Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Au revoir la Santé

C’est donc fait, la Maison d’arrêt de Paris la Santé a fermé (ce qui pour une prison est une redondance mais passons). Elle rouvrira (ce qui pour une prison est un paradoxe mais passons) en 2019, date prévue, on verra ce qu’il en est.

D’autres plumes que la mienne ont narré l’histoire de cette maison, je ne vais donc pas la refaire, juste vous raconter la Santé vu de l’intérieur.

La maison d’arrêt de la santé s’appelle ainsi parce qu’elle se situe rue de la Santé, tout simplement, qui doit son nom à la proximité de l’hôpital Sainte Anne. On ne peut pas la rater, elle fait tout un pâté de maison, avec ses très hauts murs de pierre meulière, si à la vogue en région parisienne à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. La porte d’entrée des avocats se situe à côté de l’énorme portail en fer. On y montre patte blanche, à savoir sa carte professionnelle et le titre nous permettant de venir visiter notre client, et on passait un petit labyrinthe pour franchir le portique magnétique (TRES sensible) et faire passer nos sacs et sacoches dans une machine à rayons X. Téléphones interdit, ordinateurs autorisés, clés USB interdites, ne me demandez pas pourquoi, ne cherchez pas la logique. C’est comme ça dans toutes les maisons d’arrêt.

Une fois le cerbère franchi, nous entrons dans la cour d’honneur, qui est rectangulaire, et fait plutôt petite par rapport à l’ensemble architectural. À gauche, le portail donnant dans la rue, c’est donc ici que les prisonniers sont chargés et déchargés. En face, une volée de marches et la porte d’entrée. N’était la hauteur des murs, on se croirait dans une vieille école de village. Un frisson en regardant la grille d’égout au milieu de la cour : c’était là qu’on guillotinait de 1939 à 1972.

Une fois la porte franchie, on entame le périple guichet-grille.Toute prison est construite sur le principe du cloisonnement, et on ne peut s’engager dans un secteur de la prison sans s’être identifié à un guichet. Les parloirs avocats sont au rez de chaussée, pas loin après la première grille. Nous sommes aux confins de la zone de détention, où nous n’allons pas, il n’y a qu’à Fresnes que les parloirs sont en pleine zone de détention. Pour l’avocat, aller visiter un client à la Santé, c’est le bonheur. Une prison en plein Paris, accessible en métro, c’est super pratique. Pour nos clients, c’était l’enfer. La plupart ne voulaient pas aller là, même si ça facilitait les parloirs familles (un certain nombre n’a pas de famille de toutes façons).

C’est que sa vétusté, j’ai eu la chance, si on peut dire, de la voir, ayant été sollicité pour donner une conférence à des détenus étrangers sur les démarches à entamer pour une éventuelle régularisation. Du coup, je suis allé Au-Delà Du Mur, en pleine zone de détention.

Parler de vétusté apparaît comme un euphémisme spectaculaire. Outre l’étroitesse des escaliers, choix architectural, renforcée par la hauteur de plafond, ces plafonds justement étaient lépreux, la peinture ancienne étant tombée par plaques, des débris restants accrochés dans des toiles d’araignées si anciennes qu’elles étaient entourées d’une gangue de poussière noire. Des fenêtre hautes et grillagées, faites juste pour laisser passer la lumière, achevaient de rendre la sensation d’enfermement permanente et oppressante. Je reconnais que c’est efficace. Très rapidement, à force de monter des escaliers en colimaçon et sans repère, j’étais perdu et serais incapable de situer où j’étais dans la prison.

La conférence a eu lieu dans une salle de réunion, où des spectacles pouvait avoir lieu (je me souviens d’une affiche annonçant un concours de slam). Des chaises dépareillées, du modèle des salles de classe d’autrefois, en contreplaqué riveté à des tubes en fer, des murs peints en bleu sous Giscard, des fenêtres crasseuses, car les barreaux et grillages ne doivent pas aider à leur entretien. Entretien qui semble, de guerre lasse, avoir été depuis longtemps réservé au sol, il y a toujours un auxiliaire d’étage (comprendre prisonnier sous-payé) en train de passer la serpillière quelque part.

Une fois la conférence achevée, après un bref passage par des bureaux si étroits que je me demande si cette prison n’a pas été conçue pour des Hobbits, retour dehors, avec toujours cette sensation d’éblouissement quand on se retrouve dans la rue. Tout parait si clair, si grand, le regard portant enfin à l’infini sans rencontrer un mur donne un bref sentiment de vertige. On réalise qu’on respire mieux, comme si on étouffait lentement à l’intérieur.

Idéal pour se remotiver pour solliciter la remise en liberté. J’ai hâte de voir ce que ça donnera une fois rénové. En attendant, je garderai à l’esprit le récit d’un ancien occupant qui montre que rien n’a vraiment changé en un siècle : je parle de Guillaume Apollinaire.

Commentaires

1. Le lundi 21 juillet 2014 à 13:43 par Cédric

Son “quartier VIP” existe vraiment ou c’est une légende ?

2. Le lundi 21 juillet 2014 à 14:07 par Diguedon

Le quartier VIP était connu comme les “particuliers”, ou bloc A, au premier juste à côté de l’infirmerie. Il regroupait tous ceux dont la détention en régime général pouvait poser problème, ainsi que toutes les personnalités. La plupart des détenus disposaient de cellules de surface doublée (14 m² seul, contre jusqu’à quatre dans 7 m², quel luxe !), avec une douche à peu près propre pour quatre cellules, une salle d’exercice et une cour de promenade - deux fois une heure tous les jours - de 200 m³ environ. Pas d’activités collectives. De moins mauvaises conditions d’incarcération que ce que décrit fort justement Eolas, mais cela restait la prison.

3. Le lundi 21 juillet 2014 à 14:09 par Olivier F.

Etant de l’une des dernières classes ayant eu à faire son service militaire, j’ai eu la chance de vivre une expérience intéressante qui m’a fait fréquenter régulièrement La Santé. Je gérais une association donnant des cours en milieu carcéral (je viens de voir qu’elle existe toujours ! assoclip.sitego.fr) et les bureaux étant situés à deux pas, le “package” comportait la possibilité d’aller déjeuner gratuitement à La Santé ; ce qui avec une solde de militaire était un plus bien appréciable !). Nous étions un petit groupe d’appelés à aller déjeuner tous les jours dans le réfectoire avec les surveillants. Les activités de l’association m’ayant plusieurs fois permis de découvrir la détention, ses différentes divisions et les bâtiments administratifs. Je confirme que déjà en 1993/1994, rien n’était bien différent au niveau insalubrité (salpêtre, pigeons dans les travées, crasse…) ! et sans parler de la ségrégation sociale et ethnique en fonction de l’état des différents bâtiments !

4. Le lundi 21 juillet 2014 à 14:28 par Dwuth

Non pas un euphémisme, mais une litote. Merci pour cette excellente note, cependant.

5. Le lundi 21 juillet 2014 à 15:56 par Jules

On devrait transformer la prison en résidence étudiante. 7m2 et une douche pour 20, c’est le grand luxe à Paris.

6. Le lundi 21 juillet 2014 à 16:06 par Holmes

Eolas : “…et on passait un petit labyrinthe pour franchir la porte magnétique (…) on se croirait dans une vieille école de village.”

  • “Clochemerle” , son maire, son instituteur et “ses guerres picrocholines”.

Face à la vespasienne : la Santé

“L’envers de Clochemerle”, “Une (joyeuse) danse du scalp”.

Au revoir la Santé.

Peut-être vaut-il mieux ne rien en dire…

7. Le lundi 21 juillet 2014 à 16:36 par Teejee

@ Dwuth, 4
Je pense que le mot “vétusté” tel qu’employé par Eolas est bien un euphémisme, et non une litote.
Bref rappel de rhétorique : la litote procède par sous-entendu, elle dit le moins pour faire entendre le plus (exemple : “Il n’est pas très intelligent”), tandis que l’euphémisme dit le moins pour faire entendre le moins (exemple : dire “pays en voie de développement” pour ne pas dire “pays pauvre”).
Si je comprends bien son propos, notre avocat préféré veut dire par là que le mot “vétusté” pourrait être utilisé pour donner une idée atténuée de cet établissement pénitentiaire en mauvaise Santé. Et là, en revanche, je vous rejoins : c’est la phrase dans son ensemble, et non le mot seul, qui constitue une litote (le lecteur effrayé, la découvrant, se dit : “Si parler de vétusté est un euphémisme, que doit-être alors la réalité ?!”).
On peut faire confiance à un avocat pour connaître la rhétorique. :-)

8. Le lundi 21 juillet 2014 à 17:15 par Atticus

La prison de la santé, c’est intéressant, mais on trouve des articles là-dessus partout. J’ attends surtout la réaction d’un avocat pédagogue sur le jugement de Cayenne, et en particulier sur le respect des droits de la défense, qui vous tiennent à coeur, je crois … Evoquer la garde-à-vue d’un ancien président, et informer vos lecteurs d’arguments juridiques bien expliqués, tout comme de vos sentiments sur la procédure de garde-à-vue, c’est très bien. Mais oublier un procès aussi folklorique, alors que vous avez peu de chances d’aller plaider en Guyane, c’est dommage… Mais vous êtes libre…
un admirateur qui renâcle,
Atticus

9. Le lundi 21 juillet 2014 à 17:43 par yann

L’envie m’a pris, à la lecture de ce billet, de survoler les lieux via-google maps…
Impossible, le périmètre de la prison est consciencieusement flouté !
Qui a dit que l’on ne pensait pas à tout dans les prisons françaises ?

10. Le lundi 21 juillet 2014 à 18:36 par go source

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11. Le lundi 21 juillet 2014 à 19:24 par Alain38

Cher Maitre, sauriez-vous combien de “prisons de la Santé” il y a en France? Personnellement j’avais fait une conférence à la maison d’arrêt de Chambéry. Et si elle semble un peu mieux tenu que celle de la Santé je retrouve quand même beaucoup de points communs avec ce que vous décrivez. Il faut dire qu’elle est probablement de la même génération. En “ignorant” j’avais d’ailleurs fait quelques bêtises, venant avec ma conférence sur clef USB, et heureusement aussi sur CD. La responsable du SPIP qui m’avait invité n’ayant pas pensé à tous ces détails qui, pour elle, était son quotidien, et donc un “réflexe conditionné”. Mais, ce qui m’avait le plus “traumatisé” c’est l’absence totale de profondeur. Le regard ne rencontre que des murs, et toujours très proches. Les fenêtres sont totalement opaques ne laissant passer que la lumière mais sans permettre de “voir au loin”. Au point qu’en sortant j’avais fait un petit reproche à la responsable, car elle avait placé la salle “dans sa largeur”, ce qui m’étouffait encore plus.

Enfin bref, bien que plein de commentaires sur le net semble montrer qu’il y a un nombre incroyable de jaloux enviant les “heureux taulards nourris blanchis logés gratuitement”, j’avoue que cela ne m’avait pas donné envie d’y entrer un jour comme “client”. Mais bon, je n’ai que 50 ans donc il me reste encore quelques années pour savoir si j’arriverais à l’éviter ou non.

12. Le lundi 21 juillet 2014 à 20:28 par Bub

“où des spectacles pouvait avoir lieu” : accord fautif, à mettre au pluriel (“où des spectacles pouvaient avoir lieu”), non ?

A part cela, excellent article, comme toujours.

13. Le lundi 21 juillet 2014 à 22:20 par ramon4

“du contreplaqué riveté à du fer” ?

T’as bien fait de faire avocat, plutôt que soudeur…

14. Le mardi 22 juillet 2014 à 00:06 par Al1C21

@ ramon4

C’est sûr qu’il vaut mieux riveter des plaques de contreplaqué sur du fer plutôt que de tenter de les y souder !

Où alors c’est de fer à dessouder dont on parle ? Concernant la Santé c’est peut-être le terme le plus approprié.

15. Le mardi 22 juillet 2014 à 07:49 par Remy

On souhaitera au récit d’Apollinaire d’avoir plus de style et on excusera les répétitions, concordances des temps bancales et autres lourdeurs qui plombent ce petit billet. C’est rare chez Eolas.

16. Le mardi 22 juillet 2014 à 10:25 par Mandataire auto

Il était plus que temps de faire un bilan de Santé !

17. Le mardi 22 juillet 2014 à 10:43 par Ysabeau

J’ai fait une fois une intervention dans une prison, à Poissy, qui semble un modèle de très grand luxe comparée à la Santé apparemment.
Là où j’avais mis les pieds était simplement oppressant, une prison c’est une porte qui se ferme pour chaque porte qui doit s’ouvrir et des clés, partout, tout le temps et pas très joyeux mais ça ne donnait pas (on était à la fin des années 80) l’impression d’un tel délabrement.
Et non ça ne donne pas envie d’y finir ses jours parce que dans une prison rien n’est luxe, calme et volupté, absolument rien.

18. Le mardi 22 juillet 2014 à 12:13 par Narduk

Toujours le style ampoulé d’Eolas digne de Marc Levy pour déplorer les conditions de détention. Il n’y a pas trop de condamnation (loin s’en faut) il y a juste un manque de prison.
Et je sais que je vais me faire traiter de populiste mais si vous trouvez que la prison n’est pas drôle. Evitez d’y aller, soit en restant honnête soit en étant moins con que la majorité des détenus (ne vous faites pas prendre)…
Et pour ceux qui voudrait transformer la prison en logement étudiant, premièrement ce n’est pas très sympa pour ces derniers et deuxièmement il fat arrêter de transférer en banlieue toutes les activités pourris ou nuisibles pour protéger le Parisien, cet être délicat.

19. Le mardi 22 juillet 2014 à 12:43 par Eloy

@ Narduk (#18)

L’emprisonnement a été conçu comme une privation de liberté, pas une privation de dignité, ni même du confort.
C’est une privation de liberté car, dans le sillage des Lumières, les révolutionnaires ont considéré que la liberté étant l’attribut essentiel de l’Homme, l’en priver constituait la peine la plus sévère qui soit.

Si vous souhaitez être sévère, enfermez, mais point n’est besoin d’enfermer qui que ce soit dans des conditions inacceptables, indignes d’un État civilisé et puissant.

Si vous souhaitez être efficace dans la lutte contre la délinquance, considérez donc ceci : plus les conditions de détention sont indignes, plus les détenus seront déstructurés. Plus leur environnement sera hostile, plus ils deviendront violents. L’emprisonnement n’a pas de sens s’il ne peut être l’occasion d’une prise de conscience, d’un travail sur soi-même et donc d’une réinsertion.
Quel est l’apport de la peine d’emprisonnement ou de réclusion si ceux qui en sortent ont été rendus plus violents, plus rancuniers envers l’État, s’ils ont été rendus quasiment inaptes à la vie en société ?
La décence des conditions de vie en détention est une garantie de l’efficacité du système pénal.

Par ailleurs, faut-il emprisonner plus ? Vous êtes en droit de le penser, mais les satistiques internationales plaident en faveur de l’opinion inverse. Les États-Unis d’Amérique ont le deuxième taux de détention au monde (derrière les Seychelles, encore qu’il soit probable que la Chine et la Corée du Nord fassent mieux). Pourtant, leur taux de criminalité demeure bien supérieur à celui des États européens. Inversement, les pays nordiques, dans lesquels on emprisonne peu, sont loin d’être rongés par la délinquance…

20. Le mardi 22 juillet 2014 à 16:50 par H2O

Problème: à la Santé (ou d’autres maisons d’arrêt) on y va aussi sans avoir rien à se reprocher: toutes les détenus provisoires ne sont pas coupables des faits qu’on leur reprochent, ni de faits nècessairement d’une gravité correspondant à la durée de la DP.
Et puis cet hargne, ce manque de compassion qui fait penser “bien fait pour ta gueule, c…, t’avais qu’à pas …”, n’est-ce pas une attitude fréquente chez les criminels?
Tout au plus la dissuasion générale (qui vise l’ensemble de la population, à la différence de la dissuasion individuelle qui vise l’auteur) pourrait justifier un tel délabrement. Mais comme je n’ai pas envie d’aller en prison, et fût-ce un hôtel grand luxe, on pourrait peut-être éviter aux gardiens de travailer dans un environnement aussi déprimant: et si les condamnés et les détenus provisoires souffrent un peu moins, ce n’est peut-être pas très génant.

21. Le mardi 22 juillet 2014 à 17:10 par Nex

Chouette référence au Mur :)

22. Le mardi 22 juillet 2014 à 19:21 par SB

Pour rester dans le quartier: des avocats ont-ils rendu visite à des patients de l’hôpital psychiatrique voisin ?

23. Le mardi 22 juillet 2014 à 19:32 par Teejee

@ Eloy, 19
“Quel est l’apport de la peine d’emprisonnement ou de réclusion si ceux qui en sortent ont été rendus plus violents, plus rancuniers envers l’État, s’ils ont été rendus quasiment inaptes à la vie en société ?”
Votre propos me rappelle ceci :
“Le propre des peines de cette nature, dans lesquelles domine ce qui est impitoyable, c’est-à-dire ce qui est abrutissant, c’est de transformer peu à peu, par une sorte de transfiguration stupide, un homme en une bête fauve, quelquefois en une bête féroce.”
C’est de Victor Hugo, c’est dans Les Misérables, et ça date du XIXème siècle.

24. Le mardi 22 juillet 2014 à 20:21 par médor

@TeeJee en 23
OK, bien vu la parenté avec les Misérables mais…

… cela prouve que c’est un sujet ancien et non réglé
… vous n’avez pas répondu à la question d’Eloy

C’est donc une forme d’humiliation, genre “c’est un vieux crouton, ton truc” mais sans AUCUNE réflexion!

25. Le mardi 22 juillet 2014 à 20:50 par Eloy

@ Médor et Teejee

Merci infiniment pour la comparaison avec Victor Hugo, je ne suis pas certain de me sentir humilié. Par contre, je vais avoir quelques difficultés à passer les portes pendant les jours qui viennent. Peut-être serait-il temps que j’entamasse la rédaction de mes Mémoires d’Outre-Tombe. Chateaubriand n’a jamais paru particulièrement encombré par son égo à fissurer le mont blanc.

26. Le mercredi 23 juillet 2014 à 10:50 par Stephane

Pourtant, leur taux de criminalité demeure bien supérieur à celui des États européens. Inversement, les pays nordiques, dans lesquels on emprisonne peu, sont loin d’être rongés par la délinquance…

Les pays nordiques plein de petroles, qui font du social a mort, (enfin faisaient, du petrole y en a moins, et du coup devinez quoi le taux de delinquance augmente (et le racisme avec, c’est bien gentil de nourrir les autres quand il y a du rab, mais quand y en a plus bah faut arreter la distribution)

Bref, le taux de criminalite n’a en fait pas grand chose a voir avec le nombre de prison mais avec la culture (les Suisses ont plein d’armes chez eux aussi, mais ils s’entretuent pas, la correlation arme/meurte par balle est donc incomplete) et les ressources du pays.

Ce qui manque en France comme partout, c’est surtout beaucoup plus d’hopitaux psychiatriques. Avant les fous, on leur faisait creuser des trous, ou ils mourraient assez vite faute d’etre utile a qui que ce soit. (et donc ne bouffez pas)
Maintenant ils sont dans la nature, a faire chier le monde, jusqu’a l’irreparable inevitable. Ca coute moins cher faut croire…(pas beoin de donner d’argent aux victimes)

Mais ca aussi c’est une question de moyen. Figurez vous qu’on ne les as plus ces moyens, plus de petrole, plus de charbon, plus de gaz, plus de fer, la France n’a plus grand chose a fournir.

27. Le mercredi 23 juillet 2014 à 11:54 par Teejee

@ Eloy, 25
Rassurez-vous, le brave Totor n’avait rien à envier à son glorieux aîné François-René en matière de difficulté à passer les portes.
En tout cas, votre remarque tend à montrer que les choses n’ont pas changé depuis l’époque où il dénonçait les peines qui transforment un homme en une bête fauve. Il y a des idées sur la détention qui ont la Santé.

28. Le mercredi 23 juillet 2014 à 12:18 par Eloy

@ Stéphane (#26)

Croyez-vous que les taux de détention soient étrangers à la culture ?

Le Droit (avec une majuscule s’il vous plaît) a ceci de fascinant qu’il est tout à la fois créateur et produit de l’organisation sociale. Bien évidemment, le Droit est produit par une société donnée, il est donc le reflet des conceptions morales, religieuses, politiques, philosophiques et sociales. Cependant, parce qu’il régit les conduites des individus qui composent la société, le Droit finit influencer en retour et même déterminer certaines conceptions sociales.

Le système pénal imprime donc nécessairement sa marque sur la société. Plus le système pénal est dur, plus la société le devient à son tour. Culturellement, le Canada est très proche des États-Unis, et les niveaux de délinquance y sont pourtant relativement éloignés. La rigueur du système pénal américain n’y est peut-être pas totalement étrangère.

Ensuite, je partage complètement votre avis sur l’importance du contexte économique. Il est parfaitement évident que la délinquance augmente avec les taux de chômage et de pauvreté. Cela ouvre donc bien des possibilités pour réduire efficacement le nombre d’infractions commises dans notre pays : la multiplication des prisons est loin d’être la panacée.

Enfin, vous me permettrez de trouver vos affirmations légèrement contradictoires : si culture violente et économie en berne sont les deux mamelles de la délinquance, quel rapport cette dernière entretient-elle avec le nombre de “fous” pour reprendre votre expression ?
Par ailleurs, vous affirmez que tout allait mieux à l’époque où l’on savait harasser les malades mentaux à la tâche ou les laisser mourir de faim, de froid et de misère. Cette affirmation me semble inexacte puisque cela postulerait que la délinquance était antérieurement moindre et que nous vivrions une époque de criminalité exacerbée. C’est pourtant loin d’être le cas.

Je vous accorde cependant que les institutions psychiatriques sont en nombre insuffisant et, qui plus est, mal dotées. Très nombreux sont d’ailleurs les détenus dont la place serait en de telles institutions. Très nombreux sont ceux auxquels des soins seraient plus profitables que des journées entières à contempler des murs lépreux que parcourent ça et là quelques cafards.

29. Le mercredi 23 juillet 2014 à 12:40 par H2O

Stéphane mon cher ami.
Les fous, c’est mon dada. Vous savez ce que c’est un fou? Un type normal, juste un peu plus. C’est la réponse, donné par un psychiatre en chef d’un hôpital francais, lors d’une formation sur les hospitalisations sans consentement.
Vous l’avez, le vrai, qui vous met du jus sur les portes de son sonaco pour hâter la venu du jugement dernier. Mais c’est l’exception et souvent, ce n’est qu’un état passager. Mais souvent, ce n’est qu’un pétage de plombs un peu plus poussé un un laisser-aller un peu plus loin et, ca tombe bien, on a des cachetons pour ca. Enfin, peut-être.
Et je suis sûr que mon copain, le toubib en chef, connaît des mots bien grecques pour ce qui meut un troll.
A votre Santé!

Et Eloy: dès fois, fou ou délinquant n’est qu’une question de commodité policière. Sur la tête de mes copines, l’infirmière aux urgences et la gendarmette. Parce que, dès fois, si on peut, au lieu de se farcir la procédure, on renvoi le braillard aux urgences psy.

30. Le mercredi 23 juillet 2014 à 14:00 par Eloy

@ H20 (#29)

Je ne doute pas de leur parole, vos copines peuvent garder leurs têtes que vous avez imprudemment gagées.

En revanche, vous parlez de l’enquête quand je vous parle de détention. Et en la matière, sur la tête de ma copine de l’Administration Pénitentiaire, je vous assure que, “des fois”, ils aimeraient bien pouvoir “renvoyer le braillard” dans l’aile psychiatrique, ou tout bonnement en hôpital psychiatrique. Selon certaines statistiques, 80 % des détenus présenteraient des troubles psychiques et, plus grave encore, 25 % des détenus présenteraient des pathologies psychiatriques lourdes.

Convenez que, pour le coup, cela n’a rien de commode ; Jonathan Crane était d’ailleurs parfaitement d’accord avant de se découvrir des chauves-souris dans le plafond.

31. Le mercredi 23 juillet 2014 à 14:05 par Stephane

Par ailleurs, vous affirmez que tout allait mieux à l’époque où l’on savait harasser les malades mentaux à la tâche o

Apprenez a lire, relisez, et revenez osez dire que j’ai dit ca….
Et pour vous faciliter la tache, ce que j’ai dit, c’est que les fous etaient soient morts rapidement (parce qu’entretenir une bouche a nourrir qui produit rien est un luxe de riche), soient pour les plus ‘sociables’ occuper a des taches manuelles de base ou ils n’emmerdaient personne.

Bref:pas en prison comme maintenant.

32. Le mercredi 23 juillet 2014 à 15:47 par H2O

Eloy:
votre copine de l’administration pénitentiaire peut également garder sa tête: elle est trop tard dans la chaine.
Et la chose se complique si on prend en considération que les conditions de détention sont de celles qui peuvent provoquer ou aggraver une pathologie psychiatrique plus ou moins lourde.
N’importe qui peut faire un essai clinique sur soi-même: partager une pièce avec une autre personne de votre choix disons un week-end de cagnard sans distraction particulière et sans pouvoir sortir. Vous sentez monter cet envie de hurler, de cogner, de vous taper la tête contre le mur? Non? Attendez un peu, ca viendra. Et vous serez dans un état délirant. La prison rend fou. La promiscuité rend fou.
J’ai vu un Proc s’énerver, dommage que la présidente ait mis fin aux réjouissances, je pense qu’encore dix, quinze minutes et il aurait été bon pour les urgences. Il n’aurait pris que quelque mots courtois et compatissants de l’avocat. Et pourtant, le représentant du parquet n’était pas plus malade qu’un autre.

33. Le mercredi 23 juillet 2014 à 15:49 par Mamanzo

J’ai du mal à reprocher à une prison de ne pas être agréable. Si on donc on se sent oppressé, perdu, étouffé à l’intérieur et que l’on sent comme un retour à la vie en sortant, c’est que cette prison a été bien conçue.

Encore une fois, on en revient içi comme ailleurs à la question de la rétribution-dissuasion, que certains voudrait bannir. Ceux qui considère qu’un délinquant ou qu’un criminel n’est pas fondamentalement différent d’un chômeur en fin de droit ou d’un schizophrène : ce n’est qu’un cas social comme un autre.

Et ce doit être traité comme un cas social : formations, soutien psy ect…

Bien entendue qu’il est souhaitable qu’il ait tout cela, et pour une raison de bon sens : quitte à passer X mous ou années derrière les barreaux, autant en faire quelque chose. Et oui, effectivement, le choix de ne pas enfreindre la loi serait certainement plus facile.

Mais la relativisation morale du crime par la sociologie, qui peut aller chez une certaine idéologie à une légitimation politique : le délinquant et de son acte à la fois le produit de l’oppression sociale et la juste rétribution que la société reçoit pour son oppression, doit trouver sa limite.

Il y a trop de pauvres qui ne volent pas pour dire raisonnablement que le vol n’est causé que par la misère. Il y a même des très riches qui volent (beaucoup d’ailleurs). Il y a eu ce détenu qui a passé jusque sa thèse en prison et qui s’est fait arrêté ensuite pour trafic de drogue.

Au final, il s’agit de ne pas inverser la logique, le “traitement social” du détenu ne peut servir qu’à rendre le choix de ne pas recommencer plus facile ou plus évident. Mais croire que le crime se soigne comme la grippe, comme quelque chose d’involontaire qui s’attrape à cause d’un environnement qui le favorise et qu’il suffit de quelques remèdes appropriés, à bonne posologie, pour en être débarrassé, c’est une chimère.

D’autre part, il ne faut jamais oublier que la prison est faite pour ceux qui y sont, mais elle aussi faite pour ceux qui n’y sont pas, elle doit leur faire passer l’envie d’y aller.

34. Le mercredi 23 juillet 2014 à 17:19 par Eloy

@ Mamanzo (#33)

Vous avez raison, nous devrions rendre la prison moins agréable, pour que personne n’ait envie d’y aller. Je suggère qu’on y libère des tarentules, des crocodiles du Nil et quelques tueurs en série surarmés (on pourra demander à H2O, les fous sont son dada, il en a peut-être quelques uns en stock)…

Je ne crois pas que la prison soit agréable à vivre, quand bien même les murs seraient propres, les cellules individuelles et la plomberie fonctionnelle. La prison est une privation de liberté. Reprenons l’exemple d’H2O : essayez de passer des mois dans une ou deux pièces, sans sortir, sans choisir vos repas, sans accès libre à l’information, aux amis, à la famille, à la ville, à la vie… Croyez-moi, cela ne doit avoir rien d’agréable et la décence du cadre ne fait que rendre la chose supportable, au mieux.

Il est un fait connu, c’est que les détenus ne vivent pas leur libération uniquement comme un retour à la vie. Un certain nombre d’entre eux expérimente une forme de peur panique liée à l’impression d’être abandonnés à eux-mêmes, loin de cet univers carcéral où on leur indique quand manger, quoi manger, quand marcher dans la cour, quand dormir, quand regarder la télévision.

Je n’explique pas la délinquance par la seule situation économique, mais j’observe simplement que celle-ci elle semble clairement influencer celle-là. Je ne conteste pas davantage l’intérêt de la peine d’emprisonnement, mais je ne la porte pas aux nues. Elle n’est pas la solution idéale, la réponse parfaite et magique à toute infraction. Il existe d’autres mesures qui sont plus efficaces pour limiter la récidive.
Permettez-moi d’insister sur cette dernière affirmation : je considère que le recours à la peine d’emprisonnement doit être limité, mais pas uniquement dans une perspective humaniste. L’utilitarisme impose également ce choix de politique pénale. Lorsque ce qui est humain est efficace, pourquoi se priver ? Utilitarisme et humanisme ne s’excluent ici nullement, profitons-en.

35. Le mercredi 23 juillet 2014 à 17:46 par Stephane

Un certain nombre d’entre eux expérimente une forme de peur panique liée à l’impression d’être abandonnés à eux-même

Pauvres chous…Alors d’une soient ils n’ont jamais connu la liberte pour en avoir peur (et ca veut dire qu’ils ont commence les conneries tres tres tot…et la j’ai du mal a ete comprehensif, soit…pourquoi avoir peur de quelquechose qu’ils connaissaient avant la prison…

ET si les prisons sont degueulasses, c’est aussi parce qu’on y mets beaucoup de porcs. Des fois (la plupart des cas en fait) ils ne peuvent s’en prendre qu’a eux meme.
On devrait effectivement tries les prisonniers par leur sociabilite, afin que les cas sociaux deficients hygienique ne polluetn pas les autres.

C’est comme dans les HLMS ou quelques familles de pourceaux pourissent la vie de tous les autres. Hors en prison qu’on me dise pas qu’on ne puisse pas les reloger ceux la….’enfin plutot le contraire…reloger ceux qui sont propres dans des quartiers reserves aux gens un minimum civilises)

36. Le mercredi 23 juillet 2014 à 18:29 par Pierre

Certaines personnes croient encore en l’effet dissuasif de la pène. Ce n’est pas malheureux ?
Mais peut-être que H2O peut quelque chose pour eux ?Parce qu’avec le temps, je crains que ça ne finisse par relever de son domaine.

37. Le jeudi 24 juillet 2014 à 01:00 par argyll

@ Stéphane
Vos propos ne sont pas très clairs et l’abondance de fautes n’aide pas à la compréhention.
Je vous suggère d’écrire vos commentaires sur word et de faire un copier coller une fois l’orthographe vérifiée, personnellement j’utilise un correcteur supplémentaire à celui intégré dans word lorsque je dois rédiger et que je veux avoir l’esprit tranquille, n’étant pas imperméable aux fautes mais les détestant…
Il en existe d’autres mais pour ce qui me concerne, j’utilise Antidote qui est très performant.

38. Le jeudi 24 juillet 2014 à 10:56 par R jf

@Dwuth
Bonjour, pas tout à fait d’accord pour la litote : litote et euphémisme sont deux figures d’atténuation, ce qui les distingue c’est l’intention réelle du locuteur. Celui qui utilise la litote, dit le moins pour exprimer le plus, ainsi Chimène à Rodrigue ; celui qui emploie l’euphémisme, a au contraire l’intention délibérée d’atténuer la portée de ses propos : un non-voyant restant toutefois un aveugle, et les locaux proclamés “vétustes” sont ici, en fait, sordides, de manière spectaculaire selon Me Eolas.

39. Le jeudi 24 juillet 2014 à 12:13 par H20

Bonjour,
je n’ai pas de tueurs en série surarmés en stock: ce genre de psychopathe existe mais il est trop rare pour doter tous les prisons francais convenablement et puis la manie de les désarmer et de leur interdire alcool et drogue les affaiblit considérablement.

Pour l’effet de dissuasion: Eloy a probablement raison que un niveau d’hygiène et d’entretien adéquat ne le réduirait probablement pas de facon significative.
Et puis, laissons crever les yavaikapa, mais les membres de l’administration pénitentiaire? Ne serait-ce pas la moindre des choses de rendre leur milieu de travail moins pénible? Parce que eux aussi sont tous les jours étouffés, comprimés, abrutis et pourraient peut-être souffrir un peu moins au travail si leurs pensionnaires seraient un peu moins tendus. Mais dans un pays où on loge une cour d’appel dans une étable à chevaux, fut-ce celle d’une ancienne reine et des gendarmes dans des casernes en carton humide on ne peut peut-être pas attendre ce genre d’égard pour les matons.
Et enfin, cette envie de rajouter dans la vexation, cette incapacité de sentir les peines de l’autre, ce sadisme à vouloir que l’autre souffre plus parce qu’on en a le pouvoir, c’est un trait de caractère des criminels les moins attachants (et des plus raisonnablement enfermés probablement) - et de vous?

Et pour l’effet dissuasif: l’obligation civile à réparation intégrale du préjudice, moins romantique mais sacrément efficace pour bon nombre de délits.

40. Le jeudi 24 juillet 2014 à 14:30 par Stephane

@ argyll: je pourrais aussi simplement me relire. Seulement je ne considere et ne considererai jamais des commentaires de blog comme de l’ecrit, mais plutot comme de l’oral, et comme je ne tappe ni comme une dactylo, ni ne considere l’ortographe comme une vertue du moment que cela reste comprehensible je m’en fous.
quand a la confusion y en a pas: si les conditions de vie en prison sont pourries, elles sont surtout pourries par ses habitants, et pas par les conditions meme de la prison.
Du coup j’ai franchement peu d’interet poru ceux la.
Comme je disais, il faudrait les trier: les gens sachant rester propre d’un cote, les pourceaux de l’autre.
Y aurait pas beaucoup de travaux a faire les pourceaux sont majoritaires (suffit de se promener n’importe ou.dans une ville)

41. Le jeudi 24 juillet 2014 à 15:07 par Holmes

@ argyll (37) (“…j’utilise Antidote qui est très performant.”)

  • Comprachicos !

@ Stéphane (40) (“…du moment que cela reste comprehensible je m’en fous.”)

  • “C’est congénital. Il a toujours eu un respect profond, presque craintif, pour la langue, la grammaire, la syntaxe, le vocabulaire et toutes ces conneries.(…)

- Papa, on s’a fait violer.
- On s’est fait violer.
(…)
Au secours, docteur, je ressens comme un point, là.”

Pierre Desproges

42. Le jeudi 24 juillet 2014 à 21:30 par maillot de foot

http://www.gogoalshop.com/

43. Le jeudi 24 juillet 2014 à 23:14 par argyll

@ Holmes (41) j’avoue avoir un peu de mal à comprendre votre “Comprachicos” la filliation entre un correcteur et une secte qui achetait des enfants pour en faire des monstres ???

A moins que…

“Dieu merci, quand on se contente de penser au lieu d’écrire, on a parfaitement le droit de sauter du coq à l’âne, sans s’attirer des remarques désobligeantes”

Pierre Desproges

Aussi

44. Le vendredi 25 juillet 2014 à 11:22 par Holmes

@ argyll (43)

  • “Compréhention” !

- *** Tout peut être raturé ou encore “littératuré”

De quelque calembour naît signification
l’écriture parfois devient automatique
le monde ne subit point de déformation
très conforme en est la représentation
des choses à ces mots biunivoque

Raymond Queneau

Soi-même

45. Le vendredi 25 juillet 2014 à 16:27 par argyll

@ Holmes (44)

Le cadavre est certes exquis mais….

Ni partenaire, ni actionnaire, aucun lien familial ni mˆeme amical juste une utilisatrice satisfaite…

Raté Sherlock, je peux vous appeler Sherlock ? ;)

“Chère imagination, ce que j’aime surtout en toi c’est que tu ne pardonnes pas”

André Breton

Imself

46. Le vendredi 25 juillet 2014 à 22:42 par Guillaume

L’interdiction des clefs USB n’est pas idiote. On pourrait facilement faire passer à un détenu une clef qui ne sert pas pour le stockage de données, mais qui sert au piratage des ordinateurs de la prison. En effet, on peut faire énormément de chose en USB, et une fois le périphérique branché sur un ordinateur, il est plus facile d’en prendre le contrôle.

47. Le vendredi 25 juillet 2014 à 23:50 par toto

Heureusement que les clefs USB sont interdites, c’est l’un des moyens de base pour pirater… Laissez traîner une clef USB et les gens fond quoi? Ils la branchent sur leurs PC pour voir ce qu’il y a dedans… Si vous voulez ne pas prendre de risque, il faut sous mac ou linux faire un mount en lecture seule sans droits d’exécution sur un compte sans droits, sous windows pas de moyen simple de se protéger.

48. Le samedi 26 juillet 2014 à 10:52 par Holmes

@ argyll (45) (“Ni partenaire, ni actionnaire, aucun lien familial…”)

  • Sujet à discrétion,

” Découvrant ta Chine juste derrière ma maison.
Était-ce dans Sherlock Holmes, ce personnage dont les traces
Allèrent à reculons quand il mit ses chaussures à l’envers ?”

Shade

49. Le samedi 26 juillet 2014 à 12:13 par argyll

@ Holmes (48)

Vous avez rairon, doutez.

“les Septiques sont un caillou dans la chausuure de l’humanité en marchant vers la crédulité”

Dion

50. Le samedi 26 juillet 2014 à 12:13 par argyll

@ Holmes (48)

Vous avez rairon, doutez.

“les Septiques sont un caillou dans la chausuure de l’humanité en marchant vers la crédulité”

Dion

51. Le samedi 26 juillet 2014 à 12:41 par argyll

Et voici la flagrante démonstration (involontaire, mais bon , allez savoir….) des dégats d’une faute…

il faut lire “…en marche vers la….”

52. Le samedi 26 juillet 2014 à 14:17 par Holmes

@ argyll (51) “…en marche vers la…”


** Les premières marches sont toujours les plus difficiles, jusqu’à ce qu’on ait acquis la coordination nécessaire. La coïncidence des noms entre le pied et le pied rend l’explication difficile. Faites spécialement attention à ne pas lever en même temps le pied et le pied.
Parvenu(e) de cette façon à la deuxième marche, il suffit de répéter alternativement ces deux mouvements jusqu’au bout de l’escalier.
On en sort facilement, avec un léger coup de talon pour bien fixer la marche à sa place et l’empêcher de bouger jusqu’à ce que l’on redescende.

Antidote / Cortázar

- ” Avez-vous parfois envie de dessiner sur le dos d’une tortue une hirondelle ?”

53. Le samedi 26 juillet 2014 à 17:23 par argyll

@ Holmes (52) “Avez vous parfois envie de dessiner sur le dos d’une tortue une hirondelle ?”

“Panem et circenses : Pas des nems, des nids d’hirondelles. Célèbre apostrophe de Mme Sans-Gène au cuisinier vietnamien de Fontainebleau qui lui servait de la viande le vendredi saint 1815”

Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges

Circé / méthamorphoses

54. Le samedi 26 juillet 2014 à 18:57 par Stephane

sous windows pas de moyen simple de se protéger.

Ce n’est pas parce que vous etes incompetent qu’il y en a pas (de simple en plus)
Ca fait toujours marrer les incompetents qui parle de Linux alors qu’ils ne savent meme pas ce dont est capable Windows.
La seule raison pour laquelle Linux est ‘etait) plus securise a ce niveau la, c’est que jusqu’il y a peu il etait meme pas foutu savoir faire un automount…et donc que les gens la voyaient meme pas, leur clef.

Accessoirement, les ports usb, ca se bloque sous bios, et on bloque le bios avec un mot de passe…
Ce qui devrait etre la base pour des pcs fournis a n’importe qui

55. Le samedi 26 juillet 2014 à 20:14 par Holmes

@ argyll (53) (“Dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des bien nantis de Pierre Desproges.”)

Que ? Que ?
Ni ? Ni ?
Eh ? Non ?

La Métamorphose,

“Je suis tortue et je suis belle,
Il ne me manque que des ailes
Pour imiter les hirondelles.”

Et pourtant Argos le reconnaît !


*** Quant à ce sang impur, je le dis, c’est pas pour cafter, mais y fait rien qu’à abreuver nos sillons.

Desnos/Desproges

56. Le samedi 26 juillet 2014 à 21:42 par argyll

@ Holmes (55) (quant à ce sang impur…….)

Un sang brûlant de salpêtre et de haine

Car ces coeurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté
au rythme même des saisons et des marées,
du jour et de la nuit.

“Je viens de rompre avec Dieu.
Je ne l’aime plus.
En amour, on est toujours deux. Un qui s’emmerde et un qui est malheureux.
Depuis quelque temps, Dieu me semblait très malheureux
Alors, j’ai rompu.”

Desproges/Desnos

Quant à Argos, tout ce qui est trop balisé…

57. Le samedi 26 juillet 2014 à 22:30 par Holmes

@ argyll (56) (“…tout ce qui est trop balisé…”)

C’est grave docteur ?
Peut-être vaut-il mieux ne rien dire…

“L’existence est ailleurs.”

58. Le dimanche 27 juillet 2014 à 04:48 par argyll

@ Holmes (57) (C’est grave docteur ? Peut-être vaut-il mieux ne rien dire)

“Le seul service que nous pouvons demander aux autres, c’est de ne pas deviner à quel point nous sommes lamentables”

la fille d’hypnos ne veut pas de moi,
une femme insensée

59. Le dimanche 27 juillet 2014 à 13:33 par Holmes

@ argyll (58) (“une femme insensée”)

  • “satrape”

60. Le dimanche 27 juillet 2014 à 23:33 par argyll

@ Holmes (59) “satrape”

ou pas

mais au lasso alors

61. Le mercredi 30 juillet 2014 à 11:26 par Screen Printing China

We are a direct supplier of screen printed t-shirts based in China.

62. Le mercredi 30 juillet 2014 à 16:26 par lcdsm

L’administration aurait dû profiter qu’il y avait des détenus à l’intérieur pour les utiliser à la restauration des bâtiments au lieu de les laisser végéter en cellule.
Non, je déconne…..Taubira n’aurait pas permis ce travail dégradant

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