Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Alors, ces reliques de la mort ? (billet AVEC spoilers)

Maitre Eolas est en robe de sorcier, bleu nuit parsemée d'étoiles, avec un bonnet de sorcier, du même bleu avec un croissant de lune. Il gronde une élève toute penaude qui a du mal à retenir une larme. Maitre Eolas lui dit : "Rachida, en transfiguration, encore zéro ! Tu devais TRANSFORMER la carte judiciaire, et tu as juste fait disparaître des tribunaux. Déjà que tu n'as pas réussi à transformer ton pipeau en MBA, ça sent le redoublement..."

Attention, ne cliquez pas sur « Lire la suite » si vous n'avez pas fini les Reliques de la Mort ou si vous vous fichez de Harry Potter.

Allez, je vous ai laissé le temps de lire le 7e tome, il est temps qu'on en cause.

Pour ma part, il m'a beaucoup plu, comme les six autres. Beaucoup de lecteurs ont été agacés par cette longue partie au milieu, où il ne se passe rien en apparence : la longue fuite de Harry, Hermione et Ron, et le départ de Ron. Pour ma part, cela m'a surpris lors de la lecture. Le tome 7 n'est pas énorme, et il y avait tant de choses à faire : identifier les horcruxes, les détruire, puis aller faire la peau à Voldy, répondre à toutes les questions, et pendant des mois, Harry fuit, est isolé du monde, et fait du sur place, chacune de ses initiatives manquant de tourner au désastre. Avec le recul, je pense que c'est au contraire un des meilleurs moments de l'aventure. On partage le désespoir de Harry, on sent ce que c'est que d'être traqué dans un monde devenu hostile, où ses quelques alliés sont eux aussi contraints à la clandestinité et où on n'a plus de refuge. Ajoutons à cela l'influence néfaste du médaillon-horcrux, qui renvoie à celle de l'Anneau Unique dans le Seigneur des Anneaux, et on a une ambiance oppressante qui est à l'origine du malaise du lecteur.

Et ce n'est pas pour me vanter (mais si quand même un peu), j'avais deviné que Snape restait du côté des "gentils" et surtout pourquoi. Depuis l'Ordre du Phénix, en fait.

Et bien sûr, quelle immense mélancolie à la fin, notamment cet épilogue qui pose tant de questions sur le sort des survivants.

Questions auxquelles JK Rowling a répondu depuis la sortie du livre en anglais. Donc voici rien que pour vous un tome 8 :

  • Harry Potter et le monde du travail.

Que sont-ils devenus ? (Désolé, j'utilise les termes anglais, je ne connais pas leur équivalent français)

Harry Potter est bel et bien devenu Auror après Hogwarts. Dix ans après (soit cette année...), il deviendra chef du Départemeent des Aurors et le réformera de façon révolutionnaire. Ron a quant à lui rejoint son frère George pour continuer Weasleys' Wizarding Wheezes.

Le nouveau ministre de la magie est Kingsley Sacklebolt. C'est sous sa direction que Harry prendra en main le Département des Aurors.

La nouvelle qui m'a fait plus plaisir : Hermione est devenue avocate ! Je l'ai toujours dit : le droit, c'est magique. Elle est à l'origine de l'abrogation de la législation sur les Elfes de maison, et de la législation pro-Sang-Purs. Elle a également mené une profonde réforme du Département Juridique du Ministère de la Magie, inspirée des certaines bonnes pratiques Muggles (Habeas Corpus, entre autre...). Je la soupçonne d'être aussi à l'origine de l'accord professionnel qui a multiplié par deux voire trois selon les cas la gratification due à nos stagiaires. Personne n'est parfait.

Ginny Weasley - Potter est devenue joueuse de Quidditch aux Hollyhead Harpies (seule équipe entièrement féminine de la Ligue Anglaise de Quidditch) avant de prendre sa retraite pour fonder une famille. Elle est depuis chef du service Quidditch au Daily Prophet.

Neville Longbottom est heureux comme professeur d'Herbologie. Il a épousé Hannah Habbot, qui deviendra la nouvelle tenancière du Leaky Cauldron, le pub à Londres. Il vit donc au dessus du pub en dehors de l'école.

Luna Lovegood est devenue naturaliste, et parcourt le monde à la recherche de créatures étranges, mais réelles. Elle épouse Rolf Scamander, le petit fils de la célèbre Newt, auteur du livre "Les Créatures Magiques, et comment s'en occuper".

L'identité du nouveau directeur d'Hogwarts n'a pas été révélé, mais ce n'est pas McGonagall, un peu usée.

Il y a désormais un professeur de Défense contre les Arts Sombres permanent : la mort de Voldemort a levé la malédiction. Son identité n'a pas été révélée.

JK Rowling avait indiqué qu'un personnage qui devait mourir a été finalement épargné : il s'agit d'Arthur Weasley.

Dolores Umbridge a été emprisonnée pour Crime contre les "Muggleborns" (nés de moldus). Firenze a pu réintégrer sa horde, les Centaures ayant jugé son attitude finalement honorable.

Cho Chang épousera un Muggle.

Par la suite, Harry et Dudley sont restés vaguement en contact, par des cartes de voeux. Il y aura quelques réunions familiales dans une ambiance gênée, et leurs enfants respectifs ne s'aimeront pas.

Les Malfoy arriveront à éviter d'être poursuivis pour leurs crimes pour avoir aidé Harry à la fin.

Enfin et surtout, la dernière révélation est tombée il y a quelques semaines : Dumbledore était homosexuel.

C'est très sérieux.

Ce n'est pas un choix conscient dès le départ mais une évidence qui s'est imposée à elle quand elle a rédigé le premier tome, après des années de mise en forme et collecte d'information. C'est pourquoi Dumbledore est tombé sous le charme de Grindelwald et a mis tant de temps à aller le combattre : c'était son amour de jeunesse.

Et vous alors, qu'en avez vous pensé ?

Enfin, une info hors roman, qui nous ramène au dur monde du droit : JK Rowling a annoncé sur son site qu'elle et Warner Bros avait intenté à procès à Steve Vander Ark, auteur du site The Harry Potter Lexicon, sans doute le site le plus complet (et le plus laid) sur la série. JK Rowling lui avait pourtant donné un titre du meilleur site de fan, et a confié qu'il lui arrivait d'aller le consulter pendant la rédaction de ses deux derniers tomes quand elle avait un doute sur un détail.

En effet, l'auteur de ce site a annoncé la sortie d'une version papier de son encyclopédie du monde de Harry Potter. Or pour l'auteur, si ce site est tout à fait légitime tant qu'il est gratuit et ouvert à tous, elle s'oppose à une exploitation commerciale dérivée de son œuvre.

Les mauvaises langues diront que c'est parce que l'auteur a annoncé son intention d'écrire sa propre encyclopédie officielle, mais ce sont des mauvaises langues : aucune date de sortie n'a été annoncée, et le travail de compilation n'est même pas commencé, JK Rowling comptant prendre une longue pause après la promotion du septième tome. Le temps que son encyclopédie sorte, il n'y aura pas de concurrence. En outre, elle a indiqué que les droits d'auteur de cette encyclopédie seraient reversées aux œuvres de charité auxquelles elle contribue (comme le seront les éventuelles sommes obtenues par ce procès). Enfin, la sortie d'un livre de JK Rowling sur Harry Potter sera un tel événement que même ceux ayant acheté l'encyclopédie non officielle se la procureront sans aucun doute.

L'argumentation repose sur une violation du copyright et du droit des marques, Harry Potter étant entre autres une marque déposée par JK Rowling et Warner Bros. Selon les plaignants, le travail de compilation se résumerait à une copie de l'œuvre, sans apport critique ou pédagogique (ce qui est inexact, The Harry Potter Lexicon étant riche en essais sur des thèmes récurrents et des théories explicatives de certains aspects de l'histoire).

Pour ma part, mais je raisonne ne droit français, je ne pense pas que l'initiative de Steve Vander Ark soit illégale. Un travail aussi méticuleux de compilation d'information tirées des livres et des interviews, et leur organisation et indexation est une œuvre de l'esprit originale, comme toute encyclopédie. Il n'y a pas appropriation de l'œuvre d'autrui comme le serait l'écriture d'un huitième tome, bien évidemment. On ne compte plus les encyclopédie sur le monde de Tolkien, rédigées par d'autres que l'héritier de l'auteur. Pour le moment, l'auteur et l'éditeur, tous deux américains, se défendent en invoquant le premier amendement, la liberté d'expression.

Plus problématique est le droit des marques, qui interdit effectivement d'indiquer le nom de Harry Potter dans le titre du livre. Il faudrait l'intituler "L'encyclopédie du monde des sorciers de JK Rowling", par exemple.

Triste affaire, surtout quand on la compare à l'indifférence de l'auteur à l'égard d'œuvres dont la qualité éditoriale peut laisser dubitatif, certaines se présentant comme un tel travail encyclopédique, l'idée de parasitisme économique n'étant en tout état de cause sans doute pas absente non plus.

Commentaires

1. Le mardi 6 novembre 2007 à 18:31 par Gastiflex

J'ai bien aimé :
- toute la première moitié, où on n'a pas le temps de souffler
- l'ambiance super sombre qui fait penser à l'occupation. Un peu comme ce qui se passe dans le 5 à l'école, mais à l'échelle du pays cette fois
- les persos secondaires (Neville superstar)
- le fait qu'on voit un peu plus ce qui se passe à l'intérieur du camp de Voldemort, grâce à certains chapitre qui leur est consacré ou grâce aux visions de Harry

J'ai moins aimé :
- Le côté Hollywoodien de certains passages, comme l'évasion de Gringotts, ou de la salle sur demande (après avoir récupérer le diadème) qui semble avoir déjà été pensés pour le cinéma ou le jeux vidéo
- un peu trop de bons sentiments : le ralliement de tout le monde avant la bataille de Poudlard, même de Percy, le fait que Harry pardonne instantanément à Rogue
- la fin trop vite expédiée : c'est la teuf de la victoire, on sait qu'en dehors des personnages principaux il y a eu 50 morts, probablement des élèves pour certains, mais on ne dit pas qui et c'est direct l'épilogue.
- j'ai bien aimé l'épilogue (sauf l'hommage à Rogue "l'homme le plus courageux", faut pas exagérer), mais du coup on aimerait avoir des infos sur tous les persos. J'aurais préféré que les infos qu'a lachés Rowling soient dans le livre plutôt que dans des conférences de presse.

Des regrets :
- manque de baston à la fin : j'attendais avec impatience que Harry ou Neville dézinguent les Lestrange à la fin (d'ailleurs on ne sait pas ce que devient monsieur Lestrange). Idem, j'aurais bien aimé que Greyback se fasse rosser par Bill ou Remus.
- Sirius ? Pourquoi l'avoir fait mourir de cette façon sous cette arche mystérieuse dans le 5 si c'est pour qu'on n'en entende plus parler ?

Sinon j'avais deviné à la fin du 6 qui était RAB, et je trouve un peu ridicule la tricherie de l'auteur pour brouiller les pistes en disant qu'Hermione a cherché et qu'elle n'a trouvé que deux sorciers correspondant aux initiales. D'autant qu'elle a dû voir l'arbre généalogique comme Harry chez Sirius.

2. Le mardi 6 novembre 2007 à 18:36 par Manue

Ma fille de 11 ans vous demande comment vous savez tout cela, "avocat n'ayant rien à voir avec les Harry Potter" d'après elle ? Quant à moi je suis en train de lire le tome 7 (elle l'a fait avant moi, j'ai donc un peu de retard). Je le trouve super, aussi bien que les autres ... mais j'aurais bien aimé que l'histoire continue ... D'ailleurs dans votre article, vous parlez du sort réservé à cette encyclopédie, mais qu'adviendrait-il si quelqu'un voulait écrire la suite ? ... ce n'est pas une demande de consultation, je ne suis pas concernée !!!!

3. Le mardi 6 novembre 2007 à 18:41 par Pask

Hum... On parie que vous dépassez les 200 commentaires avec ce billet ?

Moi c'est la fin, que j'ai pas tellement aimée. J'ai trouvé vraiment magnifique le moment où Harry décide de se sacrifier, j'en avais le coeur tout serré, voire les yeux un peu humides. Ensuite, il y a ce long passage un peu étrange avec Dumbledore. Puis le dernier chapitre... Bon, jusque là ça va encore.

Mais l'épilogue ! Bien sûr, sur le coup c'est génial, on est hyper soulagé, tout le monde va bien, wow, super.

Mais après coup ce qui m'est resté c'est vraiment une sensation de "trop facile", et l'impression que l'auteur a un peu cédé à la fin hollywoodienne... Je trouve qu'une fin un tout petit moins rose bonbon aurait quand même eu plus de gueule.

Mais bon, tout ça reste excellent, d'ailleurs j'ai entamé ce week-end la relecture de tous les tomes. En Français, c'est mon tour de céder à la facilité.

Autre chose, j'aimerais bien savoir ce que les gens (les lecteurs d'eolas en l'occurrence) pensent de cette façon qu'a JK de révéler les "à-côtés" de la série, en l'occurrence les bouts de vie de ses personnages qui ne sont pas dans les livres. Personnellement je n'ai absolument aucun avis sur la question, mais j'ai entraperçu un début de polémique sur le thème du "elle n'a pas le droit de décider de la vie de ses personnages comme ça". Amusant...

Bon, vous m'avez mise en retard, mais je n'ai pas pu résister au plaisir d'être parmi les premiers à commenter...

4. Le mardi 6 novembre 2007 à 18:42 par tschok

Dumbledore était homo?!

Mais c'est... une catastrophe!

Comment voulez vous qu'on fasse son Oedipe dans des conditions pareilles?!

Ca veut dire qu'il y a une Gay Pride à Poudlard ?

J'imagine le pire...

5. Le mardi 6 novembre 2007 à 18:54 par Xavier

Je n'ai pas lu le texte parce que je tiens quand même un chti peu à Henri Pottier et que je n'ai pas commencé le dernier.

Bref, pourquoi Maître Éolas est-il un concombre vert ? Oo

6. Le mardi 6 novembre 2007 à 18:59 par villiv

Eolas,

en toute fin de "discours", dans votre bulle, n'auriez-vous pas pu tenter la ptite phrase classique qui va bien... du style "Rachida, tu es donc le maillon faible, et donc tu sors..." ?

7. Le mardi 6 novembre 2007 à 19:00 par Cat

surlace <-> sur place

(au début de votre article)

Moi je n'ai pas aime les "morts gratuits" lors de la bataille finale, sans mise en scène (Chtonks par exemple). Il y avait moyen de rendre leur mort plus intéressante, je pense.

8. Le mardi 6 novembre 2007 à 19:01 par Keltha

Question que je me suis posée tout au long de ma lecture de ce dernier tome (mais aussi pendant les précédents) : et dans le reste du monde, que se passe-t-il ? Car si Voldemort est sensé être LE sorcier maléfique qui règne sur le monde entier, je trouve étrange qu'il soit fait si peu cas des actions des divers ministères à travers le monde. Les magiciens sont-ils une espèce exclusivement européenne, avec seulement le RU ayant un ministère dédié ?

Au niveau du livre, je l'ai beaucoup apprécié. Au contraire de la plupart des personnes (j'ai l'impression), j'ai beaucoup aimé le passage central, dans la forêt. Harry est paumé, découvre que c'est bien beau de partir à la chasse aux Horcruxes, mais qu'il ne sait en fait rien sur leurs locations. Bref, un passage où l'on sent que Harry n'avance pas au petit bonheur la chance, mais qu'il doit bien chercher. Mais par contre, la bataille dans Poudlard... j'ai vraiment l'impression qu'il y a eu une compression à ce niveau-là. Des tas de personnages familiers meurent, mais on ne sait même pas pourquoi. En fait, j'aurais préféré une narration plus longue pendant ce moment, mais pas d'épilogue. Car honnêtement, lire que notre trio a fait du ministère de la magie un endroit où il fait bon vivre.... mwahahaha.

Un petit pincement au coeur en pensant que la série que j'avais commencé à 9 ans fini maintenant, alors que j'ai presque le même âge qu'Harry à la fin.

9. Le mardi 6 novembre 2007 à 19:11 par OuvreBoîte

Moi aussi la partie du milieu m'a bien plu; Livrés à eux-même sans aide ni direction avec toutes les responsabilités à assumer, les errements et les hésitations qui jalonnent cette transition brutale à l'age adulte sont bien rendus.
Par contre elle est toujours aussi peu dégourdie pour les scènes de bagarre ; comme dans les tomes précédents, les situations de conflits armés sont plates, ternes et répétitives, On est loin du SdA.

Concernant la suite, l'affaire de l'auteur ayant eu la prétention de complèter l'oeuvre de Victor Hugo n'étant apparemment pas close :
tf1.lci.fr/infos/france/j...
On peut considérer que le sujet n'est pas tranché. La cour de cassation n'a pas apparemment pas voulu valider le fait que créer une suite non autorisée viole le droit moral de l'auteur. Ce que personnellement je trouve contestable sur le principe, surtout quand le contrevant potentiel à eu le mauvais goût de vouloir parasiter un chef d'oeuvre aussi définitif que Les Misérables ; mais bon, les subtilités de la définition juridique du droit moral m'échappent probablement.

10. Le mardi 6 novembre 2007 à 19:13 par Hermione

je suis la petite fille de 11 ans ! promis, je vais lire votre article "le droit c'est magique" ! Mais que se passerait-il si quelqu'un voulait écrire une suite ?

11. Le mardi 6 novembre 2007 à 19:20 par Sla.

Grindelwald, amour de jeunesse de Dumbledore... J'avoue qu'à aucun moment ça ne m'avait traversé l'esprit... Je m'étais arrêté aux explications du livre: "la découverte d'un étudiant aussi brillant que lui", etc.

En tout cas, je serais ravi d'avoir un certain Flitwick comme headmaster!

12. Le mardi 6 novembre 2007 à 20:00 par Un fan

Dumbledore homosexuel? Est-ce une blague maître?

13. Le mardi 6 novembre 2007 à 20:07 par Manue

Je suis un peu gênée par cette histoire de Dumbledore homosexuel que j'ai lue dans la presse ... surtout après la lecture du livre parce que ce serait justement cette homosexualité qui l'aurait entraîné vers "le mal" dans la personne de Grindelwald ... quand on voit la force des symboles et des paraboles chez JK Rowling, d'autant plus dans le Tome 7 avec l'importance accordée au thème des "sang impur" (l'enfant qui ne ferait pas de lui-même le rapprochement avec notre Histoire serait vraiment idiot !), on ne peut s'empêcher de s'interroger sur cette association -a posteriori certes, mais alors quel besoin avait-elle de le dire- homosexualité = le mal ... Je sais, j'extrapole peut-être un peu mais je suis sincèrement gênée. Qu'en pensez-vous, tous ?

14. Le mardi 6 novembre 2007 à 20:08 par Sébastien G

J'ai aussi beaucoup aimé ce tome, notamment la partie où les héros sont comme perdus : ça aurait semblé surfait qu'ils détruisent un horcrux tous les deux chapitres...

Quelques regrets : l'épilogue laisse sur sa fin et j'ai trouvé que le passage à Gringotts était un peu trop facile (mais le final était superbe). Et après le sixième tome je m'attendais à ce que les sorts non verbaux soient plus déterminants (notamment après le "cours" que donne Snape à Harry à la fin...)

Sinon il me semble avoir lu que Ron rejoignait Harry chez les Aurors et les réformait avec lui, après avoir passé un temps au magasin de farces et attrapes.

15. Le mardi 6 novembre 2007 à 20:53 par Manue

Bon, j'avoue que votre point de vue a son intérêt. Je n'avais pas vu les choses sous cet angle ... vous savez que vous pourriez être avocat, vous ? ! Mais malgré tout, je reste quand même avec le fait que tout le mal du départ viendrait de là ... Toutefois je vais continuer ma lecture en essayant d'adopter vos lunettes, et je vous dirai ...

16. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:06 par Arthur Rainbow

Je l'ai beaucoup aimé, comme beaucoup.
Je n'ai jamais su commenter un texte, donc je ne m'y attaquerai pas.
Je voudrais juste savoir, y a t'il des sources de ce que vous indiquez? ou peut on trouver les communiquées de presse? J'avais entendu certaines de ces histoires (en ce qui concerne Neville, c'est dans l'épilogue) mais pour le reste, je n'ai entendu que des rumeurs.

17. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:16 par Thom

J'ai l'impression d'un livre un peu baclé :
- Syntaxe (peut être du à la traduction française)
- Beaucoup de passage sans détail
C'est vraiment dommage, d'autant plus que c'est le dernier.
Même si ça reste une très belle aventure bien sur.

18. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:16 par Jem

Pour ma part ce qui m'a le plus gêné dans ce livre (à part le happy end un peu facile) c'est le sort fait à la pauvre Ginny.
Harry se conduit en parfait macho avec elle d'un bout à l'autre de l'histoire, elle n'apparait qu'à la toute fin comme faire valoir, en petite princesse obéissante de conte de fée et par dessus tout ça elle finit quand même comme boniche de Harry (si je me souviens bien elle n'a même pas le droit à un regard après la victoire, Harry préférant s'isoler avec ses compagnons d'armes).
Si on ne sait pas grand chose de leur vie de couple par la suite, on peut en tout cas deviner que Harry a eu la haute main sur le choix des prénoms.

19. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:21 par Brimbelle

j'ai moi aussi beaucoup aimé ce tome, hormis les deux derniers chapitres et l'épilogue. Le chapitre à King's Cross donne vraiment l'impression que JKR voulait donner un certain nombre d'informations avant la fin sans trop savoir comment procéder, et quand au chapitre final, je trouve que le fait que Harry devienne d'un seul coup capable de comprendre toutes les implications liées aux baguettes très peu crédible (regardons les choses en face, Harry n'est pas quelqu'un de particulièrement brillant intellectuellement). Le fait que la baguette d'un sorcier battu appartienne à son adversaire, aussi alléchante que paraisse l'idée, n'est pas du tout cohérente avec ce qu'il s'est passé dans les tomes précédents (à ce rythme là, Snape aurait été le maître de la baguette de Lockarht, etc.).
Quant à l'épilogue, je le trouve particulièrement manichéen. Il n'apporte en outre aucune information si ce n'est les prénoms des enfants du Golden Trio (la grande vanne sur ce sujet est que si Harry avait eu un quatrième enfant, il se serait probablement appelé Dobby-Hedwidge^^).

Cela dit le reste du livre est vraiment, j'ai énormément aimé le conte des trois frères (dont une version complète va apparemment être vendue aux enchères chez Sotheby prochainement), malgré le fait qu'il ne se raccroche que de manière ténue avec l'intrigue principale.

Concernant Snape, aaah. Il me semblait évident à la fin du tome 6 qu'il avait tué Dumbledore à sa demande (Dumbledore suppliant quelqu'un de ne pas le tuer? Vraiment trop improbable). Quant à son amour pour Lily, ça ne donne à mes yeux que plus de valeur à son engagement contre Voldemort. Après tout, sa raison de vivre étant morte, il aurait pu s'en aller et tenter d'oublier toute l'histoire.
J'ai été très triste de la manière dont il meure, sans pouvoir dire lui-même à Voldemort qu'il l'avait espionné durant toutes ses années. Cela dit, le fait qu'il n'y ait pas de portrait de lui dans le bureau du directeur de Poudlard rend possible de supposer qu'il n'est pas mort (c'est très exploitable, dans uen fanfiction par exemple). JKR a justifié cela en expliquant qu'il avait démissionné avant de mourir, mais étant donné que le Directeur est nommé et démis par le Bureau des Gouverneurs, il semble hautement improbable que le poste soit accordé à vie d'habitude.

Bref, toutes ces lignes pour dire que je ne suis pas déçue par la fin des aventures de Harry, à part par le fait que ce soit la fin, bien entendu. Mon seul espoir est qu'un jour, JKR se prenne pour George Lucas et décide d'écrire l'histoire du père après celle du fils.

20. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:36 par Will

Oui ce tome n'est pas mal.
4 gros bémols quand même qui font que je prefere le 4 et le 5 :
Ce sort d'avada Cadavra qui lui empoisonne la vie depuis le début en ne faisant aucune mort interressante. Pouf t'es mort, on passe à autre chose. C'est particulièrement le cas ici, où, à part les morts de l'elfe et de Rogue les autres sont complètement gratuites.
Cette scène dans la gare qu'on sait pas d'ou elle la sort mais qui permet que Dumbledore explique tout à Harry. Franchement la révélation de Rogue a un peu plus d'allure (car même quand on avait deviné, on ne reste pas sur notre faim)
Ce Voldemort qui est 100% méchant, pas une once d'humanité, que de la méchanceté gratuite qui rend le personnage pathétique. Je préfère nettement la Mme Coulter de Pullman tout en ambivalance et en évolution
Une fin qui laisse sur la faim et qui n'apporte pas grand chose (Et ces révélations post éditoriale ne font qu'en révéler la faiblesse)

21. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:39 par Valentine

Heureusement qu'elle a donner des explications par la suite car il y avait un gout de trop peut sur ce qu'étaient devenu les autres personnages.
Merci Maître :)

22. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:41 par Will

Oui ce tome n'est pas mal.
4 gros bémols quand même qui font que je prefere le 4 ou le 5 :
Ce sort d'Avada Cadavra qui lui empoisonne la vie depuis le début en ne faisant aucune mort interressante. Pouf t'es mort, on passe à autre chose. C'est particulièrement le cas ici, où, à part les morts de l'elfe et de Rogue (qui ne sont pas des Avada Cadavra justement) les autres deviennent complètement gratuites.
Cette scène dans la gare, qu'on sait pas d'ou elle la sort mais qui permet que Dumbledore explique tout à Harry. Franchement la révélation de Rogue a un peu plus d'allure (car même quand on avait deviné, on reste scotché au bouquin)
Ce Voldemort qui est 100% méchant, pas une once d'humanité, que de la méchanceté gratuite. Ce qui rend le personnage pathétique. Je préfère nettement la Mme Coulter de Pullman tout en ambivalance et en évolution
Une fin qui laisse sur sa faim et qui n'apporte pas grand chose (Et ces révélations post éditoriale ne font qu'en révéler la faiblesse)

23. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:45 par Mani

En fait dumbledore n'est pas mort, il .... :D

Je dois avouer que j'avais également prédit que Snape était le pont symbolique reliant les mondes du bien et du mal et le fait que dumbledore s'effondre de sa main n'en avait que plus renforcé mes soupçons.

J'ai aimé ces moments de solitude, de fuite et de trahison, notamment de retour sur ses terres familiales, on sent bien l'enfant qui a envie de croire au conte de fées et qui se laisse dominer par son désir plus que par la nécessité impérieuse du réel, les orcruxes ne tombant pas du chapeau d'une vieille voisine, fût elle témoin de la vie parentale.

Je n'ai pas contre pas du tout apprécié le raccourcis employé par l'auteur pour faire tomber la communauté de l'anneau euhh pardon les jeunes et brillants représentants du monde libre par le prononcé du nom de celui dont on ne doit pas prononcer le nom.

Trop facile, stupide de la part d'un héros qui nous éblouis de par son intelligence tactique à toute épreuve (nous n'étions justement pas sur le terrain émotionnel où HP est totalement immature).

Hop on dit le mot interdit et on se retrouve dans le donjon des enfers ... un peu facile.

Un peu facile aussi l'elfe de maison désopprimé venant régler sa dette par une apparition magique au sens global du terme, même si les pouvoirs mis en oeuvre sont cohérents.

J'ai beaucoup aimé la prise de pouvoir des Mangemorts et radio Londres, les camps se dessinant entre les faibles, les forts, les collabos, les résistants et les timides.

La fin est ce qu'elle est, toujours triomphante et toujours frustrante.

Elle n'a pas ramené ses parents à Harry, il est grand maintenant.

J'en ai retiré personnellement beaucoup d'émotions et au niveau social de savoureuses discussions sur les possibles de ce monde pas si différent du notre.

Pour finir, Dumbledore n'est pas une image de grand père.

Elle représente à mon sens une image paternelle globale et on pourrait lire Harry Potter comme une psychanalyse du père dans son rapport avec Dumbo le démiurge (il lui révèle sa nature de sorcier dans sa dimension opéra-tionnelle), confident, protecteur, mais aussi lâche (il est savoureux de lire HP se plaignant des manquements de son Dumbo) et pas du tout omnipotent, avec ses parts d'ombre, de doutes et la remise en question de l'image sur laquelle son rapport au monde s'était construite (finalement cette quête n'est pas la mienne, je suis seul et las de ce monde, je ne suis pas l'instrument de Dumbo).

HP ne retrouve Dumbo que lorsqu'il meurt symboliquement de la main de son double diabolique, dans un contact apaisé des enjeux initiaux, lui laissant le choix de mourir de cette histoire, de cette construction ou de vivre sa vie d'homme libre et régénéré.

24. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:50 par Peine-à-jouir

J'aurais attendu un peu plus d'ironie de votre part sur cette série qui a certainement le mérite de faire rêver nos enfants, mais que je soupçonne parfois d'infantiliser leurs parents... D'après les renseignements que j'ai pu glâner dans les infos et auprès de mes neveux, il s'agit ni plus ni moins qu'un recyclage réussi de tous les clichés qui ont fait les beaux jours de la littérature enfantine (Vol-de-mort pas beau méchant, Harry super héros et son pote le faire-valoir...). Bref, cet engouement me laisse rêveur.

25. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:50 par Gannet

Les essais disponibles sur le Lexicon n'ont pas été rédigés par M. Vander Ark mais par des fans bénévoles qui n'ont jamais consenti ni à être publiés ni à ce que leur travail apporte un profit financier à quelqu'un d'autre. Il aurait de plus demandé la permission de publier son ouvrage à Mme. Rowling qui l'aurait refusé (source: www.the-leaky-cauldron.or...

26. Le mardi 6 novembre 2007 à 21:54 par Fausta

Tout d'abord, merci de votre réponse à #13, je n'arrête pas d'entendre les mêmes commentaires autour de moi.

Quant au livre, j'ai adoré le fait que ma confiance en Snape/Rogue ait été bien placée. C'est à mon avis, un des personnages les plus intéressants de la série. Dans les différents volumes, nous autres, les lecteurs, n'avions que les impressions des élèves (Harry et compagnie) pour le juger. Et pourtant, les faits ne montraient pas de violence contre les élèves et les punitions étaient en général proportionnés à la faute (être à Gryffondor faisant partie de la faute ;-) ).

La fin de la bataille a été un peu rapide, mais j'ai apprécié aussi la protection du sang, le sacrifice volontaire de Harry protégeant tous les rebelles anti-Voldy, exactement comme le sang de sa mère l'avait protégé. Un retour aux sources, quoi.

27. Le mardi 6 novembre 2007 à 22:01 par Jade

J'ai beaucoup aimé le livre dans l'ensemble, je le trouve à la hauteur des autres mais je garde quand même une petite préférence pour le tome 3.
J'ai toutefois étais un peu déçus par la fin : quand H.P décide de se sacrifier on y croit, je m'étais résigniée à cette mort plutôt héroique et puis, Paf, Monsieur trouve le moyen de s'en sortir. Je trouve ça un peu facile, la mort de Potter aurait été inattendue.
Et ne parlons pas de la toute fin, dans le type happy end on ne peut trouver mieux. Le petit Potter se retrouve avec sa tendre Ginny et, jamais on ne l'aurait deviné, Hermione finit dans les bras de Ron. Cela reste un livre pour toute génération, en particulier les plus jeunes, mais je le trouve un peu rapide dans le dénouement ; une fois le livre terminée je suis resté sur ma faim.
Juste une question : je n'ai pas trop compris la scène de la gare et en particulier la présence du bébé qui pleure. Que venait-il faire ici ? A quoi servait-il ?

28. Le mardi 6 novembre 2007 à 22:07 par mytho(pissenlit)

non vraiment cela ne me dit rien votre HP et même pour le sortir dans un dîner....je préfère Plutarque ou Diogène...y a plus à apprendre...

29. Le mardi 6 novembre 2007 à 22:13 par sorbitol


J'ai compté les étoiles visibles sur votre robe en espérant en dénombrer autant que d'états membres , y en aurait il 7 autres non visibles ?
et le croissant c'est un subliminal appel à l'intégration de la Turquie ? ;-)

30. Le mardi 6 novembre 2007 à 22:17 par Juliette

Petite déception de ma part en ce qui concerne la traduction. Après avoir lu HP&DH il y a des mois, j'ai ouvert un exemplaire en français aujourd'hui au supermarché. Il semble que la réplique désormais légendaire de Molly Weasley "NOT MY DAUGHTER, YOU BITCH" ait été traduite par "PAS MA FILLE, ESPECE DE GARCE" ce qui est beaucoup plus gentillet que l'original. La beauté de cette réplique était le décalage entre l'insulte et le personnage de Molly Weasley qui sermonne ses enfants pendant 7 livres sur les bonnes manières. Les lecteurs français auraient certainement survécu à "PAS MA FILLE, SALOPE!" Non?

Sinon, Neville est mon nouveau héros, presque plus que Harry.

31. Le mardi 6 novembre 2007 à 22:18 par Juliette

Jade, le bébé qui pleure représente le bout de l'âme de Voldemort qui sommeillait en Harry que Tu-Sais-Qui vient de tuer lui-même.

32. Le mardi 6 novembre 2007 à 22:51 par Gastiflex

Par contre j'ai un problème dans mes comptes. Ils étaient partis (dans le tome 6) sur l'idée de Voldermort qui sépare son âme en sept (lui y compris), et au final on se retrouve avec 7 horcruxes et 8 fragments : le journal, le médaillon , la bague des Gaunt, la coupe, le diadème, Nagini, Harry et Voldemort.

33. Le mardi 6 novembre 2007 à 23:09 par mama

Pour ceux qui veulent lire en Français des déclarations de JK Rowling sur les personnages survivants de la série, www.gazette-du-sorcier.co...

34. Le mardi 6 novembre 2007 à 23:39 par Raphaël

J'ai vraiment un problème avec cette histoire de Dumbledore homosexuel.
Ce qui me gène c'est que cette information soit donnée posterieurement à la sortie du dernier tome alors que rien ne permet de le supposer dans la série. D'autant plus qu'homosexuel ou pas, cela ne change rien ou presque à l'histoire. Qu'il s'agisse d'un lien d'amitié ou d'amour avec Grindelwald, Dumbledore aurait agit de même.
Ou alors pourquoi pas, mais il fallait avoir le courage de l'écrire clairement.
Sommes nous à l'abri d'autres inutiles révélations ?
Harry Potter dislexique ?
Ron hémophile ?

Vraiment, j'ai bien peur de ne pas faire confiance à J.K. Rowling sur ce coup là et je la soupsonne d'avoir inventé cette histoire après coup.

Bof.

35. Le mercredi 7 novembre 2007 à 00:06 par Clems

Cela sort quand en film ? (on peut poster sans lire le billet, la preuve)

36. Le mercredi 7 novembre 2007 à 00:12 par Pierre Béhel

De la part d'une auteure divorcée et abandonnée par son premier mari (à l'époque où elle était pauvre), je trouve suspect que Papa Potter s'en prenne plein la poire ("jeune voyou", etc.) tandis que Maman Potter est une sainte. Certes, l'imperfection des personnages (y compris Dumbledore) est un point important dans l'attachement qu'on peut leur apporter et un retour au "principe de réalité" (même Papa et Maman ne sont pas parfaits !) est éducatif dans un roman qui reste destiné avant tout aux enfants. Mais tout de même. Un peu comme si J.K. Rowling se projetait dans Maman Potter et se refusait à toute critique à son égard.

37. Le mercredi 7 novembre 2007 à 02:25 par nico

[quote]Pour ma part, mais je raisonne ne droit français, je ne pense pas que l'initiative de Steve Vander Ark soit illégale. Un travail aussi méticuleux de compilation d'information tirées des livres et des interviews, et leur organisation et indexation est une œuvre de l'esprit originale, comme toute encyclopédie. Il n'y a pas appropriation de l'œuvre d'autrui comme le serait l'écriture d'un huitième tome, bien évidemment. On ne compte plus les encyclopédie sur le monde de Tolkien, rédigées par d'autres que l'héritier de l'auteur. Pour le moment, l'auteur et l'éditeur, tous deux américains, se défendent en invoquant le premier amendement, la liberté d'expression.[/quote]

Etudiant en droit français faisant un master de droit de la propriété intellectuelle à Nottingham je pense humblement pouvoir vous éclairer sur ce point.
Un travail de compilation peut effectivement être une oeuvre originale à condition de présenter un certain niveau de talent, de travail et d'effort ("certain level of skill, labor and effort") ; ce qui, à n'en pas douter, serait le cas ici. Une telle compilation est susceptible de profiter de la protection apportée par le copyright.
Cependant, cela ne signifie pas pour autant que cette compilation ne viole pas la protection apportée à l'oeuvre dont elle tire ses éléments. Et il semble impossible de réaliser une encyclopédie sur Harry Potter sans copier l'oeuvre de JK Rowling, au moins en partie.

38. Le mercredi 7 novembre 2007 à 03:19 par krysalia

personnellement je voyais plus harry finir en professeur de défense des forces du mal, je pensais que les cours qu'il donnait à l'AD étaient un clin d'oeil à sa future carrière avec l'auteur faisant de fines allusions à ses capacités pédagogiques au long de ce tome. Ca m'aurait semblé plus coller avec les dires de Dumbledore expliquant à ne ne sais plus qui combien la formation de jeunes élèves réclamait d'ambition, ou quelquechose dans ce genre.

J'ai beaucoup aimé les passages plus personnels dans la forêt, le rebouclage avec la protection du sang, presque tout en fait, mais j'ai été vraiment déçue par la fin qui m'a semblée malhabile et inachevée, comme si elle avait été pressée de finir ou qu'elle avait modifié des choses à la dernière minute. Dans les autres tomes, la conclusion faisait pour moi totalement partie de l'équilibre du roman, la fin de l'année, le bilan avec le départ de poudlard, le coup d'oeil jeté aux vies qui allaient se dérouler à la sortie du train. Cette fois, j'aurais aimé en savoir plus sur les morts et les blessés, sur les conséquences de la chute de voldemort dans le monde des sorciers, ce n'est qu'esquissé sur quelques lignes. j'aurais également aimé connaître les détails sur la reconstruction et la réorganisation de l'école, peut être avec une scène de banquet dans la grande salle avec une réaffirmation de leur unité. Pour résumer tout cela, je dirais que ces millers de pages et cette victoire obtenue à l'arraché manquent sérieusement de débriefing et de conclusion à mon goût, c'est le seul reproche que je peux leur faire... :)

39. Le mercredi 7 novembre 2007 à 04:06 par Esurnir

@Raphael: Quoi tu aurrai préféré que dans le livre Dumbledore ait été une drag queen ?

40. Le mercredi 7 novembre 2007 à 07:35 par Rémi

Tout d'abord, merci à Maître Eolas : c'est grâce à vous que j'ai commencé à lire Harry Potter. J'ai profité de l'été pour lire les 6 premiers tomes, et d'enchaîner directement avec le 7ème. D'ailleurs, à tout lire d'un coup, ce 7ème tome brille notamment par le fait qu'il boucle la série de manière très élégante. Tout est en place, et c'est admirable de voir beaucoup de personnages continuer à jouer un rôle clé jusqu'au bout.

Une question toutefois. Que veut dire la prophétie ? Je me souviens qu'en lisant le tome 5, j'avais commencé par la comprendre à l'envers. J'avais lu : "[...] either must die at the hand of the other for neither can live while the other DIE [...]". Et j'avais trouvé ça génial : on tombait dans la tragédie pure et dure, Harry allait devoir se sacrifier, etc. Mais la suite m'avait paru étrange, et j'avais relu la prophétie, pour découvrir que je l'avais comprise à l'envers. Quelle déception ! En comparaison, cette prophétie faisait une figure aussi pâle que You-know-you. Mais surtout... je ne la comprenais pas ! Qu'est-ce que pouvait vouloir dire "[...] either must die at the hand of the other for neither can live while the other SURVIVES [...]" ? Les deux seraient cloués au lit d'une maladie terrassante, je comprendrais, mais là, les deux semblent vivre pendant que l'autre survit, et ce sans aucun problème. En quoi cela les contraindrait à devoir se tuer l'un l'autre. Je n'ai pas su trouver la réponse, donc si quelqu'un peut m'expliquer, je lui en saurais gré. Merci beaucoup.

PS : dans ce dernier tome, quelle bouffée d'espoir quand le sort d'Harry finit par recouper celui que j'avais imaginé... et quelle nouvelle déception de le voir s'en tirer...

41. Le mercredi 7 novembre 2007 à 07:54 par koz

Non, non, je commence la lecture ce matin. Je ne lirai pas ce billet. Même pas regardé le dessin !

42. Le mercredi 7 novembre 2007 à 07:56 par warelds l'ignorant

J'ai trouvé la fin trop morale : on pouvait se douter dès le début que Harry battrait Voldounet et qu'il vivrait heureux avec beaucoup d'enfants... J'aurais préféré une fin plus immorale, plus "vraie", genre Harry bat Vovol et prend sa place pour devenir encore pire, ou alors ils s'associent.
La bataille finale qui réduit presque en ruine Hogward et ne fait "que" 50 morts parmi les "bons" n'est pas hyper crédible : vus les dégats matériels, les dégats humains auraient du être pires, ou alors les deatheaters sont des branquignols.
A part cette fin un peu trop prévisible (même si on ne savait pas COMMENT elle arriverait), j'ai bien aimé le bouquin. Les "préférences sexuelles" de Dumbledore me laissent indifférent.

43. Le mercredi 7 novembre 2007 à 08:11 par Raphaël

@ 38 Esurnir

Mouais.
Je me doutais un peu qu'en écrivant celà j'aurai droit à un procès d'intention.
Ce n'est bien evidemment pas l'homosexualité de Dumbledore qui me dérange mais la façon (peut-être inédite dans l'histoire de la liitérature mais je ne vois pas comment vérifier) dont nous l'avons apprise.

Enfin bref, tout cela n'est pas très important.

Mais puisque c'est comme ça, j'en ai une autre.

Jusqu'à présent, Harry Potter était une oeuvre dont la spiritualité était absente (ce qui a valu à son auteur d'encourir les foudres de moults ecclesiastiques, je crois, même). Du coup, j'ai du mal à comprendre (et je ne vous parle même pas de visualiser) l'irruption de la notion d'âme pour les horcruxes.

Quelle est la définition de l'âme dans le monde de JK Rowling ?
Et d'abord, comment ont ils traduits horcruxes en français ?

44. Le mercredi 7 novembre 2007 à 08:28 par JF

<<Hermione est devenue avocate ! (...) Elle est à l'origine (...) de la législation pro-Sang-Purs.>>

Uh ? Vous êtes sûr que vous ne voulez pas dire "pro-muggle", par hasard ?

Sinon, même commentaires que tout le monde -- ou à peu près. La "happy end" de la fin me laisse vaguement insatisfait (bon, j'aurais pas voulu que tout le monde meurre à la fin, bien sûr, mais quand même). En particulier le fameux chapitre "King's Cross" : alors que le chapitre précédant ou Harry accepte de se sacrifier, ou Dumbledore apparaît comme le Grand Manipulateur de l'histoire, est d'une force extraordinaire (et force à réinterpéter toute la série), je trouve que ce "pouf-en-fait-tu-es-pas-mort" est plat, voire ridicule. En fait ça donne un peu l'impression que l'histoire avait été pensée sans le happy end, mais que l'éditeur est venu dire à JKR "non écoute, tu peux pas faire ça, débrouille toi pour que Harry survive" et qu'elle a inventé un truc mal ficelé pour rattraper le coup.

Je suis moins gêné que d'autres par le coté abrupt de la fin. Non, franchement, je peux très bien me passer de 100 pages de grosse fête, retour triomphal des héros, "ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants" (style "Seigneur des Anneaux"). L'histoire s'arrête à la mort de Voldy, et c'est très bien comme ça.

Un peu déçu, en revanche, par le fait que rien ne change dans l'univers des sorciers (en tout cas d'après le livre, mais vous m'aprennez que JKR indique d'autres choses "hors texte"). Le système des "houses" est conservé, il y a toujours des Slytherins, qui sont toujours méchants. Non non bien sûr, ils ne sont pas tous méchants, c'est juste une coïncidence si tout les dark wizards sortent de Slytherin... mais non non, on ne va pas changer ce système. Rien ne change quant aux relations avec les créatures non-humaines, les elfes de maison, le foctionnement du ministère (ou plus exactement, rien ne change dans le texte -- l'auteur a bien du comprendre que c'est un manque, puisqu'elle éprouve le besoin de donner des infos complémentaires). En fait, pour se dégager un peu du premier degré, ça met bien en évidence le fait, comme le disait je ne sais qui (Rémi ?) en commentaire d'un billet précédent, que l'univers de HP n'a pas d'existence indépendante (pas comme Middle Earth...) : il n'existe que comme décor aux aventures de HP, et sa cohérence interne importe peu.

Et pour finir, très déçu par l'attitude de JKR dans les deux dernières années. "Un personnage principale va mourir" "quelqu'un va arriver à faire de la magie très tard dans sa vie" : tu parles ! Deux "teasers" que tout le monde a exploité pour essayer de deviner a suite, les deux se sont avérés faux ou en tout cas très exagérés. C'est de la triche... Déçu aussi par cette histoire d'homosexualité. Ca apporte rien à l'histoire et bien peu au personnage, à part faire causer la presse, emmerder les fondamentalistes religieux (bien fait pour eux) et se faire de la pub, je ne vois pas l'intérêt.

Et pour finir : bien triste que ce soit fini. Après avoir passé des années à échaffauder des suppositions et à ssayer de deviner la suite, à traquer les indices, à imaginer des solutions ... le jeu est fini. Snif...

45. Le mercredi 7 novembre 2007 à 09:07 par Julien

Le livre est captivant comme l'ensemble des autres tomes....

L'intensité de la fuite, de la traque, le final....

Par contre, je trouve la fin "bâcler" et le mot n'est pas choisi pour rien, il y avait matière à faire à minima une centaine de pages supplémentaires :
- ils vécurent heureux et eurent plein d'enfants, c'est beau mais c'est un peu court après 7 tomes....

- la fin de la bataille est trop rapide, qui est resté sur le carreau, quel est le sort des partisans de Voldemort, des géants, des détraqueurs, le sort des malefoy....

L'histoire fut belle, haletante, enivrante et je suis un fan indefectible de la série mais il me reste au bout de la langue (et ce n'est pas faute de la rincée à la Guiness) ce petit gôut d'inachevé, de trop rapide....

Je n'ose imaginer qu'il fallait se tenir à un format en longueur en raison des standards hollywodiens, un peu comme l'évasion de Gringotts ou la sortie de la chambre des secrets....

46. Le mercredi 7 novembre 2007 à 09:26 par Joy

"JK Rowling avait indiqué qu'un personnage qui devait mourir a été finalement épargné : il s'agit d'Arthur Weasley"

Elle se sera vraiment acharnée à faire mourir un à un tous les personnages qui pouvaient revêtir un semblant d'image paternelle pour Harry (son père biologique d'abord, son père adoptif ensuite (son parrain), son mentor (dumbledore), la figure autoritaire mais protectrice de Snape, et puis lupin , le père "ami"sur lequel il porte un regard plus adulte en lui renvoyant ses défauts)... Mr weasley, seul rescapé était donc en fait à moitié mort. il doit à mon avis sa survie à la mort de Lupin. Qu'en dirait Freud ?

47. Le mercredi 7 novembre 2007 à 09:45 par peudo

ce 7eme tome moi j'ai adoooré! dès le début de la lecture on est pris dedans, pas le temps de souffler! on en a le souffle coupé.
la fin donne le tournis: la bataille de Pudlard, la mort de Lupin, Tonks, Fred...
c'est un des meilleurs!
quelle tristesse que ce soit fini

48. Le mercredi 7 novembre 2007 à 09:45 par Pask

@ Rémi (40) : Ben, ça ne veut pas tout simplement dire qu'_à terme_ ils ne peuvent pas rester tous les deux en vie, qu'il y en a forcément un qui doit tuer l'autre ?

Sauf que, rebondissement, à cause du 7ème Horcrux (mais n'est-ce pas le 8ème en fait ? Enfin peu importe) Voldemort ne peut mourir que si Harry meurt aussi, vu que si Harry vit un bout de Voldemort vit aussi.

Donc Harry doit mourir.

Sauf que, rebondissement, Harry peut se séparer du bout de Voldemort qui vit en lui, et donc tuer Voldemort. Et lui, vivre.

CQFD.

Non ?

49. Le mercredi 7 novembre 2007 à 09:45 par Gastiflex

@Rémi : la prophétie est à peu près aussi bidon que les autres prédictions de Trelawney. Elle n'a de sens que parce que Voldemort lui en a donné. Il a flippé en apprenant qu'un enfant pourrait soit-disant le détruire. Il a choisi Harry alors qu'il aurait pu se tourner vers Neville. Ca aurait été plus logique d'ailleurs : il avait des parents plus balaises en magie que ceux d'Harry, et il avait une très bonne raison de se venger de Voldemort. Mais en choisissant Harry, il a fait qu'elle s'accomplisse.

50. Le mercredi 7 novembre 2007 à 09:53 par francis

Après vous avoir tous lu, idem pour l'homosexualité de Dumbedore cela me laisse indifférent. Ce que j'ai particulièrement aimé c'est un peu la clef de la victoire qui réside en un conte c'est bigrement bien pensé et surtout bien amené. Pour ma part ce qui m'a le plus plut dans l'oeuvre c'est cette capacité de Rowling de nous immerger dans son histoire on rentre dans son monde c'est pareil pour le "Seigneur des anneaux" ou "A la croisée des mondes" et même "Eragon". Je suis prêt à parier que les lecteurs qui se sont régalés avec Harry Potter se régalent aussi avec ces deux autres oeuvres. Je profite ainsi du fils de commentaires pour vous demander à tous si vous aussi vous avez connaissance d'autres oeuvres se rapprochant un peu et oui Harry c'est fini il faut bien découvrir d'autres choses non ?

51. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:04 par pseudo

ah oui j'ai une question: comment Harry (après la mort de Dobby) a-t-il su qu'elle était sa priorité (les horcruxes) et comment a-t-il su quel rôle jouaient les reliques?

52. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:10 par baralis

Ben moi je l'ai bien aime ce bouquin.

L'ambience est sombre, ce qui sied au theme, et donne quelque profondeur a cette confrontation finale (qui nous a ete mijotee pendant sept tomes, quand meme). Le denouement de la vie de snape est, je trouve, d'une grande beaute. De meme pour le cote tragique et les zones d'ombre du personnage de dumbledore. Ils en sortent tous deux grandis.
Pour ceux qui ont trouves les morts diverses inutiles ou gratuites: une mort est rarement utile. Dans ce livre, savoir que les personnages sont mortels et que les risques qu'ils rencontrent sont bien reels cree une ambience de danger et de realisme. Mettre en scene un conflit ou meurent des centaines, mais etrangement personne dont on ne connaisse le nom, me semble un peu lache.

J'ai trouve aussi que, au fil des volumes, le personnage d'harry perdait en personalite et en charisme, alors que les personnages secondaires s'etoffaient de plus en plus.
Ah et quand a l'homosexualite de dumbledore: pourquoi pas? Ca n'est certainement pas evident au vu des livres, mais cela sied mieux au personnage, et a son histoire telle qu'on la connait, que l'alternative.

Bref, un bouquin tres agreable, et une histoire pour enfants qui ne les prends pas pour des simples d'esprit.

@warelds, 42. Ah oui tres bon comme fin pour un livre pour enfants, le protagoniste qui tue le seigneur des tenebres pour prendre sa place ;)
@Julien 45. Autant je regrette aussi que l'on ait pas plus d'information sur le devenir des autres personnages dans l'epilogue, autant rajouter 100 pages a la fin serait faire preuve d'un tres mauvais style.
@remi 40. C'est une prophetie, la logique formelle ne s'applique pas. Elle veut seulement dire que l'un d'entre eux devra mourir pour que l'autre survive. Et en effet cela devient inevitable de part le fait que voldemort decide d'appliquer la prophetie en assassinant harry.

53. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:11 par mytho(pissenlit)

...en fait sous couvert d'un blog d'avocat c'est un blog consacré aux fans d'HP.....vous devriez faire un club et vous déguiser...je ne sais pas, cela pourrait être marrant au moins...

54. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:25 par Dam

[snip] /me saute jusqu'a la find des commentaires pour ajouter le sien et intereceptes quelques bribes de mots sur le chemin.

Arrgghhh !! c'est dur ce que vous faite cher maitre ... me voila frustré, je ne peut pas encore lire ce volume et voila que vous nous en fait une petit analyse que j'imagine encore pertinente comme à votre habitude ...
Vite un autres post pour enlever celui là du haut de la pile et limiter ma tentation, je vous en prie.

55. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:25 par Raphaël

@ 43 Eolas

"La spiritualité, absente de Harry Potter ? "

C'est vrai, vous avez raison, on trouve des évocations de spiritualité dans la série (je n'avais pas noté le St de "St Mungos". Pour la peine, une autre colle :

Comment comprenez vous la mort de Sirius ?

Est ce qu'il meurt puis tombe dans la porte ou est ce qu'il meurt du fait d'être tombé dans la porte ou encore est ce qu'il a un statut à part ni vivant ni mort du fait qu'il soit tombé dans la porte ?
A priori, je dirais qu'il est mort vu qu'il apparait dans le "prior incantatum" mais bon...
C'est un peu compliqué cette histoire de porte à fantomes...

56. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:26 par Sulimo

Cher Maître,

Je ne rentrerais pas dans le jeu de quelques billets de vous reprocher votre intérêt pour cette suite fantastique, cela ne rajoute qu'à votre côté sympathique (et à l'image soignée que vous en composez, attention à ne pas renverser le thé sur les précieux ouvrages).

Mais (vu comment la phrase précédente était tournée, il y a un mais) j'avoue que les quelques paralèlles que je devine deci déjà avec le cycle de Tolkien attire un sourire narquois de ma part. Certes il peut paraître très inutile de comparer les deux, cela fait un peu querelle de clocher où en définitive chacun prêche pour le sien puisqu'il est nécessairement plus haut que l'autre.

Malgré tout je me permettrais de rappeler la profondeur philosophique inégalée à ce jour de la fin du Seigneur des Anneaux, car même si tout ne se ramène pas à cela, cela compte pour beaucoup dans la valeur d'une oeuvre littéraire.

Pour mémoire, la chute de Sauron n'est pas dûe à un super-héros, qu'il soit en slip rouge ou doté de pouvoirs considérables, mais à trois créatures chétives (Frodon, Sam et Gollum) qui dans une circonstance si improbable qu'aucun sage n'avait su l'imaginer réduisent à néant le Mal (enfin celui du moment, les fan de Tolkien savent que Sauron n'est qu'un laquais du Mal).

De plus, ce n'est pas le courage de Frodon qui permet de détruire l'Anneau, mais le fait qu'à un instant très précis il décide, contre l'avis de Sam, de laisser la vie à Gollum (qui plus tard lui sectionnera le doigt finalement paré de l'Anneau et chutera dans l'abîme infernal d'Orodruin).

Le génie de Tolkien est là pour moi, bien plus que dans ses recherches linguistiques ou la richesse de son univers (lisez tout de même le Silmarillon, la cosmogonie publiée par le fils de Tolkien) : il y a des héros dans son histoire, mais aux fins dernières c'est une toute petite décision, un choix, que chacun de nous aurait pu faire ou pas, avec ou sans pouvoirs magiques, qui change tout.

Je me rappelle, lorsque j'ai commis l'erreur d'aller voir le film (enfin la triple erreur), que, au moment de la fameuse scène ou Frodon épargne Gollum, mon voisin de droite s'était énervé en marmonnant : "pfff moi je l'aurais tué ce puant, sans hésiter.".

J'avais souris.

57. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:27 par Rémi

@Pask (48) : J'ai compris tout le septième tome, c'est juste la prophétie que je peine à comprendre... "Neither can live while the other survives" ? Bah, si, la preuve, pendant 7 tomes !

@Gastiflex (49) : J'avais cru lire que c'était la seule vraie prophétie de Trelawney... même j'ai bien compris que c'est le fait que Voldemort la prenne au sérieux qui a permis qu'elle se réalise...

58. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:31 par Infreequentable

Fantastique, votre première partie !
La seconde tout pareillement !
Merci.

59. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:34 par QIAH

C'est vrai que j'ai trouvé la conclusion rapide... mais il y a quand même quelque chose que j'ai beaucoup aimé dedant: le fils de Lupin et Tonks en orphelin, comme Harry au départ... ça donnait une impression de boucle que j'ai trouvée du meilleur effet.
Ce que j'ai le moins aimé, c'est Draco que j'ai trouvé bien falôt, balloté pat les évènements bien plus qu'acteur, d'un côté ou de l'autre. J'aurais préféré qu'il s'affirme un peu plus.
Et je suis d'accord pour dire qu'Harry se comporte comme le pire des machos avec Ginny!
La scène la plus émouvante du livre reste pour moi le flashback sur Snape, mais ça doit être mon côté fleur bleue.

60. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:44 par -sTraTe-

Content de pouvoir partager ma vision des choses.

Tout d'abord concernant la partie "ventre mou" m'a rappelé mes parties de jeu de rôle et les heures de tâtonnement de certains passages dans lesquels on s'enlise. Le point positif c'est que l'action qui suit prend tout de suite une vraie envergure dont la mort de Dobbie est le point culminant (quelle scène !).

Pour les personnages on était tellement habitué à avoir une psychologie creusée que je les trouve fade pour ce dernier opus.
- Le retour de Percy est très étonnant. Tout est pardonné en trois lignes après plusieurs livres de grogne. Je trouve ça trop rapide.
- La mort de Fred ne sert à rien. La scène n'est pas émouvante, et l'auteur ne rebondi même pas dessus contrairement à toute les autres (même celle de Maugrey trouve sa place dans son œil placé sur la porte du bureau de Ombrage).
- Je pense, depuis le départ, que le personnage de Drago est mal exploité. Il aurait pu être le deuxième personnage "gris" (avec Severus) de l'histoire qui ne serait ni dans le camp des gentils ni dans le camp des méchants.
- Dommage qu'on ne voit pas plus Krum qui aurait mérité un plus grand rôle (c'est quand même une star).

En revanche :
- J'ai vraiment aimé comment Neville prend les choses en main. Il devient le personnage de la prophétie de Trelaway qui finalement s'avère être un mix des destins de Harry et de Neville.
- J'ai adoré le prologue bien qu'il laisse un arrière gout de "pas assez"

Un dernier point qui n'est pas dans l'article de Eolas. J'ai lu <i>quelque-part</i> sur le net que Rowling <i>aurait</i> déclaré que Harry a insisté pour que le portrait de Severus figure dans le bureau du directeur bien que celui-ci ne soit pas mort dans l'exercice de ses fonctions.

61. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:52 par Xuelynom

Quelques remarques:

- à un moment des livres, qqn dit à Ron, "XXX ne se passera pas avant que ton père devienne ministre de la magie", or XXX se passe finalement (ou on s'en doute) et pourtant le père de Ron ne devient pas ministre... Bref ça m'étonne que ça soit finalement l'autre gars... Donc peut-être headmaster d'hogwarths?

- Stanley Stunspike était-il VRAIMENT sous le sortilège de l'imperius? on n'en entend plus causer après que Harry refuse de l'attaquer au début du 7...

@Brimbelle: "Le fait que la baguette d'un sorcier battu appartienne à son adversaire, aussi alléchante que paraisse l'idée, n'est pas du tout cohérente avec ce qu'il s'est passé dans les tomes précédents (à ce rythme là, Snape aurait été le maître de la baguette de Lockarht, etc.)."

On pourra dire qu'Il faut qu'il y ait l'intention de battre vraiment l'adversaire, pas juste de le désarmer, sinon les transferts de baguettes seraient fréquents lors des entrainements de duels...

@Eolas: "c'est pas pour me vanter..." seuls les enfants de moins de 10 ans ne devaient aps se douter pour rogue ;)

@Francis: Eragon? Eragon est bourré jusqu'à la gueule de facilités et de clichés, tandis que HP m'étonnait par les subtils détails qui prenaient leur sens à la fin du livre ou 2 livres plus tard...

Pour le coté héroic fantasy ainsi que le coté enquête / détails subtils, je proposerais les terry pratchett, la série des watchmen, mais comme HP, la version originale est mille fois mieux que la version française.

@Sulimo: 3 créatures chétives et un gamin qui décide de laisser la vie à un ennemi, tu veux parler de Harry/Ron/Hermione, et de Harry qui décide de laisser la vie à Queudver (ce qui lui sera ensuite utile) ? Harry non plus n'est pas un super héros, et c'est ses capacités de sacrifice confiance etc qui lui permettent plus que la force magique (qu'il n'a jamais vraiment) de gagner... donc je ne comprend pas ton commentaire (sauf à dire que JKR se serait inspiré de Tolkien)

62. Le mercredi 7 novembre 2007 à 10:57 par nico

"N'est-on pas alors dans l'exception de courte citation aux fins pédagogiques de l'article L.122-5 ? "

J'ai beau avoir apprécié ce tome 7, je doute qu'on puisse lui reconnaître de réelles vertues pédagogiques.
Le droit de la propriété intellectuelle anglais étant assez différent du droit français, je ne saurai vous répondre : pas étudié d'article L122-5.
Cependant, une courte citation peut constituer une violation de copyright si elle est substantielle (les 4 derniers vers du poème "If" par exemple) ; ici, on aurait du mal à argumenter qu'une seule courte citation, prise sur 7 volumes, constitue une violation de copyright, mais la création d'une encyclopédie supposerait des références et des citations multiples.

63. Le mercredi 7 novembre 2007 à 11:10 par Muscardin

A 50 : Je trouve quand même difficilement comparable les oeuvres que vous citez avec HP.

Le monde d'Harry Potter n'a pas à être exploré : Il est centré sur Londre et Poudlard. Point. Si vous commencez à vous demander comment interagissent les mondes magiques et moldus, pourquoi et comment les créatures interfèrent avec leur monde, avec la magie, alors vous êtes perdus.

Cet univers n'a aucune cohérence : il sert de décor à Harry Poter.

Les univers du SDA, et des royaumes du Nord ; un peu moins celui d'Eragon, sont des mondes pensés avec leurs cohérence propre.

Le héros peut ensuite y évoluer dans n'importe quelle contrée, l'univers garde sa cohérence. C'est particulièrement poussé chez Tolkien, qui va jusqu'à donner des langues originales à son monde.

Quant à la capacité d'immersion de Rowling, je rigole doucement. Il faut 10 lignes à Terry Pratchett pour installer une ambiance. Il faut 2 à 3 pages à Rowling...

Je précise que je n'ai pas lu le dernier tome, j'attend la version poche car franchement je trouve que c'est trop cher pour ce que c'est. J'ai lu tous les autres et n'ai trouvé que les 3 premiers potables. A partir du 4 ça dégringole, le 5 est une catastrophe, le 6 remonte un poil la pente. On va voir pour le 7...

64. Le mercredi 7 novembre 2007 à 11:19 par Thau

Je ne lis pas la suite, mais je commente quand même... pour dire que j'ai suivi les conseils du Maître et que je suis en pleine relecture des 6 premiers tomes, ce qui demande une incommensurable force mentale (si si), le 7ème tome tronant depuis le jour de sa sortie sur la table de chevet et ayant déjà été dévoré par ma chère et tendre.

Ceci étant, le conseil était bon, tant je redécouvre ou découvre des détails oubliés ou qui m'avaient échappé et qui, n'en doutons pas, rendront la lecture du dernier opus absolument délicieuse...

65. Le mercredi 7 novembre 2007 à 11:25 par PIerdu et vous ?

Difficile de se prononcer sur les merites de l'action de JKR contre Steve Vander Ark dans la mesure ou nous ne savons pas a quoi ressemble son projet.

A mes yeux cependant, l'obstacle principal est le droit d'auteur et non le droit de marque.

En droit francais, je crois que le droit penche pour JKR dans son litige avec Steve Vander Ark (SVA). L'exception de courte citation d'accord, mais si son oeuvre est constituee de courtes citations et rien de plus il va etre difficile de s'en prevaloir.

SVA a deux options, soit il fait une encyclopedie avec juste les mots et ecrit toutes les definitions lui-meme sans jamais rien reprendre du livre et fait une oeuvre originale, soit il repompe et viole le droit d'auteur (DA).

Un autre obstacle est l'usage des noms inventes par JKR. Ils ont tous ete crees, donc originaux, donc protegeables et cela risque d'etre le principal obstacle.

Je pense cependant que ce n'est pas sur le terrain patrimonial mais moral que se situe le coeur du probleme. JKR a toujours veille a controler l'histoire et l'image de son oeuvre (elle s'est d'ailleurs beaucoup investie dans la preparation des films et a interdit toute suite aux livres). Je pense qu'il s'agit pour elle de veiller a l'integrite de son oeuvre et elle a le droit pour elle (surtout si l'encyclopedie est aussi laide que le site web), surtout en France [domaine non patrimonial donc non harmonise au niveau communautaire].
Aux USA, je pense qu'elle n'a aucune chance sur le terrain du droit moral (le seul reconnu est la paternite et l'auteur peut y renoncer [et oui les americains n'aiment pas les accords ADPIC alors ils les contournent]).

Quant aux marques, si il fait une oeuvre ou tout est original, avec ses descriptions, ses definitions et ses resumes des episodes et ne porte pas atteinte au droit moral de JKR, il n'est pas certain que les droits de marque soit un obstacle. Il pourra faire valoir que la mention "Harry Potter" est descriptive et necessaire pour designer le contenu de l'oeuvre (et donc que le signe n'est pas utilise comme marque).

66. Le mercredi 7 novembre 2007 à 11:41 par Gastiflex

@Gastiflex (49) : J'avais cru lire que c'était la seule vraie prophétie de Trelawney... même j'ai bien compris que c'est le fait que Voldemort la prenne au sérieux qui a permis qu'elle se réalise...
Trelawney fait de "vraies" prophéties quand elle entre en transe et qu'elle n'en garde aucun souvenir (les yeux en vrilles, une voix bizarre), ce qui arrive une ou deux fois dans les épisodes précédents. Mais même à ces "vraies" prophéties, Dumbledore n'y croit pas vraiment, comme à la divination en général.

Sur les morts gratuites, il y en a qui sont morts pour des raisons pratiques. La chouette par exemple. Un harfang en Grande Bretagne, c'est un peu une balise Argos pour Voldemort.

Et d'un point de vue technique, qu'est ce qu'ils font de cette année foireuse à Poudlard ? Ils donnent les exams à tout les monde (même les BUSE et ASPIC) ? Ils font redoubler tout le monde (du coup deux fois plus d'élèves en première année) ? Ce sont des détails comme qui manquent à la fin. Le bouquin fait environ cent page de moins que le tome 5, je pense qu'elle aurait pu les prendre pour finir un peu plus proprement.

Il faudra aussi songer à tuer la personne qui a eu l'idée de traduire les noms de lieu et de personnes. Je suis sûr que c'est un descendant de celui qui a massacré le Seigneur des Anneaux de cette façon. Je comprends la démarche de traduire des noms qui ont un vague sens en anglais, mais ça aurait pu être également intéressant de les laisser tels quels avec un glossaire en fin de bouquin sur l'étymologie des noms anglais. Parce que là ça frise le ridicule. Pourquoi traduire Snape (qui ne veut rien dire en anglais) en Rogue (qui par contre veut dire voleur) ? On fait cohabiter Londubat et Weasley, Godric's Hollow et Pré-au-Lard (ça vient d'où ce délire avec les cochons dans les noms au fait ?), Chourave et Slughorn (pourquoi il n'est pas devenu Limace-cornue celui-là ?).

67. Le mercredi 7 novembre 2007 à 12:11 par Emmeline

"Il faudra aussi songer à tuer la personne qui a eu l'idée de traduire les noms de lieu et de personnes". Ooooooooooh oui !

68. Le mercredi 7 novembre 2007 à 12:15 par JF

@65: << Pré-au-Lard (ça vient d'où ce délire avec les cochons dans les noms au fait ?),>>

Hog = porc, sanglier, cochon (dictionary.reference.com/... Un terme un peu vieilli, qu'on trouve surtout avec une intention humoristique en Anglais contemporain (Je pense par exemple à un bar intitulé "the Hog's breath" -- l'haleine de sanglier-- avec comme slogan "a Hog's breath s better than no breath at all". Slogan qui m'a toujours fait irrésistiblement penser au "Bloody Andy/William/propriétaire suivant" de Ambre, mais je dérive...)

69. Le mercredi 7 novembre 2007 à 12:42 par -sTraTe-

Question annexe si quelqu'un à la réponse : d'ou vient le terme de Death Eater ? J'ai toujours trouvé ce nom étrange et j'ai du mal à évaluer sa signification.

70. Le mercredi 7 novembre 2007 à 12:44 par -sTraTe-

Question annexe 2 : qui a dessiné les blasons officiels de l'école et des maisons (je les trouve très bien). Ont ils été fait par JKR ?

71. Le mercredi 7 novembre 2007 à 13:03 par Marie Laure Fouché

Sur la traduction des noms : Peut être que le traducteur au premier tome ne s'est pas imaginé la somme de travail qui l'attendait avec les six tomes suivants. Autrement dit, il a pensé sa traduction pour un tome de livre pour enfant, sans savoir, peut être, les développements qui allaient suivre.

Pour ce qui est des morts "inexpliquées" (Tonks, Fred, et ce pauvre Colin Creevey...) : Eh bien, mourir ne sert pas toujours à quelque chose. Parfois, life sucks, c'est tout. Pas de chance d'être au mauvais endroit au mauvais moment.

Et, sérieux, je pense que faire survivre tous les persos connus à l'issue de cette épique bataille aurait été un peu facile, non ?

72. Le mercredi 7 novembre 2007 à 14:04 par YR

Dernier tome vite lu, vite oublié.

La sortie de Gringotts sur le dragon est formatée pour un jeu vidéo ou le cinéma, de même que la bataille finale. L'explication de Kreacher sur l'aide qu'il a apporté à RAB est pathétique ("il me l'a demandé"). L'absence de sorts non verbaux montre que c'était une idée bizarre. La scène de la gare est au mieux burlesque. Doubler la chasse aux horcruxes de celle des reliques complique inutilement la tâche du héros, qui avait déjà fort à faire avec six horcruxes (quand Dumbledore n'en avait trouvé qu'un, tout excellent sorcier qu'il soit !). Le lecteur n'a jamais auparavant entendu parler de ceux-là alors qu'ils sont la clef de l'intrigue : dommage.

Par ailleurs, l'homosexualité annoncée de Dumbledore n'apporte rien à la série. Si cette info était pertinente, elle devrait apparaître dans les bouquins. Ce n'est pas le cas. Lire la série avec cette info n'apporte rien : Mc Gonagall peut aussi bien à ce compte être lesbienne...

Reste Snape, vrai héros en creux de l'intrigue. Le personnage le plus profond, à mon avis.

Le prisonnier d'Azkaban reste néanmoins pour moi la référence de cette série.

Série qui restera une référence pour la génération des années 90, sans aucun doute. Il sera intéressant de rechercher ces références à HP dans les oeuvres futures.

Pour les autres, quelques (dizaines d') heures de détente dans un monde plein d'imagination, mais sans grande cohérence globale et avec une fin heureuse assez convenue.

73. Le mercredi 7 novembre 2007 à 14:05 par Pfeireh

Bienvenue à Gattaca !

J'ai lu "il y a également le libre arbitre : ce sont les choix des personnages qui font d'eux ce qu'ils sont" et "Certains thèmes sont communs : celui du choix individuel contre la destinée,...", je crois dans une réponse d'Eolas.

J'ai arrêté très vite la lecture d'Harry Potter car, étudiant en Angleterre alors que la vague déferlait sur le lectorat d'Outre-Manche, l'histoire m'a immédiatement rebuté lorsque j'ai cru pouvoir faire des parallèles importants entre le fondement de la monarchie anglaise et le fondement du récit.

Bien sûr la réforme de la Chambre des Lords amenée par Tony Blair il y a presque dix ans montre bien que la monarchie anglaise n'est plus ce qu'elle était. Cependant elle est remplacée par une réalité de caste : il y a ceux qui ont fait Oxbridge (et deux ou trois autres établissements d'enseignement supérieur), et les autres. Et à Oxford, il y avait très nettement deux villes : la culture, le future promis d'une part et la lie du peuple d'autre part. C'était une impression exagérée par le sentiment de supériorité déroutant qu'entretenaient beaucoup d'étudiants et la décrépitude des soins dentaires au RU qui ajoutait une différence physique bien visible entre les "haves" et les "have-nots".

Le clivage entre nos Grandes Ecoles et le reste de l'enseignement en France, bien que déjà beaucoup trop sensible, est moins important (ne serait-ce que parce que chacun a accès chez nous à des soins dentaires de qualité...).

Aussi, lorsque j'ai constaté que non seulement on est sorcier DE NAISSANCE, mais qu'encore la qualité du sorcier est, elle aussi, déterminée par la famille dans laquelle il naît, je ne pouvais plus supporter une lecture qui posait, devant l'enfant lecteur, la prédestination comme naturelle, qui légitimait ainsi les explications à postériori de la réussite sociale (entrer à Oxbridge) par des discours en phase avec la croyance ancestrale au "sang bleu" et qui était le contraire du "choix individuel contre la destinée".

Bienvenue à Gattaca: à Poudlard comme à Oxford ce sont vos gênes et votre famille qui décident de tout. Et si Harry a eu des moments de doutes, sincèrement, quel lecteur a t-il jamais douté de son choix de lutter contre le mal car, finalement, il était né dans ce récit exactement pour faire ce qu'il y a fait.

L'enjeu est de taille, car si vous me montrez qu'il n'y a pas de prédestination là-dedans, il va falloir que je me tappe les sept tomes ! (quand je serai à la retraite, vraisemblablement...)

74. Le mercredi 7 novembre 2007 à 15:03 par francis

@Xuelynom, pour Eragon nous parlons bien du livre et pas du film qui est complétement à coté ce que JKR elle a réussi en s'imposant sur la production des films.
@Muscardin je te rejoins a 100% sur les versions poche pour HP je n'ai pu attendre (ahlala monde moderne) mais pour l'aîné (suite d'Eragon) j'attend avec tord cette version de poche c'est certainement aussi pour sa puissance financière que l'adaptation à l'écran des HP n'est pas faite n'importe comment.
@Marie Laure Fouché, c'est sûrement vrai puisque le traducteur, le même pour les 7 volumes n'a d'après une interview (journal TV TF1) soit disant reçu l'épreuve à traduire qu'en même temps que les imprimeurs Anglais.

75. Le mercredi 7 novembre 2007 à 16:27 par Michel

@65 : to snap back : répondre d'un ton brusque, selon mon dictionnaire => Snape, nom de famille dérivé.
Donc Rogue est pas mal comme traduction, puisqu'on parle d'un ton rogue en Français...

Il vaut certes mieux lire le livre en Anglais, mais j'ai trouvé l'effort de traduction très honorable (j'ai lu les bouquins en VF à mes gosses) par rapport à la daube qu'on sert d'habitude au lecteur Français.
J'ai cessé de lire les auteurs anglais en VF depuis que je suis capable de reconnaitre les contre-sens (niveau 4e-3e) directement dans les tournures de phrase Françaises.

76. Le mercredi 7 novembre 2007 à 16:32 par Jallora

J'ai bien aimé même si effectivement, comme la majorité des lecteurs, j'aurai voulu en savoir un peu plus sur certains points. L'épilogue en particulier n'apporte pas grand-chose.

Je suis d'accord avec #30, sur le fait que Snape et Neville sont les deux personnages les plus intéressants de l'histoire à mons sens. L'un comme l'autre mènent un combat personnel contre une sorte de "destin" (être le méchant/le couard) et leurs décisions influencent réellement la tournure des événements. Harry au contraire ne fait que suivre la voie qui a été tracée pour lui.

C'est sans doute pourquoi j'ai été personnellement plus marquée par l'épisode du patronus-biche que par le sacrifice de Harry (qui était de toutes façons nécessaire). J'aurais aimé que le mouvement "rebelle" ait un peu plus d'influence également, plutôt que tous attendent le signal final pour enfin se bouger.

Enfin, je n'ai pas été choquée plus que ça par la révélation de la vie sexuelle de Dumbledore. A vrai dire je ne m'étais jamais vraiment posé la question, mais ça colle bien au personnage sans rien lui retirer des ses qualités. Ca le rend plus humain, au contraire.

En somme, il y a beaucoup de réponses dans ce tome 7 (et j'ai bien aimé la façon dont des épisodes a priori "anodins" des précédents tomes trouvaient leur explication ici) mais malgré tout, le point final n'apporte pas une sensation de satiété satisfaite. Peut-être parce qu'en terme d'HP, on est jamais complètement repu... :)

77. Le mercredi 7 novembre 2007 à 16:56 par Lyobodo

Deux petites remarques sur l'analogie historique d'HP :

- JKR indique dans une interview que le duel entre Grindelwald et Dumbledor en 1945 était lié aux événements qui se sont réellement déroulés à cette époque. La chute du premier correspondrait ainsi à la victoire sur le nazisme. Bon pourquoi pas, tout le monde avait pressenti l'analogie historique utilisée par l'auteur. Mais si on continue sur cette analogie, on ne voit pas à quoi correspond la première défaite de Voldemort dans le monde des moldus. Il est censé avoir été une première fois vaincu au milieu des années 80 (Harry étant né en 1982 je crois). Or quel fait historique à cette date correspond à la chute de Voldy ?? Je n'en vois aucun. Idem pour sa seconde défaite qui devrait avoir lieu à la fin des années 90... Du coup, on en arrive à la conclusion que Grindy était plus fort que Voldy. Lui au moins a réussi à créer un vrai bordel dans le monde réel alors que Voldy, si puissant et méchant soit-il, n'a eu d'impact que sur le monde des sorciers. Petit joueur.

- Seconde remarque : Voldemort est présenté comme un personnage totalement inhumain, incapable d'une once d'amour pour son prochain et aveuglé par sa puissance noire. Même son physique n'a plus rien d'humain, le fait d'avoir découpé son âme l'a en effet défiguré à jamais. Le personnage est donc un véritable monstre. Là encore, JKR souligne dans son histoire le parallèle avec Hitler, notamment dans la haine pour les sang impures alors qu'eux mêmes en font parti. Mais Hitler était un humain, capable certes des plus horribles actions, mais un humain tout de même, dans toute sa complexité. Réduire le mal à un figure inhumaine, monstrueuse, me paraît être une erreur pédagogique. L'humain est capable du bon et du mauvais, c'est cela qui est dangereux. H. Arendt l'a assez démontré dans ce qu'elle appelait la "banalité du mal". Il me semble que JKR sape ce travail de compréhension de la dérive du genre humain en réduisant le mal absolu à une figure monstrueuse.

78. Le mercredi 7 novembre 2007 à 16:59 par Apprentie juriste

Ha, enfin l'avis de maître Eolas sur le livre, je dois avouer que j'étais impatiente de lire ça :)
Je suis entièrement d'accord avec vous sur la longue période intermédiaire du livre, le rythme est très différent des autres, où l'action allait crescendo avec un combat final. Ici, on commence fort dès le départ, et ensuite l'histoire n'avance que par cycles, alors oui c'est frustrant bien sûr! Mais depuis le premier tome on attendait le retour de Voldemort, et ces passages nous ont servi à voir ce qu'est la vie sous son régime. Bon, je dois néanmoins avouer que je m'attendais à plus de conflits ouverts qu'à ces machinations souterraines, non-dits et autres manipulations. Pourquoi Voldemort n'assume-t-il pas pleinement son retour en prenant officiellement la tête du Ministère?

Pour en revenir au métier d'Hermione, j'ai été très satisfaite en tant qu'étudiante en droit. D'ailleurs, l'oeuvre en général a sû accorder une place au droit et à la justice, Dumbledore était d'ailleurs magistrat.
Quant à son homosexualité.... je dois dire que je suis un peu déçue de ne pas l'avoir devinée, surtout que je me demandais très souvent : "mais comment un tel sorcier peut-il rester célibataire, et non courtisé"? Pas de femme, pas d'enfant... ha je m'en veux >p

79. Le mercredi 7 novembre 2007 à 17:03 par Mad

Finalement, sur le fond, JK ROWLING n'a pas inventé grand chose. Il y a en effet belle lurette que la théorie du "Corps sans âme" a été abordée, dans les contes et légendes celtiques, notamment.
Par contre, je trouve qu'elle possède un art du suspens particulièrement développé, une façon de nous tenir en haleine, qui font tout le charme de cette épopée.
Quant à l'homosexualité de Dumbledore, cela ne nous.....regarde pas!

80. Le mercredi 7 novembre 2007 à 17:06 par Schnorchel

J'ai savouré ce dernier tome comme les six précédents, avec en plus la satisfaction d'y trouver un certain nombre de réponses.

Par ailleurs, deux éléments ont particulièrement retenu mon attention.

D'abord, les caractères féminins qui sont très généralement positifs et plus clairvoyants que les caractères masculins.
Lily est intelligente, séduisante, généreuse et sublime de sacrifice.
Molly est énergique, positive, courageuse et dévouée à sa famille.
Hermione est douée, travailleuse, obstinée, clairvoyante (notamment lors de la création de la SALE)
Ginny est énergique, solide, courageuse, intelligente
Minerva est un rempart pour les élèves même dans les pires situations et sait adoucir sa sévérité quand il faut

Même les caractères négatifs ont des aspects positifs : c'est Narcissa qui sauve sa famille au prix d'un énorme et double risque, celui de faire confiance à Harry et celui de trahir Voldemort, quand à Bellatrix, dans son abjection elle reste fidèle jusqu'au bout à l'homme de sa vie, alors même que tout est perdu.

Il n'y a qu'Ombrage qui déroge à cette règle, mais elle est plutôt masculine...

A l'inverse, les caractères masculins ont tous des faiblesses plus ou moins graves.

Même Dumbledore, le plus positif d'entre-eux (et qui a un côté féminin affirmé par l'auteur) à cédé un jour au goût de la puissance, et s'il en a tiré les leçons, cela le rattrape quand même à la fin quand il est tenté d'utiliser la pierre pour ressuciter sa sœur.

Il y aurait aussi beaucoup à écrire sur James, dont on sait finalement très peu de chose et qui se comporte à Poudlard comme un "héritier" dans une high school, là où Lily ou Rogue s'imposent à la force du poignet, sur Sirius qui est assez voyou, sur Arthur Weasley qui n'est pas maître chez lui etc.

Voldemort quant à lui est la quintessence du macho, dépourvu de compassion et de sensibilité. D'ailleurs c'est en fuyant la tyrannie de son père et de son frère que sa mère l'a conçu, et ce n'est qu'à cause de la déloyauté du moyen utilisé (philtre d'amour), que le mal s'incarne en lui.
Mais avait-elle vraiment le choix, et puis dans le cas contraire il n'y aurait pas eu d'histoire.

Vous noterez aussi que les héroïnes de la génération de Harry ont des situations professionnelles nettement plus prestigieuses que celles de leurs hommes : s'il n'y a rien de honteux à bien gagner sa vie en vendant des farces et attrapes, la profession d'Hermione est plus valorisante que celle de Ron. Et c'est Ginny et non Harry qui devient championne de Quidditch.

L'autre élément intéressant est le personnage de Rogue. Paradoxalement, alors qu'il est très peu présent dans le dernier opus, celui-ci lui donne une épaisseur et une humanité qui lui manquait depuis le début. Comme il faut toujours se méfier de l'imagination des romanciers, j'avais quand même évalué à 20% le risque qu'il soit effectivement du côté obscur.

Ce qui plaidait contre ça c'est que dans ce cas, son objectif n'aurait pu être que de prendre la place de Voldemort, ce qui n'aurait pas été cohérent avec le reste de l'histoire.

Bref (si l'on peut dire), certes il y a quelques perfection mais quand même, quelle réussite !

81. Le mercredi 7 novembre 2007 à 17:32 par Rémi

Bon, je (= "un autre" Rémi, pas celui d'un des commentaire précédent de ce billet...) rajoute mes quelques mots pour dire la même chose que tout le monde (metoo !)... J'ai bien aimé, même si, oui, il y a certains passages littérairement un peu bancals, certains éléments d'intrigue mal construits, une certaine exploitation de l'oeuvre a posteriori par Rowling discutable, etc. Je ne développe pas, pleins d'autres l'ont fait.

Mais en même temps, il faut se rappeler que cette série n'a pas vraiment pour "cible" les adultes et les professeurs de littérature. Elle est initialement destinée aux jeunes, et si elle plait aussi aux adultes, tant mieux (et certainement Rowling n'a rien fait pour l'empêcher, au contraire !), mais ca n'est pas son public principal. Bien sûr, le fait d'être pour les jeunes ne dispense pas de faire quelque chose de bien -- et c'est le cas !-- mais je pense que pas mal de choses qui sont critiquées ici ne sont pas remarquées par des lecteurs plus "naïfs" (au sens positif du terme, je devrais plutôt dire "moins blasés", qui n'ont pas lu toutes les séries de med-fan et la "grande" littérature, qui ne voient pas venir les retournements, qui se laissent peut-être plus facilement porter par le récit et voient moins les ficelles littéraires, etc.).

Pour prendre les choses sous un autre angle, qui reproche aux Hirondelles et Amazones d'idéaliser à peu près tout ? Aux Six Compagnons d'être un peu niais, et au Club de Cinq de l'être encore plus ? À Petit Ours Brun de ne pas aller au delà de 4 cases au dessin tout simple (oups, je m'emporte ! ;-) ) ? Ces bouquins sont tous très bon, mais c'est sûr qu'ils ne tiennent pas la comparaison littéraire face au Seigneur des Anneaux ou aux classiques-étudiés-et-râbachés-au-collège-et-au-lycée. Mais pour introduire des jeunes à la littérature, ils sont parfait, eux (Proust pour apprendre à lire, ça me semble un peu osé). Et si je leur vois des lacunes littéraires ou scénaristiques évidentes, j'ai du plaisir à les (re-)lire en tant qu'adulte (et à me faire regarder bizzarement par les libraires quand je ressors du rayon "enfant" avec les bras chargés et un sourire jusqu'au oreilles parce que j'en ai trouvé des que je n'avais pas...).

Ceci étant, je suis presque plus déçu par la manière dont Rowling a joué avec le "buzz" que par le contenu de ce dernier tome en lui-même. Elle nous avait tellement chauffé avec ses indices partiels, ces coins de rideau soulevés qui laissaient entendre des boulversements majeurs, et au final, on a... ce à quoi on se serait attendu sans la moindre déception si rien n'avait été dit ! Une grosse bataille, quelques dégats dans les personnages et lieux secondaires, et une happy end où tout se noue comme on s'y attend. Normal et prévisible, mais loin de ce qu'on s'était imaginé, et c'est ça qui déçoit.

Finalement, l'évenement qui m'a le plus marqué, bien que je m'y attendais depuis le début de la série, c'est la mort de Dumbledore. Mais rien du tome 7 ne m'a autant marqué.

Bah, je sais que j'aurais plaisir à relire la série tous les 2-3 ans, c'est tout ce qui compte au final !

82. Le mercredi 7 novembre 2007 à 18:02 par Sla.

@ Eolas (N° 11): "Quel contraste, après un grand Headmaster comme Dumbledore..."

Dumbledore étant mon personnage favori, je ne peux que vous suivre... Mais ce brave Filius pourrait témoigner d'une ouverture de plus propre à la pensée de Rowling. Celle-ci pensait que les sorciers se montraient trop dédaigneux envers les autres créatures magiques; Flitwick est à moitié Gobelin sauf erreur, ce serait plutôt bien choisi pour appuyer son message!

83. Le mercredi 7 novembre 2007 à 18:09 par Xuelynom

Uh, Normal et prévisible, les explications des cheminements des reliques de la mort, le mystère des baguettes et les explications sur les horcruxes?

Pour moi c'est plutot des bonnes trouvailles qui m'ont bien happées au cours du récit.

@Eolas: ce n'était pas une prophétie, je crois que c'était plutot quelque chose du genre d'une vanne lancée par Draco à Ron... mais avec son habitude de petits détails qui prennent leur importance plus tard, je pensais que JKR l'utiliserait.

Et pour Stanley, ou est ce qu'on voit qu'il est un DeathEater? j'ai eu beau le relire je n'ai rien trouvé infirmant ou confirmant ceci...

84. Le mercredi 7 novembre 2007 à 18:15 par lawra

Bonjour !
Pour Snape, pareil, je m'en doutais depuis l'ordre du phénix, et c'est devenu évident quand, faisant mine de s'enfuir à la fin du tome 6,il indique encore à HP les progrés qu'il doit faire pour battre Voldemort.
Pour le tome 7, merci de toutes ces infos parceque la fin m'avait laissée ... sur ma faim justement.
Le problème des fins, c'est qu'il faut finir, et par moment, on sent l'urgence que l'auteur a ressenti de finir et surtout d'en finir pour que personne ne reprenne derrière.
Vous parliez du seigneur des anneaux, elle aurait du faire comme Tolkien. S'arrêter à l'avant-dernier chapitre et mettre tout le reste en appendices
Sinon, je suis d'accord, la quête qui occupe une bonne partie du livre est trés interessante, et elle suit correctement l'ordre du phénix (que beaucoup ont trouvé trop sombre) et le prince de sang-mélé.
L'autre jour je regardais l'interview d'une psy anglaise qui expliquait comment l'auteur, sous couvert de faire des livres de Fantasy, accompagnait au contraire les adolescent vers l'âge adulte. J'ai trouvé son analyse passionnante.

Est-ce à dire qu'en cours de trentaine je vais enfin passer à l'âge adulte? Ca mérite réflexion... mais pas trop, parce qu'en fait, j'y tiens pas vraiment, à passer à l'âge adulte, pour pouvoir à nouveau relire ses livres, comme je m'offre une relecture annuelle de Tolkien.


Pour l'affaire dont vous parlez, perso ça ne me choque pas, mais peut-être ne lui pardonne t'on pas l'outrecuidance d'avoir sorti ce lexique si tôt ? Et peut-être que la dame n'est pas sûre d'arriver à négocier son virage hors de Poudlard sans l'aide de la magie Harry Potter et qu'elle veut ainsi se garder une petite roue de secours ?

85. Le mercredi 7 novembre 2007 à 19:19 par Sla.

@Eolas (82): Il aurait un ancêtre gobelin d'après ce que j'ai lu... Il me semble aussi avoir lu une interview de JKR, expliquant que cette ascendance le liait d'une certaine amitié avec Hagrid:

www.encyclopedie-hp.org/m...

86. Le mercredi 7 novembre 2007 à 19:40 par Rémi

@lawra (84) :
L'aspect "roman d'éducation" de Harry Potter est assez marqué, oui.

En fait, c'est pour ça qu'il était prévisible longtemps à l'avance que Dumbledore aller mourir (ou au minimum être totalement mis hors du circuit) : pour qu'Harry finisse de grandir, il est nécessaire qu'il prenne son indépendance vis-à-vis de tous ses mentors, et Dumbledore est en première ligne (Sirius, c'était moins net, parce qu'il joue un rôle un peu plus distant, au même plan que les parents Weasley ou McGonnagal). Pour la même raison, il était peu probable qu'Harry meure (outre le fait que Rowling se serait fait lyncher par ses fans...), même dans un sacrifice noble -- et pourtant, ça aurait été une fin potentiellement très belle, ça ! --, parce que bon, c'est un mauvais exemple pour grandir, de mourir avant d'être adulte ! J'avais lu sa découverte de l'amour dans le tome 6 sous le même angle (et Ginny aurait pu mourir, elle, sans contredire cet aspect des romans).

C'est aussi pour ça que les romans sont clairement destinés à un public plus "enfant/ado" qu'"adulte" (cf. mon commentaire plus haut). Les contraintes qu'imposent ce type de roman passent très bien envers des jeunes, pas toujours aussi bien envers des gens qui ont déjà lu ce genre de choses 40 fois.

87. Le mercredi 7 novembre 2007 à 21:21 par al

une question me turlupine (mais peut-être est-ce dû à une mauvaise compréhension de l'édition en anglais) : lors du duel final, Harry est supposé être le nouveau maître de la baguette de Voldemort, puisqu'il avait "vaincu" son précédent possesseur (Draco). Mais Vodemort n'a-t-il pas "vaincu" également Harry lors de la scène dans la forêt ? Harry s'est sacrifié de son plein gré, mais il y a quand même eu prééminence mentale de Voldemort pendant les premiers instants, non ?

88. Le jeudi 8 novembre 2007 à 00:28 par Sla.

mauvais lien: endoloria.evoconcept.net/...

("D'après JK Rowling, Flitwick a un "lointain aïeul gobelin" qui serait à l'origine de la petite taille de celui ci.")

Las, j'ai franchi un pas de trop en affirmant qu'il était à moitié gobelin.

89. Le jeudi 8 novembre 2007 à 00:36 par Esurnir

Si je me souviens bien Arthur Weasley n'avait-il pas tee remplacer par Sirius Black dans le rôle du trépasser ?

90. Le jeudi 8 novembre 2007 à 01:09 par Alixe

Débat intéressants.
Personnellement, j'ai eu beaucoup de plaisir à lire le livre et l'épilogue m'a permis de reposer le livre apaisée (ce qui n'a pas été le cas du tome 6).

Pour ceux qui aimerais lire une version développée des révélations post-publication de Jo : encrier.org/texte.php?id_...

Et c'est gratuit puisqu'on a piqué les idées d'une autre ;-)

91. Le jeudi 8 novembre 2007 à 09:38 par lambertine

Juste une petite réponse à tous ceux qui affirment que si Rowling n'a pas tué Harry et a pondu un happy end, c'est que le contraire aurait déplu à ses fans, surtout aux plus jeunes : en fréquentant de plus ou moins près les fora Fantasy et Harry Potter depuis pas mal de temps, c'est plutôt l'inverse : une bonne majorité de fans espéraient une fin tragique, et particulièrement les plus jeunes.

Faut croire qu'il n'y a que des vielles dans mon genre à aimer les épilogues qui montrent qu'après la guerre, la vie recommence...

92. Le jeudi 8 novembre 2007 à 10:36 par Emmeline

@ Eolas 83 : est-ce qu'un individu sous Imperius perd forcément sa faculté d'initiative ? ça n'est précisé nulle part (me semble), et ça paraît assez incompatible avec la mise sous Imperius permanent de Crouch (t.4), par exemple, qui ne doit éveiller les soupçons à aucun moment ; et ce, alors même que son fils fait autre chose de sa vie (jouer à Moody notamment) que se concentrer sur l'Imperius en permanence.

93. Le jeudi 8 novembre 2007 à 10:50 par Xuelynom

Emmeline et Eolas:

De plus, harry décrit la tête de Stan comme "étrangement blanche" ce qui me semble compatible avec l'imperius...

94. Le jeudi 8 novembre 2007 à 14:34 par Nilshar

Le nouveau ministre de la magie par intérim était, lui, sous sortilège de l'Imperium d'apres les premières pages du T.7. Par contre, il semble faire pleinement parti des Mangemorts lors de la bataille a Poudlard, et il est même précisé a la fin qu'il se retrouve a Azkaban.
J'ai mal lu ou il y a une légère contradiction ?

95. Le jeudi 8 novembre 2007 à 14:50 par Triskael

@eolas et d'autres :
"En suivant cette théorie, je ne vois pas l'intérêt de Stan comme proie à l'Imperius, surtout après un an passé à Azkaban. Il y a plus utile et plus tentant. Et surtout de l'embarquer pour une opération aussi importante que cette embuscade. L'Imperius ne fera pas de sa victime un meilleur magicien, et Stan était contrôleur du Knight Bus, pas commando de marine."

Il y a du pour et du contre la théorie "Stan sous Imperius" dans ce que vous dites, je pense.
En effet, certes l'année passée à Askaban n'aurait pas fait de Stan une proie de ce sortilège...
Cependant, vous l'avez doit vous-même plus haut, c'est des "Death Eaters d'élite" qui viennent attaquer Harry au début, or stan n'est pas un "commando de marine"...

Pour émettre mon propre avis sur la question, Stan est un DE.

96. Le jeudi 8 novembre 2007 à 16:16 par tschok

"Mc Gonagall peut aussi bien à ce compte être lesbienne..."

Quoi?!

Elle aussi?!

Pfffffffff!

97. Le jeudi 8 novembre 2007 à 17:41 par Hermione

je ne m'y fait pas, Dumbledore, Homosexuel !

98. Le jeudi 8 novembre 2007 à 17:41 par Sla.

@Eolas (88) : très belle remarque! Mais limoger cet enseignant suppose qu'on lui trouve un remplaçant, ce qui ne serait guère aisé au vu de ces qualités. De surcroît, ce n'est qu'un "lointain aïeul" et les sorciers à le savoir sont probablement peu nombreux. Peut-être ses qualités l'ont-elles sauvé?

Rappelez-vous que communistes, du temps de Staline, et nazis laissaient parfois la vie sauve aux grands artistes, nonobstant des origines "impures"; des violonistes et pianistes notamment.

99. Le jeudi 8 novembre 2007 à 18:04 par Sla.

@Eolas (88): Peut-être cet argument peut-il être contourné, si l'on se rappelle que certains régimes totalitaires (celui de Staline en particulier) laissaient la vie sauve à des artistes même si ceux-ci appartenaient à une catégorie de personnes subissant habituellement une oppression.

Des violonistes et pianistes, en particulier, échappèrent à la persécution grâce à leur talent, bien qu'ils subirent des contraintes.

100. Le jeudi 8 novembre 2007 à 19:43 par Tchipouf

Pour revenir sur l'initiative de Steve Vander Ark, je pense que du fait de la nécessaire reprise d'éléments formels de l'oeuvre de JKR, son Encyclopédie serait considérée en droit français comme une oeuvre dérivée, qui est certes protégeable sous la traditionnelle condition d'originalité, mais ne peut être exploitée qu'avec l'accord de l'auteur de l'oeuvre préexistante.

101. Le vendredi 9 novembre 2007 à 12:52 par AmdC

Ah, merci pour toutes ces infos post-tome 7 Eolas ! Je n'en avais pas entendu parler (sauf pour l'homosexualité de Dumbledore, mais ça j'en étais déjà persuadée :) ) et c'est bien de savoir ce qui leur arrive ensuite. Harry Auror, bon, je vois plus trop l'intérêt après la mort de Voldemort, mais bon. C'est plutôt lui que j'imaginais en équipe d'Angleterre de Quidditch en fait !

Sinon, je suis assez fière d'avoir deviné à l'avance que ce serait Kreattur le personnage "rédempté", quant à l'homosexulité de Dumbledore, pour moi elle transparaissait de manière évidente dans tous les livres. Sa douceur, ses manières tendres, bienveillantes, un je-ne-sais-quoi dans sa personnalité, ses très fortes amitiés masculines (cf. son ami éperdu dont j'ai oublié le nom et qui chouigne au mariage), pour moi c'était clair et d'ailleurs pour plein d'autres aussi puisqu'il me semble que cette question était pas mal débattue sur des forums.

Grosso modo j'ai pas adoré ce dernier tome, je crois que JK Rowling s'est un peu perdue en chemin en tentant de tirer l'histoire vers un ton plus "adulte", en quelque sorte. Comme si finalement ça ne tenait pas bien la route et que finalement l'histoire reste entre deux eaux.

Et cette histoire de mort pas mort parce n'en ayant pas peur Harry l'aurait donc vaincue etc... Comment peut-il être le maître de la mort puisqu'à ce moment il n'a pas la baguette, qui est dans les mains de Voldemort ? Tout ça m'a paru beaucoup, beaucoup trop nébuleux.

Je ne lui pardonnerai pas la mort de Fred de toutes façons :(

La virtuosité de Molly à la fin, alors qu'elle a passé sa vie à cuisiner, face à une combattante aguerrie comme l'autre folle, là, mouais, pas très crédible.

En revanche, un moment m'a beaucoup, beaucoup émue : le petit laïus de Harry à son fils à props de Snape/Rogue, à la fin. Ca, j'ai trouvé ça très chouette.

Et bon sang, est-ce que Hagrid a fini par épouser Mme Maxime et lui a fait plein de petits géants ?!

102. Le vendredi 9 novembre 2007 à 12:58 par AmdC

J'ajoute que dans ce tome 7 comme dans tous les autres, Harry Potter est toujours aussi crétin, prononce par bêtise ce qu'il ne doit pas prononcer et se fait donc choper, et surtout, est incapable de se souvenir du diadème qu'il a lui même placé sur le buste l'année d'avant, alors que ça fait 20 pages qu'on lui dit : sur le buste sur l'armoire, débile, sur le buste sur l'armoire dans la salle sur demande où on cache des choses !

103. Le vendredi 9 novembre 2007 à 13:07 par AmdC

et aussi la grand-mère de Neville m'a bien, bien fait marrer :p

104. Le vendredi 9 novembre 2007 à 13:33 par EPR

"Hermione est devenue avocate..."
Cher Maître, je pense que vous allez un peu vite!
Je dirais plutôt qu'elle est devenue haute fonctionnaire...une sorte d'énarque, quoi!
D'ailleurs, comme vous l'avez remarqué dans votre billet "le droit, c'est magique", la procédure devant le Wizengamot ne prévoit pas d'avocats.
A propos de ce dernier billet: je l'ai bien apprécié, mais je suis resté un peu sur ma faim...A quand une analyse juridique complète du monde des magiciens, qui ignore aussi magistralement la séparation des pouvoirs, les droits de la défense et - tout simplement - les droits de l'homme?
Vous pourriez même faire rougir de honte Ark en publiant une "encyclopédie juridique d'Harry Potter" (enfin, pas avec ce titre pour éviter les foudres de JKR & WB)...Je réserve d'hors et déjà une copie dédicacée.

105. Le vendredi 9 novembre 2007 à 13:54 par gandalf72

J'ai dans l'ensemble beaucoup aimé ce livre, juste le comportement de harry vis à vis de Ginny à la fin. Ce dernier ne vas même pas la voir alors que régulièrement il pense à elle dans le roman, j'espère qu'avant de lui céder par la suite elle l'aurat fait un peu mariné^^, ce serait très féminin comme réaction je trouve.

106. Le vendredi 9 novembre 2007 à 19:41 par Hermione

C'est vrai ça, est-ce que Hagrid c'est marié avec Mme Maxime !?
Et Gaup il est devenu quoi ?

107. Le dimanche 11 novembre 2007 à 01:38 par Joker

Pour ceux qui ne seraient pas familiarisés avec les termes anglais, voici leur traduction.

Snape : Rogue
Hogwarts : Poudlard
Weasleys' Wizarding Wheezes : Farces pour sorciers facétieux
Muggle : Moldu
Daily Prophet : La Gazette du sorcier
Défense contre les Arts Sombres : La traduction française retenue est "Défense contre les forces du mal"
Longbottom : Londubat
Leaky Cauldron : Chaudron baveur
Muggleborn : Né-moldu

J'espère avoir aidé les moins anglophiles d'entre-vous.

108. Le dimanche 11 novembre 2007 à 18:04 par couleur de prune

je suis piquée, maitre

je me permets de relever dans votre billet que vous semblez grimacer du fait de l'augmentation des indémnités des stagiaires.
je ne sais pas s'il s'agit d'ironie ou si vous pensez vraiment que donner 30% du SMIC à des étudiants Bac + 5 est honnête.

je me laisse croire à de l'ironie ...

109. Le dimanche 11 novembre 2007 à 22:27 par PB

On ne va pas encore refaire ici le débat sur la rémunération des stagiaires ! On peut se demander pourquoi les billets sur Harry Potter déclenchent ce genre de revendication...

110. Le dimanche 11 novembre 2007 à 23:01 par Stella

Je suis d'accord avec vous Maître, le centre du roman en "pause narrative" est sans doute un des plus profonds de la saga de par son intensité psychologique (riche en implicites introspectionnels, pas à la portée de tous, encore un argument contre ceux qui pensent que ce sont des livres pour enfants ! )

Quant aux ouvrages non-officiels, il n'y a qu'à lire les daubes qui ont été publiées sur Tolkien (souvent des pseudos études pour surfer sur la vague des films) pour comprendre le point de vue de JKR. Et en plus, Tolkien avait déjà auto-analysé son oeuvre (dans sa correspondance,...), un support existe (que certains survolent allégrement), alors que là non ; laissons-la donner ses informations (rien qu'à voir les réactions étonnées sur l'info Dumbledore-gay...).

111. Le lundi 12 novembre 2007 à 10:06 par Gastiflex

"Aussi, lorsque j'ai constaté que non seulement on est sorcier DE NAISSANCE, mais qu'encore la qualité du sorcier est, elle aussi, déterminée par la famille dans laquelle il naît, je ne pouvais plus supporter une lecture qui posait, devant l'enfant lecteur, la prédestination comme naturelle, qui légitimait ainsi les explications à postériori de la réussite sociale (entrer à Oxbridge) par des discours en phase avec la croyance ancestrale au "sang bleu" et qui était le contraire du "choix individuel contre la destinée"."
Dumbledore ne cesse de répéter que ce sont nos choix qui font de nous ce que nous sommes. A fin du premier tome, il demande à Harry pourquoi d'après lui le Choixpeau l'a envoyé à Griffondor et pas à Serpentard. "Parce que je l'ai voulu" répond Harry.

@Al : Harry s'est sacrifié, donc Voldemort n'est pas le maître de sa baguette, pas plus que Rogue n'est celui de la baguette de Dumbledore quand celui-ci se sacrifie au somment de la tour dans le tome 6.

112. Le lundi 12 novembre 2007 à 20:58 par Receswind

"Commando de marine" par ci, "commandos de marine" par là... Maître, seriez vous un admirateur des successeurs du Commandant Kieffer?

113. Le lundi 12 novembre 2007 à 22:29 par Amazone

Avec la magie, l'humour... La clé du succès de HP chez les plus jeunes.

114. Le mardi 13 novembre 2007 à 17:37 par lambertine

Avec tout le respect que je dois au professeur Tolkien, je ne dirais pas que les "Letters" sont la meilleur part de son oeuvre. Ni qu'un auteur est le mieux placé pour analyser celle-ci. Au contraire. Et si pas mal de daubes concernant le Seigneur des Anneaux ont été publiées après la sortie des films, de bonnes analyses sont sorties aussi. Pourquoi n'y aurait-il pas de bons bouquins analysant intelligemment Harry Potter ? Il me semble qu'il y a matière à pas mal de débats.

Et, aussi : le livre final est bon,selon moi. Emouvant, violent, intense (surtout la partie où soi-disant il ne se passe rien). Dumbledore y prend une épaisseur singulière, ambigüe. Un bémol : la mort de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer -le-nom est trop rapide. Et celle des époux Lupin aurait dû être plus développée.

115. Le mercredi 14 novembre 2007 à 04:05 par Esurnir

C'est vrai que niveau "profondeur" on peut dire que rien qu'avec le silmarillon ce cher Tolkien montre que le monde qu'il a crée est très détailler.

116. Le mercredi 14 novembre 2007 à 08:54 par lambertine

Que Tolkien n'ait pas eu pour but de publier les Letters et la plus grande partie de HoME, ça semble évident (quoique... ). Que HoME contienne un univers foisonnant, des histoires extraordinaires (à commencer par celle des Enfants de Hurin, récemment compilée, qui est pour moi le chef d'oeuvre absolu de la tragédie épique) et des textes philosophiques intéressants (l'Athrabeth), je suis la première à le reconnaître. Mais que l'on puisse considérer les Letters comme une auto-analyse valable des romans, là, je ne suis pas d'accord.
Je prendrai comme exemple la fameuse phrase "Les seuls points communs entre l'Anneau des Niebelungen et l'Anneau Unique sont qu'ils sont ronds et en or" Il est évident que ce n'est pas vrai. A l'analyse, c'est encore moins vrai. Ne serait-ce que parce que ces deux objets (comme la Baguette de Sureau, pour en revenir à Harry Potter) sont à la fois instruments de pouvoir et sources de malédiction.
Alors, les Letters, intéressantes ? Je dirai : plus pour connaître l'écrivain que pour analyser l'oeuvre.

117. Le mercredi 14 novembre 2007 à 18:51 par will

bouh ouh ouh!!!!! les Harry Potter ne continuent pas!!!!

118. Le mercredi 14 novembre 2007 à 20:46 par lambertine

Qui sait ?

J'imagine mal une suite.Mais j'imagine mal aussi que J.K. ait parlé de l'Amour de Dumby sans avoir une idée derrière la tête. Une idée qui selon moi pourrait donner un très beau roman. Un roman très triste aussi, d'ailleurs.

119. Le jeudi 15 novembre 2007 à 13:19 par Lucretia

J'ai beaucoup aimé ce dernier tome. Jusqu'à présent mon favori restait le 3e mais là j'ai été scotchée. Je ne comprends toujours pas pourquoi certains l'ont trouvé poussif, voir blog de Maître Eolas lors de sa sortie en anglais. Ont-ils bien perçu les nuances de la langue anglaise ?
Lors de ma lecture, j'avais l'estomac serré et je ronchonnais contre tous les empêcheurs de tourner en rond qui me dérangeaient.
Mon passage favori va du chapitre 30 au 33. J'ai bien failli jeter le livre en l'air lors de la mort de Fred Weasley. Moi qui fait mourir mes personnages principaux dans mes propres romans, j'ai piqué une crise et, je l'avoue, ai bien versé deux ou trois larmes. J'aime beaucoup les Weasley qui sont particulièrement humains avec leurs défauts et leurs qualités un peu stéréotypées.
D'ailleurs, j'ai appécié que ce soit Molly qui dégomme Bellatrix. Bien qu'elle l'ait dégagée un peu trop facilement à mon sens. Bellatrix n'était-elle pas une très grande sorcière ?
Sinon, comme beaucoup de personnes, l'épilogue m'a frustrée : pas assez de détails sur le futur de ces personnages que nous suivont depuis tant d'années. Heureuse d'avoir obtenu les réponses à mes questions sur ce blog.
Puis, j'ai trouvé ridicule le fait qu'Harry pardonne à Rogue aussi facilement et au point de donner son prénom à l'un de ses fils. Comment peut-on oublier si vite lorsqu'il y a tant de haine partagée ? Même si Rogue faisait partie des gentils par amour de Lily (ça je l'avais deviné au moment du tome 5), il n'a pas été tendre avec Harry qui l'a lui aussi détesté et était, au début, un mangemort consentent, soit un sale type.
Enfin, un peu de mélancolie à l'idée que cela y est c'est fini.

120. Le jeudi 15 novembre 2007 à 21:25 par Belddoc

Le seul reproche que j'aie à faire au 7ème tome est qu'il soit le dernier... Merci à l'auteur d'avoir ouvert la porte vers ce monde imaginaire. Producteur de rêves, ça c'est un beau métier.

Et merci à l'auteur de m'avoir permis de tenir 10min d'exposé en cours d'anglais sur le thème "British Identity : Sherlock Holmes versus Harry Potter".

C., 2ème année Scpo Lille.

121. Le jeudi 15 novembre 2007 à 22:24 par rafiki

Moi, je suis déçue de la fin et de l'épilogue, trop court l'épilogue à mon sens, il méritait bien quelques pages de plus...

Quand à Dumbeldore homo, ça ne transparait pas, et je ne le ressents pas comme ça du tout. On peut vivre une grande histoire d'amitié et être sur la même longueur d'onde intellectuellement que quelqu'un sans pour ça que ça termine au pieu...

Et comme tout le monde, je déplore qu'on n'ait pas dit un peu plus sur la mort des personnages, particulièrement les Lupin. Pas grand chose non plus de l'éducation de leur fils... Harry n'était-il pas son parrain?

Bref, contente mais déçue car pas assez long à mon sens sur des détails de ce genre...

Je trouve aussi le milieu du livre et l'errance de Harry au milieu comme un brin trop longs.

122. Le samedi 17 novembre 2007 à 20:35 par Belddoc

Je trouve au contraire que c'est une bonne chose qu'elle n'ait pas dévoilé plus de détails que strictement nécessaire. Au lecteur de laisser libre cours à son imagination.

Après tout, tout la magie de ces livres est basée sur l'imaginaire. Donner trop de détails, c'est courir le risque de tomber dans le descriptif, et l'ennuyeux. Heureusement qu'elle ne dévoile pas tout, qu'elle ne finit pas vraiment l'histoire en quelque sorte... Elle laisse la porte ouverte à l'imagination de chacun.

123. Le dimanche 18 novembre 2007 à 10:30 par Demande de lumière

Citation :
Selon les plaignants, le travail de compilation se résumerait à une copie de l'œuvre, sans apport critique ou pédagogique (ce qui est inexact, The Harry Potter Lexicon étant riche en essais sur des thèmes récurrents et des théories explicatives de certains aspects de l'histoire).

Il a bien été précisé (voir le site TLC par exemple) que les essais et autres apports -la plupart d'entre eux non signés par Steve Vander Ark au demeurant,mais par d'autres auteurs à qui personne n'a semble-t-il demandé la permission d'utiliser leurs textes dans la perspective d'une éventuelle publication ?- ces essais donc ne figureraient pas dans l'oeuvre papier d'environ 400 pages (sur les plus de mille que contient de fait le Lexicon.) Alors oeuvre originale ou simple réorganisation ?

Je crois que dans tous les livres sur Tolkien, il y a eu auparavant demande d'autorisation aux personnes en charge des droits d'auteur (Christopher Tolkien, I suppose ?) et que la seule autorisation qui n'ait pas été accordée et a donné lieu a un procès a vu la victoire de l'écrivain parce qu'il s'agissait préciséement d'un ouvrage critique.
Mais dans ce cas précis, (et je n'ai absolument rien contre le lexicon dans sa version informatique, tout au contraire), la critique est totalement absente, il s'agit d'une réorganisation ? Et aucune demande n'a été formulée ni à JKR ni à WB qui ont fait parvenir à l'éditeur au moins deux lettres de demande d'explications et d'ajournement (Cease and Desist) restées sans réponses ?

124. Le dimanche 18 novembre 2007 à 20:04 par CAROLE

Je découvrais ce blog avec un vrai plaisir... jusqu'à ce je tombe sur ce "trait d'esprit" sur les indemnités des stagiaires....
Effondrée.
Mon Dieu ! Demander aux Avocats de prendre le risque, le terrible de risque, d'ouvrir la profession à des étudiants issus de milieux non bourgeois ! Mais oui, ceux qui ne peuvent se permettrent une formation récemment allongée à 18 mois, sans rémunération décente ! Imaginez ! Ceux-là existent et auraient voulu, discrètement il est vrai (mais faudrait-il dire sournoisement ?) infiltrer cette honorable profession ! Non bien sûr c'est inacceptable.

Pour votre gouverne, certains cabinets forment leurs stagiaires et leur proposent entre 1500 et 2000 euros par mois.

Salutations distanciées,

Carole.

125. Le lundi 19 novembre 2007 à 12:42 par PB

Les stagiaires, le retour ! On ne va pas en sortir...

126. Le lundi 19 novembre 2007 à 13:53 par Zerbinette

Quelqu’un pourra-t-il m’expliquer - calmement - ce que recouvre la notion de « bourgeois », terme qui dans la bouche de ceux qui l’utilisent, semble prendre un sens presque aussi infamant que le fameux « Mudblood » (Sang-de-Bourbe) craché avec mépris par les émules de Slytherin (Serpentard) soucieux de souligner les supposées différences de castes ?

127. Le lundi 19 novembre 2007 à 15:14 par PB

@ Maitre Eolas n° 125

En ce qui concerne les avocats qui quittent la profession, j'avais lu un chiffre il y a quelques années de la CNBF (bien placée pour mesurer les évolutions) qui évoquait une perte de 35 % les cinq premières années. A confirmer le cas échéant avec des chifffres plus récents de la CNBF.

128. Le lundi 19 novembre 2007 à 15:33 par PB

Voilà je viens de trouver quelques statistiques plus précises sur le site de la CNBF. Il y a évidemment un problème de décalage car il faut quelques années pour mesurer l'évolution d'une année de prestations de serment.

Sur l'année de prestations de serment de 1994 (cela tombe bien c'est la mienne, puisqu'avant j'étais "stagiaire conseil juridique"), il y avait 2.720 avocats. Au 31/12/2004, 81,3 % des hommes ayant prêté serment en 1994 sont toujours présents et 70,8 % des femmes. "Globalement 75,5 % des inscrits de l'année 1994 étaient encore en activité au 31 décembre 2004".

Sur ces chiffres précis, on arrive à une déperdition de 25 % sur 10 ans.

Les chiffres plus récents devraient logiquement montrer un accroissement de ce taux de déperdition du fait de la féminisation croissante (en 2005, sur 2.615 prestations de serment, il y avait 61 % de femmes), prenant en compte le fait que l'arrêt d'activité est plus fort chez les femmes.

129. Le lundi 19 novembre 2007 à 15:41 par Thib

@PB
"Les chiffres plus récents devraient logiquement montrer un accroissement de ce taux de déperdition du fait de la féminisation croissante (en 2005, sur 2.615 prestations de serment, il y avait 61 % de femmes), prenant en compte le fait que l'arrêt d'activité est plus fort chez les femmes".

Vous n'avez pas peur que certaines vous traitent de machiste?

130. Le lundi 19 novembre 2007 à 15:51 par PB

@ Thib

Les chiffres ne sont pas machistes, les plaintes sont à adresser directement à la CNBF.

131. Le lundi 19 novembre 2007 à 16:44 par Thib

@Eolas sous 129
Je suis bien évidemment d'accord avec vous, mon propos était une "provocation" à l'encontre de mon voisin de bureau.
Plus sérieusement (?), de mon temps, certains (des hommes) disaient qu'il y avait une discrimination à l'examen (avec nombre de places limitées) d'entrée au CRFPA en défaveur des femmes?
A votre avis, info ou intox?
Si info, qu'en pensez-vous?

132. Le mercredi 21 novembre 2007 à 00:42 par Greg

Comme vous le savez certainement, le 13 décembre prochain J.K Rowling va mettre aux enchères chez Sotheby's le 7e exemplaire manuscrit des contes de Beedle le Barde.
news.bbc.co.uk/cbbcnews/h...

Voilà un livre qui va battre des records de prix et qui va faire bien des envieux...

133. Le jeudi 22 novembre 2007 à 09:07 par Zerbinette

à Greg en 132 :

A voir la photo sur news.bbc, le recueil de contes n'est pas écrit en runes anciennes. Dommage... ;-)

134. Le vendredi 23 novembre 2007 à 01:40 par Étudiant X en Droit

On s'en tampone! Eu, je m'en tampone... ;)

135. Le vendredi 23 novembre 2007 à 13:43 par Alice_

Je remonte ici via melismes via le billet du jour et... Chic chic chic. (Sans compter l'image, adorable.)

(Avocat, ça va comme un gant à Hermione, elle a tout à fait l'esprit, cette logique qui vous prend à contre pied quand on est une personne "normale".)

136. Le vendredi 23 novembre 2007 à 13:59 par Étudiant X en Droit

Je sais bien je me suis laché, sur ce commentaire inhabituel, c'est un clin d'oeil vous l'aurez compris.
Non serieusement je n'ai jamais lu une ligne de cette série, mais vu le succès, ce doit forcément être captivant. Diantre, comment trouvez-vous le temps !

137. Le mardi 27 novembre 2007 à 17:46 par Chris

> Dumbledore était homosexuel

n'importe quoi ... mais alors là ... n'importe quoi

138. Le jeudi 6 décembre 2007 à 00:43 par Fieffégreffier

Besoin de vos Lumos s'il vous plait !

Pourrait-on m'expliquer par quel miracle l'épée de Godric Gryffondor sort du Choixpeau pour permettre à Neville de zigouiller l'horrible Nagimi, alors qu'elle avait été récupérée par Grispec dans les profondeurs de la banque Gringotts ?

139. Le jeudi 6 décembre 2007 à 22:35 par Fieffégreffier

Oups, ouh la, mais bien sûr, cette nuche que je suis...
Mille mercis Maître, je vous jure (oui oui comme Marie-Thérèse) de ne pas mettre en application mon stage de lecture rapide en relisant "la chambre des secrets".

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