Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Devinette

Un homme dépressif assassine sa (probable) maîtresse, âgée de 43 ans et mère de deux enfants, avant de se suicider. Que fait l'assemblée nationale, celle là même qui a voté les peines planchers, la rétention de sûreté et le jugement des déments ?

Réponse : une minute de silence.

STRASBOURG (Reuters) - Le député UMP de Moselle Jean-Marie Demange s'est suicidé avec une arme à feu lundi matin à Thionville après avoir tué une amie, apprend-on de source judiciaire.

Agé de 65 ans, Jean-Marie Demange était l'ancien maire de Thionville, mandat qu'il avait perdu en mars.

Le drame, qui s'est déroulé en partie sur le balcon du domicile de la jeune femme, a eu pour témoins plusieurs habitants d'un immeuble voisin qui ont alerté la police vers 11h45, a dit à Reuters le procureur de Thionville, Jean-François Mailhes.

"Une dispute violente opposait Jean-Marie Demange à cette jeune femme de 43 ans", a-t-il précisé.

Après un échange de coups et un aller-retour à l'intérieur de la maison, le député a rejoint son amie sur le balcon et lui a tiré dans la tête avec un pistolet automatique. Il est ensuite rentré dans l'appartement où il s'est logé une balle dans la tête.

Les deux protagonistes étaient décédés à l'arrivée de la police.

La victime était divorcée et mère de deux enfants.(…)

Les députés ont observé lundi après-midi une minute de silence à l'ouverture de la séance à l'Assemblée en mémoire de leur collègue disparu.

Qu'on me comprenne bien. Le suicide est un drame terrible, mais tout ceux qui décident de partir ne se sentent pas obligés d'emmener quelqu'un avec eux pour le Grand Voyage, surtout si cette personne est mère de deux enfants. Et un meurtre est un meurtre, fût-il perpétré par un député.

Cette minute de silence de la part de la représentation nationale est obscène. Et de la part d'une majorité qui vote des textes répressifs comme d'autres avalent des petits fours, ce geste sonne comme l'hommage de l'hypocrise au crime.

La discussion continue ailleurs

1. Le mardi 18 novembre 2008, 21:26 par Aikoa

On ne peut se réjouir de la mort de quelqu'un

Mais on n'est pas obligé de l'honorer. Hier le député UMP de Moselle est mort, se suicidant d'une balle dans la tête. Il avait auparavant pris le soin de battre et tuer sa compagne . Alors que nous sommes dans un pays où l'on ne cesse de parler de

2. Le mardi 18 novembre 2008, 21:49 par Lexomil 120mg

Petite leçon de cohérence

Tu sais, parfois je me demande pourquoi on assiste au déclin du pouvoir parlementaire, et même de la fonction de parlementaire. Une vraie diarrhée législative, des textes à rallonge, et des réformes législatives qui ne sont plus aussi profondes...

3. Le mercredi 19 novembre 2008, 11:39 par Ouverture(s) !

Honte à l’Assemblée nationale

Lundi matin, Jean-Marie Demange, député UMP de Moselle s’est suicidé. Il avait préalablement tué une amie, vraisemblablement sa maîtresse. Celle-ci était la mère de deux enfants de 13 et 15 ans. Ce geste est évidemment un drame pour chacune ...

Commentaires

1. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:35 par Lalael

Tout à fait d'accord, il est honteux de rendre hommage à un assassin (ou peut être était il juste un meurtrier) au sein de la représentation nationale : ce n'est pas lui la victime à ce que je sache mais cette pauvre femme dont on voudrait presque faire oublier que c'est elle dont la vie a été achevé sans qu'elle ait son mot à dire... je ne dirais qu'une chose : HONTE A NOS DEPUTES, qui n'ont même pas la décence d'être cohérent entre leurs textes et leurs actions... il est mauvais (selon moi) de faire penser aux citoyens qu'il y a deux poids, deux mesures devant la loi, surtout dans une société que l'on veut démocratique et pacifié par l'action de la loi.

2. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:38 par Der de Bx (Peut-être)

Autant, sur la question du mariage annulé, je crois que nous sommes en accord, autant, je crois ici, que nos points de vues divergent. La minute de silence est pour le drame pas pour l'assassin, ou le meurtrier. D'ailleurs, pour qu'il y ait meurtre ou assassinat, il faut un jugement et il semble qu'il n'y en aura pas. Cette minute de silence, dépasse le champs du Droit. Ce recueillement, c'est une invitation percevoir et à ne pas oublier le risque d'inhumanité dans l'humain. Me semble t-il.

3. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:39 par Mussipont

J'avoue être sidéré par l'indécence de nos députés. Ne pourrait on pas y voir l'expression d'un corporatisme tellement exacerbé qu'il en provoque l'aveuglement?

4. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:41 par Loth

Obscène, le mot est faible... L'infamie de nos députés qui s'augmentent eux-mêmes et se votent une bonne petite retraite n'a de limite que l'imagination déréglée de l'être humain. Cet hommage à un meurtrier me donne des hauts le cœur.

5. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:41 par msi

je reste sans voix devant l"indécence du geste de ceux qui sont censés nous représenter. La dépèche de Reuter spécifie bien que la minute de silence a été observée en mémoire de leur collègue disparu !

6. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:42 par Pixel Vengeur

Est-on au moins sûr que l'information leur avait été communiquée en intégralité ? Parce que si on leur a juste fait parvenir un mot, avant l'ouverture de session, comme quoi un de leur collègue s'était suicidé, ça se comprend déjà un peu plus... Après, s'ils connaissaient l'ensemble des circonstances entourant ce suicide, là, c'est déjà beaucoup plus malsain.

7. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:43 par Cristina

Je suis d'accord, c'est obscene, honteux et ecoeurant. Et dire que (selon wikipedia) il s'agit d'un "moment de recuiellement en hommage des victimes d'une catastrophe".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Minute_de_silence

8. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:45 par Derek

« Ne pourrait on pas y voir l'expression d'un corporatisme tellement exacerbé qu'il en provoque l'aveuglement? »

Excellent. J'aime beaucoup. La phrase aurait été encore plus drôle avec un membre du gouvernement et une minute de silence en conseil des ministres.

Mais j'ai honte de rire de tout, et en l'occurrence d'un bon mot après un drame.

9. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:46 par Axonn

Maître, précisez dans votre billet que le Monde indique bien que la minute de silence était en mémoire du député et non de sa famille.

10. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:47 par Lorar

« Ce recueillement, c'est une invitation percevoir et à ne pas oublier le risque d'inhumanité dans l'humain »

Trop subtil... L'image qui est donnée est simple : les représentants de la nation rendent hommage à un meurtrier fortement présumé (vu qu'il y a quand des témoins oculaires).

11. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:50 par Abstrait ≠ Concret

Les hommes politiques de ce pays sont parfois vraiment bizarres... Cela dit, dans un registre différent mais tout aussi obscène, j'aimerais rappeler que Jörg Haider, éminent nostalgique du IIIème Reich, pour ne citer qu'un de ses faits d'armes, a eu le droit à des obsèques quasi-nationales en Autriche et que visiblement personne n'a rien trouvé à redire par ici... Entre la minute de silence pour un assassin et les obsèques populaires d'un Néo-Nazi notoire, nos démocraties débloquent.

12. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:50 par Elisa

Cette minute de silence est effectivement on ne peut plus honteuse et hypocrite. Du fait de sa fonction, ses collègues oublient le meurtre qu'il a commis? Si la tendance de la majorité était au pardon et au vote de peines plus douce peut-être pourrait-on comprendre, mais, dans la présente tendance, cette minute de silence m'inspire seulement un profond dégoût.

13. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:53 par Wouf

Je crois que si nos députés avaient un peu d'intelligence, ils auraient attendu et rendu hommage à leur collègue en d'autres circonstances et de manière discrète. Quoique manifestement un meurtrier, il n'en reste pas moins un être humain, et on ne sait pas ce qui la mené à cet acte horrible et injustifiable. Donc une certaine forme d'hommage, pourquoi, mais au moins en respectant aussi la mémoire de cette femme qui est tout de même la victime dans cette affaire. En conséquence, cette minute de silence (sauf cas d'erreur d'appréciation par ignorance) est d'une bêtise insondable et est parfaitement révoltante.

14. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:53 par Therion

Et c'est quand la minute de silence à la dignité d'une bonne partie de nos politiques ?

15. Le lundi 17 novembre 2008 à 20:58 par Dédé

Sans commentaire :

« De son côté, le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a exprimé sa "consternation" et sa "profonde tristesse" après ce "geste désespéré". Il souligne dans un communiqué qu'il a également "une pensée particulière pour l'autre victime de cet acte tragique". »

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37626501@7-37,0.html

16. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:05 par Alex Draner

JM Demange a peut-être agit sous l'effet de la passion et de la colère en assassinant son amie. Et, ne supportant pas l'énormité de son geste, a mis fin à ses jours. Quant aux députés et à leur minute de silence, ils ont réagit humainement, eux aussi sous le coup de l'émotion, en pensant au malheur de leur ami et collègue, si proche d'eux, et auquel ils s'identifiaient peut-être. Je crois que, lorsqu'ils votent des textes répressifs, ils ne pensent pas aux êtres humains qui auront à en souffrir, ils pensent à la satisfaction de leurs électeurs, et accessoirement, à celle du Président de la République!

17. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:06 par nina

Je voudrais vous signaler que vos derniers billets n' apparaissent pas sur lieu commun. Est ce volontaire?

18. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:08 par Thib

Et c'est de votre part bien facile de vous en prendre à un mort qui ne peut vous répondre, sur la base d'articles de journaux dont on sait la fiabilité.

Savez-vous ce qui s'est passé dans cet appartement ? Non. Savez-vous s'il s'agit d'un meurtre prémédité, d'un accès de folie, voire même de légitime défense ? Non.

Fallait-il que l'Assemblée juge sans connaître le fond et s'abstienne de faire la minute de silence alors que c'est l'usage habituel pour ceux de ses membres qui décèdent en cours de mandat ?

Relisez-vous à tête reposée, maître, et vous verrez que, sur le coup, vous avez laissé la passion l'emporter sur la raison.

Eolas:
En faisant une minute de silence, l'Assemblée a jugé sans connaître le fond. C'est son geste que je juge.

19. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:10 par Vonric

J'ai cru comprendre que la minute de silence s'adressait au député qui s'est suicidé. Est-ce un hommage au meurtrier ? J'ai peur de comprendre...

20. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:10 par ici londres

"tous ceux qui décident de partir ne se sentent pas obligés d'emmener quelqu'un avec eux pour le Grand Voyage, surtout si cette personne est mère de deux enfants."

Vous avez tout dit, là. De quel droit cet homme a-t-il condamné deux enfants à perdre leur mère ? La vie des autres n'appartient qu'à eux.

Le suicide est sans doute l'acte le plus personnel qui soit. On n'a aucun hommage à rendre à une personne qui se suicide, de toute façon. C'est dérisoire et toujours bien trop tard.

21. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:16 par Isidoreb

Il est probable qu'après intervention du chef de l'état une proposition de loi va être déposée en urgence pour prévenir ce genre de drame. Tout élu sera automatiquement reconduit ...

22. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:20 par Duval uzan

Je suis tout à fait d'acocrd avec vous. Le suicide ne doit en aucun cas blanchir un cirminel ni lui conférer aucune grandeur. (…) On devrait pouvoir juger symboliquement par coutumace. Mais la mode maintenant est de glorifier et d'héroiser les suicidés. Voir touts ces attentats que l'on qualifie d'attentats suicide alors que le suicide par définition c'est se donner la mort à soi et à soi seul. C'est sa qualité essentielle! J'aimerai ne plus entendre parler d'attentats suicide. Il faut trouver un autre mot pour qualifier ces crimes. Quel mauvais exemple pour nos enfants!

23. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:21 par violon24

Oh! Que vous avez raison...Obscène est le mot. J’imagine la personne qui a dit aux enfants de la défunte : « les gens qui représentent notre nation ont fait une minute de silence en mémoire de l’assassin de maman… ». Que penser ?

24. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:22 par LDiCesare

Vous voyez les choses en noir. Si les députés peuvent s'émouvoir de la mort d'un meurtrier, peut-être qu'ils sauront aussi s'émouvoir du sort des pauvres étrangers que vous défendez.

Eolas:
Le jour où un sans papier sera député, je ne doute pas qu'ils s'en émeuvront.

25. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:27 par jb07

Ça me console (un peu seulement) de voir que je ne suis pas le seul à m'être énervé ce matin en lisant la nouvelle de cette minute de silence... Bon quelques députés UMP ont essayé de rattraper le coup en pensant aussi à la victime (la vraie).

26. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:28 par GRANTUMU

Qu'est-ce qui justifie que ces types (nos bons grocitoyens) soient armés? TIBERI avait un flingue dans le salon de son appartement à PARIS du temps de l'enquête sur le rapport à 300000fr de Xavière. Celui là avait aussi une arme de point. Si l'on pouvait se protèger de la connerie avec un pistolet, soit (pour ses collègues, ses amis et adversaires politiques, les membres de leurs cabinets). S'il faisait du tir sportif, re-soit. C'est en principe compliqué de détenir une arme de point. Qu'est-ce que ce type faisait avec un pistolet?

27. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:36 par GroM

"L'hommage de l'hypocrisie au crime"

Nos députés ne méritent pas vos accents hugoliens, fussent-ils réprobateurs.

Eolas:
C'est du Chateaubriant, ou rien.

28. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:37 par Olivier

A l'horreur de l'assassinat, le choc devant une classe politique qui fait une minute de silence et rend hommage au "pauvre homme", on ajoutera le mutisme des médias, le troisième larron de l'histoire, qui ne semble pas prendre conscience du tragique de la situation.

Ce qui prouve que le monde politico mediatique est une classe à part, où l'appréciation du bien et du mal défie le sens commun.

Eolas:
C'est grâce aux médias que j'ai appris l'affaire (une brève à la radio). Le fait est rapporté, brut, sans commentaire laudateur ou contempteur. Ça me va.

29. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:38 par Numero 7

Peut-être ont-ils seulement poussé la logique de la présomption d'innocence jusqu'à ses limites (absurdes) ? Et puis, est-on absolument certain que ce n'est pas la femme qui a agit ?

Eolas:
La présomption d'innocence n'est pas une présomption d'honorabilité.

30. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:41 par BR

Face à un évènement aussi scandaleux, la réaction du maire de Thionville Bertrand Mertz, qui s'était imposé face à Jean Marie Demange aux élections municipales de 2008, est exemplaire:

Nous apprenons avec tristesse et incompréhension le décès de Monsieur Jean-Marie DEMANGE, Député de la Moselle, dans des circonstances dramatiques.

Il s’agit en effet d’un terrible drame humain qui meurtrit deux familles.

C’est vers elles que vont nos pensées en ces moments douloureux et particulièrement vers les 2 enfants que laisse la victime.

A cet instant, nous n’avons pas d’autres commentaires à faire, une enquête est en cours.

Je doute que, comme Bertrand Mertz, les députés aient voulus exprimer autre chose que leur stupeur face au geste meurtrier de leur collègue Jean-Marie Demange. Une minute de silence s'imposait.

Vous raillez la frivolité de nos politiques, qui sont d'habitude si prompts à dénoncer le moindre fait divers. C'est de bonne guerre. Puissent les quelques instants de recueillement face à ce drame scandaleux leur instiller la sagesse dont ils font parfois défaut.

Eolas:
Je préfère les mots prudents de M. Mertz au silence des députés. Non, cette minute ne s'imposait pas.

31. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:41 par Duval uzan

Réponse à Thib, Devons nous être esclave de nos usages?une minute de silence à ceux qui DECEDENT, mais pas dans n'importe quelles circonstances.Nous ne devons jamais rendre  hommage au crimes, ni au suicides. bonne soirée

Eolas:
En cas de suicide, je n'ai pas de réticence. Le geste relève de la maladie ; même l'Église le reconnaît désormais en accordant des messes aux suicidés.

32. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:42 par Gérard

Eolas, je vous trouve bien polémique. Il est quand même bien évident qu'aucun député de cautionne ou ne pardonne. ni n'accuse, d'ailleurs, ce n'est tout simplement pas leur rôle. J'ajoute que "les députés" ça veut dire droite et gauche confondus, donc l'amalgame avec la politique du gouvernement est déplacée.

Il s'agit d'une minute de silence, à défaut d'autre chose. Le silence devant la consternation, le silence plutot que des mots. Pas d'hommage, pas de discours. Ce qui aurait été plus étrange, c'est de commencer une séance après un telle drame dans l'indifférence, comme si de rien n'était.

Ne céder donc pas à la "J'accuzite" pandémique des temps moderne. Pas le décrypteur serein et objective de l'actualité judiciaire que vous êtes...

Bien à vous

Eolas:
Le silence s'accommode fort bien de la poursuite des activités ordinaires. La minute de silence est un hommage. Quand, le 11 novembre dernier, le président a observé une minute de silence à la mémoire des morts de la première guerre mondiale, ce n'était pas pour exprimer sa consternation qui l'aurait frappé avec 90 ans de retard.

33. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:43 par PB

On peut tout de même anticiper que ce n'est pas en tant que député qu'il a agit, ni en tant que médecin mais en tant qu'homme. Une telle action parait démontrer en elle-même que cette homme n'était sans doute plus au moment du drame en possession de tous ses moyens. Je comprends bien qu'il aurait été préférable qu'il se suicide sans entrainer dans la mort celle qui ne le voulait pas mais était-il en état de tenir un tel raisonnement ? Pour aller plus loin, êtes vous bien certain que si le suicide avait raté, il aurait été condamné ? Rien de moins certain.

Ses collègues de l'Assemblée l'ont sans doute bien connu à une époque où il était sain d'esprit et on peut comprendre leur émotion. De la même manière que la douleur de la mère de la victime n'empêche pas la douleur de la mére du meutrier, soyons nous aussi indulgents (...cela ne fait pas trop discours de Reims ?).

Eolas:
Je ne leur reproche pas d'être émus. Je leur reproche d'avoir transformé leur émotion en hommage national sans considération des circonstances de la mort.

34. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:47 par Olivier

Rappelez-vous l'affaire Guy Drut, gracié malgré ses casseroles. C'était pour mieux défendre à la France au CIO, disait l'entourage de Chirac. Peut importe qu'il ait été hors la loi, il était des leurs.

Ca, c'était la version light de ce que produite une classe politique fonctionnant comme une caste, un clan.

En version musclée, ce député assassin suicidé, c'est un "drame affreux". Et c'est tout. Tout le monde debout à l'Assemblée, lieu où une semaine avant, la potiche de l'Intérieur criait haro sur la violence "inacceptable" de l'ultra gauche. Une violence qui a cassé les pieds des usagés, pas leur boîte crânienne.

Elie Cohen, l'économiste, a coutume de dire que l'Etat peut se définir comme "le détenteur de la violence légitime", ce qui expliquerait le silence des politiques, quasiment de tous bords, devant les violences policières par exemple.

Cette sinistre mascarade de l'Assemblée serait-elle un hommage inconscient à une violence, sinon légitime, à tout le moins acceptable, d'un représentant de l'Etat ?

35. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:48 par mauhiz

Bah, c est leur collègue, ils nous demandent pas d'en faire autant. Je vois pas le problème...

Eolas:
Juste que ce n'est pas l'amicale de pétanque de Sainte Geneviève des Bois, mais l'Assemblée nationale.

36. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:49 par Olivier

Bonsoir Gérard.

J'ai une question à vous poser, si vous le permettez.

Un député assassine une femme et se suicide après, pourquoi l'Assemblée lui rend-elle hommage ?

37. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:51 par Olivier

Hello PB

Je comprends bien qu'il aurait été préférable qu'il se suicide sans entrainer dans la mort celle qui ne le voulait pas

Oui, c'est un peu balot qu'il n'y ait pas pensé, le bougre...

38. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:55 par Olivier

Hello again Gérard

Ce qui aurait été plus étrange, c'est de commencer une séance après un telle drame dans l'indifférence, comme si de rien n'était.

Etrange, dites vous ? Mais lorsque les deux enfants de cette dame raconteront que l'assassin de leur mère a eu droit à une minute de silence dans l'enceinte de l'Assemblée quelques heures après les faits, leur interlocuteur trouveront cette histoire, hum, "Etrange" ? "Incroyable" ? "Abracadabrantesque" ? "Pathétique" ? "A se flinguer" ?

39. Le lundi 17 novembre 2008 à 21:55 par Fabien

Ma question est peut-être un peu perfide, mais la mémoire me fait défaut vingt-neuf ans plus tard…

Lorsque Robert Boulin, ministre du Travail sous le (3e ?) gouvernement Barre, a été suicidé alors qu'il était soupçonné d'en savoir un peu trop sur le financement illicite (auquel il participait vraisemblablement) d'un parti politique, M. Giscard et ses ministres ont-il observé un moment officiel de recueillement ?

Le doute m'habite.

40. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:00 par Olivier

Hello Fabien,

Une minute de silence au Conseil des minitres, il semble...

http://chan.archivesnationales.culture.gouv.fr/sdx/pl/toc.xsp?id=FRDAFANCHSC_0004_d0e30144&qid=sdx_q0&fmt=tab&idtoc=FRDAFANCHSC_0004-pleadetoc&base=fa&n=4&ss=true&as=true&ai=collection-cat|second|standard|

41. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:01 par Kell

@33: Les idées sur le monopole de la violence légitime, c'est pas Elie Cohen, mais Max Weber.

@32: Si la personne qui avait très probablement commis le meurtre avait été un quidam, voir pire, un jeune de la banlieue, auriez vous aussi dit : "Une telle action parait démontrer en elle-même que cette homme n'était sans doute plus au moment du drame en possession de tous ses moyens. Je comprends bien qu'il aurait été préférable qu'il se suicide sans entrainer dans la mort celle qui ne le voulait pas mais était-il en état de tenir un tel raisonnement ? Pour aller plus loin, êtes vous bien certain que si le suicide avait raté, il aurait été condamné ? Rien de moins certain."

Il est en effet possible, quoique très peu probable, qu'il n'ait pas été condamné. Enfin bon, M Cantat pouvait-il lui aussi invoquer la "perte de tous ses moyens" ? Jean-Claude Romand le pouvait-il aussi ?

42. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:01 par Lalael

Petit point d'éclaircissement sur la différence entre l'assassinat et le meurtre (corrigez moi si je me trompe) . Pour éviter la confusion et l'emploi de mauvais termes par certains je précise : le meurtre correspond à un homicide volontaire (donc intention de commettre le crime) et l'assassinat est un meurtre mais c'est un meurtre prémédité (intention de commettre le crime + "préparation" (anticipation) du crime)

43. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:02 par krapox

Bonjour,

Première fois que je poste sur votre blog. L'attitude de notre représentation nationale me donne envie de pleurer.

44. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:04 par Olivier

Hello Kell,

Oups, vous avez raison, j'ai recherché, Cohen citait Weber.

45. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:09 par Paul

Toi qui te flattes d'être le conducteur des aveugles, la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres, le docteur des insensés, le maître des ignorants, parce que tu as dans la loi la règle de la science et de la vérité; toi donc, qui enseignes les autres, tu ne t'enseignes pas toi-même! Toi qui prêches de ne pas dérober, tu dérobes!

etc.

46. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:11 par Olivier

Imaginons une minute que nos amis les députés de la minute de silence soient sincèrement touchés par "ce drame de la vie". Allez, croyons-les !

Cela signifierait qu'il le sont également lorsque cela arrive au commun des mortels.

Auquel cas, lorsqu'ils votent des lois répressives pour enfermer les déments, ils sont dans la démagogie.

C'est juste une hypothèse.

Eolas:
Qu'ils soient émus, soit. Qu'ils aient du chagrin pour le défunt qu'ils connaissaient, pas de problème. Qu'ils lui rendent officiellement hommage dans l'hémicycle de la République, non, non et non.

47. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:11 par Lalael

C'est encore moi pour la distinction entre meurtre et assassinat (que j'ai correctement distingué, je viens de vérifier), allez voir les articles 221-1 et 221-3 du Code Pénal sur Legifrance

48. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:11 par Paul

Eolas : en république laïque, la minute de silence ne célèbre que le bon (ou mauvais, dans ce cas) respect des convenances de ceux qui la suivent.

49. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:14 par Humaniste

Mes pensées vont aux enfants.

Ce qui choque, ce n'est pas l'hommage, on pleur ses amis quoiqu'il arrive. Ce qui choque c'est l'hommage officiel, qui sonne comme un pardon pour un lâche assassin qui n'a pas eu le courage d'affronter ses actes.

@2 le meurtre précède le jugement et non l'inverse, d'ailleurs sans meurtre pas de jugement

Cet histoire me rappelle celle de ce prêtre condamné pour acte pédophile, pour qui les paroissiens priaient après avoir exclus les parents du plaignant.

50. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:15 par bertrand

L'ultra droite voulait elle ainsi se solidariser avec le meurtrier ???

Eolas:
Heu… HEIN ?

51. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:15 par Neo

Que vont penser les enfants de la République Française ?

52. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:20 par Judge Dredd - Avocat provincial

Mon Cher Confrère,

Bravo !

Entièrement d'accord avec vous !

Votre bien dévoué.

53. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:25 par PB

@ 40

Et bien justement il ne me semble pas que Bertrand Cantat ait été condamné pour meutre mais pour « Coups mortels », c'est-à-dire violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner (c'est la qualification retenue par les magistrats de Vilnius).

Je ne vois pas pourquoi le fait d'être député ou médecin protégerait du fait de perdre la tête !

Eolas:
… comme disait le docteur Petiot.

54. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:31 par Aurelien

En vous lisant, j'en ai vu de toutes les couleurs!

"Honte a nos deputes"; "L'infamie de nos députés"... etc des vertes et des franchement pas mures!

Je rejoins le post numero 6.

En regardant les informations de midi, ils ne precisaient pas que le depute avait tue son amie avant de se donner la mort. L'Assemblee Nationale n'avait peut etre pas l'information complete.

Elle a reagit humainement face a ce terrible drame.

Je me demande parfois si ceux qui reagissent ici sont des etre humains ou des machines... Est ce vraiment le moment de debattre de tous ceux-ci alors que les deux enfants dont vous parlez pleurent leur mere disparue.

Que l'assemblee nationale n'est pas eu la reaction qu'il fallait; OK. Mais qu'est ce qu'on a a foutre??! C'est une histoire bien triste, c'est tout. Et je ne vous trouve pas tres digne.

Eolas:
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55. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:31 par Bardamu

Eolas gagné par le vent médiatique ?

Qu'eussiez-vous fait très cher à l'Assemblée ? Exprimer votre "joie" à ce qu'il ait trouvé le bon geste après le fort regrettable ? A moins que vous ne preniez le parti des victimes ?

Un mort est un mort, héros ou salaud. Nul n'a fait l'éloge de ce monsieur, et je pense (mais votre source est défaillante) que la minute de silence ne s'adressait pas qu'au bourreau suicidé. La représentation nationale ne pouvait pas passer sous silence cet acte qui pour regrettable qu'il soit, n'en fut pas moins commis par l'un des leurs.

Avouons-le, cet événement était miné : que dire après un tel acte ? On a rien à dire de politique dessus, il suffit d'ailleurs de voir l'indigence des réactions politiques pour s'en convaincre : un tel "exprime son émotion" (sens ?), tel autre sa "consternation" (mot bien faible : un comportement est consternant, un tel crime est épouvantable, effroyable : il est impardonnable). C'est un fait divers, il eût dû le rester.

J'invite donc notre hôte Eolas à reprendre ses esprits : nos députés n'ont en rien cautionné l'acte de leur collègue. Ils ne sont pas à blâmer, là seule chose à dire est un "no comment", les faits sont suffisamment parlants d'eux-mêmes. L'émotion médiatique, je croyais qu'on en était un minimum imperméable ici, me trompais-je ?

Eolas:
Une minute de silence, c'est tout sauf ne rien dire.

56. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:36 par Aurelien

"L'ultra droite voulait elle ainsi se solidariser avec le meurtrier ???"

Quand je vous dis qu'on lit vraiment n'importe quoi ici... Cher Maitre, compte tenu de l'importance qu'a pris votre blog depuis quelques mois, ne serait-il pas temps de vous payer les services d'un moderateur qui nous eviterai de lire ce genre d'enormite! (un stagiaire peut etre?)

La liberte d'expression a l'aune de la betise humaine...

Eolas:
Ne vous plaignez pas : c'est à l'absence de stagiaire seulement que vos commentaires doivent d'apparaître.

57. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:37 par Gérard

Bonsoir Olivier.

"'Elie Cohen, l'économiste, a coutume de dire que l'Etat peut se définir comme "le détenteur de la violence légitime", ce qui expliquerait le silence des politiques, quasiment de tous bords, devant les violences policières par exemple" Avant d'être d'Elie Cohen, cette formule est de Max Weber, et c'est à lui que l'on a coutume de l'attribuer quand on la cite. Cela ne légitime pas la violence des élus, au contraire, cela affirme que dans un Etat de droit, personne ne peut exercer de violence (entendu comme contrainte physique) sur autrui sans être détenteur de prérogatives fournies par la loi dans le cardre de pouvoirs de police.

"Cette sinistre mascarade de l'Assemblée serait-elle un hommage inconscient à une violence, sinon légitime, à tout le moins acceptable, d'un représentant de l'Etat ?"

Encore une fois, il est absurde de penser que les députés avalisent ou pardonnent cet acte horrible. Cette idée est tout simplement ridicule, voire insultante.

Eolas:
Non, bien sûr, et je n'ai rien dit de tel. Amusant, la différence entre ce que je dis et ce uq'on me fait dire. Très révélatrice des préjugés. Je constate que l'assemblée a rendu hommage à l'auteur de cet acte. En l'escamotant. Voilà l'obscénité. Escamoter un fait que la famille de la victime se prend dans la figure. De la part de l'assemblée qui a estimé que le terme de non lieu était insupportable car il signifiait que les faits n'avaient pas eu lieu (ce qui est un contresens). Voilà l'hypocrisie.

58. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:39 par Xerxes

Grâce à l'UMP, j'apprends que:

  • un groupe de jeunes situationnistes qui bouzille quelques caténaires et retarde quelques trains est un groupe de dangereux terroristes, résurgence d'Action Directe,
  • un jeune qui pique un scoot' mérite la plus grande sévérité, de peur qu'il ne terrorise les quartiers,
  • mais qu'un parlementaire UMP qui tue sa copine est une victime.

59. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:41 par Aurelien

"Bonjour,

Première fois que je poste sur votre blog. L'attitude de notre représentation nationale me donne envie de pleurer."

Pour une premiere, on peut dire que c'est une reussite! Si l'attitude de l'assemblee vous fait pleurer, qu'en est-il de la mort de cette mere de famille? Des machines vous dis-je! Ca devient vraiment n'importe quoi!

PS: pour ma part trois post en 5 min, c'est une premiere! Et je sens que le 4eme arrive!

Eolas:
Hélas, moi aussi.

60. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:45 par David

malheureusement cela fait déjà longtemps qu'il n'y a plus rien à attendre des hommes et des femmes politiques.

61. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:47 par mékeskidi

Vous n'y êtes pas. C'est le fait de l'état totalitaire de récrire l'histoire quand elle dessert le parti. Ce que nos indécents (ce qui n'est pas nouveau soit dit en passant) députés se sont empressés de faire, comme il sied dans les régimes de bananes.

62. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:47 par Lalael

@ Aurélien, tu parles de machine mais tu sais un être humain peut respecter un mort tout en critiquant ses actes (cf le député en question), tout ceci en éprouvant de la compassion ( on peut guère plus quand on est pas proche de la victime) pour sa victime et la famille de celle ci et en émettant une analyse (réaction) personnelle à l'attitude de la Représentation Nationale (bah oui être citoyen c'est pas être un robot, c'est au contraire être hautement humain). C'est toi qui a une vision limitée de l'être humain en nous assimilant à des robots parce qu'on parle pas de ci ou de ça dans nos commentaires...

63. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:52 par mytho

Une minute de silence est un moment de recueillement en hommage aux victimes d'une catastrophe. Elle tient son nom de sa durée, traditionnellement une minute (cette durée pouvant toutefois varier, notamment dans les pays anglo-saxons où elle est de deux minutes).

Elle est originaire de la France, où pour la première fois, le 11 novembre 1919, on fêta le premier anniversaire de l'armistice de 1918. Elle s'est par la suite répandue dans de nombreux pays.

Cette forme permet de remplacer la prière, traditionnelle dans des sociétés très religieuses, par une formule plus anodine et compatible avec des religions diverses aussi bien qu'avec l'athéisme ou l'agnosticisme.

Pas certain en effet, que la minute de silence des députés était vraiment appropriée en l'espèce...étrange..mais peut être que nos journalistes nous apporteront une explication...qui sait???

64. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:54 par Lumina

Je suis entièrement d'accord avec Eolas sur cet article.

> « jeune femme de 43 ans » Mais bien sûr ! Quelle absurdité que la politesse ! À 43 ans, on peut être grand-mère, alors à 43 ans et avec deux enfants, on n'est pas « jeune », absolument pas ! On est un peu vieille, à la moitié de sa vie, on a moins envie d'avoir d'autres enfants, on a eu généralement 8 hommes dans un lit, on a les seins qui commencent à tomber, des rides qui apparaissent, ... on est pas « jeune » à cet âge là, mais tout au mieux « conservée ».

65. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:58 par PB

@ 64

Votre humour me parait particulièrement douteux s'agissant d'une femme décédée aujourd'hui.

En plus ayant moi aussi 43 ans, je ne trouve pas cela drôle !

66. Le lundi 17 novembre 2008 à 22:58 par Natgif

Merci pour votre réaction, j'ai cru un instant que personne ne piperait mot. C'est à gerber, pardon pour la grossièreté, mais je trouve pas d'autre mot. La honte pour ces députés qui se foutent de cette femme et de ses enfants. Auront ils droit aux mêmes égards de la part des "élus" ? Beurk.

67. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:01 par nabilux

bonsoir,

Personne ne se pose la question qu'un deputé ai en sa possession une arme (un 7,65..)?

Eolas:
La loi n'interdit pas à un parlementaire de posséder une arme. Juste de pénétrer armé dans l'hémicycle.

68. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:01 par Aurelien

A Lalael

Je ne sais pas de quoi vous me parlez. Je dis simplement qu'il y a haro sur l'attitude de l'AN et que cela me semble deplace. Il y a deux morts dans cette histoire et peu m'importe ce que peuvent faire nos chers deputes... Je trouve ces reactions indignent. J'arrete ici mes commentaires de peur de motiver d'autres moutons (a defaut de machine)! Bonsoir...

Eolas:
Ah, enfin.

69. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:11 par D'aguesseau

Dans la même ligne que Bardamu.

Le vent médiatique vient à vous faire dévier, cher Maître. Demain peut-être, commenterez vous pour nous la bataille des roses au PS ?

Je croyais jusqu'à présent que votre robe vous donnait autorité : elle en ôte.

Eolas:
Que vous critiquiez mon opinion, pas de problème. Mais que vous critiquiez le simple fait que je m'avise de la donner sur un sujet de mon choix sur mon blog… de grâce, épargnez vous ce ridicule.

70. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:15 par rossel

L'omni -président n'est-il pas rentré de New-York? Vite, qu'il organise une réunion avec MAM, le ministre chargé des relations avec le parlement et est-ce utile? avec Dati et qu'on constitue le fichier des parlementaires dépressifs après la perte d'une mairie! Quant à cette minute de silence,elle est une initiative pitoyable pour un fait divers dramatique dont feu le député est l'unique responsable. Elle ne fait que précéder l'hommage qui sera prochainement lu par Accoyer...

71. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:25 par Tigrou_bis

"Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir." Jean de La Fontaine

C'est - hélas - toujours autant d'actualité. La mort est toujours triste. Mais parfois, les comportements des vivants face à l'épreuve sont difficiles à comprendre... J'essaie d'imaginer l'entrefilet dans un journal, rubrique "faits divers", si cette personne n'était pas député...

72. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:26 par Kell

@52

Vous ne m'avez pas compris, nous sommes tout à fait d'accord, le fait d'être politicien ne doit pas changer le jugement rendu sur un suspect. Ma question visait justement à montrer que le fait d'avancer que la condamnation du député était rien moins que certaine, était hasardeux. Nous sommes ainsi bien d'accord, sur le fait que tuer une personne, que l'on soit député ou chanteur, ou lambda ou quoi que ce soit est toujours un acte odieux qui ne peut pas s'excuser juste par : "Une perte de ses moyens" comme l'avançait la personne à qui je répondais.

(Si vous trouvez que nous ne sommes toujours pas d'accord, c'est que je ne vous ai pas compris du tout, et je vous demanderais alors de reformuler votre commentaire)

73. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:28 par RG

@63 Lumina

on a eu généralement 8 hommes dans un lit

Ce sondage est connu pour être mathématiquement impossible. Il en manque quatre non avoués chez les femmes pour que le nombre soit égal à celui des hommes, à moins que ce soit au contraire les hommes qui en avouent quatre de trop.

74. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:30 par XS

Les médias indiquent ce soir que Jean Marie Demange était très déprimé avoir perdu le poste de maire de Thionville, en mars dernier.

On a eu nombre d'affaires ou un certain nombre de décrets et de lois étaient pris sous le coup de l'émotion. Il y aurait beaucoup à dire ici.

D'abord on pourrait légiférer sur l'absentéisme des députés. Les députés ont que je sache un travail correctement remunéré par la Nation. Un lundi matin à 11h, M.Demange aurait du être en session, ou dans le TGV pour rentrer sur Paris. Notre Ministre de la Justice va t-elle convoquer les questeurs ou les huissiers de l'Assemblée pour avoir des explications?

Ensuite, M.Demange s'était engagé à travailler jusqu'à 69 ans, en juin 2012. Même si cela était un choix libre, n'y a t-il pas un moment où certaines personnes peuvent craquer? On est dans une soif de cumul des mandats (équivalent électoral et machiste du "travailler plus pour gagner plus"), et quand les choses ne vont plus, certains politiques sont touchés dans leur égo, et sont incapables de prendre du recul. Ce cas est le cas extrême.

L'Assemblée Nationale pourrait légiférer plus fermement sur le cumul des mandats, créer un service de soutien psychologique pour les maires battus. Et faciliter le retour à la vie civile des anciens élus, et pas seulement dans le secteur public. S'il y a un domaine ou il faut instaurer de la flexibilité c'est celui-là

75. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:34 par megastef

@66 & Eolas: En sa qualité de parlementaire, disposait-il de prérogatives particulières pour le port d'une arme de 1ere ou 4e catégorie en dehors de l'hémicycle ? Plus globalement, pour le reste, j'ai l'impression que nos parlementaires ne se sont même pas rendu compte de la portée de leur geste, et c'est cela qui m'effraye le plus... L'émotion qui gouverne à traversé la Seine, on dirait...

Eolas:
Une personne faisant état de craintes légitimes pour sa sécurité en raison notamment de son activité professionnelle peut être autorisée par la préfecture à détenir et transporter une arme de poing et posséder jusqu'à 50 munitions. Un député qui en fait la demande l'obtiendra je pense très facilement.

76. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:40 par megastef

Pour revenir au drame en lui-même, je ne vois pas en quoi sa qualité de député aurait pu prémunir cet homme (et surtout sa victime) contre les affres d'un drame passionnel comme tant d'autres alimentent les pages "faits divers". Ce terrain parfaitement émotionnel ne me semble pas pouvoir être gouverné par le devoir d'exemplarité sensé motiver nos représentants.

77. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:42 par ____D'Aguesseau____

@ Eolas

"Ne sentirons-nous jamais que le ridicule des autres ?"

Seul Montesquieu pouvait venir à mon secours.

Eolas:
Décidément, que ferait-on sans les morts ?

78. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:48 par 1bR

Pour une fois je suis d'accord avec vous, meme si je ne jette pas la pierre à la majorité pour ma part mais à l'assemblée nationale dans son ensemble :), pas la peine de faire de militantisme ici :)

79. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:48 par PB

@ XS 73 "Un lundi matin à 11h, M.Demange aurait du être en session, ou dans le TGV pour rentrer sur Paris"

Vous êtes pas bien XS ! Les députés prennent le TGV le mardi matin et rentre en circonscription le jeudi soir (normalement...). C'est pas un boulot à temps plein quand même...

80. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:50 par XS

@63 Lumina A 43 ans on peut être grand-mère ou célibataire épanouie (comme notre ministre de la Justice, vedette de ce blog, qui les aura dans 10 j). On a de toute façon encore du temps pour beaucoup de choses, utiles, futiles ou tendres. Sauf maladie grave, ou assassinat.

Bien sûr, si la victime avait été elle même une politique, la réaction des nos représentants n'aurait pas été la même.

81. Le lundi 17 novembre 2008 à 23:51 par Adrien

Là maître vous y allez un peu fort. Un député (oui je sais c'est beau la mise en forme) commet un meurtre et se suicide. C'est un drame. Les autres députés sont touchés du fait que le protagoniste est l'un des leurs. Ce drame les choque. Ils font une minutes de silence. C'est humain.

Que vous leur reprochiez leurs excès d'inhumanité envers les "racailles", les sans-papiers et autres karchérisables, je ne peux qu'applaudir. Que vous vous enflammiez à leur excès d'humanité, je ne suis pas d'accord.

Je ne fait de minute de silence que quand un drame me touche. Il font pareil. Ils se sentent justes proches du drame. Il est fort probable que c'est tous ce qu'il feront pour lui.

Eolas:
Les députés sont humains, alléluia. J'en suis ravi. Je souhaite juste qu'être l'un n'empêche pas d'être l'autre et réciproquement.

82. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:00 par XS

@PB 79 Je suis un salarié normal et un contribuable.

Le travail de député est correctement payé ( ), les députés sont volontaires, l'UMP défend la valeur travail et les heures supplémentaires. Il est normal d'attendre que ce travail soit fait à plein temps ou au moins les fameuses 1607h par an. En plus, ils ont des lois à voter, dont les conséquences sont très importantes, comme on le sait bien ici.

83. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:07 par darty

à adrien : celui ci a emporté avec lui une mere de deux enfants , auraient ils fait de même si il était descendu dans la rue avec une kalach et tué plusieurs passants ?? non . et bien peu importe le nombre .

84. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:07 par Aurelien

Cher maitre,

Cerne par les cons je suis mort en tentant une sortie...

Eolas:
Courage : je m'assurerai que la prochaine sera la bonne.

85. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:07 par megastef

@ Adrien: Pour aller dans le sens de nôtre hôte, j'ai bien peur que dans cette réaction, la confraternité affichée ait prévalu sur une légère prise de distance sans doute nécessaire. Etant donné le rôle crucial tenu par cet assemblée, nous pourrions peut-être en attendre plus de maturité.

86. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:08 par darty

tres cher mêêêêêtre , je ne puis , pour une fois , qu'être d'accord avec vous .

87. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:13 par Citoyen mitoyen

La dernière fois que l'assemblée nationale a observé une minute de silence, c'était le 22 septembre dernier, en hommage aux dix soldats français tués en Afghanistan.

Je pense effectivement que cet hommage était maladroit, dans le sens où il a été demandé "en mémoire à leur collègue disparu", mais en occultant la première victime qui, elle, ne demandait qu'à vivre. Même devant la presse, il n'y a eu que la porte-parole du PS qui a eu une pensée pour cette femme et ses deux enfants.

Il ne s'agit pas "juger", et comme l'a dit un précédent commentateur, il n'y a rien de politique à dire là-dessus : exact, et c'est donc une bonne raison pour dire que cet hommage n'avait pas sa place dans l'hémicycle de l'assemblée mais qu'il aurait dû se tenir en dehors. Question de pudeur compte tenu des circonstances du drame...

88. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:15 par olivier

Heureusement qu'on traite différemment les crimes des racailles de ceux des ex-honnêtes hommes. Entre un état de fait et les drames ponctuels dans une certaine catégorie de population (les "bourges" pour que les lecteurs comprennent) il y a un fossé considérable qu'il faut prendre en compte, même si ça vous déplaît. En aucun cas j'excuse le geste, mais le rapprocher des crimes des malheureux opprimés qui ne mangent pas de petit four est juste une bêtise. Mais au moins ça contente votre lectorat fanatique.

89. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:31 par Pierre M. Boriliens

Il me semble qu'un député qui entre à l'Assemblée devrait laisser l'individu au vestiaire pour endosser le costume de l'élu, et, à partir de ce moment, se comporter en tant que tel... Il faut croire qu'ils ne le font plus trop souvent pour l'oublier si vite !

Eolas:
Et comment retourner sa veste si on la laisse au vestiaire ?

90. Le mardi 18 novembre 2008 à 00:55 par xilun

La médiocrité en général de l'assemblée nationale fait que je ne m'étonne guère de ce comportement indécent particulier. Il est en quelque sorte la culmination de leur comportement indécent habituel (en tant qu'assemblée) vis à vis des français qu'ils représentent (ou du moins sont sensés représenter).

91. Le mardi 18 novembre 2008 à 01:14 par Arnaud

Obscène, hypocrite, honteux, infâme... Hé bé dites donc... on a une jolie bande de vrais rebelles sur ce blog. Allez hop !... Quand est-ce que vous prenez les armes pour renverser ce régime abominable ?... Hein ?... Mais... où êtes-vous tous passés ?...

Pfffff... ça fait pitié. Personne pour imaginer que la minute de silence s'adressait aussi à la victime ?... Non, ça n'était pas écrit dans l'article du Monde. Et comme chacun sait, Le Monde a toujours raison.

Les députés ont selon moi (mais je suis peut-être un bisounours) voulu exprimer leur tristesse pour un collègue qui a pêté un cable ET pour la victime de cette folie.

Vous m'aviez habitué, cher maître, à être celui qui, avant d'écrire, réfléchit, se renseigne... qualité hélas trop rare sur internet. Mais là, emporté par votre émotion, vous avez écrit sans réfléchir, c'est pas comme d'habitude, et c'est dommage.

Eolas:
Quand vous aurez fini de réfléchir, vous pourrez jeter un coup d'œil au compte rendu des débats de l'assemblée nationale; Le président de séance n'a pas eu un mot pour la victime ni sur les circonstances du drame.
Je ne saurais vous en vouloir : vous ne nous avez jamais habitué à être celui qui se renseigne avant d'écrire.

92. Le mardi 18 novembre 2008 à 01:16 par Kemmei

Ils doivent en prendre à tout bout de champ à l'Assemblée Nationale, des minutes de silence, pour avoir jugé que cette victime-là la méritait vraiment.

Ceci expliquerait peut-être qu'ils n'aient plus le temps de vérifier le contenu de qu'ils votent.

93. Le mardi 18 novembre 2008 à 01:17 par commandant 35

Cher Eolas, Je ne suis pas d'accord avec vous. Cette minute de silence était bienvenue. Pendant ce temps l'assemblée n'élaborait aucune loi sarkozyste. Ce qui repose quand même un peu.

94. Le mardi 18 novembre 2008 à 01:17 par lundi-jeudi

rappel :

le commentaire 24 dit

"Si les députés peuvent s'émouvoir de la mort d'un meurtrier, peut-être qu'ils sauront aussi s'émouvoir du sort des pauvres étrangers que vous défendez" (en commentaire 24),

Me EOLAS réponds "Le jour où un sans papier sera député, je ne doute pas qu'ils s'en émeuvront." :

moi, je dis : même pas sur !

pas sur, car regardez Mme Yade, notre Ministre, elle ne s'en émeut pas.

bon, d'accord, c'est peut être parce qu'elle n'est pas député et n'est plus sans papier

95. Le mardi 18 novembre 2008 à 01:34 par Astérix Hépérilz

Peut-être qu'il n'a voulu se suicider qu'après avoir compris son propre geste, non ? Ce ne serait pas une circonstance atténuante à mon sens mais ça aurait une signification un tout petit peu différent de "se suicider en emmenant quelqu'un" quoi que le résultât ne diffère pas. Bien d'accord en tout cas pour déplorer l'incongruité de cet hommage de la représentation nationale à un de ses membres.

96. Le mardi 18 novembre 2008 à 01:55 par Calvin

On aurait sûrement eu le droit à un jour férié si le député avait été la réelle victime de ce drame. Dommage.

97. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:00 par oïe oïe

Et ça continue encore et encore...

Après les pressions sur les juges et les citoyens, les lois liberticides et incongrues, on franchit un nouveau seuil de ridicule et de surréalisme en rendant hommage aux meurtriers faisant parti de la famille...

Dire qu'avant je critiquais et me riait des chinois et de leur gouvernement aux pratiques moyenâgeuses, des américains et de leur président, des italiens et de leur chef playboy ou encore des russes et de leur homme de fer...

Maintenant c'est à peine si j'ose me permettre de leur faire une remarque, la France a réussi à faire pire que tous les pays cités.

Et vu comme les choses évoluent et comme les gens semblent aimer cela (les médias, ça aide), je pense qu'on a pas fini de voir ce genre de manifestation.

98. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:01 par Citoyen mitoyen

@ Arnaud # 90 : Vous "imaginez" mal, voici les paroles exactes prononcées par Mme Danièle Hoffman-Rispal à l'ouverture de la séance, et présidée par elle-même.

"J’ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J’invite l’Assemblée à observer une minute de silence."

Source : http://www.assembleenationale.org/13/cri/provisoire/P20090062.asp

Le problème, c'est que lorsqu'on s'adresse (publiquement) ainsi dans l'hémicycle de l'assemblée nationale, cela revêt tout de suite un caractère solennel, officiel, et symbolique, ce sont les élus du peuple qui s'expriment au nom du peuple. Là ils ont rendu hommage à un des leurs élu, mais pas à la personne qui faisait partie du peuple...

99. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:06 par Le Chevalier Bayard

A la manière de Kundera on peut dire que : "Dans ce milieu-là tout est d'avance pardonné et donc tout y est cyniquement permis !". Pour autant, "il convient d'être économe de son mépris en raison du grand nombre de nécessiteux" (Chateaubriand)

100. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:06 par Marie-Christine BLIN

Eolas,

Si ce député ne s'était pas suicidé après avoir tué une probable maîtresse pour un motif et dans des circonstances que nous ne connaissons pas mais était venu vous demander de le défendre devant une cour d'assise en vous expliquant qu'il avait agi sous le coup de la passion, auriez-vous refusé de le défendre ?

Eolas:
Non, j'aurais accepté. Mais je n'aurais pas pour autant rendu hommage à son geste.

101. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:21 par Astréon

Si l'amante avait été député, l'AN aurait marqué deux minutes de silence?

102. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:23 par Astréon

De plus, je vous trouve bien prompt à condamner nos député: après tout, leur collègue n'est que primo-délinquant. Ils l'auraient probablement conspué s'il avait été en état de récidive légale...

103. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:34 par Myrdyn

Ca aurait pu être pire. Ils auraient pu voter une loi.

EM

104. Le mardi 18 novembre 2008 à 02:51 par GPS

Pourquoi cette minute de silence dont maître Eolas a tout à fait raison de souligner l'incongruité ? La réponse tombe sous le sens : les députés se sont sentis proches de leur collègue. Proche, il l'était sans aucun doute, comme député. Mais comme meurtrier ?

Peut-être se sont-ils vus, tous autant qu'ils étaient, hommes ou femmes, capables eux aussi de céder à la folie de tuer (et de se tuer ensuite).

Puisque c'est arrivé à l'un d'entre nous, cela pourrait arriver, ont-ils songé, à n'importe lequel d'entre nous.

Le malheur rend fou. La défaite électorale en est un, très grand pour un homme politique. Elle est si injuste. Pour ne prendre qu'un exemple, Valéry Giscard d'Estaing semble avoir mis une bonne vingtaine d'années à digérer la sienne. (Il est vrai qu'il n'en a pas profité pour tuer quelqu'un. Je crois.)

Il y a des hommes, lorsqu'on les quitte, qui le tiennent pour une trahison, et, encore une fois, une injustice. Battu à l'élection, trahi par une femme. Redoublement de malheur.

En somme, électrice dans sa commune, elle aussi a voté contre lui.

Bref : nos élus ont cédé à l'émotion, et à une émotion absurde. Ils n'ont pas réfléchi. Ce n'est pas la première fois. Il est civique d'y réagir lorsque c'est nécessaire. Merci, maître.

105. Le mardi 18 novembre 2008 à 03:05 par Lumière Noire

25 Novembre 2008 : Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. (Proclamée par l'Assemblée Générale de l'ONU le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134).

17 Novembre 2008 : Minute de silence en hommage à un violent à l'égard d'une femme. (Observée par l'Assemblée Nationale Française).

Il paraît qu'il y a trop de commémorations en France? Visiblement nos législateurs choisi la leur...

Douces heures.

106. Le mardi 18 novembre 2008 à 04:18 par Firmin

A la lumière de cet événement, il me semble urgent de légiférer. Il faut tout d'abord renforcer la prévention avec un fichage systématique des députés comprenant notamment leur profil psychologique et leur situation familiale ; il faut ensuite opérer une surveillance toute particulière sur les populations à risques (députés ayant perdu un scrutin récemment par exemple) : on pourrait utiliser dans cette optique le bracelet électronique. Dans le même temps, le député ainsi "bagué" suivrait une thérapie (obligatoire), au terme de laquelle une commission d'experts déterminerait s'il est apte ou non à la vie en société.

J'espère que le président de la république prendra conscience de la situation et agira, comme il l'a fait dans d'autres cas, pour que plus jamais de tels événements ne se reproduisent.

107. Le mardi 18 novembre 2008 à 05:14 par ramses

Cette minute de silence est incongrue, compte tenu des circonstances, que ne pouvait ignorer le Président Acoyer. Il aurait dû signaler le décès de leur collègue en début de séance, sans faire de commentaires.

Dans l'esprit du peuple, il est impensable que les Députés et Sénateurs puissent "pêter les plombs".

Encore une image d'Epinal à effacer de la mémoire collective.

Eolas:
Un commentaire s'imposait au contraire. Par exemple : « Mes chers collègues, l'ordre du jour appelle le projet de loi sur la culture hydroponique des topinambours, mais auparavant, j'ai le douloureux devoir de vous informer du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la 9e circonscription de la Moselle (Consternation sur l'ensemble des bancs). L'émotion qui nous saisit est grande, mais eu égard aux circonstances dramatiques de sa disparition, la conférence des président a décidé de s'abstenir pour le moment de tout hommage officiel. Un registre de condoléance est à votre disposition dans la salle des Quatre Colonnes. Une aide exceptionnelle sera attribuée à sa famille frappée par ce deuil, dont le montant sera fixée en commission conformément au règlement de l'assemblée. Nous commençons à présent l'examen du projet de loi n°1234. Monsieur le ministre des topinambours, vous avez la parole. »

108. Le mardi 18 novembre 2008 à 07:42 par Damien

Oulah, c'est du lourd. Comment ont-il pu? Se pourrait-il qu'ils n'avaient pas tous les éléments en main ? Par exemple, juste l'information que le politicien s'était suicidé, sans savoir ce qui avait accompagné le geste ? Parce que s'ils les avaient, c'est un scandale.

109. Le mardi 18 novembre 2008 à 07:59 par Morgane

Le suicide tragique de Jean-Marie Demange, consécutif au meurtre de son amie, m'a beaucoup choquée. C'était un homme gentil et jovial, complètement démoli depuis son dernier échec à Thionville. Je crois simplement que les députés ont voulu rendre hommage à un ami qu'ils aimaient profondément pour certains, qu'ils avaient simplement plaisir à voir pour d'autres. Certes, il n'avait pas à en rendre toute la France témoin, ou du moins pas à lui rendre hommage au nom de la France. Il y a eu meurtre. Un meurtre perpétré par Jean-Marie Demange. La passion amoureuse et la dépression peuvent rendre fou. Et je crois que c'est, dans cette l'histoire, le plus effrayant.

De nombreux hommes politiques ont une vie privée houleuse. Quelqu'un peut-il prétendre être à l'abri d'un crime (passionnel ?), quand tout va mal ? Et si les députés, rendant hommage à leur ami, espéraient simplement ne jamais vivre et provoquer, personnellement, un tel cauchemar ?

Eolas:
Je ne reproche pas aux députés de ressentir du chagrin à l'égard de leur collègue et parfois ami nonobstant le geste meurtrier qui a précédé son suicide. Je leur reproche de ne pas se comporter dignement à l'égard de leur fonction, et d'en faire usage pour rendre hommage à ce collègue meurtrier. Ils sont libres d'aller aux funérailles, d'envoyer une lettre de condoléance, mais pas de geste public et symbolique en tant que représentants de la nation.

110. Le mardi 18 novembre 2008 à 08:03 par Natalie

Je suis tout à fait d'accord avec vous

111. Le mardi 18 novembre 2008 à 08:30 par tafkap

Mais s'il ne l'avait pas tuée, se serait-il lui-même suicidé? N'est-ce pas parfois l'élément déclencheur du passage à l'acte?

Eolas:
Hé bien dans ce cas, il y aurait eu deux morts et une minute de silence en moins.

112. Le mardi 18 novembre 2008 à 08:47 par melliflu

Ce qui me gène c'est l'emploi du terme suicide dans ce type de situation. C'est retirer ce que le suicide peut avoir de noble, comme libre choix du terme de sa propre vie.
Dans les cas du "a retourné son arme contre lui-même", peut-être inventer ou reprendre un terme particulièrement infamant, entubé par exemple.
Mais c'est un crime passionnel ? un député ? et cette femme était divorcée ? peut-être même connue des services de police ? aahhh, excusez moi, alors dans ce cas l'hommage est mérité.

113. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:00 par Thionvilloise

Oui, Maître Eolas. Obscène est bien le juste mot.

Anne, de Thionville.

114. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:08 par Gascogne

Je suis en ce qui me concerne content de voir que les députés peuvent s'identifier à un des leurs dans ce drame (je n'en doutais pas une seconde). Je serai encore plus content lorsqu'ils sauront s'identifier à tous les auteurs d'infraction, qui vivent également souvent des drames personnels, qu'ils soient racailles ou non, majeurs ou mineurs, avant de légiférer dans l'urgence. Mais là, j'ai plus de doutes...

115. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:13 par Lalael

@96 : là vous y aller un peu fort : je suis bien content de ne pas être chinois en Chine car il y a encore une très grande marche entre ce que font subir le gouvernement de Pékin et les gouvernements locaux aux peuples chinois et ce qui se passe chez nous.

@110 oui peut être le meurtre a-t-il été l'élément déclencheur du suicide, notre député ne pouvant ignorer, en sa qualité d'élu de la Nation, l'état de nos prison et donc la vie qui l'y attendait.

116. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:14 par If

Le problème c'est que l'assemblée est une institution nationale représentant le pleuple français. Je ne vois pas en quoi les sentiments qu'ils peuvent resentir sont représentatifs du peuple français. Qu'ils se rassemblent en dehors des séances s'ils le veulent, je n'y verrais aucune objection (ils peuvent même s'adonner à des messes satanistes, luxurieuses et débauchées, leurs vies privé ne regarde personne à part Paris Match).

Vous me direz certeines lois ne sont pas non plus très représentatives de ce que pense le citoyen, mais bon... C'est un autre problème... L'avantage du symbolique c'est qu'il met en lumière, sans vraiment faire de mal à quiconque. :)

117. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:25 par cultive ton jardin

Ayant lu ici ou là le terme de "drame passionnel", je voudrais bien qu'on cesse d'utiliser cet euphémisme révoltant chaque fois qu'un homme (ou une femme, mais c'est plus rare je crois) tue celle ou celui qu'il/elle prétend "aimer".

118. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:32 par Thau

Il y a une amicale de pétanque à Sainte Geneviève des Bois ? Maître, vous délirez...

119. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:35 par Guile

Ca y'est, manquez plus que ca: la théorie du suicide/acte de courage... Se suicider, dans toutes les situations, c'est fuire une situation qu'on se refuse d'affronter où qu'on n'arrive plus à supporter. Où est le courage là dedans... Surtout dans l'hypothèse qui nous préoccupe.

Eolas:
Une personne qui se suicide ne fuit pas une situation mais une souffrance. On peut fuir une situation en prenant la fuite, en changeant de nom, en partant à l'étranger, en rentrant dans les ordres ou la Légion. La souffrance, on ne peut la fuir. D'où l'échappatoire définitive. N'ayant Dieu merci jamais connu les abîmes de la souffrance, je ne permettrai pas de juger ceux qui n'ont pu en revenir. À conditio nqu'ils soient partis seuls.

120. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:35 par hors sujet

Pardon pour le hors-sujet, mais j'ai entendu ce matin qu'une femme camerounaise vient de perdre son titre de séjour au seul motif que son bébé est décédé ? Apparemment c'était la naissance de l'enfant qui lui avait permis d'acquérir le titre. Qu'est-ce que c'est que cette nouvelle horreur, prévoyez-vous d'en parler ? Bravo pour le blog.

121. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:39 par hatonjan

Ah, voilà bien un dame privé qui, comme trop souvent, est tombé dans le domaine public. Que la représentation nationale fasse une minute de silence est clairement déplacé a posteriori, mais finallement, je reste aussi assez triste du traitement médiatique d'un phénomène privé, sans grand intérêt pour la vie publique et politique, hormis dans sa circonscription, et un traitement où la victime principale ne me semble pas la bonne. Je m'insurge aussi contre les "procès" sur ce blog. Déjà parler de meurtrier c'est tout de même ne pas respecter la présomption d'innocence, si chère, et à juste titre, à ce blog. Mais d'assassin, là ça tourne au ridicule. Il restera donc un drame, ça c'est sur, et rien de plus. Que voulez vous, en France on ne juge pas les morts .

122. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:47 par Anatole Turnaround

Maître, vous vous émûtes à raison et nous nous émûmes de concert. Sans doute eût-il fallu que les députés s’émussent plus discrètement. Nous mêmes nous émouvrions moins. Mais nous nous émouvrons sans doute encore maintes fois ...

123. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:47 par Arnaud

Cher Maître...

Imaginons qu'un de vos collègues, président d'un tribunal ou autre (je n'y connais rien quant à l'organisation), dépressif (ça veut dire malade), se suicide après avoir tué sa maîtresse. Vous nous dites qu'il n'y aurait pas de minute de silence (ou toute autre façon de montrer sa tristesse) dans votre entourage professionnel ?...

Eolas:
S'il devait y en avoir une, j'y serais avec trompettes et cymbales.

124. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:54 par Alex

@Arnaud (122): si un jour un de mes collègues magistrats tue quelqu'un puis se suicide, je peux vous assurer qu'il n'y aura pas de minute de silence, et surtout pas dans les mêmes locaux que ceux qui seraient amenés à abriter le dossier de l'affaire (extinction de l'action publique par décès de l'auteur des faits)...

125. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:55 par CBS

Une réaction bien rapide, peut-être trop rapide et c'est bien là le problème

Deux questions se posent

1 Quel but poursuit l'Assemblée en réagissant aussi rapidement (qu'elle connaisse l'integralité des faits ou pas) ?

2 Quels moyens employés pour atteindre son but ?

Pour la première question la réponse est plus que complexe à mettre en évidence.

On peut envisager différentes possibilités de causes probables qui ont amené l'Assemblée à réagir :

—la personne qui a commis cet acte irréparable est un des leurs

—certains députés connaissaient personnellement la personne

—les députés ont étaient secoués par cette nouvelle…

Bref on peut tout envisager

Mais si l'on considère que le seul but pour l'Assemblée en tant que pouvoir politique et institution est de :

—faire son travail et voter les lois (accesoirement de les proposer surtout en se moment…)

—representer la nation

—contrôler l'exécutif et le judicaire

On s'aperçoit que le vrai but ici est de préserver sa crédibilité et son integrité.

En effet cet homme est un Député en exercice est donc un représentant de l'AN

Comment faire pour que ces actes aussi monstrueux soient-ils ne déteignent pas (j'ai pas pas trouvé mieux) sur cette sacro-sainte AN ?

Préciser qu'il ne représente pas l'ensemble des députés mais est un homme aussi et avant tout (humaniser tout en dédouanant l'institution)

Voilà le premier doigt mis dans l'engrenage, celui qui oblige l'AN a communiquer et donc à user de moyen pour atteindre son but. Communiquer mais comment?

Pas de petites phrases sous les collonnes, ni de réactions des présidents de groupe c'est l'institution qui doit réagir
Un geste fort voilà ce qu'il faut (je sais pas qui a eut c'est idée de com mais elle est vraiment pourri)
Pas le temps d'ecrire un texte lu par le Président (on a ou pas tous les éléments)
Ding ! Lumière !

Allez une minute de silence ça ferra l'affaire…
Et puis la presse le reprendra c'est bon ça

Deuxième doigt dans l'engrenage, Qui celui -la annihile le but recherché (garantir l'intégrité et la credibilité de l'AN) Le moyen utilisé pour atteindre le but principale (la minute de silence) ruine l'effort de départ.

Mais Bon sang comment faire alors??

Simple les bonnes idées ne peuvent émerger dans la précipitation.

Une réaction doit ce faire à froid (première régle de la com politique) sinon elle te reviens dans la gueule
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas prendre de décision à chaud (tout l'art de la politique)

Il faut différé son action au regard de l'intention (c'est pas naturel mais c'est beaucoup plus efficace et moins dangereux sur tout les plans)

126. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:55 par max

"Cette minute de silence de la part de la représentation nationale" Le sénat aussi?

127. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:56 par Alex

...d'autant plus que dans notre cas, ce serait perçu comme un affreux corporatisme, alors que vous comprenez, quant il s'agit d'un député, ce n'est que de l'humanité et de l'émotion.

128. Le mardi 18 novembre 2008 à 09:59 par Anatole Turnaround

@ Arnaud

Maîtr Eolas a un bâtonnier car il est avocat. J'ai un président car je suis magistrat.

Si le président de mon tribunal se tuait après avoir tué une amie mère de deux enfants, mon premier mouvement me porterait probablement à la minute de silence par compassion avec mon collègue dramatiquement emporté. Mais mon second mouvement m'en dissuaderait aussitôt par respect envers les survivants orphelins. Et j'expliquerais alors qu'il appartient à chaque membre du tribunal d'agir individuellement, l'institution étant tenue à la discrétion compte tenu des circonstances particulières.

129. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:04 par Arnaud

Notons tout de même (car sur les conseils de notre amphitryon je suis allé voir les comptes rendus des débats de l'assemblée), que cette minute de silence a eu lieu à 16h00... Alors que l'hôte de ces lieux a apparemment écrit son article à 20h26.

Ca n'a l'air de rien mais ces quelques heures d'écart peuvent expliquer bien des choses.

Comme je m'ennuie au bureau, j'ai suivi cette affaire tout au long de la journée. Et j'ai remarqué que lorsque j'en ai entendu parler la première fois, la phrase était: "un député tue une femme puis se suicide"... quelque temps plus tard, l'info était passée au conditionnel: "un député aurait tué une femme avant de se suicider", avant de revenir en fin de journée à l'indicatif...

Si l'assemblée a ouvert sa séance au moment où l'information était au conditionnel, seule la mort du parlementaire était alors confirmée.

130. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:07 par Mathaf Hacker

Il devrait y avoir un registre de consternation des citoyens sur le jugement de leurs représentants.

131. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:08 par k.tasse.trof

à eolas 90, ramses 106 copié/collé du compte-rendu provisoire de la séance :

Première séance du lundi 17 novembre 2008 Présidence de Mme Danièle Hoffman-Rispal, vice-présidente

Mme la présidente. La séance est ouverte.

(La séance est ouverte à seize heures.)

décès d’un député

Mme la présidente. J’ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J’invite l’Assemblée à observer une minute de silence. (Mme et M. les membres du Gouvernement et Mmes et MM. les députés se lèvent et observent une minute de silence).

je note 16 heures, à 13 h 30, d'après une dépèche sur Le Monde, je téléphonais un ami thionvillois l'essentiel du drame. à 16 heures, plus de deux heures après, on en savait assez. je note cependant que la présidente de séance a été laconique, elle a dit le minimum, les membres du gouvernement qui étaient présents s'y sont associés.

nos élus ont-ils été surpris ? ils ont eu une minute de réflexion et pouvaient demander la parole et commenter cette minute, ceci jusqu'à 19 h 50, heure de fin de la séance.

132. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:09 par Bôôh

Hmm, je vais encore poser des questions sans-doutes idiotes

- On ne juge pas un mort au pénal me semble-t-il, donc peut-on dire de M. Demange qu'il est "un meurtrier" ou "un assassin" ?

- L'Assemblée va-t-elle faire une minute de silence pour les "sans-papiers" Afghans que l'Etat compte renvoyer dans leur pays, étant donnée leur espérance de vie une fois sur place ?

- Pourquoi la presse se sent obliger d'ajouter le qualificatif "jeune" à chaque fois que l'on parle d'une femme (et assez fréquement d'un homme d'ailleurs), notamment si elle est décédée de mort non naturelle ? L'espérance de vie d'une femme en France est de 83,8 ans, à 43 ans, la défunte n'était plus une jeune femme. C'est un peu comme les "français d'origine X" ou les "hommes de confession Y" en sens inverse, une habitude journalistique aussi mauvaise qu'inutile.

133. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:21 par Sad Panda

On fait souvent des conneries sous le coup de l'émotion et on se laisse aussi vite entrainé dans le mouvement. Même l'Assemblée Nationale n'y échapppe pas. Et c'est bien triste.

134. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:23 par salah

@ Fabien 39 ‎ R.Boulin c’était différent .Il était ministre ..Il s’était suicidé « à bout portant ».‎

Sinon dire que c’était une minute de silence pour le député pas pour l’homme ,c’est du château ‎brillant . Après enquête,il s’est avéré que l’homme était également député. Etre député est une ‎fonction .Après cette minute de silence ,elle s’est révélée : Un titre pour la vie et pour la mort. Au ‎secours Molière !Que tes ouvrages garnissent la bibliothèque du Parlement et qu'ils soient distribués à profusion ! ‎

Eolas:
Robert Boulin n'est pas mort par arme à feu. Il serait mort noyé après une prise importante de valium.

135. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:29 par Antonin

Maitre, sauf votre respect mais ne connaissant pas les faits comment qualifiez vous cette minute de silence d'obscene?

Je m'explique, certaine circonstance peuvent pousser ce genre de suicide "forcé". Une dépression, un délire paranoiaque...nous ne connaissons pas la santé mentale du député défunt, et ce crime n'est peut être pas si évident qu'il l'est.

Eolas:
La victime a reçu une balle dans la tête a bout portant. Le crime n'est pas pour vous évident. Je loue votre prudence. Mais dans le doute, on s'abstient, on ne rend pas hommage.

136. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:32 par GPS

Le commentaire de Firmin, 105, est brillant, hilarant, voltairien. Bien qu'il soit hors-sujet, il mérite d'être répandu et popularisé.

137. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:32 par sereatco

Bonjour, A l'Assemblée nationale comme au Sénat, la minute de silence est de droit (coutume qui remonte à la Restauration) pour tout parlementaire qui décède en cours de mandat. A la séance suivante pendant les sessions, à la séance d'ouverture hors sessions. La question de l'émotion particulière des députés ne se pose donc pas comme l'affirment beaucoup de contributeurs ici. Dans le cas présent, j'aurai trouvé plus honorable de la part de nos représentants de s'abstenir de cet hommage avant d'en savoir un peu plus sur les circonstances du drame (les premières dépêches indiquaient bien qu'il avait tué une femme alors inconnue : ils étaient donc bien au courant). Il est bien singulier et scandaleux que les premiers commentaires - donc les plus spontanés - de ses collègues occultaient les circonstances de sa mort et l'existence même d'une victime première. Alors qu'il ne se passe pas une semaine sans que le Pouvoir ne s'empare d'un "fait divers" pour relancer et aggraver la répression de (presque) toutes les formes de délinquance, je ne peux accepter sans honte, cette manifestation tranquille d'impudeur et d'impunité de notre Représentation nationale. A bientôt.

138. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:39 par Big Orno

Est-il établi que les députés savaient que le suicide du député était accompagné du meurtre de la compagne de celui-ci ? Pas sûr.

Il se pourrait que seule la présidente, qui annonce la nouvelle, Mme Danièle Hoffman-Rispal, ait connaissance de ce fait. Si tel est le cas, la responsabilité de l'obscénité, que je conviens, lui revient.

139. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:45 par boratkehul

J'avoue être circonspect...

D'un côté nous avons des députés qui "pleurent" leur collègue mort, de l'autre un drame familial qui laissera deux enfants privés de leur maman, et peut être de leur papa...

Votre amie du mariage annulé de Lille, Madame Aurélie Filippetti, députée (PS) de Moselle, explique son site qu'elle a rendu hommage à son collègue parce qu'elle ignorait les conditions. informée, elle le regrette.

J'ai le sentiment qu'elle vous rejoint (finalement) dans votre position.

Par ailleurs, je ne crois pas que les lois que les députés votent s'appliquent à eux-mêmes... d'autant plus qu'étant mort, ce monsieur ne pourra répondre de ses actes.

Si je peux me permettre un mot d'humour, je citerais Coluche : le suicide, c'est une veangeance personnelle, et personnellement, je m'en veux pas

Eolas:
Je veux bien croire que les députés présents ayant appris la nouvelle à la tribune, aient observé la minute sans savoir. Il demeure que la présidente de séance ne pouvait ignorer les circonstances, celles-ci ayant été annoncées avec la mort.

140. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:49 par bambino

lu sur lefigaro.fr, avec sa classe habituelle, "Jean-Marie Demange, élu de Moselle, s'est donné la mort lundi matin par arme à feu. Peu avant, il aurait abattu une mère de famille"

J'adore le conditionnel pour des faits qui hier ont donnés lieu à une minute de silence à l'assemblée.

Eolas:
Les faits qui ont donné lieu à la minute de silence sont ceux prononcé à l'affirmatif, sans tenir compte de ceux au conditionnel.

141. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:57 par bibi33

Comme la police fut prévenue à 11H45, il y a peu de doute sur le fait que le ministère de l'intérieur, n'était pas au courant des évolutions de l'enquête sur le suicide du député Demange, et de l'assassinat probable par celui-ci d'une femme au moment de l'ouverture de la séance à l'Assemblée nationale.

Par conséquent cette minute de silence en hommage au député Démange est parfaitement déplacée!

142. Le mardi 18 novembre 2008 à 10:59 par If

@Big Orno (138) C'est vrai !

Et l'AN sont des bonnes poires irresponsables qui gobent tout ?

Et en plus ils font les lois !

Dans tout les cas : Eolas : Mais dans le doute, on s'abstient, on ne rend pas hommage. (135)

143. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:05 par villiv

J'ai entendu l'annonce du décès, sans savoir qu'il y avait eu une minute de silence...

C'est en lisant ce billet que je l'ai appris(e) CORRECTEUR D'ORTHOGRAPHE, AU SECOURS, MERCI ...

Je comprends le problème...

Mais ce n'est pas évident de trancher :

Les députés ont voulu rendre hommage à l'un des leurs... qu'auraient-ils fait si ce dernier avait, par exemple, braqué 10 banques en tuant des dizaines de personnes avant de se donner la mort ?

Réponse, personne ne le sait, mais je doute de l'hommage rendu via la minute de silence...

Pour autant, il restait et restera humain : les défendre tous qu'il disait, ou écrivait plutôt...

144. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:06 par Vicnent

Wep, ça dégoute assez...

j'ai mis ça pour répondre à Nick, chez Embruns (histoire de pas tout coller copier partout tout le temps)

Sinon, bien bien le coup des commentaires enfin policés :-). Y'avait pas de bouton permettant d'afficher une image d'un lien externe ?

145. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:11 par YR

Extrait du compte-rendu des débats de l'Assemblée :

Mme la présidente. J’ai la tristesse de faire part du décès de notre collègue Jean-Marie Demange, député de la neuvième circonscription de Moselle. J’invite l’Assemblée à observer une minute de silence. (Mme et M. les membres du Gouvernement et Mmes et MM. les députés se lèvent et observent une minute de silence).

--

Nulle mention des faits, nulle mention d'une victime.

Reste la seule explication possible : Mme la Présidente ignorait tout du contexte de ce décès, et elle a procédé comme d'habitude en cas de décès soudain.

146. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:12 par Pierre

Vite une loi sur les députés UMP dangereux !

147. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:14 par Julien (JaXX) Banchet

J'espère que certains à l'Assemblée, auront, en leur fond intérieur, fait cette minute de silence pour la femme qui a été tué et ses proches, non pas pour le meurtrier, car c'est bien son qualificatif avant d'être suicidaire.

148. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:19 par mudgans

Si, la maman tuée par Demange avait été la fille d'un député ou d'un ministre, celui-ci aurait-il rendu cet hommage au tueur de sa fille en observant une minute de silence à l'unisson avec ses collègues à l’Assemblée Nationale !

149. Le mardi 18 novembre 2008 à 11:29 par sereatco

Je souhaite rajouter un élément : il est certain que la très grande majorité des députés avaient connaissance des circonstances du meurtre et du suicide au moment de la minute silencieuse. Ce genre d'informations, dès qu'elle est connue, circule à la vitesse de l'éclair dans un groupe humain rassemblé dans un même lieu et concernant l'un des siens. Les députés ont un très fort esprit de corps qui transcendent complètement les frontières partisanes. Quelquefois pour le meilleur, souvent pour le pire...

150. Le mardi 18 novembre 2008 à 12:06 par Mathieu

Mais qui ici ose encore espérer quoi que se soit de positif de nos "chers" dépités représentants à l'assemblée Nationale ? La seule nouveauté ici est qu'ils ont encore une fois repoussé le fond du trou... L'histoire de la représentation nationale est riche en épisodes absurdes et/ou indignes ( les duels à l'épée, les sottises sur le devoir de mémoire, les chahuts divers et affligeants ) venant d'eux plus rien ne m'étonne...

151. Le mardi 18 novembre 2008 à 12:16 par Morgane

Mais, Maître, je suis d'accord avec vous ! Il est bien évident que ce n'est pas parce qu'un comportement est intimement compréhensible qu'il est admissible. Mon commentaire, qui était lui-même motivé par l'émotion, signifiait simplement que je comprends la réaction des députés, et pas que je la cautionne.

@ cultive ton jardin : Je ne voulais pas dire que la passion justifie le meurtre, hein. Du reste, et je suis navrée d'alimenter un débat qui ne peut être que stérile, mais une personne prise de passion croit aimer une personne, peut prétendre l'aimer, mais ne l'aime pas. Ce sentiment s'apparente à la paranoïa. Ce n'est pas de l'amour, mais une pathologie. Peu de personne en sont victimes un jour dans leur vie. Les personnes qui ne la connaissent jamais sont peut-être aussi aptes à juger l'état de conscience d'une personne passionnée que celui d'un schizophrène.

152. Le mardi 18 novembre 2008 à 12:35 par Poilauxpattes

Quand on sait l'absentéisme légendaire des députés dans l'hémicycle et leur tapageur comportement dans le désaccord, pour une fois qu'ils se font entendre à l'unissons à l'assemblé, c'est par une minute de silence inopportune !

153. Le mardi 18 novembre 2008 à 12:37 par Steppos

@ eolas sous 46 : “Qu'ils lui rendent officiellement hommage dans l'hémicycle de la République, non, non et non. “ Là, vous êtes terriblement dur, Maître. Ce ne sera pas la première fois qu’un hommage officiel sera rendu au sein d’un institution de la République. J’ai vu des hommages rendus au sein même des couloirs du palais , des minutes de silence tenues en ouverture d’audience... Le problème n’est pas là : je ne vois pas la honte à rendre hommage à un député qui se suicide. Mais le problème vient du geste ayant précédé le décès : le meurtre. Comme vous l’avez si bien dit, quelqu’en soit le mobile, quelqu’en soit l’auteur, quelque soit le remord et peu importe le suicide subséquent, un meurtre reste un meurtre. Ce qui est honteux est de rendre hommage à un meurtrier

154. Le mardi 18 novembre 2008 à 12:44 par Steppos

@ Aurélien # 54 Ok Soyons humain et soyons digne. Essayons ne serait ce qu’un instant de nous mettre à la place des enfants de la défunte (même si cela nous est impossible en vérité) : un homme, un député, un représentant de la Nation, tue leur mère puis se suicide. Ensuite, ils entendent, voient, lisent ou se font rapporter que l’Assemblée Nationale, l’institution représentative des citoyens par excellence, a tenu une minute de silence en hommage à l’homme qui a tué leur mère... Qui est le plus inhumain, le plus indigne, ici ?

155. Le mardi 18 novembre 2008 à 12:53 par Péhène

Vous êtes d'habitude moins véhément à l'égard des personnes qui, ayant perdu leur discernement en raison de troubles psychiatriques, provoquent des drames aussi douloureux que celui de ce fait divers. Mais comme il s'agit d'un député de droite, il ne faut surtout pas exprimer une once de compassion pour un homme qui dans sa folie destructrice a commis en même temps un acte irréparable envers sa compagne. Cette minute de silence était certainement destiné à marquer son émotion. Si vous aviez un ami ou un membre de votre famille qui, dépressif, perdant totalement les pédales, mettait fin à sa vie et à celle de sa compagne, vous iriez cracher sur sa tombe ? L'indignation générale à cette minute de silence et les mots très durs écrits au sujet de ce député montrent une absence flagrante d'humanité pourtant tellement décriée lorsque ces mêmes députés votent des lois jugées répressives.

156. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:00 par Lazarre

Cher Maître,

Je vous présente toutes mes condoléances pour le décès brutale de vos dernières illusions concernant le sens de l'honneur et du respect de ceux qui forment notre représentation nationale, et je me joins à vous dans le constat amer de l'obscénité de ceux qui sont si prompt à condamner ceux qui leurs sont étrangers, et à pardonner ceux issus de leurs rangs.

Eussent-ils eu un soupçon de probité, c'est en mémoire de la victime qu'ils auraient fait silence, pas en mémoire de son meurtrier.

157. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:01 par Janie

Oui, Maître, si les mots ont un sens, "obscène" est bien le terme qui convient. Les élus Umpistes se répandent sur les ondes pour dire que leur collègue était très perturbé depuis qu'il avait perdu la mairie de Thionville lors des dernières municipales. Donc, je suis allée sur le site l'argus du parlementaire, et là, que lis-je ? J.Marie Demange obtient la cote de 1sur 9 pour l'année 2OO7-2OO8, et, 1sur 10 au titre 2OO7-2OO9. Ce qui veut dire que ce député n' exerçait pas correctement son mandat, et ce, depuis longtemps. J'espère aussi que les journalistes répondront à ces deux questions : 1 - J.M. DEMANGE avait-il obtenu un port d'armes ? 2 - Dans l'affirmative, depuis quelle date ?

Eolas:
Et si c'était à la police de répondre à ces questions ?
Quant à votre argus du parlementaire, la gesticulation n'est pas un critère de qualité pour un député, et votre ton de maîtresse d'école post-mortel est déplacé. Si vous voulez faire un concours d'obscénité, vous n'êtes pas au bon endroit.

158. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:13 par nico

  1. 157 Janie , ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord qu'il faut écrire des aneries.

La cote de 1/9 que vous citez concerne l'activité liée aux impôts/ à la défense des contribuables selon les critères partisans d'une publication sobrement appelée "Le Cri du Contribuable". JM Demange était médecin pas fiscaliste, peut etre que sa participation aux débats parlementaires étaient plus axée sur les questions de sa compétence (c'est pour cela que tous les députés ne sont pas dans toutes les commissions). Par ailleurs, il me semble que ce n'est pas aux journalistes d'apporter la vérité sur cette affaire mais à la justice, en vue de l'audience civile. Cependant, oui, la Présidente de l'AN aurait pu s'abstenir de prendre au piège ses collègues non informés de la situation en ne rendant pas l'hommage de la République alors que la situation était trouble.

159. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:13 par R. I. P.

Une éternité de silence pour les plus de 6 milliards de bipèdes, et nous avec, qui achèvent la destruction de la boule sur laquelle ils vivent.

160. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:26 par toto

J'en ai parlé autour de moi et .... la réaction unanime fut "c'est une blague" ?

On croit toujours avoir touché le fond mais on arrive encore à creuser ...

161. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:34 par Xiawi

Me Eolas, J'ai eu à peu près la même réaction que vous. Heureusement, j'ai été content de lire la réaction de Mme Filippetti, rapportée par la presse. On la retrouve sur son blog

162. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:40 par Couplus

Ce qui m'apparaît honteux, dans ce geste, ce n'est pas le silence des collègues, mais celui de la Nation qu'ils représentent en leur qualité de députés !

163. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:45 par Thib

@ Thib (18) Diantre, nous avons le même pseudo!

164. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:45 par Péhène

Vous êtes d'habitude moins véhément à l'égard des personnes qui, ayant perdu leur discernement en raison de troubles psychiatriques, provoquent des drames aussi douloureux que celui de ce fait divers. Mais comme il s'agit d'un député de droite, il ne faut surtout pas exprimer une once de compassion pour un homme qui dans sa folie destructrice a commis en même temps un acte irréparable envers sa compagne. Cette minute de silence était certainement destiné à marquer son émotion. Si vous aviez un ami ou un membre de votre famille qui, dépressif, perdant totalement les pédales, mettait fin à sa vie et à celle de sa compagne, vous iriez cracher sur sa tombe ? L'indignation générale à cette minute de silence et les mots très durs écrits au sujet de ce député montrent une absence flagrante d'humanité pourtant tellement décriée lorsque ces mêmes députés votent des lois jugées répressives.

165. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:46 par sereatco

A Janie, commentaire 155 : Quel rapport faites-vous entre cette histoire tragique et le classement sans valeur d'une association démagogique et clairement antiparlementaire ? L'impudeur est partout et fait feu de tout bois... Je sais, Maître Eolas va m'accuser de nourrir le troll, mais bon...

166. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:47 par toto

Que de honte ressentie en ce moment :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/18/au-tribunal-de-creteil-le-depot-de-la-honte_1119969_3224.html

167. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:47 par Buzhidao

Le commentaire de Lalael (n°1) me conforte dans ce doute : s'agit t-il d'un meurtre ou d'un assassinat ? Selon les éléments que j'ai lus il y a eu dispute et coup(s) de feu. Il faudrait savoir si l'homme était en possession de l'arme avant la dispute ou s'il en est saisi après. Et encore je ne sais pas où commence la préméditation. Ça ne change pas fondamentalement les choses quant au motif de votre sujet, mais je trouve la nuance intéressante.

Eolas:
Tels que les faits sont rapportés, rien ne permet de soupçonner la préméditation.

168. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:48 par SanchoPancha

Quel aplomb et quelle assurance dans la condannation de cet homme. Il est vrai que c'est le privilege de votre profession. Il me semble maitre Eolas que votre billet et les reactions hysteriques qu'il suscite ne vous fait pas honneur. Heureusement que la depouille de cet homme n'est pas a la porte de vos lecteurs aiguillonnes par votre prose efficace. Une questions me turlupine :est-ce que les deputes de gauches faisaient du bruit pendant la minute de silence des deputes de droite puisque eux n'ont pas vote les peines planchers et le jugement des dements ? J'attends avec impatience qu'un avocat vive le meme drame, si possible un defenseur d'Education sans frontiere ou du DAL, pour aller cracher sur sa tombe. Corporativement votre.

Eolas:
La condamnation, privilège de la profession d'avocat ?
Vous avez raiso nde vous émouvoir de l'hystérie dans laquelle versent certaines réactions.

169. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:49 par h

Après avoir autorisé le jugement des personnes qui ne sont pas saines d'esprit pour "rassurer les familles", j'attends que l'assemblée nationale décide de juger les morts. Après tout, M Demange est un assassin comme les autres. Eh bien qu'il soit jugé, comme tout le monde.

170. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:54 par turlute

> SanchPancha : libre à vous de défendre les meurtriers.

171. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:54 par Janie

@ Nico : Je rectifie, site Ass. Nationale, 18, 19 Mai 2OO6 , concernant le député DEMANGE : - nombre d'interventions en séance publique entre le 2O janvier 2004 et le 18 mai 2OO6, soit 28 mois , la moitié de la législature : 2 - nombre de propositions de loi dont le député est l'initiateur depuis le début de la législature : 0 - nombre de rapports écrits depuis le début de la législature : 0 Au hit-parade des 50 députés les moins actifs, à l'époque précitée, il était classé, 4Oe.

172. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:55 par sereatco

Maître, ça dérape salement, là, non ?

173. Le mardi 18 novembre 2008 à 13:57 par kader

Cette minute de silence est un scandale sans nom et une insulte à la mémoire de la victime de ce député criminel, qui n'a même pas eu le courage de se flinguer uniquement sa personne.

174. Le mardi 18 novembre 2008 à 14:02 par XrisPi

Je connaissais le fait divers mais je découvre la réaction des députés sur votre blog. Je suis moi même abasourdi par leur réaction obsène. Un comportement qui en dit malheureusement long sur l'état d'esprit de certains députés enfermés dans leur hémicycle et qui mettent leur corporatisme au dessus de beaucoup d'autres valeures, l'exact inverse de ce qu'on oserait attend d'un député ...

175. Le mardi 18 novembre 2008 à 14:08 par Emmanuel M

Les députés se connaissent, se voient régulièrement. C'est une population en bonne santé, quoique plus très jeune.

L'un d'entre eux décède dans des circonstances tragiques, 1 minute de silence de la part de ses collègues, quoi de plus normal. C'est un hommage à un collègue mort, pas à "un grand personnage de la république" ou à ses actes.

Eolas:
Alors qu'ils fassent leur minute de silence à la buvette. Pas dans l'hémicycle.

176. Le mardi 18 novembre 2008 à 14:09 par Eolas

Fermeture des commentaires, tout a été dit, seul reste ce qu'il vaut mieux ne pas dire.

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