de droit à la liberté d'exression. Il n'y a qu'à repenser aux Visiteurs du soir, à Ivan le terrible et à quelques autres. Je le dis sans prétendre aucunement que la situation que nous vivons est comparable à ce qu'ont pu vivre Marcel Carné ou Sergueï Eisenstein.

35. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:03 par JChris

Effectivement, ce blog m'a permis de mieux comprendre l'action de ces inspecteurs sur le terrain. Je ne pige pas l'intérêt de supprimer un site qui est implicitement une superbe vitrine d'une profession assez méconnue.
A moins que le projet du ministère est de faire de Breno le futur rédacteur en chef du blog qu'ils sont en train de réaliser…(!)

36. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:04 par gimik

Bien triste, cette histoire de fermeture de blog! J'avais eu jadis l'occasion de rendre visite à un inspecteur du travail pour lui parler de sérieux problèmes dans mon job, et quand j'ai découvert les locaux... finalement, on avait autant parlé de son travail que du mien. Z'ont des tas de choses interessantes à dire, ces gens là!

37. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:15 par Thalamos

Quel texte précise en quoi consiste le devoir de réserve des fonctionnaires ? Ce devoir de réserve n'est-il pas volontairement une notion très floue ?
D'une manière plus générale, il me semble qu'actuellement la liberté d'expression est plus que jamais une question sensible, qui n'est pas assez défendue. Regardez le cas récent du prof de philo. D'ailleurs, à mon sens, sauf pour les appels au crime, on devrait s'inspirer de la liberté d'expression telle qu'elle est garantie aux Etats Unis. La loi Gayssot n'est -elle pas un dangereux précédent (limiter la liberté d'expression par la loi, même pour des motifs louables, au risque d'interdire toute réplique franche et claire, toute indignation publique, toute démonstration) ?
Plutôt que de légiférer pour limiter la parole, on devrait travailler à garantir cette parole !

38. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:20 par fonctionnaire

Tout fonctionnaire a un droit de réserve.

39. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:20 par Henri

Oui la liberté d'expression devient une denrée rare.
Et souvent pour hélas pour les meilleures raisons.
Et qu'est-ce que ce sera lorsque le petit Savonarle sera au pouvoir,
mais peut-être se révoltera-t-on comme dans cette histoire (courte) à visiter ici:
www.maison-du-muscat.com/...

40. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:25 par AntoineD

Puisse le ciel, euh... le ministère vous entendre. Ce genre de blog est d'utilité publique.

41. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:33 par Ben

Bonjour,

Il me semble me souvenir que, soit sur le blog de Bereno, soit sur celui d'un autre inspecteur du travail dont je ne me souviendrais plus, était décrite la façon dont les gouvernements (notamment mais non exclusivement de droite) minaient le travail des inspecteurs du travail, en leur rajoutant des formalités administratives qui les empêchaient d'être sur le terrain.
Cela, en sus du fait qu'ils sont notoirement trop peu nombreux pour exercer leur métier.

On peut donc supposer que la démarche intellectuelle qui a amené à la fermeture du blog de Bereno ait été :
- Nous sommes idéologiquement contre une inspection du travail trop forte (voir #15, entendu très souvent)
- Nous ne pouvons tout de même pas virer des IdT de manière voyante
- Nous pouvons maintenir l'ignorance qu'ont les gens de l'intérêt du métier d'IdT pour eux (comme pour les patrons honnêtes majoritaires) pour leur couper tout soutien de la population, pour pouvoir continuer à les enquiquiner tranquillement
- Donc, nous fermons le blog de Bereno, car quiconque le lit VEUT + d'inspecteurs de travail (et, en ce qui me concerne, le revendique et tente de l'incorporer explicitement dans le programme de mon parti politique)

Après, le prétexte... N'est sûrement pas difficile à trouver quand on dispose de réseaux à l'échelle d'un pays...
Mais, avec un peu de chance (ou de compétences en matière de droit :-)), le prétexte est peut-être démontable...
Hélàs, on ne pourra jamais invoquer "la marginalisation de l'IdT pour des raisons idéologiques néo (ou ultra ou etc)-libérales" comme motif, car c'est totalement improuvable.

Faire du bruit autour de l'affaire est un très bon moyen de retourner l'arme de la censure contre ceux qui l'utilisent, en plus d'une procédure.

Cordialement

42. Le vendredi 6 octobre 2006 à 14:55 par Benoit

Je vais me faire l'avocat du diable ;-)
Dans l'hypothèse où bereno est parfaitement dans son droit et donc qu'il ne risquait pas de sanctions. Pourquoi, un inspecteur du travail, qui justement est censé connaître très bien ses propres droits (sinon comment serait-il expert pour établir ceux des employeurs et salariés), cèderait alors qu'il est dans son droit ?

Je ne vous permet pas de venir sur mon propre blog tenter de me piquer mon meilleur client !

Ceci dit, les IdT sont des fonctionnaires, donc s'ils sont experts dans la réglementation du travail, la séparation stricte des autorités administratives et judiciaire fait que ce droit qu'ils connaissent si bien ne s'applique pas à eux (sauf l'aspect hygiène et sécurité). De plus, être dans son bon droit ne signifie pas qu'il n'est point besoin de lutter pour se défendre, et cette perspective peut décourager certaines personnes ayant mieux à faire que vivre plusieurs mois dans l'angoisse et l'incertitude. C'est même un point sur lequel certains confrères mieux payés que moi n'hésitent pas à jouer pour obtenir gain de cause quand la loi leur refuserait la victoire.

Eolas

43. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:07 par Swâmi Petaramesh

@Benoît : Parce que des gens qui connaissent très bien leurs droits peuvent également savoir à quel point on peut être emmerdé tout en étant dans son droit ?

Je me suis toujours demandé quel était l'avis des spécialistes du droit en général (si tant est que poser la question de cette manière ait un sens, tant on doit trouver d'opinions divergentes...) sur la difficulté, le coût, le temps... qu'il faut au simple quidam pour défendre ses droits par la voie... du droit. Et les batailles de pots de différentes matières : Le pot de terre contre le pot de fer et le pot de vin réunis...

Ce qui conduit bien souvent à renoncer quand on ne veut pas d'emmerdes, ou à recourir à des méthodes plus expéditives que le droit quand on y tient et qu'on est pressé ;-)

La difficulté d'accès au droit est cause de bien des situations de non-droit qui perdurent.

44. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:19 par Swâmi Petaramesh

@Me Eolas : « vivre plusieurs mois dans l'angoisse et l'incertitude. »

Plusieurs "mois", maître, vous faites preuve d'un bel optimisme. Il y a des cas qui ne sont pas si rares où les "plusieurs mois" se comptent en "pas mal d'années" d'incertitude et d'épée de Damoclès dont on ne sait où elle finira par tomber, surtout sur les affaires à rebondissements avec appel et retour à la case départ, etc.

Le prix à payer est souvent élevé, et particulièrement le prix psychologique qui est impossible à chiffrer. Traîner le boulet d'un procès pendant de longues années est quelque chose dont on a du mal à se défaire et qu'on n'oublie pas de sitôt. Même si l'on est soi-même le demandeur dans l'affaire.

Je me souviens d'avoir été « consolé » si j'ose dire par un de vos confrères me disant que mon dossier de 4 ans d'âge était bien trop jeune pour faire un bon whisky, et un vrai bébé par rapport à certains de ceux qui dormaient sous la poussière de ses nombreuses étagères...

Il s'agissait justement d'une affaire ayant à voir avec le droit du travail...

45. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:22 par Benoit

Un fonctionnaire n'a que peu de difficulté pour faire valoir ses droits, il n'est pas du tout dans la situation parfois isolée de certains salariés de PME. Les organisations syndicales sont très présentes dans la fonction publique, ce n'est pas un mythe. Donc la difficulté, le coût qu'il faut à un fonctionnaire pour se défendre sont nettement plus faibles que dans d'autres structures. Cependant il faut un minimum de volonté c'est évident, mais c'est la moindre des choses il faut bien croire en ce que l'on fait pour vouloir le défendre.

Et si après un an de blogging, l'auteur s'était dit qu'il pouvait aussi en profiter pour passer à autre chose ? Si bereno s'estime lesé il est de son devoir de se plaindre et de le faire savoir. A-t-on tout les élements de l'affaire ? Attention à ne pas tomber dans des attaques sans fondement (ou trop peu fondée) contre l'administration.

Avez-vous pensez qu'il serait chornophage pour l'administration d'aller vérifier régulièrement si tous les blogs tenus par des inspecteurs du travail sont bien conformes à la législation, respecte scrupuleusement des règles empêchant de voir de quel cas il est question (devoir de réserve). Et ce serait pourtant de sa responsabilité pour l'intérêt de ses administrés que de faire de telles vérifications. C'est peut-être aussi dans cette optique de bonne gestion qu'on peut expliquer une certaine réticence. Toute inspection (du travail, judiciaire, policière,...) n'a pas forcément intérêt pour faire correctement son travail à beaucoup de publicité.
Evidemment que de tels témoignages de l'intérieur sont intéressants et ont une utilité pour nous internautes lecteurs, mais n'oublions pas de voir qu'il peut y avoir une autre facette avec quelques inconvénients avant d'avoir des réflèxes manichéens.

Je vous remercie de me mettre en garde contre le manichéisme et les attaques sans fondement. A chaque fois que j'ai pris publiquement la défense de quelqu'un sur ce blog, il se trouve toujours un prévenant pour s'inquiéter de ce que, tel Don Quichotte, je chargerais des moulins sans réfléchir et qu'il n'y a pas de fumée sans feu, comme on dit à Boulogne Sur Mer. Ce sur quoi je tiens à vous rassurer. Un esprit aussi observateur que le votre est sceptique aura remarqué qu'hier déjà j'indiquais que je menais une enquête et souhaitais entrer en contact avec le principal intéressé. Et qu'il s'est écoulé près de 24 heures entre cet appel et la publication de mon message. Nonobstant un emploi du temps très chargé, j'ai peut être pu mettre ce temps à profit afin de me renseigner à plusieurs sources. Et que de manière générale, j'ai l'habitude de vérifier ce que je publie. Et là, c'est le drame. Car vos excellents conseils, vous ne vous les appliquez point à vous même. Vous voilà qui laissez entendre que, peut être, il y a autre chose dans cette affaire ; sans même avoir fait quoi que ce soit pour le vérifier, vous émettez l'hypothèse qui, je le crains, repose sur du vent, que Bereno a, peut être, décidé de passer à autre chose, voire que ce qui lui arrive est finalement ce qu'il espérait, bref, ce serait en réalité une excellente nouvelle. Vos conseils sont trop précieux pour que je les garde par devers moi : permettez moi donc de vous les rendre : n'écrivez pas sans savoir, vous risquez de passer, pire que pour un manichéen, pour un idiot.

Eolas

46. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:22 par sbriglia

pour rebondir sur le post de Benoit,la lecture régulière du blog de Bereno, démontrait que l'on pouvait ,ce dont je n'ai jamais douté,exercer son métier d'IT avec intelligence et sans sectarisme (ce n'était pas le cas ,malheureusement, de certains intervenants de tout bord sur son blog...mais c'est une autre histoire))
...ce que faisait aussi ,avec plus d'ironie mordante ,prétant ainsi le flanc à la critique ,un proviseur qui a dû cesser son blog ,de même qu'un DRH ,qui ,chacun à sa manière ,et avec talent ,donnaient des lumières sur leur profession...
La censure est donc à la fois dans l'administration et dans le secteur privé...
Ce qui m'étonne ,nonobstant les observations qui ont été faites ,c'est que Bereno,qui conseillait de façon très pertinente et humaine la résistance à l'oppression, se soit tu soudainement ,:je n'ose penser qu'il s'agit d'un abandon en rase campagne ...ce serait aussi triste que ceux qui lèvent le drapeau blanc (idoménée,etc...)alors même que le combat n'est pas engagé..
.Mais je suis persuadé que nous reverrons rapidement Bereno:les idées fausses finissent par disparaitre non pas par la victoire de ceux qui les combattent mais par la disparition de ceux qui les propagent...
celà ,je vous le concède ,peut prendre quelque temps!...

47. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:40 par Barbapoux

Bonjour Maître,
je crains que nous n'en soyons déjà plus, chez les fonctionnaires, au "devoir de réserve". Un nouveau concept fait florès depuis quelques mois dans l'administration de l'E.N. (je ne sais pas dans la justice) c'est celui de "loyauté". Toute réunion de cadres devient prétexte à un discours, plus ou moins menaçant, sur le thème de la loyauté. On nous explique que toute opinion qui s'exprimerait publiquement et qui ne serait pas conforme à la politique ministérielle exposerait son auteur au qualifiquatif de déloyal et à ses conséquences. Bien entendu le phénomène redescend progressivement en cascade jusqu'aux chefs d'établissement.
Ca en devient presque drôle !

48. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:43 par Rivan

► Moui, enfin, Philippe Bilger ne s'en prive pas (et avec quel talent) dans ses livres : un chapître sur deux de "un avocat général s'est échappé" est consacré à une affaire qu'il a eu à connaître.

le "probleme" à mon humble sens , tient plus dans le cas de Monsieur (avec un grand M) Bereno à contrario des recits d'audiences (les votres ou ceux des magistrats blogueurs* ) au fait qu'il evoque des faits susceptibles de recours (administratifs et/ou judiciaires) et donc susceptible d'interferer sur la "serenité" des decisions futures.

Vous "les *pros" bloggez " en quelque sorte sur ces sujets quand "Ite missa est" , alors que M. Bereno lui est "accusateur initial" dans certaines de ses actions evoqués sur son blog.

Quand on explore un peu le simple "taux" d'attrition pour raisons diverses,variées et conjoncturelles entre "signalement penal" effectué par un IT et une eventuelle condamnation effective et definitive de l'employeur on peut facilement imaginer que cette professsion est deliberement contrainte à ne faire que de la simple figuration.
Je comprends aisement que cet eminent blogueur n'ai pas souhaité resister quand il à reçu une proposition qu'il ne pouvait pas... refuser.


49. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:43 par sbriglia

Humm! pas très gentille la réponse ,eolas,
on sent l'énervement ,entre deux appels de client ,un refus de report d'audience et un week-end foutu à préparer des conclusions pour lundi matin...keep cool, la retraite est encore loin,faut quand même y arriver avec un coeur solide!

50. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:44 par koz

Des nouvelles de Petite Anglaise : fr.news.yahoo.com/0610200...

51. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:52 par JR

"son activité bénéficiait à sa profession et au-delà à son ministère, bien plus efficacement que toutes les campagnes de communications planifiées dans les cabinets."
Bien vu et bien écrit ! Quelle misère !

52. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:54 par nouvouzil

@Benoit

Effectivement, je n'y avais pas pensé. En censurant tout a priori pour des motifs de 'bonne gestion', on simplifie la vie des censeurs!

Quant à votre formulation 'tous les blogs tenus par des inspecteurs du travail', eh bien qu'elle soit de bonne augure pour l'avenir maintenant que le seul blog de ce type a disparu.

Vous êtes un humoriste!

53. Le vendredi 6 octobre 2006 à 15:56 par koz

Euh, à la réflexion, j'ai peur d'être maladroit en n'ayant mis qu'un lien vers la dépêche sans donner mon sentiment : je veux dire qu'au moins, Petite Anglaise, après avoir été licenciée, peut avoir bon espoir de voir venir quelques mois difficiles.

54. Le vendredi 6 octobre 2006 à 16:09 par Benoit

@Swâmi Petaramesh

<em>«Plusieurs "mois", maître, vous faites preuve d'un bel optimisme. Il y a des cas qui ne sont pas si rares où les "plusieurs mois" se comptent en "pas mal d'années" d'incertitude et d'épée de Damoclès dont on ne sait où elle finira par tomber, surtout sur les affaires à rebondissements avec appel et retour à la case départ, etc.»</em>

Une question, qu'elle peut-être la nature de cette épée de Damoclès ? Que risque exactement un inspecteur du travail (en théorie et surtout en pratique à la lumière de la jurisprudence) ? Pour être explicite, n'êtes vous pas en train de faire paraître la menace comme immense alors qu'elle ne serait que très faible.
Je peux comprendre ce type de propos pour un salarié, car dans certaines entreprises des pressions peuvent malheureusement toujours être exercées, au sein d'une administration, qui plus est au sein d'un corps comme l'inspection du travail, les choses sont organisées de façon telle (les syndicats y veillent) qu'évoquer le risque souffrance psychologique me paraît pour le moins excessif. Je ne dis pas qu'il s'agisse d'un paradis absolue, mais ne le décrivont pas comme pouvant être un tel enfer.

55. Le vendredi 6 octobre 2006 à 16:21 par Anièry

Dans le cadre d'un conflit du travail, j'ai saisi le conseil de prud’hommes en janvier 1997. Les juges employeurs faisant bloc, le jugement de départage (par un magistrat professionnel) a eu lieu en février 2000. Je suis débouté de mes demandes et condamné à verser à l'entreprise une somme de 5.000 francs. Avec l'aide de mon syndicat, j'ai tout de suite fait appel. L'arrêt de la Chambre sociale de la Cour d'appel est rendu en janvier 2003, confirmant le jugement déféré et m'obligeant à payer les 5.000 francs.
Je fais un pourvoi en Cour de Cassation à l'encontre de l'arrêt, toujours avec le soutien de mon syndicat.
En avril 2006, la Chambre sociale de la Cour de Cassation rejette mon pourvoi.
Il n'est pas nécessaire de préciser que la justice est de classe! Pas toujours, mais souvent...
Pendant tout ce temps, mes avancements sont bloqués par l'entreprise sans parler de différents formes d'harcélement...
Heureusement que j'étais soutenu moralement et financiérement (procédures juridiques) par mon syndicat et les collègues de travail!
Je comprends parfaitement que Bereno n'ai pas envie de subir le calvaire que j'ai enduré.
La lutte contre toute forme d'injustice doit être collectif; politique, syndical, associatif ... La procédure juridique doit seulement être un point d'appui pour renforcer le droit du travail. Malheureusement, la composition de la Chambre Sociale des Cours, l'origine et la sensibilité sociale des juges professionnels varient dans le temps...

56. Le vendredi 6 octobre 2006 à 16:27 par sbriglia

@aniery :j'attends ,avec curiosité,le commentaire d'eolas sur "la composition des chambres sociales de la Cour et la sensibilité sociale des juges qui les composent...
...vous seriez étonné ,aniery!

57. Le vendredi 6 octobre 2006 à 16:40 par N. Holzschuch

> ce sont les républicains qui vont arriver au pouvoir par les urnes, et voter la liberté syndicale, associative, de la presse et la laïcité.

Vous pensez aux années 1880-1884 ? Quel foisonnement législatif. Quand on y regarde de près, beaucoup de ce qui fait la France d'aujourd'hui date de cette législature (liberté de la presse, gratuité de l'enseignement, liberté syndicale, laïcité de l'enseignement... et amnistie des communards). Tout ça en quatre ans, la voilà la rupture (oui, je sais, je suis hors sujet. Excusez-moi...)

58. Le vendredi 6 octobre 2006 à 16:56 par all

Le blog de Bereno, comme je ne connaissais pas j'ai jeté un oeil dans le cache de Google :

"Il est indispensable de témoigner sur une certaine réalité du monde du travail qui n'est pas toujours (hélas) synonyme d'épanouissement de la personne. Les souffrances physiques et psychiques sont également une réalité de l'entreprise auxquelles sont confrontés quotidiennement de plus en plus de travailleurs.
Le droit du travail, au nom de l'efficacité économique, du libéralisme, de la compétitivité des entreprises, de la lutte contre le chômage, évolue vers plus de précarité, de flexibilité, de régimes dérogatoires (travail du dimanche,temps de travail...). Le mal-être au travail est réel, souvent subi en silence (le collectif au sein du monde du travail s'amenuise)...Les agents de l'inspection du travail, tout comme les médecins du travail, recueillent l'expression de ces souffrances. Ce sont celles-ci que je vais continuer à vous décrire et à dénoncer." ... Travailleurs, libéralisme, précarité, lutte, c'est bien un homme de gauche, sa réflexion est orientée et partiale en fonction d'un clivage politique. Je pense qu'il n'a pas à contester le travail du dimanche qui s'effectue dans la légalité, ni la durée légale du temps de travail, et Dieu sait si la passage aux 35h a été un boulet pour nombre d'employeurs et de salariés.

Ensuite :
"15 septembre 2006
Un an de blog.
Un an, cela fera très exactement un an demain que j'ai créé ce blog. Certes, il s'en est fallu de peu qu'il disparaisse définitivement au printemps dernier. Mais finalement encouragé par vos messages de soutien, je décidais de continuer à m'exprimer par ce moyen de communication, refusant de céder aux pressions de quelques-uns qui espéraient très fort m'imposer le silence.", il semble qu'il était déjà dans le collimateur et qu'il aurait pu prendre un bon avocat.




59. Le vendredi 6 octobre 2006 à 17:03 par Rivan

# 55 Anièry
L'arrêt de la Chambre sociale de la Cour d'appel est rendu en janvier 2003, confirmant le jugement déféré et m'obligeant à payer les 5.000 francs.
...
En avril 2006, la Chambre sociale de la Cour de Cassation rejette mon pourvoi.

rejet ou non admission ?
même si depuis quelques temps , les Chambres sociales des CA sont beaucoup moins refractaires à accorder du 700 (si c'est bien ce que vous evoquez) à l'employeur, cela reste quand meme tres souvent symbolique ! ne serait ce qu'au vu des montants accordés dans ce sens.
en 2003 nous etions dejà en euro , mais meme conversion faite, le montant est assez etonnant ! et doit denoter un dossier tres atypique

60. Le vendredi 6 octobre 2006 à 17:03 par Stfunx

Je me contenterai de me dire que parfois Google a du bon...
En tapant par exemple un mot clé comme "Bereno" en recherche, et en allant dans le cache du premier résultat, on trouve des informations intéressantes, toujours bonnes à prendre...

Merci Maître

61. Le vendredi 6 octobre 2006 à 17:16 par Anièry

#59 Rivan
Effectivement, c'est une non admission. Nuance...
C'est bien au titre de l'article 700 du nouveau code de procédure civile que j'ai dû payer 762,24€ = 5.000 F

62. Le vendredi 6 octobre 2006 à 17:41 par Greuh

Bon : puisqu'apparemment ce que j'écris n'est pas clair, on va essayer une autre approche :

Mais au fait, que disent donc les syndicats de la fonction publique au sujet du devoir de réserve ?

Ce sont quand même les mieux placés pour prendre la défense du fonctionnaire, non ?

Et ils sont où alors, et ils sont où les syn-di-cats ?

63. Le vendredi 6 octobre 2006 à 17:53 par Somebaudy

je poil-de-cute mais tu mélanges les graphies "blog" et "blogue". C'est tout.

64. Le vendredi 6 octobre 2006 à 18:19 par Neville

@ Eolas, "[Post Scriptum] : Mais j'y pense... Monsieur le ministre de l'emploi, de la cohésion sociale et du logement, vous êtes aussi avocat. Allez-vous laisser la liberté d'expression être bafouée dans votre ministère ? Et surtout, allez-vous laisser passer une occasion de fair briller votre image dans la blogosphère à peu de frais ?"

Et si on difusait l'info auprès des journalistes, notamment à la rédaction de France 2 pour qu'elle en parle au 20h00 ? La présentatrice, en sursis, de ce journal pourrait peut-être tenter de convaincre le Ministre de tutelle de ce fonctionnaire bailloné, de le laisser à nouveau s'exprimer.

Trève de plaisanterie, si cette affaire prend de telles proportions que les médias lourds s'en emparent, la façon dont Béatrice SCHOENBERG traitera ou non de ce sujet dans son journal sera intéressante à étudier.

Sur le fond, toute ma sympathie à l'inspecteur du travail inquiété, d'autant que la lecture des bribes de son blog encore accessibles nous apprend qu'il l'avait déjà fermé il y a quelques mois, à la suite d'une dénonciation ayant percé son anomymat.

65. Le vendredi 6 octobre 2006 à 18:23 par dédé

<< Les quelques propos qu'il a tenus sur sa profession n'ont jamais dépassé le ton que s'autorisent les syndicats de fonctionnaires, ô combien plus virulents.>>

Oui mais à propos du devoir de réserve des fonctionnaires, il y a la jurisprudence Boddaert (CE 18 mars 1956) qui reconnait aux responsables syndicaux une plus grande liberté d'expression, mais à eux seuls.

Par exemple, si un service commet de tres graves erreurs, seuls les responsables syndicaux peuvent le dire publiquement. Les simples fonctionnaires, même syndiqués, peuvent perdre leur emploi s'ils dénoncent publiquement un disfonctionnement

Pour en revenir au blog de bereno, dans un monde idéal, sa hierarchie aurait pu et du fermer les yeux. Mais pas dans une démocratie vacillante, autoritaire et corrompue

66. Le vendredi 6 octobre 2006 à 18:46 par Dr. A. Gibus

Raz le bol de ces commentaires qui dénoncent la France comme un Etat totalitaire proche de l'URSS de la Guerre froide. Désolé pour le hors sujet mais y'en a marre. Encore jeudi dernier, Envoyé spécial nous montrait un reportage sur le Turkmenistan, une dictature une vraie. Ceux qui y trouvent des points de similitude avec la France bravo.

OK nous ne sommes pas dans la Cité idéale, on a toujours des points à parfaire mais tout de même on peut rester modérer dans nos appréciations. Et je suis le premier à regretter et dénoncer le sort infliger à Bereno. Il est davantage le fruit d'une bêtise et d'une incompréhension face au développement des usages. Evidemment c'est injuste et presque dégueu, limite honteux. Des droits sont bafoués. Mais que je saches - corrigez moi Maître - il a tout le loisir de défendre ses droits en Justice (même si il ne peut attaquer d'acte administratif lui enjoignant de fermer son blog, puisqu'il n'y a pas d'acte si j'ai bien compris !). Et les tribunaux ne vont pas le mettre 10 ans au bagne pour avoir oser contredire le PrésiRoi Tout Puissant.

Des dictateurs non je ne pense pas, des idiots y'a de fortes chances.

Désolé pour la disgression Eolas

67. Le vendredi 6 octobre 2006 à 18:56 par les droits d'un homme

irrepressible.info/?lang=...

68. Le vendredi 6 octobre 2006 à 18:57 par Yeti

Monsieur Borloo 'n'acceptant que le courrier envoyé par la poste', je doute de le voir réagir sur un blog ( www.travail.gouv.fr/rubri... ).

69. Le vendredi 6 octobre 2006 à 19:04 par Edmond K

Cher maître Eolas,

Je note que votre PS mentionne l'ancienne profession d'un ministre, celui de tutelle de Bereno qu'il faut faire taire. En ces temps de manque de travail et de glorification d'icelui, je comprends l'urgence à faire taire celles et ceux qui osent encore brandir un quelconque droit : celui du travail qui questionne plus que jamais notre mode de vie imposé, subi et peu regardant de ce Droit.

Je n'aime pas les attaques ad hominem, mais il me semble que l'exacte profession de ce ministre était avocat dit d'affaires. Ceci pour préciser qu'un avocat peut aussi préférer les dites "affaires" aux personnes qui en sont victimes. Perception peut-être hâtive (pour un non-spécialiste comme moi).

Le "devoir" de réserve d'un fonctionnaire est la tarte à la crème brandie toujours très facilement par les ennemis de la liberté. Renseigner les gens sur la réalité des pratiques du Droit en France est un devoir plus fort que cette chape de plomb qui cloue et lamine celles et ceux qui en sont les victimes.

Seule la connaissance est "révolutionnaire".

Merci encore à Bereno, je n'ai pas eu l'occasion de le faire sur son blog, je le fais donc ici, en toute humilité.

Parfois, j'imagine que ce que font certaines personnes "coule" de source, s'impose tant les faits rapportés sont criants de l'état de psychose avancé de notre société. Mais je me trompe très lourdement. Cet état n'est peut-être pas le résultat d'un "complot", mais ça y ressemble terriblement, vu l'acharnement des "autorités" envers celles et ceux qui osent simplement décrire une réalité autre que le paradis de la consommation vanté par l'environnement sonore et visuel auquel nous sommes sans cesse soumis…

Amicalement

70. Le vendredi 6 octobre 2006 à 19:26 par K.

C'est dommage, un des meilleurs blogs que je connaissais (dans le sens ou c'était l'un des plus plaisant à lire).

Je tiens a préciser également que l'article que vous citer, correspond à l'article 11 de la DDHC.

71. Le vendredi 6 octobre 2006 à 19:26 par K.

C'est dommage, ce fût l'un des meilleurs blogs que je connaissais (dans le sens ou c'était l'un des plus plaisant à lire).

Je tiens a préciser également que l'article que vous citer, correspond à l'article 11 de la DDHC.

72. Le vendredi 6 octobre 2006 à 19:29 par dédé

NB : Je ne vois pas de rapport entre ce que j'ai écrit ("démocratie vacillante, autoritaire et corrompue" ) et ce que certains ont compris ("Etat totalitaire proche de l'URSS")

73. Le vendredi 6 octobre 2006 à 19:30 par galante

C'est vraiment un détail, mais... j'ai la langue délicate et j'aurais préféré que vous écrivassiez:
"bien que je le commentasse fort peu", puisque "bien que" gouverne le subjonctif...

J'espère ne pas apparaître comme l'imbécile qui regarde le doigt alors qu'on lui montre la lune... Merci pour vos billets.

74. Le vendredi 6 octobre 2006 à 20:49 par ToTheEnd

dédé@65: je me demande bien ce qui peut conférer à un responsable syndical plus de droits qu'à un employé ou même un syndiqué de parler de dysfonctionnement grave en public ou non.

Plus de rouge dans le verre à vin que de blanc j'imagine. C'est tout de même un peu risible comme jurisprudence.

T

75. Le vendredi 6 octobre 2006 à 21:23 par Geo


Merci pour ces informations Maître.
Vous nous rappelez les bases de notre vie de tous les jours,
on a parfois tendance à oublier notre histoire face à la routine.

Perso, je fais parti des malchanceux: je ne connaissais pas ce blog,
je sais qu'il est encore accessible par cache, mais bon..
(un blog, cela doit vivre, etc..)

C'est pas que j'aime mélanger,
encore moins par plaisir, mais (Comme Neville,#64)
j'aimerais bien avoir pour ma part, le commentaire de Mme Beatrice Schoenberg.
C'est une journaliste comme une autre, et elle a une place importante dans le Paysage Audiovisuel Français,
et .. ne pourrait-elle intercéder en coulisse pour Béréno, peut-etre que le ministre lui même n'est pas au courant.
(Pour avoir son commentaire..: cela fait depuis 35ans que je ne crois plus au père Noel, snif).

Quelle serait la conséquence de violer le secret professionnel pour: un inspecteur du travail (quel est le préjudice qu'il peut causer), et les conséquences pour une entreprise qui est controlée ?
(pourquoi tenir ses informations secrètes ?, quand est-ce que le secret est levé ?: au moment d'un jugement de justice ?)

Exemple: mon supermarket du coin s'est fait verbalisé 3 fois, moi, j'aimerai le savoir.

Enfin, plus je vous lis, mes amis blogueurs, plus j'ai envie de mettre à écrire un blog. (Mr Béréno, il y a de la relève :) )

76. Le vendredi 6 octobre 2006 à 21:43 par Sans pseudo

@ 74. ToTheEnd « dédé@65: je me demande bien ce qui peut conférer à un responsable syndical plus de droits qu'à un employé »
Quelque chose qui ressemble au droit. La fonction publique française obéit à (au moins) deux principes : le devoir de réserve et la voie hiérarchique.
En cas de dysfonctionnement, un fonctionnaire est tenu d’en avertir son supérieur hiérarchique qui lui-même en avertira son… Seuls les délégués syndicaux, élus du personnel, sont libérés de ces contraintes.
Récemment un policier qui s’était exprimé sur les conditions dans lesquelles la police était affectée à l’arrestation des étrangers en situation irrégulière, a été inquiété. Le jeu était d’affirmer (sinon de prouver) qu’à ce moment là il s'exprimait en tant qu’individu et non en tant que délégué syndical (qu’il était).
Votre haine (ou l’abus) du rouge vous égare.

77. Le vendredi 6 octobre 2006 à 21:49 par Benoit

@eolas
"Et que de manière générale, j'ai l'habitude de vérifier ce que je publie. Et là, c'est le drame. Car vos excellents conseils, vous ne vous les appliquez point à vous même. Vous voilà qui laissez entendre que, peut être, il y a autre chose dans cette affaire ; sans même avoir fait quoi que ce soit pour le vérifier, vous émettez l'hypothèse qui, je le crains, repose sur du vent, que Bereno a, peut être, décidé de passer à autre chose, voire que ce qui lui arrive est finalement ce qu'il espérait, bref, ce serait en réalité une excellente nouvelle. Vos conseils sont trop précieux pour que je les garde par devers moi : permettez moi donc de vous les rendre : n'écrivez pas sans savoir, vous risquez de passer, pire que pour un manichéen, pour un idiot."

Je faisais juste remarquer en tant que lecteur de votre blog et en m'adressant aux autres lecteurs, que la figure imposée pour l'instant est que seule la défense s'exprime ici. Vous n'y êtes pour rien bien sur, puisque vos commentaires sont ouverts. Pourtant on ne peut pas non plus reprocher à l'administration de ne pas venir dans vos commentaires se justifier, je pense qu'ils ont mieux à faire de nos impôts. Des moyens sont prévus dans l'administration pour que les agents puissent faire appellent de mesures prises à leur encontre injustement. Ces moyens permettent d'avoir un jugement équitable.
Lorsqu'on a pas accès aux pieces precises d'un dossier on peut tout de meme vouloir garder son esprit critique, quelle que soit la qualité de vos recherches et la précision de ce qu'à pu vous dire bereno. Avez-vous des élements précis en provenance directe de l'administration ?

En lisant le journal d'un avocat, je me permettais donc de me souvenir que comme il n'y a ni juge ni procureur, n'oublions pas de ne pas aller trop vite et je m'adresse ici à vos lecteurs pas à vous qui faites je n'en doute pas un travail de qualité.

78. Le vendredi 6 octobre 2006 à 22:03 par ano et nyme

Je ne connais pas ce blog.. j'essaierai de voir dans les caches qui trainent un peu partout..
Juste pour info, nous touchons a un nouvel outil qui est le blog.. j'ai des amis qui se sont fait fermer leurs blogs, l'un parce qu'il n'utilisait que la langue allemande, poésie et textes culturels , un autre parce qu'il fustigeait les caracteres extremistes de la droite nationaliste.... et je fais court...
L'outil, qui peut etre assimilé a un carnet de route ou tout simplement un carnet intime dépasse la compétence de beaucoup de lecteurs, et du cadre de loi trés/trop restrictive, comme ce blog que je consulte réguliérement...
Nouvel outil, nouvelle approche, tout le monde est dépassé, et dans le doute on censure....
Juste une approche personnelle.....

Cordialement de continuer a tout lire..

79. Le vendredi 6 octobre 2006 à 22:25 par Geo

@Benoit
Nous vous inquietez pas Benoit, c'est aussi une forme de bizutage, on est tous passé par là ;),
... un jour j'ai posé une question innocente à super-Maître (c'étais mon 1er commentaire) et je crois qu'il m'avait mal compris, il m'a de suite répondu que je désirais mettre tout le monde en prison (bref, mon clavier venait de m'arracher un ongle)..
.. il y a un réglement officiel, et un réglement qu'il faut acquérir par expérience.. ;-)
(Ps: mini-délire et je fais de l'humour )

80. Le vendredi 6 octobre 2006 à 23:20 par courbet

En tant que lecteur (et commentateur) régulier du blog de mon ou ma collègue inspecteur ou inspectrice du travail dont je ne connais pas l'identité, j'apprends par le biais de votre blog, Eolas, la (2nde...) disparition de cette unique tentative à ce jour estampillée "inspection du travail" sur internet.

Je dis bien sur internet, car M Rapoport, chargé par notre Ministre du travail de former un projet (un rapport signé Rapoport) de modernisation de l'inspection du travail, s'est fendu il y a quelques mois d'un blog assez vivant mais n'étant accessible que par intranet.
Ce n'est pas le sujet donc passons là-dessus. Signalons tout de même au passage que notre administration a toléré sur ce blog des propos de commentateurs bien plus qu'à la limite du raisonnable, mais bon, il n'étaient qu'internes et n'ont pas eu par conséquent beaucoup de retentissement.

Pour ce qui est du blog de Bereno, si je le regrette à titre personnel, je pense qu'il avait un très gros défaut, c'était la très grande agressivité des commentateurs, le débat autour de nimporte quel billet finissant toujours autour de la dépassée "guerre des classes" entre patrons et salariés.

C'est bien malheureux, Bereno n'était pas du tout dans cet état d'esprit, mais faute de modérer (suffisamment) les commentaires présentés par ses visiteurs, mon ou ma collègue se retrouvait bien souvent avec des trucs horribles. Des attaques en règles contre les fonctionnaires, syndicalistes, gauchistes, etc. Et en face des tirs à boulets rouges sur les "infâmes" patrons.

Dernier exemple que j'ai en mémoire, l'histoire de la condamnation d'un acteur célèbre pour un outrage à des inspecteurs du travail où certains en remettaient une couche en disant qu'ils approuvaient l'acteur, disant qu'avec des jugements comme ça ce n'était pas étonnant que les inspecteurs du travail n'étaient pas aimés.

Cette situation m'avait d'ailleurs frappée il y a plusieurs mois au point de vous avertir un peu ironiquement Eolas courant mars avril. Si si, je ne blague pas, ayant découvert votre blog à travers les joutes verbales occasionnées par vos billets sur le CPE et les "mouvements" étudiants réclamant son retrait, j'avais eu à peu près cette réflexion à l'époque:
de votre côté vous vous êtes plaint du fait qu'après avoir critiqué sévèrement les prétendus "grévistes" étudiants, beaucoup de commentateurs de gauche et d'extrême gauche vous ont incendié, s'attaquant à votre personne.
Bereno quant à lui (ou elle?) était aux prises à la même époque avec des commentateurs de droite et d'extrême droite tout aussi virulants et blessants envers sa personne que les commentateurs de gauche chez vous.

J'avais alors posté un commentaire chez vous en vous appelant à l'aide et en vous demandant de défendre Bereno contre vos prétendus amis. Je m'étais permis de faire le lien sans motif entre ces vilains commentateurs et vous. J'espèrais de vous que vous puissiez rétablir la balance en indiquant que les propos d'un extrême comme de l'autre sont aussi combattables les uns que les autres. Et au final c'est ce que vous aviez fait ce qui m'a beaucoup plu à ce moment là.

Aujourd'hui vous défendez véritablement Bereno, mais pas face à ces commentateurs qui polluent le débat, face à ses censeurs, je vous en remercie car c'est très citoyen.

Pour moi le fond du problème reste cette histoire de commentaires haineux qui donnait au blog de Bereno une dimension de lutte idéologique que son auteur n'a jamais souhaité lui donner. Cependant ça montre à quel point l'inspection du travail est au centre du débat politique autour de la libéralisation du marché du travail, source infinie de pollèmiques.

La modération des propos, c'est un problème que vous arrivez globalement à résoudre de façon satisfaisante ici ce qui ne doit pas être une mince affaire: faire de l'espace réservé au débat sur votre blog un espace de démocratie et non un espace de guerre, de haine.

Pour conclure, je tiens à souligner bien sur que ce défunt blog "carnets d'un inspecteur du travail" cherchait à faire connaitre et reconnaitre le métier d'inspecteur du travail en France et le Droit du travail. Et que ne serait-ce que pour cette ambition il faut regretter sa disparition.

81. Le vendredi 6 octobre 2006 à 23:22 par jijivé

Il s'agit bien pour nous de liberté d'expression. Mais cela se déroule dans une administration et nous sommes en démocratie. Il y a donc d'autres moyens de réagir. Nous avons tous un député et ce député peut poser, lors de certaines séances de l'Assemblée Nationale (séances qui sont télévisées), une question d'actualité à un ministre. Je propose donc que chacun écrive à son député (avec éventuellement une copie au responsable du groupe parlementaire qui souvent filtre les questions à poser en séance), pour lui demander d'interroger monsieur Borloo sur les causes de cette injonction et les conséquences négatives qu'auraient entrainé la continuation de ce blog.
Personnellement je remercie Bereno de m'avoir ouvert les yeux sur ce que je croyais révolu ou de fréquence anecdotique. J'ai découvert le mépris d'autrui et de sa santé, la non observance en toute conscience de la loi.
Merci monsieur Bereno et j'espère à bientôt sur le net ou en librairie.

82. Le samedi 7 octobre 2006 à 01:47 par Christophe Grébert

Cette nouvelle atteinte a la liberté d'expression est grave. Quelle est donc cette société où s'exprimer publiquement vous expose à des menaces de sanctions de la part de votre employeur ?
On denonce dans les médias les arrestations de dissidents chinois... mais quelle est la différence - si ce n'est la prison- avec ces affaires qui se multiplient dans notre pays ?
Notre démocratie est loin, tres loin, d'etre aboutie. En voici une nouvelle démonstration.

83. Le samedi 7 octobre 2006 à 01:58 par bun dem

nb: ceci dit, je viens de voir que rezo.net fait ça bien mieux que moi :
rezo.net/sources/bereno

ça c'est du doigt-qui-rippe en beauté !

84. Le samedi 7 octobre 2006 à 03:13 par brigetoun

pour l'interdiction je me permets de suggérer une explication assez simple. Le Ministère est-il très désireux de voir quelqu'un expliquer que le droit du travail a une utilité, qu'il n'est dans la plupart des cas pas difficile à comprendre et que ses prescriptions correspondent à des utilités.
Voir la ténacité avec laquelle il intervient dans les coins où les panneaux "interdit aux inspecteurs du travail" (en termes plus virulents) fleurissent.
Et les interventions de certains députés, de la même majorité

85. Le samedi 7 octobre 2006 à 05:59 par Furyo

Vous pouvez aussi télécharger la première saison de ce blog : www.bigupload.com/d=48090...

86. Le samedi 7 octobre 2006 à 06:18 par Porfi

Il me semble assez utile de rappeler l'importance du principe hiérarchique comme cela a été fait. Soyons plus précis encore:

S'il existe un certain nombre de conceptions modernistes du rôle de l'encadrement au sein de l'administration, il ne faut pas oublier qu'en fin de compte il existe un bon et un mauvais côté du manche.
Certes, cette affirmation peut sembler caricaturale et elle est tempérée par de nombreux éléments qui limitent l'arbitraire du supérieur: contradictoire, proportionalité des sanctions, protection statutaire, droits syndicaux, etc etc...
Il est cependant bien plus caricatural encore de prétendre que les syndicats ont systématiquement une volonté d'empêcher toute sanction: la seule position de principe serait, un peu comme éolas, d'invoquer la clémence, pas l'impunité.
Le nier serait confondre, de bonne foi ou pas, corporatisme et nihilisme. Certes, on peut considérer que l'action syndicale vise parfois à défendre des privilèges. Mais cela, c'est avant tout une question de point de vue car d'autres parleront de statut ou de droits acquis. En définitive, il faudra bien se garder de toute généralité si l'on veut rester crédible.
D'ailleurs, il n'y a pas incompatibilité, loin s'en faut, entre syndicalisme et responsabilité hiérarchique.
Ensuite, qu'on nous amène le délégué syndical susceptible de faire l'éloge de la faute professionnelle. Un peu comme le yéti, c'est surtout un fantasme dont la fonction est de nier la banale réalité: si les fonctionnaires ont naturellement tendance à ne pas vouloir être directement soumis aux citoyens, surtout lorqu'ils se présentent sous la forme d'administrés, il n'ont pas forcément envie d'êtres assimilés au pourcentage inévitable d'incapables ou de malhonnêtes que Dame Nature, dans son infinie générosité, s'évertue à créer ici-bas.
Il est peut-être même utile de rappeler à certains que ce ne sont pas forcément en majorité de médiocres cloportes tatillons sans états d'âme ou des feignants prétentieux et autoritaires.
Et enfin il ne faut surtout pas oublier qu'en dépit de la modération alléguée de la hirérarchie, soit pour en louer l'équité, soit pour en déplorer le laxisme, un agent, quel que soit sa catégorie statutaire, peut parfois se sentir très, très seul. En particulier dans le cas où l'état-major commence à évoquer l'atteinte à l'image de la fonction et que le syndicat commence à lui dire "tu sais, là, ça devient délicat" avec un air compatissant.
Dans ce cas là, un individu un tant soit peu intelligent se rend très bien compte que de se tourner vers le petit groupe de ceux qui ont une grande gueule, et un couteau entre les dents, n'est pas forcément la meilleure solution pour finir d'honorer les traites de la maison ou envoyer le petit dernier à la fac.

Et effectivement cela nous ramène à la problématique évoquée par Courbet sur la perception de plus en plus politique de cette fonction qu'ont certains syndicats. Je veux parler de ceux dont le dynamisme entrepreneurial est le cheval de bataille et qui veulent réenchanter l'outil de travail.
Comme j'ai de mauvaises lectures, je ne puis m'empêcher d'évoquer certaines coupures de presse du mois de Mai. Elles faisaient état de virulentes réactions de Laurence Parisot face à l'action de modernisation de l'Inspection du travail pilotée par Gérard Larchet. En particulier concernant l'augmentation des effectifs. Il est vrai qu'un inspecteur, ça coûte cher au contribuable. L'article du Figaro est toujours en ligne (tapez Laurence Parisot Inspection du travail).
Mes mauvaises lectures ne datant pas d'hier, je crois me souvenir encore qu'un journal satirique paraissant le Mercredi avait parlé, lors de la construction du Tunnel sous la Manche et du Stade de France, d'un recrutement de main d'oeuvre assez peu orthodoxe. Si ma mémoire est bonne, ces esprits malicieux de la rue Saint-Honoré prétendaient que, les appels d'offre une fois remportés par les géants du BTP, la sous-traitance en cascade avait eu pour effet de garnir les rangs de la main d'oeuvre d'ouvriers pas forcéments tous bien déclarés comme il se doit (ou comme il se serait dû). Mais, malgré tout, ces menus détails ayant eu pour effet un certain respect des délais de réalisation des ouvrages, on ne jugea pas utile en haut lieu de tracasser les attibutaires, manifestement circonvenus, ou de gâcher le farniente syndicalement défendu des inspecteurs du travail pour si peu.
Il est vrai que, même avant les temps de mondialisation fulgurante que nous vivons aujourd'hui, notre belle nation se trouvait déja en situation de guerre économique. Guerre que les économistes désignaient alors pudiquement du nom de concurrence internationale.
Or, il est une vérité assez ancienne dont même les révolutions prolétariennes n'ont pas fait table rase: la discipline est la force principale des armées.
On voit donc revenir ici le principe d'autorité, si cher à certains et si rassurant à d'autres, étendu maintenant non à la seule administration mais au corps social tout entier. Comprenez-donc que la liberté d'expression du fonctionnaire soit d'un poids tout relatif face à lui.
C'est pourquoi il est vraisemblable que la seule réponse de M. Borloo ne saurait être que "circulez, il n'y a rien à voir". Et seuls des esprits mal tournés oseraient prétendre que cela peut avoir un rapport avec le financement d'une quelconque campagne électorale à venir, d'autant que la matière est strictement encadrée.
Pour ceux qui oseraient suggérer que certains poussent la duplicité jusqu'à spéculer sur le statut de certains clandestins pour leur imposer des conditions de salaire infâmes tout en poussant de hauts cris avec certains face à l'immigration incontrôlée, il ne faut pas hésiter à leur rétorquer qu'il s'agit d'une pure escroquerie intelectuelle.
Certes, il y a comme une légère contradiction à vouloir traquer le travail clandestin tout en n'employant pas les effectifs suffisants. Mais puisqu'on vous dit que c'est la guerre.

Quant à la presse, dont je vous épargnerai les noms des propriétaires car vous savez aussi bien que moi qui sont ces hérauts de l'impartialité appliquée aux autres, il faut imaginer que ses recapitalisations successives et ses besoins publicitaires ne vont pas l'inciter à mener un débat de fond sur la nécessité de distribuer un supplément de croquettes vitaminées aux inspecteurs du travail pour les rendre plus actifs. Le Canard, même s'il n'a pas de recettes publicitaires, ne disposant que de 4 pages pour traiter l'actualité nationale, internationale, voire plus à l'époque de Michel Jobert, il va falloir encore tout faire nous-mêmes, comme d'habitude. Ce que fait brillament le maître de ces lieux en mettant ces informations à la portée de tous et en les agrémentant de commentaires avertis pour permettre un large débat. Et ce, au détriment du temps consacré à la jouissance matérielle que lui permettrait la masse considérable de ses revenus, de sa vie familiale et de la douce quiétude, régulièrement troublée par les commentaires, parfois très improbables, de certains qui manient le contresens comme Jean-Sébastien Bach maniait le contrepoint.
Ce qui, au passage, montre bien que nous ne sommes pas dans une dictature. En effet, une dictature, comme chacun sait, c'est ferme ta gueule. Tandis qu'une démocratie, c'est cause toujours, tu m'intéresse (aux bénéfices).
D'ou l'importance du bulletin de vote, finalement. Enfin, loin de moi l'idée de battre les estrades, mais comme dit si bien Laurence Parisot, il faut pouvoir licencier...

PS Je me demande ce que donnerait un blog qui serait écrit par le "confident" d'un fonctionnaire. Du style "les confessions d'un proviseur", "mon ami le douanier m'a dit" ou "oui, je suis la cousine d'un maton".
Après tout, dans ce cas l'intéressé ne donne pas de noms propres à son confident et ce n'est pas lui qui raconte. J'ai toujours tendance à penser qu'en cherchant un peu...

87. Le samedi 7 octobre 2006 à 10:39 par ana

@ benoit non il est de plus en plus difficile de faire reconnaitre ses droits ds l'administration, il faut souvent des années pour que les cas soient traités
@greuh
et bien les syndicats sont régulierement saisis (je parle pr l'EN) d'affaires concernant le droit de réserve( mais souvent ce n'est pas l'accusation première),la censure, le tout melé à un climat délétère, pressions administratives intimidations et j'en passe (la situation étant pire pour les précaires), en géneral les affaires dt j'ai eu connaissance démontre la faculté de l'administration a monté en épingle une faute (qd elle existe...mais cela arrive....) pour mettre au pas un fonctionnaire recalcitrant (genre grande gueule......),le plus souvent cela cache un problème d'autorité de ladite administration, l'accusation de faillir au devoir de reserve peut etre evoquée (divulguer par exemple ds un conseil de classe une affaire que l'administration essaie d'etouffer ou pire les "on dit" invoqués sans fondement ). Le rappel aux textes est tout de même fréquent et suffit souvent à calmer le jeu mais pas toujours ....... les pressions existent sur les syndiqués et syndicalistes aussi (@ dede certes ils peuvent s'exprimer mais ce n'est que des emm.....)

88. Le samedi 7 octobre 2006 à 11:25 par ceinture

---> Mais Bereno, ses lecteurs, dont j'étais, le savent bien, a toujours scrupuleusement respecté ces règles. Il parlait des cas qu'il avait à traiter, bien sûr, puisqu'il parlait de son travail, mais en veillant à ne pas rendre les parties identifiables.

bel exercice d'autopersuasion Maître !
extrait du blog de Bereno 27 septembre 2005
La grande et la petite porte...de sortie
Il y a quelques mois, un PDG d'une enseigne de la grande distribution était remercié pour ses
mauvais et déloyaux services. Le pauvre homme ainsi poussé vers la sortie par les actionnaires avait
toutefois réussi à négocier une indemnité de départ de l'ordre de plusieurs millions d'euros qui lui
permettait d'envisager l'avenir sans trop d'inquiètude même s'il se trouvait momentanément privé
d'emploi (snif!).
L'autre jour, à ma permanence, j'ai reçu deux caissières âgées d'une cinquantaine d'années,
travaillant depuis près de vingt ans, dans une grande surface appartenant à la même enseigne que
celle du PDG.

et maintenant le jeu
cochez la bonne reponse
l'enseigne se nomme ? :
-Croisement
-Auprés
-Solotarif
-Lebrillant

89. Le samedi 7 octobre 2006 à 12:24 par Greuh

ana: ce que vous dites ne m'étonne pas : d'où l'intérêt pour tout le monde de cesser de pousser Bereno à jouer au martyr. Il existe un truc qui se nomme le pouvoir législatif en France, qui est en train de jouer collectivement sa survie dans l'opinion et sa crédibilité en général. Après le désopuilant spectacle des 130.000 amendements évaporés pour GDF, l'alibi des "rapports secrets" de la Commission Européenne qu'il ne faut surtout pas révéler même aux députés, la LOLF, le gag du purin d'ortie, le CPE, le CNE et autres godrioles, j'imagine qu'il ne sera pas très difficile de défendre la thèse de l'insuffisance parlemantaire.

Bereno n'a pas à s'exposer pour suppléer aux carences du législateur.

90. Le samedi 7 octobre 2006 à 14:00 par Gwenwed

Maître,

Merci à vous et vos taupes ( décidemment, votre élevage est d'ampleur industrielle ) de nous donner quelques nouvelles, finalement rassurantes, de Bereno.

Voilà qui me conforte dans le choix que j'ai fait de rester simple lectrice, alors qu'il ne se passe pas un jour de travail sans que je me dise "tiens, cette anecdote ferait un bon billet, si j'ouvrais un blog". Je laisse à votre plume le soin de décrire l'institution judiciaire. Bien que nous n'ayons pas le même angle d'observation, vous avez, à coup sûr, plus de talent et peut-être, plus de liberté.

91. Le samedi 7 octobre 2006 à 14:24 par JC

Bonjour,

Si j'ai bien compris le motif qui justifie l'arret du blog de Béréno, c'est le non-respect du devoir de réserve des fonctionnaires. Si j'arrive à appréhender l'idée générale, j'ai du mal m'en faire une idée précise... Est-qu'une bonne âme érudite pourrait m' (nous ?) éclairer.

92. Le samedi 7 octobre 2006 à 14:44 par Swâmi Petaramesh

(Suite au message de Me Eolas qui indique qu'il "retire" ce billet) : Si c'est réellement un billet et un seul, du blog de Bereno, qui posait un tel problème à son administration de tutelle, je m'étonne que la demande de retrait ait porté sur l'ensemble du blog et non pas sur ce seul billlet.
Un peu comme si l'on interdisait définitivement un journal dont un article a déplus à Leurs Majestés. Il faut croire qu'on prend, pour le moment, bien moins de gants avec les blogueurs qu'avec les journaux, surtout quand on emploie les premiers, et qu'on dispose donc d'un facile et efficace moyen de pression à leur endroit.


Il semble d'autre part manquer ici le lien donnant la définition, passionnante je n'en doute pas, de "l'opportunité politique".

Quant au reste du contenu de ce "billet-qui-remplace-le-billet", je m'interroge et je médite.

Je ne sais sincèrement pas si le fait que Bereno souhaiterait (selon Maître Eolas dont je ne mets pas la parole en doute, mais enfin cela reste pour moi une information de seconde main) "écraser le coup et ne pas faire de vagues", implique que le reste de ceux qui ont pris fait et cause doivent également écraser le coup et cesser de faire des vagues.

Car la fronde et la contestation portent bien au-delà de la défense de cet homme précis : C'est une question qui concerne tout le monde, car elle concerne la liberté d'expression, telle que la définissent l'article 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, que citait Eolas, et l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, que je citais en écho.

Le fait que Bereno semble accepter d'avoir été ainsi muselé, nous contraint-il à accepter qu'il l'ait été ? Je ne le pense pas.

Défendre le blog de Bereno, c'est défendre tout le monde, et pas seulement Bereno.
Plier, c'est plier pour tout le monde, et pas seulement pour Bereno.

93. Le samedi 7 octobre 2006 à 14:47 par Swâmi Petaramesh

Après Garfieldd, Petite Anglaise.
Après Petite Anglaise, Bereno.
Après Bereno, qui ?

À qui le tour ?

94. Le samedi 7 octobre 2006 à 15:22 par Greuh

Swâmi : une petite pensée pour ceux qui s'auto-censurent ?

www.unsa-education.org/mo...

Sinon, dans la série, c'est mieux ailleurs (bon, ok, là, c'est du gratiné : mais trois ans ferme ....) :

www.guardian.co.uk/crime/...

95. Le samedi 7 octobre 2006 à 15:39 par ano et nyme

Je n'ai pas compris entiérement le commentaire rectificatif du maitre de ces lieux, et dans un sens j'approuve le commentaire 91....
Je réitere donc ce que j'ai du dire un peu plus haut, le blog n'est qu'un carnet de route, un cahier de voyage incluant quelques pensées profondes et quelques faits réels ou non...à chacun d'en tirer ses analyses...
Simplement dés qu'un écrit, quelque soit sa véracité, est mis a la disposition du public, il n'appartient plus a l'auteur du fait de sa mise a disposition et des nombreuses hypothéses qu'il peut suggerer, dépassant en cela les pensées du narrateur et certainement sa pensée profonde au moment de la conception...
Bereno, dans toute sa " naîveté" de bloggeur ne faisait que relater les faits de son quotidien administratif, comme peut le faire eolas présentement, je suppose quelquefois que l'on peut se sentir dépassé par les nombreux commentaires ....
Je n'oserai pas faire le parallele avec Frankenstein et sa créature, mais la création dépasse le concepteur quelquefois...
Le cadre d'internet est tres/trop étriqué , nouvel outils, nouvel usage, nouvelle dimension,..... le gouvernement sur un chapitre parallele tente le coup avec la loi de confinement DADVSI.

Cordialement de continuer a tout lire, et toutes mes excuses de troller peut etre un peu trop souvent..

96. Le samedi 7 octobre 2006 à 16:02 par fil de fer

Comme le blog a été archivé de partout, quelqu'un sait quel est le billet en question l'objet de toutes ces foudres administratives ?

Oui, je le sais, mais ne le dit pas pour ne pas attirer plus d'ennuis à Bereno. Merci de votre compréhension.

Eolas

97. Le samedi 7 octobre 2006 à 16:52 par ana

@ greuh
"Bereno n'a pas à s'exposer pour suppléer aux carences du législateur."

je suis d'accord avec vous cependant il manquera parce que son blog etait celui d'un juste plein d'humanité et d'honneteté c'est suffisament rare pour etre souligné.....et c'est celui là qu'on fait taire.....

98. Le samedi 7 octobre 2006 à 16:55 par Aymeric Jacquet

Qu'il est bon de lever les étendards au nom de la sacro sainte liberté d'expression...
"Bereno" remercie du soutien qui a été fait, ce soutien était bon, comme il est bon de respecter sa volonté de ne "pas faire de vagues".

Si certains veulent se battre pour la liberté d'expression, je le respecte, mais faites le en votre nom, et non pas en celui des autres.

99. Le samedi 7 octobre 2006 à 17:01 par Benoît L.

Cela me rappelle un petit peu un magnifique petit livre : "Matin brun"

www.fnac.com/Shelf/articl...

100. Le samedi 7 octobre 2006 à 17:10 par Greuh

ana: Un autre jeune inspecteur, un jour, prendra sa place. Ses collègues seront là pour lui éviter d'aller trop loin sans pour autant l'empêcher de laisser parler son coeur, même si, parfois, emportée par l'élan, la main dérape.

Du moins tant que ceux si prompts à défendre la liberté d'expression ne daigneront pas se tourner vers les responsables de cet état de fait qu'ils déplorent, c'est à dire, ces mêmes qui seraient par ailleurs capable de le changer : mais c'est peut-être trop exiger que de demander que notre société respecte les règles dont elle se dote, même pour la défense de grandes causes ?

101. Le samedi 7 octobre 2006 à 17:26 par Philippe.

Totalement d'accord avec Aymeric... C'est sa décision, rien n'empêche à d'autres de bloguer, avec leurs propres écrits, leurs propres vécus d'entreprises.

102. Le samedi 7 octobre 2006 à 18:31 par Fred., de L.

Proposition *débile* : Et si "on" lui envoyait un mail de menace de mort s'il ne reprend pas la publication de son blog ? Peut-être que du coup, les grands médias parleraient de son oeuvre ? Si la proposition "vous" semble pertinente, je suggère, pour lui donner toutes les chances d'atteindre son but, que le mail soit signé d'un prénom courant du genre "Mohamed" ou "Youssouf". Rien de tel que des méthodes fortes, pour lutter pour la promotion de la liberté d'expression.

103. Le samedi 7 octobre 2006 à 18:47 par brigetoun

Fre de L permettez moi de vous dire que je trouve votre idée et la façon de la formuler assez.. disons sotte si vous permettez. Ne pouvez vous respecter le choix de Bereno, lire ses articles archivés (accessoirement lire le livre de Filoche) et lui laisser faire son travail qui, comme vous pourrez le lire, n'est sans doute pas totalement inutile.
Le choix des prénoms une petite cerise sur le gateau de la provocation inutile ?

104. Le samedi 7 octobre 2006 à 18:59 par Fred., de L.

J'avais écrit débile, vous préférez sotte. Je crois que ça revient au même. Enfin, il me semble.

L'ironie n'est plus ce qu'elle était.

105. Le samedi 7 octobre 2006 à 19:21 par Maxime

Y'a aussi des aggrégateurs qui indiquent les modifications :) (et l'autre billets, les commentaires ne sont pas ouverts).

Quoi que, tout le monde n'a pas ce genre d'option et/ou aura peut-être désactivé celle-ci.

106. Le samedi 7 octobre 2006 à 19:44 par D.

merci pour cette finesse dans la définition de l'opportunité politique

107. Le samedi 7 octobre 2006 à 19:49 par D.

@Somebaudy - qui voulut faire la leçon au maître : je vais poildecuter aussi...vous avez écrit "blogue" à la place de "bogue" non?

108. Le samedi 7 octobre 2006 à 19:58 par tracastic



« Comme le blog a été archivé de partout, quelqu'un sait quel est le billet en question l'objet de toutes ces foudres administratives ?

► Oui, je le sais, mais ne le dit pas pour ne pas attirer plus d'ennuis à Bereno. Merci de votre compréhension. Eolas »

Si un seul des billets posait problème, pourquoi Bereno ne l'a-t-il pas supprimé, comme vous avez supprimé, Eolas, votre billet concernant cette affaire ?

Voir disparaître un blog de cette qualité n'est pas une chose anodine. Comme auteur, Bereno a parfaitement le droit de supprimer son blog (et même d'exiger le retrait à tous ceux qui en hébergent une copie), sans même avoir à se justifier d'aucune façon.

Mais du point de vue moral et politique, une publication n'appartient plus exclusiovement à son auteur, une fois qu'elle est divulguée. Le public l'a lu et les nombreuses questions concernant la disparition du blog de Bereno sont parfaitement légitimes.

Votre "Oui, je le sais mais je ne le dis pas..." me semble un peu court voire carrément saugrenu, vu les circonstances.

109. Le samedi 7 octobre 2006 à 20:00 par Swâmi Petaramesh

@Maître Eolas : le fameux billet ne serait pas, par le plus grand des hasards, un billet évoquant nommément l'un de nos Grandes Célébrités cinématographiques ? Juste comme ça, en toute innocence ?

110. Le samedi 7 octobre 2006 à 20:53 par yves

Je parierai plutôt pour «Potiers "plombés"...», qui me semble mettre en évidence une carence dans la règlementation (les epintures au plomb devraient être ipurement et simplement nterdites) et dans la prévention des risques professionels.

rezo.net/bereno.php3?id_a...

111. Le samedi 7 octobre 2006 à 21:14 par Swâmi Petaramesh

@Yves : Hmmm... Je parierais qu'en ce début de XXIe s., il est beaucoup plus grave, dans notre beau pays, d'offenser une célébrité au long bras plutôt que d'intoxiquer des populations de manants...

112. Le samedi 7 octobre 2006 à 21:40 par yves

@Swami: pas sûr qu'un manquement à des obligations de prévention de risques connus ne puisse pas donner lieu à quelques belles histoires comme celle de l'amiante, du sang contaminé, des retombées radioactives de tchernobyl. Mieux vaut surement cacher le problème.

L'acteur va surement payer l'amende sans discuter plus outre et tout le monde va oublier. Pas de quoi foueter un chat. Il n'est pas le premier, Coluche s'était aussi fait condamner pour outrage, il me semble.

113. Le samedi 7 octobre 2006 à 21:42 par Kristian

Pour les censeurs, ce qui est en train de se passer, tout ce tintammarre autour du blog de Bereno, c'est exactement l'inverse de ce qu'ils comptaient obtenir : du bruit au lieu du silence, de la lumière au lieu de l'ombre. Moi par exemple, qui ne connaissait rien de ce blog, voilà que je m'y penche, que j'en prend connaissance et l'apprécie.
Grâce aux ressources du Net -que nos censeurs maitrisent encore mal-, voici que ce blog qu'ils espéraient faire disparaitre se reproduit à l'infini comme dans un Palais des glaces à la foire...
Certes, Bereno n'écrira plus, mais ce qu'il a déjà fait prend là une ampleur encore plus grande.
Nos censeurs ne sont pas conscients des capacités du net, mais nous mêmes, sommes nous conscients du pouvoir qu'il nous donne ? Comment le gérer et l'utiliser efficacement, pour, par exemple, alimenter intelligement le débat des prochaines élections ?
En tant que petit nouveau dans ce monde, je cherche encore le plan guide de ce moyen d'expression.

114. Le samedi 7 octobre 2006 à 21:58 par Dominique

Non, mais vous déconnez ou quoi ? Vous êtes dans le pipole bébête comme Pointblog ? Le texte sur la confrontation entre Dipardiou et les inspecteurs du travail était tiré de la lecture du Monde, de Libé, de l'Huma, du Fig, de l'AFP, voire TF1 ou LCI ! qui en ont tous parlé largement et en détail.

115. Le samedi 7 octobre 2006 à 22:36 par ceinture

ce billet là relativement recent n'a pas du etre tres apprecié dans les tutelles
Travail pénitentiaire...(Première partie)
Ma visite en ces lieux n'a rien de fortuite: le directeur de la maison d'arrêt a demandé lui-même un contrôle de l'inspection du travail. D'après une circulaire ministérielle, il doit, chaque année, solliciter une visite de nos services
(c'est la première fois en dix ans que l'inspection du travail est invitée à se rendre sur place !)

Travail pénitentiaire...(Deuxieme Partie)
Peut-être aurai-je la possibilité d'apprécier si des améliorations sont intervenues, l'année prochaine, si le directeur me saisit de nouveau...

j'aurais au moins appris qu'un inspecteur du travail ne peut pas se rendre librement sur.... les lieux de travail ! (je ne parle pas des cellules)

je serais tres curieuse de connaitre l'echo qu' a reçu le directeur de la prison suite à ce billet

116. Le samedi 7 octobre 2006 à 23:00 par ToTheEnd

@Sans pseudo: je me suis peut être mal exprimé, mais je pensais bien qu'il y avait une hiérarchie, même en France! Mais ma question était plutôt orientée sur ce que ce noble personnage qu'on appelle "responsable syndical" sait de plus sur la façon de s'exprimer à propos d'un problème dans une boîte...

En d'autres mots, le "responsable syndical" ne doit pas franchement avoir de meilleures techniques de communication que l'employé (je ne parle même pas de formation). D'où ma surprise de voir cette "responsabilité" confiée à un type de syndiqué...

Maintenant, c'est vrai que la France a une notoriété à défendre sur le thème des syndicats... autant que moi sur le rouge.

T

117. Le samedi 7 octobre 2006 à 23:21 par GCX

remboursez!!!

118. Le dimanche 8 octobre 2006 à 00:52 par Gerard

Pour jouer les trolls, je voudrais faire remarquer qu'il y a quand même plus grave que ce qui est arrivé à Bereno. Une journaliste vient de se faire descendre à Moscou. Alors un peu de mesure dans les commentaires ne ferait pas de mal.

Je crois que Bereno est tombé dans le panneau. Le panneau du paysan qui dénonçait l'inquisition fiscale. Son erreur a été de nommer une organisation syndicale. Dénoncer publiquement un syndicat peut être considéré comme manquement à l'obligation de réserve. Il s'agit bien de dénonciation, et non de constatation, puisque cette organisation n'a fait l'objet d'aucune condamnation dans cette affaire (alors que notre acteur national l'a été, on peut difficilement croire qu'il a encore envie de la ramener sur ce coup; tout comme l'entreprise de poterie, une publicité sur ses activités ne l'intéresse sans doute pas plus que cela, un boycott est si vite arrivé). Cela pourrait expliquer pourquoi Bereno ne souhaite pas attaquer la décision de sa hiérarchie : il n'a pas un dossier en béton.

Je pense que si un autre inspecteur du travail (Clairwill ?) évite ce genre de dérapage, il pourrait faire la même chose que Bereno sans risquer la méme mésaventure. Enfin, il risquerait que ses lecteurs comparent son style avec celui de Bereno, et là c'est pas gagné parce que l'original était de qualité.

119. Le dimanche 8 octobre 2006 à 01:20 par anne

@gerard
Je suis d'accord, c'était le plus "limite", d'autant que les commentaires sur les paysans, sur cette note et sur d'autres, étaient carrément de l'autre coté de la ligne...
Bon, dommage, il m'énervait parfois, mais je le lisais régulièrement, et je le trouvais intéressant, ça va me manquer.
J'y ai gagné de découvrir ce blog (en cherchant des nouvelles), que je trouve passionnant. J'ai déjà appris plein de choses. Merci à Me Eolas de nous prêter un peu de place pour cette discussion entre anciens de chez Bereno, dans cinq minutes on va se ré-intéresser aux tribunaux, promis.

120. Le dimanche 8 octobre 2006 à 04:40 par yves

Ça m'étonnerai que ça soit celui sur les paysans, parce qu'après ce qui est arrivé il y a deux ans, Bereno n'aurait probablement pas accepté de se laisser réduire au silence à cause de celui là. Ça aurait mérité plus qu'un haussement d'épaule.

Et l'inspection du travail et les paysans, on va en reparler au moment du procès (au fait ça en est où? toujours à l'instruction?). Le syndicat qui a fait poser ses affiches n'a rien à gagner à faire taire Bereno sur ce sujet là.

Quand à ce qui s'est passé à Moscou, ce n'est pas parce qu'il y a pire ailleurs qu'il faut accepter ce qui n'est pas normal ici. Il y a toujours pire ailleurs. Il y a certainement des pays ou il n'y a même pas d'inspection du travail, c'est dire.



121. Le dimanche 8 octobre 2006 à 04:53 par yves

La réaction de Gérard Filoche a été repoduite ici.
www.democratie-socialisme...

On peut se replonger dans l'affaire d'il ya deux ans en relisant son coup de gueule de l'époque: www.legrandsoir.info/arti...

122. Le dimanche 8 octobre 2006 à 08:47 par Swâmi Petaramesh

@Anne : « d'autant que les commentaires sur les paysans, sur cette note et sur d'autres, étaient carrément de l'autre coté de la ligne... »

Celui qui écrit s'expose nécessairement un jour ou l'autre à commettre un excès ou dire une connerie, ou au minimum quelque chose qu'il regrettera par la suite. La plupart de nos "Grands Hommes" l'on fait. Heureusement qu'on n'a pas détruit pour autant la totalité de leur oeuvre.

Ecrire, c'est aussi se montrer au regard de l'autre avec nos excès et nos imperfections.

123. Le dimanche 8 octobre 2006 à 10:01 par anne

@swâmi petaramesh
Certes, d'ailleurs moi aussi je peux dire une connerie...
Il fallait comprendre : sur un sujet si sensible, un excès, même involontaire, même limité aux commentaires et même à certains commentaires pourrait susciter une réaction de la hiérarchie.
Il ne fallait pas comprendre : c'est bien mérité. Si c'est ce que j'ai dit, c'est par erreur.
Mais ce que dit Yves sur ce sujet est convaincant aussi. Voilà, je ne sais pas.

124. Le dimanche 8 octobre 2006 à 11:14 par Irène Delse

Donc, ce serait un unique billet de Bereno qui aurait fait déborder le vase de "l'opportunité" (ah, Maître, que j'aime cette définition !) politique...

Mais ce qui m'ennuie dans le billet d'aujourd'hui, c'est que notre hôte semble en dire soit trop, soit pas assez. Car forcément, si on sait qu'il y a un sujet plus brûlant que les autres et que l'on commence à spéculer (comme certains le font ici)...

Peut-être justement que si cette affaire sortait de la blogosphère, ceux qui cherchent en haut lieu à "ne pas faire de vagues" se retrouveraient devant une telle houle qu'ils seraient obligés de fiche la paix à B. On peut toujours rêver.

Et sinon, oui, le meurtre d'Anna Politkovskaïa montre qu'il y a des choses bien plus terribles ailleurs, dans un pays où, comme c'est étrange, le gouvernement contrôle la plupart des médias et n'aime pas qu'on parle de ce qui dérange... Lueur d'espoir : ce crime a peut-être conduit ses collègues russes à un sursaut, puisque les journaux télévisés ont ouvert dessus.

125. Le dimanche 8 octobre 2006 à 12:56 par Koala

Je ne suis pas d'accord avec tous les messages ici qui crient à la censure contre Bereno.
Sans même parler du problème du devoir de réserve, Bereno s'exprime dans son blog non pas à titre privé mais bel et bien en tant que fonctionnaire. D'une certaine manière, il prétend représenter l'inspecteur du travail "type" et il propage donc une certaine image de l'inspection du travail .

Si cette image ne convient pas ou plus à son administration, pour quelque raison que ce soit, ou si elle estime ses propos déloyaux, il me semble logique que cette dernière puisse l'empêcher de continuer à se servir de sa qualité pour publier.
Libre à lui de dire ce qu'il veut mais en tant que personne privée, pas comme fonctionnaire.

Fonctionnaire moi même, l'idée ne me viendrait pas de publier des choses sur mes dossiers en me servant explicitement de ma fonction pour appuyer mes propos, sans l'autorisation de mes supérieurs hiérarchiques.
Je trouve que Bereno se promène à la limite du comportement non éthique.

La Fonction Publique c'est "aussi" des contraintes suplémentaires

126. Le dimanche 8 octobre 2006 à 13:03 par Swâmi Petaramesh

@Koala : Regardez un calendrier ; je vous assure qu'il y a écrit "2006" dessus. Pas "1806"...

127. Le dimanche 8 octobre 2006 à 13:55 par stéphane

Décision sage mais pas libre.

Les faits que l'inspecteur délivrait étaient sufisamment vagues pour garantir l'anonymat. Un individu s'est reconnu dans un récit.Et alors ? A la limite, n'importe qui peut dire : c'est moi ! Et même si c'est vrai, quel est le problème, du moment que l'auteur ne donne ni le nom ni le lieu de la scène... : il ne viole pas le secret professionnel. J'estime qu'il y a un abus dans l'interprétation de cette notion.

L'enjeu ici est la liberté d'expression. On peut même se demander si cela n'est pas télécommandé par les libéraux, et notamment ceux qui sont au pouvoir. En tout cas, cela doit les arranger.

Espérons que fasse aux indignations le pouvoir changera de position, sinon attendons les prochaines élections.

Ben voyons : les libéraux qui complotent contre la liberté d'expression. Et qui sont au pouvoir, c'est connu, leur candidat a été élu au premier tour en 2002 avec 3,91% des voix ; le gouvernement actuel n'intervient jamais dans l'économie, et les lois votées par cette législature n'ont fait qu'autoriser à tour de bras : la loi DADVSI est une grande loi libérale, les lois Perben garantissent les libertés individuelles, la loi anti-terroriste protège la vie privée des citoyens, et les deux réformes du droit des étrangers n'ont visé qu'à élargir leur liberté de circulation et d'établissement en France. Non mais vous réfléchissez de temps en temps à ce que vous dites ?

Eolas

128. Le dimanche 8 octobre 2006 à 14:42 par Gerard

Yves : le problème est qu'en théorie, l'administration est neutre.
Pour prendre un exemple bidon, si un enseignant déclare publiquement : tous les bretons sont tétus; et qu'il dise ensuite à Mme Keredec : votre fils s'obstine dans l'erreur, Mme Keredec est en droit de se demander si le fonctionnaire a bien estimé la performance de son rejeton de manière objective, ou bien s'il a été aveuglé par des préjugés. Si Bereno est appellé à contrôler des personnes appartenant à l'organisation concernée, lesdites personnes pourraient arguer qu'il est aveuglé par des sentiments de vengeance. Je ne crois nullement qu'il en soit capable, mais un tribunal ne peut baser une décision sur des sentiments de ce genre; par contre, il y a existence objective de détails pouvant faire penser à un préjugé.

129. Le dimanche 8 octobre 2006 à 14:45 par ano et nyme

Heureusement que nous pouvons compter sur les quelques notes sérieuses de eolas (@127 stéphane) pour permettre a ces nombreuses envolées littéraires sur le cas bereno, d'atterrir... Euh aidez moi Maitre, vous souriez un peu quand vous écrivez, ou alors c'est un rictus de douleur...
Cordialement de continuer a tout lire.

130. Le dimanche 8 octobre 2006 à 20:33 par Raboliot

Cher Maître,


Je vais faire du pinaillage juridique, et j'espère que vous trouverez un plaisir et un intérêt à apporter une réponse :
Il me semble que vous publiez vos billets sous la licence Creative Commons. A ce titre comment pouvez vous évitez que la première version du billet ne circule dans la nature ?

Merci.

131. Le dimanche 8 octobre 2006 à 21:29 par flo

AMHA, ce n'est pas du pinaillage juridique, Raboliot, c'est juste une question ophtalmologique : vous n'avez pas détaillé les petits caractères placés sur la colonne à gauche du blog. :)

Et la persistance d'une publication sur le web, ou rien ne se perd mais où tout se récupère, n'a rien à voir avec la licence choisie par un auteur. Les aggrégateurs et les caches ne connaissent rien à la propriété intellectuelle.

132. Le dimanche 8 octobre 2006 à 23:25 par stéphane

Rarement un dimanche...

Dans la liberté de circulation, vous avez omis celle des capitaux... Quid de l'appel de Genève?

133. Le lundi 9 octobre 2006 à 08:14 par Raboliot

@flo

Dans les petits caractères j'ai uniquement vu le "abuse" et la mise en garde du style "je suis avocat alors me faites pas chier !"
Je ne sais même pas si le blog est effectivement publié sous licence créative commons.
En fait je ne cherche pas l'ancien billet mais une réponse de droit au problème posé par les caches et aggrégateurs.

134. Le lundi 9 octobre 2006 à 10:57 par Loup

allez lire sur rezo.net/sources/bereno

135. Le lundi 9 octobre 2006 à 12:02 par silence radio

chut!..........

136. Le lundi 9 octobre 2006 à 22:09 par SINENSIS

Maître,

Art.521-1 du code pénal, Maître. Moi perso c'est les coups de pieds, type "les nuls-l'émission".
Sinensis.

137. Le mercredi 11 octobre 2006 à 23:04 par ultra

Amusante la news sur petite anglaise, ici même un commentateur disait que le licenciement de petite anglaise était monté de toute pièce par elle même pour pouvoir profiter de sa notoriété et vendre un produit.
Tout le monde riait et criait à la mère thérèsa au dessus de tout soupçon, en fait non, c'était une manipulation pour sortir un livre et récupérer un chèque à 6 chiffres.

Chers lecteurs, vous vous faites manipuler par ces sois disantes victimes innocentes.
Et quand on a un maître eolas qui s'occupe du dossier, c'est comme maitre collard qui passe à la télé pour médiatiser ses clients qui sortent un livre quelques mois plus tard.

138. Le mardi 17 octobre 2006 à 20:38 par ptilou

Ah bah chui en retard... commentaire 138 !!!!
je faisais tout juste ma petite note d'étonnement sur la disparition de ce blog d'utilité publique... et un commentaire m'oriente ici. C'est un blog sur lequel j'ai beaucoup appris et sur lequel on voyait indéniablement que les inspecteurs du travail n'étaient pas forcement des "ayatolahs rouges" et d'odieux "bouffeurs d'entrepreneurs et autres patrons".
Beaucoup d'humanité dans ces notes et beaucoup de descriptions qui donneraient du contenu à un nouveau Balzac ou un nouveau Zola...

Bref ce blog finit en eau de boudin... C'est bien tristounet ! on respectera donc les volontés du blogueur. On la fermera !!! MAIS a CONTRECOEUR !!!
Toute ma sympathie et tous mes encouragements à ce blogueur hors pair.
(et salutation au Blog qui porte ces commentaires)

Ptilou. modeste blogueur du Monde.fr

139. Le mardi 17 octobre 2006 à 21:17 par peter gabor

Étant moi-même hébergé sur le site du Monde.fr j'ai suivi l'affaire depuis le début.

Et autant je suis désolé sur le plan démocratique et politique de la disparition du blog de Bereno autant et bien souvent je n'étais pas d'accord avec son approche des cas qu'il étudiait.

Ce n'est pas le lieu ici et maintenant de vous raconter mes démélés avec l'inspection du travail qui remonte à l'époque où j'étais chef d'entrerpise avec une soixantaine de salariés en charge.

Ce serait trop long et indigeste. Mais encore une fois, je trouve inadmissible qu'on puisse fermer la gueule à qui que ce soit sur son blog dès lors qu'il ne profère pas de propos contraires aux droits de l'homme, au citoyen et à l'éthique de sa profession. Tous les points de vus sont permis, quand argumentés, ils tolèrent en plus les commentaires d'avis différents.

J'ai publié qq fois des avis contraires à Bereno et il ne me les a jamais censuré. Preuve que nous partagions pour l'essentiel les mêmes valeurs. Amicalement

peter gabor

140. Le jeudi 19 octobre 2006 à 15:13 par josué

Juste pour dire que je le regrette quand même, moi, le blog de bereno.
J.

141. Le lundi 23 octobre 2006 à 10:51 par BLS

J'avais annoncé l'existence du blog de BERENO sur mon blog comme un inspecteur qui se mouillait, en invitant nos inspecteurs du Bien-Être à en faire de même.
Je dois malheureusement en annoncer la fin.
Je fais un lien vers votre blog Maître Eolas pour que chacun puisse avoir une vision saine de la situation et apporter par ce biais mon support à "Monsieur Bereno".

142. Le mercredi 8 novembre 2006 à 20:36 par JP

Deux semaines de réactions, bereno a été vite, très vite oublié...

A sa demande.

Eolas

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