Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Chez Bakchich, on n'aime pas les avocats, ni le journalisme

Bakchich.info a publié le 26 août dernier, sous la plume de Laurent Léger et sous le titre "Les avocats (presque) en bloc derrière Roland Dumas", un article dénonçant avec force insinuations une prétendue coupable complaisance de l'ordre à l'égard d'un de nos prestigieux confrères, Roland Dumas, ancien ministre des affaires étrangères du président Mitterrand, amateur réputé de bottines et de femmes qui lui offrent des bottines.

Corporatisme, petits arrangements entre avocats puissants, tous les clichés sont réunis, c'est formidable, il n'y a plus qu'à affirmer, pas besoin de vérifier, le lecteur gobera. Quand bien même l'article publie en annexe une copie de la décision dont la simple lecture contredit l'article.

Admirez la prose, c'est tout ce que j'aime.

En théorie, un avocat condamné par la justice risque la radiation du barreau. Le règlement du Barreau estime en effet qu’être condamné équivaut à violer quelques principes essentiels de l’avocat, tel l’honneur et la probité, au point d’empêcher tout candidat à s’inscrire dans la profession. Mais Roland Dumas qui, le 5 janvier 2009, comptera 60 ans de barreau, n’est pas un avocat comme les autres. L’heureux homme, ancien ministre de François Mitterrand et ex-président du Conseil constitutionnel, bénéficie d’une aura - et de beaux réseaux - qui le protègent des vilenies que les uns et les autres veulent lui faire.

Il risque la radiation du barreau, au maximum. La loi prévoit la possibilité de prononcer des peines plus légères : par ordre croissant, l'avertissement, le blâme, l'interdiction temporaire d'exercer avec ou sans sursis, d'une durée maximale de trois ans, assortie généralement d'une interdiction de se présenter aux élections ordinales pendant 10 ans, et enfin tout en haut, la radiation, qui interdit définitivement l'inscription à un barreau.

Pour prononcer sa décision, le conseil de discipline prend en compte plusieurs critères, comme la gravité des faits, bien sûr, les éventuelles sanctions précédentes, l'attitude de l'avocat depuis la découverte de la faute, sa carrière, etc. Non seulement rien, absolument rien ne permet d'affirmer que la sanction qui sera éventuellement prononcée à l'encontre de Roland Dumas sera la radiation, mais au contraire, la décision du conseil de discipline, qui est publiée par Bakchich, révèle que la sanction qui était réclamée était celle de l'avertissement, c'est à dire celle en bas de la liste. Détail qui a échappé au journaliste. La thèse développée est donc : l'ordre des avocats se rend complice d'une procédure dilatoire intentée par Roland Dumas afin d'éviter de se voir infliger un avertissement. Même les adeptes des théories du complot les plus tordues rougiraient de honte.

Effet sans doute de son « aura - et de beaux réseaux - qui le protègent des vilenies que les uns et les autres veulent lui faire ». Et dont Bakchich nous invite à la ligne suivante à découvrir la redoutable efficacité :

D’insolents magistrats se sont ainsi hasardés à le condamner

et par deux fois, si on compte la cour de cassation. Avec des réseaux pareils, a-t-on encore besoin du parquet ?

mais ses confrères du Barreau de Paris le soutiennent sans hésiter.

Ha ? Tous ? Donc moi y compris ? Tiens, pour une fois, j'aurai appris quelque chose en lisant Bakchich.

Car à la suite de sa condamnation en 2006 pour « abus de confiance aggravé » à 12 mois d’emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d’amende dans l’affaire liée à la succession du sculpteur Giacometti (condamnation rendue définitive par la Cour de cassation), le Conseil de discipline de l’Ordre des avocats de Paris, où est toujours inscrit [Monsieur] Dumas, a lancé une procédure disciplinaire le 22 octobre 2007.

J'attire votre attention sur cette date. Le 22 octobre 2007. Cela a son importance pour la suite.

Apprenant que le Barreau engageait des poursuites, [Roland] Dumas, bien conseillé, dépose prestement - le 6 novembre 2007, soit deux semaines après - un recours devant la Cour européenne des Droits de l’Homme contre la peine prononcée par la justice en 2006. Pour résumer ses griefs, les juridictions pénales auraient fait preuve de partialité en le jugeant et son procès n’aurait pas été équitable. Pauvre Roland !

Quel scandale. Roland Dumas est bien conseillé, quelle honte. Sans doute par un avocat, en plus : c'est donc un complot. Il exerce un recours devant la cour européenne des droits de l'homme, comme il en a le droit. C'est inadmissible, et forcément infondé, si la France était condamnée de temps en temps par la CEDH, ça se saurait[1] . Et voyez : il a déposé son recours 15 jours après que les poursuites aient été engagées, le choix dans la date prouve qu'il s'agit d'un recours dilatoire. CQFD. Même pas besoin de le lire pour le condamner. Bakchich, le respect des droits de l'homme fait journal.

Le bon Dumas, saisissant sa plus belle plume, écrit ensuite au Barreau pour lui asséner un cours de droit.

Comprendre : présente sa défense.

Selon lui, son recours justifie que son cas fasse « au moins l’objet d’un sursis à statuer en attendant la décision de la Cour de Strasbourg ».

Et pourquoi ? C'est fondé, pas fondé ? Pas intéressant pour les lecteurs de Bakchich.

Bon, puisqu'on n'est pas sur Bakchich, ici, on va faire un peu de droit.

D'abord, pourquoi avoir exercé un recours le 6 novembre 2007 ? Pour contrer les poursuites disciplinaires lancées quinze jours plus tôt ? Ou parce qu'il était à quatre jours de l'expiration du délai de recours devant la cour, qui était de six mois à compter de l'épuisement des voies de recours internes (article 35 de la CSDH), soit le rejet de son pourvoi par la cour de cassation le 10 mai 2007 ? Un indice : si le délai de recours est de six mois, c'est qu'un délai de 15 jours est insuffisant pour former une requête complète et argumentée notamment au vu de la jurisprudence antérieure de la Cour (voyez le formulaire à remplir).

Et ce recours justifie-t-il un sursis à statuer ? Ce serait intéressant de se poser la question, vu que le conseil de discipline a pris la peine de prendre un texte de 22 pages pour expliquer sa décision.

Et sur ce point, on apprend que le représentant du bâtonnier, autorité de poursuite (là aussi, ce détail est important, retenez-le), s'est opposé au sursis à statuer et a demandé une peine d'avertissement. Et que le Conseil de discipline a néanmoins décide de surseoir à statuer, aux motifs que (pdf, page 18) :

«Considérant que le conseil ne peut se livrer [à l'appréciation de la gravité des faits] sans connaître le sort qui sera réservé au recours dont monsieur Roland Dumas justifie avoir saisi la cour européenne des droits de l'homme dans la mesure où ce recours —dont la copie a été versée aux débats— apparaît très circonstancié et faire état de diverses violations de la [Convention européenne des droits de l'homme] qui auraient été commises par la cour d'appel de Paris sans lesquelles Monsieur Dumas n'aurait pas été condamné.

«Considérant que sans se prononcer sur le bien fondé de ce recours qui conclut à l'absence d'impartialité des juridictions pénales et que Monsieur Dumas n'aurait pas bénéficié d'un procès équitable, le Conseil de Discipline veut souligner qu'il a lui-même relevé dans les pièces figurant au dossier et dans la procédure disciplinaire —outre bien évidemment les moyens développés dans le recours lui-même— quelques éléments qui démontrent qu'en tout état de cause celui-ci n'est ni dilatoire ni manifestement injustifié.

« Qu'il en est ainsi :

« - de la contradiction flagrante existant entre l'analyse du contrat de mandat faite par les juridictions civiles et celle qui en a été faite par les juridictions pénales.

« - du fait que (…) le notaire qui à aucun moment n'a réclamé au commissaire priseur les fonds qu'il avait pour mandat de placer dans l'intérêt de la succession n'a pas connu le sort qui a été réservé à Monsieur Dumas[2]

« - de l'un des éléments constitutifs de la complicité d'abus de confiance aggravé qui a été retenu par la cour soit une amitié de longue date entre le commissaire priseur et l'avocat, et la fréquentation des « mêmes cercles ».

« Considérant que si ce recours n'est pas suspensif de la décision pénale, comme l'indique très justement l'Autorité de Poursuite, il justifie cependant, dans un souci de bonne administration de la justice disciplinaire et pour éviter toute contradiction de décision, le prononcé d'un sursis à statuer.

Et le Conseil de rappeler que la loi prévoit qu'une décision de condamnation de la France par la CEDH ouvre un droit à une procédure de révision qui pourrait aboutir à l'annulation de la condamnation de Roland Dumas, qui du coup se retrouverait disciplinairement sanctionné pour une faute pénale inexistante.

En somme, le Conseil de Discipline des avocats décide de prendre toutes ses précautions pour éviter le prononcé d'une sanction sur des bases contraires à la convention européenne des droits de l'homme, après avoir estimé (et ce sont des avocats qui jugent) que le recours était sérieux, ce qui exclut qu'il ait été bricolé à la va-vite 15 jours après le déclenchement des poursuites.

Ce sont des faits. Mais les faits, c'est bon pour les blogueurs. À Bakchich, on a le sens de la synthèse :

Le Conseil a du coup décidé… de ne rien décider, comme l’a raconté Bakchich : s’inspirant directement des suggestions de Dumas,

Comprendre « faisant droit à sa demande ».

il a « sursis à statuer », c’est-à-dire qu’il a décidé qu’il prendra une décision quand la Cour européenne des Droits de l’Homme aura pris la sienne. C’est-à-dire dans quelques années…

Est-ce la faute du Conseil si la Cour a de tels délais pour statuer ? Mais in cauda venenum, et l'auteur a encore du venin à distiller.

Le Conseil n’a pas cru voir malice quant au fait que Dumas avait saisi la Cour de Strasbourg après que l’Ordre se soit emparé de son cas. Il faut dire que le bâtonnier de Paris, Christian Charrière-Bournazel, n’est autre qu’un ancien collaborateur d’un certain… Maître Dumas.

Ha ! Ha ! Ha ! La voilà, la preuve de la collusion des robes : le bâtonnier Charrière-Bournazel est l'ancien collaborateur de Roland Dumas, à qui il doit tout sans doute, ce n'est pas comme si le bâtonnier était le dixième avocat d'affilée dans sa famille qui plaidait déjà sous Louis XIV, et que le onzième a d'ailleurs déjà prêté serment. On sait d'ailleurs que les collaborateurs ne quittent leur patron que dans les meilleurs termes du monde, n'est-ce pas, chers confrères ? Ite, Missa est.

Objection, votre Honneur.

D'abord, le Bâtonnier, c'est, en matière disciplinaire, l'autorité de poursuite. Il n'a donc pas participé à prise de décision de sursis à statuer.

De plus et au contraire, l'autorité de poursuite (donc le bâtonnier ou ici son représentant) s'opposait dans cette affaire au sursis à statuer et voulait le prononcé d'une sanction d'avertissement. C'est écrit dans la décision.

Enfin, le bâtonnier Charrière-Bournazel a pris ses fonctions le 1er janvier 2008, soit bien après que la décision de poursuivre a été prise (le 22 octobre 2007, souvenez-vous…). Cela d'ailleurs ne l'a pas empêché de faire citer en mai 2008 Roland Dumas devant le Conseil de Discipline, bien que le rapporteur ait conclu auparavant à la nécessité du sursis à statuer (c'est aussi dans la décision, tout ça).

Non, la seule chose qui compte est que :

Roland Dumas n’est décidément pas un avocat comme les autres, et pour cette raison Bakchich publie l’arrêté de l’Ordre qui accorde à son prestigieux membre un répit bienvenu.

Le publie, mais ne le lit pas, manifestement.


Et un deuxième pour la route.

Sous la plume cette fois de Xavier Monnier, et sous le titre désopilant[3] et hors-sujet de « Un bâtonnier pour se faire battre », Bakchich publie ce jour un article dénonçant un scandale au moins du même acabit.

Grands plaideurs et chineurs de dossiers, les avocats du barreau de Paris ne sont pas des perdreaux de l’année. Au moment d’entrer dans l’isoloir, aujourd’hui 9 décembre, pour déposer leurs bulletins qui enverront un heureux élu au bâtonnat de Paris, ces éminents discoureurs ont appris la leçon venue des élections prud’homales du 3 décembre dernier. Plus de 75% d’abstention.

Les élections professionnelles des avocats ont un taux de participation aux alentours de 50% (9039 votants hier sur environ 18000 avocats électeurs), ce qui est exceptionnellement élevé pour des élections professionnelles, mais autant prendre un autre chiffre qui n'a aucun rapport avec le sujet.

Pour pallier à ce chiffre, un rien faiblard, l’Ordre des avocats de Paris, dont les élections se tiennent aujourd’hui, et dont le futur bâtonnier (qui prendra les rênes en 2010) sera désigné après deux tours de scrutin les 9 et 10 décembre, ont trouvé LA solution. Tout simplement établir une liste des mauvais élèves. À savoir les malotrus qui ne seront pas allés porter leur bulletin dans l’urne.

Oui, Bakchich affirme sans rire que le barreau de Paris va débusquer les abstentionnistes aux élections ordinales pour pallier à la faible participation aux prud'homales. C'est ça, de chercher des titres dans les emballages de Carambar, on oublie de se relire.

Un mail du secrétaire de l’ordre des avocats, chargé par le bâtonnier à l’organisation des élections atteste des modalités de cette désignation des cancres.

« Nous allons extraire des registres la liste de ceux de nos confrères qui n’auront pas voté le 9 décembre 2008. 

Cette liste vous sera adressée par mail une heure après la proclamation des résultats sans que je puisse donner une garantie précise sur l’heure à laquelle la proclamation des résultats interviendra elle-même. 

La liste ne comportera que les noms et prénoms des avocats qui n’auront pas voté. 

Vous la recevrez tous en même temps et elle n’est destinée qu’aux candidats au dauphinat.
 Je vous remercie donc de transmettre par mail à Thierry Berte qui se chargera de vous adresser cette liste, les coordonnées du poste électronique auquel nous devrons l’adresser 

Votre bien dévoué. 

Frédéric Sicard ».

Charmante attention. Adressé à tous les candidats au bâtonnat, ce gentil fichier ne correspond, selon l’ordre des avocats du barreau, « qu’à une simple liste d’émargement, comme il en existe lors de toute élection ». À ceci près que rares sont les élections locales ou nationales au cours desquelles, entre les deux tours, une liste des abstentionnistes est fournie aux candidats…

C'est vrai. Elles sont juste à leur disposition en préfecture.

Et encore plus rares sont les élections où les votants et les abstentionnistes travaillent directement avec les candidats, parfois dans leurs propres cabinets… De quoi fluidifier les relations professionnelles.

Car bien sûr, les cabinets des candidats ne les soutiennent pas du tout et s'abstiennent en masse.

Particulièrement ronchon quant à cette « simple liste d’émargement », le vilain petit canard du barreau de Paris, le syndicat d’avocats Cosal, a immédiatement pris sa plus belle plume[4] pour écrire une missive à la CNIL, (Commission national de l’informatique et des libertés), compétente puisqu’une partie du vote se fait par voie électronique.

Dont nous ne connaîtrons pas l'opinion, faute de journaliste à Bakchich pour prendre son plus beau téléphone et les héler par ce biais. C'est que les titres carambars, ça prend du temps, et après il faut boucler.

Outre la constitution d’un tel fichier, le Cosal, mauvais coucheur, doute de la « sincérité » de l’utilisation qui pourrait en être faite.

« Ainsi, ce fichier permettra à ces candidats, en identifiant les abstentionnistes, de cibler leur propagande sur cet électorat, de sorte de convaincre de participer au scrutin, et suggérer de retenir leur candidature », craint le syndicat bougon, dans sa lettre du 8 décembre à la CNIL.

QUOI ? ? ? Les candidats non seulement pourraient dire aux abstentionnistes de voter, mais ils pourraient leur dire de voter pour eux (à supposer qu'ils soient encore en lice aux second tour) ? ? ? Mais que fait la police ? Ha, oui, c'est vrai, elle s'occupe des vrais journalistes.

Bon, allez, comme d'hab, un peu de médisance gratuite pour finir ?

Diantre, le jeu il est vrai en vaut la chandelle. Le bâtonnier du barreau de Paris dispose de menus avantages : un budget de voyage de 350 000 euros et la haute main sur un ordre dont le pactole s’élève à 52 millions d’euros.

Le jeu en vaut tellement la chandelle que sur 17000 avocats éligibles, on a… 7 candidats. Bakchich a donc un vrai scoop : 16993 des 17000 avocats parisiens ont visiblement peur de prendre l'avion.

De quoi financer, bien des soirées au Stringfellow, une boîte de strip-tease parisienne. Ou la possibilité de retirer 10 000 euros en cash auprès d’une banque. Autant de manœuvres troublantes, objet d’une instruction judiciaire à Paris dont Bakchich s’est fait l’écho, et qui constitueront l’héritage du nouveau bâtonnier. L’heureux élu.

Oh, le joli journalisme poubelle que voilà.

L'allusion au Stringfellow renvoie à 2005. Cette année là, la promotion de la conférence du Stage a dérapé, et son budget a été largement dépassé (70.000 euros de dépassement sur un budget de 180.000 euros, dépassement intégralement remboursé). Bakchich a déjà fait un article là-dessus. Et en 2005, la Conférence est allée passer une soirée au Stringfellow avec la Conférence de Bruxelles, ce qui n'a rien d'illégal, même avec des Belges. Je précise que ni le Bâtonnier ni moi n'étions invités (et je vous en veux, chers confrères) et que ce n'est pas à cette occasion que le dépassement de 70.000 euros a eu lieu (sans doute parce que je n'y étais pas).

Ça n'a rien à voir avec le sujet de l'article, qui était la communication aux candidats au bâtonnat de la liste des abstentionnistes, vous l'aurez noté. Que vient donc faire cette attaque gratuite en fin de billet ? C'est un simple renvoi d'ascenseur.

Ça permet en effet d'en remettre une couche sur cette affaire, un coup de pied de l'âne, sachant que le trésorier de la promotion 2005, lassé d'être traîné dans la boue par un certain syndicat (et oui : le COSAL) a poursuivi ce syndicat en diffamation. Et que la riposte de ce syndicat a été de porter plainte avec constitution de partie civile pour abus de confiance. Partie civile, ce syndicat a seul accès au dossier faute de mise en examen pour le moment. Dossier dont le contenu est largement dévoilé par Bakchich dans l'article qu'il a consacré à la question.

Côté secret des sources, il y a des progrès à faire, chez Bakchich.

Ah, et puisqu'aujourd'hui, c'est le deuxième tour, je vous signale que les candidats du COSAL sont monsieur Vincent Delmas et madame Élisabeth Cauly. Ne votez pas pour eux par erreur. Et mes félicitations à Jean-Yves Le Borgne pour son élection mille fois méritée au premier tour.

Notes

[1] 51 condamnations en 2005 contre 6 recours rejetés, 87 condamnations en 2006 dont 51 violations du droit à un procès équitable, contre 6 rejets, 39 condamnations en 2007 dont 26 pour violation du droit à un procès équitable, contre 8 rejets. De 1999 à 2005, la France a été condamnée 344 fois dont 110 fois pour violation du droit à un procès équitable, seules l'Italie et la Turquie font mieux.

[2] La condamnation en appel de Roland Dumas pour complicité d'abus de confiance retient comme élément constitutif cette même « passivité » à l'encontre de l'avocat, et en a déduit l'existence d'un accord en ce sens entre l'avocat et le commissaire priseur constituant la complicité. Le notaire, qui a été tout aussi passif, a été mis hors de cause. Il avait été relaxé en première instance.

[3] Sans oublier les sous-titres “avocat crevette” et “de quoi avoir le barreau”, tous primés par l'Académie Vermot.

[4] Celle de Roland Dumas ?

Commentaires

1. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:32 par Alex

Une partie du site "Bakchich" est devenu payante il y a 2 jours. Ils vont peut-être ainsi pouvoir se payer des journalistes? (Sinon: prem's)

Eolas:
Du moment qu'ils arrêtent de se payer des avocats…

2. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:35 par Mia

Du grand Eolas, cher Maître ! Merci d'avoir éclairé ma matinée !

Que de (plus) belles plumes, au passage, chez Bakchich, n'hésitant pas à proférer d'horribles "pallier à ...".

Il n'y a pas qu'au niveau des sources qu'ils ont des progrès à faire ...

3. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:39 par La poule pondeuse

Je ne connaissais pas Bakchich, et je vois que je ne m'en porte pas plus mal. Même si j'adore cette phrase Particulièrement ronchon quant à cette « simple liste d’émargement », le vilain petit canard du barreau de Paris, le syndicat d’avocats Cosal, a immédiatement pris sa plus belle plume4 Non mais c'est vrai, un canard qui prend sa plus belle plume, c'est de la vraie métaphore filée, foi de poule.

4. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:43 par Rutrapio

Décidemment, la justice a vraiment mauvaise presse (enfin presse, en ce qui concerne Bakchich... on se comprend).

Je vous remercie de votre éclairage sur cette affaire. Comme d'habitude, votre explication nous montre que l'emportement et la mauvaise foi sont encore de ce monde, mais peuvent être battus en brèche par la réflexion.

mais il est vrai : quoi de plus scandaleux qu'un avocat qui met en oeuvre ses compétences pour son propre intérêt. Peut-être devrait-il se payer des honoraires? Mais oui, cet homme aux larges revenus (il me semble en tout cas), pourquoi ne paye-t'il pas un avocat? Tudieu, quelle injustice !!

Merci de votre savoir et pédagogie.

5. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:52 par matth

Sans préjuger de la mauvaise intégrité de l'ordre, un simple avertissement pour une condamnation en complicité d'abus de confiance a de quoi faire poser des questions. Ce n'est toutefois pas l'objet de l'article j'en conviens. Pour le reste je suis tout a fait d'accord avec vous.

Eolas:
En l'espèce, le délit consiste à avoir laissé les fonds de la succession dont il était l'exécuteur testamentaire entre les mains d'un commissaire priseur qui s'en est servi pour de la trésorerie, sans les dissiper pour autant. Roland Dumas n'a pas réclamé les fonds. Il n'a rien fait (pas plus que le notaire en charge de la succession, qui a été mis hors de cause). La cour en a déduit que cela devait résulter d'une collusion entre eux. La complicité d'un délit par simple omission, j'avoue que je reste dubitatif à l'égard de l'orthodoxie juridique de la chose. Mais ne pas réclamer des fonds pendant 4 ans ne mérite probablement pas plus qu'un avertissement dès lors que cette inaction n'a pas conduit à la dissipation des fonds.

6. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:53 par Clignancourt

C'est étrange, lorsque certains avocats instrumentalisent l'incompétence et/ou la mauvaise foi de la presse au profit de leur(s) client(s) ou de leur idéologie, ça ne pose aucun problème.

Eolas:
Ben si. Le COSAL a instrumentalisé Bakchich au profit de son idéologie, et ça me pose problème puisque j'ai pris ma plus belle plume (de canard) pour répondre.

7. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:57 par pamina

Ha ? Tous ? Donc moi y compris ? Tiens, pour une fois, j'aurai appris quelque chose en lisant Bakchich.

Pourquoi le lire?

8. Le mercredi 10 décembre 2008 à 11:58 par Lilly

hahahahaha! merci pour cet article.

9. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:01 par v_atekor

Les journaux qui ne font n'écrivent que ce que leurs lecteurs s'attendent à lire ; ce qui a un effet secondaire : seuls les lecteurs acceptant de lire ce type de publications s'intéressent à ces journaux. C'est vrai pour les journaux sportif ou scientifiques, mais pour publier régulièrement des scoops dans la veine de la théorie du complot, il faut plus d'imagination que de sérieux.

10. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:10 par CEDHnow

"Un indice : si le délai de recours est de six mois, c'est qu'un délai de 15 jours est insuffisant pour former une requête complète et argumentée notamment au vu de la jurisprudence antérieure de la Cour (voyez le formulaire à remplir)."

Allons allons Maitre, une seule lettre d'intention avec les principaux griefs suffit pour interrompre le délai de 6 mois. Un numéro de requete est attribuée et il faut alors envoyer sa requete complete dans un autre délai de 6 mois maximum apres la reception de la lettre d'intention.

Etes vous deja allé à la CEDH ? c'est vrai que je suis d'accord avec vous il doit fort difficile de trouver des violations de la Convention en France ;)

Eolas:
Et vous, vous avez déjà lu un de mes billets avant d'étaler votre science ? En l'espèce, la requête complète a été déposée dans le délai de 6 mois, conformément à l'article 35, ce qui exclut un recours précipité (une lettre d'intention, elle aurait été plus douteuse).

11. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:18 par Cimon

''mais ses confrères du Barreau de Paris le soutiennent sans hésiter.

Ha ? Tous ? Donc moi y compris ? Tiens, pour une fois, j'aurai appris quelque chose en lisant Bakchich.''

Mettant de côté le reste du billet, je me permets d'émettre un avis divergent. La généralisation "le barreau de Paris" ne me semble pas devoir être interprétée comme "tous les membres du barreau".

En effet, il n'est pas rare de lire des assertions comme "les Américains ont voté pour Barack Obama", "les Espagnols mangent tard" ou "les jeunes conduisent mal". Stricto sensu, elles ne sont pas exactes (il suffit d'exhiber un Américain n'ayant pas voté pour Barack Obama, un Espagnol déjeunant à midi, un jeune conduisant bien). Toutefois, ce type de généralisation est utile afin d'éviter d'alourdir les expressions avec des tournures du style "une majorité de", "un grand nombre de" etc...

En outre, j'observe que le maître des lieux pratique également (à juste titre, selon moi) ce type de généralisation : "les américains sont de grands enfants" (ici), par exemple...

12. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:28 par Marie-Aude

Un journaliste qui écrit "pallier à" fait déjà une faute professionnelle. Pour le reste, comme d'habitude, merci pour les éclaircissements.

13. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:30 par Salomon Ibn Gabirol

@Eolas: "... le choix dans la date prouve qu'il s'agit d'un recours dilatoire ...

Eolas... voyons. Votre blog se pendrait-il pour l'Album de la Comtesse?

Eolas:
¡ Caramba ! Yé soui découbert !

14. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:30 par Raphael IBANEZ

je m'étonne que vous souteniez de manière aussi convaincue cette pratique qui s'apparente à de la délation; oui, les listes d'émargement sont disponibles à la Préfecture pour les élections, mais alors transposons cette solution et que les six candidats au batonnat se déplacent pour aller les consulter à l'Ordre plutôt qu'on leur envoie cette liste qui va leur permettre tout simplement de pointer les collaborateurs des cabinets amis qui n'ont pas voté et ensuite, et bien, y'a des oreilles qui chauffent. non, Maître, un collaborateur ne va pas nécessairement voter pour le candidat présenté ou soutenu par son cabinet. et quand bien même cela serait le cas, je ne vois pas en quoi cela justifierait une telle pratique. je pensais qu'avec le vote électronique, on aboutirait à une plus grande confidentialité: c'est hélas le contraire. quant aux cris d'orfraie du COSAL, pour cette fois, j'en approuve le fond même si la forme est toujours aussi pauvre.

Eolas:
Si j'en crois tant mon fax que ma boîte e mail ce matin, bien que je ne figure pas sur la liste des abstinents, les candidats s'intéressent tout autant à moi que si je n'avais pas voté. Je doute donc qu'un pointage va avoir lieu. Bien que je n'aie pas d'explication sur le pourquoi, je pense que cela est lié au désolant épisode de l'élection du bâtonnier Repiquet en 2004, lorsque le candidat soutenu par l'UJA avait déposé un recours jusqu'en cassation pour critiquer l'opacité du vote par internet. Pour ma part, si les candidats se sont toujours faits un peu trop pressants épistolairement, je n'ai jamais subi la moindre pression pour voter. Et accessoirement, le fait de s'abstenir de voter n'est pas couvert par le secret du vote. C'est le vote blanc qui l'est. La liste d'émargement ne permettra pas à tel avocat de s'assurer que son collaborateur a bien voté pour qui il lui a demandé, sauf à se mettre derrière lors du vote par internet.

15. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:41 par sy

Bonjour Confrère,

je suis en total désaccord avec vous concernant les listes d'émargement. Une chose est d'y avoir accès en préfecture, une autre de la recevoir par email.

Si je n'ai pas voté (pour x raisons d'ailleurs), qui peut me garantir qu'on ne croisera pas le fichier avec mon CV si je sollicite une collaboration, si je me présente aux élections dans 30 ans, si je souhaite travailler pour ou avec l'Ordre....

Connaissez vous la recherche sur fichier PDF, Cher Confrère? et la touche "forward"?

Que deviennent ces listes?

Merci de votre garantie du plein respect de nos droits.

16. Le mercredi 10 décembre 2008 à 12:47 par Salomon Ibn Gabirol

"Eolas: ¡ Caramba ! Yé soui découbert ! "

Recorcholis, por supuesto! C'est un grand classique. Cela dit, je dois rendre hommage a l'usage astucieux que vous en avez fait. J'aurais pour ma part utilisé "manoeuvre" et non "recours"....

17. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:04 par Rataxès

"le choix dans la date"
Pfff... elle pas fraîche celle-là...
mouarrffff !

Sinon, merci pour ce billet, éclairant et agréable à lire. Comme d'hab'.

Bakchich, ça fait longtemps que je ne lis plus. La pensée y est aussi indigente que l'écrit. Si encore leurs infos avaient un peu d'intérêt, si encore ils avaient un peu (un chouïa, juste un petit chouïa) de courage en allant mettre le nez dans des dossiers qui font vraiment mal, si encore ils connaissaient leurs dossiers, si encore leurs articles n'avaient pour seuls défauts que d'être mal écrits et de ne concerner que des sujets insignifiants, mais non.
Ce n'est pas seulement médiocre, c'est également grossier, mensonger, simpliste.
En un mot : racoleur.
Et dans la catégorie, je préfère encore voici ou gala. Eux au moins ne prétendent pas faire de la littérature, ni encore moins militer pour la promotion de la morale publique.

18. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:19 par Philippe Val

Un seul mot: bravo!

19. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:24 par Salomon Ibn Gabirol

Tiré du site de Bakchich

Membres honorables et honorés :

François Gèze (éditions la Découverte), Roland Mihaïl (France-Inter, les Indiscrets de Capital.fr), Guy Birenbaum (éditions Ramsay), Laurent Beccaria (éditions les Arènes), Jean Montaldo (écrivain), Daniel Mermet (France Inter), Didier Pourquery (Libération), William Bourdon (avocat), Christophe Clerc (avocat), Nathalie Boudjerada (avocat), Jean-Jacques Coppée (Streets international développement), Khémaïs Toumi (opposant tunisien), Ahmed Boubekeur (universitaire), Zineb Dryef (Rue89.com), Jacques Sarrasin (réalisateur), Frédéric Pagès (L’association des amis de Jean-Baptiste Botul), Delhambre, Kerleroux, Wozniak, (dessinateurs) David Abiker (France Info), Gérard Mordillat (écrivain et réalisateur), Jacques Rosselin (fondateur du Courrier International), Guillaume Dasquié (journaliste), Noël Godin (l’entarteur), Cécile Thibaut (journaliste), François Ruffin (Fakir)…

Au moins, on sait que ceux la ne font pas partie du bloc derriere R. Dumas. Ou alors ils sont vraiment mal comprenant chez Bakchich.info....

20. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:32 par Le_Pompiste

"mais ses confrères du Barreau de Paris le soutiennent sans hésiter. Ha ? Tous ? Donc moi y compris ? Tiens, pour une fois, j'aurai appris quelque chose en lisant Bakchich."

La colère vous aveugle un peu, mon bon maître, le titre dudit article est quand même "Les avocats (presque) en bloc derrière Roland Dumas"

Eolas:
“Presque” qui a disparu dans le corps de l'article. Mais on avait compris que le COSAL était exclu.

21. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:44 par Barjazid

C'est difficile d'être satyrique. Difficile de faire de l'investigation. Les deux à la fois, c'est vraiment casse-gueule, un truc que seul quelques très très bons peuvent réussir sans être ridicules.

Backshich est il réellement un site "journalistique" ? Pour jeter de temps en temps un oeil à leur flux, j'ai plus l'impression d'un rassemblement de blogs personnels sans réelle ligne éditoriale. Ils annoncent un directeur de rédaction (ex du Canard) et un "comité editorial" dans leur ours mais je me demande dans quelle mesure celui ci est effectif. Ils publient beaucoup, le nombre d'articles est prioritaire et je me demande combien d'articles sont "refusés" ou renvoyés avec la mention "à revoir". Parce que ça fait partie du job. Enfin, ça me donne envie de relire le Nouveau Détective, au moins c'est distrayant. Et en plus il y a des photos.

Eolas:
« C'est difficile d'être satyrique. »

C'est ce que me répète sans cesse un client exhibitionniste.

22. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:47 par Philippe Val

C'est ce que j'aime, sur le Net: l'anonymat (courageux) permet tout.

Eolas:
Pour info, un journaliste de la rédaction de Bakchich connaît mon vrai nom, m'a rencontré et a mon numéro de portable.

23. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:49 par Sartorius

Bakchich: "Grands plaideurs et chineurs de dossiers, les avocats du barreau de Paris"

Wiktionnaire: "Chineur: Filou qui vole en augmentant frauduleusement la valeur apparente des objets."

Y a un truc que je m'explique pas: c'est l'attaque contre les avocats "du barreau de Paris". Ils ont quelque chose de particuliers ces avocats la?

Eolas:
D'après nos confrères de province, nous sommes prétentieux et méprisants. Mais c'est parce que ces ploucs jalousent notre talent.

24. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:53 par raven-hs

{{Et le Conseil de rappeler que la loi prévoit qu'une décision de condamnation de la France par la CEDH ouvre un droit à une procédure de révision qui pourrait aboutir à l'annulation de la condamnation de Roland Dumas, qui du coup se retrouverait disciplinairement sanctionné pour une faute pénale inexistante.

En somme, le Conseil de Discipline des avocats décide de prendre toutes ses précautions pour éviter le prononcé d'une sanction sur des bases contraires à la convention européenne des droits de l'homme}}

Je ne comprends pas trop ce passage. La sanction disciplinaire n'était elle pas rendue au regard du code de déontologie de l'avocat ?

Si c'est le cas, des faits non pénalement répréhensibles peuvent donner lieu à une sanction disciplinaire, et au contraire des faits pénalement répréhensibles peuvent ne pas être sanctionnés disciplinairement.

Voilà pourquoi, je ne comprends pas le sursis à statuer ici. D'autant plus que la base des poursuites par l'Ordre n'est pas tant la condamnation pénale que les faits à l'origine de celle-ci. Dès lors l'arrêt de la Cour EDH n'apportera aucun éclairage supplémentaire pour le Conseil, faute de modifier les faits.

Mettre ce sursis à statuer sur le compte de la collusion des gens de justice est de la démagogie. Il y avait 2 thèses ( celle de l'autorité de poursuite et celle du Conseil )qui se sont affrontées, c'est bien qu'il existe des arguments pour l'une ou l'autre des solutions. Mais je ne vois pas pourquoi le Conseil à accorder le sursis ici.

Eolas:
Lisez la décision : le fondement des poursuites est une plainte du procureur général se fondant sur la condamnation pénale. Que la condamnation disparaisse et le fondement des poursuites disparaît.

25. Le mercredi 10 décembre 2008 à 13:59 par Lovo

le choix dans la date prouve qu'il s'agit d'un recours dilatoire. CQFD.

Rabelais vous aurait-il inspiré Maître ?

Eolas:
Je me découvre à la mention de maître Alcofriblas.

26. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:02 par Humaniste

Si je comprends bien, Roland Dumas, déshonoré par une condamnation pénal, et salis par d'autres affaires, serait, d'après Bakchich préoccupé par la perspective d'un blâme sans conséquence autre que honorifique.

Et plutôt que faire jouer sa toute puissance pour être déclaré innocent pas ses pairs, il s'évite d'être blanchi en faisant repousser la sanction.

En gros, il l'accuse de magouiller pour se mettre une balle dans le pied !

On en pense ce qu'on veut, mais il a quand méme un cerveau Roland Dumas.

27. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:19 par Bobbert

Le fait que vous preniez ainsi la défense de votre confrère, n'est-ce pas là la principale preuve du complot généralisé des gens de robe pour la domination du monde?

28. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:35 par X.

C'est, sauf erreur de ma part, la première fois qu'une juridiction disciplinaire sursoit à statuer dans l'attente d'un arrêt de la Cour EDH. En raison du principe d'indépendance des procédures, normalement cela ne devrait pas jouer ...

Eolas:
C'est ce genre de principes qui expliquent le très honorable palmarès de la France à la CEDH.

29. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:36 par IceCream

@X. Cela doit relever du principe de précaution^^.

30. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:38 par Gwen

@ Philippe Val : C'est ce que j'aime, sur le Net: l'anonymat (courageux) permet tout.

Sauf que les deux articles en question sont signés.

Et votre (?) production suffit largement à prouver que le non-anonymat n'empêche pas de débiter des âneries.

Eolas:
Le net permet l'anonymat courageux et l'usurpation d'identité téméraire, soyez prudent.

31. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:44 par Clignancourt

@ Eolas Ben non. Ce qui vous pose problème c'est les cibles soient d'autres avocats. Sinon il vous faudrait prendre votre plume de canard matin, midi et soir.

32. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:45 par claude RIGOREAU

Waouw bobert...comme vous y allez...

Je venais poser un une réponse sur l'article d'Eolas. Mais là. Crier au complot à tout va traduit un véritable abaissement des consciences, qui conduit à se poser le moins de questions possibles puisque la réponse, ou la solution, par hypothèse, vous échappe, et ne dépend que de groupe dit porteur du complot.

A Me EOLAS: le COSAL a instrumentalisé Bakshich dites vous? Voyez Me Eolas, avant d'envoyer des informations,nous les vérifions, recoupons, passons des coups de téléphone, y compris aux gens qui pourraient être touchés par nos articles.

Le COSAL n'a d'ailleurs jamais été condamné pour avoir publié quelquechose de désigné comme mensonger.

Sur la forme, et même sur le fond, l'on peut critiquer...mais alors j'ai du mal à comprendr que vous encensiez la Conférence...car en termes de niveau....

Alors bien entendu, libre à vous, finalement, de perpétuer les "us et coutumes" d'un barreau que nous considérons comme empêtrés dans des usages d'un autre temps.

Qu'il me soit permis de préciser que les journalistes joignent le COSAL et non l'inverse. Et que, par exemple, l'instruction en cours contre la Conférence du stage et, peut être , contre d'autres institutions, n'est pas que le fruit de l'imaginaire, croyez le bien.

Encore une fois, les informations sont vérifiées. En revanche, avant d'écrire que nous instrumentalisons, il ne m'a pas semblé que vous ayez fait sonner le téléphone du COSAL.

Enfin, entre tenir une liste à disposition, et la transmettre entre deux tours, il y a comme une nuance....

Bien à vous.

Claude RIGOREAU

33. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:45 par La Pause

Indépendamment du traitement des faits par Bakchich.info (qui mérite bien une mise au point) et de tous les relents nauséabonds qui tournent autour du personnage, je ne doute pas que les faits, juridiquement parlant, soient sans failles.

Il n'empêche que pour moi, il reste choquant qu'un avocat condamné pour abus de confiance aggravé à 12 mois de prison avec sursis s'en tire avec un simple avertissement (la sanction "la plus basse de l'échelle") !

C'est tout à l'honneur du métier d'avocat d'exiger de ses membres une parfaite probité (si seulement les hommes politiques faisaient de même). Mais si la conséquence d'une condamnation de ce type, c'est un simple avertissement, à quoi cela sert-il ?

Au sujet de son recours devant la CHDH, je suis un peu gêné aussi. Qu'il soit "bien conseillé" (telle action est possible, vous avez vos chances, faisons le), très bien. Mais j'ai l'impression que le recours à cette institution se systématise beaucoup (d'où saturation et les délais évoqués pour statuer)... Et en comparaison de certains cas évoqués par vous-même au fil de vos billets, je ne peux m'empêcher de ne pas trembler pour les "droits de l'homme" de M. Roland Dumas....

Eolas:
C'est le propre des droits de l'homme : on ne tremble jamais pour ceux des autres, et quand on tremble pour les siens, i lest trop tard. Ce genre de recours se systématise. On se demande bien pourquoi, à lire le palmarès de la France… Sur la condamnation, R. Dumas a été condamné pour abus de confiance aggravé qui a consisté… à ne rien faire. J'apprends donc que l'abus de confiance est devenu un délit d'omission. Il y a de drôles de privilèges.

34. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:46 par Maitre_Legolas

@30 D'autre part, emprunter l'identité d'un journaliste n'est pas plus courageux. A moins d'une homonymie (??)

35. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:49 par groquick

En ce qui concerne la sanction disciplinaire requise contre Me DUMAS, le Conseil de l'ordre peut-il aller au delà des "réquisitions" du représentant du Bâtonnier?

En tout état de cause, il est troublant qu'un journal fondé par un ancien du "canard enchaîné" se paye celui qui est présenté comme l'Avocat de cet hebdomadaire.

Aut' Pitite question, pourquoi parler aujourd'hui d'un article publié au mois d'août???

Eolas:
Oui, le Conseil est souverain et peut aller jusqu'à la radiation. En pratique, c'est rare.
Pour l'article, c'est parce que je ne suis tombé dessus que lundi.

36. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:51 par bambino

Bonjour maitre, et merci de continuer votre (excellent) blog. je n'ai pas encore lu la partie sur les journalistes, mais voici ce que m'inspire la partie sur les avocats.

un simple avertissement pour Dumas, ça me parait léger.

Le seul fait que la probité soit une condition nécessaire pour être avocat justifie -au moins à mes yeux- une interdiction d'exercer temporaire.

Eolas:
Depuis que nous accueillons d'anciens braqueurs ayant ouvert le feu sur la police, j'ai appris à relativiser mes standards en la matière.

Par ailleurs, Roland Dumas plaide-t-il encore?

Eolas:
Ça fait longtemps que je ne l'ai pas croisé au palais, mais je l'y ai vu en robe, oui.

37. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:54 par Gwen

@ 33 : emprunter l'identité d'un journaliste n'est pas plus courageux

... surtout l'identité d'un journaliste notoirement hostile à internet, et dont l'égo ne lui permettrait certainement pas de venir commenter un article sur un blog... anonyme.

Surveillons les prochains éditos du Kim Il Sung de la rue de Turbigo... Feront-ils références à Bakchich ?

38. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:56 par IceCream

@X. Par principe les juridictions ordinales ne sont pas tenues par une procédure pénale parallèle, et ne peuvent dont surseoir à stauter, en ce sens CE, 14 mai 1974, CARPENTIER :

"SUR LA REGULARITE DE LA PROCEDURE SUIVIE DEVANT LA SECTION DISCIPLINAIRE DU CONSEIL NATIONAL DE L'ORDRE DES MEDECINS : CONSIDERANT QUE LA CIRCONSTANCE QUE DES POURSUITES PENALES AIENT ETE ENGAGEES CONTRE LE REQUERANT N'OBLIGEAIT PAS LA SECTION DISCIPLINAIRE A SURSEOIR A STATUER SUR LES FAITS REPROCHES A CE MEDECIN JUSQU'A CE QUE LE JUGE PENAL SE SOIT PRONONCE SUR CES FAITS ; QUE LE DOSSIER DE L'INSTANCE PENALE N'AVAIT PAS A ETRE PRODUIT DANS L'INSTANCE DISCIPLINAIRE ; QUE LES DROITS DE LA DEFENSE ONT ETE RESPECTES ;"

En l'espèce cela je justifie par le fait que le comportement repproché pouvait l'être en l'absence de sanction pénale (il n'est pas interdit par le code pénal de ne pas faire preuve de probité ou d'honneur, alors que le code de déontologie l'impose avec sanction en cas de manquement).

Dans le cas de R.Dumas, si l'ordre base sa sanction en disant vous avait été condamné par un juge pénal et c'est cette condamnation que nous nous reprochons, le sursis à statuer semble logique car en l'absence de condamnation l'Ordre ne pourrait plus rien lui repprocher...

39. Le mercredi 10 décembre 2008 à 14:58 par Boîte de Pandore

Bonjour Confrère,

Au risque de vous déplaire, il me semble qu'au contraire, l'attitude du COSAL dans ce qui semble être "l'affaire des listes d'abstentionnistes" correspond à celle qui aurait dû être attendue de la part de n'importe lequel de nos représentants, si tant est qu'il se soucie un chouïa de la démocratie ordinale (quelle drôle de formule !) ;-).

Si la forme adoptée est certes quelquefois hasardeuse, il est salutaire qu'un syndicat (au moins un !) ait le courage dont fait preuve le COSAL au quotidien.

N'ayez donc aucune crainte, je ne voterai par pour eux par erreur, mais en toute connaissance de cause et avec conviction.

Eolas:
Fort bien, c'est donc votre ignorance du droit électoral qui explique votre vote pour le COSAL. C'est une des moins mauvaises explications que j'aie entendues, notez bien.
En droit électoral, les listes d'émargement, nominatives, sont tenues à disposition de tout électeur, et en priorité à leurs délégués (vu le collège électoral de 40 millions de personnes, un candidat ne peut effectuer un contrôle seul). C'est l'article L.68 et R.71. Cela permet aux candidats de s'assurer des conditions de sincérité du scrutin (notamment que la même signature ne paraphe pas une centaine de noms, comme je l'ai vu dans une affaire concernant devinez quoi ? Un village corse.). Ou de s'assurer que tel électeur décédé la veille n'a pas mystérieusement voté le lendemain (vu aussi). Bref, la sincérité du vote suppose la transparence des opérations et le secret du vote. Mais l'abstention n'est pas un vote, c'est un non-vote, contrairement au vote blanc. C'est même un délit dans plusieurs pays d'Europe (notament la Belgique). Le fait de participer au vote fait partie intégrante des opérations de vote, et n'a rien à voir avec le sens du suffrage exprime.
Dans notre affaire, les élections se tiennent sur deux jours de suite. Il faut donc permettre aux candidats de pouvoir effectuer ce contrôle de sincérité dans des conditions permettant l'exercice d'un recours utile et effectif (article 13 de la CSDH, ça vous dit quelque chose ?). L'ordre a choisi de transmettre la liste des abstentionnistes aux candidats par voie électronique, la plus rapide et permettant des opérations de vérification les plus aisées.
Fidèle en cela à sa tactique, le COSAL procède par voie d'insinuation, selon la tactique du FUD : Fear, Uncertainty, Doubt. « Avocats, voyez ce qu"'on fait dans votre dos, demandez-vous pourquoi, imaginez quelles représailles ont pourrait effectuer sur vous. (Main sur le cœur) Attendez, nous n'avons JAMAIS dit que c'était illégal. Nous n'avons jamais été condamné pour un mensonge. Nous critiquons les pratiques de notre profession d'un autre temps mais aussi celles de notre temps. Nous crachons sur l'ordre mais souhaitons y siéger. »

Que la manœuvre un peu grossière puisse duper quelques jeunes confrères encore un peu naïfs, comme vous l'êtes sans doute, je le comprends. Mais un vieux singe comme moi n'aime ni les grosses ficelles, ni le fil blanc.

40. Le mercredi 10 décembre 2008 à 15:04 par Etzel

à 14 & 15 ;

Dans les élections à 2 tours, il y a généralement 1 semaine complète entre les 2 tours, voire plus : 2 semaines pour les présidentielles... (ça laisse le temps de passer à la préfecture)

Ici, il semble que le 2ème tour ait lieu le lendemain du 1er... ça limite grandement le délai disponible... d'où l'intérêt du mèl.

(mais peut-être fallait-il refuser le principe du vote par internet, qui me semble une étape "plus loin" que la simple utilisation de la messagerie électronique...)

41. Le mercredi 10 décembre 2008 à 15:14 par zadvocate

Bah, la lecture de backchish pose en fait régulièrement la question du "journalisme" sur internet. On constate que l'outil informatique permet à n'importe qui de s'improviser journaliste.

Quant on sait déjà qu'il y a un vrai ménage à faire parmi les journalistes des organes de presse traditionnels (vous vous en faites l'écho régulièrement), il ne faut pas s'étonner de lire de telles choses.

Et je ne parle pas des bloggers qui blog sans avoir conscience de la responsabilité qui est la leur quant à ce qu'ils écrivent.

42. Le mercredi 10 décembre 2008 à 15:18 par CC

Qu'un journaliste ne soit pas prof de droit, on peut le comprendre. Le problème du journaliste ,en France,c'est qu'il n'a pas compris que la base de son métier c'est:"des faits, encore des faits, toujours des faits". Les jugements moraux ,philosophiques et autres ,qu'il nous les laisse... PS Pour un journaliste "pallier à", c'est pitoyable

43. Le mercredi 10 décembre 2008 à 15:29 par omen999

c'est sûr qu'il aurait été plus (malin|opportun) d'engager les poursuites disciplinaires à l'encontre de me dumas après le 10 novembre 2007...

44. Le mercredi 10 décembre 2008 à 15:34 par Sartorius

J'ai une question sur l'article 184 du décrêt du 27 novembre 1991:

"(...) L'avertissement, le blâme et l'interdiction temporaire peuvent comporter la privation, par la décision qui prononce la peine disciplinaire, du droit de faire partie du conseil de l'ordre, du Conseil national des barreaux, des autres organismes ou conseils professionnels ainsi que des fonctions de bâtonnier pendant une durée n'excédant pas dix ans. (... )"

En pratique, un avertissement ou un blâme ça se traduit par quoi?

Et quelles sont les conséquences d'une interdiction de "faire partie du conseil de l'ordre, du Conseil national des barreaux, des autres organismes ou conseils professionnels"

Eolas:
Ça se traduit par une décision du Conseil de discipline se terminant par : par ces motifs : prononce à l'encontre de maître Kozal la peine de l'avertissement. La décision est au dossier disciplinaire de l'avocat jusqu'à amnisitie, et peut être invoquée, en cas de nouvelle faute, pour justifier une condamnation plus sévère. L'interdiction entraîne inéligibilité aux instances professionnelles.

45. Le mercredi 10 décembre 2008 à 15:36 par ramses

Si les "membres honorables et honorés" cités par Bakchich (Salomon Ibn Gabirol 19) sont tous du même acabit que Jean Montaldo, je ne m'étonne pas de cette charge contre Roland Dumas.

N'ayant jamais pu déstabiliser le Sphinx de son vivant, ils s'en prennent au Dauphin. La rancune est tenace, chez ces gens là !

S'agissant de l'élection du bâtonnier, je ne vois pas le rapprochement avec une consultation nationale justifiant le recours à la CNIL, ni cette immixtion dans une élection purement corporatiste...

Merci du lien avec le site de Stringfellow. Il vaut mieux faire envie que pitié :)

Je ne connaissais pas Bakchich, mais ce billet m'a définitivement ôté l'envie de le lire.

Eolas:
William Bourdon est un excellent avocat, notamment en droit de la presse.

46. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:14 par Terence

Pan sur le bec, c'est bien mérité !

Constat amer et qui date : il n'y a plus d'analyse journalistique, il y a ce qui se vend bien et ce qui se vend mieux !

47. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:23 par Barbecane

Pris par la patrouille de Bakchich. Eolas vient d'avouer qu'il était l'avocat de Roland Dumas, qu'il participait à l'étranglement de la CEDH et luttait ainsi contre les droits de l'homme en floodant l'institution qui les défend, qu'il mangeait des carambars en se jouant du contrepet, (suprême provocation quand on sait ce que cela signifie en vérité, nous en reparlerons) et pour finir, menait des actions anti-syndicalistes obscures et parisiennes (c'est le pire). Sans précédent, de tels aveux pour un bloggeur en vogue font plus office de coming-out que de confessions publiques. Bravo et merci à la rédaction de Bakchich pour cette investigation ayant inexorablement conduit le coupable à reconnaitre ses forfaits. On se demande si le FSB n'est pas derrière tout cela quand même. Une organisation d'amateurs isolés n'aurait pas eu les moyens d'une telle logistique.

48. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:35 par Simplet

@Eolas 25 Eolas: Je me découvre à la mention de maître Alcofriblas

AlcofriBAs...

49. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:37 par 16.42

''Eolas: D'après nos confrères de province, nous sommes prétentieux et méprisants. Mais c'est parce que ces ploucs jalousent notre talent.''

C'est du second degré ?

Dans la négative vous heurteriez plus d'un confrère "plouc" qui consulte votre blog.

Eolas:
Moi ? Faire de l'humour ? Dieu m'en préverve (hâtif).

Au fait pourquoi tant de haine contre le Cosal qui publie les PV du CNB et lève le voile gris sur des pratiques de coterie ?

Eolas:
Les sycophantes m'ont toujours fait chier.

50. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:39 par Tuloup

Cher Maître,

Je comprends votre irritation, les inexactitudes des journalistes sont exaspérantes. Certaines allusions sont regrettables, mais les avocats ne devraient-ils pas mieux sanctionner plus durement les brebis galeuses? Je ne suis pas sur qu'un blame ou un avertissement soit suffisant.

Eolas:
Quand vous serez sûr, vous reviendrez j'espère nous expliquer pourquoi.

Je voudrais ajouter quelques mots. Le fait qu'un avocat condamné faisant un recours puisse toujours exercé s'explique par la présomption d'innocence, très bien. Ne serait-il pas préférable cependant de prévoir une disposition imposant à l'avocat de suspendre son activité, l'image d'être défendu par un tel avocat n'est pas la meilleure, avouez-le.

Eolas:
La cour d'appel n'ayant pas estimé nécessaire de prononcer la peine complémentaire d'interdiction d'exercer, au nom de quoi devrait on néanmoins lui interdire d'exercer parce qu'il a été condamné ? Votre logique m'échappe un peu.

A propos de la communication des listes d'émargement je la regrette, comme d'autres l'on dit il y a une réelle différence entre pouvoir aller consulter les listes et les recevoir sur sa boite mail. Un ordre qui revendique l'honnêteté, la probité, l'indépendance, etc... ne devrait-il pas être plus attentif à l'image qu'il donne? D'autant qu'il est ironique qu'après avoir été fermement opposé au fichage des individus (cf. edvige etc...) le barreau lui même organise un fichage des abstentionnistes.

Eolas:
Il a même fait pire. J'ai appris qu'il a tenu à jour un fichage des participants au scrutin. Interpellé sur la question, le bâtonnier n'a pu que bredouiller que c'était soit-disant une « liste électorale » pour prévenir la fraude en s'assurant que les électeurs ne votaient qu'une fois. Bravo à l'image que donne le barreau : insinuer qu'il pourrait y avoir de la fraude lors des élections !

Enfin cette histoire de striptease me semble assez scandaleuse, je vous trouve très bons avec des personnes qui ont dépensées sans compter vos très chères cotisations. Par curiosité y a t-il eu des sanctions? Je ne suis pas sur que les danseuses soient indispensables aux bonnes relations avec vos confrères belges. Cela donne une drôle d'image de la profession.

Eolas:
Vous avez mal compris. Personne n'a payé les Secrétaires sur les deniers de l'ordre pour qu'ils effectuent des strip-teases (ce que j'aurais moi aussi trouvé scandaleux).

Bakchich a au moins le mérite d'évoquer ces drôles de pratiques.

51. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:40 par Tache d'huile

"Eolas: D'après nos confrères de province, nous sommes prétentieux et méprisants. Mais c'est parce que ces ploucs jalousent notre talent."

Vade retro, Eolas!

52. Le mercredi 10 décembre 2008 à 16:47 par Mazarinet

Maître, Si Aliocha vous lit, il va y avoir du sport !

53. Le mercredi 10 décembre 2008 à 17:01 par Firmin

Décevant de leur part tout de même, leur SAV aura intérêt à se montrer convainquant.

Sinon, votre lien "un bâtonnier pour se faire battre" renvoie vers le premier article de Bakchich sur Dumas.

Eolas:
I can haz rectified.

54. Le mercredi 10 décembre 2008 à 17:10 par POC

Cela dit, un journaliste qui s'appelle Léger, on ne peut pas lui reprocher de faire honneur à son nom, si ? ;-)

55. Le mercredi 10 décembre 2008 à 17:15 par malpa

@ maître Eolas.

Vos talents de pédagogue apparaissent clairement au "Objection votre honneur !"

Il y a quelques jours, je n'étais pas capable de repérer une "private joke" comme celle-là. Mais depuis que j'ai plongé dans les archives pour lire votre "Vade mecum d'une audience correctionnelle", je suis plus intelligent.

56. Le mercredi 10 décembre 2008 à 17:35 par Lindir

@Claude RIGOREAU (#32) Éolas ne parle que très accessoirement du Cosal, n'encense ni le barreau, ni la conférence. Je ne suis même pas sûr qu'il prétende que les informations brutes soient fausses. Elles sont simplement traitées avec un tel amateurisme -que l'auteur semble avoir voulu compenser par la lourdeur du style- que l'on a du mal à imaginer qu'il s'agit bien de journalisme. Je ne crois pas qu'Aliocha (Mazarinet, 51) se déplacerait pour défendre ça.

57. Le mercredi 10 décembre 2008 à 17:35 par ramon

La contagion des mauvais.

Ce n'est pas parce que X. Monnier veut "palliier A un chiffre un rien faiblard", que vous devez, Maitre, "pallier A une faible participation" .

58. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:02 par aliocha

@mazarinet : Du tout. Je suis d'accord avec Eolas sur ce coup là. Bien que n'ayant guère confiance en la justice ordinale, je trouve les critiques de Bakchich absurdes. J'ai horreur de la théorie du complot, des accusations gratuites et des présentations caricaturales. Quand un journaliste soupçonne ce qui est dénoncé ici, il a un petit coup d'adrénaline, se dit qu'il tient un super sujet et commence alors son vrai travail qui consiste à vérifier que ses hypothèses sont étayées par des faits. Ici que la décision est inhabituelle, le recours contestable, les collusions avérées etc. Ce qui n'est pas le cas. C'est donc du mauvais boulot et en plus on flirte avec la diffamation. Il y a une grosse différence entre utiliser un terme inexact ou faire un contre-sens dans une analyse (ce qui ne mérite pas l'opprobre jetée parfois sur mes confrères, notamment par le maître des lieux) et porter des accusations sans avoir rien vérifié, juste parce qu'on les trouve séduisantes.

59. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:12 par lexity

Le très respecté Mediapart semble être tombé à son tour dans le même "piège" et reprend sans contradiction les mêmes propos sur les actuelles élections ... un virus aurait-il frappé toute la presse en ligne ?

Pour les non initiés, sachez que le résultat annoncé en pied d'article ne sera connu que dans +/- 2H00. Mediapart aurait donc acheté une boule de cristal ou un jeu de tarot ?

A découvrir ici ...

Eolas:
Ce n'est pas un article mais un blog hébergé par Médiapart. Et sur les blogs, on peut dire n'importe quoi.

60. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:20 par Le Béotien

Maître, D'une part, vous ne répondez que quand et à qui vous souhaitez, en fuyant par le silence les commentaires qui vous contredisent, notamment les nombreux qui vous opposent la différence entre la possibilité de consulter les listes en préfecture et le fait de se les faire livrer à domicile, ce qui tend tout de même à relever d'une pratique douteuse! C'est votre blog, vous en êtes le maître, mais votre mauvaise foi est patente! D'autre part, si "les sycophantes vous font chier", le dernier paragraphe de votre article réactionnaire montre que vous vous "emmerdez" vous-mêmes! Vulgaire...et maso!

Eolas:
Voyons voyons. Dans l'ordre, vous me reprochez de répondre à qui je veux quand je le veux. Vous avez raison. Je me crois chez moi, ma parole. Puis de ne pas répondre à l'objection qui m'est faite de la différence entre la consultation en préfecture et la livraison en domicile. En fait, je l'ai fait, je vous laisse chercher où. Puis d'être d'une mauvaise foi "patente". Ça me rappelle mes contradicteurs qui m'opposent une jurisprudence "constante" dont j'ai bien du mal à trouver un exemple. Et enfin, vous me faites le coup du miroir à paroles. Je titube sous le coup. J'ai un adversaire redoutable.

61. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:25 par François

Bonjour,

Primo, j'avoue que j'ai pas pris le temps de lire en détail l'ensemble des commentaires, je les ai lus vraiment en travers et donc si ma remarque a déjà été formulée, mes plus plates excuses...

Deuxio, c'est le premier article qui a attiré mon attention plutôt que le second, tant il est vrai 1/ que des élections professionnelles d'un métier qui n'est pas le mien ne me passionne pas et 2/ que les journalistes sont en général assez dramatiques (sur un sujet que vous maitrisez il y a toujours des erreurs, pourquoi n'y en aurait-il pas sur des sujets que vous ne maitrisez pas) et qu'ils sont pires s'ils se piquent d'être engagés comme sur bakchich. Cette phrase est beaucoup trop longue...

Concernant le risque qu'encourre M. DUmas de se voir infliger un avertissement suite à sa condamnatio au pénal, donc : j'ai donc le souvenir d'un article sur ce même site où vous nous expliquiez pourquoi vous trouviez parfaitement normal qu'un ancien taulard ne puisse pas être inscrit à un barreau du sud de la France (2 juin 2006). Et vous expliquiez qu'avocat et probité ne devrait faire qu'un et que vraiment ce sera vraiment pas un métier pour lui... (je schématise...)

Même si comme vous le faites habituellement vous expliquez tres bien que la procédure est en cours et qu'il faut attendre pour que le conseil de l'ordre se décide, on sent quand même qu'un simple avertissement ne vous choque pas outre mesure pour M. dumas. Vous ne pensez pas qu'il peut apparaitre bizarre de dire si on a été condamné à de la prison c'est normal de pas pouvoir être avocat mais si on l'est déjà, une condamnation (assorti d'un sursit qui plus est) c'est quand même moins grave et qu'il y a quand même pas de raison de radier ce brave Monsieur Dumas.

Je pense que je serai d'accord avec vous lorsque vous me direz qu'il est difficile de comparer les 2 types de délinquance. Mais j'espère que vous serez d'accord avec moi pour dire que ce genre de reflexion peut amener un doute certain et peut-être favoriser des raccourcis comme ceux d'un auteur de blog polémiste.

En tout cas j'aimerai bien que vous me précisiez ce point...

Bon c'état un peu long et sans vraiment d'intérêt, j'ai essayé de prendre un maximum de précautions pour pas passer pour un troll ou un aigri qui n'attend que l'occasion de vous planter... C'est juste que j'ai découvert ce blog récemment et je picore régulièrement un peu de lecture dans les archives... Et c'est tombé sur cet article de 2006.

Eolas:
Avec plaisir. D'une part, mon propre ordre ayant décidé d'ouvrir ses bras à celui dont je parlais, je trouverais anormal qu'on refusât à M. Dumas de continuer à exercer la profession pour une condamnation avec sursis quand on l'accordât à celui qui a été condamné à de la réclusion par de la cour d'assises. D'autre part, je ne regarde pas la peine, mais les faits. D'un côté, un homme qui est entré armé dans un bureau de poste, a menacé la clientèle et le personnel, et a ouvert le feu sur un policier, le blessant légèrement. Il peut être avocat. D'un autre côté, un avocat qui a été désigné successeur testamentaire d'un ami, dans le cadre de cette amitié et non de sa profession. Il confie à un commissaire priseur en vue de vendre des œuvres pour avoir des liquidités. Et néglige de réclamer ces fonds pendant quatre ans, qui vont être mis à profit par le commissaire priseur pour se faire de la trésorerie à peu de frais (ce qui est un délit). Les fonds finiront par être récupérés par la succession. On y voit là une complicité d'abus de confiance. Admettons, l'autorité de la chose jugée nous y oblige. Mais qu'on y voit là motif pour exclure M. Dumas de la profession, fût-ce à titre temporaire, je trouve cela un poil disproportionné.

62. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:35 par mytho

@ eolas, sous 23 "les ploucs de province...", sous 49, me font "ch..", ah vous êtes en forme, vous, au jour de l'élection de notre bâtonnier, vous n'êtes pas au Palais

63. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:36 par ramses

L'art de Roland Dumas aura été de détourner l'attention sur lui à travers ces fameuses bottines, afin que la plus grosse affaire de corruption que la France ait jamais connue (je veux parler de l'affaire Elf et de celle dite des vedettes de Taïwan) ne puisse jamais aboutir (Secret Défense, fermez le ban).

L'affaire Clearstream, qui en est le corollaire, prend le même chemin, en devenant seulement un conflit d'intérêts entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, le plus amusant étant que le premier ne figure même pas dans le fameux listing, il s'agit de son père !

Ce que retiendra l'histoire de cette fabuleuse usine à bakchics (c'est le cas de le dire !) : une paire de bottines :)

Eolas:
Si l'affaire des Frégates a fait l'objet d'un non lieu, l'affaire Elf a bien été jugée et M. Dumas a d'ailleurs bénéficié d'une relaxe en appel. Cela fait déjà quatre ans.

64. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:48 par NormalienEnPuissance

un article dénonçant avec force insinuations une prétendue coupable complaisance de l'ordre à l'égard d'un de nos prestigieux confrères, " force insinuations " ? je ne doute pas de votre orthographe mais de ma compréhension : que voulez-vous dire?

Pour info, un journaliste de la rédaction de Bakchich connaît mon vrai nom, m'a rencontré et a mon numéro de portable.

=> moi aussi je veux!

les places pour le " stade " ( le vrai ), ça vaut toujours ( oops non, après on va dire que le corporatisme va jusqu'en deuxième année de droit...)

65. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:55 par Jé soui partou

Trouvé, il m'est apparu, lors d'un songe visionnaire... Thierry Meyssan ! Et il m'a dit : "le jeune Eolas, alors qu'il n'était qu'un padawan, a travaillé pour l'obscur Maître Dumas".

Je le savais : je vais demander de ce pas au journaliste de Backchich qui a vos coordonnées secrètes de mener une enquête sur les liens, troublants, entre la cousine de votre voisin de chambrée en colonie de vacances et la boulangère préférée du fournisseur de chaussures de ce Maître Dumas. On n'est pas sûr de rien du tout...

66. Le mercredi 10 décembre 2008 à 18:56 par velourine

curieuse de nature j'ai flané sur le site de ce journal que je ne connaissais pas par ailleurs

et je suis tombée sur un article qui parle de prétendu abus de confiance de l'ordre des avocats il me semble que vous faites allusion à cette affaire dans votre billet

je mets quelques phrases de cet article qui montre que les avocats sont vraiment dans le colimateur de Bakchich

Strip-tease, massages, gardien de plage, boîtes de nuit… Les notes de frais de la conférence de stage du barreau de Paris sont passées au peigne fin par un juge, qui soupçonne un abus de confiance.

L’affaire n’a pas émoustillé les confrères. Seule une dépêche de l’Associated Press, l’agence américaine, en a fait écho, le 29 février 2008, dépêche reprise en chœur et dans la discrétion par le fil d’infos du Figaro.fr ou du Nouvelobs.com.

Pourtant la nouvelle a de beaux atours. Une information judiciaire pour abus de confiance et recel d’abus de confiance, menée contre X par une juge d’instruction du parquet de Paris et visant rien de moins que l’ordre des avocats de Paris…

l'info a été relayée par le Figaro ce qui est aberrant à mon sens c'est de diffuser ce genre d'information et de ne pas en assurer le suivi ce qui laisse planer la suspicion!!!!

67. Le mercredi 10 décembre 2008 à 19:24 par perplexe

Cher(e) velourine, Vous flanez sur le site de ce journal par hasard et avec ce même hasard vous êtes tombé sur un article portant sur des vilains confrères. Avec la délicatesse qui est la votre, vous portez à notre connaissance les horribles accusations qui y sont évoquées. Vous êtes capable de nous citer l'intégralité de la presse qui a relayé cette information que vous ne connaissiez pas il y a encore un instant. Quel talent. Si la haine qui vous anime vous fera peut être vivre plus longtemps, elle ne vous fera certainement pas vivre plus heureux. Hâtez vous de rejoindre votre maître au Palais pour savoir s'il est élu.

68. Le mercredi 10 décembre 2008 à 19:31 par Tuloup

Suite et réponse @50

Cher Maître,

je ne suis pas un partisan de la sévérité à outrance, et je ne vise pas un cas en particulier dans mes propos.

Je suis convaincu que votre profession gagnerait en considération si elle se séparerait de ses éléments condamnés par la justice pour des crimes évidement mais aussi pour les délits les plus graves.

Le blâme, ou l'avertissement sont des sanctions pas négligeables mais qui à mes yeux sont insuffisantes lorsqu'il y a par exemple abus de confiance, escroquerie.... Un client doit pouvoir attendre une confiance absolue de son avocat, or si celui ci a été condamné pour abus de confiance, il y a un hic.

Ma logique en ce qui concerne ma proposition de suspension provisoire est la suivante. La valeur de l'image est importante, et l'image de votre profession se trouve écornée lorsque les journalistes révèlent que l'un de vos confrères traîne des casseroles. Pour éviter cela je voulais savoir s'il ne serait pas possible que les avocats mêlés à des affaires puissent être mis en retrait pendant le temps de la procédure.

Au sujet de votre ironie à propos des listes, très drôle! Ce n'est qu'une tempête dans un verre d'eau, ce soir une fois élection passée tout le monde oubliera cette histoire, mais reconnaissez que la communication de cette liste n'était pas indispensable. Il y a eu une erreur de com regrettable.

Enfin pour les stripteases si les secrétaires ont payé de leur poche il n'y a rien a dire, si ce n'est que pour des sorties professionnelles il y a peut être des lieux plus adéquates, non?

69. Le mercredi 10 décembre 2008 à 20:08 par Phalappe Vil

"Eolas: Pour info, un journaliste de la rédaction de Bakchich connaît mon vrai nom, m'a rencontré et a mon numéro de portable."

Je suppose que tu voulais écrire: "un faux journaliste de la rédaction de Bakchich" - à ne pas confondre avec "les vrais journalistes" (de Libé)?

Je ne comprends plus rien: tu as laissé ton "vrai nom" et ton "numéro de portable" à des faux journalistes qui n'aiment "ni les avocats, ni le journalisme"???

Eolas:
Ne dites pas que vous ne comprenez plus rien. Manifestement, vous n'avez jamais rien compris.

70. Le mercredi 10 décembre 2008 à 20:39 par velourine

@ perplexe

je ne dois pas avoir l'humeur adaptée car ce soir car je ne comprends pas votre intervention

quelle haine m'anime

vous delirez vertement mon cher mais enfin il faut de tout pour faire un monde Votre commentaire est plat comme un hareng en plus il sent mauvais pouah ......

71. Le mercredi 10 décembre 2008 à 20:49 par Tortuga

En fait, ce qui manque dans l'article, c'est de savoir si oui ou non la peine est sévère par rapport aux autres peines prononcées dans des conditions similaires. Quelqu'un qui n'est pas spécialiste du droit ne peut pas à cet article savoir s'il y a eu ou pas eu favoritisme (même si quelques infos sont données dans les commentaires), c'est dommage.

Eolas:
Si vous parlez de la peine prononcée par la cour, elle est très sévère dans la mesure où la collusion n'est pas prouvée mais déduite, et qu'une complicité caractérisée par une passivité prolongée est, disons rarement retenue.

72. Le mercredi 10 décembre 2008 à 21:16 par albe88

"Pour pallier à ce chiffre, un rien faiblard" Ile ne s'expriment même pas correctement !

73. Le mercredi 10 décembre 2008 à 21:21 par Rizgar Amin

Et pourtant, sur le site de Bakchich, on trouve dans la liste de liens recommandés ("Sites chouchous" - sic) : "Journal d'un avocat" Si, si, tout à la fin. En bas, à droite. Mais pour combien de temps encore ? Le suspense est insoutenable :-)

74. Le mercredi 10 décembre 2008 à 21:25 par Axonn

@ claude RIGOREAU

Passer des informations, techniquement exactes (donc non condamnables) mais organisées de manière à défendre une opinion précise, à un média, dans le but qu'il écrive un article relayant cette opinion, ce n'est pas instrumentaliser ? Je veux dire, quand on sait que le média ne maîtrise pas assez le domaine pour repérer les biais.

Ah, le fait que je sois fan de Star Wars ne vous excuse pas de placer systématiquement 4 points de suspension (on écrit "une galaxie lointaine, très lointaine....", c'est vrai, mais ne faites pas ça à n'importe quelle phrase).

Euh, quand il dit "Wahou bobert", qu'est-ce que ça signifie ? Est-ce que "bobert" est un indice signifiant que RIGOREAU connaît le vrai nom d'Eolas ?

Eolas:
Connaissant mon vrai nom, je peux vous dire que ce n'est pas bobert. Bobard, je dis pas.

75. Le mercredi 10 décembre 2008 à 21:56 par Persifleur

Sachez, oh grand Sachem sachant de ce site qu' à la Direction générale des impôts tout fonctionnaire condamné à plus de trois mois de prison avec sursis, même pour des faits extérieurs à son activité, est révoqué.

Que les avocats s'en inspirent!

Eolas:
Source ?

76. Le mercredi 10 décembre 2008 à 22:00 par alexandre D

pour un avocat , dumas est souvent du mauvais côté..........

quant au braqueur qui est devenu avocat , tant mieux , cela prouve que les gens évoluent et cela changera des fifils à papa à 300 euros de l'heure........

vu que vous vous intéressez aux avocats , parlez nous donc des cotisations dilapidées par l'ordre , je crois , sur paris , dans des soirées fines ............

Eolas:
Comment avez-vous deviné que je m'intéresse aux avocats ? Manifestement, ce n'est pas en lisant mon blog, si vous me demandez de parler de l'affaire du Stringfellow sous un billet où je parle de l'affaire du Stringfellow.

77. Le mercredi 10 décembre 2008 à 22:06 par verel

Lors des dernières élections professionnelles dans mon entreprise, élections où j'étais candidat, il y a eu deux tours Entre les deux tours, j'ai consulté la liste d'émargement pour identifier ceux dont je pensais qu'ils m'étaient favorables et qui n'avaient pas voté J'ai ensuite passé un certain nombre de coups de fil qui ont permis à ma liste une nette progression d'un tour à l'autre....

Eolas:
Verel en prison !

78. Le mercredi 10 décembre 2008 à 22:24 par violon24

@ Eolas 23 "D'après nos confrères de province, nous sommes prétentieux et méprisants. Mais c'est parce que ces ploucs jalousent notre talent."

Ha ? Tous ploucs? Donc moi y compris ? Tiens, pour une fois, j'aurai appris quelque chose en lisant Eolas.

Eolas:
Relisez bien ma phrase. Une fois. Deux fois. Trois fois si nécessaire. Vous allez finir par comprendre un truc.

79. Le mercredi 10 décembre 2008 à 22:38 par vie du palais

En tout cas, votre appel à ne pas voter VD a échoué. Il a gagné 350 voix entre hier et aujourd'hui. Et il est élu. Désolé, cher Eolas.

Eolas:
À ne pas voter pour lui par erreur. Félicitations à ce nouveau MCO. Je suis sûr qu'il va apprendre plein de choses pendant son mandat.

80. Le mercredi 10 décembre 2008 à 22:55 par Charp

Ce qui me frapperait le plus, si je ne connaissais pas Bakchich, c'est d'avoir consacré un article à un sujet pareil. Même en admettant que tout cela fut vrai (concernant Dumas), j'avoue que l'intérêt m'échappe. Le 2e article, là, je ne comprends pas. Vous le dites très bien, et l'expliquez encore mieux en 39., l'abstention n'est pas et ne peut pas être, par nécessité démocratique, couverte par le secret du vote. Ceci dit je connais Bakchich, et je continuerai à le lire car j'y trouve parfois des infos,(rarement) qu'on ne lit pas ailleurs.

Forcément qu'on ne les trouve pas ailleurs, vous me direz, s'ils les inventent. Mais non, pas toujours. Là ce soir, un assez bon article sur la situation en Grèce, loin des caricatures habituelles de la presse. Mais c'est un genre d'articles qui ne constitue pas le "coeur" de ce site, loin s'en faut. Le propre des sites d'infos sur le net, (agoravox, rue89, Bakchich,etc;) c'est que le bon y côtoie le pire, là où la presse papier quotidienne se cantonne généralement au médiocre.

La raison d'être de Bakchich, fondé par des anciens du "Canard" (c'est sans doute pour ça qu'il y a des "belles plumes" partout ?) , ce sont les "coulisses", et leurs supposés secrets essentiels. D'où les dérives sycophantiques (© Charp). La vérité pourtant se trouve plus en apprenant à regarder ce qu'on a sous les yeux qu'en cherchant ce que l'on ne voit pas. C'est le voile qui révèle l'être, comme disaient certains mystiques. Même si c'est parfois agréable de soulever le voile, je ne dis pas. Tout dépend de ce qu'il y a en-dessous...

S'attaquer au pouvoir, c'est souvent nécessaire. Aux puissants, c'est parfois sympathique. Mais à ceux qui furent puissants et ne le sont plus, cela devient de la curée.

81. Le mercredi 10 décembre 2008 à 23:50 par rossel

Me Eolas, préparez-vous. Bakchich va sûrement agonir d'injures la justice en Corse qui, après avoir prononcé 42 mises en examen et quelques incarcérations en 1998 et 1999 dans l'affaire célébre des détournements de prêts du crédit agricole s'apprête dix ans après à prononcer un non lieu général si le magistrat instructeur suit les réquisitions du Procureur de Bastia qui vient d'abonder dans ce sens.

82. Le mercredi 10 décembre 2008 à 23:58 par David M.

Dites, je suis d'ordinaire partisan de l'adage qui veut que quand il faut expliquer une blague c'est qu'il aurait mieux fallu ne jamais la faire mais là il y en a qui pousse le bouchon un peu trop loin concernant la vanne sur les ploucs de province :/

Pour ne pas voir l'humour d'une part, et pour se sentir offensés d'autre part il faut quand même une sacrée dose d'aveuglement, et surement l'esprit de contradiction. Reprenons le corpus delicti :

{{Y a un truc que je m'explique pas: c'est l'attaque contre les avocats "du barreau de Paris". Ils ont quelque chose de particuliers ces avocats la? Eolas: D'après nos confrères de province, nous sommes prétentieux et méprisants. Mais c'est parce que ces ploucs jalousent notre talent.}}

On reproche aux "parisiens" d'être prétentieux et méprisants : c'est vrai (qu'on leur reproche bien sur pas qu'ils le soient...enfin...) donc Eolas répond ces ploucs (méprisants) jalousent notre talent (prétentieux). Comment sérieusement ne pas voir le trait d'esprit ? Je veux bien que les provinciaux soient limités mais il y a des limites !

Eolas:
Ah, ouf, vous me rassurez.

83. Le mercredi 10 décembre 2008 à 23:59 par Tache d'huile

@violon24

Voir mon post en 51 ci-dessus. Eolas est de plus en plus hargneux ces temps-ci. Il ne faut pas faire attention.

84. Le jeudi 11 décembre 2008 à 00:06 par Matif

Il serait temps que les avocats s'intéressent vraiment aux problèmes du vote électronique. Pour progresser sur ce sujet difficile, voir cette étude d'un chercheur d'un laboratoire CNRS d'informatique « Analyse des vulnérabilités de trois modes de vote à distance » http://www.sciences.univ-nantes.fr/info/perso/permanents/enguehard/perso/Enguehard_Legalis2008.pdf

85. Le jeudi 11 décembre 2008 à 00:26 par Kemmei

Si le sujet est un peu pointu, le décryptage critique est très drôle.

J'ai vaguement l'impression que ces articles vous ont laissé comme une impression de manque de rigueur journalistique. ^^

86. Le jeudi 11 décembre 2008 à 00:26 par malpa

@Rizgar Amin (73)

Personnellement, j'ai compris ce billet comme une leçon à Bakchich, non exempte de bienveillance : pour vos informations à caractère juridique, changez de source, la vôtre est foireuse. Vous ne le saviez peut-être pas, je vous l'explique. Maintenant, vous savez. La balle est dans votre camp.

Ce qui me conforte dans l'idée que le maître de céans se considère maintenant comme un acteur du champ journalistique. Est-ce du fait que les blogs sont régis par le droit de la presse, si j'ai bien compris ? Ou simplement un glissement sémantique du titre "Journal d'un avocat" ? Comment appelle-t-on cette doctrine juridique, selon laquelle on possède la qualité juridique des actes que l'on commet (ou quelque chose comme ça, instruisez-moi) ? L'équivalent en sociologie serait qu'on endosse le rôle de la position objective qu'on occupe ? Et en biologie, ce serait "la fonction crée l'organe", non?

Puisse-t-il ne jamais déchoir jusqu'à devenir un acteur dans le champ politique (au sens pas noble), entraîné par l'action objective de son blog dans le domaine de la politique au sens noble...

87. Le jeudi 11 décembre 2008 à 00:42 par malpa

Pardon, j'ai pas fini ma phrase :

... l'action objective de son blog dans le domaine de la politique au sens noble, comme d'aider gracieusement un organe de presse encore un peu jeune à éviter certains écueils dans des domaines pointus.

88. Le jeudi 11 décembre 2008 à 01:50 par Axonn

Au fait, à propos du COSAL, leur article sur Wikipédia est complètement nul.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Contre_ordre_-_syndicat_des_avocats_libres

S'il y a ici des avocats qui se débrouillent pas trop mal en syntaxe Wikipédia, leur aide serait la bienvenue.

Et s'ils peuvent appuyer ce qu'ils diront, même en citant des revues écrites par des avocats pour des avocats, c'est encore mieux.

89. Le jeudi 11 décembre 2008 à 04:24 par velourine

@ sharp bonsoir ou bonjour tout dépend

c'est le commentaire le plus sensé qui a été posté sur ce sujet et je vous en remercie

je reste perplexe sur la véhémence du billet de Maitre Eolas il parle de journalisme poubelle à un moment

et je remarque ce qui me rend encore plus interrogative:

1- comme le fait remarquer(re) un lecteur (j'ai vérifié) que le site de Maitre eolas figure dans les sites chouchous de Bakchich

2-que le Maitre des lieux connait depuis fort longtemps le journal et en prend connaissance régulièrement

3- que forcément il y a eu ou il y a encore des liens entre le Maitre des lieux et les responsables ou animateurs comme vous voulez de ce journal

je ne veux pas en tirer des conclusions hatives ou fausses ne connaissant pas les dessous des liens tissés entre Maitre Eolas et le Journal mais il est certain que j'irai prendre régulièrement connaissance des articles de ce site journalisme poubelle ou pas comme vous dites Maitre et comme pour d'autres sites et par croisement d'informations j'en prendrai et j'en laisserai

en tout cas Maitre vous avez fait un sacré coup de pub pour Bakchich

elle est peut etre là la reponse à ma question un échange de bons procédés entre Bakchich et le site d'eolas

90. Le jeudi 11 décembre 2008 à 08:03 par tam

« en tout cas Maitre vous avez fait un sacré coup de pub pour Bakchich »

Je reste sceptique sur l'efficacité de la pub négative.

91. Le jeudi 11 décembre 2008 à 08:09 par berli

Chouette ! Du complot, en plus du complot ! Et si on dénonce le complot, c'est qu'on fait partie du complot ! Me Eolas, c'est Nicolas Beau, et c'est le fils de Roland Dumas. Et Aliocha, c'est sa sœur.

92. Le jeudi 11 décembre 2008 à 08:25 par Le_Pompiste

Je ne suis pas sûr que le but du Maître des Lieux soit de faire de la pub' à Bakchich, mais si cela leur amène quelques curieux, je leur recommanderais pour ma part la lecture des Chroniques du blédart. J'y vois du bon journalisme (comme quoi il existe ...).

93. Le jeudi 11 décembre 2008 à 08:57 par Mazarinet

@ Me Eolas, #63 Secret défense et raison d'État, et hop !

94. Le jeudi 11 décembre 2008 à 09:24 par velourine

@ tam

sisi la publicité négative ca marche plus que vous ne pensez mais attention je n'ai pas dit que la volonté de Maitre eolas etait de faire de la pub je dis simplement qu'en consacrant deux billets ( tres longs )sur ce journal malgré lui il a fait de la pub c'est différent

Eolas:
Je critique durement Bakchich mais je ne lui veux aucun mal.

95. Le jeudi 11 décembre 2008 à 09:49 par D'Artagnan

Ca peut se retourner contre RD :

- si le conseil de discipline avait statué tout de suite, il aurait peut-être évité l'avertissement, pas évident selon Eolas ; - si la CEDH rejette sa requête, le conseil de discipline ne le relaxera sûrement pas, pour ne pas avoir attendu pour rien.

96. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:01 par Phuluppe Vel

"Ne dites pas que vous ne comprenez plus rien. Manifestement, vous n'avez jamais rien compris." Bigre. Quand tu vannes, toi, tu vannes - hein?

Eolas:
Et je nettoie aussi très bien, je sens que vous allez bientôt tester.

97. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:02 par Charp

@88 Velourine: Merci (mais "Charp", pas "Sharp". Quoique...)

J'ai été jeté un oeil sur le site du Cosal, suspectant que l'exhumation, par le Maître des lieux, de ce vieil article n'était pas sans rapport avec les élections "ordinales" mentionnées. Un croisement d'informations, comme vous dites, Velourine.

Pour conclure que, ne connaissant pas le milieu des avocats français, je ne peux pas me faire d'opinion nette.

Mais je crois comprendre ce qui unit ce genre de syndicat et ce que j'ai appelé le "coeur" du site Bakchich: une dénonciation des "puissants" et de leurs collusions, réelles ou non, qui peuvent plaire à tous ceux qui, confondant puissants et pouvoir, se trompent d'ennemis. Know thine enemy, disait pourtant le Maître, récemment. Dans l'action, les deux se confondent, mais pas dans l'analyse.

Mais qui peut plaire aussi à ceux qui aiment dénoncer les puissants ou supposés tels pour masquer leur soutien au pouvoir.

Au risque de faire désordre dans ce blog de haute tenue, je citerai quelqu'un qui se gardait bien de cette confusion:

"Je ne peins pas en rose, loin s'en faut, le personnage du capitaliste et du propriétaire foncier. Mais ces personnes n'interviennent ici que comme personnification de catégories économiques.. (...) Ma perspective, qui consiste à appréhender le développement de la formation économico-sociale comme un processus historique naturel, ne saurait rendre un individu singulier responsable de rapports et de conditions dont il demeure socialement le produit, quand bien même il parviendrait à s'élever, subjectivement, au-dessus de ceux-ci."(Préface au Capital)

Les sycophantes qui font chier le Maître, pour reprendre ce joli mélange de niveaux de langues digne d'Audiard (en 49.), oublient ou ne veulent entendre cette nuance.

98. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:15 par Gabriel

Quand même, si le fichier de recensement des abstentions est constitué avec comme finalité la bonne marche des élection (ou une obligation légale quelconque) et qu'il est utilisé pour cibler de la propagande électorale, c'est un sacré détournement, pas franchement légal.

Mais bon, encore faudrait-il avoir confirmation de la finalité effective du traitement et de son hypothétique utilisation à d'autres fins. Ce que l'article est loin d'apporter.

99. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:23 par Père : 6 fleurs

La convention CEDH s'applique à la procédure disciplinaire ordinale et c'est d'ailleurs pourquoi le bâtonnier , autorité de poursuites , ne fait pas partie de la composition disciplinaire de jugement. Cela étant le droit disciplinaire est autonome et une sanction disciplinaire pouvait être prononcée , surtout s'il s'agissait d'un avertissement. Mais là n'est pas l'essentiel , il apparait à travers la saga de notre confrère DUMAS que lui , qui fut un homme d'honneur et de courage , a foulé au pied , fût-ce avec des bottines de qualité , les valeurs qu'il avait incarnées. Il eut été bienséant que ,de son intiative, il démissionne . M COSTE, avocat honoraire et jeune magistrat

100. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:24 par Dhombres

Maître, le billet combo deux-sujets-en-un-post, y'a pas à dire : c'est le bordel. C'est trop long, les commentaires tricotent et la lecture de l'ensemble perd de son agrément...

Par contre, le combo "choix dans la date" avec "manoeuvre dilatoire" (comme Salomon, je trouve que ce terme, en lieu et place de "recours", aurait été encore plus sioux), j'applaudis...

101. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:33 par Nom ou pseudo

"D'après nos confrères de province, nous sommes prétentieux et méprisants. Mais c'est parce que ces ploucs jalousent notre talent."

Ha ha ha. Je ne pensais même pas que quelqu'un le prendrait au 1er degré. Et David M. qui remet un peu d'huile sur le feu. :) Il faut croire que l'on touche un sujet sensible là.

102. Le jeudi 11 décembre 2008 à 10:43 par Humaniste

A propos d'arcticle, que pensez vous du Canard de la semaine sur les GAV ?

103. Le jeudi 11 décembre 2008 à 11:02 par Phylyppe Vul

"Eolas: Et je nettoie aussi très bien, je sens que vous allez bientôt tester." Mais je n'en ai jamais douté. Je trouve même que tu n'as que trop tardé: quatre commentaires fielleux en deux jours, c'est plus que je n'en supporterais, quant à moi. (Soit dit sans corporatisme.)

104. Le jeudi 11 décembre 2008 à 11:16 par Pax Romana

J'ai lu la décision, et j'adresserai tout de même un petit blâme à ses rédacteurs : quand on veut employer le mot obérer, on le fait correctement...

105. Le jeudi 11 décembre 2008 à 11:35 par stormbringer

Quoi !!!!!!!!! radiation pour une simple "complicité d'abus de confiance" ce n'est tout de même pas une faute aussi énorme que le non paiement des cotisations ordinales

106. Le jeudi 11 décembre 2008 à 12:39 par Tache d'huile

Pour rafraîchir la mémoire:

Extrait de la décision de la Cour de Cassation:

Attendu que, pour déclarer Jacques Y... et Roland X... coupables, respectivement, d'abus de confiance aggravé et de complicité de ce délit commis au préjudice des héritiers d'Alberto Z..., l'arrêt prononce par les motifs partiellement repris aux moyens ;

Attendu qu'en l'état de ces énonciations, relevant du pouvoir souverain d'appréciation des juges du fond et d'où il ressort que, d'une part, Jacques Y... a utilisé, pendant plusieurs années, les sommes revenant à la succession Z... afin d'alimenter le fonds de roulement de sa propre étude, qui a ainsi présenté une trésorerie positive, réalisé des économies de frais financiers et amélioré ses résultats, que, d'autre part, cette situation a été rendue possible grâce à un accord passé préalablement avec Roland X..., lequel a, en contrepartie, bénéficié d'honoraires ne correspondant pas aux prestations réalisées, la cour d'appel a justifié sa décision ;

D'où il suit que les moyens ne sauraient être admis ;

Fin de citation.

Cela va plus loin qu'une simple passivité, non?

Eolas:
La cour relève les éléments constitutifs d'un pacte de corruption mais n'en tirent pas les conséquences légales et qualifie de complicité d'abus de confiance. Sur mon tableau de bord, le voyant "pas de preuve" clignote.

107. Le jeudi 11 décembre 2008 à 12:45 par Goofy

Cher Eolas, Vous critiquez très sévèrement le site Internet Bakchich Info. C'est vrai qu'il est rédigé de façon "sensationnaliste" mais il faut quand même attendre que l'on y lit des informations que l'on ne trouve pas forcément ailleurs. C'est plutôt sain non ? Et puis, comme l'a relevé un commentaire, il s'avère que des confrères dits éminents tel que William Bourdon collaborent à ce site. Qu'en pensez-vous ? Cdt

Eolas:
Je ne critique pas le site Bakchich.info. Je critique deux articles. À aucun moment je ne dis que ce site mérite de disparaître. Il mérite de meilleurs articles.

108. Le jeudi 11 décembre 2008 à 12:47 par Goofy

Ci-dessus il fallait écrire : "... mais il faut quand même admettre que l'on y lit des informations..."

109. Le jeudi 11 décembre 2008 à 14:00 par Ltr

Je crois qu'un article de Sophie Coignard paru dans Le Point fait aussi état des frasques (bien petites) de la Conférence du Stage, à peu près dans les mêmes termes que cet article de Bakchich, et que les divers billets du Cosal. C'est toujours sympa d'entendre parler de la Conférence !

110. Le jeudi 11 décembre 2008 à 14:22 par Minghella

Bravo Maître, oui, et mille fois oui, encore oui, parce que publiquement, en com', je ne peux dire vraiment pourquoi j'approuve, mais je m'autorise de bien des raisons à vous dire bravo.

Minghella

111. Le jeudi 11 décembre 2008 à 15:10 par Mazarinet

@ Ph.l.ppe V.l #18,22,69,96,103 :

Vade retro, trollus satinicus !

112. Le jeudi 11 décembre 2008 à 15:28 par violon24

@ Eolas 78

Ok, vous n’êtes pas tous prétentieux et méprisants ! D'ailleurs je viens renforcer vos rangs en janvier!

Eolas:
Il vous reste peu de temps pour vous mettre à niveau.

113. Le jeudi 11 décembre 2008 à 15:56 par Minghella

Quelqu'un/e pourrait-il/elle nous dire/e (ah non, là, c'est invariable, pardon...), ce que le mot "Bakchich" veut dire, et nous serons un peu mieux sur la piste.

Nous serons un peu mieux sur la piste lorsque nous saurons qui est Jean Montaldo ! Où a-t-il fait ses armes de jeunesse, dans quelle presse ? Pardon, on va me reprocher de ne pas être assez dans le ton, le truc machin rôle chose détecteur IP etc... va me dire ouh lala, etc...

Bref, je laisse chacun/e faire son avis.

...

Minghella

114. Le jeudi 11 décembre 2008 à 15:58 par EPR

Maître, Manifestement, vous n'aimez pas le COSAL.

Ca se comprend: leur humour n'est pas un modèle de finesse, leur critiques à tout azimout finissent par lasser.

Mais... ...mais Vincent Delmas a quand même eu plus que 2200 voix. Un bon quart des avocats parisiens qui ont voté, l'ont fait pour lui (nuance: pour lui aussi, le vote multiple étant permis).

Ca montre bien qu'il doit y avoir un sacré malaise dans votre profession!

Je vais peut-être devenir avocat, et je peux vous dire que cela m'inquiète beaucoup!

115. Le jeudi 11 décembre 2008 à 15:58 par RIGOREAU

Pour tenter d'être plus complet, vous auriez pu, Me EOLAS, citer l'article paru sur plusieurs pages dans le POINT de la semaine dernière...

Mais là encore, du journalisme poubelle sans doute....

Eolas:
Eoncore eût-il fallu que je le lusse, que qui eût été possible eussiez-vous laissé un lien, mais manifestement, vous préférez insinuer qu'argumenter. Ce qu'on appelle la cosalité adéquate, ce me semble.

116. Le jeudi 11 décembre 2008 à 16:29 par alexandre D

à eolas 76 : effectivement , vous parlez du stringfellow mais il faut dire que je m'étais endormi avant ; la dictée automatique devrait être interdite pour obliger à faire concis...........

117. Le jeudi 11 décembre 2008 à 16:33 par Rex

@Minghella

Bakshish en persan peut vouloir dire "don charitable" mais aussi "pourboire" (dans le sens oriental du terme) et aussi "pot-de-vin".

Voir l'article Wikipédia consacré au terme

118. Le jeudi 11 décembre 2008 à 16:46 par P.l.pp. V.l

@ Mazarinet Bon, bon, ça va, je m'en vais. Pas la peine de crier comme ça.

119. Le jeudi 11 décembre 2008 à 16:50 par Humaniste

@alexandre D 114 Si c'est trop long et trop compliqué pour vous, il y à les news d'orange en plus succins. Moi, je suis un KESKIDI, alors j'aime quant on m'explique.

120. Le jeudi 11 décembre 2008 à 16:54 par ramses

@ Minghella 112

Le bakchich, au Proche et Moyen-Orient, est le billet que l'on glisse opportunément à une "autorité" pour faire avancer les choses... (on en trouve même dans des passeports, pour faciliter les visas d'entrée... A déconseiller formellement à Roissy).

Jean Montaldo est un "journaliste d'investigation" qui s'est fait un max de blé dans les années 90, en "dénonçant" outrageusement le Président François Mitterrand (qui l'a ignoré superbement)... Autres temps, autres moeurs !

Quelques-uns de ses "ouvrages" :

"Lettre ouverte d'un "chien" à François Mitterrand au nom de la liberté d'aboyer" "Mitterrand et les 40 voleurs" " Rendez l'argent !"

Il a remis le couvert en 2006 avec

"Chirac et les 40 menteurs"

qui a eu beaucoup moins de succès que les précédents.

121. Le jeudi 11 décembre 2008 à 17:06 par Joel

@Eolas,

Ce qui choque un peu quand meme, c'est que le delit d'"abus de confiance", qui plus est "aggrave" semble extremement grave pour un avocat, bien plus qu'un autre delit punissable de peines semblables, tant la profession d'avocat repose sur la confiance (de ses clients, de l'administartion penitentiaire, etc.). Pourquoi l'abus de confiance est-il "aggrave", d'ailleurs, dans ce cas, selon la cour?

Eolas:
Parce que son auteur était officier ministériel (commissaire priseur avant la suppression des charges).

Vous justifiez la clemence de la sanction requise contre Roland Dumas en ne vous arretant pas au nom du delit, mais en examinant le fond de l'affaire, qui il est vrai n'a pas l'air pendable. Mais d'une certaine maniere, est-ce ce que l'ordre des avocats est cense "re-juger" une affaire qui a deja ete jugee et est deja passee en cassation?

Eolas:
Oui, la décision rappelle d'emblée que l'autorité de la chose jugée ne porte pas sur les faits et ne s'impose pas au disciplinaire. Jurisprudence constante de la cour de cassation.

Une condamnation pour "abus de confiance aggrave", de la prison avec sursis, ca semble tres serieux pour un avocat, et une sanction d'interdiction temporaire d'exercer (peut-etre avec sursis, comme la peine de de prison) me semblerait plus adaptee qu'un avertissement (tout le monde se souvient de la blague de Coluche sur les avertissements).

Eolas:
Le conseil de discipline comme votre serviteur ne s'intéressent pas à ce qui semble mais à ce qui est. Manie d'avocat.

"La loi est dure, mais c'est la loi", et la severite que demande cet adage devrait s'appliquer tout specialement a des gens ayent eu de hautes responsabilites comme Roland Dumas. Recemment vous parliez durement de Georges Fenech dont l'election a ete invalidee. Honnetement, ce qu'il avait fait me semblait infiniment moins grave que ce qu'a fait Roland Dumas.

Eolas:
Après avoir été condamné au pénal, M. Dumas est EN PLUS poursuivi au disciplinaire. N'est-ce pas de la sévérité que de devoir répondre deux fois de ses fautes devant deux juridictions différentes contrairement au commun des mortels qui peut invoquer la règle de non bis in idem ? C

Cela dit, je suis d'accord avec vous que l'article est tres mauvais. Au lieu de denoncer des choses irreprochables (que Dumas se soit fait "bien conseiller" par exemple), il serait plus convaincant en rappelant les sanctions "ordinales" que recoivent les avocats apres des condamnations penales, pour que l'on puisse voir si, oui ou non, Dumas a recu un traitement de faveur. Ce n'est pas dur, il suffit de regarder sur votre blog...

Hors-Sujet : Tant que j'y suis, un autre affaire impliquant un ancien ministre des affaires etrangeres (aussi execrable que la premier, a mon humble avis) et qui est extremement mal traitee par les journalistes, est l'affaire Clairstream. Un petit billet dessus, Maitre?

Eolas:
Je manque de temps et de doc.

122. Le jeudi 11 décembre 2008 à 17:35 par ramses

@ Joel 119

Je vous signale que Roland Dumas a 86 ans... Et qu'il ne plaide plus depuis longtemps.

Eolas:
Il est toujours inscrit au grand tableau et exerce donc la profession (sinon, il serait inscrit comme avocat honoraire). Quant à plaider effectivement, je l'ignore, mais je doute qu'il se prive de ce plaisir.

En 1995, il a été nommé par François Mitterrand Président du Conseil constitutionnel. Sous sa présidence, le Conseil constitutionnel a rendu un avis affirmant que l'immunité judiciaire du Président de la République s'imposait, y compris pour les crimes et délits de droit commun.

Ce fut l'un des Ministres des Affaires Etrangères les plus flamboyants que la France ait connu.

Puisque vous ne l'appréciez pas plus que Dominique de Villepin, j'aimerais avoir votre avis sur l'actuel, notamment sa "sortie" sur les droits de l'homme.

123. Le jeudi 11 décembre 2008 à 17:39 par velourine

@ CHARP

j'ai écorché votre nom et je vous prie de bien vouloir m'en excuser je suis allée voir votre site au demeurant tres intéressant

quant au mot sycophantes vous l'employez au sens commun c'est à dire individus qui lancent des accusations non pas dans un esprit de civisme, mais dans le seul but de s’enrichir : ils constituent une perversion du système.

je n'ai pas tres bien compris pour qui vous l'avez employé précision: je n'en suis pas compte tenu de mes engagements personnels

a bientot charp en tout cas sur votre blog

124. Le jeudi 11 décembre 2008 à 17:42 par Tache d'hulie

@Joel

Voir ci-dessus le post 106. Pensez-vous vraiment que le fond de cette affaire (vue par la Cour de Cassation) soit si peu 'pendable' que Me Eolas essaye de nous le faire croire?

Eolas:
Merci du procès d'intention . Je guette celui en sorcellerie, et en attendant vous rappelle que M. Dumas a été relaxé en 1e instance. Vous répète que l'argumentation de la cour me paraît très discutable (une complicité par passivité ?) De même que dans l'affaire ELF? où on attendait sa mise à mort, il a été relaxé.

125. Le jeudi 11 décembre 2008 à 17:59 par Conseil d'indiscipline

Abus de confiance aggravé, 12 mois d’emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d’amende, en Conseil de Discipline, cela vaut un avertissement. No comment

Moi aussi, je peux le faire !

Eolas:
Complicité d'abus de confiance aggravé, constituée par le fait de n'avoir rien fait. Si, ça vaut un commentaire.

126. Le jeudi 11 décembre 2008 à 18:08 par GRANTUMU

Un plouc a bien ri, le 11 sur un article du 10 à 11h00, mais c'est un plouc.

Merci.

127. Le jeudi 11 décembre 2008 à 18:37 par Alain

Il y a une légère différence entre "les listes des abstentionnistes sont disponibles" et "on envoie la liste des abstentionnistes" aux candidats.

Dans le premier cas, il s'agit d'une démarche du candidat ou (ne les oublions pas) des électeurs.

Dans le second cas, on fournit des documents aux candidats, avec une perte totale de contrôle du devenir du fichier informatique qui leur est envoyé. Qu'en dit la CNIL ? Est-ce qu'elle est d'accord pour qu'une liste nominative se balade comme ça dans la nature ?

Eolas:
C'est vraiu que le code électoral prévoit que le candidat qui a consulté les listes et noté les noms (sur un papier pour échapper à la CNIL) sera frappé d'amnésie. De même que le cachet sur la carte d'électeur qui prouve la participation se détruit automatiquement dans cinq secondes (ça ma cramé ma carte orange une fois).

128. Le jeudi 11 décembre 2008 à 20:24 par Joel

@122: "Pensez-vous vraiment que le fond de cette affaire (vue par la Cour de Cassation) soit si peu 'pendable' que Me Eolas essaye de nous le faire croire?"

Oui et non. Je veux dire, tout est relatif. Il est vrai que Maitre Eolas semble minimiser un peu la gravaite de cette affaire. J'attends sa reponse, ou celle de ceux qui partage son avis sur cette question, a votre post 106. Mais meme avec ce que vous citez, ca reste mineur par rapport a d'autres affaires, et aux abus de l'ere Mitterrand dont on a envie de rendre Roland Dumas, un proche parmi les proches, au moins un peu redevable...

@ramses : desole, c'etait un petit troll qui m'a echappe :-( Mais puisque vous le demandez : Kouchner? Bien decevant.

129. Le jeudi 11 décembre 2008 à 21:17 par Aouassi Nadia

Je suis certaine que vous ne publirez pas mon post.Peu importe,l'essentiel ,est que vous le lisiez personnellement.Militante depuis des années pour " la même justice pour tous" dans la ville de Nice,j'ai rencontré de nombreux citoyens victimes de malversations ,escroqueries,... de certains avocats.La plupart,s'adresse à l'Ordre des avocats,en ayant rarement gains de cause!A quoi sert vraiment un batonnier? Souvent la loi du plus fort régne dans nos palais de justice,et pourtant ,aucun avocat se révolte dans notre Pays? A chaque fois que vous manifestez,c'est pour défendre vos intêrets,ce que je comprend tout à fait.A chaque fois,j'écoute toujours les mêmes témoignages de justiciables qui ressentent le mépris ,l'arrogance de certains avocats, bien qu'ils aient payés trés chére les consultations.Certains prennent beaucoups d'argent,sans même toucher le dossier!! J'ai l'impréssion ,d'une proféssion pas du tout encadrer,ou toutes les dérives sont possibles.sachez, que de nombreux justiciables qui ont dus,par la force des choses ,prendre un avocat,en garde un souvenir douloureux. Je dénigre pas toute la proféssion,heureusement bons nombres font leurs métiers avec conscience,éthique,mais beaucoups profitent des procédures trés complexe,épuissante pour abuser,le plus souvent de justiciables vulnérables.Se qui manque le plus dans le métier d'avocat,c'est l'humilité,l'humanité.Certains ,se prennent pour des Dieus ,alors que se ne sont que des hommes. Le plainte qui me revient le plus souvent,est la façon,dont l'argent est réclamé,sans même savoir le contenu du dossier. Les citoyens , sont avant tout , des êtres humains avec souvent des histoires douloureuses et ne sont pas que des dossiers. Bons nombres d'avocats l'ont oubliés!!!

Eolas:
Je ne connais pas votre affaire, mais des justiciables floués par des avocats trop payés qui n'ont "rien fait dans le dossier", j'en ai vu des dizaines, et je ne compte pas la centaine qui vient toquer à mon blog ou m'écrivent dans ma boite mail. Tous les dossiers de ce genre que j'ai examinés (au début, on y croit, que voulez-vous ?) étaient des dossiers de gens ayant perdu un procès (ce qui arrive à la moitié des justiciables) et qui blâment du coup leur avocat. Leur bâtonnier, généralement saisi d'une plainte déontologique en même temps que d'une constestation d'honoraires, ne trouve rien à redire aux diligences réelles de l'avocat et confirme ses honoraires. Et le client mauvais perdant se réfugie dans une théorie du complot. Alors, que voulez-vous, à la longue, on se lasse. Et c'est dommage pour les clients victimes de confrères réellement malhonnêtes. Ils sont peu nombreux, mais du coup noyés dans la masse des fâcheux, et ça leur nuît.

130. Le jeudi 11 décembre 2008 à 23:23 par Minghella

À Ramses, commentaire 118

Encore un effort : les débuts journalistiques de Montaldo, c'est le journal Minute.

Mais bien sûr, on dira qu'il était jeune...

Et maintenant, qui fera un petit topo sur l'anarchisme de droite ?

...

Minghella

131. Le jeudi 11 décembre 2008 à 23:34 par siarres

Vraiment ! vous avez cru que le bâtonnier donnerait raison aux clients des avocats qui se plaignent de leurs pratiques ? Vous devez être très jeune ! Sachez que le bâtonnier malgré son titre n'est pas le tortionnaire des avocat ,mais l'avocat des avocats .. Toutes les disciplines «  internes » constituées sur des bases féodales «  entre pairs » notamment sous le gouvernement de Vichy ( 1 point Godwin ? ) ont pour objectif de tenter d'éloigner le regard de la justice générale sous le prétexte que «  c'est technique » . Ainsi il y a belle lurette que lorsqu'il y a conflit avec un médecin plus personne ne s'adresse à l'ordre sachant bien que l'ordre va couvrir avec véhémence et dignité le collègue mis en cause . C'est comme si pour se plaindre d'un chauffeur de poids lourds il fallait s'adresser au leader des chauffeurs de poids lourd ; C'est donc une illusion . Mais vous me direz que pour faire un procès à un avocat .... il faut un avocat . C'est difficile mais c'est moins décevant . Sachez que vous pouvez maintenant faire partir vos dossier d'un autre Etat d'Europe le monopole est en train de disparaître .

132. Le vendredi 12 décembre 2008 à 07:19 par Neville

Cf Eolas, sous commentaire 59 :

" Ce n'est pas un article mais un blog hébergé par Médiapart. Et sur les blogs, on peut dire n'importe quoi. "

José Bové, sors de ce corps !

A souvent manier l'ironie et le second degré, ne risquez vous pas d'être incompris, pris au premier degré ?

A mon avis, si, et c'est très bien ! Ca oblige à réfléchir sur tout ce que vous écrivez.

133. Le vendredi 12 décembre 2008 à 11:42 par villiv

@ Eolas

ah, vous aussi vous êtes touché par le "déblocage" du vendredi ;-)

bah oui, j'en veux pour preuve cette magnifique phrase :

"De même que le cachet sur la carte d'électeur qui prouve la participation se détruit automatiquement dans cinq secondes (ça ma cramé ma carte orange une fois). "

vive le vendredi, car c'est permis ?!

134. Le vendredi 12 décembre 2008 à 11:46 par Charp

@121 Velourine

Pour le pseudo, vous n'êtes pas la première, loin s'en faut, rassurez-vous!

Pour les sycophantes, je ne vous visais certainement pas, ne connaissant pas vos orientations. (Je ne parasite ces commentaires que depuis peu. :-) )

Je visais ceux qui ne dénoncent que des individus, (pas nécessairement pour de l'argent, mais pour des postes ou pour du lectorat) au lieu d'essayer de démonter les mécanismes de "perversion du système". On peut parfois, dans ce dernier cas, prendre comme exemples des cas individuels, mais ce n'est pas la même chose que d'en faire des cibles isolées.

Comme dans cet article de Bakchich sur Dumas, article dépourvu d'intérêt, même s'il avait été fondé et correctement préparé. Traiter les avocats comme un "bloc", c'est n'y connaître vraiment rien à cette profession, où des conceptions très divergentes du droit et de l'équité peuvent se manifester.

Ce terme de "sycophantes" repris au Maître s'applique donc peut-être au Cosal (je ne suis pas qualifié pour juger, comme je l'ai dit) et certainement à de trop nombreux articles de Bakchich, dont le ton m'énervait bien avant ce billet, et m'avait un temps fait hésiter à mettre ce site en lien, malgré les infos que l'on peut y glaner.

Vous êtes naturellement bienvenue sur mon blog, comme tout le monde.

135. Le vendredi 12 décembre 2008 à 15:05 par Ferdi

@ Eolas (réponse au 115) ... Pfff, frimeur !

(PS: faut-il voir une faute de frappe ou soupçonneriez-vous ce cher monsieur d'être efféminé ?)

136. Le vendredi 12 décembre 2008 à 16:20 par violon24

@ Eolas 112 C’est bien pour cela que je lis votre blog, c’est le meilleur manuel.

137. Le vendredi 12 décembre 2008 à 18:53 par RIGOREAU

pardon Me EOLAS, mais à vous lire, je pensais que vous lisiez le COSAL quotidiennement et que vous étiez plus informé, et d'ailleurs si bien que vous exposez la méthode COSAL etc.

Pour le lien vers l'article, le voici (sans majuscule ;) ):

http://www.cosal.net/index.php?page=archives/actu&id=3556

Bien à vous.

Eolas:
Effectivement, les minuscules s'imposent. Le cosal fait dans la contrefaçon, maintenant ?

138. Le samedi 13 décembre 2008 à 16:50 par jc durbant

Faut dire que certains juristes, comme un certain Magnus Gäfgen ou les journalistes qui n'en parlent jamais, semblent parfois difficilement défendables ...

139. Le samedi 13 décembre 2008 à 18:40 par This Charming Man

cf: 75 - Persifleur

Effectivement, renseignement pris auprès de quelques copains de fac ayant intégré cette administration, le moindre écart de conduite tant dans le cadre des fonctions que dans la vie privée y est rapidement sanctionné. Apparemment, les sanctions disciplinaires font l'objet chaque année d'une publication au bulletin officiel des impôts. Un ami m'a même dit que l'un de ses supérieurs avait dû signaler à sa hiérarchie qu'il avait été pris en excès de vitesse ! Bigre ! C'est pas les confrères testant leur nouveau modèle de Porsche au col de la Gineste qui auraient ce genre de scrupules.

140. Le lundi 15 décembre 2008 à 16:22 par VEO

La décision de sursis à statuer intervient plus de huit mois après l'engagement des poursuites. Y-a-t-il eu prorogation du délai, dans le respect des dispositions de l'article 195 du Décret du 27 novembre 1991?

"Si dans les huit mois de la saisine de l'instance disciplinaire celle-ci n'a pas statué au fond ou par décision avant dire droit, la demande est réputée rejetée et l'autorité qui a engagé l'action disciplinaire peut saisir la cour d'appel.

Lorsque l'affaire n'est pas en état d'être jugée ou lorsqu'elle prononce un renvoi à la demande de l'une des parties, l'instance disciplinaire peut décider de proroger ce délai dans la limite de quatre mois. La demande de renvoi, écrite, motivée et accompagnée de tout justificatif, est adressée au président de l'instance disciplinaire ou, à Paris, au président de la formation disciplinaire du conseil de l'ordre.

Dans les cas prévus aux alinéas précédents, la cour d'appel est saisie et statue, le procureur général entendu, dans les conditions prévues à l'article 197"

141. Le lundi 15 décembre 2008 à 18:26 par Streetlawyer

"Les sycophantes m'ont toujours fait chier." écrit notre cher confrère anonyme Eolas.... peut-être se reproche-t-il lui-même de profiter, sans doute par sa connaissance des ficelles et des grands pontes de l'ordre, des largesses de ce dernier? quoiqu'il en soit, si certains avancent à visage découvert comme le cosal, n'ayant pas peur d'aller au feu, ils n'en sont pas moins dignes de notre profession. alors que les eolas et autres participants lécheurs de ce blog en prennent de la graine....cela redonnera un peu de sens à cette profession.

Attention Eolas, tu frises la diffamation avec ton sycophante, car sais tu réellement ce que c'est ?

Conseil d'un jeune avocat pour qui la confraternité professionnelle signifie seulement la présence de frères ayant franchi le mur du çon, pour reprendre la rubrique d'un canard célèbre.

Eolas:
J'adore la piètre philippique sur mon anonymat de la part de quelqu'un qui est tout aussi anonyme : pseudo anonyme, adresse e mail anonyme. Ajoutons à cela les insinuations à deux balles ("peut-être que si vous ne dites pas pis que pendre de l'ordre c'est que vous profitez des largesses de ce dernier", suivi d'une leçon sur la diffamation ; ça c'est pour la tartufferie, ou l'incompétence, je ne saurais dire). Le tutoiement ajoute la cerise sur le gâteau : en plus, vous êtes mal élevé.

Un brillante carrière vous attend, cher jeune confrère. Une carrière de président du cosal, pas d'avocat.

142. Le mercredi 17 décembre 2008 à 18:55 par Lucas Clermont

Ce serait m'humilier que de payer une figue fraiche ; aussi m'est-il arrivé d'en voler sans vergogne aucune (on ne grandit pas impunément dans une ferme avec des figuiers). J'ai donc été fort attentif à votre critique salutaire des sycophantes. Une remarque toutefois, je crains que s'ils ne disparaissaient vous fussiez à la merci d'une dépression, sans doute du même ordre que si les Anglais gagnaient au rugby sans avoir été déloyaux.

L'engeance sycophante me gêne beaucoup moins quand il s'agit de Roland Dumas qui doit tirer de cette aigreur une rage qui le tiendra plus longuement en vie ; et vos arguments sont une bonne plaidoirie. En revanche elle m'exaspère lorsque elle s'acharne sur quelque pauvre diable qui n'aurait pas été condamné à suffisamment d'années de prison.

Enfin je jure n'avoir jamais ratissé systématiquement une liste électorale à la recherche d'abstentionnistes pour aller les démarcher en porte à porte, chez eux, non, non, non ! Ou alors peut-être entre les deux tours d'une élection...

143. Le jeudi 18 décembre 2008 à 04:53 par toto

J’ai, un temps, tenté de lire régulièrement Bakchich, histoire d’échapper à l’information toujours plus unique qui sévit dans notre beau pays. J’ai tenté de lire Bakchich comme j’ai tenté de lire Rue89, De Source Sure ou d’autres. Mais n’est pas journaliste qui veut. Se déclarer compétent est une chose, l’être en est une autre. Il faut se faire une raison, ce site a essentiellement un contenu médiocre, fait de ragots et de bruits de chiottes. En format papier uniquement, il ne tiendrait pas 2 mois, à supposer qu’il puisse même commencer à exister… Internet, c’est chouette… Tout un tas de types croient qu’ils vont en vivre en jetant à la vindicte leurs aigreurs d’estomac, leur bile et leur acrimonie. Au fil du temps, ces sites (Bakchich, Rue89, De Source Sure, etc…) montrent leurs limites ; et ils sont de fait très limités, surtout en talent… Pour ce qui est de la propagande, c’est autre chose, là ils sont bien plus doués.

Quant à Fontenelle, ce type mérite-t-il qu’on s’attarde sur son cas ? Ses éructations hystériques et haineuses m’ont fait réagir : j’ai plusieurs fois écrit à Bakchich pour dire combien ce mec doit beaucoup souffrir et qu’il faut l’aider, que ses écrits délirants ne sont qu’un appel à l’aide, se sentant au bord du gouffre. Fontenelle est tout ce que je méprise. Chez Rue89, ils ont les mêmes, plus softs, mais aussi obtus et propagandistes ; profitant comme Fontenelle de leur tribune pour vociférer leurs théories politiques, d’une manière primaires bien loin du journalisme le plus élémentaire…

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