Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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P*** de voyage !


par Sub lege libertas



Il y a peu l’actualité conduisait à s’interroger sur l’application de la loi pénale dans le temps, quand il s’agissait de réprimer les infractions sexuelles. Or voici que le sexe raidit à nouveau l’opinion : Frédéric Mitterrand avant d’être ministre et directeur de villégiature romaine avait une mauvaise vie confessée ou romancée qui lui faisait goûter de s’avilir dans des amours tarifiées en Thaïlande. Je ne sais si Satan l’habite, mais en guise d’exorcisme, certains le rêvent déjà en route pour les geôles de la République[1]. Là encore revenons aux textes légaux avant de délirer sur ceux du romancier.

interlude

Rappelons au préalable que le procureur que je suis répugne à considérer que le récit livré à la publication par Frédéric Mitterrand de sa Mauvaise Vie soit un procès verbal de déclarations circonstanciées devant un enquêteur de police. L’auteur en question indiquait lui même lors de sa parution qu’il puisait sa source dans ses expériences et sa vie mais que pour autant, faisant oeuvre de littérature - ce dont je ne jugerai pas ici, le personnage de son livre était un être de fiction condensant aussi ses fantasmes et ses désirs dans le récit de leur assouvissement. Je ne peux rien pour ceux qui ne peuvent s’empêcher de croire que Sherlock Holmes vit réellement au 221 bis Baker Street et qui lui écrivent. Il est donc également inutile de préciser que Donatien Alphonse François marquis de Sade n’a pas réellement mis en oeuvre l’intégralité des pratiques sexuelles et autres déviances qu’il relate dans Les Cent Vingt Journées de Sodome, manuscrit de l’embastillé qui fantasmait la liberté jusqu’à la mort quand ses journées ne lui laissaient que l’enfermement, la plume et sa main.

fin de l’interlude

Je laisse de côté le roman de Frédéric Mitterrand et je construis donc un sujet d'étude. Faisons l’hypothèse d’un individu âgé de 62 ans, français de nationalité, qu’on prénommera Frédéric pour brouiller l’écoute, qui se rend en Thaïlande ; là-bas, contre rémunération, il a des relations sexuelles orales et anales avec deux garçons pubères, un prénommé Paitoon qui se fait appeler Moon[2], âgé de 14 ans, et le second Boon-nam, alias Lucky[3], âgé de 16 ans. À son retour de Patpong, notre Frédéric peut-il être poursuivi en France et pour quelles infractions ?

L’article 113-6 du Code pénal nous donne les pistes à suivre :

La loi pénale française est applicable à tout crime commis par un Français hors du territoire de la République.
Elle est applicable aux délits commis par des Français hors du territoire de la République si les faits sont punis par la législation du pays où ils ont été commis.

Le Frédéric de notre histoire a-t-il commis un crime ? Spontanément, le mékeskidi pense au viol. Il ne fait aucun doute que la fellation et la sodomie imposées constituent depuis 1980 dans notre droit un viol. Maître Eolas qui intervient au soutien des intérêts de Frédéric disconvient respectueusement en soulignant que s’agissant de relations tarifées, bref de prostitution, le client Frédéric n’a rien imposé, il a consommé. Comme Sub lege libertas rêve à voix haute (cela s’appelle requérir, je sais), il tient tout de même à introduire une distinction selon qu’on parle de Paitoon ou de Boon-nam, car le dernier a certes quinze ans révolus (il est, comme disent les mékeskidis, majeur sexuellement) mais l’autre non.

Paitoon n’a donc que 14 ans. Certes, il déclarera devant les policiers thaïlandais qu’il a fait le choix de se prostituer librement pour permettre à sa famille d’acquérir un motoculteur pour labourer ses rizières. Mais, il n’est pas impossible de penser que devant une cour d’assises française, on tente de soutenir qu’en deçà de quinze ans en France on ne peut consentir valablement à des relations sexuelles, que ce mineur ne “consent” à ces relations sexuelles tarifées qu’à raison de la contrainte morale qui s’exerce sur lui, isolé des siens dans son bordel, tenu par un système de dette etc.

Cependant, cette analyse reste hasardeuse, et Maître Eolas rappellera très justement que si le législateur en France a prévu une incrimination spéciale de délit pour un majeur auteur d’atteintes sexuelles sur mineur de quinze ans[4] sans violences, ni menace, ni contrainte, ni surprise, c’est bien qu’il accepte l’idée qu’un mineur de quinze ans puisse consentir à des gestes sexuels, mais que cela reste interdit si le partenaire est majeur. Donc prudence... et la loi pénale est d’interprétation stricte. La Cour de cassation a d’ailleurs régulièrement rappelé que si le viol est aggravé par la circonstance que la victime est âgée de moins de quinze ans, le simple fait que la victime soit âgée de moins de quinze ans ne suffit pas à établir son défaut de consentement...

Le viol est donc une piste pénale trop hasardeuse pour chercher noise à Frédéric dans ses aventures thaïes. Nous aurait-on menti ? Le tourisme sexuel avec des mineurs rémunérés, disons tout de même âgés de plus de quinze ans, serait-il légal ? Avant de vous précipiter pour vomir ou réserver une place dans le prochain vol pour Bangkok, lisez avec moi l’article 225-12-1 du Code pénal :

Le fait de solliciter, d'accepter ou d'obtenir, en échange d'une rémunération ou d'une promesse de rémunération, des relations de nature sexuelle de la part d'un mineur qui se livre à la prostitution, y compris de façon occasionnelle, est puni de trois ans d'emprisonnement et 45000 euros d'amende.

Mieux l’article 225-12-2 du même Code pénal nous précise :

Les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euro d'amende (...) lorsque l'infraction est commise de façon habituelle ou à l'égard de plusieurs personnes (...)
Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende lorsqu'il s'agit d'un mineur de quinze ans.

Ceux qui se gaussent déjà en pivotant sur leur chaise parce qu’ils imaginent que je vais devoir leur réciter aussi le Code pénal thaïlandais vont être déçus ! Certes ils ont bien retenu que pour les délits commis par des Français hors du territoire de la République, la poursuite n’est possible en France que si la même incrimination existe dans la loi du pays où l’infraction est commise. Mais le sexe est un domaine d’exception. Et plutôt que de lire le thaï, je vous détaille l’article 225-12-3 du Code pénal :

Dans le cas où les délits prévus par les articles 225-12-1 et 225-12-2 sont commis à l'étranger par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable par dérogation au deuxième alinéa de l'article 113-6 (...)

Et voilà comment on évacue la nécessité de la double incrimination en français et en thaï dans le texte. Frédo maintenant ne sourit plus, il commence frénétiquement à effacer le récit de son séjour thaïlandais de la mémoire de son ordinateur.

Mais comme il lit avec attention le blog de son conseil, il l’appelle après avoir relu les billets de Sub lege libertas sur la prescription pour les infractions sexuelles. “Dites, Maître, pour reparler de mon séjour en Thaïlande... vous me dites que Sub lege libertas veut me poursuivre pour recours à la prostitution de mineur devant son Tribunal embrumé de province où j’ai le malheur d’habiter. Mais vous allez pouvoir disconvenir respectueusement. Car en fait, je ne reviens pas de Thaïlande depuis fin août, mais j’y suis allé il y a plus de trois ans. Et donc c’est prescrit non ?” Maître Eolas accablé, lui suggère alors de lire ici ce qui suit.

Les délits des articles 225-12-1 et 225-12-2 du Code pénal sont visés par l’article 706-47 du Code de procédure pénale. Et ... l’article 8 du Code de procédure pénale dit que pour les délits visés en 706-47 non encore prescrits le 10 mars 2004, la prescription de l’action publique ne commence à courir qu’à la majorité de la victime et le délai est de 10 ans... Frédo a mal au crâne. Il se dit qu’il va en Thaïlande depuis des années. Il n’est même pas soulagé d’apprendre que le délit de l’article 225-12-1 a été créé par la loi du 4 mars 2002 , que donc ses voyages antérieurs resteront impunis. On murmure à mon oreille que le romancier Frédéric M., interloqué par la fouille curieuse de son passé, fait vérifier la date de son dernier voyage thaïlandais.

Notes

[1] Un syndicat de policier aurait saisi aujourd'hui le Parquet de Paris pour dénoncer son tourisme sexuel

[2] Paitoon est un prénom thaïlandais qui signifie Pierre de lune

[3] Boon-nam signifie Bonne fortune

[4] en droit et en français chatié, l'expression mineur de quinze ans signifie mineur âgé de moins de quinze ans, donc n'ayant pas atteint son quinzième anniversaire

Commentaires

1. Le jeudi 8 octobre 2009 à 20:45 par Sursis à statuer

F. M. explique maintenant (TF1 jeudi soir) que les “éphèbes” avec qui il eut des relations sexuelles tarifées en Thaïlande étaient majeurs (comment le sait-il ?, lui demande une L. Ferrari faisant preuve d’une pugnacité qu’on eut aimé lui voir face à Sarkozy. Il le sait “parce que ça se voit”).

Donc, il peut affirmer l’âme sereine n’avoir “jamais fait de mal à personne”.

Comme eut dit son tonton, “dans les yeux, je le conteste”.
Car, majeurs ou mineurs, les Thaïs misérables ne vendent pas leur cul aux riches étrangers venus les consommer, comme le fit F.M. avant de s’en retourner les sens apaisés et la conscience tranquille, parce que cela leur fait plaisir, mais parce que c’est tout ce qu’ils ont à offrir sur le marché mondialisé.

Alors, que la loi qualifie ou non cela de viol, c’en est un. La violence n’est peut-être pas physique, mais elle est économique, et n’est pas moindre.

Le rapport de dominant à dominé, qui ne fonctionne évidemment que dans un sens, n’est pas librement consenti, quoique puisse en dire les rapports de police. Que F.M. ose venir dire à la France, après avoir commis cela, qu’il “n’a jamais fait de mal à personne” et qu’il a tout au plus “fait des erreurs” achève de le discréditer.

2. Le jeudi 8 octobre 2009 à 20:45 par bidule

Précisément, dès lors que le livre de F.M ne constitue pas un “procès verbal de déclarations circonstanciées devant un enquêteur de police”, sur quelle base le procureur SLL établit-il la matérialité des faits ?
En l’absence d’incrimination comparable à l’étranger (si cette absence est avérée), la police locale risque de ne pas enquêter.
Et il faudra alors en revenir au livre, en le considérant comme un aveu, alors même qu’il ne constitue pas “un procès verbal …”

Sub lege libertas:
Ah l'aveu ! et bien le Maître de ces lieux vous citerait immédiatement moults arrêts de la CEDH qui sanctionnent une condamnation ne reposant que sur de simples aveux par exemple passés en garde à vue sans l'assistance d'un avocat !
Vous avez raison de souligner le risque de défaut de coopération judiciaire, mais cela ne justifie pas de s'en tenir à l'aberrante idée que le récit d'un personnage de fiction est vrai, même si le narrateur affirme écrire une autobiographie ! J'ai trop lu durant mes études d'histoire de mémoires pour savoir que mes maîtres de la faculté attendaient que les étudiants y débusquent le mensonge, le travestissement de la réalité, le remaniement des souvenirs... d'ailleurs, et ce n'est pas ma tasse de thé littéraire, Demandez à Christine Angot ou autres spécialistes de "l'auto-fiction" si la vérité de leur récit ne vient que de la pauvreté de la réalité vécue...

3. Le jeudi 8 octobre 2009 à 20:47 par Caro

J’aime vraiment vos billets et le ton que vous employez. Ce commentaire ne sert à rien mais en même temps, à votre billet, je n’ai rien à ajouter!

Sub lege libertas:
Ce commentaire est parfaitement utile : il me fait plaisir !
AJoutez à cela que fut un temps où le style et le ton de mes billets ne suscitaient pas nécessairement l'approbation de certains.
Je n'ai rien à ajouter, merci !

4. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:02 par yellowrose

Monsieur le procureur,

Dans les avions d’Air France (et sans doute d’autres compagnies) on montre aux passagers des petits films courts d’avertissement concernant le tourisme sexuel. A chaque fois on voit un(e) bien jeune personne au pays lointain, et un touriste qui l’approche. La conclusion est invariante: age de la jeune fille (13, 16, 15), et le nombre d’années d’emprisonnemnt que monsieur Z. ou B. purge dans une prison. Ensuite vient le message aux mékéskidis, que la loi punit le tourisme sexuel.

Ma question (mékéskidis, il va de soi) est: puisque ces films ne semblent pas être une publicité mensongère pour la loi, alors cela signifie que quelqu’un pose une plainte, et que celle-ci mène à un jugement. Qui peut poser une plainte? Je n’ai pas l’impression qu’il s’agit seulement de jeunes filles des pays lointains.

Sub lege libertas:
un certain nombre d'ONG par exemple travaillent dans ces pays auprès des populations victimes de cette exploitation sexuelle. Elles envoient des dénonciations aux autorités tant du pays concerné qu'au du pays du touriste par exemple... Il existe aussi des cas de prostitués mineurs indics de la police locale qui parfois intervient. Certains touristes sexuels ont la bonne idée de raconter leurs exploits sur des forums de discussion qui sont surveillés par des services spécialisés : s'ensuit identification, vérification auprès de compagnie aérienne etc. D'autres touristes parfois dénoncent leurs camarades d'hotels, une fois rentrés chez eux !
Reste que l'enquête suppose une coopération judiciaire internationale de qualité... c'est une autre histoire

5. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:02 par Emmanuel

voilà un billet d’une grivoiserie réjouissante ! Merci beaucoup !

6. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:08 par Veterini

Si vous ne souhaitez pas proférer d’injures dans le titre, je vous propose comme titre alternatif “Les voyages déforment la jeunesse !”.

Sub lege libertas:
ça me troue le c*** ! J'ai déjà un goût suspect pour le contrepet dans ce billet et le témoignage de lectures tendancieuses alors n'en rajoutons pas!

… non troll detector pas la tête !

Sub lege libertas:
pan cucul ?

7. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:12 par do

Merci de souligner tout cela,
je me sens un peu plus dans un pays un peu propre.
Si ça pouvait se savoir, au moins, ça aiderait à éviter que l’expérience relatée par F.M. dans son livre ne devienne une publicité !
Personnellement, je trouve odieux qu’il ait pu considérer -au point d’en faire pratiquement un argumentaire dans son livre- que, parce que personne ne voulait de lui dans son entourage, ça lui donnait le droit d’aller abuser de personnes fragilisées dans un pays pauvre!
Qu’une personne ait du mal à trouver un partenaire, c’est bien triste, mais cela ne lui donne pas tous les droits, …comme si l’amour ou la sexualité étaient un dû.

Sub lege libertas:
certes mais l'abstinence n'est une fête de l'esprit que pour les lecteurs croyants de Saint-Paul. La continence dans le mariage sacré est déjà une vie moins spirituelle, alors sans la foi,... Et face à la misère sexuelle, s'il ne reste que la force de la loi pénale comme conscience morale... La propreté du pays que vous trouvez restaurée par l'état du droit, à cette aune là, est une notion qui m'effraie. Contrairement à ce que vous imaginez sans doute, je ne jouis pas de la législation pénale, je me résouds à la faire appliquer, quand elle doit l'être. Reste à souhaiter qu'il y ait d'autre mode de régulation sociale que la poursuite.

F.M. se sentait déjà proche de Roman Polanski, maintenant, il l’est encore plus! D’un point de vie artistique et esthétique, je suppose que ça doit être très intéressant…

8. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:20 par Rizgar Amin

pour brouiller l’écoute”, Mmm délicieuse, celle-là, Mr le Procureur…

9. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:22 par courbet

Bon, si on fait une lecture inversée des commentaires 1 et 2, c’est à dire d’abord le 2 et ensuite le 1, j’ai l’impression que la théorie du caractère fictif du récit fait par Frédéric Mitterand dans son livre rappelée par Sub lege libertas sous le commentaire 2 n’a plus de raison d’être, dès lors que Frédéric Mitterand aurait confirmé les faits décrits dans le récit au journal de 20H de Laurence Ferrari.

Sub lege libertas:
La Ferrari est OPJ ? ben merdre ! la prochaine fois, je saisis TF1 comme service d'enquête !

Enfin, je dis ça, parce que je ne l’ai pas vu personnellement ce 20h, mais je me base sur le commentaire 1.
Suis-je dans l’erreur ?

Sub lege libertas:
Mais pas du tout, et d'ailleurs après l'interrogatoire par l'OPJ Ferrari, N. Sarkozy indiquera si le coupable doit être renvoyé devant le Tribunal ou rester ministre innocent (présumé).
Je savais bien que le comité Léger n'avait pas assez envisagé de réforme... D'ailleurs désormais le coupable est renvoyé devant le Tribunal Français n°1 présidé par Jean Pierre Foucault lors d'une audience appelée "Qui veut gagner de la prison ?"

10. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:31 par tontonro

“pour brouiller l’écoute” Fredo n’avait hélas pas le choix dans la date

Sub lege libertas:
Mais il est surpris par l'ampleur de la fouille curieuse de son passé !!!!!
Hommage à D. Specq qui adore rappeler dans Nord Eclair les fouilles curieuses des douaniers au Risquons tout !
Je modifie la chute de mon billet à cause de vous...

11. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:39 par Bertrand Lemaire

J’avais en tête un principe “en deça de 15 ans, point de consentement”. Mais, au cours d’une discussion assez récente, j’ai cherché le texte sans le trouver. Serait-ce parce qu’il n’existe pas ???
Tout ce qui suit le paragraphe “Mais, il n’est pas impossible de penser que devant une cour d’assises française, on tente de soutenir qu’en deçà de quinze ans en France on ne peut consentir valablement à des relations sexuelles,” me trouble beaucoup.

12. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:46 par Mussipont

Juste pour info, la cour d’assise de la Réunion vient juste de requalifier cette semaine en atteinte sexuelle une accusation de viol sur une enfant de … 11 ans! Peine prononcée en conséquence, 3 ans ferme contre 15 requis par votre collègue d’outremer, ça sent l’appel du ministère public…

C’est ici

Et merci à SLL pour ce billet instructif et tout pétri de contrepets!

13. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:50 par Naja

“”Maître Eolas rappellera très justement que si le législateur en France a prévu une incrimination spéciale de délit pour un majeur auteur d’atteintes sexuelles sur mineur de quinze ans4 sans violences, ni menace, ni contrainte, ni surprise, c’est bien qu’il accepte l’idée qu’un mineur de quinze ans puisse consentir à des gestes sexuels, mais que cela reste interdit si le partenaire est majeur.
La Cour de cassation a d’ailleurs régulièrement rappelé que si le viol est aggravé par la circonstance que la victime est âgée de moins de quinze ans, le simple fait que la victime soit âgée de moins de quinze ans ne suffit pas à établir son défaut de consentement…””

Merci pour ce rappel. Je me souviens qu’un juriste m’a quasiment insultée pour avoir dit la même chose il y a quelques temps.
Bon, il faut dire que le juriste méprisant en question était soit de très mauvaise foi, soit très mauvais tout court, puisqu’il a fini par conclure que le viol simple était passible de 5 ans de réclusion criminelle…
Xa, si vous me lisez…

C’est donc ici un magistrat qui rappelle que selon la loi française, un adulte peut sodomiser un enfant sans le violer. Fort bien.
Heureusement que la jurisprudence a posé quelques limites à l’interprétation stricte de la loi qui sans cela offrait la possibilité verser dans le déni le plus abject de la pédo-criminalité.

Question en passant: c’est quoi l’interprétation stricte du terme de “surprise”?

14. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:53 par courbet

Bon OK Suge lege libertas, je bas en retraitre, j’avais oublié que l’aveu doit être judiciaire pour avoir une valeur devant un tribunal.

Ceci dit, j’en conclu a contrario que Frédéric Mitterand a :
- soit fait un aveu qu’il pourrait confirmer au plan judiciaire,
- soit menti au 20h à de nombreux français, dont Laurence Ferrari,
Sur le plan politique l’un comme l’autre c’est ennuyeux, n’est-ce pas ? Lequel le plus, je ne sais pas,peut-être Nicolas Sarkozy a-t-il un avis sur la question…
Est-il plus grave en politique d’être condamné médiatiquement ou condamné par un tribunal ? A voir la réélection de certains en délicatesse avec la justice, on peut légitimement se poser la question.

15. Le jeudi 8 octobre 2009 à 21:56 par Sable de la terre

Ce billet est un chef d’oeuvre.
Merci !

16. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:03 par Naja

@ Mussipont,
Merci pour l’info. Je vois qu’il est donc toujours possible de verser dans le déni le plus abject de la pédo-criminalité. C’est pas que je m’en étais pas aperçue… mais en voici une preuve récente.

17. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:11 par yellowrose

SLL en réponse @4

Merci pour ONG etc. dans les pays lointains, en assistance aux jeunes personnes.

Qui peut porter plainte contre FM en France?
Est-ce que cette affaire touche l’ordre public (auquel cas quelqu’un a un devoir d’agir?)

Est-ce que les procédures ne le rendront pas intouchable?
(un peu comme Polanski, intouchable en France, car on n’extrade pas ses nationaux, et contre lequel on ne pouvait entamer un procès en France, puisque on ne fait pas deux procès pour la même chose, celui d’USA bloquant cette possibilité).

18. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:13 par marsan

Cher procureur, j’ai bien peur que le fripounet de la Culture ne soit à l’abri de vos poursuites avant longtemps.

Ce qui me gène tout de même dans cette histoire c’est qu’après avoir choisi un ministre des affaires étrangères très intéressé par les espèces sonnantes et trébuchantes africaines notre bon prince est désigné comme Ministre de la culture française un individu aux moeurs pour le moins légères et posant question.
Avec ça vous ajoutez un boutentrain aux paroles fâcheuses au Ministère de l’intérieur et ça lui fait une drôle de tronche à notre République.

19. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:35 par Novice

A la lecture du 1er paragraphe, j’attendais une allusion aux <a href=”http://fr.wikipedia.org/wiki/Fillet…“>fillettes</a> dans les prisons. Mais à la réflexion, cela n’aurait pas intéressé ledit Frédéric.

20. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:48 par arnaud

bravo pour la qualité de ce billet.

21. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:48 par Aurélie

En fait le problème a été qu’il soutienne Polanski: avouons que c’était gonflé, même si son bouquin avait une vocation littéraire autant sinon plus qu’autobiographique.
On reproche à tel ministre de plaisanter bêtement devant les caméras; on aurait pu conseiller à celui-ci de réfléchir un peu avant de tonner contre les Américains et les Suisses.

22. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:48 par Sursis à statuer

@ marsan # 18 - C’est ce qui arrive quand on confond la composition d’un gouvernement avec l’organisation d’un casting.

23. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:51 par Saluki

FM n’a plus qu’à s’immoler par le feu en criant:

- Brûle, essence !

24. Le jeudi 8 octobre 2009 à 22:52 par Kemmei

Excellent !! Merci pour cette analyse qui serait hilarante, si le sujet pouvait nous en laisser toute liberté.

25. Le jeudi 8 octobre 2009 à 23:20 par MB

Vous ne dites rien de l’avidité des concierges des hôtels ayant hébergé les ébats -réels ou supposés- de votre personnage ?

26. Le jeudi 8 octobre 2009 à 23:32 par Arnaud

Je tenais à signaler quelquechose… Si on se rend au 221bis Baker Street, on peut bien y visiter l’appartement de Sherlock Holmes…

C’est tout.

27. Le jeudi 8 octobre 2009 à 23:43 par André Dupneu

Dominique Ambiel, le viré de Raffarin, n’avait pas été condamné aux peines que vous énoncez, j’ai du mal à comprendre… Je vous confirme que la prostitution des mineures est interdite en Thaïlande, et la justice bien raide dans ce domaine. La majorité civile y est fixée à 20 ans, nonobstant la liberté de mœurs et la maturité précoce dans cette contrée.

28. Le jeudi 8 octobre 2009 à 23:51 par XS

En tout cas TF1 n’est pas une télé saoudienne.
(N’aurait-il pas fallu fouetter aussi les présentateurs en priorité? mais fouetter les gens n’est-elle pas un autre type de perversion?).

On imaginerait pas en Arabie le ministre de la culture raconter ses frasques tarifées avec des adolescents. Ce qui est étonnant, c’est qu’on n’imaginerait pas en France un ministre non-homosexuel raconter qu’il a eu recours à la prostitution, âge légal ou pas.
Et c’est d’ailleurs ce qui est reproché à Berlusconi en Italie (outre l’emploi du viagra et l’infidélité conjugale)

29. Le jeudi 8 octobre 2009 à 23:58 par foo

L’est pourtant pas méchant, Frédo !

http://fr.lyrics-copy.com/bernard-d…

30. Le vendredi 9 octobre 2009 à 00:26 par It

Ce qui est révoltant dans cette histoire, c’est qu’il a menti devant des millions de français ce soir, au journal de TF1 en présentant ses partenaires comme des hommes de 40 ans (+/- 5 ans de son âge il dit plus tard), alors que dans son livre, ce sont des “gosses” “garçons” “éphèbes”.

31. Le vendredi 9 octobre 2009 à 00:45 par Simplet

Donc à quand les poursuites?
Ou une enquête approfondie ?

32. Le vendredi 9 octobre 2009 à 00:52 par chris

Il y a un certain temps, pas si lointain, le précédent dir. de Radio France fut remercié, (avec les commentaires du Président N. S.) pour avoir posé dans un calendrier particulier. En ce temps là Frédéric M. était sous la direction du dir. remercié… Quelle pagaille !

33. Le vendredi 9 octobre 2009 à 00:59 par Keramzec

Les ébats d’André Gide avec le jeune Mohammed étaient-ils punissables à leur époque ?

34. Le vendredi 9 octobre 2009 à 01:01 par Marcel

@29, ça m’a bien fait rire aussi, le coup des “boxeurs de 40 ans”. Je savais pas qu’on appelait couramment ça des “gosses” et des “éphèbes”. D’un autre côté, la question de L. Ferrari était aussi un peu hypocrite : “Qu’en savait-il qu’ils avaient 18 ans ?” La question peut être posée à presque n’importe quel français ayant une relation sexuelle avec une jeune femme. Il est des filles de 17 ans qui en font bien 25… mais avec des garçons bizarrement ça passe moins. Comme si finalement, il était nécessaire d’être plus adulte pour consentir à un rapport homosexuel qu’à un rapport hétérosexuel. Il me semblait pourtant qu’on avait passé le cap des discriminations selon l’orientation sexuelle depuis Mitterrand et le nivellement des âges de majorité sexuelle.

@Naja : Je l’ai entendu aussi, et à plusieurs reprises, des juristes nier la notion d’atteinte sexuelle. J’en ai même entendu une (juge d’instruction) nier la notion de majorité sexuelle avant 18 ans, se gaussant de ce que la notion d’autorité pouvait être “élastique”. Pour l’anecdote, l’affreux pervers qu’elle mettait ainsi en garde dans son bureau était âgé de… 18 ans et 4 mois.
Pour ma part, la notion d’atteinte sexuelle ne me choque pas, même appliquée à une enfant de 11 ans, si elle est étayée par des faits suffisamment crédibles. Après tout, ce n’est pas comme si l’individu en ressortait automatiquement libre pour autant. Il risque tout de même 5 ans ferme et vu l’état de nos prisons, y croupir 5 ans, ce n’est pas une peine si légère. Sans parler de tout ce qui l’attend après en terme de suivi.

Quant à Frédéric Mitterrand, sa vie sexuelle ne me regarde pas et j’aurais préféré qu’il nous l’épargne dès le départ. Sa défense m’a parue modérément convaincante ce soir mais je ne suis pas procureur, ni sa conscience.

Cela dit, Sub Lege Libertas parle de ” Certains touristes sexuels ont la bonne idée de raconter leurs exploits sur des forums de discussion qui sont surveillés par des services spécialisés” - si cela représente un aveu, une preuve, ou même simplement un motif de placement en garde à vue, j’ai beaucoup de mal à voir au nom de quoi Frédéric Mitterrand pourrait passer à côté d’au moins une enquête préliminaire, qui n’entraine un soupçon de justice à deux vitesses.

35. Le vendredi 9 octobre 2009 à 01:36 par PEB

ÉPHÈBE n. m. XVIe siècle. Emprunté, par l’intermédiaire du latin, du grec ephêbos, « qui est arrivé à l’âge d’homme », composé de epi-, « sur », et hêbê, « jeunesse, vigueur ».
1. ANTIQ. GRECQ. Jeune homme arrivé à l’âge de la puberté. Spécialt. À Athènes, jeune homme accomplissant le service de l’éphébie. La classe des éphèbes. 2. Auj. Souvent iron. Jeune homme dont la beauté n’est pas sans apprêt, le charme sans équivoque.

ÉPHÉBIE n. f. XIXe siècle. Dérivé d’éphèbe.
ANTIQ. GRECQ. Chez les Athéniens, période d’instruction civile et militaire destinée aux jeunes gens de dix-huit à vingt ans. Au terme de la première année d’éphébie, les jeunes gens prêtaient serment d’obéissance aux lois et de fidélité à la patrie.

GOSSE n. XVIIIe siècle. D’origine obscure.
1. Fam. Enfant, jeune garçon ou petite fille. Les gosses du quartier. Un bon gosse. Une brave gosse. Un sale gosse, un enfant insupportable. Se conduire comme un gosse. C’est un grand gosse, un vrai gosse, un adulte qui manque de maturité. Par ext. Jeune homme, jeune fille. Un beau gosse. Elle est belle gosse. 2. Pop. Fils, fille. Il est venu avec sa femme et ses gosses. Une nichée de gosses.

(Dict. Ac. Fr. 9ème ed.)

TILF: (Jeune) garçon. (Le subst. fém. corresp. est jeune fille) Adolescent. La jeune fille et le jeune garçon furent introduits dans la chambre de lady Helena (VERNE, Enf. cap. Grant, t. 1, 1868, p. 26). Ils étaient si singuliers et si charmants, (…) cette fille triste entre ce joli enfant et ce garçon superbe (ZOLA, Bonh. dames, 1883, p. 393). Au pays de Québec les garçons sont traités en hommes dès qu’ils prennent part au travail des hommes (HÉMON, M. Chapdelaine, 1916, p. 38).

Citation de Frédéric Mitterand:
« J’ai pris le pli de payer pour des garçons (…) Évidemment, j’ai lu ce qu’on a pu écrire sur le commerce des garçons d’ici .(…) Je sais ce qu’il y a de vrai. La misère ambiante, le maquereautage généralisé, les montagnes de dollars que ça rapporte quand les gosses n’en retirent que des miettes, la drogue qui fait des ravages, les maladies, les détails sordides de tout ce trafic. Mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément (…)

On ne pourrait juger qu’un tel spectacle abominable d’un point de vue moral, mais il me plaît au-delà du raisonnable (…) La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. »

Les termes employés sont limpides: On a en abyme une “foire aux éphèbes”. Ce substantif désigne a priori des jeunes hommes de 18 à 20 ans. “Garçons” peut renvoyer à la même tranche d’âge en tirant vers 15-16 ans. Cependant, “jeunes garçons” abaisse l’âge à peine au dessus de 13 ans. Voire. “Gosse” minore l’âge de la population ciblée à 10 ans. Au mieux.

On est bien loin d’un vieux boxer de 40 ans! Ou alors les mots n’ont plus de sens et pour un ministre de la Culture, c’est grave (pour un juriste aussi). Le narrateur évoquerait donc bien la prostitution de mineurs mâles en Extrême-Orient. S’il n’en fait pas l’apologie, il se disculpe à bon compte sur le dos de son seul désir tout-puissant.

Je ne sais pas ce que pense le très honorable Mouvement du Nid de tout cela. Pensons aux jeunes victimes “esclaves” de ce “système”. J’attendais plus d’élévation de la part d’un ministre de la Culture.

Etait-ce bien “raisonnable”? Mais le Premier ministre avait pris le risque…

36. Le vendredi 9 octobre 2009 à 01:42 par Paul Laurendeau

Daniel Cohn-Bendit a écrit des conneries pédophiles en 1975. Roman Polanski a commis un crime pédophile en 1977. Frédéric Mitterand, bon passons… Je ne suis impressionné par aucun des trois… Haro sur les trois…

Mais je suis encore bien moins impressionné par les gogos qui s’acharnent stérilement sur ces boucs émissaires parcheminés au lieu de démanteler les réseaux pédophiles effectifs, pégreux et hyper-actifs de notre temps. L’argent de la lutte contre la pédophilie est ici, sciemment, foutue en l’air sur des causes spectacles parfaitement creuses, des attrape-nigauds émotionnels, et rien ne se fait vraiment. J’exige qu’on fasse le vrai boulot, au lieu d’égorger des boucs émissaires inutiles et inopérants à gros tarifs. Combien d’enfants violentés en ce moment même, pendant qu’on se défoule émotionnellement et se dédouane intellectuellement sur ces crimes irréversibles et insolubles. Maudite justice-gadget malhonnête. Démagogie de vindicte. On dirait qu’il n’y a que la victime de Polanski qui comprend le bon sens dans tout ce foutoir…

Il ne faudrait pas ainsi tout sensationnaliser. Si une bonne recherche sur la pédophilie contemporaine disposait du battage de cirque médiatique actuel qu’on cultive autour de Polanski, Mitterand et consort il y aurait bien des variations dans notre compréhension de toutes ces choses. Mais les enfants violentés de ce jour ne sont pas des vedettes d’Hollywood ou des politicards en vue, hein, alors, ils peuvent bien attendre… Ils ne sont pas le vrai sujet en question, en fait. Qu’ils prennent un numéro et s’assoient dans leur petit coin… Pour le moment on se défoule, on lynche gratis.

Notons finalement que si les enfants violentés n’ont plus que Madame Le Pen pour les défendre, c’est vraiment mal embouti pour eux… D’ailleurs, de fait, elle ne les défend pas. Elle se sert d’une variation sur le thème de leur sort et de leur drame pour faire de la petite politique sale.
Paul Laurendeau

37. Le vendredi 9 octobre 2009 à 01:54 par Patte Blanche

@ Marcel :
il ne s’agit pas de nier l’existence de l’infraction d’atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans… Mais poser le pb de l’existence ou non d’un viol sur mineur de 15 ans, en se contentant de rappeler que même à cet âge tendre la C.Cass exige le défaut de consentement, me paraît un peu court si on s’en tient à ça…Alors si un gamin de six ans, totalement inconscient notamment en raison du milieu dans lequel il grandit, est “d’accord” pour mettre le zizi de tonton bidule dans sa bouche, il y a pas viol ??? Bien sûr que si. Si les juges du fond motivent suffisamment leur décision en visant de manière un peu concrète, la nécessaire inconscience dûe à son âge voire à ses conditions d’éducation, je ne vois pas ce qu’on y trouvera à redire . Et ça n’est bien sûr pas une hypothèse d’école…j’ai encore en tête le souvenir d’une déclaration d’enfant à ce sujet.
Et le “consentement” d’un gamin ou d’une gamine de onze ans, quelle qu’ait pu être son existence auparavant..En tout cas, il s’apprécie aussi en fonction de la perception que pouvait avoir son agresseur, de la réalité de ce consentement ou de ce refus,perception qui peut effectivement être parfois brouillée, en raison par exemple de l’âge de l’auteur.
Tout ça pour dire que les conclusions tirées par Naja à la fin de son commentaire 13 me paraissent heureusement improbables.Quant à la notion de “surprise”, elle me paraît justement être de celles qui recouvrent nombre de situations de fait et est nécessairement sujette à une interprétation, qu’elle soit “stricte” ou pas.

38. Le vendredi 9 octobre 2009 à 01:58 par JR

Pour le plaisir et contre tout attente dans cette histoire mais pour la rigueur de la langue française, les amours sont nécessairement tarifées car elles deviennent féminines au pluriel ! Question de genre.

Sub lege libertas:
mes fesses féminines au pluriel resteront toujours mon cul singulier masculin... Je corrige cette faute de genre qui fait les délices singulières des grammairiens à la voix puissante comme des grandes orgues !

39. Le vendredi 9 octobre 2009 à 02:10 par Personne

@PEB

Parce qu’il a mis un peu d’emphase dans sa prose pour signifier la différence d’age entre lui et ses partenaires, vous analysez ça comme si c’était un rapport circonstancié et exact pour en déterminer précisément leurs âges.

À quel moment allez vous vous rendre compte que vous avez franchi le mur du ridicule pour plonger dans le grotesque ?

D’ailleurs tant qu’à vouloir faire le savant en citant le dictionnaire autant le faire en entier :

garçon :
1. Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
2. (Par extension) Jeune homme ; homme.
3. (Par extension) Homme célibataire.
4. Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un homme de service dans une administration.
5. (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.

C’est ce qui est merveilleux, selon la définition que je choisi il a 8, 16, 25, 30, 50, 60… ans. Enfin pour ça faudrait faire preuve d’un minimum d’honnêteté intellectuelle et cesser de tronquer les citations comme la première responsable du FN venue.

C’est de la littérature bordel ! pas un rapport de police.

40. Le vendredi 9 octobre 2009 à 02:45 par René l'artiste

Cher Maitre,

tout d’abord merci pour vos différents billets. En ce qui concerne un certain cineaste franco-polonais, je crois que votre billet a fait bougé les choses. Merci !

Deux questions qui ne sont liés qu’indirectement à ce billet, et qui peut-être pourraient vous donner des idées de billet futur :

1) En parlant de prescription, j’ai lu dans le Monde de hier que Berlusconi a réussi à éviter différentes peines en faisant durer les procès jusqu’à prescription. Je ne comprends dans ce cas plus ce qu’est la prescription puisque les procès sont “en cours”.

2) Concernant Polanski, j’ai pour ma part, comme vous (mais je suis artiste), d’abord foi dans la justice, et suis content qu’elle soit la même pour tous et qu’enfin on pense à la victime de treize ans, sodomisée, droguée, etc.. j’espère qu’il y aura procès et que justice aveugle sera faite. Je m’étonne cependant dans les débats, qu’on ne se pose finalement pas la question de la notion de peine, à savoir l’emprisonnement qu’il risque: la prison a deux fonctions il me semble (corrigez moi): l’isolement pour protéger la société d’un individu dangereux, et la peine pour cet individu. Dans le cas de Polanski, la justice ne pourrait-elle pas conclure que l’homme n’est plus dangereux, donc n’a pas besoin d’être isolé, et que, de plus, en tant que cinéaste en fuite d’Amerique et d’Hollywood depuis 30 ans, il a finalement subi une sorte d’exil qui fut sa peine (ce que dit aussi la victime) ? Dans ce cas, LA pourrait le condamner, mais considérer qu’il a purgé une peine similaire (l’exil, comme dans l’antiquité) ?

Merci de vos éclaircissements

41. Le vendredi 9 octobre 2009 à 02:50 par ouiceestca

Petite breve.

L’examen de la France au comite contre la torture de l’ONU est en cours.

La France en bon republique vinicole n’a jamais depose ses obligatoire qu’avec de tres gros retard et ne repondant pas aux questions. (genre question combien de plainte pour torture en France ? Bah on sait pas, c est a cause de Cassiopee).

Ne comparez pas avec les pays democratiques, cela deprime. Les Anglais ont de 3 mois a 1 an max de retard. Quelle honte pour la France!

4,5,6 e rapport 30/06/2008 (9ans, 5ans et 1 an de retard)
3e rapport 25/06/96 12/11/2003 (7 ans de retard
2e rapport 25/06/92 13/12/96 (4 ans de retard)
1er rapport 25/06/88 30/06/88 (4 jours de retard)

42. Le vendredi 9 octobre 2009 à 04:10 par Frederic National

Bonsoir,
Juste pour signaler que d’après le site d’arrêt sur images, la citation de Marine Le Pen sur France 2 du livre de FM “La profusion de jeunes garçons très attrayants et immédiatement disponibles me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de réfréner ou d’occulter” semble introduire un adjectif absent du livre original: le mot “jeune”.
Cela change probablement considérablement le sens de la phrase et il semblerait que cette phrase mal citée aie été reprise par beaucoup de sites web et media sans vérification.

43. Le vendredi 9 octobre 2009 à 07:21 par Nico

Bonjour de Thailande maitre Eolas.

En ce qui concerne la participation de la police Thailandaise dans ce proces, s’il en est un, je pense qu’on peut faire une croix de plus. Il ne faudra compter que sur la justice francaise.

La loi en Thailande dit qu’une personne ayant une relation sexuelle contre de l’argent ne pratique pas la prostitution. Il faut un proxenete et y etre contraint pour que cela devienne de la prostitution.

Dans le cas de relations sexuelles sur mineur, il y a eu des cas rare ou la police a daignee intervenir sous quelque pression haut placee.

Autrement, le tourisme sexuel est bien place et on sait ou trouver quoi. Les jeunes mineurs sont a la rue Ratchadapisek soi 4 par exemple. Et cette activite est pratiquee dans le calme parce que le proprietaire des lieux paye une somme bien pesee a la police locale.

Beaucoup de choses se sait, peut de chose se dit a voix haute.

Ceci etant dit, je passais par hasard. Je tenais a vous montrer cette article twitter mondain ou en Amerique on se poursuit les uns les autres pour des choses dites sur twitter.

Je me demandais si ces poursuites a tout va ne vont pas a l’encontre du premier amendement de la constitution. Je ne comprend pas tres bien comment on peut gagner un proces dans ces conditions. Si c’est le cas, j’ai l’impression que le premier amendement ne sert qu’a faire joli.

Voici donc l’article:
http://ow.ly/tv5d

Je viens de me rendre compte que ce dernier est en anglais. Je m’excuse aupres de ceux qui ne maitrise pas bien l’anglais.

44. Le vendredi 9 octobre 2009 à 07:29 par Nico

reponse a René l’artiste, 37, point 2):

Sans connaitre la loi, je pense que l’exil n’est pas prevu par cette derniere. Ensuite pour qu’il y ait exil, il faudrait que la personne soit condamnee et pour etre condamne, il faut etre present. L’exil dans l’antiquite etait beaucoup plus severe qu’un voyage en costard de son plein gre, pour vivre dans des cocktails mondain, gagne pleins de sous et dans une belle maison. On partait demuni et on etait generalement rejete partout (puisqu’il faut avoir commis quelque chose de serieux).

45. Le vendredi 9 octobre 2009 à 07:45 par Ydhista Lévisoïtin

Bonjour à toutes et à tous,

En un mot, bravo pour cet article…

Concernant cette polémique sur Monsieur Mitterand, je dois être stupide et totalement rigide en ce qui concerne la présomption d’innocence, mais mon sentiment est très simple : Quelqu’un, ou quelques uns, utilisent des écrits émanant d’une œuvre littéraire pour accuser son auteur de pédophilie, ce même auteur affirme que jamais il n’a commis d’actes de cette nature, la charge de la preuve en matière pénale incombe aux accusateurs, fin de la polémique jusqu’à éléments nouveaux.

Quant aux dissertations sur l’œuvre en elle-même et l’analyse littéraire qui pourrait, le cas échéant, s’introduire dans le prétoire, il va être très difficile, pour Monsieur Mitterand, d’expliquer ce qu’est une translation littéraire.

Le terme latin de translatio désigne précisément, outre la traduction, différentes figures rhétoriques et démarches interprétatives. Il comprend l’allégorie, la métaphore, l’exégèse figurative et, plus généralement, tout passage du propre au figuré, du concret à l’abstrait, du profane au sacré.

(Mince, ce n’est pas du droit… Ben oui, c’est dans un livre… Désolée, Cher Sub sed legas, je suis hors sujet, je suppose…)

Mais la littérature, une fois passée dans les mains de l’accusation brutale ne peut être qu’un aveu, alors, crions tous ensemble : vive l’autodafé de la narration et la fin de la présomption d’innocence.

Bonne journée tout le monde.

46. Le vendredi 9 octobre 2009 à 08:05 par Lazarre

Au delà de la question de mettre en procès M. FM pour des faits difficiles à établir, il faut aussi se demander si ces déclarations concernant la consommation de jeunes “gosses” (c’est son terme, il l’a choisi) sont compatibles avec la probité et l’honneur attendus d’un représentant de la république, surtout quand il prend si promptement la défense d’un fugitif accusé d’abus sexuels sur une mineur de 15 ans.

Mais en allumant ce feu de paille du procès, certains ont AMHA facilement verrouillé tout débat sur cet aspect du sujet.

47. Le vendredi 9 octobre 2009 à 08:08 par Alex P.

Humour vaseux et explication juridique limpide (du moins relativement à la complexité du code pénale pour un mékeskidi :))

Un article comme on les aime donc !

Un grand merci cher… Merde, c’est quoi votre titre ?

48. Le vendredi 9 octobre 2009 à 08:25 par Salagir

en droit et en français chatié, l’expression mineur de quinze ans signifie mineur âgé de moins de quinze ans, donc n’ayant pas atteint son quinzième anniversaire

Waou, vous faites bien de préciser!
En français normal ça veut quand même dire “type qui a atteint son quinzième anniversaire mais pas son seizième”.

Sur le coup je me demandais pourquoi l’article ne s’appliquait QUE aux gens d’exactement cet âge…

49. Le vendredi 9 octobre 2009 à 08:43 par Flokapik

Je plussoie JR ! Tout comme orgues et délices, les amours sont féminines au pluriel… et seront donc tarifées !

Sub lege libertas:
J'ai beau le rappeler à ma femme pour la convaincre que les lois de la langue lui imposent de me partager avec d'autres de son genre, elle m'incite alors en termes peu chatiés à aller goûter de l'amour au singulier chez les Héllènes !
Le délice de la mélopée d'un orgue asthmatique m'avait inspiré ce répons à JR.

50. Le vendredi 9 octobre 2009 à 08:47 par didier specq

@Naja, Mussipont…

Bien sûr que les relations sexuelles avec un enfant de moins de quinze ne sont pas systématiquement considérées comme des viols. A mon sens, si l’affaire est aux assises, sauf exception, c’est un peu tard pour plaider le consentement de la victime. D’autant que le consentement prétendu de la victime n’exclut pas le viol: la différence de statut (prestige de l’adulte, autorité, argent, isolement de l’enfant, etc, etc) suffit en soi à prouver la contrainte.

Non, le viol est d’habitude nié essentiellement par la “correctionalisation” du dossier criminel. Bref, avec l’accord de l’avocat (généralement payé à de nombreuses reprises par une association subventionnée) de la victime mineure, on décide d’un coup de baguette magique que la “pénétration” souvent avouée n’était qu’un geste impudique.

Soyons clairs: dans les départements très peuplés comme le Nord par exemple, la “non-correctionalisation” de ces dossiers exigerait la création immédiate de plusieurs chambres fonctionnant en simultané à la cour d’assises de Douai. Le même raisonnement peut être tenu pour le Pas-de-Calais, la région parisienne, etc… Mais c’est sans doute bien moins le cas à la cour d’appel de Riom.

Ces détournements de la loi ne sont pas sans conséquence. Quand on discute répression de la pédophilie par exemple, on ne sait jamais sur quelles bases réelles les chiffres de la répression judiciaire s’appuient.

51. Le vendredi 9 octobre 2009 à 08:55 par Leslie

On verra. même si ce sont des majeurs qu’il a payé, ça reste une apologie de la prostitution. Ce qui n’est pas très joli joli (c’est un doux euphémisme), et pour un ministre de NS qui a tellement tenu à la criminaliser, politiquement gênant.

Pour les accusations de pédophilie, je suis plus circonspecte. Combien de fois ai-je entendu mes parents, largement cinquantenaires, parler de Untel comme un “gamin” alors qu’il avait la vingtaine ? Ca mériterait d’être éclairci, mais je ne m’avancerai pas là dessus.

Par contre, il est clair qu’avoir défendu Polanski joue contre lui… et ça n’est que justice (Dans le sens “mekeskidi” du terme ^^).

En gros, je lui jetterai pas immédiatement la pierre sans preuve, mais pour la polémique, bien fait pour sa poire.

En outre, j’en ai un peu marre des gens qui disent vouloir provoquer mais ne se sentent pas tenus d’assumer leurs provocations…

52. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:08 par didier specq

@Ydhista Lévisoïtin

La présomption d’innocence, la présomption d’innocence… C’est bien beau mais il arrive qu’on raconte des choses, nous les journalistes… Ou le citoyen lambda d’ailleurs.

Or, ici, nous avons bien un récit (édité puis ré-édité en poche) rédigé par un adulte qui a l’air de maîtriser son expression écrite. D’ailleurs, il est ministre de la culture. Lisez donc son récit. Oui, les phrases citées par Marine Le Pen.

Certes, c’est Marine Le Pen. Mais si Marine Le Pen dit qu’il fait jour à midi, je ne vais tout de même pas dire que c’est faux.

C’est par ailleurs un ministre qui vole au secours de Roman Polanski.

En conclure que les gens qui en tirent des conclusions sont des gens qui mettent fin à la présomption d’innocence, c’est tout de même un peu fort de café.

On a tout de même le droit d’avoir un avis sur la base d’un écrit et de déclarations publiques?

La présomption d’innocence n’exclut pas l’expression d’une opinion (prudente, expliquant que l’intéressé nie, etc) mais une opinion peut être ferme et nette. La présomption d’innocence, ce n’est pas l’interdiction de la liberté d’expression sur des sujets graves et publics.

53. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:20 par Saloperie

Maitre Eolas cachant une batte de baseball derrière son dos se trouve a coté d'un troll assommé, portant une longue bosse sur le sommet du cuir chevelu. Un texte “Commentaire modéré par troll détector™” surplombe l'image.

Sub lege libertas appuie avec un détachement cynique sur le bouton rouge d'un boitier télécommandant la chute d'une enclume sur le Troll

54. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:23 par Guillaume

J’ai entendu ce matin le plaidoyer de M. Finkielkraut concernant Messieurs Polanski et Mitterrand sur l’antenne de France Inter.

Si je résume à (très) gros traits, nous assistons actuellement à une révolte de la populace appuyée par quelques politiciens démagogues contre les élites de ce pays, par égalitarisme stérile ! J’ai rarement entendu un tel mépris pour le droit et pour les personnes n’appartenant pas à une supposée élite.

Ces affaires sont tellement passionnées que j’attendais justement de l’élite un appel à la raison. Hélas…

A-t-on le droit d’admirer l’oeuvre et la vie de Polanski mais penser qu’il est normal qu’il réponde de ses actes ?

Peut-on penser que Mitterrand a été très maladroit dans sa défense de Polanski mais que l’accuser de pédophilie si rapidement semble un peu rapide, voire sembler issu d’une certaine homophobie ?

M. Finkielkraut fustige certains blogs qui font l’amalgame entre l’affaire Polanski et hadopi, je me demande bien à quels blogs il peut bien faire allusion (sourire sarcastique)

55. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:37 par Marcel

@Patte Blanche : Je prend ce qui me concerne car il me semble que vous avez répondu à plusieurs personnes à la fois.
Bien-sûr, je partage votre avis, mais notez qu’à aucun moment je n’ai dit le contraire. Ce n’est pas parce que le consentement existe dans certains cas avant 15 ans, qu’on peut s’exempter du caractère de viol dès qu’on a réussi à obtenir un “oui”, sinon les parents incestueux deviendraient quasiment impossible à poursuivre pour viol même pour des actes totalement sordides (et je dirais même : surtout pour les actes les plus sordides, avec les enfants les plus jeunes).
En revanche, qu’on fasse le distingo dans la loi et qu’on l’applique dans les faits ne me choque pas, parce que je ne trouverais pas normal qu’on amalgamme le rapport consenti avec une mineure de 14 ans qui se trouve absolument ravie et ne se plaint nullement, et la prédation suivi du viol brutal d’une enfant de 5 ans. Je trouve l’idée indécente pour la victime de 5 ans.
La limite doit s’apprécier souverainement, au cas par cas, dirais-je, en fonction d’éléments concrets. Mais je trouve qu’en la matière, il est rarissime qu’on puisse accuser la justice de laxisme et je ferais même souvent l’accusation contraire, même si je sais que cet avis n’est pas partagée par beaucoup de gens, sauf éventuellement quand l’accusé s’appelle Roman Polanski.
Mais qu’on cesse au moins de condamner pour “viol” les individus qui ont eu un rapport sexuel consenti avec une adolescente (ou un adolescent, étrangement la justice est souvent beaucoup plus impitoyable quand le rapport est homosexuel mais ce pourrait être le sujet d’un poste entier tant il y en a à dire) qui réitère son soutien à son soi-disant “bourreau”, en jouant sur une définition volontairement capillotractée du mot “autorité” ou “surprise” (déjà entendu l’argument : “avant 15 ans on ne sait pas ce qu’on fait en matière sexuelle, donc il y a forcément surprise” - si c’était vrai alors il devrait y avoir une immunité pénale absolue en matière de délits et crimes sexuels pour les mineurs de quinze ans, pour défaut de discernement). L’acte qu’ils ont commis s’appelle “atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans”, ils doivent être condamnés pour cela, et pour cela seulement.

Il me semble qu’à partir du moment où on a l’âge d’aller en prison pour viol à tout le moins, on est en âge d’avoir assez de discernement en matière sexuel pour pratiquer aussi du sexe consenti. Cet acte s’appelle atteinte sexuelle, et pas agression sexuelle ni viol.

Cela n’empêche pas, bien-sûr, qu’il ne suffit pas d’avoir conditionné un jeune enfant à dire oui à tout pour être tranquille sur le plan criminel. C’est là que le pouvoir d’appréciation des juges, notamment sur la notion de surprise et d’autorité, prend tout son sens. A condition de ne pas en abuser dans des affaires très différentes, sans quoi ils s’en trouveront décrédibilisés dans leur utilisation de ce pouvoir, ce qui aurait un effet dramatique sur les victimes des pires abominations.

56. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:42 par Simplet

@ Ydhista Lévisoïtin 45: “Quelqu’un, ou quelques uns, utilisent des écrits émanant d’une œuvre littéraire pour accuser son auteur de pédophilie, ce même auteur affirme que jamais il n’a commis d’actes de cette nature, la charge de la preuve en matière pénale incombe aux accusateurs, fin de la polémique jusqu’à éléments nouveaux.”

Et qu’en est il si ces écrits émanaient d’un forum internet?
N’irait on pas au moins faire un tour chez le rédacteur, inspecter son disque dur, lui poser quelques questions et éplucher quelque peu ses déplacements en Thailande histoire de rechercher si, justement, il n’y aurait pas quelques éléments nouveaux ?

57. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:44 par Dhombres

Qu’est-ce qu’on devait rigoler, avant 1980 ! Dommage, j’étais trop petit… ;)

Plus sérieusement, la loi n° 80-1041 du 2 décembre 1980 a effectivement précisé et considérablement étendu la définition du viol mais de tels agissements, bien que sous une qualification différente (coups et blessures, essentiellement) et avec une appréciation plus restrictive, étaient déjà poursuivis et le cas échéant réprimés avant 1980, y compris aux assises, sur une base jurisprudentielle, à partir de 1975.

Je me doute que vous n’ignorez rien de tout cela, Monsieur le Procureur, mais certains de vos lecteurs moins avertis auraient pu s’imaginer une impunité totale pour la fellation et/ou la sodomie imposée(s) il y a moins de trente ans de cela…

58. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:48 par Switz

Voyage voyage
Plus loin que nuit et jour
Voyage voyage
Dans l’espace inouï de l’amour
Voyage voyage
Sur l’eau sacrée d’un fleuve indien
Voyage… voyage
Et jamais ne reviens

Le top 50, que de riches souvenirs

Sub lege libertas:
Et de surcroît par une chanteuse appelée Desireless !
et tant que vous y êtes, vous ne voudriez pas frédonner aussi :
Puisqu'il faut choisir
A mots doux je peux le dire
Sans contrefaçon
Je suis un garçon
Et pour un empire
Je ne veux me dévêtir
Puisque sans contrefaçon
Je suis un garçon

59. Le vendredi 9 octobre 2009 à 09:58 par Antoine

Pour rendre les codes moins labyrinthiques, il faudrait que le législateur s’impose de noter les dérogations sous chaque article de code objet de dérogation. Ainsi, si l’on avait sous l’article 113-6 la phrase « Il est dérogé au présent article suivant les dispositions de l’article 225-12-3 », ça aiderait.

Par ailleurs, le mot « mineur » ne devrait jamais être employé « tout court », mais toujours en étant suivi par l’âge maximum. Donc « mineur de dix-huit ans » si c’est cela que le législateur veut dire. De façon à ce que la distinction entre « mineur de dix-huit ans » et « mineur de quinze ans » soit lisible par le profane.

Les lois dites de « simplification du droit » devraient servir à cela.

Le caractère fouillis et ésotérique des codes fait certainement le miel des blogueurs, mais est-ce le but premier de la loi ?

60. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:02 par Muscardin

Entre Sarkozy qui à peine au pouvoir divorce pour prendre une autre femme, nomme un ministre qui nous parle d’homosexualité et de tourisme sexuel …

Elle est contente de son vote en 2007 la droite catho ?

Ici, normalement, j’aurais placé un smiley qui rigole doucement mais il parait que c’est pas à la mode sur ce blog…

61. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:12 par Sylvain

Bonjour,
Pas de polémique; juste mes félicitations pour cette belle démonstration de droit.

62. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:22 par Antoine

À Leslie, message N°51, Vendredi 9 octobre 2009 à 08:55, qui dit « ça reste une apologie » :

Avez-vous lu le livre ? Faites-vous la distinction entre un livre-confession et un livre-apologie et si oui, pourquoi classez-vous le livre de cet écrivain dans la deuxième catégorie ?

63. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:24 par Frade

Au bout de Patpong II, quand on vient de Patpong I, ou l’inverse, il y a un magnifique temple Boudhiste. Si si…

Avant de vous précipiter pour vomir ou réserver une place dans le prochain vol pour Bangkok, lisez avec moi l’article 225-12-1 du Code pénal

Bien que la prostitution et la pauvreté soit omniprésente, ce pays mérite pourtant d’être visité, en dehors du tourisme sexuel et de craintes pénales.

64. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:26 par Pottli

Très bon article comme toujours.
Mais cher Maître ne s’agirait-il pas plutôt d’un problème de loi dans l’espace plutôt que dans le temps.

65. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:27 par Obi Wan Kenobi

Vous devriez avoir honte, Sub Lege Libertas ! Avec vos jeux de mots laids (on dirait du Specq), vous m’avez fait sourire sur un sujet extrêmement très grave.
Maintenant que nous savons qu’Eolas a été nommé d’office pour défendre ce Frédéric de votre cas d’étude, nous attendons sa plaidoierie avec une impatience non feinte (pour ne pas dire non simulée).

66. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:33 par Aristote

Il n’y a pas si longtemps, la France a abaissé à 15 ans la majorité sexuelle, en précisant que la relation sexuelle d’un adulte avec un mineur de 15 ans n’était pas nécessairement un viol.

L’intérêt des adolescents de 15 à 18 ans était-il vraiment ce qui motivait le législateur ?

67. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:34 par A.P.

@René l’Artiste (40)

Bonjour,

La prescription est possible pour une enquête en cours lorsqu’il existe une période de prescription “maximale” (ou “objective”) au-delà de laquelle les poursuites ne peuvent plus être exercées, même si la prescription “normale” a été interrompue.

Je ne connais rien au droit italien mais, selon ce qui m’a été expliqué un jour, le droit italien prévoit un tel mécanisme de prescription maximale.

  1. Il y a une prescription “normale”, telle que celle que l’on trouve en droit français. La durée de cette prescription est en principe celle de la peine maximale encourue (si vous risquez 7 ans de prison, c’est 7 ans de prescription), avec un plancher de 6 ans (si vous risquez 5 ans de prison, c’est 6 ans de prescription).
  2. La prescription normale peut être interrompue par des actes interruptifs (sans blague…), et elle recommence alors à courir.
  3. Toutefois, ces interruptions ne peuvent conduire à une durée de procédure dépassant une certain limite. Pour les délits de droit commun, je crois que c’est la période de prescription augmentée d’un quart. Pour une prescription planchée (6 ans), la procédure devrait donc s’arrêter à 7 ans et 6 mois malgré d’éventuelles interruptions.

Pour ceux que ça intéresse, et je suis sûr qu’ils sont nombreux, le droit communautaire prévoit un tel mécanisme en matière de répression des pratiques anticoncurrentielles. Ce type de pratique est prescrit malgré les éventuels actes interruptifs intervenus lorsque le double de la période de prescription est atteint (soit 2 fois 5 ans).

En revanche, je ne sais pas quels sont en français les bons termes pour distinguer les deux types de prescription.

68. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:50 par Lars Wool

HS : Pour le titre, on ne dit pas P**** de voyage, on dit Hotesse de l’air HS:OFF

69. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:51 par Antoine

À maître Eolas :

J’aimerais bien que vous reveniez sur le « non bis in idem » que vous avez évoqué à propos de l’affaire Polanski au vu des déclarations de la porte-parole du procureur californien recueillies par Le Figaro : « l’accord par lequel il s’engageait à plaider coupable n’est jamais entré en vigueur ».

http://www.lefigaro.fr/actualite-fr…

Une chose qui n’est jamais entrée en vigueur possède-t-elle l’autorité de la chose jugée qui emporte le « non bis in idem » ?

http://www.lefigaro.fr/actualite-fr…

La culpabilité établie par un procureur américain mais non sanctionnée par un juge américain a-t-elle l’autorité de la chose jugée qui interdit l’ouverture de nouvelles poursuites en France (pour autant que le délai de prescription n’est pas dépassé) ?

Eolas:
L’article n’est vraiment pas clair. À mon avis, il veut dire que l’accord n’est jamais entré en vigueur faute d’audience sur la peine. En revanche, le procureur ne peut pas menacer de réouvrir sur tous les chefs retenus à l’époque. D’une part, le statute of limitation californien s’y oppose, et d’autre part, la demande d’extradition ne mentionne que l’abus sexuel de mineur : il ne pourra être jugé que de ce fait, la convention d’extradition l’impose (et c’est du droit international qui l’emporte sur la loi californienne).

70. Le vendredi 9 octobre 2009 à 10:56 par Eolas

En fait, dans ce récit imaginaire, j’aurais indiqué à mon client que ce qu’il a fait est réprimé par la section 278 (Titre IX) du Code criminel thailandais pour Boon-Nam et la section 279 pour Paitoon. Mais que de toutes façons l’article 225-12-3 du Code pénal français rend cette précision inutile (ce qui en ‘empêche pas de la facturer). Pour le consoler, je lui préciserais alors que s’il dépendait des cours du bon roi Rama IX, il encourrait non pas 7 ans mais 20 ans (25 si le Sub Lege Libertas thailandais estime qu’il y a eu abus de faiblesse), les peines se cumulant conformément à l’article 91(2) dudit code.

71. Le vendredi 9 octobre 2009 à 11:03 par Tuesd

Bonjour,

Le plus drôle, si j’ose dire, c’est que Frederic Mitterand s’est peut etre bien tapé de vieux boxeurs de 40 ans, mais que, comme c’est plus vendeur de dire que c’etaient des “garçons” et des “éphèbes” … Il a brodé, et paf, retour de bâton, l’autofiction dans ta face !

Quand bien meme ils auraient eu 20 ans ou moins, il n’a pas forcément couché avec des enfants. A 18 ans (ou meme à 17) on ne peut pas parler de pédophilie. Meme avec une différence d’age de 20 ans ou plus (combien de vieux beaux avec une copine de 20 ans ?)

Pour ce qui est du terme garçon, je rappellerai le terme garçonière, qui veut bien dire qu’on s’y sert de ses gosses mais au sens québecois du terme… Et qui suppose un age un peu plus avancé que 15 ans.

Et à propos de la prostitution, certes c’est grave, triste et tout ce que vous voudrez. J’ajouterai meme pire: c’est illégal d’y recourir (et finalement, au dela des jugements moraux, c’est tout ce qui importe ici). Il se trouve que ces faits se sont déroulés en Thaïlande, d’où un soupçon de pédophilie. Mais bon, il y a aussi des prostitué(e)s majeurs là-bas.

En conclusion, pour moi, le Frédo paie surtout :

  • pour le FN, son homosexualité, qui va de pair, dans l’esprit de certains, avec pedophilie. (Et le coup de pub !)
  • pour le PS, c’est une occasion de taper sur le gouvernement à peu de frais.
  • pour le “bon peuple” … Bah il a soutenu Polanski, ça doit suffir à en faire un salaud criminel. Et puis taper sur un homme politique c’est à la mode.

De toute façons, de nos jours mettez l’étiquette pédophile à un type et tout le monde (ou presque, heureusement) le lynchera avant meme de chercher à savoir si il l’est ou non …
Enfin, il a quand même cherché le bâton pour se faire battre avec ce soutien aussi inconditionnel !

‘fin bref, il a juste pris l’avion pour aller aux putes. Salaud d’riche !

72. Le vendredi 9 octobre 2009 à 11:09 par Petit pois sournois

@ A.P. (67)

En droit français, il n’y a pas de délai de prescription “maximale”. Tant que des actes de poursuites sont effectués, la prescription est interrompue, c’est-à-dire que le délai repart à zéro du dernier acte. C’est pourquoi le jugement de certains crimes peut intervenir plus de vingt ans après les faits, alors que la prescription était de 10 ans.

Pour ceux que ça intéresse, et je suis sûr qu’ils sont nombreux, le droit communautaire prévoit un tel mécanisme en matière de répression des pratiques anticoncurrentielles. Ce type de pratique est prescrit malgré les éventuels actes interruptifs intervenus lorsque le double de la période de prescription est atteint (soit 2 fois 5 ans).

Très intéressant : quelle belle prime aux plus gros qui, disposant de plus de moyens, pourront faire agir une armée de juristes et d’avocats pour retarder au maximum la procédure !

73. Le vendredi 9 octobre 2009 à 11:15 par tetieumachin

“s’agissant de relations tarifées, bref de prostitution, le client Frédéric n’a rien imposé, il a consommé”…
Frédéric est-il enseignant dans un lycée professionnel?

74. Le vendredi 9 octobre 2009 à 11:41 par Beni

Merci pour ce billet qui est d’une grande clarté.

J’ajouterai simplement, pour réconforter d’éventuels lecteurs horrifiés à l’idée qu’une relation sexuelle non tarifée avec un mineur ne tomberait pas sous le coup de la loi, que le code pénal prévoit également cette hypothèse. Cela s’appelle une atteinte sexuelle sur mineur, et c’est sanctionné lorsque le mineur a moins de 15 ans.

Lorsque le mineur est âgé de 15 à 18 ans, une sanction n’est prévue que si le majeur est un membre de la famille de la victime, une personne ayant autorité sur elle, ou encore une personne “qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions”.

N’étant pas pénaliste, je m’interroge d’ailleurs sur cette dernière distinction. J’imagine qu’une personne ayant autorité sur la victime est un proche sans lien de parenté avec la victime (un beau-parent par exemple), tandis que l’agent de police est une personne susceptible d’abuser de l’autorité que lui confèrent ses fonctions. Quant aux moniteurs de colo ou aux profs, je les rangerais plutôt dans la catégorie des personnes ayant une autorité sur la victime.

”Article 227-25

Le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de quinze ans est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.

Article 227-27

Les atteintes sexuelles sans violence, contrainte, menace ni surprise sur un mineur âgé de plus de quinze ans et non émancipé par le mariage sont punies de deux ans d’emprisonnement et de 30000 euros d’amende :

1° Lorsqu’elles sont commises par un ascendant légitime, naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;

2° Lorsqu’elles sont commises par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions.”

75. Le vendredi 9 octobre 2009 à 11:44 par Antoine

Me Eolas : « faute d’audience sur la peine » : le juge ne reste-t-il pas libre d’innocenter le prévenu (par exemple si une expertise médicale assure par la suite que celui-ci n’avait pas toute sa tête au moment des faits : les 42 jours de privation de liberté (en anglais : “evaluation”) ordonnés par le juge n’étaient-ils pas destinés à permettre cette expertise médicale ?)(ou si un fait nouveau survient)(ou si le prévenu revient sur ses aveux) ?

La dernière audience à laquelle Polanski a comparu n’était-elle pas une audience de type “juge d’instruction”, (qui ordonne une expertise) plutôt qu’une audience du type “juge judiciaire” (qui juge de la culpabilité ou de l’innocence) ?

Ordonner une expertise médicale, n’est-ce pas affirmer que la justice n’a pas encore à ce stade tous les éléments pour juger ?

76. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:06 par markus

Suis-je une tête d’ampoule? Question 2 : si je veux déguster un aligot, je vais en Aubrac, un cassoulet à Toulouse. Question 3 : je suis homo adulte, je connais les lieux où en rencontrer. question 4 : pourquoi prendre l’avion pour avoir des relations avec des hommes qui ne parlent même pas ma langue. Si je vais en Thaïlande c’est que tout simplement qu’il y a des mineurs à ma disposition……

77. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:18 par Nico

@63 Frade:

Il n’y a pas de temple (Wat) au bout de Pat Pong 1 ou 2. Le temple le plus proche est le Wat Hua Lumphong

http://maps.google.com/maps?f=q&…

Nico

78. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:26 par zenonlp

@markus :
Réponse 2 - Je connais un excellent restaurant à New York avec à la carte de… l’aligot. Lorsque je ne suis pas en Aubrac mais à New York, c’est là que je vais. Pour le cassoulet, j’ai également une adresse, cette fois à Moscou.
Réponse 3 - De ces lieux où l’on rencontre son voisin de palier ou de pupitre à l’Assemblée nationale ?
Réponse 4 - Voir plus haut. Quant à la langue, je vous plains sauf si vous parlez l’espagnol, l’italien, le russe, l’allemand, l’anglais, le danois, le suédois, le chinois, l’arabe, le japonais, etc.
“Si je vais en Thaïlande c’est que tout simplement qu’il y a des mineurs à ma disposition……” ajoutez-vous.
Alors, OUI, vous êtes une tête d’ampoule (et du genre dangereux qui plus est).

79. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:26 par g--

Moi j’aime bien ce billet. Y compris le style.
Et comme on dit aux dépôts de tuk-tuk de Pattaya : “Voulez-vous que je vous envoie dans la Culture ?”

80. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:31 par miha

s’il s’avère que FM a bel et bien eu des relations sexuelles avec un ou des mineurs, il sera donc considéré comme étant délinquant sexuel.
Dans ce cas, et aussi pour donner l’exemple en tant que ministre, il devra accepter la castration chimique ?

81. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:41 par Hélène

Je plussoie Nico et Lazarre (en 44 et 46) car, confession ou pauvre création littéraire, “la femme de César ne doit pas être soupçonnée”. Triste pays où l’on se dote de tels ministres. Et triste chose que, parmi ses défenseurs, comme parmi ses détracteurs, on confonde si souvent l’homosexualité et la pédérastie quand l’une relève de la vie privée et l’autre du crime.
Quant à parler d’exil ! Si cette peine était pire que la mort dans l’antiquité, c’est bien parce que l’on était rejeté de tous et contraint à ne plus jamais revoir son pays. Et, pardonnez-moi pour le hors-sujet, il est bien désolant de penser que tant d’émigrants doivent s’y condamner d’eux-mêmes en raison de la situation de leurs pays.

82. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:50 par spike

Un ministre de la république jouissant dans une foire aux esclaves… le rayonnement de la France devient quelque peu radioactif.
En tout cas politiquement, il semble que fredo vient de jouer à la roulette russe avec un automatique, Ah ces artistes…
En tout cas, sub lege libertas merci pour ce billet tellement brillant qu’il est déconseillé de l’aborder sans être préalablement équipé de lunettes de soleil et d’écran total.

Encore merci

83. Le vendredi 9 octobre 2009 à 12:54 par markus

@zenonlp, oui, donc je suis une tête d’ampoule et je fonctionne au nucléaire.

84. Le vendredi 9 octobre 2009 à 13:03 par raven-hs

Merci pour ce billet.

Juste une petite question, si Frédéric devait être poursuivi en France, ne serait-ce pas au parquet d’apporter la preuve que l’action n’est pas prescrite ?
Le principe est que la prescription est de 3 ans, comme vous le dites dans votre billet, ce n’est que par exception que le point de départ est reporté à la majorité du mineur. Donc cela imposerait, a priori, au parquet de retrouver l’identité de l’enfant et de connaître sa date de naissance précise puisque ce serait au parquet de prouver qu’on se trouve dans le cadre de l’exception. Je ne connais pas la thaïlande, ni comment marche leur état civil mais en pratique retrouver l’identité et l’âge de l’enfant me semble quasiment impossible. Frédéric peut dormir sur ses deux oreilles ?

85. Le vendredi 9 octobre 2009 à 13:08 par Giudice

Merci pour cet excellent billet!

Le procureur français Sub Lege Libertas peut donc poursuivre Fredo pour ses crimes commis à l’étranger, et appliquer le droit français.

Questions alors:
- Qu’en serait-il d’un teuton commettant en France un crime puni en France mais pas en Teutonie?
- Il n’y a donc pas de règles internationales de conflit de loi en droit pénal?

En tout cas je dois avouer ne pas bien comprendre comment Frédéric a pu être suffisamment inconscient pour ne pas demander son avis pro bono à Maitre Eolas avant de raconter son histoire…

D’autant plus que ca devient presque une habitude chez les ministres français, ce genre de pratiques : Frédéric aurait pu demander conseil à un certain médecin, ancien ministre des affaires étrangères, qui n’avait pas fait la bêtise de tout raconter à Laurence Ferrari (ce qu’on ferait pas pour elle j’vous jure).

86. Le vendredi 9 octobre 2009 à 13:40 par spike

je ne pas sûr de comprendre, persona non grata?

87. Le vendredi 9 octobre 2009 à 13:40 par Leslie

@ Antoine en 75 :

Je vous l’accorde, je ne l’ai pas lu. Mais j’ai vu, parfois, plusieurs fois ses réactions télévisuelles et je n’ai pas noté de remords particuliers. Jusqu’à cette phrase “On ne fait pas de bonne littératures avec de bons sentiments” qui traduit peut être quand même une certaine “légèreté”. Avec de bons sentiments, certainement pas, mais on n’est pas obligé d’en faire avec des actes discutables.

Maintenant, pédophile, FM ? Pas jusqu’à preuve du contraire, pour ma part (même si j’accepte qu’on ai une autre opinion). Mais, clairement, je n’aime pas ce monsieur qui veut qu’on puisse faire dans les révélations “scandaleuses” tout en étant ministre de la République sans qu’on lui tappe sur les doigts et qui mélange l’artistique, l’étique, l’équité et la justice dans un joyeux bazar (enfin, joyeux, ça dépends pour qui), sans sembler réellement s’en soucier (sauf l’art… malheureusement).

88. Le vendredi 9 octobre 2009 à 13:49 par LEF

P**** de Justice !

Cet exemple, et d’autres exemples récents, me donnent une visibilité de plus en plus claire de ce que sera bientôt notre Justice sans juge d’instruction. Les poursuites d’infractions laissées au bon vouloir d’un procureur, lui-même soumis au bon vouloir du Politique. Sauf votre respect, SLL, je n’ai pas confiance dans cette Justice.

89. Le vendredi 9 octobre 2009 à 13:56 par PEB

Merci @71.

@39, 42: Effectivement.

Ceci dit, la destination du narrateur évoque manifestement des lieux propice à la prostitutions d’adolescent. La terminologie employée est plus qu’équivoque. Je ne suis donc pas totalement convaincu.

En tout cas, il n’en reste pas moins qu’un ministre de la République devrait se rappeler que la lutte contre l’esclavage sexuel découle naturellement d’un humanisme authentique.

Les artistes, mais plus encore les ministres, ont une responsabilité sociale car ce sont des personnes exemplaires ou, encore, des modèles d’humanité.

Quant au reste: Quieta non movere.

90. Le vendredi 9 octobre 2009 à 14:00 par Antoine

À Leslie, N°86 du 9 octobre 2009 à 13:40 : « je n’ai pas noté de remords particuliers » :

Le site du Nouvel Observateur cite une phase contenant les mots suivants : « (…) le remords m’attrape et ne me lâche plus d’une semelle (…) »

http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

91. Le vendredi 9 octobre 2009 à 14:01 par Walter Mellon

Maître,

Je proteste contre l’utilisation abusive du mot ‘plonk’ apparaissant dans le troll detector.

Plonk revient à l’usenet et non au web.
Il a été prononcé la première fois sur usenet en 1989:
http://groups.google.com/group/alt….
à une date ou le web (autrement dit, le HTTP) n’existait que dans l’esprit et l’ordinateur de Tim Berners-Lee:
http://www.w3.org/History/1989/prop…

Les dates sont absolument incontestables, et je demande donc qu’une autre onomatopée soit présente dans le dessin du troll detector.
Iriez vous imaginer une vache qui fasse ‘cui-cui’ dans les bandes dessinées? Non? Eh bien c’est identique ici. Cela choque l’oeil tout d’abord, puis l’esprit ensuite et enfin la raison.

C’est pourquoi je demande, Maître, que vous modifiiez ce dessin par tout autre bruit approprié comme SBRAF! BROUM! CRASH! ou assimilé.

Je vous remercie de votre attention.

92. Le vendredi 9 octobre 2009 à 14:09 par ladywaterloo

_Merci, merci et merci pour ce billet jubilatoire

Merci aussi parce qu’en vous lisant je ne me sens pas si réac que cela, juste peut être un peu trop normale….

F Mitterrand porte atteinte à la réputation de tous les homos en donnant hélas raison aux homophobes, j’en suis désolée pour eux

La réduction de l’être humain en objet sexuel est abjecte, la douleur de F Mitterrand devant son comportement abominable n’est probablement rien à côté des souffrances des garçons se prostituant, pas vraiment pour le plaisir!

On porte la garde à vue à 4 jours pour les crimes sexuels, des gens ordinaires, sans relations. Polanski et Mitterrand sont à l’abri, encore.
__

93. Le vendredi 9 octobre 2009 à 14:16 par Lucca Clermont

Il faut d’abord vous féliciter pour cette excellente initiative, je veux dire de mon point de vue de délinquant, qui consiste à greffer un Eolas sur le procureur. Car après tout que désirer, sinon que les réquisitions soient émollientes, humaines, reposantes pour qu’on puisse en toute sérénité en apprécier le style.

Ce billet me parait subversif dans sa modération. Vous décrivez à quelles peines s’expose une personne qui ressemblerait à ce que l’on déduit de certaine “mauvaise vie” ; tout en ne dissimulant pas que pour diverses raisons qui tiennent à la difficulté d’établir les faits, cette personne ne subira pas l’action de la justice.

Qu’on rapproche, naturellement, la “mauvaise vie” de Frédéric Mitterrand de ce qu’il risquerait, s’il s’agissait en quelque sorte d’une “mauvaise déclaration circonstanciée devant un policier”, c’est encore plus dévastateur que les éventuelles outrances que l’on pourrait entendre ici ou là. Politiquement.

94. Le vendredi 9 octobre 2009 à 14:44 par Leslie

@Antoine en 89 : Mea culpa. En un sens je me rassure. J’aurais par contre souhaité qu’il s’en souvienne au cours de sa défense de Polanski. Et celà me rassure aussi sur le fait qu’il n’est pas question de pédophilie du tout.

Celà dire, je reste persuadée qu’on ne peut pas publier un tel livre sans attendre de retour de bâton dans l’opinion.

95. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:06 par Bâbord

Kouchner , Besson, Strauss-Kahn, Mitterand, …

Il a vraiment pas de chance notre Président : chaque fois qu’il fait preuve d’ouverture en nommant un homme issu de la gauche à son gouvernement, sitôt nommé ce dernier se voit ressurgir un passé plus ou moins proche pas simple à expliquer !

C’est vraiment pas de chance. Il va finir par arrêter d’ouvrir à bâbord, notre Président !

96. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:06 par Andromede

@Leslie (93)

Le probleme, c’est qu’on finit par ne plus “pouvoir” publier n’importe quel livre ou presque, par auto-censure, pour eviter les “retour(s) de baton” de l’opinion.

A ce sujet, lire le superbe article d’Aliocha:
http://laplumedaliocha.wordpress.com/2009/10/05/extension-du-domaine-de-la-censure/
Et d’ailleurs son dernier article aussi.

97. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:13 par Bas peuple lyncheur

Et le “philosophe” Finkielkraut, ce matin, sur Inter, d’estimer que le juge américain poursuivant ignominieusement Polanski n’est qu’un gros mégalo qui “veut se faire une star” … alors qu’après tout, en posant dénudée pour Vogue, elle l’a bien cherché !

Petite question : comment juridiquement caractériser l’apologie dans des écrits ?

98. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:27 par Haddock

@94

Frédéric Mitterrand est depuis longtemps (toujours?) déclaré à tribord, à voile et à vapeur :)

99. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:29 par Bob

J’avoue quand même être un peu perplexe sur cette histoire, et surtout sur le déroulé de ce déterrage de bouquin.

Car dans mes souvenirs, c’était une des premières choses (la passion pour le “tourisme” thaï de M. M) qui était sortie sur l’infâme internet lors de sa prise de position en tant que ministre.

En clair, ce n’est pas une découverte de la part de Marine, et que ca émeuve l’opinion publique (enfin bref, les journalistes quoi) à ce point est quelque peu dérangeant.

Ensuite, les comparaisons stupides faites par les “intellectuels” (c’est comme cela que les pseudo-philosophes présents sur la voix - la “faute” est bien sur volontaire - publique sont qualifiés je crois non?) venant à la rescousse de M. M et M. P sur leurs deux affaires respectives sont - a mon sens - incroyables de naïveté, et de mauvaise foi.

100. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:45 par Paysan du monde

“Paitoon n’a donc que 14 ans …. il a fait le choix de se prostituer librement pour permettre à sa famille d’acquérir un motoculteur pour labourer ses rizières”

Si FM avait su cela, il aurait payé en motoculteur pour éviter toute idée de prostitution. En plus, offrir un motoculteur c’est un geste à forte connotation humanitaire !

101. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:47 par Leslie

@ Andromède : Ah pardon ! Là je ne suis pas d’accord : publier est toujours une prise de risque. Et quand on publie sciemment des écrits qu’on peut penser délicat, on a certe le droit à ne pas être inquiété juridiquement, ni physiquement, mais il faut s’attendre et accepter le fait que ça ne va pas plaire à tous.

La liberté d’expression, c’est le droit de dire, mais aussi de critiquer ce qui a été dit. Ou alors, on estime que le public doit, lui, se censurer et ne pas apporter d’avis.

L’autocensure est, sommes toute, toujours un problème. Elle l’a toujours été. C’est fonction du courage de la personne et aussi, il faut bien le dire, de la pertinence de sa démarche. Mais après, faut encaisser.

Mais pour ma part, quand je soumets un dessin, je vous accorde que l’avis des gens m’est toujours pénible quand il est négatif. Surtout quand c’est dit sans prendre de gants. mais ça fait partie des règles du jeu : quand on “expose” son travail, on “s’expose” aussi.

Quand aux plaintes abusives de certains, ce sont elles qui sont des entraves à la liberté d’expression et non l’autocensure en elle même. On a aussi le droit de ne pas vouloir tout dire… Pas forcément par couardise.

102. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:53 par Bâbord

@Haddock, 97
“FM est depuis longtemps déclaré à tribord, à voile et à vapeur”

L’expression “bâbord” vient du néerlandais “bakboord” qui veut dire “côté du dos”…

FM est peut-être à voile et à vapeur mais surtout de bâbord, en politique et en privé ! :)

103. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:54 par tinotino

@ Bâbord

La droite extrême se confie elle aussi.
Politique story, la nouvelle émission de télé réalité qui vous dit tout sur nos gouvernants, du hard au moins hard…. C’est

Afin de nous ôter nos complexes
Ô gué, ô gué

Tout, tout, tout vous saurez tout sur l’politik
Le vil, le bon
Le laid, le beau
L’intime, le public
Le gros, le mince
L’énorme…
Tout, tout, tout vous saurez tout sur l’politik

104. Le vendredi 9 octobre 2009 à 15:56 par tinotino

Argh le lien n’est pas rentré..
Bon, c’est ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu…

105. Le vendredi 9 octobre 2009 à 16:18 par Holmes

Histoires de vies -

“Inconnu à cette adresse” - (Kressmann Taylor)

Objection ! D’après la fille d’un “grand argentier de la profession d’avocats”, le Père Noël habite toujours “Le Pays qui fait du bien aux enfants”….

106. Le vendredi 9 octobre 2009 à 16:24 par Andromede

@Leslie

Ce qui me faisait reagir, c’est l’echo entre cette affaire et l’article d’Aliocha (publié, je crois, avant le debut de la polemique FM). Et surtout l’impression que toute publication doit etre ‘politiquement correcte’. Si quelque chose choque l’opinion publique, il y aura toujours une association ou un groupe X ou Y pour deposer une plainte.

Les ecrits derangeants sont importants, car si ils derangent, la societe devrait chercher a comprendre pourquoi “ca gratte”, et non pas d’ensevelir le probleme qu’ils revelent sous des tombereaux de critiques bien-pensantes.

Qui osera encore s’exposer a etre mis au ban de la societe? Une mauvaise reputation s’etablit vite, sur des extraits infimes et parfois insignifiants, et ne s’efface jamais vraiment.

Enfin, j’explique mal, allez voir chez Aliocha, c’est bien plus clair…

107. Le vendredi 9 octobre 2009 à 16:32 par En passant

Vieux lecteur de ce blog, aussi instructif qu’utile, je me suis “tâté” longuement avant de répondre mais je ne résiste pas à l’envie de vous remercier pour votre billet. Je regrette simplement de ne pas y avoir trouvé d’imparfaits du subjonctif, mode que vous maîtrisez avec bonheur.

La réflexion de Novice (19) me rappelle une histoire que mon père racontait : il y bien des années, dans une petite ville, disons de la France profonde, un jour de foire, mon père et un ami étaient allés boire un verre dans un café fort honorable. Le garçon se présente et l’ami demande une “fillette”. Fort gêné, rougissant mais l’oeil compréhensif et empli d’une solidarité masculine, le garçon se penche et répond : “Nous regrettons, Monsieur, mais nous ne faisons pas cet article. Et chuchotant il ajoute : mais si vous voulez, je me renseigne… “

Il paraît que Gide, non plus, n’allait pas en Tunisie uniquement pour la beauté des paysages et le climat… Mais il est vrai que j’arrive à un âge sans illusion où peu de choses surprennent et bien que j’aie trouvé “La Mauvaise vie”, à la lecture, un peu raide et d’une morale plus que discutable, je n’ai pas eu, je l’avoue, l’idée de clouer son auteur au pilori.

108. Le vendredi 9 octobre 2009 à 16:36 par Caïus

Quel un billet très éclairant pour les mékeskidis. Félicitations !

Mais je suis effaré de constater un fois de plus qu’un ministre peut avoir commis de tels actes et oser les publier sans que cela gêne aucunement sa situation politique. Il y a des pays (voyez en Scandinavie par exemple) où la démission dudit aurait été exigé et accomplie dans les 24 heures de la révélation. Parce que quand même, user de prostitué(e)s c’est déjà très choquant mais dans un pays pauvre c’est une circonstance aggravante. Oui, oui, je sais, ce n’est pas du droit ou si peu, c’est juste un peu de morale. Oh le vilain mot ! qui ne doit pas faire partie du vocabulaire de F.M. Ces gens-là n’ont pas une once du sens de l’honneur. Zut ! encore un vilain mot…

Seulement voilà, dans ces pays on a une conception de l’éthique en politique située, au choix, aux antipodes ou à des années lumières de celle qui à cours dans nos “hautes” sphères. On se croirait encore avant à l’époque des privilèges au sens littéral du terme : bénéficier d’une loi privée, avec des peines beaucoup plus douce pour les bénéficiaires que pour la canaille ayant commis les mêmes méfaits. “Français encore un effort pour être républicains” qu’y disait. Ben, il y a encore beaucoup de chemin.

Même en Italie les juges viennent de rappeler au bouffon qui gouverne ce pays que” la loi est égale pour tous” comme c’est écrit dans les salles d’audience de leurs tribunaux.

109. Le vendredi 9 octobre 2009 à 16:43 par Capitaine Haddock

Cette affaire est assez nauséeuse, et Frédéric Mitterrand n’est pas sa place dans le gouvernement car il doit montrer l’exemple, comme tout ministre d’une démocratie, et sans ambiguïté…

Reprenons le passage le plus révélateur, et le plus inquiétant, de son livre :

« …LA PROFUSION DE JEUNES GARÇONS TRÈS ATTRAYANTS ET IMMÉDIATEMENT DISPONIBLES ME METS DANS UN ÉTAT DE DÉSIR QUE JE N’AI PLUS BESOIN DE RÉFRÉNER ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système, celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas… ».

Par contre, dans l’interview à TF1, il affirme avoir eu des relations sexuelles uniquement avec des hommes de son âge… Ce n’est pas la peine d’aller en Thaïlande pour trouver des hommes de son âge (et les payer !…) car il y a tout ce qu’il faut dans les clubs gays parisiens !…

Notre ministre de la culture et les membres du gouvernement, qui ne réalisent pas la gravité de la situation, ne pourront défendre longtemps ces contradictions entre les écrits et les déclarations du ministre de la culture.

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy doit se préparer à faire face un ouragan médiatique, au niveau international, car cette affaire est déjà sortie des frontières et ce genre de position est indéfendable dans beaucoup de pays modernes.

Capitaine Haddock

110. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:01 par totoro

“Siam terre d’asile…”
bon puisque il est question de la thailande, du droit et de la sexualité, pour l’anecdote plus ou moins croustillante, il faut ici introduire (pardon) la personne de René Guyon.
(extraits volés là :http://www2.hu-berlin.de/sexology/B…)


René Charles Guyon, penseur radical injustement oublié de nos jours, qui, l’année du Congrès de Copenhague, commença un volume de 10 tomes sur la philosophie légale traitant de tous les aspects de la question sexuelle. Terminée 20 ans plus tard, en 1947, cette monumentale étude portant le titre collectif d’Etudes d’éthique sexuelle n’a jamais été publié intégralement. Les six premiers volumes parurent en France avant la Deuxième Guerre mondiale mais furent bannis par le gouvernement de Pétain. Seuls deux volumes de l’œuvre furent traduits en anglais. Le reste ne fut jamais imprimé du tout. Ainsi, Guyon ne fut-il jamais reconnu comme il le méritait, comme la voix la plus sonore concernant la réforme sexuelle dans quelque siècle que ce soit.
(…)
Guyon décrit comment, sous l’influence et les pressions de groupes, la Ligue des Nations commença à se mêler de la régulation de la prostitution, des relations sexuelles hors mariage, de l’âge autorisé pour exercer l’acte sexuel, du contrôle des maladies vénériennes, de la surveillance policière du «vice» - imposant toujours un point de vue religieux occidental aux colonies sexuellement plus raisonnables mais non chrétiennes -. Finalement, il exprime son indignation que la Ligue Internationale de la Réforme Sexuelle n’ait jamais été encouragée d’exposer son point de vue à Genève. Bien que ne faisant pas partie personnellement de cette organisation, Guyon, apparemment, la découvrit plus tard et approuva ses buts. En effet, dans ses derniers livres, il en faisait l’éloge à plusieurs reprises et appella même Magnus Hirschfeld par son nom de même que le président de la section française le Dr Pierre Vachet. Comme le résume Guyon, la seule issue de la liberté sexuelle est une affaire de conscience:

- La liberté de conscience n’existe pas seulement en matière de philosophie, de religion, de politique: elle ne doit pas être moindre dans le domaine de la morale. Car la morale n’est pas davantage que ces autres disciplines une science. Il y a un abîme entre la morale de continence et celle du rationalisme. Se faire le champion de la première… - ce fut, de la part de la Société des Nations, une trahison : la trahison de la neutralité sans laquelle elle n’avait plus de raison d’être
(…)

il alla à Bangkok comme membre de la Commission pour l’élaboration d’un nouveau code pénal pour le Royaume du Siam et fut enfin chef du Comité de rédaction. Il resta au Siam (qui devint plus tard la Thaïlande), adopta le nom thaï de Pichan Bulayong et devint conseiller législatif du Ministère de la justice, puis enfin juge de la Cour suprême d’appel. Tardivement, il épousa une jeune fille thaï (qui vit probablement encore aujourd’hui) et correspondit avec Alfred C. Kinsey dont il admirait beaucoup les œuvres; il mourut à Bangkok en 1963.
(…)
Guyon qui, au début de notre siècle, était arrivé dans un pays oriental libre et non colonialisé, avait aussi remarqué qu’une attitude sexuelle raisonnable et satisfaisante était possible et efficace. L’effet profond de son expérience pratique sur son excellente intelligence juridique l’amenèrent à une position qu’il n’abandonna jamais. C’était l’inspiration de sa vie. En tant que juriste dans son pays d’adoption, et qu’écrivain international sur la sexologie, il suivit ainsi les préceptes originaux et l’éclairage des plus nobles impulsions de la Révolution française.

“On dit que Voltaire écrivit une fois à un opposant: «Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de vous exprimer.» Maintenant, combien de nos contemporains seraient-ils prêts à dire: «Je réprouve vos intérêts sexuels, mais je défendrai jusqu’à la mort votre droit de les poursuivre » ? René Guyon adopta cette position logique à une époque où les grandes organisations essayaient de restaurer l’ancien régime sexuel. C’est pourquoi, je crois qu’on peut légitimement lier son œuvre au 14 juillet, et à sa commémoration de l’espoir révolutionnaire.”

(voir les renvois de note sur le lien original, certains des commentaires étant souvent presque aussi vieux que les bouquins de R.G., ce qui explique un peu le décalage qu’on pourrait ressentir à la lecture :D )

De nos jours, le nom René Guyon n’est quasiment plus qu’associé à…un soi-disant groupe pro-pédophilie “René Guyon Society”, mais il y a des gros doutes que l’assoc n’ait jamais existé et il ne s’agissait peut-etre que de faire de la surenchère/provocation sur la Nambla avec un slogan hallucinant : « sex before eight, or else it’s too late » !

Alors bon les histoires de Fredo, c’est plutot bon enfant (re-pardon) tous comptes (re-re-re-pardon) faits :)

111. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:06 par Marcel

@Aristote : La France n’a pas baissé l’âge de majorité sexuelle récemment. La dernière fois remonte à plus de 25 ans et n’avait pour but que de réparer une injustice décidée sous Pétain.

Un bref rappel historique :

La majorité sexuelle en France était fixée à 13 ans jusqu’à ce que le Maréchal Pétain, dans la loi du 6 Août 1942, la porte de 13 à 21 ans - la majorité civile d’alors - pour les actes homosexuels (une raison de plus de bondir quand certains magistrats remontent artificiellement la majorité sexuelle à 18 ans spécialement quand il s’agit de garçons, quand on voit d’où l’idée sort).

Elle est ensuite relevée à 15 ans pour les actes hétérosexuels en Juillet 1945, peu après la Libération et la fin de la 2ème Guerrre Mondiale chez nous.

Par la suite, elle baissera de 21 à 18 ans en même temps que la majorité civile pour les actes homosexuels.

Enfin, elle est à nouveau baissée, à 15 ans, en août 1982 (il y a donc plus de 27 ans) sous l’autre Mitterrand, pour une raison simple : il n’y a pas de raison, dans un état civilisé et moderne comme le notre, de faire de la discrimination entre les hétérosexuels et les homosexuels. Je suppose d’ailleurs que si cette discrimination existait encore en droit français, elle serait désavouée au niveau Européen, par exemple par la CEDH en vertu de l’article 14 de la CESDH.

Interruption cynique d'un raisonnement par Sub lege libertas

112. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:22 par Leslie

@ Andromède,

Je crains que ce genre de manoeuvre que vous décrivez ait toujours existé. Il fut un temps ou l’accusation à la mode était l’appartenance à l’extrême droite. Maintenant, c’est la pédophilie. Neutraliser le discours d’un adversaire politique ou d’un artiste qui gêne en lui prêtant quoique ce soit de sulfureux n’est pas nouveau.

Maintenant, c’est la pédophilie. Signe des temps, je suppose…

Sub lege libertas:
Nan, il y a un truc vachement plus fun, par exemple, dans un diner en ville : dites simplement "je suis magistrat."
au pire on vous demandera alors "mais vous êtes d'accord que la justice c'est devenu n'importe quoi ?" au mieux vous dinerez tranquille car on ne vous adresera plus la parole...

113. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:23 par Sursis à statuer

Ce qui m’amuse au plus haut point, c’est de penser au week-end que vont passer les parlementaires UMP de retour dans leurs circonscriptions. Les séances de serrage de pinces et de risettes aux petits nenfants sur les marchés vont avoir une certaine allure !

114. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:28 par Guerandal

@- Sub lege libertas

- Avant de vous précipiter pour vomir ou réserver une place dans le prochain vol pour Bangkok,

Euh, vous avez des prix intéressants ?

Ok, ok, je sors…

115. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:34 par marsan

@ Leslie en 110,

je ne pense pas que la pédophilie soit une “mode”

L’homo sapiens étant ce qu’il est, le monde occidental a mis beaucoup de temps à prendre conscience de ce grave problème.
Nos cours d’assises sont remplies de tripatouilleurs et abuseurs (je sais ce mot n’existe pas mais je trouve qu’il est parlant) en tout genre. De même que les tribunaux correctionnels.

Ce qui se passe à l’autre bout du monde n’est pas nouveau. Ces pratiques immondes datent de la colonisation. L’époque moderne n’a fait qu’amplifier le phénomère.

Et il est heureux que nous ayons tous pris conscience que ces crimes ne pouvaient pas restés dans l’ombre. On ne peut que se féliciter de cette prise de conscience même si certains se servent de ces saloperies à but électoraliste - ça n’est pas bien important et Mlle LE PEN ne trompe personne -

116. Le vendredi 9 octobre 2009 à 17:44 par Leslie

@ Marsan : Je n’ai jamais dit que la pédophilie en elle même soit une mode. Ces dernières années, de terribles affaires ont marqué les esprits en remontant à la surface. Elles ont créé un climat propice à ce qu’une personne accusée de Pédophilie soit immédiatement mise au banc avant même qu’on ait raisonnablement examiné les faits.

Ce qui ne veut pas dire que la pédophilie en elle même soit une mode. Je ne parlais que de la tendance qu’ont certains de déstabiliser leur adversaire en recourant à cette accusation…

117. Le vendredi 9 octobre 2009 à 18:02 par A. Nonyme

Les actes décrits dans le livre de F.M., si prouvés, et si établi que les “garçons” fussent mineurs (Suis-je donc le seul à connaître l’existence d’hommes “mûrs” qui appellent les jeunes jusqu’à au moins 20 ans “garçons” ou “jeune homme” ? pour “jeune garçon”, j’abdique - je précise n’avoir pas lu ses écrits), sont donc condamnables (et pas uniquement moralement condamnables).

En revanche, d’un point de vue moral, je ne peux qu’être gêné par la manière dont est arrivée cette fronde soudaine contre F.M. (pour lequel je n’ai que bien peu de sympathie), alors que personne ou presque ne les a rappelé par exemple au moment de sa nomination (ah, il est vrai que beaucoup n’étaient que trop content de ne plus voir madame C.A. à ce poste pour y prâter attention). Sans parler du fait que le personnage a été présenté comme respectable pendant des années et (re)devient soudainement infréquentable pour l’opinion (ahhh, douce présomption - de culpabilité bien sûr, en matière médiatique et politique).

Quant au démantèlement des réseaux pédophiles (ou de prostitution), des gens y travaillent déjà fort dûr. Il faut avoir le coeur bien accroché pour faire ce travail d’investigation des plus pénibles, alors saluons au passage les gens qui le mènent.

118. Le vendredi 9 octobre 2009 à 18:56 par exstagiaire2

Commentaire qui ne sert à rien mod… j’adore votre Troll Detector (pas subtil, mais bon, c’est en accord avec sa fonction…) Commentaire qui ne sert à rien mod…

Sub lege libertas:
pour votre plaisir,

Sub lege libertas appuie cyniquement sur le bouton d'une télécommande actionnant la chute d'une enclume sur le Troll

HENAUUURME !

119. Le vendredi 9 octobre 2009 à 19:07 par Gamma

Bien que je comprenne l’esprit de la loi du presque consentement d’un(e) ado, je serais moins optimiste et en le considérant plutôt comme le pendant d’une possibilité de condamner par ailleurs les ados pour d’autres méfaits dont il faut qu’ils répondent.
Bizarre en effet que FM n’ait trouvé personne qui veuille de son argent en France !!! Le charme de la langue Thaï ? Je pense qu’il ne voulait surtout pas devoir quelque chose d’autre qu’un pauvre billet et c’est plus simple en Thaï… Seulement si le lecteur est par principe muet, les citoyens parlent, et eux, en français ! S’il avait été dans les milieux gays comme le gay lambda, il aurait sans doute appris quelques limites : Quel béta ce Mitterrand !

120. Le vendredi 9 octobre 2009 à 19:34 par Axonn

@ Marcel 110

Votre prédiction est tout à fait juste puisque la CEDH a condamné l’Autriche, je crois, pour ce motif !

Alors, à part ça, sur le sujet… Hum, il faut tout de même dire que même Marine le Pen n’est pas assez idiote pour lancer des accusations en supposant que tout le contenu du livre est autobiographique. C’est l’apologie du tourisme sexuel dont il était accusé. Accusation qui tient parfaitement si le récit est un fantasme.

Bien sûr, la formulation est en fait ambigüe sur l’âge. J’imagine qu’il serait difficile de le condamner pour “apologie du tourisme sexuel” pour cet emploi du mot “garçon”.

Mais cette ambiguïté seule, si elle n’est pas condamnable en justice, est moralement douteuse (le droit et la justice sont différents, donc on peut moralement condamner quelque chose de légal, non ?). À le voir chez Drucker, FM semble justement revendiquer ce besoin de choquer, en littérature. Je sais donc que ses livres me déplairaient, merci de l’avertissement.

Sinon, SLL, je me demandais, pourquoi est-ce vous qui êtes le plus en pointe sur la polémique Polanski et son spin-off ? Juste une envie de vous exprimer sur le sujet, ou pour une fois que ce blog fait partie des méchants, c’est le procureur qui rédige ? :-)

Sub lege libertas:
c'est une entente formée par le complot anti-complot des dénonciateurs anti-élitaires de l'élite qui instrumentalise ce blog ; ça vous paraît clair ? Je suis de toute façon possédé par l'esprit d'Eolas à moins que Satan m'habite !

121. Le vendredi 9 octobre 2009 à 19:57 par It

Info à lire: http://linfo.re/Said-Larifou-J-ai-d…

“En marge de la polémique autour du livre du Ministre de la Culture, le Quotidien révèle que Frédéric Mitterrand a écrit une lettre où il se porte garant de deux jeunes hommes condamnés pour viol à la Petite-Ile. Cette lettre fait suite à une demande de Saïd Larifou qui a demandé au Ministre de se déplacer dans l’île”

“Saïd Larifou est l’avocat de deux jeunes hommes accusés et condamnés à plusieurs années de prison pour viol en réunion. Les deux hommes connaissent bien Frédéric Mitterrand, l’un d’eux est son filleul.”

Il défend beaucoup de criminels quand même … :)

It

122. Le vendredi 9 octobre 2009 à 20:47 par henry cow

“En marge de la polémique autour du livre du Ministre de la Culture, le Quotidien révèle que Frédéric Mitterrand a écrit une lettre où il se porte garant de deux jeunes hommes condamnés pour viol à la Petite-Ile. Cette lettre fait suite à une demande de Saïd Larifou qui a demandé au Ministre de se déplacer dans l’île”

Bon je ne sais plus trop quoi penser de la morale chez nos politiques …

123. Le vendredi 9 octobre 2009 à 20:57 par tinotino

@ Sub lege libertas :

cf commentaire 53

Mode Humour on : Vous faites un concours de “Qui qu’a la plus grosse avec Eolas ? ” Mode humour off.

 

Sub lege libertas:

Sub lege libertas introduit cyniquement une ponctuation à la taille de son contradicteur

no comment !

124. Le vendredi 9 octobre 2009 à 20:58 par bayonne

@ 3 votre réponse.

c’est vrai au debut j’ai eu un peu de mal a vous lire, je pense qu’il y a eu une periode d’apprentissage de votre style, bien diférrent d’Eolas.

maintenant tous va bien, j’adore et j’en redemande

125. Le vendredi 9 octobre 2009 à 21:00 par do

@ SLL #7 “La propreté du pays que vous trouvez restaurée par l’état du droit, à cette aune là, est une notion qui m’effraie. Contrairement à ce que vous imaginez sans doute, je ne jouis pas de la législation pénale” :

ce n’est pas du tout ce que je voulais dire, mais je trouve que c’est important qu’au moins la loi DISE ce qui est mal, et là, je trouve courageux que la loi française ne se désintéresse pas du sort des mineurs qui ne sont pas sur son territoire.

Là où je trouve que c’est plus propre, ce n’est pas parce que les coupables sont condamnés, mais parce que la loi ne ferme pas les yeux sur la souffrance infligée à ces enfants. Je suis bien d’accord que de laisser croupir les gens dans une prison dans les conditions qu’on sait n’est pas plus humain que de laisser des enfants se faire abuser quotidiennement.

Après, c’est sûr, chacun manage sa sexualité comme il peut. Et je suis bien d’accord que c’est là qu’il faudrait de l’éducation (pas au sens permis-défendu, ça ne sert à rien, mais au sens où les enfants qui sont aimés et accompagnés sont plus solides pour construire un couple que ceux qui sont massacrés dès leur plus jeune âge!)

L’éducation ne devrait pas se résumer à fournir un métier, mais aussi à ce que chacun ait les moyens de construire une vie affective stable. La répression ne me fait pas plus plaisir que le crime. Mais je déteste qu’on fasse l’apologie d’une sexualité instable, qui ne débouche que sur la solitude et son lot de malheur. Qu’on subisse une sexualité comme celle dont parle F.M., qu’on la vive, je peux le comprendre, qu’on en fasse de la pub en la justifiant par une vision esthétique pour essayer de banaliser ce problème, je le comprends aussi, mais je ne suis pas d’accord.

126. Le vendredi 9 octobre 2009 à 21:31 par JM

Il est donc également inutile de préciser que Donatien Alphonse François marquis de Sade n’a pas réellement mis en oeuvre l’intégralité des pratiques sexuelles et autres déviances qu’il relate dans Les Cent Vingt Journées de Sodome, manuscrit de l’embastillé qui fantasmait la liberté jusqu’à la mort quand ses journées ne lui laissaient que l’enfermement, la plume et sa main.

Voire ! Même en 1778, ce n’est pas pour rien que l’on embastillait pour aussi longtemps. Sade, comme l’explique Marie-Laure Susini, fut l’un des 3 seuls détenus que la réforme des lettres de cachet et la circulaire Breteuil de 1784 ne libéra pas. Il était considéré comme criminel susceptible de récidives pour des faits qui n’étaient pas seulement des fantasmes littéraires mais que sa famille a tenté de dissimiler. Sub lege libertas: Soit, je vous accorde que Sade a commis des faits répréhensibles mais - heureusement d'ailleurs - très en deçà du contenu frénétique et/ou masturbatoire des Cent Vingt Journées de Sodome. J'ai d'ailleurs écrit : "n’a pas réellement mis en oeuvre l’intégralité des pratiques sexuelles et autres déviances qu’il relate".Comme vous le dites vous même, sa famille a tout fait pour "étouffer" l'affaire et sauf erreur de ma part - mais je n'ai pas mon Pauvert , ni mon Lever sous la main - il n'a jamais été condamné : embastillé oui, sur lettre de cachet.

Il suffit, comme le fait Marie-Laure Susini, de lire attentivement la biographie que Pauvert a consacrée à Sade (cf. Marie-Laure Susini, L’auteur du crime pervers, Fayard, 2004) pour retrouver l’authentique criminel, celui que découvrit horrifié l’inspecteur Marais, après s’être fait ouvrir par la force les portes du château de La Coste, ce 26 août 1778.

Sub lege libertas : le criminel Sade m'intéresse en soi moins que l'auteur qui narre un comportement criminel. Notamment parce que l'enquête pénale est aussi la confrontation du fait réel tel qu'on le constate ou le matérialise par preuve avec le récit que l'auteur incriminé livre ou dénie de cette réalité. Il est donc aussi vain de prendre les Cent Vingt Journées comme un récit programamtique réel que de penser que les aveux d'un criminel résume la perception complète du crime. En revanche en se construisant comme personnage de son récit des faits, le criminel nous livre, comme Sade l'auteur, les moyens de percevoir le mécanisme de l'esprit criminel y compris en ce qu'il fantasme aussi son crime aussi réel soit-il. Le pervers jouit deux fois : dans l'acte comme dans son récit, y compris lorsque ce récit est négation de l'acte. Bon je laisse en suspens les prémisses de cette réflexion qui mériterait trente tomes de psychopathologie criminelle...

127. Le vendredi 9 octobre 2009 à 21:47 par cyclomal

Je regrette que, lassitude aidant, on en vienne à laisser passer des commentaires déformant les faits sur ce blog si rigoureux d’ordinaire: Roman Polanski n’est pas poursuivi pour viol mais, après un deal tout ce qu’il y a d’ordinaire, pour relations sexuelles illégales avec une mineure. Son erreur est d’avoir fui ses juges, auxquels on prêtait des intentions plus sombres que celles négociées. Dans son cas, pas de pédophilie retenue non plus. Dans celui de Mitterrand, il n’y a rien sinon les assauts de morale, très respectables, propres à chacun. Fournir un témoignage de moralité n’est pas non plus un crime, mais là je m’avance peut-être…

A force de couper les cheveux en quatre, il semble bien qu’un avocat habile et bien payé, pléonasme, arrivera plus surement à trouver des chefs d’inculpation contre les victimes présumées et les dénonciateurs que contre ceux qui nous offusquent parce qu’ils ont trouvé les clés d’une humiliation d’autrui sans risque. Sans risque autre que celui de se voir proposer une nouvelle sinécure républicaine s’entend.

J’écris cela sous la menace d’un superbe troll detector dont j’ai déjà chanté les mérites et loué la plastique en rapport direct avec la fonction: un must. C’est qu’il faut se réjouir de pouvoir rire bientôt de tout et avec tout le monde! Et tant pis si on apporte de l’eau au moulin de ceux qui ne voient en internet qu’un égout ou se déverse la sanie d’en bas; Et qui brulent de légiférer!

Il faut sans doute s’y résoudre: aux yeux de ceux qui comptent, nous sommes tous des prostitués thaïlandais. La seule erreur qu’ils seraient prêts à confesser, ça vaut absolution, est celle par laquelle un trop grand nombre s’en aperçoit fugitivement, avant d’être rattrapé par le nouveau feuilleton médiatique affriolant…

128. Le vendredi 9 octobre 2009 à 21:56 par PADPANIK

Quoiqu’il arrive, FM ne risque rien. Les cris de pucelles effarouchées des ministres, artistes connus, philosophes et autres élites nous l’ont bien fait comprendre, à l’emprisonnement de Polanski.
Alors PADPANIK : il va suffire d’expliquer un peu au bas peuple et c’est marre.

129. Le vendredi 9 octobre 2009 à 22:29 par Ydhista Lévisoïtin

Bonsoir à toutes et à tous,

@ didier specq
Bonsoir,
La présomption d’innocence n’exclut pas l’expression d’une opinion (prudente, expliquant que l’intéressé nie, etc) mais une opinion peut être ferme et nette. La présomption d’innocence, ce n’est pas l’interdiction de la liberté d’expression sur des sujets graves et publics.

Mais très certainement, des avis prudents, il me semble que nous n’avons ni lu ni entendu les mêmes commentaires, car je n’ai guère entendu, pour ma part que des demandes de démission et des sentences bien senties.

J’adore tout particulièrement le “Lisez donc son récit. Oui, les phrases citées par Marine Le Pen.”
En clair, ne lisez que l’extrait d’une vingtaine de lignes du 11° chapitre de son livre et vous serez édifiée, n’est-ce-pas?
Il se trouve que j’ai lu ce livre, et dans son entier, et non pas un résumé choisi ou une quatrième de couverture, et qu’il est clair dans ce livre que l’ensemble est une condamnation de la moindre des pratiques que l’on évoque quatre ans après.

Je suis, pour le moment, dans le même état d’esprit que la présidente de l’association “voix de l’enfant”, j’imagine qu’on peut raisonnablement la dédouaner de complaisance sur le sujet :
(en substance)
{{{{Y-a-t-il une plainte? Une procédure? Nous avons lu ce livre et posé des questions il y a quatre ans, jamais le mot enfant ou même l’idée n’y apparait et jamais aucune autorité n’a évoqué la présence d’enfants.
Pendant ce temps, des enfants, tous les jours se font violés, remettons ces enfants là au centre du débat, pas la politique.}}}}

130. Le vendredi 9 octobre 2009 à 22:33 par Ydhista Lévisoïtin

@ Simplet,
Bonsoir,
Très certainement, et le déchainement serait le même, sans aucun doute, avant même d’obtenir quelque élément nouveau que ce soit.
Si les accusateurs sont en mesure de vérifier et de donner des éléments, le support n’y change rien.
Mais où sont ces éléments aujourd’hui?

131. Le samedi 10 octobre 2009 à 00:37 par Simplet

@Ydhista Lévisoïtin 129

Je ne sais pas où sont ces éléments.
N’est ce pas pour rechercher s’ils existent, qu’on fait des enquêtes?
Y en a t-il une, ou les dénégations télévisuelles sont elles suffisantes?

132. Le samedi 10 octobre 2009 à 00:41 par Tom Rakewell

@SLL en 125 : il me semble que Sade a bien été condamné (par contumace) par la justice ordinaire dans l’affaire des prostituées empoisonnées à la cantharide.

133. Le samedi 10 octobre 2009 à 00:50 par Ydhista Lévisoïtin

@ Simplet
Juste en passant avant la nuit,
Oui, les enquêtes servent à trouver des preuves et des éléments concrets, en général avant de prononcer les condamnations, mais je dois me tromper.
Au fait, il me semblait que la charge de la preuve incombait à l’accusation, mais je dois me tromper.

Visiblement personne ne sait où sont ces éléments, mais démission quand même…

Bonne nuit à vous, et à tout le monde.

134. Le samedi 10 octobre 2009 à 01:00 par Tuvatroloinmomo

Tres bon billet pour une affaire bien triste. Est ce une vengeance contre Frederic Mitterrand pour avoir defendu a tort ou a raison M Polanskli quelques jours plus tot je n’en sais rien. Mais je trouve ca fort en cafe de l’accuser pour des faits qu’il relate lui meme dans un livre qu’il dit romance, et je ne le pense pas assez idiot pour avoir etale sur la place publique de tels comportements si ils avait ete vrai. Le voila maintenant oblige de repondre a des questions incroyablement deplaces et irrespectueuses au journal de TF1.. tout ceci est bien triste. (NDLR : pas d’accent ni de cedille sur mon clavier americain)

135. Le samedi 10 octobre 2009 à 01:11 par Basterga

En tant que candidat au crfpa, je vous remercie beaucoup pour vos publications qui fournissent de précieux éclairages sur l’actualité.

(quant à F.M. je ne comprends pas que politiquement il n’ait pas été contraint à la démission, finalement la France a encore beaucoup à apprendre des affreux régimes libéraux anglo saxons!)

136. Le samedi 10 octobre 2009 à 01:23 par marie-christine blin

cf 53, 111 et 118

je note que SLL a la tête d’un chien de Disney dont j’ai oublié le nom … pour Anatole, la chouette m’avait fait penser à Dijon et je n’ai eu ni confirmation ni infirmation … là, je sèche … pourquoi un chien et pourquoi celui-là ?

137. Le samedi 10 octobre 2009 à 01:46 par Simplet

@Ydhista Lévisoïtin 133

Je crois que vous ne vous trompez pas.
Il me semble d’ailleurs qu’aucune condamnation n’a été prononcée par la justice.
La charge de la preuve incombe à l’accusation. Devant un récit aussi troublant une enquête, qui n’exclut pas de poser quelques questions à l’intéressé, n’aurait elle pas mérité d’être ouverte? Mais peut être est ce trop tard?

Démission: probablement..un peu plus tard. On ne se maintient pas à un poste de ministre parce qu’on est dans son bon droit, si tant est qu’on y soit, mais parce qu’on peut politiquement s’y maintenir et remplir ses fonctions. Je ne pense pas que ce soit encore possible pour Frederic Mitterrand. Cette histoire, et le soutien hâtif à Polanski, l’ont grillé et vont couter trop cher au camp pour lequel il travaille.

138. Le samedi 10 octobre 2009 à 02:18 par Docteur Guillotin

La castration chimique, c’est la quasi molle de force.

139. Le samedi 10 octobre 2009 à 02:48 par fly in the web

Que devient la ‘mission civilatrice’ de la France avec un tel ministre?

140. Le samedi 10 octobre 2009 à 10:03 par Mathaf Hacker

“qu’on prénommera Frédéric pour brouiller l’écoute”

Avec une panne de micro. =>

141. Le samedi 10 octobre 2009 à 11:11 par Bernini

Contrairement à la plupart des commentaires qui hurlent avec les loups, ce billet m’a personnellement scandalisé. Avez-vous seulement lu le chapitre incriminé, je veux dire lu entièrement ?
Le Monde l’a publié.

Sub lege libertas: Avez vous seulement lu comme moi en 2005 quand il est sorti ce récit ? J'ai déjà dit que je ne faisais pas un billet sur le livre. D'ailleurs le donneur de leçon que vous êtes serait étonné de mon opinion sur cet ouvrage, de sa nécessité littéraire et sociale...

Et quand on le lit, on constate très clairement qu’il n’y a aucune ambiguïté.

Sub lege libertas: et quand on le LIT, on COMPREND que ce n'est pas le sujet du livre, qui de façon littéraire brosse le portrait d'un homme qui ne s'aime pas, qui entre autres jouit de s'avilir tout en étant meurtri de cela, et si ce blog était un lieu de critique littéraire ou d'anthropologie sociale je vous en tartinerai cent vingt pages... Je vous conseillle juste de lire en entier le livre et non par curiosité malsaine les extraits certes exacts du Monde

Il ne s’agit absolument pas d’enfants.

Donc ce billet qui assimile l’histoire de F. Mitterrand avec un hypothétique touriste qui paierait pour des enfants de 14 ou 15 ans est, pardonnez-moi, répugnant,

Sub lege libertas: Non mais vous déraisonnez totalemment Bernini ! Savez vous lire ou n'avez vous pas lu ? J'ai écrit VOLONTAIREMENT
revenons aux textes légaux avant de délirer sur ceux du romancier.
(je) répugne à considérer que le récit livré à la publication par Frédéric Mitterrand de sa Mauvaise Vie soit un procès verbal de déclarations circonstanciées devant un enquêteur de police
Je laisse de côté le roman de Frédéric Mitterrand et je construis donc
Après oui, je suis cynique et j'appelle mon personnage Frédéric pour "brouiller l'écoute", Oui la chute est une pique ironique car la "fouille curieuse" du passé de F.M. SI ELLE VENAIT A RELEVER CONTRAIREMENT A SES DIRES qu'il y eut un mineur dans ses clients ne pourrait lui causer des risques pénaux que postérieurement (et ce n'est pas une allusion salace) au 4 mars 2002. Je ne fais que rappeler l'état du droit pour dire - même si Frédéric Mitterrand ne a pas fait, dit-il - qu'avant cette date le tourisme sexuel (recours à la prostitution de mineurs n'est pas incriminable !
lisez ce que vous voulez mais lisez ce qui est ecrit. Quod scripsi, scripsi

car ce n’est pas ce qu’il a écrit. S’il faut l’accuser pour ce qu’il a écrit, c’est d’avoir payé pour des majeurs, ce qui me semble-t-il, n’est pas un crime et relève uniquement de la morale.

Pour l’un des commentateurs, j’ajouterais qu’il n’a jamais écrit “jeune garçon”. Marine Le Pen a rajouté “jeune”. Donc quand Marine Le Pen dit qu’il y a du soleil, vérifiez qu’elle ne dit pas cela au milieu de la nuit, avant d’être d’accord avec elle. Le commentateur n° 35, peb, a repris le mensonge de Marine Le Pen en reproduisant le terme “jeune garçon” qui n’est pas dans le texte. Que ce blog, par ailleurs remarquable, participe à cette désinformation me paraît vraiment problématique.

142. Le samedi 10 octobre 2009 à 11:29 par keramzec

Pour répondre à “en passant”, le premier ébat de Gide avec le jeune tunisien Ali, est décrit dans “Si le grain ne meurt”, avec cet avertissement ” Il est plus mensonger de le taire qu’indécent de le raconter”.

143. Le samedi 10 octobre 2009 à 11:29 par LA COMTESSE

Verbe jalonné par tous ces cas assidus, ce billet tout du cru de SLL - qui préfère bêcher plutôt que léser qui que ce soit - met tous les grands en lutte. Les élections sont toujours bien présentes et, avec Marine, les colonnes de la République chutent durement, faute d’écouter les gueux et les sots dominés paisiblement. On ne fera pas de procession sur la Constitution ! Avis de tempête ? A trop tenter le diable, ce pauvre Frédo se voit acculé sur un plateau. Mais ça vaut toujours mieux que le voir en curé avec une calotte.

Ce nonobstant, les beaux débats sont un plaisir des yeux.

 

Sub lege libertas: Merci, j'opine !

144. Le samedi 10 octobre 2009 à 11:52 par marsupilamima

je n’ai pas le livre ici, mais y a pas tout bêtement prescription? FM a 62 ans, ce livre raconte sa mauvaise vie de jeunesse. Disons il y a trente ans. prescritpio: 20 ans. Si victime mineure et née après 1976, portée à vingt ans our déposer une painte….Le plus jeune garçon avait 14 ans, donc (majorité en thaïlande 20 ans) + 20 = 34, s’il n’ a pas porté plainte, il n’y a rien…ou je me trompe?

145. Le samedi 10 octobre 2009 à 12:10 par RG

@143 LA COMTESSE

ce pauvre Frédo se voit acculé…

Je ne crois pas qu’il soit en pareille posture opportun de vouloir retourner la situation.

146. Le samedi 10 octobre 2009 à 12:41 par Nambikwara

Ce billet m’a brièvement mis de bonne humeur quand j’ai lu sous le clavier du procureur rédacteur que la loi pénale est d’interprétation stricte. Certes c’est écrit dans le petit livre rouge, mais de là à en revendiquer l’application…
S’agissant du touriste sexuel , favori de la reine, il s’assume dans des termes qui ,eux,ne prêtent pas à sourire et qui rappellent Ovide:”Video meliora proboque, deteriora sequor”.

147. Le samedi 10 octobre 2009 à 12:44 par mytho

@La Comtesse, @143

…les gueux et les “sots dominés” paisiblement…
jooooooliiiiiiiiiiiii….!!!!!!!!!!!!!!à une lettre….!!!

148. Le samedi 10 octobre 2009 à 13:12 par tinotino

@ LA COMTESSE et Mytho

Mon esprit mal tourné avait plutôt relevé : “ce billet tout du cru de SLL - qui préfère bêcher plutôt que léser qui que ce soit”…….. Mais c’est que je dois avoir du mal à bien lire les phrases, et comprendre leur sens, ou sinon je me dis que LA COMTESSE est particulièrement renseignée sur notre hôte….. :-)

149. Le samedi 10 octobre 2009 à 13:33 par Bernini

@ Sub lege libertas

Je sais lire, ne vous en déplaise. Et j’ai bien vu toutes les précautions que vous preniez pour expliquer que vous ne parlez pas de F. M. Il n’empêche que l’hypothèse que vous faites, et le cas que vous étudiez, rapproché de ce que certains reprochent à F. M. oblige nécessairement le lecteur à confondre les deux. Ce que n’ont d’ailleurs pas manqué de faire 80% des commentateurs. Vous ne pouvez pas faire mine de l’ignorer. Dans le meilleur des cas, à mon avis, vous avez fait preuve d’un peu de légéreté.

150. Le samedi 10 octobre 2009 à 13:39 par Antoine

Voici un lien vers la page du site internet du journal Le Monde contenant de larges extraits de “La Mauvaise Vie” :

http://www.lemonde.fr/politique/art…

151. Le samedi 10 octobre 2009 à 15:13 par RG

@143 LA COMTESSE

Ce nonobstant, les beaux débats sont un plaisir des yeux.

Surtout à l’égard de ceux qui cogitent sans haine.

@149 Bernini

Ce que n’ont d’ailleurs pas manqué de faire 80% des commentateurs.

Pour eux un remède suggéré par la COMTESSE s’impose: le boycott.

152. Le samedi 10 octobre 2009 à 16:00 par mytho

@ Bernini, excellent!!! le petit billet de la Comtesse est parsemé de jolies petites “images”…que mon esprit ramolli du samedi après midi après une semaine difficile n’a pas saisi au premier abord…pauvre Frédo…ah la boite de pandore du cul et de la politique…d’autres que lui doivent être dans leurs petits souliers en ce moment…pourvu que cette affaire soit vite étouffée, mais comptons sur les journalistes pour que cela le soit le plus rapidement possible!

153. Le samedi 10 octobre 2009 à 16:19 par Axonn

Sub lege libertas: c’est une entente formée par le complot anti-complot des dénonciateurs anti-élitaires de l’élite qui instrumentalise ce blog ; ça vous paraît clair ?
Je le savais que vous étiez un illuminati.

Petite remarque sur l’étouffement de l’affaire : si FM voulait que ça passe très vite, il n’aurait pas dû participer à une émission programmée pour être diffusée dimanche.

Et même si ce n’est pas forcément très juste de critiquer ainsi FM pour son livre, ça me fait un peu plaisir qu’un politicien ainsi monté au créneau pour défendre Polanski, avec de tels sous-entendus contre les USA (oui il y a une Amérique qui fait peur, c’est celle qui incarcère des prisonniers de guerre à Guantanamo ; mais en disant que c’est l’Amérique qui fait peur qui a arrêté Polanski, FM fait l’amalgame entre le système judiciaire américain en général et les pires actions menées par les USA ces dernières années), se prenne un retour de bâton.

154. Le samedi 10 octobre 2009 à 17:40 par kara

Billet très instructif sur le plan de la procédure pénale. Et fort bien écrit du reste.

Mais une question me taraude. Pourquoi des deux solutions envisageables; que le jeune homme qui se prostitue soit majeur, ou que celui-ci soit mineur, c’est la seconde qui est retenue?

Je trouve un peu bizarre la façon avec laquelle tous se précipitent sur l’éventualité de relations monnayées avec un mineur.

Et ne me faites pas croire que c’est seulement pour l’intérêt juridique que vous faites cela. Sinon je vous invite à prendre Monsieur Eolas, ou le vôtre, en exemple. Cela ne devrait pas être gênant puisque c’est en tout hypothèse. N’est-ce pas?

Pourtant je suis convaincu que vous ne l’auriez pas fait. Car ce serait porter atteinte à l’ honneur de Maître Eolas. En revanche, concernant F. Mitterand, 62 ans, aucun problème.

De deux choses l’une

-soit vous avez des informations pour démontrer que tel est le cas et l’assumez publiquement.

-soit vous faites valoir au héros de votre “fiction” le bénéfice du doute et vous abstenez de le considérer comme un délinquant sexuel. Car, comme vous le dites si bien, les relations sexuelles consenties avec des majeurs sont légales, ici comme là-bas, et l’appréciation que vous pouvez porter là-dessus ne relève que de vos convictions morales. Ce dont tout le monde se fout sur un blog consacré au droit.

Je trouve ça un peu moche de laisser planer le doute sur qu’il aurait pu commettre sous prétexte de faire œuvre de pédagogie juridique.

155. Le samedi 10 octobre 2009 à 17:51 par LA COMTESSE

@RG 151 Surtout à l’égard de ceux qui cogitent sans haine.

Cogiter sans même ouïr, quelle tristesse !

Merci pour cette pierre fine. Votre verbe est bien agile pour émoustiller l’écume des jolis mots.

156. Le samedi 10 octobre 2009 à 19:16 par Axonn

@ kara

Dans la fiction décrite, dans l’hypothèse où le prostitué était mineur, le procureur pouvait facilement le prouver. L’objectif est simplement de préciser ce que risquerait quelqu’un ayant réellement fait ce qu’on trouve dans la pire interprétation du livre.

Dans la réalité, on ne se pose pas tellement la question de la culpabilité de FM. Elle n’a aucun intérêt, car il est certain que si c’était le cas, avec le temps on n’aurait plus aucune chance de retrouver des preuves.

157. Le samedi 10 octobre 2009 à 19:28 par DG

@ Comtesse,

Joli dix coups. J’ai bien souri.
Ce faisant, à trop aimer la serre exotique et accrocher une cloche au cou des boeufs, FM est parti en Thailande secouer les nouilles. Pourtant, l’Afrique est bonne hôtesse également pour de vieux messieurs bedonnants s’évertuant sur leurs frites ! De retour, il chanta partout qu’il amputa une jambe. Il découvrit aussi que ‘Mitterrand’ était une fine appellation, puis qu’entre politicien et écrivain, il y a Marine, qui renâcle la règle : “Dès que l’on touche à son petit banc, l’enfant boude.” Pour le choix dans la date sur la prescription, FN veut son mot à dire. Ce qui fait dire à FM que la cuvette est pleine de bouillon.

158. Le samedi 10 octobre 2009 à 19:55 par Khee Nok

Khee Nok precisera respectueusement que si la majorite sexuelle est bien etablie a 15 ans en Thailande, elle est maintenue a 18 ans (soit l’age de la majorite civile) en ce qui concerne les amours tarifees.

159. Le samedi 10 octobre 2009 à 20:37 par chat de gouttière

Beaucoup de gens (hommes et femmes) justifient la prostitution en disant : si la prostitution n’existait pas, les hommes attaqueraient les femmes. Ce qui veut bien dire que la société pense tout bas (ou tout haut) qu’un très grand nombre d’hommes sont potentiellement violents. Si cela est vrai, la société vit en permanence sous une menace dont on peut dire qu’elle est mal cernée,en raison du nombre, et chaque client peut trouver justification à ses actes en invoquant le nomre. Donc dans la vulgate : sans cette garantie d’accès à la caste prostituée, de nombreux clients prétendument non-violents dont on ignore le nombre deviendraient, sans l’offre sexuelle, ouvertement violents et s’attaqueraient aux femmes et aux jeunes non prostitués.

Ce vaste groupe semble dire : “Garantissez l’offre, sinon nous allons tout casser”.

La chose se complique encore car ce sont en fait les proxénètes (comme les transnationales) qui dominent le marché et tirent un profit considérable de la demande, ce qui perpétue l’offre.

Les prostitués prétendument libres ne peuvent pas vraiment négocier les tarifs ni les formes d’échange car une masse de prostitués plus jeunes, souvent sans papier feront ce qu’ils refusent de faire. Il y a le roulement. Les exigences des clients sur le type de service se multiplient ainsi que les formes de sexualité violentes.

Ce sont les clients collectivement qui ont le pouvoir sur le type d’échange car ils peuvent choisir en magasin ce qu’ils veulent. La variété est là.

Nous balancer l’exemple de la prostituée de luxe qui vit bien et choisit ses clients pour défendre la liberté de se prostituer est une hypocrisie de la plus belle espèce : il s’agit d’une infime infime minorité. Être escorte de luxe n’exclut pas le danger du rapport avec certains clients.

Les clients savent eux-mêmes qu’ils n’est pas éthique d’exiger que ses pulsions soient satisfaites sur le champ par autrui et généralement, ils ne s’en vantent pas, même auprès de leurs amis (et encore moins de leurs femmes ou de leurs enfants).

Le pouvoir de négociation n’est pas du côté des prostitués.

La prostitution est une menace qui plane sur les femmes, les adolescents et les enfants c’est à dire les plus faibles.

Beaucoup de jeunes prostitué-s (parmi les ressortissants nationaux) sont en graves conflits avec leurs parents ou viennent de centres d’accueil.

Il est hypocrite de parler de liberté de se prostituer alors que nous ne sommes pas libres nous-mêmes de travailler ou non et de notre travail.

Les gens qui avancent l’argument de la liberté ne voudraient pour rien au monde faire “ce métier” ni que leurs filles ou garçons le fassent.

La réflexion sur les actes de Mitterrand doit tenir compte de l’esprit du capitalisme selon lequel en fin de compte l’argent ÉGALISERAIT forcément l’échange et évacue la question éthique. Le capitalisme n’a pas d’esprit : seule la rationalité économique compte. L’éthique dominante est l’absence d’éthique et de scrupule.

Autre point intéressant : d’un côté, les politiques jouent sur la fibre émotionnelle (mariage médiatique avec Carla) exhibent leurs fantasmes (Mitterrand), mettent en scène leur vie privée et leur passé, pour susciter l’adhésion, l’envie, la sympathie et l’admiration, la proximité même (nous sommes humains comme vous, nous avons nos faiblesses), pour prétendre que le peuple viole leur vie privée alors qu’ils l’ont exposée.

Les élites misent sur la démagogie pour rester en place (et cacher ce qui est réellement important à leurs yeux : les profits, les formes de la domination, la dictature des grandes sociétés, le pillage du Travail) et se noient dans cette contradiction.

Par ailleurs, marre d’entendre citer Montherland ou Gide. Chaque époque a sa morale sexuelle et ces morales sexuelles varient. On a l’impression qu’il faut forcément avoir recours aux prostitué-s pour être un bon écrivain. L’offre sexuelle gigantesque semble donner au citoyen lambda une IMPRESSION de liberté qui le conduit à l’impuissance politique. Jamais une société toute entière n’a été aussi obsédée par la sexualité et la prostitution. Voilà ce qui mériterait d’être discuté à mon humble avis.

160. Le samedi 10 octobre 2009 à 20:59 par Khee Nok

Sur la prescription: Khee Nok releve egalement que FM evoque le Skytrain, or celui est entre en service en 1999. Il est donc probable que les faits remontent a moins de 10 ans.

Certains elements du recit permettent egalement de determiner avec une relative precision le lieu.

Un mauvais esprit releverait egalement que compte tenu de l’age de l’auteur, connaissant la date approximatives des faits, il est peu probable que l’ecart d’age n’ait ete que de 5 ans. Mais connaissant le lieu, il est egalement tres improbable que le giton ait ete mineur.

161. Le samedi 10 octobre 2009 à 21:54 par Léna

“Ceux qui se gaussent déjà en pivotant sur leur chaise” : félicitations pour ce jeu de mot que même une élève-ingénieure n’aurait pensé à faire :)

Sinon, il me semblait qu’un majeur ne peut être consentant à des relations sexuelles avec un majeur “ayant autorité” sur lui. Est-ce que la prostitution peut être considérée comme un cas où il y autorité (comme il y a relation de dépendance financière ?).

162. Le samedi 10 octobre 2009 à 22:56 par Epica

@Khee Nok:
Un mauvais esprit releverait egalement que compte tenu de l’age de l’auteur, connaissant la date approximatives des faits, il est peu probable que l’ecart d’age n’ait ete que de 5 ans. Mais connaissant le lieu, il est egalement tres improbable que le giton ait ete mineur.
Sans compter qu’il y a peu d’éphèbes de 50 ans…

Mitterand aurait du s’épargner ce mensonge et admettre avoir eu des relations tarifées avec des jeunes hommes. Il n’y a vraisemblablement pas eu pédophilie: “juste” du tourisme sexuel avec des 18-25 ans.

@Tuvatroloinmomo:
Ce livre n’est pas une fiction: Mitterand y parle de sa vie. Et il n’a pas démenti avoir pratiqué le tourisme sexuel en Thaïlande, ce qu’il a démenti ce sont les accusations de pédophilie (que rien ne permet de prouver dans le livre).

Enfin, entre ce mensonge et son soutien à Polanski, il est un peu dans le pétrin.

163. Le dimanche 11 octobre 2009 à 01:02 par Solo

”avait une mauvaise vie confessée ou romancée

avant de délirer sur ceux du romancier.

L’auteur en question indiquait lui même lors de sa parution qu’il puisait sa source dans ses expériences et sa vie mais que pour autant, faisant oeuvre de littérature

Je ne peux rien pour ceux qui ne peuvent s’empêcher de croire que Sherlock Holmes vit réellement au 221 bis Baker Street et qui lui écrivent.

Il est donc également inutile de préciser que Donatien Alphonse François marquis de Sade n’a pas réellement mis en oeuvre l’intégralité des pratiques sexuelles et autres déviances qu’il relate dans Les Cent Vingt Journées de Sodome, manuscrit de l’embastillé qui fantasmait la liberté jusqu’à la mort quand ses journées ne lui laissaient que l’enfermement, la plume et sa main.

Spontanément, le mékeskidi pense au viol.”

C’est ça, prenez les français pour des cons, ils n’ont rien compris, évidemment ! S’ils entravaient quelque chose, ils chanteraient des louanges sous les fenêtres du pauvre persécuté n’est-ce pas ? Est-ce du courage d’écrire un tel billet, un goût à aller à contre-sens du vent dominant (là où est sûrement cachée la vérité, vous en avez l’instinct). Expliquez au français ce qu’est un livre, ils ne savant pas trop, les simples. Expliquez ce qu’est de la fiction, qu’on se gausse. Continuez à mépriser, vous avec l’exacte attitude d’un ministre. Ce n’est pas grave, non, c’est ridicule. Bon billet, mais ce mépris est ridicule. Quelle est sa finalité, faire plus d’audience ? Non, ridicule et inutile. C’est mélanger plusieurs choses.

Ce commentaire écrit dans le Figaro, qui mérite lecture. Je ne retranche rien :

« Le problème, ce n’est pas de juger de la moralité de Monsieur Mitterrand, et il a tort de se poser en victime. Car ce n’est pas sa moralité qui est mise en cause, mais celle d’un Ministre de la République, poste qui devrait exiger certaines compétences, mais aussi une probité et l’absence de ce genre de tâches dans un passé.

Le problème, c’est qu’on refuse le droit au peuple français de juger de son élite. Tous les sondages que j’ai lus sont en faveur d’une démission ou d’un renvoi de M. Mitterrand ? Or, il continue d’être protégé par ses collègues.

Le problème , c’est qu’il n’appartient pas à Monsieur Mitterrand de se juger lui même. Qu’il ait écrit avec sincérité, c’est très bien. Qu’il se croit capable et digne de devenir ministre ensuite, c’est une chose déjà plus douteuse. Qu’il se fasse un martyr de sa personne, c’est inconvenant. Mais qu’il s’obstine à garde son poste, c’est dire aux français : vous avez tort, et j’ai raison. Qui est censé représenter les intérêt de qui ?

Le problème, c’est que peu importe que Monsieur Mitterrand soit coupable de quoique ce soit ou non, pour le bien de la France, et s’il avait la dignité de la fonction, il démissionnerait, et se défendrait ensuite, car il met en péril l’honneur de sa fonction, de ceux qui l’ont exercée et ceux qui l’exerceront. La vrai courage, ce serait cela, et non pas pleurer sur son sort dans les médias.

Le problème, c’est que nous avons parfois l’impression de mener une certaine vie parce que nous plions notre morale et notre esprit à nos pulsions et nos désirs, et nous ne nous voyons pas franchir la ligne et devenir ce que nous avons redouté de devenir. Il est parfois bon de prendre avis et regarder ce que disent les autres de nous, et comprendre que si des gens sont scandalisés, il n’y a peut-être pas que de la stupidité populaire dans cela.

Le problème, c’est de croire que le vrai courage, c’est celui qu’il faut pour avouer sa faiblesse et l’écrire dans un livre. Alors que le vrai courage, c’est de combattre sa faiblesse et de se taire.

Le problème, c’est de croire que rendre une chose publique, c’est pouvoir réclamer qu’elle redevienne privée quand cela nous arrange. C’est aussi de croire qu’en acceptant d’occuper un poste public et exposé, on n’est en droit de ne pas recevoir d’attaque sur la publication d’un passé sordide.

Le problème, c’est de croire qu’en France en 2009, on pratique toujours l’adage : plus le mensonge est gros, mieux il passe. C’est de prétendre qu’un « gosse » peut désigner une personne de 40 ans et prendre 60 millions de français pour des idiots. C’est faire croire qu’on a le courage de dire la vérité en écrivant un livre, c’est faire un fond de commerce ou d’art de son immoralité, et ne plus avoir le courage d’en assumer les conséquence plus tard. C’est croire mériter de devenir Ministre de la République.

C’est de croire que devenir Ministre est une reconnaissance alors que c’est un travail et un honneur.

Le problème, c’est de croire qu’on peut continuer à représenter une Nation et continuer à servir ses intérêts en lui faisant honte.

Démissionnez, M. Mitterrand. »

Je sais, un commentaire du Figaro comme maître à penser, pauvre de moi. Mais je trouve ce texte plus puissant que le vôtre, sur le fond. J’entends que vous distinguez vindicte populaire et considérations juridiques, qui sont les bienvenues. Mais comment penser F.M. comme ministre de la culture prospère avec le faisceau d’indices sur la dégradation de l’image de son ministère. Il doit se défendre de ces accusations. Il n’y a pas que les considérations juridiques, surtout en politique, même si l’on conçoit que ses préoccupations soient le seul objet de ce blog. Poussons le raisonnement vers l’absurde, malgré l’irresponsabilité pénale du PR, concevez-vous qu’il se rende coupable (ah, non, présomption d’innocence…), bon admettez, puisqu’on est dans l’absurde, qu’il revendique un meurtre, pourrait-il (juridiquement, politiquement, moralement, pratiquement) poursuivre son mandat ? Pourrait-il continuer à exercer ses fonctions et représenter le pays…

164. Le dimanche 11 octobre 2009 à 02:27 par spike

@143
« verBe Jalonné par tous ces cas assidus, ce billet tout du cru de SLL - qui préfère bêCHer plutôt que léSer qui que ce soit - met tous les gRands en Lutte. les éLections sont toujours bien pRésentes et, avec marine, les coLonnes de la république CHutent durement, faute d’éCouter les Gueux et les sots domiNés paiSiblement. on ne fera pas de PROcession sur la CONstitution ! Avis de tEMpête ? à trop tENter le diable, ce pauvre frédo se voit Acculé sur un plateau. mais ça vaut toujours mieux que le voir en cuRé avec une caLotte.
Ce nonobstant, les beaux Débats sont un plaisir des () yeux ».
Entre l’écume et l’ébullition, tout n’est affaire que de doigté.
Madame la Comtesse, je vous adore.

165. Le dimanche 11 octobre 2009 à 08:15 par Ydhista Lévisoïtin

@ Simplet
Bonjour,
Un vrai plaisir, et ce n’est pas de la flagornerie, cette discussion.

Oui, sur la deuxième partie, sur le sens politique de la fonction de ministre, je vous rejoins, et l’on peut légitimement se poser la question.
Ce qui me gêne, c’est le “comment” on en est arrivé là, surtout quand on s’aperçoit que la citation d’origine à la télévision fut volontairement tronquée.

Pour l’enquête j’y reviens deux secondes :L’enquête judiciaire est l’ensemble des opérations d’investigations menées préalablement à la saisine des juridictions compétentes par une autorité judiciaire en vue de constater les infractions à la loi pénale, d’en rassembler les preuves et d’en rechercher les auteurs.
Peut-être faudrait-il une enquête, mais sur quelle base? Une infraction? Il semble qu’il n’y en ait pas. Ou la morale?
Je sais que dans votre propos c’est la première version.
Mais je crois que l’esprit de tout cet acharnement vise la seconde, et cela, je n’y peux rien, me gêne profondément.

166. Le dimanche 11 octobre 2009 à 10:18 par LA COMTESSE

@Spike 164

Cherchez mieux, il vous en manque encore deux (dans la première phrase). Dans le feu de la liesse, vous n’avez pas assez mis l’accent sur leur sémantique. C’est un peu long comme lacune.

A la décharge de Marine, et sans vouloir mélanger sectes et poncifs, il y a aussi des colonnes gauchistes : on peut afficher tous les goûts.

(Comptez 6 céans)

167. Le dimanche 11 octobre 2009 à 14:29 par velourine

Merci pour cet excellent billet

tant sur le fond que sur la forme je vous applaudis des deux mains !!!!
au fait ce soir notre mignon de la culture est chez Drucker !!!

168. Le dimanche 11 octobre 2009 à 15:36 par Libérus

La véritable question n’est-elle pas : faut-il vraiment qu’il y ait un Ministre de la Culture ?

Après tout, en 1913, Apollinaire écrivait “Alcools”, Feuillade écrivait “Fantômas” et Proust terminait sa “Recherche”. Roussel présentait « Le Festin de l’araignée », Debussy « Jeux » et Stravinsky « Le Sacre du Printemps ». Braque et Picasso exposaient leurs « Guitare ».

Et nous n’avions pas de Ministre de la Culture.
Mais nous étions riches de notre probité.

169. Le dimanche 11 octobre 2009 à 17:19 par culterreux

La lecture de ce billet et des commentaires qu’il suscite est un plaisir pour le pauvre kesquidit que je suis. Après avoir longuement hésité à m’immiscer dans un tel aréopage d’érudits et de fins lettrés, je pense apporter mon grain de sable en faisant remarquer que la licence poétique est un moyen d’écrivain et qu’il convient de considérer avec un certain recul la portée de la chose écrite, surtout lorsqu’un ouvrage de talent porte à un tel niveau le rayonnement de la culture française. ” Poët-Poët, prend ton luth et me donne un baiser” disait bien l’autre sans que personne ne songe à mal.
Mais bien sûr que nous avons besoin d’un tel ministre de la culture car dans culture il y a “ture”.

170. Le dimanche 11 octobre 2009 à 19:33 par PIEDSNICKELÉS

La culture a bon dos. Mitterrand a joué au bonneteau : d’un côté, j’exhibe avec une certaine fierté mes minables et vulgaires petits secrets, de l’autre je me repens mais pas trop.

Polanski d’ailleurs, dans sa fameuse entrevue en a fait autant. D’accord c’est une erreur (je n’avais pas IMAGINÉ pouvoir faire du mal à cette fille etc. etc.) d’un autre (expression complice en direction de l’intervieweur)  : “j’aime les TRÈS jeunes filles, comme TOUS LES hommes”;

Mitterrand a dit plus ou moins : allons allons : est-ce qu’il n’y a que moi?

Au fond, l’un comme l’autre légitiment leurs actes en le justifiant par leur caractère commun et ordinaire. Ce que j’ai mis tant d’effort à expliquer et à décrire comme s’il s’agissait de fantasmes uniques et d’aventures personnelles sont finalement tout à fait communs et vulgaires.

Et bien, c’est peut-être cela qu’il faudrait explorer (et reconnaître) et il aurait fallu le faire avant. C’est de là qu’il aurait fallu partir …

Explorer autrement cet (éventuel) inconscient collectif.

Alors, Mitterrand Polanski : éveilleurs ou endormeurs?

That is the question.

Explorer les fantasmes dans l’autofiction est désormais absolument sans danger.
Passer à l’acte en violant les lois comporte effectivement, un risque que tout individu doit assumer.

Il n’est pas sérieux d’invoquer la série d’écrivains sulfureux du XIX et du XX siècle pour défendre ces passages à l’acte. Ils ont écrit à une époque, où la seule exploration dans l’écriture était dangereuse (quoique possible par l’écrit anonyme circulant sous le manteau) : ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Les frontières ont été repoussées.

Alors cessons de pleurer sans arrêt sur une censure qui n’existe pas.

L’obsession de la sexualité et de la prostitution est une spécialité qui commencé véritablement au XIX siècle. Auparavant, en fait, seule une infime minorité s’y est intéressée.

Il est malhonnête d’invoquer “les écrivains” ou l’histoire de la littérature pour défendre la valeur de telle ou telle oeuvre littéraire.

Beaucoup d’écrivains ont décrit les moeurs des grands, des courtisans, de l’élite au pouvoir, sa brutalité ou sa valeur, les événements historiques dans lesquels ils étaient jetés, “les forces en présence”…. Ils risquaient beaucoup plus gros que les écrivains autofictionnistes qui se concentrent sur leurs fantasmes prétendument “personnels”.

Décrire et explorer ses fantasmes - aussi étranges ou pervers soient-ils - ne comporte strictement plus aucun danger. Seul le passage à l’acte est dangereux. Le passage à l’acte, c’est la sortie de la littérature.

Ce blabla que l’on trouve ça et là sur la censure et le puritanisme n’est ni crédible ni sérieux.

171. Le dimanche 11 octobre 2009 à 21:59 par spike

@comtesse166« verBe Jalonné par tous ces cAs assidus, ce billet tout du cru de léONe - qui préfère bêCHer plutôt que léSer qui que ce soit - met tous les gRands en Lutte. les éLections sont toujours bien pRésentes et, avec marine, les coLonnes de la république CHutent durement, faute d’éCouter les Gueux et les sots domiNés paiSiblement. on ne fera pas de PROcession sur la CONstitution ! Avis de tEMpête ? à trop tENter le diable, ce pauvre frédo se voit Acculé sur un plateau. mais ça vaut toujours mieux que le voir en cuRé avec une caLotte.
Ce nonobstant, les beaux Débats sont un plaisir des () yeux ».

dans le Feu de la LIesse, vous n’avez pas assez mis l’aCCent sur leur séMantique. c’est un peu Long comme laCune.
a la décharge de marine, et sans vouloir mélanger secTes et ponCifs, il y a aussi des coLonnes gauCHistes : on peut aFFicher tous les Goûts.
Il serait fascinant de voir juste marine qui enlève ses éperons, démontrant par là même que ce n’est pas seulement les charmes d’une colonne, mais bien un apothéose des sens avec une kyrielle d’accords.
Mes hommages.

172. Le lundi 12 octobre 2009 à 09:14 par Etvoilà

http://www.ilcorpodelledonne.net/?p…
ou ….

comment le monde marchand télévisuel prostitutionnel remplace les cerveaux par de la ratatouille

173. Le lundi 12 octobre 2009 à 11:03 par LA COMTESSE

@spike 171

Cas assidus ; tout du cru.

Je n’aime pas trop me brancher sur les colonnes, même quand il y a des colonnes à choisir.

174. Le lundi 12 octobre 2009 à 13:40 par CreaYouz

Enfin, lorsque l’on voit d’autre participation de notre chère ( … ou pas) ministre comme cette préface de ce court métrage Mon Copain Rachid, plus la mythique défense de Polanski, son livre (indigne d’un ministre à mon gout) “borderline”; et de plus de défendre des violeurs présumé, je trouve que cela commence à faire beaucoup…

Jusqu’à quand peut on garder dans les élites de notre gouvernement quelqu’un à la réputation entaché par ses propres aveux, à la morale si légère, et au prise de position autant controversé ?

175. Le lundi 12 octobre 2009 à 14:10 par le sage

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la construction de votre sujet d’étude que j’ai comparé avec les déclarations de F.Mitterand, ainsi que quelques unes des interventions des internautes, et j’avoue que je reste sceptique sur sa culpabilité ou pour le moins sur le qualité de pédophile que certains dont vous faites partie lui attribuent, suite à la déclaration tronquée de Mme Le Pen .
Vous avez avec brio essayé de démontrer les arcanes des lois pénales et des différentes possibilités de les interpréter ou de les mettre en oeuvre, en ce qui concerne cette pédophilie.
Sans vouloir m’engouffrer dans la brèche “Politique” puisque ce scandale est parti de la déclaration de cette dite dame, il y a un seul mot qui rajouté volontairement a changé non seulement la phrase en elle même mais également son sens.
Mr F.Mitterand parlait de garçons, elle a rajouté le mot jeune qui d’une seul coup impliquait des mineurs, et c’est là que tout a basculé.
N’oublions pas qu’elle est également avocate et qu’en plus femme politique et que tout comme son père elle connait la valeur des mots et sait jouer avec.
Devant tous les téléspectateurs sur TF1 comme il l’avait fait 4 ans auparavant avec F.O.Gisbert il a confirmé que pour lui le mot garçon ne s’adressait pas à des mineurs.
Sans vouloir le défendre je pense que ce “magouillage” a mauvais escient de cette avocate laisse subsister un doute sur cette infraction qu’on lui attribue ce jour.
Le fait par ailleurs que ce livre date de 4 ans, qu’il n’a jamais auparavant soulevé d’indignation de personne, sauf certaines interrogations, qu’il n’y a jamais eu de plainte de déposée par aucune victime, qu’aucune action pénale n’a été engagée, qu’il convient de lui attribuer la présomption d’innocence qui joue même pour les prévenus jusqu’à ce qu’ils soient jugés et condamnés.
Bien entendu celà ne l’exonère pas ni de son passé, ni de la déclaration qu’il a faite pour essayer d’aider Mr Polanski, c’est pourquoi je pense qu’il serait nécessaire d’abord pour lui personnellement, ensuite pour essayer de sauvegarder la morale, qu’il démissionne.

176. Le lundi 12 octobre 2009 à 15:56 par mytho

@ Créayouz
si vous pensez pouvoir sonder l’infinie part d’ombre de l’homme, bravo! Mais ne jugez pas trop vite…un jour vous pourriez être touché vous aussi par une morale “légère”, comme vous le dîtes.

177. Le lundi 12 octobre 2009 à 16:30 par k'lo

interloqué par la fouille curieuse de son passé
Va t’il se cacher à cause de ces fouilles ?

178. Le lundi 12 octobre 2009 à 22:01 par lascape

@Spike
Vous nous décryptez aussi le billet initial ? J’ai peur d’en avoir loupées …
Et l’histoire ne dit pas si Frédo était arrivé en Thaïlande à pied par la Chine ?

179. Le mardi 13 octobre 2009 à 04:45 par BOF

Les prostitués adultes sont sans doute à bas tarif, mais la phrase des “gosses qui ne reçoivent que les miettes” du commerce permet fortement de douter qu’il s’agisse d’adultes qui n’ont que “des miettes”. Dans la prostitution masculine, les prostitués hommes sont généralement indépendants. On voit assez mal un proxo se garder le max des “prestations, et ne laisser que des miettes à un groupe de “boxeurs thailandais adultes” qu’il contrôlerait.

L’entrée en prostitution est de 13-14 ans.
Le prostituphile veut du jeune renouvelable, mais il ne faut tout de même pas s’attendre à ce qu’un écrivain aussi au courant de la politique fasse la bêtise d’écrire l’âge des consommés thailandais.

Depuis le début, je ne comprends pas où l’hôte du site veut en venir car rien ne peut faire l’objet d’un procès dans le livre de FM.

Même si un anonyme avait écrit cela sur un blogue, cela n’aurait pas constitué un délit. Mais cela aurait peut-être mené à une surveillance (et au constat d’un délit).

À partir de l’ère SIDA, les touristes en Thailande (et ailleurs) ont voulu du très jeune.
C’est un fait connu et avéré.

La probabilité qu’il s’agit de mineurs, vu le contexte + le langage utilisé est sacrément forte.

Finalement, on retiendra “L’argent et le sexe : je suis dans mon système”, merci M’sieur le ministre de la culture.

Le mandat de ministre de FMitterrand sera peut-ëtre un peu écourté, mais il vend en ce moment beaucoup de bouquins, et sa place dans l’histoire politique française lui est acquise …

Je n’aime pas la bande à Le Pen, mais il faut dire que la fille a été gonflée et rusée en n’invoquant pas du tout la question juridique mais en parlant des délinquants sexuels, de l’image de la France, etc. et en donnant ce coup de massue, juste après la panique Polanski.

180. Le mardi 13 octobre 2009 à 04:53 par BOF2

Transposez le truc en France =- un type lambda raconte cette histoire et écrit “les gosses n’ont que les miettes’ à un pote sur Internet - et il a la brigade protection jeunesse sur le dos. Ça c’est sûr.

181. Le mardi 13 octobre 2009 à 13:42 par pierre abac

Je suis atterré par ce blog. Les moeurs varient de pays à pays. Même sur terre française, elles ne sont pas les mêmes dans le Pas de Calais et à Tahiti. Les terres qui ne sont pas d’origine chrétienne ne connaissent pas les mêmes traditions que les nôtres. Les Français devraient avoir le droit de changer de pays pour changer de morale. La loi française est totalitaire. Elle transforme le citoyen en sujet. Je vois là non un progrès de la “morale”, mais une épouvantable menace sur les libertés de vivre dans le système social qui vous convient.

Ce n’est pas pour nier l’existence de victimes réelles, des êtres en chair et en os qui ont matière à se plaindre. Une réforme énorme de la justice en matière de moeurs serait de donner à l’avocat de la victime la place du procureur, et au procureur la place de la partie civile. Je nomme celà civiliser le droit pénal.

Le résultat en serait que les ligues de vertu qui se portent partie civile n’auraient plus leur place au tribunal, que le pardon de la victime vaudrait absolution (affaire Polanski). Bien des choses seraient simplifiées. C’est un rêve, bien sur.

182. Le mardi 13 octobre 2009 à 14:40 par Questionnement

Monsieur Sub,

Vous dites il a des relations sexuelles orales et anales, pourriez-vous préciser si suivant qui fait la femme cela change quelque chose?

Par exemple si F. 62 ans, fait la femme, donc qu’il reçoit quelque chose dans sa bouche et son anus, est-ce aussi un viol?

Personne n’explique ce genre de choses, donc je n’y ai jamais rien compris.

183. Le mardi 13 octobre 2009 à 14:59 par funnyfriday

” Je n’ai pas d’autre compte à régler que d’aligner mes bahts. La petite liasse n’a aucune valeur à cet instant, elle le gêne et ne l’intéressera qu’après, non comme le paiement d’une transaction, ni comme la rétribution d’un service, mais plutôt à la manière d’une récompense amicale détachée de toute notion d’obligation réciproque”… Une récompense amicale … métaphore pour le prix de la passe pour pour le déni de masse ? Ayant entendu le Monsieur sur TF1, ce fut pitoyable, je considère qu’indépendamment de tout acte de pédophilie, de tel propos suffisent pour remettre en question l’éthique et la capacité à prendre ses responsabilité d’un homme public, par ailleurs père de famille comme il n’a pas hésité à le rappeler … IL me semble que c’est un divan qu’il lui faudrait à notre Ministre !

184. Le mardi 13 octobre 2009 à 16:08 par Bénache

Pourriez-vous éclairer un néophyte sur la signification en droit de l’expression courante “majorité sexuelle” que j’ai entendu pour ma part surtout dans les cours de lycée (je précise que c’était après 1982…).

Est-ce l’application du deuxième alinéa de l’article 225-12-2 du code pénal qui définit cette majorité ? Le cas échéant pourquoi est-ce que tout le monde pense que cette majorité sexuelle est à seize ans ?

Merci pour vos lumières.

185. Le mardi 13 octobre 2009 à 17:25 par Emma

j’aime beaucoup!! Et j’adhère !
Et encore plus la contrepetrie finale ;)

186. Le mardi 13 octobre 2009 à 17:43 par spike

@La Comtesse 173

Pas branchée par les colonnes ? En somme, point d’exotisme dans le palais d’Ispahan qui pourtant annonce 1001 nuits…Sans rêve ni poésie, le monde est désespérant et désespéré, il serait dommage de finir en curé après de beaux débats, surtout qu’avec une calotte on sent la chaleur mais on ne voit pas la lumière, la beauté du ciel est faite pour pouvoir briller dans les yeux.

@ Lascape 178

Si vous souhaitez mon sentiment quant au billet de Sub Lege Libertas, sachez que j’en suis flatté et vous invite à vous reporter au 82, pour ce qui est des énigmes de la crypte je n’en ai pas identifié pour ma part mais peut être n’ai-je pas assez cogité? Je vous en prie, livrez-nous vos découvertes

187. Le mardi 13 octobre 2009 à 18:43 par lascape

@spike 185
à part l’écoute brouillée déjà signalée, et l’ambigu “je ne sais si Satan l’habite”, c’est plus le ton général du billet qui me fait penser que d’autres sons pourraient être décalés.

188. Le mardi 13 octobre 2009 à 18:59 par RG

@185 spike.

pour ce qui est des énigmes de la crypte je n’en ai pas identifié

Sûrement de l’humour belge. A ce sujet un belge de mes amis m’a assuré qu’en Thaïlande il y faisait toujours beau et chaud.

189. Le mardi 13 octobre 2009 à 20:48 par jim

Le cinéma, art mineur, ne restera pas à la postérité, contrairement à l’art ou à la science .

L’agitation des bien pensants nantis pour protéger un criminels nanti sous prétexte d’art, en plus d’être incompatible avec un principle essentiel dans une République, l’égalité des citoyens devant la loi, part d’un prétexte qui est faux !

Ensuite ce sont les pires représentants de la bien pensance, les BHL, Miller, Kouchner, Bruckner, qui agitent la plèbe qu’ils dénoncent !

Sans le soutien de ces bien pensants à un violeur aggravé fuyant la justice d’une République, il n’y aurait eu aucune réaction .

La mentalité de ces pseudo intellectuels est particulièrement malhonnête et abjecte, voici leur technique, si grossière que cela prouve à quel point ils croient le peuple en état de débilité avancée :

Pierre Péan écrit un livre sur Kouchner, des bien pensants prétextent que le livre est anti-sémite, ce qui est faux, pour que Kouchner n’ait à répondre de rien, et c’est Péan qui est accusé, ce faisant ce sont ces bien pensants qui favorisent l’antisémitisme qu’ils prétendent combattre !

Des bien pensants nantis soutient l’immunité judiciaire d’un d’entre eux un violeur aggravé, parmi les bien pensants un ministre ayant étalé son tourisme sexuel en Thaïlande, ce ministre est alors accusé de confondre sa morale avec la morale d’Etat, alors les bien pensants prétextent que l’homosexualité de Mitterrand est la raison des attaques à cause de ce qui serait une confusion entre homosexualité et pédophilie, pour que ces bien pensants n’aient pas à justifier leur ’justice’ de classe c’est à dire la trahison des principes de la République, ce faisant ce sont ces bien pensants qui favorisent l’homophobie !

Idem avec l’extrême-droite, si l’extrême-droite pose une question que n’importe quel républicain poserait, sur l’égalité des citoyens devant la justice par exemple, alors les bien pensants prétextent le fascisme pour ne pas avoir à justifier qu’ils trahissent la République, ce faisant ce sont ces bien pensants qui favorisent l’extrême-droite !

Quant à l’Italie, elle vient de dire que la loi est la même pour tous, contredisant BHL !

A noter que BHL défend tous les salauds, l’assassin Battisti par exemple .

Ce pseudo-philosophe minable n’a toujours produit aucun argument éthique ou de droit pour justifier la défense de Battisti d’ailleurs .

Le bouffon Mélanchon vient de prouver qu’il n’est pas républicain à défendre les leurres abjects des bien pensants nantis .

De Villiers se tait car dans sa famille il a soutenu un fils violeur contre un fils violé !

190. Le mardi 13 octobre 2009 à 21:26 par beldeche

Sub lege libertas:
Nan, il y a un truc vachement plus fun, par exemple, dans un diner en ville : dites simplement “je suis magistrat.”

C’est un peu le problème avec les hommes de loi, ils savent de quels péchés ils peuvent nous parler mais l’inverse est faux.

Quoique, après un temps de réflexion, je me dis que l’on doit pouvoir parler de la triple pénétration consentie avec un procureur. (Quand je dis avec, je fais référence à l’interlocuteur de la conversation bien sûr).

191. Le mardi 13 octobre 2009 à 22:57 par xxx

Où Polanski trouve que certains soutiens sont contre-productifs …

L’avocat de Roman Polanski “inquiet” de l’état de santé de son client
(AFP) – Il y a 2 jours

PARIS — Me Hervé Temime, avocat français du cinéaste Roman Polanski arrêté le 26 septembre à l’aéroport de Zurich (Suisse) sur mandat américain, s’est déclaré dimanche “inquiet” de l’état de santé de son client auquel il a rendu visite vendredi.

“Je suis inquiet par son état de santé, je l’ai trouvé très abattu, c’est un homme de 76 ans” a déclaré l’avocat à l’AFP.

“Dans l’attente des suites de la procédure judiciaire, il s’est engagé à rester en Suisse s’il était remis en liberté”, a ajouté l’avocat, précisant que M. Polanski “ne réclamait aucune immunité artistique” .

“Le cinéaste est très touché de tous les soutiens qu’il reçoit, il sait aussi que certains soutiens sont contre-productifs”, a déclaré l’avocat sans vouloir préciser quels soutiens étaient visés par cette déclaration.

Roman Polanski, Oscar du meilleur réalisateur (2003) et Palme d’Or à Cannes (2002) pour “Le Pianiste”, est recherché par la justice américaine après une procédure ouverte en 1977 pour des “relations sexuelles illégales” avec une adolescente alors âgée de 13 ans.

Son arrestation, survenue plus de trente ans après les faits incriminées, a soulevé une vive polémique, notamment en France, après que de nombreuses personnalités politiques ou culturelles lui ont témoigné leur soutien.

Les autorités suisses se sont opposées le 6 octobre à une mise en liberté du cinéaste, renvoyant la décision finale au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud).

192. Le mardi 13 octobre 2009 à 22:57 par xxx

Où Polanski trouve que certains soutiens sont contre-productifs …

L’avocat de Roman Polanski “inquiet” de l’état de santé de son client
(AFP) – Il y a 2 jours

PARIS — Me Hervé Temime, avocat français du cinéaste Roman Polanski arrêté le 26 septembre à l’aéroport de Zurich (Suisse) sur mandat américain, s’est déclaré dimanche “inquiet” de l’état de santé de son client auquel il a rendu visite vendredi.

“Je suis inquiet par son état de santé, je l’ai trouvé très abattu, c’est un homme de 76 ans” a déclaré l’avocat à l’AFP.

“Dans l’attente des suites de la procédure judiciaire, il s’est engagé à rester en Suisse s’il était remis en liberté”, a ajouté l’avocat, précisant que M. Polanski “ne réclamait aucune immunité artistique” .

“Le cinéaste est très touché de tous les soutiens qu’il reçoit, il sait aussi que certains soutiens sont contre-productifs”, a déclaré l’avocat sans vouloir préciser quels soutiens étaient visés par cette déclaration.

Roman Polanski, Oscar du meilleur réalisateur (2003) et Palme d’Or à Cannes (2002) pour “Le Pianiste”, est recherché par la justice américaine après une procédure ouverte en 1977 pour des “relations sexuelles illégales” avec une adolescente alors âgée de 13 ans.

Son arrestation, survenue plus de trente ans après les faits incriminées, a soulevé une vive polémique, notamment en France, après que de nombreuses personnalités politiques ou culturelles lui ont témoigné leur soutien.

Les autorités suisses se sont opposées le 6 octobre à une mise en liberté du cinéaste, renvoyant la décision finale au Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (sud).

193. Le mercredi 14 octobre 2009 à 11:53 par spike

@RG188

Je comprends tout à fait votre interrogation, quel est le message sous jacent? Dutroux? Du cul? Il s’agissait en fait d’une évocation bien maladroite de la cryptographie et en cela je vous présente mes excuses.

Quant à la thailande, il semble en tout cas que la gastronomie locale soit particulièrement épicée.

Cordialement

194. Le mercredi 14 octobre 2009 à 20:11 par BOF

Monsieur Abac

La demande de respect strict de la loi paraît paradoxale, mais elle est nécessaire. La victime ne peut pas faire autrement que “pardonner”, puisque son pardon a été acheté.

Le problème Polanski est que ses défenseurs ont voulu faire usage de l’écho médiatique pour forcer la main à la justice américaine. Le buzz s’est tout simplement retourné contre eux.

Par ailleurs, même s’il y a des enfants très jeunes violés, les viols sont très souvent commis en position d’autorité sur des gamains dont l’âge se situe entre l’enfance et l’adolescence.

Votre point de vue consiste à imaginer que dans nos sociétés industrielles, le pardon suffirait à réguler les relations entre les gens. C’est un véritable fantasme. Je suis surpris que vous n’alliez pas plus loin en demandant la suppression des lois sur la protection du droit d’auteur et de la propriété : on réglera tout à l’amiable (éventuellement avec des milices privées et des mercenaires …. !!!!).

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