Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Premier agrément à l'adoption donné à un couple homosexuel

C’est tombé ce matin : le tribunal administratif de Besançon a annulé un refus d’agrément à l’adoption opposé à un couple homosexuel. La nouvelle n’était pas totalement inattendue, puisqu’il survient après la condamnation de la France par la Grande Chambre de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) dans cette affaire dont je vous avais entretenu ici.

C’est donc la fin d’une formidable hypocrisie vieille de plus de 20 ans. La France n’interdit pas en effet l’adoption par un couple homosexuel. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est le Gouvernement français qui expliquait cela benoîtement devant la CEDH (je me demande si Christine Boutin était au courant que son Gouvernement soutenait ça devant la cour…). Seulement, c’est ballot, en 20 ans, aucun couple homosexuel candidat à l’adoption n’offrait les garanties d’équilibre et de stabilité exigés pour cet agrément, préalable indispensable à ce qu’un jeune enfant adoptable leur soit confié en vue de l’adoption. C’est dingue, parfois, les probabilités…

Je vous renvoie à mon précédent billet sur cette affaire où vous verrez comment on évite soigneusement la question de l’homosexualité du requérant en s’interrogeant sur une conduite d’évitement de la « violence » de l’enfantement et de l’angoisse génétique à l’égard d’un enfant biologique, ou comment on parle pudiquement de “contexte d’accueil” et de “cadre de vie”.

Hop, dans les poubelles de l’histoire. Décidément, les 10 novembre, les murs ont tendance à tomber.

La discussion continue ailleurs

1. Le mercredi 11 novembre 2009, 18:43 par uberVU - social comments

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This post was mentioned on Twitter by philippesage: "La fin d'une formidable hypocrisie vieille de plus de vingt ans" - http://twurl.nl/3kw4vv - [@Maitre_Eolas]...

Commentaires

1. Le mardi 10 novembre 2009 à 10:58 par Guile

Je suis ravi de cette décision!!! Comme vous dites, un mur de plus vient de tomber.

Peut être une première brèche vers le mariage homo….

Eolas:
je suis résolument pour.

Qu’ils sachent ce qu’on endure.

2. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:03 par iPidiblue ancien enfant

Les parents homosexuels ne peuvent pas être pires que les parents hétérosexuels.

3. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:14 par jor

Youpi, une bonne nouvelle.
Ces temps-ci c’est pas de refus.
Merci donc de nous en tenir informés.

4. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:19 par Thomas

C’est tout de même incroyable que tous les membres des services de l’adoption aient pu rendre année après année des rapports négatifs sur les couples homos.
Seraient-ils tous homophobes?
Auraient-ils tous subi de la part de leur administration des pressions morales?

Je ne m’explique pas encore ce point-là…

5. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:20 par Amon

Yahou !!enfin une avancée (sociale) dans le pays des droits de l’Homme (enfin il paraît)
Prochaine étape le mariage !!
Courage les gars/filles vous tenez le bon bout !!!!

et pour Qu’ils sachent ce qu’on endure.
ouep s’pa faut ça non plus !! pinaise MDR

prochaine prochaine étape le divorce MDR

6. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:23 par plume d'oie

hmmmm
n’est ce pas plutôt une demande d’agrément formée par une personne agissant seule mais ayant déclaré qu’elle vivait en couple avec une autre femme
et non une demande formée par ces deux femmes conjointement qui ouvrirait la voie à une adoption par deux personnes du même sexe qui demeure interdite par l’article 346 du Code civil
???

7. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:25 par EGM

Et bien pour tout vous dire Maître, je suis vraiment content pour elle, mais aussi pour moi d’avoir attrapé cette actualité en vol sur votre blog et d’avoir attendu - puis obtenu, la conclusion. Beaucoup de satisfaction!

8. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:39 par Eric Coffinet

J’assume de passer pour un “vieux c.on réac”, mais je considère que l’adoption des mineurs devrait être réservée aux couples hétérosexuels mariés civilement, avec en plus une limite d’âge.

Pourquoi hétérosexuel ?
Parce que j’estime qu’une présence féminine ET masculine est nécessaire au développement harmonieux de l’enfant.

Pourquoi mariés civilement ?
Parce que s’ils ne sont pas capables de prendre cet engagement-là, cela me laisse dubitatif sur leur engagement à élever un enfant.

Pourquoi une limite d’âge ?
Parce qu’avoir des parents qui pourraient être vos grand-parents peut poser problème.

Feu à volonté ! :-)

9. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:39 par Bôôh

Dans les faits, est-ce que ce jugement va changer systématiquement les critères employés pour évaluer les situations des couples candidats ? J’ai peur que ça ne serve que de faire-valoir : “ah ben non, ce n’est pas parce que vous êtes homosexuels qu’on refuse, la preuve, on en a déjà accepté…”

Que ceux qui voient se profiler le mariage se désilusionnent (ou se rassure, selon le point de vue), ça reste très loin, surtout dans un pays dont le gouvernement (des éléments solidaires entre eux) comporte Mme Boutin et dont le parti de la majorité a marqué sa volonté de rapprochement avec M. Villiers.

HS : Avez-vous pu admirer la prestation de Mme Dati sur Canal+ ce week-end ? Je ne sais pas s’il y avait matière à prix Busiris (notamment sur les coupables de Clearstream), mais elle y a mis du coeur !

10. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:45 par iPidiblue en majorité

Heureusement l’état de minorité n’est que transitoire … sinon s’il fallait se taper certains parents toute sa vie, il y aurait de quoi se flinguer tout de suite !

11. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:45 par pfelelep

Une question maitre: les futurs parents sont-ils désormais à l’abri de toute mauvaise surprise juridique de dernière minute? Ou est-ce que le dernier obstacle vient de tomber?

12. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:48 par ruit

J’ai pour ma part une opinion divergente sur ce sujet…Je suis pourtant jeune (enfin relativement,33 ans!),juriste (je “subis” l’épreuve du grand oral du CRFPA ce jeudi,oui je sais c’est tard mais c’est une reconversion),je ne suis donc pas parmi les élécteurs traditionnels de la droite catholique si bien représentée par Madame Boutin…Néanmoins la perspective vers laquelle nous allons de façon presque certaine, guidés en cela par la Cour de Strasbourg, de voir un couple homosexuel pouvoir adopter me met profondément mal a l’aise.Oui je continue a croire qu’un enfant a besoin pour son épanouissement personnel d’avoir un pére et une mére et oui je pense que nous sous estimons les conséquences psychologiques d’une éducation par deux parents du même sexe.Je sais qu’on m’objectera qu’il vaut mieux deux péres aimant que deux parents hétérosexuels haïssant mais l’argument m’a toujours semblé fallacieux en ce qu’il revient au “c’est toujours mieux…”.Etant évidemment respectueux de la démocratie et l’opinion majoritaire semblant aller dans le sens d’une évolution de la législation je ne la combattrai pas mais la regarderai voir le jour avec une certaine inquiétude….

13. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:50 par 1bR

Quoi Quoi Quoi !
Est ce qu’on a quelque part cette décision en entier ? J’ai lu tout et son contraire dans la presse… Le Monde dit que c’est juste la femme de 48 ans qui adopte en tant que célibataire alors qu’elle est en couple homosexuel… Alors est ce que le couple qui peut recevoir l’agrément et partager ainsi l’autorité parentale ou juste cette Dame ?

@ Eolas 1 (Qu’ils sachent ce qu’on endure) : TRES BON ! ;) Mais je suis néanmoins CONTRE et peut être par bonté pour eux, je préfère qu’on les épargne !

14. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:54 par Bôôh

@ Eric Coffinet
Vous avez entièrement raison, d’ailleurs on devrait placer systématiquement les enfants orphelins de père ou de mère tant que le parent restant n’a pas refait sa vie avec quelqu’un. Et interdire le divorce aux parents d’enfants mineurs. Et puis il faudrait faire une vasectomie à tous les hommes de plus de 50 ans, car au delà c’est trop vieux (d’ailleurs dame nature l’a bien compris en instituant la ménopause chez la gent féminine).

Sur le mariage civil, il ne vous est pas venu à l’esprit que certaines interprétaient autrement l’engagement que par une cérémonie en robe blanche et costume ? Il y a des couples non mariés bien plus solides que nombre de mariages (dont un sur deux fini en divorce, et je n’ai pas de stats sur les suicides). Vous confondez allègrement capacité et volonté, ce qui ferait dire à Brassens que les braves gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux…
Sur la limite d’âge, elle existe mais dans le sens inverse : 15 d’écart au minimum entre l’adoptant et l’adopté.

15. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:56 par Cyril

Je me pose la même question que “plume d’oie”. Le titre du monde est d’ailleurs “La justice autorise l’adoption d’un enfant par une homosexuelle” et non “La justice autorise l’adoption d’un enfant par un couple d’homosexuelle”.
Est-ce pour des raisons légales qu’une seule des deux personnes à engager cette action ? Un couple homosexuel pacsé n’a pas le droit d’intenter une action conjointement ?
@Eric Coffinet : Même si c’est loin d’être un cadre idéal, nous avons de plus de parents isolés (père ou mère) qui élèvent leurs enfants avec réussite. La présence des deux parents n’est donc pas indispensable.

16. Le mardi 10 novembre 2009 à 11:57 par patere legem

@10
Non ce n’est que l’agrément il reste à “trouver” un enfant, l’adoption n’est donc pas pour demain.

@12
Ce n’est effectivement qu’une femme célibataire qui a reçu l’agrément bien qu’elle soit en couple homosexuel, deux personnes ne pouvant recevoir un agrément commun que s’ils sont un couple marié ce qui exclu donc les homosexuels.

17. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:03 par pilier

Mais… Sauf erreur tout à fait possible de ma part, ce n’est pas le couple qui adopte, comme cela tourne en boucle sur la radio depuis tout à l’heure: c’est juste l’agrément pour l’une des deux femmes, l’autre n’aura, au mieux, qu’une délégation de l’autorité parentale sans jamais pouvoir prétendre (en l’état actuel du droit) à la qualité de parent de l’enfant, non?

D’autre part, c’est un bel exemple de victoire à la Phyrrus: la plaigante ayant déjà 48 ans, le temps que la CAA et le CE se prononcent, elle aura atteint un age qui justifiera à terme qu’on lui refuse l’adoption en raison de l’intérêt de l’enfant de ne pas avoir pour mère une femme à la retraite…

18. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:05 par Simon C

D’accord, on peut supposer raisonnablement qu’un couple hétérosexuel est plus à même d’apporter à un enfant l’éducation requise (certaines questions sont plus facilement posées à un parent de même sexe que l’enfant, noamment conernant le sexe, etc…) MAIS on oublie un cas qui est quand même relativement courant : les familles monoparentales, où une seule personne prend en charge l’éducation d’enfants. Et rappelons qu’il est possible pour un célibataire d’adopter au regard de la loi. Et il y aussi les couples divorcés, où pendant longtemps le père était techniquement évincé de l’éducation de ses enfants en ne les voyant que 4 jours par mois (c’est ma situation). Puisque ces situations sont possibles, et ont même été mises en places par la justice dans le cadre des couples divorcés, c’est donc qu’il y a reconnaissance de la capacité d’une personne seule d’élever un enfant. Et ce ne sont pas là des mesures d’exception !

Alors si on reconnait qu’une personne “normale” est capable d’assumer l’éducation d’enfants, pourquoi est-ce qu’une personne dont le seul “défaut” est de coucher avec des personnes du même sexe (ce qui demeure du domaine strictement personnel, en général les parents hétérosexuels ne laissent pas leurs enfants assister à leurs ébats) ne serait pas à même de le faire ? Si on me dit que je peux être un bon père parce que je suis capable sans me forcer de mettre mon phallus dans le vagin de ma partenaire, je ne peux qu’être intrigué par le raisonnement.

Sinon, vis-à-vis de l’article; cette nouvelle plus celle concernant le jugement de la cour d’appel de Rennes concernant le partage des droits parentaux démontre que la justice française est plus en avance que les deux autres forces constitutionnelles de notre beau pays…

19. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:07 par Antoine

Les suites du fameux arrêt E. B. c. France.
C’est fantastique. :)

20. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:07 par Simon C

Oups, vu le nombre de commentaire postés pendant que j’écrivais, je me dois de préciser : je réagissais au commentaire n°11 posté par ruit.

21. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:08 par Amon

@14 oui tout à fait ..enfin jusqu’au premier mariage homosexuel ;)

et pour les “contres” oui cela peut susciter des questions et des inquiétudes
mais bon pourquoi pas eux ???

quel aurait été la différence si elle avait couché avec un homme pour avoir l’enfant, que celui ci renonce à ses droits sur l’enfant etc etc pour finalement élevée l’enfant avec sa moitié ?
ou “pire” : faire une coucherie d’un soir dans une soirée, tombée enceinte et élever l’enfant avec sa moitié ?

Sachant que récemment un loi est passée enfin je crois (maitre au secours aidez moi) sur l’histoire des droits des beaux parents (remariage, union libre, pacs etc etc)
donc la conjointe aurait pu demander une reconnaissance comme autorité parentale sur l’enfant

A cela s’ajoute les questions qui vont finir par arriver :
maman il est ou papa et c’est qui ??
euh j’en sais rien un crétin mignon en boite

c’est mieux que de dire au gamin, voilà tu as été adopté dans telles ou/et telles conditions et pour tels et/ou tels motifs

22. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:08 par CH

Maître, êtes-vous certain qu’aucune demande d’un membre d’un couple homosexuel n’ait abouti ces 20 dernières années?
Je trouve totalement hypocrite d’obliger un membre d’un couple homosexuel à poser une demande en tant que célibataire, mais je crois savoir que certaines demandes de ce type ont abouties.

Cependant, dans cette affaire précise vous écriviez : ”Madame R. n’étant pas intéressée par cette perspective, Madame B. présente une demande en tant que célibataire.”.
Si je comprend bien : 2 personnes vivent en couple, l’une veut un enfant, l’autre pas vraiment.
Je ne suis pas sur que les avis soit favorables quelque soit l’orientation sexuelle du couple dans un tel cadre.

23. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:08 par Amon

Edit de mon 19

c’est mieux que de dire au gamin, voilà tu as été adopté dans telles ou/et telles conditions et pour tels et/ou tels motifs ???

voilà

24. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:14 par DMonodBroca

Comme ruit en 11, Eric Coffinet en 8, je ne vois pas cela comme une bonne nouvelle. Deux hommes ensemble ou deux femmes ensemble forment un simulacre de couple, pas un couple. Si cela leur plaît, bon, très bien. Un simulacre n’est pas condamnable en tant que tel. La vie sociale est pleine de simulacres. Mais confondre le simulacre avec ce qu’il simule est signe de folie. Faire comme si deux hommes ou deux femmes étaient père et mère cela n’a littéralement pas de sens. Cette confusione est insensée. Que la loi et la justice fassent fond sur de l’insensé est critiquable et inquiétant.

25. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:14 par Micha

L’évolution est lente mais elle se fait !!!!!!!!!

26. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:14 par patere legem

@16
C’est très réducteur de réduire l’homosexualité à une série de rapports sexuels, il s’agit un couple de personnes qui construisent leur vies ensemble.

L’adoption par un célibataire est permise pour une raison très pragmatique: statistiquement les célibataires (souvent des femmes plus âgées) adoptent des enfants plus âgés (des adolescents) alors que les couples sont jeunes est veulent des nourrissons pour avoir un enfant comme s’ils l’avaient “fait”. L’adoption par les célibataires permet donc de donner une famille à des enfants “inadoptables” par des couples.

27. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:18 par patere legem

@19
Non le projet sur les beaux-parents n’est pas passé.
Mais la délégation de l’autorité parentale est effectivement possible et elle est utilisé dans ces cas comme dans ceux des mères porteuses (mais pas seulement!)

28. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:21 par sereatco

Bonjour,

Il y a déjà eu des adoptions par des (faux) célibataires vivant en fait en couple homo.
Cela s’est fait dans la plus grande discrétion (voulue d’ailleurs par toutes les parties) et, il faut bien le dire, dans la plus grande hypocrisie.
Mais certains vivent en famille comme cela depuis des années et pour les deux cas que je connais, cela se passe d’ailleurs plutôt bien.

A bientôt.

29. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:24 par Eric Coffinet

@ patere legem (24)

Je lis : L’adoption par un célibataire est permise pour une raison très pragmatique: statistiquement les célibataires (souvent des femmes plus âgées) adoptent des enfants plus âgés (des adolescents) alors que les couples sont jeunes est veulent des nourrissons pour avoir un enfant comme s’ils l’avaient “fait”. L’adoption par les célibataires permet donc de donner une famille à des enfants “inadoptables” par des couples.

Où peut-on trouver ces statistiques ?

En est-il de même dans les cas de “faux” célibataire vivant en “vrai” couple homosexuel ?

30. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:26 par Simon C

@24
Je ne considère pas l’homosexualité comme uniquement une série de rapports sexuels, heureusement. Seulement, c’est à mon sens le seul critère invariant dans la définition d’un homosexuel (en tout cas sur l’instant je ne vois que celui-là, mais je serais heureux que vous m’en apportiez d’autre). Je reconnais en relisant mon post que je me suis en effet très mal exprimé (mais j’aurais du mal à le faire plus clairement, malheureusement).

Concernant l’adoption par des célibataires, vous me citez des statistiques. L’ennui avec ça c’est qu’il s’agit d’observations sur plusieurs milliers de cas, et donc que pris individuellement, vous trouverez aussi des jeunes homes qui ont adopté des nourrissons (enfin là c’est assez extrême comme exemple, je l’admet), et ça personne ne l’interdit. Enfin aucun texte ne l’interdit, après je ne sais pas qui décide et sur quels critères.

Donc oui, l’adoption par des célibataires permet en effet de donner une famille à des enfants “inadoptables” par des couples. Et c’est tant mieux. Mais elle pemet aussi d’autres choses, il ne faudrait pas la réduire à ce simple cas de figure :)

31. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:30 par Rutrapio

Cocorico, Je suis de Besançon
je pense que je vais aller saluer le juge en question, juste comme ça

32. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:34 par Lanza

@ruit (11): oui, mais non.

D’une part, l’état psychologique moyen d’un couple français n’est pas brillant (c’est mon avis et je le partage). Donc qu’il soit homosexuel ou pas, ça ne change pas grand chose au final pour l’enfant. Un peu plus un peu moins… Ne faire adopter que par des couples réellement stables, ça me paraît légèrement utopique. Y’en p’tet un ou deux milliers, en cherchant bien ? Donc oui, le “c’est toujours mieux” est un argument qui tient la route, puisque l’idéal est rare, voire inexistant.

D’autre part, dans un couple homosexuel, on retrouve souvent les mêmes rôles que dans un couple hétérosexuel, peut-être partagés différemment, mais ils sont là tout de même.

33. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:37 par Petit pois sournois

Notons d’abord que la décision vient d’être rendue et qu’il reste encore une possibilité d’appel.

Mais sur le fond, il me semble que cette décision, et les réactions immédiates de certains intervenants (Peut être une première brèche vers le mariage homo…., Prochaine étape le mariage !!, etc.), ainsi que certaines remarques faites à la suite du billet sur “Qu’est-ce qu’être Français”, devraient conduire à une réflexion beaucoup plus approfondie : Est-ce qu’il n’y a pas lieu de remettre en question, aujourd’hui, l’ensemble de la réglementation sur la famille ?

Est-ce que l’Etat, pris comme ensemble des citoyens, a encore un intérêt, comme il a semblé l’avoir depuis plus de 2 000 ans, à reconnaître un mode d’union particulier, comme le mariage, et a lui conférer des effets particuliers ?
Est-ce que le même Etat a un intérêt à privilégier certaines filiations, ou certains liens familiaux ?

Est-ce que tout cela ne devrait pas relever de la simple sphère privée, à charge pour chacun de l’organiser comme il l’entend, la seule contrainte étant que les contrats conclus ne contiennent pas de clauses illicites, c-à-d contraires aux principes de liberté (donc laïcité), égalité et fraternité ? (L’égalité portant notamment à proposer des contrats-types de base à ceux qui n’auraient pas les moyens de consulter des juristes chevronnés, donc chers). Et l’Etat ne tirant lui-même aucune conséquence du choix de vie fait par les personnes (par exemple en matière d’impôts, de droits sociaux, etc).

Comme ce qui semble préoccuper beaucoup de nos concitoyens tourne principalement autour de la filiation, ne devrait-on pas limiter l’intervention de l’Etat à cette sphère ? Et dans quelles limites, en tenant compte naturellement de ce que l’Etat, s’il veut survivre, doit avoir des citoyens et donc se préoccuper de leur reproduction, à moins qu’il ne choisisse de privilégier l’importation ?

Je n’ai pour l’instant que des questions, et pas de réponse. Mais compte tenu de l’évolution de notre société depuis une trentaine d’années, et notamment des réformes du droit de la famille déjà intervenues, il me semble qu’il faudrait aller au fond des choses. Et que cela mériterait un grand débat. Mais pas sous forme de blog ou de consultation sauvage ; peut-être sous la même forme que celle adoptée pour les lois de bioéthique. Nous sommes dans un domaine largement aussi sensible.

34. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:52 par yves

Moi je dis, passons à l’étape suivante, suppression du mariage !

Le mariage, vieille institution féodale dans laquelle le père de la futur épousée (si si) donne celle ci à son futur gendre, correspond à une époque ou non seulement la femme n’était jamais majeure, mais en plus elle n’avait pas d’âme non plus. Il est temps de mettre tout ça à la poubelle. Vive l’union libre!

35. Le mardi 10 novembre 2009 à 12:57 par X.

Pour préciser certaines choses:

Le TA a annulé le refus de délivrance d’un agrément.
L’agrément devra être délivré dans un délai de 15 jours avec un astreinte de 100 euros par jour au delà.
Si le président du Conseil général du Jura interjette appel, il refusera (en toute illégalité) de s’exécuter… et on repart pour un tour (même si mon petit doigt me dit que le président de la CAA compétente fera ce qu’il faut pour que cela aille très vite…)

Bref cette victoire annoncée n’est pas définitive car le temps joue contre la requérante (Mlle B. n’a plus 20 ans !) et le CG joue là dessus depuis que la Cour EDH a statué sur son cas… Restera ensuite l’indemnitaire (mais la réparation par équivalent peut elle avoir un sens en cette matière ?)…

Quant à la compagne de Mlle B., elle n’est pas du tout désintéressée par la démarche de Mlle B. L’analyse du CG est coupée de toute réalité !

Voyez les cahiers du CREDHO pour le détail !

36. Le mardi 10 novembre 2009 à 13:10 par Anais

@ Eric Coffinet

Très honorable Eric,

si je puis me le permettre, j’aimerais relever l’affirmation suivante qui est la votre : “l’adoption des mineurs devrait être réservée aux couples hétérosexuels “.
Je tiens à relever tout particulièrement l’adjectif “mineur” que vous mettez ici en avant. Oui parce que c’est particulièrement gentil de votre part d’accepter que des homosexuels adultes s’adoptent entre eux, mais je crois que depuis quelques années ça s’appelle le pacs et ne contient à ma connaissance aucune notion éducative.

Pour ce qui est du reste, je n’ai rien de particulier à vous répondre (mis à part peut-être qu’à ma connaissance une assez large majorité - bien que je puisse bien évidemment me tromper - des homosexuels en âge d’adopteer aujourd’hui sont issus de familles au sens traditionnel et ont même été conçus dans le plus pur respect des lois du genre. Tout cela pour dire que le lien de cause à effet (s’il existait) ne semble pas vouloir se démontrer.

En vous priant de bien vouloir agréer à l’hommage de mon plus profond respect.

37. Le mardi 10 novembre 2009 à 13:20 par Cyril

@Petit pois sournois : il y a effectivement lieu de remettre en cause l’ensemble car il est dépassé mais il n’y a aucune volonté politique en ce sens. Le lobbying en faveur du mariage hétérogène, comme seule bonne pratique familiale, est fort dans ce pays comme dans beaucoup d’autres.

38. Le mardi 10 novembre 2009 à 13:25 par Rom1

L’idéal serait que tous les enfants soient élevés par leurs parents biologiques, qui seraient aimants et attentionnés et qui participeraient ensemble à toutes les rencontre parents-professeur.
Malheureusement, dans la vraie vie, il arrive que des gens se séparent, que des parents abandonnent leurs enfants ou qu’ils soient incapables de s’en occuper.

Je ne dis pas que l’adoption par les célibataires et les couples homosexuels soit forcément une bonne idée (après tout, l’administration délivre nettement plus d’agréments qu’il y a d’enfant adoptables, il serait donc peut-être possible de restreindre l’adoption aux couples mariés sans pénaliser aucun enfant). Mais l’argument qui affirme qu’il faut un père et une mère pour qu’un enfant s’épanouisse est bidon, voire dangereux (ou alors il faudrait interdire l’adoption aux célibataires, et le divorce aux couples ayant adopté un enfant en bas âge).
Tout comme celui qui prétend qu’un divorce est forcément nuisible pour les enfants.

Le référent féminin (ou masculin) peut se trouver ailleurs que chez les parents. Beaucoup de femmes (et certains hommes) élèvent seules leur enfant, sans que l’administration ne déploie autant d’efforts pour leur trouver un conjoint qu’elle n’en a consacré à justifier des refus d’agrément.

@31: ce serait un sujet intéressant après les nombreuses évolutions qu’a connu le mariage, mais la société française n’est sans doute pas prête à envisager un tel pas. L’évolution peut aussi se faire en douceur, par exemple en liant les avantages fiscaux au nombre de personnes à charge plutôt qu’à l’état de la personne.

39. Le mardi 10 novembre 2009 à 13:29 par Vivien

Bon.
Même si je ne suis pas d’accord sur le principe, il ne me reste plus qu’à reconnaitre qu’une telle hypocrisie juridique est à sa place dans la poubelle.
Le premier droit qu’aurait du avoir Mlle B. est celui à une réponse claire, ferme, et faisant l’objet d’un débat de société sain.

@yves
La suite logique d’un accroissement des libertés, pour vous, c’est la suppression d’un cadre juridique encore choisi par quelques millions de personnes?
Vive la liberté décidément.

40. Le mardi 10 novembre 2009 à 13:38 par henriparisien

C’est - à ma connaissance - par UNE homosexuelle vivant en couple, et non par un couple d’homosexuel.

On peut adopter en étant célibataire (et c’est d’ailleurs comme cela que de nombreux homosexuel adopte depuis toujours des enfants en cachant leur homosexualité), on peut adopter en étant un couple marié (et pas pacsé), on ne peut pas adopter en étant un couple vivant en union libre.

Mais cela reste une bonne nouvelle quand même. Même s’il a fallu presque 10 ans à la requérante pour la recevoir et ce faisant les modalités pratiques de l’adoption deviennent délicates.

41. Le mardi 10 novembre 2009 à 13:51 par Jerome

Eric, ruit et tous les autres qui pensent que “c’est pas bien” : vos arguments sont fallacieux, car vous ne demandez pas à ce que les enfants de gens qui divorcent pendant la grossesse et dont le papa ne donne plus signe de vie soient placés à la DDASS (plus de référant homme), que les enfants dont le père meurt dans un accident avant la naissance soit automatiquement placés eux aussi (même raisonnement), vous faites quoi aussi des gens qui changent de préférence sexuelle après avoir eu leur enfant, ou celles qui couchent avec leur meilleur ami (c’est dégoutant pour elles, mais vous les obligez à passer par la…) et donc que l’enfant est quand même la, non, vous bloquez juste sur un cas, les homos, comme c’est bizarre…

Une belle excuse “pour le bien de l’enfant” pour cacher votre homophobie non assumée.

42. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:00 par ruit

@39:ou comment recevoir des leçons de tolérance d’une personne ne supportant pas les avis divergents du sien…

43. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:08 par iPidiblue de pire en pire

Les enfants c’est dégoûtant, les parents c’est pire !

44. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:09 par dimip

@8 Eric Coffinet et les autres dans la même veine : J’en conviens avec vous, vous semblez être un vieux con réac (j’ai pas dit que vous l’étiez, mais vous faites tout pour passer pour…).

Au-delà de la vacuité de votre prétendu argument comme quoi un enfant à besoin d’un père et d’une mère pour se développer harmonieusement (les familles monoparentales qui élèvent des enfants sains de corps et d’esprit ne semblent pas exister dans votre univers - à moins que vous ne me répondiez qu’il vaut mieux un parent seul que deux hommes ensemble, auquel cas c’est même pas la peine de lire la suite de ma réponse, vous pouvez passer à la fin directement), le coup de l’engagement dans le mariage comme préalable nécessaire est encore pire pour la même raison !!
Combien de parents vivant dans le pêché mais heureux et ensemble jusqu’à la fin de leurs jours, combien de couples d’abord mariés en bonne et due forme puis divorcés qui se déchirent autour de la garde de leurs enfants aux quatre coins du monde ? (à déclamer à la façon de qui vous savez).

Quand au ‘problème’ posé par l’âge des parents, encore une fois il faut vivre avec son temps…..
Pourquoi Johnny il aurait le droit d’adopter à 65 berges et pas deux lesbiennes de la quarantaine ? Ah, mais il est marié et avec une femme, lui…

Votre problème c’est juste qu’on file des gosses à des homosexuels en fait, même si ils étaient jeunes et pouvaient se marier, faut arrêter les arguments démagogiques pour justifier vos préjugés.

45. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:15 par Amon

Juste pour info, bien que je respecte vos avis et vos droits de penser différemment
Mais je trouve que certains arguments “contre” sont limites de l’homophobie quand même !
faites attention les gens ! ;)

46. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:18 par nico

Même en apportant la nuance de l’adoption par une femme se déclarant homosexuelle et non par un couple je vois là une grande avancée symbolique. C’est une étape de plus vers une reconnaissance sociale et un élargissement probable et nécessaire (mon opinion d’hétéro) des droits des homosexuels.
Que le Droit est long à se conformer à l’évolution des mœurs !!!

47. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:20 par Adrien bis

Il me semblait pourtant avoir lu il y a quelque années déjà, une double page dans sud-ouest sur les familles homoparentales, ou l’un des membres du couple adoptait un enfant en cachant (ou l’administration ne voulant pas voir) son homosexualité. Cela dit cela rend le cas de cette dame encore plus insupportable.

En ce qui concerne le mariage homo, je cite ici feu M. Labarrère, ancien maire de Pau, et premier politique à avoir annoncé son homosexualité : “Je suis contre, il y a suffisamment de cocus avec les hétéros…”

A tout ceux qui expliquent qu’un enfant doit obligatoirement avoir deux parents de sexe opposé pour bien grandir, comment savez-vous que les couple homo n’engendreront que des détraqués mentaux (ou du moins “un nombre significativement plus élevé de détraqués mentaux”)? Je me permet de nier, sans preuve, ce que vous affirmez sans preuve.

48. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:21 par ruit

Je ne vois pas en quoi le fait de se demander si pour l’enfant être élevé par un couple composé de personne du même sexe ne peut pas être problématique d’un point de vue psychologique constitue un préjugé?
Evidemment il y a des enfants qui sont élevés par des personnes célibataires ou des familles monoparentales qui sont trés heureux mais je ne vois pas vraiment le rapport…
Sur ce je retourne à mes libertés fondamentales (j’en étais où déja…ha oui liberté d’opinion!)

49. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:23 par ceriselibertaire

EXpliquer “benoitement” est-ce que cela signifie allez dans le sens voulu par le pape Benoit XVI?

50. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:27 par Jaime Nolastname

L’égalité, une valeur remise au goût du jour. Le droit administratif, c’est d’ la bombe ! Je suis folle de joie. Par contre je n’ai pas compris la façon dont l’argument du Conseil général (ce n’est pas l’orientation sexuelle mais la “stabilité”… le problème) peut être reconnu illégal. Si vous avez des précisions…

51. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:30 par Jerome

ruit, vous n’avez peut-être pas noté, mais je n’ai rien dit sur le fait que j’accepte ou pas votre avis, vous avez inventé cette partie.

Par contre, il est vrai que je ne supporte pas les gens qui se cachent, qui n’acceptent pas de mettre le mot du dictionnaire qui correspond à leur pensée… Et encore moins ceux qui se cachent derrière “le bien de l’enfant” sans apporter la moindre preuve que l’enfant n’est pas bien dans ce cas : J’ai grandi sans référant paternel, et mon “épanouissement personnel” s’en porte très bien, merci.

Argumentez avec des choses qui correspondent à la conclusion que vous en tirez, ou changez de conclusion, et regardez autour de vous : votre discours ne tient pas une seconde face à toutes ses personnes qui ont été éduqués hors de votre modèle, vos arguments n’en sont pas. Si c’était votre argument pour être gêné par cette décision de justice, vous ne devriez plus être gêné maintenant vu que vous avez la preuve que vos arguments ne tiennent pas, mais j’imagine que d’autres arguments sortiront du chapeau pour ne pas que vous ayez à changer votre conclusion…

“Sur ce je retourne à mes libertés fondamentales (j’en étais où déja…ha oui liberté d’opinion!”

Ce qu’on ne respecte pas, ce n’est pas votre liberté d’opinion, mais le fait de vous cacher derrière des excuses bidon pour ne pas assumer cette opinion.
Vous avez une opinion sur le sujet, assumez-la!

Et au passage, vous faites quoi de notre liberté d’opinion, qui est que vous vous cachez derrière des excuses? Interdite?

“Je ne vois pas en quoi le fait de se demander si pour l’enfant être élevé par un couple composé de personne du même sexe ne peut pas être problématique d’un point de vue psychologique constitue un préjugé?”

C’est un préjugé, pur, du 100%.
Tous les enfants d’homos (et ils sont nombreux, la loi, l’état, ne peut pas empêcher la réalité du terrain) vous le diront.
C’est un préjugé, car aucune étude sérieuse n’est jamais arrivée à cette conclusion.
C’est un préjugé, car vous avez construit cette conclusion de vous-même.
C’est un préjugé, car vous inventez des raisons pour penser ce que vous pensez
C’est un préjugé, tout simplement parce que votre phrase est fausse dès qu’on est intéressé par la vérité.
La réponse à la question a toujours eu la même réponse : les enfants d’homos sont malheureux seulement à causes des préjugés des autres, sinon ils se portent très bien, ils sont bien plus heureux en moyenne que les enfants d’hétéro car leur parent ont dû se battre, ils l’ont voulu. Éliminez les préjugés, et ils ne restera aucune différence. Et oui, le problème des enfants, c’est vous, pour leur bien-être, si vous vous y intéressez, vous devez changer et éliminer vos préjugés. Leur bien-être passe par l’élimination de vos préjugés.

52. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:35 par ophise

Et si l’on pensait juste… aux enfants !

L’agrément ne porte pas que sur de bons petits nourrissons ou adolescents franchouillards : il permet aussi à cette (ces) femme (s) d’adopter légalement n’importe où dans le monde.
(http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ac…)

Sommes-nous si certains de ce qui est bon pour un enfant que nous devrions priver les millions d’entre eux qui se morfondent dans des orphelinats d’être adoptés parce que certaines règles morales nous semblent supérieures à leur bien être ???

Allons… dans un pays où un couple marié sur trois divorce (un sur deux à Paris), les certitudes de ce qui est bien et de ce qui est mal sont relatives. La certitude qu’un enfant est toujours mieux dans un foyer familial que dans un foyer social peut aussi se discuter. La certitude que l’on gagne à être élevé avec amour - quelque soit le genre ou l’état civil de celui qui vous accompagne - me semble plus évidente.

(séquence “bisounours” ? séquence bisounours !)

53. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:35 par Vivien

@Jerome

1ère réponse  : popopop, on se calme. c’est pas gentil de traiter les gens que l’on ne connait pas d’homophobes, c’est commel les traiter de gros racistes ou de tarlouzes, parfois ils le prennent mal.

2ème réponse : vous gagnerez en subtilité dans votre argumentation si vous vous rendez compte que le mot “adoption” fait partie du blocage au même titre que le mot “homosexuel”.
Il ne s’agit pas du problème “d’avoir un enfant” dont on parle içi. Tout le monde à le droit d’en avoir un, ou au moins d’essayer. Je ne pense pas que les femmes qui se sont battues pour le droit de ne pas en avoir voulait que ce droit là soit en contrepartie censuré.

L’adoption, c’est confier un enfant né, qui a donc des droits, à un couple ou un individu. L’Etat est responsable des pupilles de la nation, il a donc un devoir de regard avant de se dessaisir de sa responsabilité.
Je ne vois pas comment vous en faites le symétrique d’une situation où des parents “indignes” se voient retirer la garde de l’enfant. L’enfant est sous la responsabilité des parents, pas sous celle de l’Etat. L’Etat doit justifier une limitation du droit des parents, ce qui est grave, au regard des droits de l’enfant.
Donc désolé, décidément, rien à voir.

J’aurai bien discuté du problème de fond qui est donc maintenant que l’on a pu le poser  :
“Les couples homosexuels sont ils légitimes à acceuillir un enfant que leur confierait l’Etat”, mais j’ai trop peur que vous vous en foutiez d’avoir un débat. Sinon vous ne commenceriez pas par taper.

54. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:37 par Hareo

@46: Moi non plus, je ne vois pas le rapport entre un gamin élevé par un seul parent et élevé par des parents homosexuel. Les faits sont très diffèrent.
Aujourd’hui, je suis totalement pour le mariage -dans le sens moderne- homosexuel mais contre l’adoption homosexuel. Je vois plus de “mal” que de “bien” pour l’enfant (et il est bien question du bien-être de l’enfant.. pas du désir d’assouvir un besoin d’adopter des parents, aussi homo qu’hétero).
Je suis aussi ouvert à tout argument (et pas un simple rapprochement des couples hetero/homo.. chez l’un c’est mieux que chez l’autre, parce que ceci cela.. blablabla) qui pourrait me faire changer d’avis.

55. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:42 par Bôôh

Ben zut, mon commentaire n’a pas été publié.

J’ai peur que cette décision au final ne serve que de faire-valoir à l’administration pour pouvoir continuer à refuser l’agréments aux homosexuels “ah ben non, ce n’est pas à cause de votre homosexualité que nous refusons, la preuve, on en a déjà accepté…”

@ Eric Coffinet en #8 :
Je suis parfaitement d’accord avec vous. D’ailleurs plaçons les enfants de tous les veufs, jusqu’à ce qu’ils reforment un couple. Et interdisons le divorce aux couples ayant des enfants mineurs. Et pratiquons une vasectomie systématique lors du 51e anniversaire des messieurs. Après-tout dame nature a bien compris que l’humain était mathématiquement trop vieux ensuite, la preuve avec la ménopause.

Il ne vous est pas venu à l’idée qu’on pouvait envisager le couple autrement que par un serment en robe blanche et costume devant un écharpe tricolore ? Que ça ne présageait en rien du sérieux de l’engagement. Il y a tout un tas de gens qui refusent le mariage pour d’innombrables raisons et forment pourtant des couples bien plus solides que certains mariages (dont un sur deux finira sur un divorce, et je ne connais pas les statistiques sur les suicides).
Pour ce qui est de la limite d’âge, la loi en fixe une, mais dans l’autre sens : un minimum de 15 ans entre l’adoptant et l’adopté.

@ ruit en #11 : pensez-vous vraiment que ce soit déséquilibrant que d’être élevé par des parents plus tolérant à la différence (encore qu’il existe des homosexuels intolérants), suffisamment désireux d’avoir un enfant pour faire la démarche lourde, complexe, douloureuse, d’adopter, avec actuellement des chances s’élevant à 0 (enfin 1 sur x maintenant) d’obtenir gain de cause ? Ce n’est pas choisir entre la peste et le choléra, c’est choisir entre le foyer et un couple dont l’équilibre est soigneusement étudié pour l’agrément.

@DMonodBroca en #22 : un simulacre de couple ? C’est triste la haine et le mépris issus de l’incompréhension. Il n’est pas question pour les couples homosexuels de faire la maman et le papa, mais d’être la mère et la mère ou le père et le père, malgré votre imagination les homosexuels parents ne sont pas des folles qui se travestissent pour élever leurs enfants ! Mais vous faites bien de vous inquiéter de cette insensée confusion sur laquelle la loi fait fond, bientôt vous verrez qu’on va accorder le statut d’humain aux nègres et le droit de votes aux femmes, et il parait même que d’après certains échappés de l’asile la terre serait sphérique !

56. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:42 par nicocerise

Une victoire contre l’hypocrisie? Certains commentateurs soulèvent d’autres hypocrisies : un couple de personnes de même sexe est un simulacre de couple, etc…

Il y a encore beaucoup de chemins : un couple c’est 2 personnes qui s’aiment et qui vivent ensemblent (il peut même ponctuellement y avoir d’autres personnes invitées)

57. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:44 par Bôôh

Ben zut, mon commentaire n’a pas été publié.

J’ai peur que cette décision au final ne serve que de faire-valoir à l’administration pour pouvoir continuer à refuser l’agréments aux homosexuels “ah ben non, ce n’est pas à cause de votre homosexualité que nous refusons, la preuve, on en a déjà accepté…”

@ Eric Coffinet en #8 :
Je suis parfaitement d’accord avec vous. D’ailleurs plaçons les enfants de tous les veufs, jusqu’à ce qu’ils reforment un couple. Et interdisons le divorce aux couples ayant des enfants mineurs. Et pratiquons une vasectomie systématique lors du 51e anniversaire des messieurs. Après-tout dame nature a bien compris que l’humain était mathématiquement trop vieux ensuite, la preuve avec la ménopause.

Il ne vous est pas venu à l’idée qu’on pouvait envisager le couple autrement que par un serment en robe blanche et costume devant un écharpe tricolore ? Que ça ne présageait en rien du sérieux de l’engagement. Il y a tout un tas de gens qui refusent le mariage pour d’innombrables raisons et forment pourtant des couples bien plus solides que certains mariages (dont un sur deux finira sur un divorce, et je ne connais pas les statistiques sur les suicides).
Pour ce qui est de la limite d’âge, la loi en fixe une, mais dans l’autre sens : un minimum de 15 ans entre l’adoptant et l’adopté.

@ ruit en #11 : pensez-vous vraiment que ce soit déséquilibrant que d’être élevé par des parents plus tolérant à la différence (encore qu’il existe des homosexuels intolérants), suffisamment désireux d’avoir un enfant pour faire la démarche lourde, complexe, douloureuse, d’adopter, avec actuellement des chances s’élevant à 0 (enfin 1 sur x maintenant) d’obtenir gain de cause ? Ce n’est pas choisir entre la peste et le choléra, c’est choisir entre le foyer et un couple dont l’équilibre est soigneusement étudié lors de l’obtention del’agrément.

@DMonodBroca en #22 : un simulacre de couple ? mais est-ce que vous avez la moindre idée de ce dont vous parlez ? C’est triste la haine et le mépris issus de l’incompréhension. Il n’est pas question pour les couples homosexuels de faire la maman et le papa, mais d’être la mère et la mère ou le père et le père, malgré votre imagination les homosexuels parents ne sont pas des folles qui se travestissent pour élever leurs enfants ! Mais vous faites bien de vous inquiéter de cette insensée confusion sur laquelle la loi fait fond, bientôt vous verrez qu’on va accorder le statut d’humain aux nègres et le droit de votes aux femmes, et il parait même que d’après certains échappés de l’asile la terre serait sphérique !

58. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:46 par Lars Wool

Je partage fortement l’avis de Jerome, même si Vivien dit qu’il s’emporte un peu, il faut voir au-delà de la forme pour regarder le fond.

Comment peut-on se dire “un enfant adopté par un couple homo n’a pas un cadre familial acceptable” alors que justement on interdit cette adoption sur ce motif là ?

Cela n’a rien d’un questionnement logique, c’est tout simplement une peur irrationnelle.

Si le rôle de l’Etat est de veiller sur ses pupilles en attendant de les confier à une personne (ou couple) qui saura s’en occuper, l’Etat se DOIT d’explorer toutes les possibilitées.

59. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:46 par Jerome

Vivien, effectivement je met dans le panier “enfant biologique” et “enfant adopté”, parce que je ne vois pas pourquoi un enfant biologique devrait avoir moins de droits qu’un enfant adopté (pourquoi l’état choisit les parent d’une enfant adopté et élimine les “mauvais parents” dans ce cas, et ne le ferait-elle pas pour les parents biologiques?)

Si quelque chose n’est pas bien pour le bien de l’enfant, il n’y a aucune différence entre adopté ou biologique, ce n’est pas bien, et je ne vois pas pourquoi l’état aurait le droit de juger l’un, et pas l’autre, question d’égalité de traitement.

60. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:47 par ceriselibertaire

  1. 51 Hareo : je te demanderais au nom de quel principe peux-tu être contre, peux-tu autoriser ou interdire quelque chose d’aussi personnel.

1. “C’est mal” de mentir pourtant est-ce que cela est interdit.
2. Le bien être de l’enfant n’est pas assuré dans un appartement de 10 m² doit-on interdire de faire un enfant dans ces conditions.

61. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:51 par Jerome

Hareo : Je vois plus de “mal” que de “bien” pour l’enfant (et il est bien question du bien-être de l’enfant.. pas du désir d’assouvir un besoin d’adopter des parents, aussi homo qu’hétero).

Si vous voyez plus de “mal”, donnez des exemples. Car le “mal” (perte d’identité de l’enfant etc…), il l’est dans tous les cas, hétéro ou homo.

Vous demandez des arguments, mais le seul argument que j’aurai à fournir serait : pour vous, quel “mal” est spécifique aux homos?
Je pense que rien que le fait de répondre à cette question, de réfléchir et se dire “ah oui, exact, c’est aussi le cas chez les hétéros” (rappel : un célibataire a le droit d’adopter!), vous fera comprendre que le problème est l’adoption (votre problème de plsu de “mal” pourrait par exemple être limité aux célibataires, pas aux homos), pas l’orientation sexuel de l’adoptant.

62. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:59 par ophise

Comme il est plaisant de voir qu’on est lue quand on fait dans le bon sentiment…

Mais puisque c’est la polémique qui paye…

A celles et ceux qui s’obstinent à parler de “pupilles de l’Etat” je le redis : l’agrément d’adoption est obligatoire même pour des enfants du bout du monde.

Votre sensibilité aux responsabilités de l’Etat français est-elle toujours aussi irritée ou le fait que l’on parle là d’enfants rouges, noirs, jaunes rend-elle brusquement l’idée qu’ils puissent être adoptés par des homosexuels plus supportable ???

63. Le mardi 10 novembre 2009 à 14:59 par DMonodBroca

@ Jérome 48
Vous écrivez “les enfants d’homos “.
Cela n’a pas de sens.
On est enfant d’un père et d’une mère.
Il faut que 2 gamètes se rencontrent pour quil y est perpétuation de la vie.
Que 2 personnes de même sexe vivent ensemble, soit ; qu’elles élèvent des enfants, soit ; mais je me refuse à faire comme si, comme si c’était leurs enfants à elles deux, comme si elles étaient père et mère. Et la loi n’a pas non plus à faire comme si. La loi n’a pas à entériner un simulacre à égalité avec ce qu’il simule.
L’idéologie moderne voudrait nous faire croire que la réalité n’est pas la réalité, que la réalité est seulement ce qu’elle prétend, elle, être la réalité. Par exemple qu’il y a des “enfants d’homos”. Je refuse cette idéologie.

64. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:00 par Arnaud

Il y a en France beaucoup plus de parents qui veulent adopter que d’enfants adoptables… Et c’est heureux d’ailleurs.

Et personnellement je suis convaincu que les enfants adoptables devraient être en priorité accueillis par des familles ayant de réelles impossibilités à concevoir, plutôt que par des familles (quelle que soit l’orientation sexuelle) qui désirent éviter la grossesse pour des raisons de convenance personnelle.

L’adoption dont parle l’article, pour le peu que j’en sais, est une grande claque dans la gueule de tous les couples stériles qui aimeraient adopter.

65. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:00 par Eric Coffinet

@ Anais (34)

Il me semble que le PACS implique une vie commune et sous-entend une relation sexuelle monogame, non ?

J’en veux pour preuve l’article 515-2 du Code Civil (Modifié par Loi 2007-308 2007-03-05 art. 1 3° JORF 7 mars 2007 en vigueur le 1er janvier 2009)
A peine de nullité, il ne peut y avoir de pacte civil de solidarité :
1° Entre ascendant et descendant en ligne directe, entre alliés en ligne directe et entre collatéraux jusqu’au troisième degré inclus ;
2° Entre deux personnes dont l’une au moins est engagée dans les liens du mariage ;
3° Entre deux personnes dont l’une au moins est déjà liée par un pacte civil de solidarité.

@ Jérome (39)

Comparaison n’est pas raison, dans les cas cités aucun de ces enfants n’est adoptable … les autorités ont le droit et le devoir de prendre tous les garanties qu’elles estiment nécessaires pour le bien de l’enfant à adopter.

@ dimpi (42)

Qui a parlé de “péché” ? Certainement pas moi !
Quant à Johnny Halidays, je pense effectivement qu’être âgé de plus de 60 ans est rédhibitoire pour adopter un bébé.

66. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:10 par Jerome

DMonodBroca On est enfant d’un père et d’une mère.

Euh… Non.
On est conçu avec 5 minutes d’un homme, et porté pendant 9 mois par une femme.
Ca ne fait pas de ces deux personnes les pères et mères, seulement les pères et mère biologiques.

Et ont peu être enfant d’homos, au sens de ce que comprend l’enfant, quand madame ca faire 5 minutes de sexualité et partir vivre avec sa compagne.
On peut être enfant d’homos, au sens de ce que comprend l’enfant, quand deux futurs papas vont à l’étranger demander à une mère porteuse de porter leur enfant.

Le bien-être de l’enfant ne se base aucunement sur cet aspect biologique, car l’enfant va être éduqué par ceux qui l’éduqueront, qui peuvent très bien être extérieur aux parents biologiques.

La réalité est ce qu’elle est, parent biologique n’est pas forcément synonyme de parent au sens où le comprend l’enfant.
La réalité est qu’aujourd’hui, malgré les lois qui font tout pour dire qu’ils n’existent pas, des milliers d’enfants sont des enfants d’homos, ou si on veut absolument que “parents” soit pour les biologiques, des milliers d’enfants considèrent que leur parent biologique ne sont rien, et que leur parents officiels sont leur parents.

Et le plus dur pour ces enfants, c’est que des gens extérieurs viennent leur dire que ses 2 papas n’ont pas les mêmes droits “pour son bien” (l’enfant pense alors “quel connard cette personne avec ses préjugés”, car pour l’enfant, ses 2 papas sont égaux, et si la personne extérieure pensait à son bien, elle donnerai les mêmes droits à ses 2 papas)

67. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:11 par Jerome

DMonodBroca On est enfant d’un père et d’une mère.

Euh… Non.
On est conçu avec 5 minutes d’un homme, et porté pendant 9 mois par une femme.
Ca ne fait pas de ces deux personnes les pères et mères, seulement les pères et mère biologiques.

Et ont peu être enfant d’homos, au sens de ce que comprend l’enfant, quand madame ca faire 5 minutes de sexualité et partir vivre avec sa compagne.
On peut être enfant d’homos, au sens de ce que comprend l’enfant, quand deux futurs papas vont à l’étranger demander à une mère porteuse de porter leur enfant.

Le bien-être de l’enfant ne se base aucunement sur cet aspect biologique, car l’enfant va être éduqué par ceux qui l’éduqueront, qui peuvent très bien être extérieur aux parents biologiques.

La réalité est ce qu’elle est, parent biologique n’est pas forcément synonyme de parent au sens où le comprend l’enfant.
La réalité est qu’aujourd’hui, malgré les lois qui font tout pour dire qu’ils n’existent pas, des milliers d’enfants sont des enfants d’homos, ou si on veut absolument que “parents” soit pour les biologiques, des milliers d’enfants considèrent que leur parent biologique ne sont rien, et que leur parents officiels sont leur parents.

Et le plus dur pour ces enfants, c’est que des gens extérieurs viennent leur dire que ses 2 papas n’ont pas les mêmes droits “pour son bien” (l’enfant pense alors “quel empêcheur cette personne avec ses préjugés”, car pour l’enfant, ses 2 papas sont égaux, et si la personne extérieure pensait à son bien, elle donnerai les mêmes droits à ses 2 papas)

68. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:17 par Jerome

DMonodBroca L’idéologie moderne voudrait nous faire croire que la réalité n’est pas la réalité, que la réalité est seulement ce qu’elle prétend, elle, être la réalité. Par exemple qu’il y a des “enfants d’homos”. Je refuse cette idéologie.

Je coninue sur votre raisonnement : donc, si je suis votre raisonnement, vous êtes pour l’interdiction complète de la possibilité d’adopter, car en effet, si être enfant d’homos n’est pas possible pour vous, être enfant de parents stériles ne devraient pas l’être plus, et encore moins être enfant de parents qui ont adopté.

Car je ne vois pas la différence entre enfant d’homo et enfant de parent adoptifs hétéro… La logique de votre raisonnement, qui est de baser sur la filiation biologique, rendrait malheureux des milliers d’enfants adoptés qui considère comme père et mère des personnes qui ne les ont pas créé.
Votre raisonnement conclue à l’interdiction de l’adoption quel qu’il soit, est-il tenable? Comment appelez vous les gens qui ont adopté si ce n’est pas “père et mère”? Les enfants de parents adoptifs vous en voudraient si ils n’avaient pas le droit d’appeler “papa” et “maman” leur parents adoptifs.

69. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:18 par Lars Wool

@62 DMonodBroca :

Faut pas se braquer comme ça sur un terme technique sans comprendre la pensée de l’auteur.

Il est évident qu’il était fait références aux enfants qui sont élevés par un homosexuel, ou par un couple homo…

Et puis, techniquement, les enfants d’homos comme vous dites, ça existe : un homme homosexuel peut avoir un enfant avec une femme homosexuelle.

Techniquement, c’est un enfant issu de personnes du même sexe qui est impossible, un enfant d’homo n’a rient de techniquement illogique.

70. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:20 par ceriselibertaire

63 Arnaud : une grande claque pour tous couples stériles moins un car je suis dans ce cas et je ne m’offusque pas du droit des autres

71. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:23 par Gadane

@ Arnaud

Il me semble que beaucoup des intervenants mélangent les deux phases du processus d’adoption :
- l’agrément : pourquoi le refuser à un couple de personnes qui paraissent pouvoir, comme tous autres, avoir les qualités humaines et la capacité d’affection nécessaires pour adopter un enfant et lui donner un cadre lui permettant de se développer aussi bien que possible, simplement parce qu’elles vivent en couple entre personnes de même sexe ?
- l’adoption elle-même : sachant qu’il y a en France beaucoup moins d’enfants susceptibles de faire l’objet d’une adoption que de couples candidats à l’adoption (et que cela ne fera que s’aggraver dans les années qui viennent, compte tenu de la progression de la stérilité dans les pays développés), y-aura-t’il une raison de préférer un couple homosexuel à un couple hétérosexuel, à qualités égales ?

@ Ophise

Certes, l’agrément ouvre la possibilité d’adopter à l’étranger. Mais d’une part, y-a-t’il tant d’enfants susceptibles d’être adoptés dans les différents pays du monde ? Si les pays pauvres débordaient d’enfants abandonnés et adoptables, pourquoi est-ce si cher pour les adoptants étrangers, et pourquoi parle-t-on si souvent de trafics, avec tromperie envers les parents naturels ? D’autre part et surtout, il faut que l’agrément donné par l’Etat français (ou tout autre pays européen) ne se heurte pas à une opposition de l’Etat dont l’enfant est ressortissant. Je ne crois pas notamment qu’actuellement un grand nombre de pays d’Afrique soient prêts à confier des enfants à des couples homosexuels. Il n’est donc pas sûr que cet agrément, même s’il se généralisait, permettrait réellement un grand nombre d’adoptions.

72. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:24 par Jerome

Et puis, techniquement, les enfants d’homos comme vous dites, ça existe : un homme homosexuel peut avoir un enfant avec une femme homosexuelle. Techniquement, c’est un enfant issu de personnes du même sexe qui est impossible, un enfant d’homo n’a rient de techniquement illogique.

… C’est même loin d’être rare, car celles n’ayant pas le courage d’attendre 10 ans qu’on veuille bien leur donner un agrément prennent un raccourci : coucher avec un homme homo (qui comprendra le désarrois, et le fera uniquement “techniquement”). Interdire cet agrément ne fait qu’interdire aux femmes homos n’ayant pas le courage de coucher avec un homme d’avoir un enfant (pour les hommes homo, c’est plus compliqué : facile de demander à un mais de passer 5 minutes à “bosser”, plus dur pour 9 mois…)

Interdire, interdire… Ne fera pas disparaitre la réalité du terrain.

73. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:40 par max

Effectivement, d’après ce que j’ai vu, l’autorisation ne concerne nullement le couple, comme affirmé avec force ici, mais une célibataire homo, ce qui change tout sur la portée de cette décision.En effet, la cour a estimé que les pouvoirs publics(en l’occurence le conseil général) n’avaient pas à intégrer comme critère la sexualité de l’adoptant.Manque de rigueur maître!

74. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:40 par Eric Coffinet

@ Jérome (70)

C’est ce genre “d’arrangement technique” qui permit à Philippe d’Orléans (1640-1701), frère du roi Louis XIV et homosexuel notoire entretenant une nuée de “favoris”, de faire trois enfants à sa première femme Henriette d’Angleterre et trois autres à sa seconde femme, la Princesse Palatine ! ;-)

75. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:42 par Jerome

Arnaud L’adoption dont parle l’article, pour le peu que j’en sais, est une grande claque dans la gueule de tous les couples stériles qui aimeraient adopter.

Est-il si inimaginable que d’autres personnes aient les mêmes droit que vous?
Avec votre raisonnement, on pourrait dire par exemple que le droit de vote des femmes a été une grande claque pour tous les hommes, car ceux-ci perdaient la moitié de leur pouvoir de vote, devant le partager avec 2 fois plus de monde qu’avant… Désolé, je ne vous suis pas dans ce raisonnement : il y a certes plus de monde à la porte d’entrée, mais c’est plus égalitaire.

76. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:48 par Jerome

Mais Eric (70), voyons, puisqu’on vous dit que ça n’existe pas les enfants d’homos, vous vous mettez à parler du 17è siècle, c’est outrageant ;-).

Plus sérieusement, oui, ça ne date pas d’hier les enfants d’homos… Dure réalité. J’ose même parier que ça date de bien avant la naissance de Jésus, bien bien avant… Et que c’est que maintenant qu’on ose (un peu) mettre un coup de pied dans les préjugés

77. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:57 par Vivien

@Jerome

Merci d’accepter de discuter avec moi sur des bases plus saines, je vais moi aussi essayer d’être moins véhément.

L’Etat choisit les parents d’un enfant “à adopter”, parce qu’il n’en a pas, ou des parents dont il a eut de sérieuses raisons de remmettre en question la responsabilité.

Un enfant biologique a des parents, qui ont des droits (celui de ne pas voir débarquer la DDASS sans raisons réelles), des devoirs aussi (je ne connais pas la legislation sur l’abandon, mais je soupconne que c’est plus compliqué que de se ramener à la DDASS et de leur dire :”il me fait chier, prenez-le”).

Si des homosexuels se battent pour obtenir ces droit et ces devoirs de parents, c’est donc bien qu’ils existent, et qu’il peuvent être désirables. On peut remercier l’Etat de prendre des précautions avant de marcher dessus.
L’autre possibilité serait de contester le droit de “Dame Nature” à vous accorder des droits de parents. Les droits parentaux deviendraient une license distribuée selon le bon vouloir de l’Etat. Même s’il se montrait généreux en la matière, ce ne serait pas vraiment un progrès des libertés.

Pour le reste… Il semblerait que du point de vue de la société, j’ai perdu. Je continue à avoir une certaine vision du monde, evidemment empreinte de religion, ou sexualité, fécondité et vie à deux sont intimement liées. Mais bon, ça fait un bout de temps déjà que je m’en suis rendu compte. J’essaie de purger cette position de toute haine (ou -phobie), tout en étant bien conscient qu’il s’agit d’un jugement, que j’assume.
Et comme je suis aussi un démocrate, je m’incline, sans espérer que des tartufferies comme celle qui a empéché Mlle B. d’avoir un enfant m’empèche d’avoir à tolérer ce que je ne saurais cautionner.
Bonne journée à vous…

78. Le mardi 10 novembre 2009 à 15:58 par The_Librarian

Il y a à-peu-près 2 ans, une étude avait été publiée aux USA, comparant les enfants élevés par un couple hétéro ou un couple homo.
(j’ai la flemme de chercher l’article et je dois parler devant mon chef dans deux heures, faites Google vous-même si vous ne me croyez pas)
Ils n’ont trouvé aucune différence significative en terme d’épanouissement, de réussite scolaire, ou de stabilité mentale.

Au passage, monsieur Eric Coffinet (8):
“Pourquoi mariés civilement ?
Parce que s’ils ne sont pas capables de prendre cet engagement-là, cela me laisse dubitatif sur leur engagement à élever un enfant.”

Et comme les couples homo n’ont pas le droit de se marier civilement, mais peuvent seulement se pacser dans le meilleur des cas, effectivement aucun couple homo ne remplira jamais ce critère. Bravo, ça c’est de l’argument. A moins que vous ne considérez le Pacs comme équivalent au mariage civil. Mais là, les juristes soulèveront un point de détail ou deux.

Comme me le disait un ami calviniste fondamentaliste, le seul réel argument contre le mariage ou l’adoption des Gays est de nature religieuse.

79. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:00 par Dalo

Étant le 75ème commentaire, je pense que j’ai peu de chances d’être lu. Mais bon. Essayons.

J’ai une question simple, et peut-être que vous, juriste, connaîtrez la réponse. Fonder un famille (se marier, adopter ou faire un enfant) était, historiquement, pour des raisons essentiellement biologiques, l’union d’un homme et une femme. On souhaite maintenant que ce soit aussi l’union de deux hommes ou de deux femmes. Soit. Mais pourquoi pas des unions de trois hommes, de quatre femmes, ou encore de deux hommes plus une femme? Pourquoi est-ce ignoré dans le débat?

Peut-être vous interrogez-vous sur mes opinions. Je ne sais pas si je suis pour ou contre le mariage et l’adoption pour deux parents de même sexe. Je sais que je suis heureux d’avoir eu un père et une mère, et que le fait qu’ils aient été mes géniteurs ou non n’y change rien. Par contre, et je suis ignorant de la loi à ce sujet, je n’apprécierais pas qu’une personne célibataire puisse adopter, ayant aussi vécu avec l’un de mes parents seul.

80. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:01 par DMonodBroca

@ 66 Jérome

“Car je ne vois pas la différence entre enfant d’homo et enfant de parent adoptifs hétéro…”

C’est bien ce que j’écris ci-dessus, la réalité n’est pas pour vous ce qu’elle est mais ce que l’idéologie en vogue dit qu’elle est. C’est pour cela que vous ne voyez pas la différence.

81. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:07 par Jerome

VivienJ’essaie de purger cette position de toute haine (ou -phobie), tout en étant bien conscient qu’il s’agit d’un jugement, que j’assume.

C’est tout à votre honneur.
Notez que personne ne vous demande de changer votre opinion, vous être libre d’être religieux, ne pas aimer les homos etc… Tant que vous ne souhaitez pas obliger les autres à être comme vous.

Ce qui m’exaspère chez d’autres, c’est la volonté d’imposer son point de vue : personne ne demande à ce que tout le monde soit homo, mais on demande a que ceux qui le sont aient les mêmes droits (et devoirs), qu’ils soient libres de penser et agir, tout comme un religieux a le droit d’aller à l’église.

82. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:10 par dimip

@64 Eric : ‘Vivre dans le pêché’ est l’expression consacrée qui concerne le concubinage, ne rajoutez pas la paranoïa a votre arsenal de réactions excessives et soyez gentil de prononcer mon pseudo correctement.

@48 ruit : Se demander ‘si pour l’enfant être élevé par un couple composé de personne du même sexe ne peut pas être problématique d’un point de vue psychologique’ ne constitue pas un préjugé si vous vous posez la même questions quant aux familles monoparentales, voire aux familles recomposées post-divorce où papa vit avec une italienne sur la côte d’azur quand maman est avec un espagnol au bord de la piscine payée avec l’argent du divorce, ainsi qu’à l’ensemble destopologies familiales qu’on peut imaginer et dans lesquelles on trouve toujours des marmots.

Dans un sens, j’avoue être choqué qu’on puisse encore se poser la question d’avoir le “droit” ou non d’avoir des enfants, selon des critères admnistratifs très peu objectifs et en fonction de la façon dont on a choisi de vivre.
J’espère qu’un jour on en rigolera, ou qu’on en sera soulagé comme aujourd’hui quand on pense qu’un jour dans notre pays des gens pouvaient décider du droit de vie ou de mort de leurs concitoyens.

La liberté d’opinion est peut-être une liberté fondamentale mais n’empêche pas de dénoncer un préjugé quand on en voit un…

83. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:15 par Jerome

DMonodBroca C’est bien ce que j’écris ci-dessus, la réalité n’est pas pour vous ce qu’elle est mais ce que l’idéologie en vogue dit qu’elle est. C’est pour cela que vous ne voyez pas la différence.

Merci de me prendre pour un idiot incapable de réfléchir.
En vogue? Elle a encore la vie dure (>50% des français pensent comme vous), et vous avez fait l’impasse sur les éléments factuels que j’ai dit : discutez avec les enfants d’homo, vous verrez que ce n’est pas “en vogue”, mais réel.

Encore un argument fallacieux quand il n’y a plus de branches auxquelles se rattraper : la réalité du terrain est ce qu’elle est, l’ignorer ne changera pas la réalité, des homos élèvent aujourd’hui des enfants sans problèmes (plus précisément : avec autant de problèmes que les hétéros), leur unique problème est d’ordre technique (genre quand le parent biologique décède, le deuxième parent perd la garde, et l’enfant trinque, car lui il considère que son deuxième parent est un parent)

La réalité du terrain, ce sont des enfants qui souffrent à cause de lois qui interdisent d’officialiser la relation entre l’enfant et ses parents.
La réalité du terrain, c’est que ceux qui refusent cette réalité cherchent toute excuse pour affirmer que les autres ont tord, même si ces excuses sont vérifiable en quelques minutes en allant voir un enfant d’homo actuel…

Un petit conseil : si vous pensez que la réalité est que du “en vogue”, que vous êtes prêt à accepter la réalité, sortez, et allez questionner des homos avec enfants. Vous serez surpris. Mais pour cela, il faut accepter que votre préjugé n’est qu’un préjugé…

84. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:21 par Petit pois sournois

@ Jérôme (73)

Si j’organise une chorale, et que j’y ajoute des chanteurs, je ne prive personne, au contraire, cela donne un son plus ample.
Si je distribue des petits pains, et que je fais venir plus d’affamés, il va forcément y avoir des déçus. Le nombre d’enfants susceptibles d’être adoptés n’étant pas en augmentation, au moins en France, l’arrivée de nouveaux adoptants va créer des frustrations supplémentaires.

@ Dalo (77 et non 75…)

Dès lors que la conception du monde et de l’organisation de la société ont considérablement changé, pourquoi en effet ne pas poser cette question ? C’était un peu le sens de ma première intervention (33). J’y rajouterai donc une nouvelle question : si l’on estime que l’union des êtres doit continuer à être officialisée, sous quelque forme que ce soit, quel intérêt aurait encore l’Etat à proscrire la polygamie (ou la polyandrie) ?

85. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:27 par ruit

Il est étonnant de voir certaines réactions épidermiques dés que l’on a une opinion dissidente de la majorité…contrairement a ce que certains commentateurs affirment je n’ai pas écrit que je deniait aux couples homosexuels le droit d’adopter.Je me pose simplement la question de la répercussion sur l’équilibre de l’enfant.Que se passe t’il pour le gamin lorsque dans les réunions parents éléves deux papas ou deux mamans se présentent?Quel est la réaction des camarades de celui-ci le lendemain dans la cour d’école?Je ne suis ni psychologue ni psychiatre et je ne prétend pas avoir la science infuse mais je crois que le débat doit s’instaurer…Et je trouve malheureux de se faire traiter d’homophobe parce qu’on estime qu’un tel débat est necessaire.Quant a la comparaison avec les familles monoparentales ou vivant sur la cote d’azur avec une Italienne(!) je réitére qu’on ne peut comparer ce qui n’est pas comparable.

86. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:32 par Jerome

Petit pois sournois Si je distribue des petits pains, et que je fais venir plus d’affamés, il va forcément y avoir des déçus.

et si vous filtrez ceux qui auront le droit d’avoir vos petits pain suivant leur orientation sexuelle, ça s’appelle de l’homophobie et c’est réprimé par la loi… Pourquoi est-ce que ça devrait être autrement pour les orphelins?

Il y a aura plus de déçus, oui, et? est-ce que ça autorise à filtrer de cette manière? Non. Tout comme vous n’avez pas non plus le droit de filtrer les bénéficiaires de vos petits pain suivant leur religion, etc…

87. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:35 par Jerome

Dalo Soit. Mais pourquoi pas des unions de trois hommes, de quatre femmes, ou encore de deux hommes plus une femme?

Bah… Pourquoi pas. Si ça les rend heureux.

Pourquoi est-ce ignoré dans le débat?

A mon avis, c’est parce que la demande est très très minime voire inexistante, et pas sûr que les ménages à trois tiennent longtemps, faudrait des stats dessus… Alors qu’on sait que des couples homo, ça a existé,ça existe toujours, et que ça dure des dizaines d’années (20 ans dans le cas du sujet du blog).

Bref, faute de demande, point de débat.

88. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:38 par Arnaud

@73: Vous avez d’un côté des gens qui n’ont d’autre choix que l’adoption car leur couple est stérile.

De l’autre côté vous avez des gens (homos, hétéros, seuls, en couple), qui veulent adopter parce que, pour une raison qui les regarde, une raison non-médicale de convenance personnelle, ils n’ont pas envie de vivre une grossesse alors que biologiquement ils pourraient parfaitement le faire.

Désolé mais moi je trouve normal que la priorité soit donnée aux premiers.

89. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:42 par Petit pois sournois

@ Jérôme (85)

Je ne parlais pas du principe du droit, mais de sa mise en oeuvre. S’il y a plus de candidats à l’adoption, il y aura plus de déçus. Pourquoi privilégier l’égalité des droits avec des personnes qui ne peuvent passer par les voies naturelles, plutôt que de privilégier les voies naturelles ?

La demande de vie à plusieurs n’est pas minime. Elle a été, et est encore, pratiquée dans divers pays et continents. Et souvent de façon très stable.

90. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:42 par Jerome

Il est étonnant de voir certaines réactions épidermiques dés que l’on a une opinion dissidente de la majorité…

Quelle majorité? Aujourd’hui, la majorité est de votre côté.

Que se passe t’il pour le gamin lorsque dans les réunions parents éléves deux papas ou deux mamans se présentent?Quel est la réaction des camarades de celui-ci le lendemain dans la cour d’école?

Ca se passe comme pour n’importe quel élève, sauf quand les gens ont des préjugés.
Vous touchez alors au point sensible : les personnes à changer ne sont pas les couples homos, mais les gens avec leur préjugé.

Pourquoi devrait-on interdire l’adoption aux homos du seul fait que ça pourrait heurter les autres? Pourquoi ne pas faire le nécessaire pour que les autres n’aient pas d’impact sur ces enfants?

Et je trouve malheureux de se faire traiter d’homophobe parce qu’on estime qu’un tel débat est necessaire.

J’ai tagué “homophobe” car vous vous cachez derrière une excuse “le bien de l’enfant”.
Cette question a toujours été répondue, toujours de la même manière : L’enfant se porte bien, merci pour lui, c’est la personne avec préjugé qui doit virer son préjugé, et changer les lois pour que les 2 parents aient les même droits. Mais vous refusez cette réponse, car elle ne demande pas à ce que les autres changent, mais que vous changiez.
Si je prend votre raisonnement pour d’autres sujet, si un noir dérange à l’école, pourquoi ne pas lui interdire l’accès à l’école? Si une fille dérange à l’école, pourquoi ne pas interdire les filles à l’école? Vous trouvez ça gros? Il n’y a pas si longtemps, et encore aujourd’hui dans certains pays, les noirs et les filles n’ont pas accès à l’école, et ça choquerai les parents si ça arriverait…

Si c’est la seule question que vous vous posez sur l’adoption par les homos, vous devriez déjà avoir changé d’avis sur le sujet dans ce cas.

91. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:44 par yves

@Vivien en 39:
Pensez vous que le mariage soit vraiment librement choisi par tous les millions de contractants? C’est très discutable, il y a la pression familiale, sociale, légale parfois aussi qui pousse les gens vers le mariage.

92. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:46 par Jerome

Arnaud et Petit pois sournois Pourquoi privilégier l’égalité des droits avec des personnes qui ne peuvent passer par les voies naturelles

Imaginez que pour avoir un enfant, l’état vous réponde “vous n’avez qu’à coucher avec un homme”. Ca vous irez?
De la même manière pour les couple dont Monsieur est stérile, accepterait-il que sa femme aille coucher avec un autre homme?
De la même manière pour les couple dont Madame est stérile, accepterait-elle que son mari aille coucher avec un autre homme?

Ce que vous demandez aux homos, vous seriez incapable de le faire… Et votre argumentation tiendrait aussi pour les couples hétéros dont un seul est stérile, mais étonnamment la critique s’attaque aux homos uniquement. Désolé, ca me fait pense à une excuse plus qu’autre chose (ou un préjugé, au choix)

93. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:46 par Cyril

@86 : Un couple homosexuel est par définition stérile (les humains ne sont pas hermaphrodites jusqu’à preuve du contraire). Je ne vois pas pourquoi vous les classer dans votre catégorie de ceux qui veulent adopter pour “convenance personnelle”.

94. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:56 par Eric Coffinet

@ Jerome (90)

je lis : “De la même manière pour les couple dont Monsieur est stérile, accepterait-il que sa femme aille coucher avec un autre homme?
De la même manière pour les couple dont Madame est stérile, accepterait-elle que son mari aille coucher avec un autre homme?

lapsus ou ?

95. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:56 par Pan Paniscus

@ruit #83

Au regard de votre commentaire, je remarque que tout ce que vous considérez comme potentiellement néfaste à l’enfant ne se rapporte nullement au contexte homo-parental, mais plutôt aux jugements et agressions extérieures.

Ce n’est donc pas la structure familiale homo-parentale qui est en cause, mais le regard d’une partie de la société qui reste en retard vis à vis d’une inévitable évolution.

En conséquences, ceux qui se soucient véritablement de l’intérêt de l’enfant devraient militer pour une société plus tolérante vis à vis de ces nouvelles structures familiales.

96. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:57 par bayonne

Ceux qui hesitent encore un peu a etre pour l’adoption par des couples homosexuel, et qui prefere un beau couple hetero, je le concois mais il ne faut pas oublier qu’un enfant adoptable n’a aucun parent, et vit en famille d’acceuil ou en foyer

alors oui il faut une maman et un papa, mais entre _rien_ et l’amour de deux papa ou de deux maman. Je crois sincerement que je préfèrerai avoir deux papa ou deux maman.

97. Le mardi 10 novembre 2009 à 16:59 par Jerome

Eric @92 Malencontreux copier/coller, il fallait bien lire “une autre femme”

Lapsus, lapsus, disons qu’on s’attarde beaucoup trop de mon point de vue du sexe des intervenants!

98. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:01 par ruit

@jerome:
L’enfant se porte bien…Mais qu’en savez vous?Est-ce que vous vous appuyez sur des études ou simplement sur votre certitude que les enfants élevés par des couples homosexuels sont tout autant épanouis que les autres?
Oui il y a des préjugés et je le regrette mais justement dans ce cas ne faut il pas prendre en compte l’interet de l’enfant?Car en définitive c’est lui qui sera dans la cour d’école et non les parents?Encore une fois je n’ai pas de réponse mais je pense qu’il faut être prudent…quant a votre dernier argument je ne préfére pas le voir car il me donne des frissons..

99. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:03 par DMonodBroca

@ 81 Jérome

“Mais pour cela, il faut accepter que votre préjugé n’est qu’un préjugé…”

Mon préjugé c’est qu’un père est un homme, une mère une femme, un couple un homme et une femme.

Votre réalité c’est qu’un couple peut indiféremment être composé de deux personnes de même sexe ou de deux personnes de sexes différents.

Je crois que mon préjugé est plus proche de la réalité que votre réalité.

Que des enfants vivant dans de tels semblants de couples puissent être très heureux, tant mieux, je n’en doute pas et je m’en réjouis.

Mais je ne veux pas plier devant les diktats d’une idéologie qui prétend m’imposer de voir ce qui n’est pas. (chiffres à l’appui, vous me dites que cette idéologie n’est pas majoritaire. Dont acte. Cela ne l’empêche pas de tenir le haut du pavé et d’obtenit petit à petit la satisfaction de toutes ses revendications. Pour le malheur de ses partisans d’ailleurs : la meilleure façon de punir les hommes est de leur accorder ce qu’ils réclament)

100. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:04 par Jerome

bayonne mais il ne faut pas oublier qu’un enfant adoptable n’a aucun parent, et vit en famille d’acceuil ou en foyer

De votre côté, vous oubliez une chose : la manque n’est pas du côté des parents qui peuvent adopter (il y a une liste d’attente à rallonge), mais du manque d’enfants adoptable.
Votre argument ne tient donc pas : ce n’est pas les parents potentiels qui manque!

C’est un préjugé tout aussi classique que celui sur les homos, de croire qu’il y a plein d’orphelins en attente d’adoption, c’est complètement faux, il en “manque”.
Ceux dont on parle souvent aux actus sont des enfants non adoptables (trop grands, parent ayant perdu le droit de garde mais pas l’autorité parentale, parents dont on ne sait pas si ils ont abandonné leurs droits etc…).

Il est vrai qu’ajouter les homos à la liste d’attente ne fera rien pour les enfants, mais rallongera la liste d’attente (l’égalité entre les êtres humains est à ce prix)

101. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:06 par Jerome

Que des enfants vivant dans de tels semblants de couples puissent être très heureux, tant mieux, je n’en doute pas et je m’en réjouis.

Boom. Pris en flagrant délit d’homophobie (les homos ne sont pas un vrai couple, grand classique…)

102. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:08 par Jerome

DMonodBroca Encore une fois je n’ai pas de réponse mais je pense qu’il faut être prudent…quant a votre dernier argument je ne préfére pas le voir car il me donne des frissons..

Mais votre réaction est exactement celle utilisé à l’époque pour interdire les noirs à l’école!
Si on avait suivi votre raisonnement, pas de filles à l’école, pas de noirs à l’école “pour pas choquer”.

Heureusement, d’autres ont avancé. Moi, je ne veux pas de votre société où il faudrait faire attention aux retardataires… J’avance.

103. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:11 par dimip

@Ruit 83 : Plutôt que de dire et répéter ‘qu’on ne peut comparer ce qui n’est pas comparable’, expliquez-nous pourquoi, cela fera avancer le débat.

Pourquoi un débat ‘doit s’instaurer’ (de manière nécessaire, selon vous), dans le cas des familles homoparentales, et pas dans le cas de l’impact psychologique sur les enfants vivant dans des situations de famille recomposée ou de monoparentalité ?

Si le débat est nécessaire dans le cas des homosexuels et pas dans les autres, et que vous n’expliquez pas pourquoi, ben, ça ressemble quand même à un bon vieux préjugé (des familles, si vous me passez la blague :p).

Les exemples que vous citez (réactions des camarades, présence de deux parents de même sexe à une réunion où les intervenants sont “traditionnellement” mixtes etc.) ont certainement une incidence sur la psychologie des extérieurs (et même peut-être des personnes concernées, c’est dire si je me montre conciliant avec votre argumentation), mais dans des proportions très certainement comparables à des situations familiales autres que celle des parents homos, comme j’en ai déjà évoquées un certain nombre.

Mais démontrez moi où est la vraie différence et je retirerai ce proçès en mauvaise foi que je vous intente par ‘réaction épidermique’.

104. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:12 par Jerome

Je crois que mon préjugé est plus proche de la réalité que votre réalité.

???
Votre argument est illogique.
La réalité le démontre : il existe des milliers de couple qui ne sont pas dans votre canon.
Ils ne sont pas majoritaires, mais ils existent. Vous leur refusez le droit d’exister car non majoritaire, c’est n’importe quoi.

Votre préjugé n’est pas proche de la réalité, car considère qu’ils n’existent pas,alors qu’il suffit aujourd’hui de sortir dans la rue pour en voir.

Oui, un couple se forme indifféremment du sexe de chacun, c’est une réalité, refuser de l’accepter ne changera pas la réalité, elle existe.
Je ne sais pas comment vous démontrer ceci quand une simple sortie dans la rue vous le montrerai…

Mais je ne veux pas plier devant les diktats d’une idéologie qui prétend m’imposer de voir ce qui n’est pas.

Il n’y a pas d’idéologie, seulement une réalité.
Je refuse d’accepter comme si de rien n’était autant de négationnisme : ça existe, c’est une réalité, trouver n’importe quelle excuse pour se le cacher ne change pas cette réalité.
On impose rien, on montre la réalité, ce qui est. Trop facile de dire “ce qui n’est pas ” sur ce qu’on refuse de voir.

105. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:19 par Jerome

Ruit Oui il y a des préjugés et je le regrette mais justement dans ce cas ne faut il pas prendre en compte l’interet de l’enfant?Car en définitive c’est lui qui sera dans la cour d’école et non les parents?Encore une fois je n’ai pas de réponse mais je pense qu’il faut être prudent…

Je vais vous donner un autre exemple, le mien : parents divorcés très tôt.
Dans mon école, j’étais le seul. J’en ai souffert (ralliement des camarades, profs n’acceptant pas que mon nom ne soit pas celui de ma ère…). Et? Aujourd’hui, c’est banal. Aujourd’hui, je suis très bien.

Si on vous écoutait, on interdirait aux parents de divorcer “pour le bien de l’enfant, tu comprends parents divorcés etc…”
Moi, ce que j’ai vu, c’est des camarades avec parents ensembles, camarades bien plus malheureux que moi.

J’ai souffert d’être différent, mais mes camarades ont bien plus souffert d’être comme les autres à cause de la pression sociale.
Les enfants d’homos? C’est pareil.

Si vous pensez aux enfants, ce serait les autres à changer, mais non, vous voulez absolument interdire les enfants aux homos… Votre argumentation n’est alors qu’excuse, vous prenez l’enfant comme jouet. L’enfant, lui, ne demande aujourd’hui qu’à être reconnu comme enfant normal, comme le sont les enfants de parents divorcés aujourd’hui.

Mais c’est tellement plus facile d’accuser les autres de mal faire que d’enlever son préjugé, de se battre contre le vrai problème : les préjugés des autres.

106. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:20 par dimip

Par pudeur, je précise que je ne prendrai la peine de répondre à aucun des posts de DMonodBroca qui sont hallucinants d’arriérisme et donnent la nausée.
Quand on lit  : Mon préjugé c’est (…) un couple un homme et une femme. Votre réalité c’est qu’un couple peut indiféremment être composé de deux personnes de même sexe ou de deux personnes de sexes différents. Je crois que mon préjugé est plus proche de la réalité que votre réalité., on se demande vraiment dans quel univers extrémiste certains vivent…..
Le débat ne porte même plus sur l’adoption, on est carrément dans le déni de la réalité de l’homosexualité et dans la négation du droit à la pratiquer.
Sortez un peu et mettez-vous à la page, et si vous vouliez bien vous taire pour laisser débattre ceux qui savent que l’homosexualité existe et cherche à le faire avec autant de droit que ceux des gens ‘normaux’, les gens mesurés vous en remercient d’avance.

107. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:24 par ruit

@dimip:Les situations ne sont pas comparables selon moi car dans les familles recomposés ou monoparentales le pére et la mére existent;le couple s’est séparé pour des raisons x ou y mais l’enfant sais qu’il a ces deux repéres.Dans le cadre d’un couple homosexuel en prennant pour hypothése que l’enfant est adopté trés jeune donc ne s’est pas encore construit il me semble que la situation est différente.Qu’allez vous répondre quant l’enfant va vous demander pourquoi il a deux papas ou deux mamans et pourquoi il est différent de ses petits camarades?Certes la société évolue et peut-être que l’évolution des mentalités fera peut-être que dans quelques années tout ceci nous semblera naturel…Il n’empéche que cela m’interroge même si cela vous dérange.

108. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:25 par ramon

” L’absence de référent paternel”?

Et que faire des orphelins dans une famille “normale” ?

Réinstituer le lévirat ? (la veuve épouse un frère du disparu)

Ou retirer les enfants à la veuve pour les confier à une famille d’accueil “complète” ?

109. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:25 par Telramund

Je me félicite de cette décision. Celà étant dit …
@ruit
Donc selon vous il faudrait interdire l’adoption par des couples homosexuel car l’enfant soufrirait des préjugés homophobes de la part de ses petits camarades! Et pour le protéger de celà on interdit ce type d’adoption plutot que de se dire qu’il faut faire cesser les préjugés! Raisonnement interressant par l’absurde. Quant à moi je préfère luter contre les préjugés et autoriser l’adoption.

@DMonodBroca
Vous estimez qu’autoriser l’adoption par un couple homosexuel est une position idéologique et vous avez raison. Toutefois en vous drapant derrière la “réalité”, vous avez aussi une idéologie que j’appelerais naturaliste. Pour vous, la procréation par un couple hétérosexuel respectant les lois de la Nature (ce que vous appelez la réalité) jutifierait l’interdiction de l’adoption homosexuel. C’est une position idéologique. Je vous rappelerais que l’essentiel de la civilisation humaine s’est construite contre les lois naturelles (en ce que l’humain ne peut être réduit à un animal mammifère). La médecine (allongement de l’espérance de vie, diminution de la mortalité infantile, contraception) est contre les lois naturelles: vous renoncez à la médecine vous? La société avec la place qu’elle donne à l’individu (sa nationalité pour revenir à un précédent post, la justice etc.) est une construction sociale anti naturelle, vous voulez renoncer à votre nationalité vous, revenir à la vendetta? Et je ne parle pas de l’argent et autre. L’appel aux lois naturelles uniquement comme justification d’un préjugé (les couples homosexuels ne sont pas un vrai couple! Mais le couple aussi est une construction, rien de naturel, de réel si vous préférez) est une idéologie. Pour en revenir au sujet, l’adoption est une construction purement sociale (changement de nom notamment) et pourquoi la société qui s’est établie sur de telles constructions devrait elle la refuser aux couples homosexuel? Le réel n’a rien a faire dans une adoption. Pour finir, je renonce aisément à la nature et je me range quant à moi, idéologiquement, au progrès social, aux artifices de la société humaine, et je suis favorable à l’adoption par les couples homosexuels, au mariage homosexuel.

110. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:26 par Thomas

Ne sachant encore exactement où me situer par rapport à cette question ; “élever des enfants chez les couples homosexuels”; et voyant que les débats -ici tout au moins- tendent moins du côté juridique que moral ou culturel, j’apporte ici ma contribution:

Entrez-PubMed est LE CATALOGUE online des publications scientifiques (en langue anglaise, mais pas que) du monde entier, tous les médecins, chercheurs, scientifiques le savent.
Je viens d’y passer deux bonnes heures afin d’y consulter tous les relevant-abstracts en rapport avec les mots clefs “child parents sexuality psychology LGB (LesbianGayBisexual) homosexuality” depuis 2000 environ.

Les publications scientifiques pour lesquelles les abstracts sont publiés tendent pour la plupart (en fait… euh… presque tous) à montrer des différences entre les vies sociales des enfants issus de couples LGB et celles des enfants issus de couples hétéros, plutôt en faveur de ces derniers. Quand je dis en faveur, ça veut dire par exemple que je considère que se faire pousser-embêter-chaparder (“bullying” en anglais) à l’école est plutôt un défaut. C’est un jugement qui n’engage que moi, je vous l’accorde.

Bien sûr, je vous conseille de faire les recherches vous-mêmes.

Mais quelqu’un écrivait ici qu’aucune étude sérieuse ne concluait à des difficultés pour ces enfants de couples LGB. Ça m’a l’air d’être pour le moins une affirmation hâtive. Voire carrément l’opposé de la vérité.

111. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:26 par Jean-Jacques

Un peu de science fiction  : prenons chez Yves un spermatozoide X et chez Pierre un spermatozoide Y. Demandons à Marie de nous founir un de ses ovules. Après avoir soigneusement évidé cet ovule, plaçons-y le matériel génetique de type X de Yves. Ensuite fécondons ce nouvel oeuf avec le gamète Y de Pierre et plaçons le tout dans l’utérus de Marie, devenue pour l’occasion mère porteuse. Si l’embryon “prend”, Marie accouchera d’un petit garçon qui sera biologiquement l’enfant de Yves et Pierre. Si on prend un X chez Pierre, ce sera une fille. Avec les techniques et connaissances d’aujourd’hui, il s’agit même plus de science que de fiction.

Pour un couple de femmes, il ne leur sera (hélas ?) pas possible d’avoir autre chose que des filles. La “Nature” favoriserait-elle les gays ?

Variante plus sympa : on fait la même opération en prenant tout simplement 2 gamètes X et Y chez Pierre. L’enfant sera donc le bébé clone de Pierre.

Variante encore plus sympa : on fait la même opération en prenant tout simplement 2 gamètes X et X chez Pierre. Pierre sera alors l’heureux parent d’un clone de lui-même en version fille. Vous pouvez aller prendre une aspirine.

À partir du moment où l’on invoque un “droit” d’adopter pour un célibataire, pour un couple de même sexe, etc. rien ne s’oppose en principe, à ce que l’on pousse la logique jusqu’au bout.

112. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:28 par Jerome

dimip, chut, c’est évident que si certain(e)s se font renier par leur parents, si certains prennent le risque (parfois mortel) de dire qui ils aiment, c’est uniquement par jeu, ça peut pas être de l’amour…

Moi, je dis bravo, car en tant qu’hétéro je n’ai pas eu à subir autant qu’eux, et je n’aurai pas forcement eu le courage d’affronter tant d’hostilité. Il est facile d’aimer hétéro, quand je vois comment souffrent des amis qui ont le malheur d’être homos, je les plains… Tout quand d’autres amis hétéro me racontent (en rigolant, sinon ils pleuraient) leur “aventures” en tant que couple noir/blanc… Les préjugés ont la vie très dure…

113. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:30 par Hyyo

Jerome, 103 : “Dans mon école, j’étais le seul. J’en ai souffert (ralliement des camarades, profs n’acceptant pas que mon nom ne soit pas celui de ma ère…). Et? Aujourd’hui, c’est banal. Aujourd’hui, je suis très bien.”

Je n’en doute pas. De même que je pense sincèrement qu’un couple homosexuel stable peut savoir élever parfaitement des enfants et leur apporter tout l’amour dont ils ont besoin. N’empêche qu’en l’état actuel des choses, un enfant élevé par des parents homos serait le seul dans son école. Et en souffrirait très probablement, comme vous à l’époque. Ajoutez à cela le fait que les enfants adoptés ont statistiquement (et c’est normal) plus de troubles psychologiques que les autres (c’est dur de pouvoir se dire “c’est pas mes vrais parents”…), et expliquez-moi pourquoi, à tout autre critère égal, il ne faudrait pas systématiquement préférer un couple hétéro à un couple homo.

Parce que désolée, mais je considère qu’il n’y a pas à sacrifier une génération d’enfants en les livrant en pâture aux gens, et a fortiori aux autres gosses de la cour d’école, qui sont encore pétris de préjugés pour la seule cause du combat contre l’homophobie. Même si ils seront “très bien” 30 ans plus tard, une enfance malheureuse est un prix bien trop élevé à payer.

114. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:30 par ruit

@107:Autant je trouve le débat interessant autant lire des commentaires comme le votre me donne envie de me replonger illico dans mon bréviaire de libertés fondamentales…Ou avez vous lu que je voulais inetrdire l’adoption au couple homosexuel?Relisez les commentaires et vous verrez que j’estime necessaire d’ouvrir le débat rien de plus!

115. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:37 par Jerome

Thomas Mais quelqu’un écrivait ici qu’aucune étude sérieuse ne concluait à des difficultés pour ces enfants de couples LGB. Ça m’a l’air d’être pour le moins une affirmation hâtive. Voire carrément l’opposé de la vérité.

Le “bullying” n’est malheureusement pas réservés aux enfants d’homos. Si ce n’est pas ça, c’est une autre excuse… D’autres stats ont montré que globalement, les enfants d’homos ne souffraient pas plus que les autres (tout le monde a un “défaut”, les enfants se jettent dessus…)

116. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:37 par Elisabeth

Que d’excitation sur ce sujet !

Deux commentaires :
1. je connais aux US une homo qui a adopté en se prétendant célibataire. Comme elle était noire et que l’enfant aussi, enquête ultrarapide, et l’enfant lui a été confié (alors que l’Etat dans lequel cela se passait interdisait l’adoption par les homos).

2. concernant les parents, et notamment les réunions de parents d’élèves. Sur mon expérience de parents, je ne vois quasiment jamais de réunion ou les 2 parents des enfants des classes de mes enfants seraient présents. Même pour les divorcés, allez savoir pourquoi même en cas de conflit, personne n’a envie de se taper la réunion parents/profs. Donc même si vous faites du zèle en vous investissant dans la scolarité de vos enfants et en surveillant leur environnement, potentiellement vos enfants fréquentent des enfants d’homos sans que vous le sachiez …

Le sujet de l’adoption me met mal à l’aise dans tous les cas de figure, comment décider qui a le droit d’adopter alors que n’importe qui de fertile a le pouvoir et le droit de se reproduire sans que personne n’intervienne. Je ne vois pas pourquoi discriminer des homos, il y a suffisamment de de parents indignes côté hétéros et pas assez de preuves d’indignité des parents homos à mon goût.
J’ai un peu plus de mal avec ces désirs d’enfant à tout prix, même s’il n’y a pas de raison qu’on soit les seuls à endurer ça, c’est peut-être le truc à soigner en premier (dans mes proches, ceux qui n’ont pas pu avoir d’enfant ont vécu sans, et ils en sont pas mourrus).

117. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:39 par Telramund

@ruit
Désolé d’avoir été hatif. Et le débat à ouvrir serait bien sur: comment lutter contre les préjugés homophobes à l’écoles pour que les enfants adoptés par un couple homosexuel puisse s’épanouir?
@Hyyo
Utiliser l’existence d’un préjugé pour priver une partie de la population d’un droit m’apparait comme discriminatoire. C’est un argument recevable?

118. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:41 par Jerome

Même si ils seront “très bien” 30 ans plus tard, une enfance malheureuse est un prix bien trop élevé à payer.

J’ai souffert de mon cas à certains moments, mais comme dit : moins que d’autres.
Ce n’est pas sacrifier, c’est faire avec.
Le prix à payer est minime, si je devais choisir je referai.

On met beaucoup d’importance dans le “bien-être de l’enfant”, mais celui-ci préfèrerai avoir le package “parents reconnus comme tel + emmerdes à l’école” que le package “parents non reconnus + tranquille à l’école”.
Si la priorité de l’enfant est son bien-être, l’école n’est qu’anecdotique par rapport aux troubles que l’état lui apporte en lui refusant se qu’il estime normal : avoir 2 parents reconnus comme tels. Les enfant d’homos que j’ai croisé m’ont plus parlé d’un problème de reconnaissance de l’état que de l’école. Question de priorité. C’est idiot, mais c’est la réalité du terrain : un besoin de reconnaissance de la part de l’état. Si il faut sacrifier les réac’s et leur préjugés, le prix à payer n’est pas lourd.

119. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:43 par Arnaud

@90 Jérôme:

Imaginez que pour avoir un enfant, l’état vous réponde “vous n’avez qu’à coucher avec un homme”.
Si la femme a la possibilité d’être enceinte, en matière d’adoption je trouve normal qu’elle passe loin derrière la femme qui n’a pas cette possibilité.

De la même manière pour les couple dont Monsieur est stérile, accepterait-il que sa femme aille coucher avec un autre homme?
Il y a des procédures d’insémination artificielle, soit avec le sperme du conjoint soit avec le sperme d’un donneur anonyme, qui permettront à la femme d’être enceinte et donc de ne pas avoir recours à l’adoption…

De la même manière pour les couple dont Madame est stérile, accepterait-elle que son mari aille coucher avec un autre homme?
Faut réviser un peu les vieux cours de sciences naturelles…

Ce que vous demandez aux homos, vous seriez incapable de le faire…
Je ne demande rien aux homos moi… D’ailleurs mon commentaire n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle des uns ou des autres…
Imaginez une actrice (ou une chanteuse… au hasard…) qui pourrait parfaitement être enceinte mais qui pour des raisons d’ordre esthétique ne voudrait pas avoir de grossesse. Trouveriez-vous normal que pour une adoption elle passe devant une femme qui elle serait stérile ?… Moi non…

120. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:47 par Jerome

Hyyo Parce que désolée, mais je considère qu’il n’y a pas à sacrifier une génération d’enfants en les livrant en pâture aux gens, et a fortiori aux autres gosses de la cour d’école, qui sont encore pétris de préjugés pour la seule cause du combat contre l’homophobie. Même si ils seront “très bien” 30 ans plus tard, une enfance malheureuse est un prix bien trop élevé à payer.

avec un raisonnement pareil il y a 30 ans, j’aurai encore plus souffert à cause de parents qui ne se supportaient pas.

Ce raisonnement part d’une bonne intention, mais les conséquences sont pires. Aujourd’hui, la majorité des homos voulant un enfant le fait hors cadre légal (avec un(e) ami(e)), et l’enfant reste la, souffrant de ce manque de reconnaissance de sa patrie.
Reconnaitre la réalité, l’officialiser, n’est pas sacrifier une génération, au contraire, c’est la sauver.

121. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:50 par Hyyo

@ Thomas : depuis quand la République reconnaît-elle le “droit à avoir un enfant” ? L’ADOPTION N’EST PAS UN DROIT (éventuellement, obtenir un agrément pourrait en être un, mais tant qu’après il ne se traduira pas par une adoption effective…) ! ni pour les hétéros, ni pour les homos ! En revanche, elle est signataire de la Convention des droits de l’Enfant…

@ Jerome : en parlant de “parents reconnus comme tels”, vous semblez plutôt penser à la reconnaissance du “coparent” homo de l’enfant biologique d’un membre du couple pour qui son beau-père (sa belle-mère) n’est juridiquement rien qu’à l’adoption “classique” (enfant n’ayant à la base aucun lien avec le couple adoptant) dont il est question ici. Je suis entièrement d’accord avec vous sur ce point, mais il ne s’agit pas ici de cela. Pour ce qui est de l’adoption classique, j’aime autant le package “parents reconnus ET pas d’emmerdes à l’école”…

122. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:52 par dimip

@105 Ruit : Les situations ne sont pas comparables selon moi car dans les familles recomposés ou monoparentales le pére et la mére existent;le couple s’est séparé pour des raisons x ou y mais l’enfant sais qu’il a ces deux repéres.Dans le cadre d’un couple homosexuel en prennant pour hypothése que l’enfant est adopté trés jeune donc ne s’est pas encore construit il me semble que la situation est différente.Qu’allez vous répondre quant l’enfant va vous demander pourquoi il a deux papas ou deux mamans et pourquoi il est différent de ses petits camarades?

Pitié !!! Dans le cas de familles monoparentales ou recomposées où le père est mort ou s’est cassé, ou bien où la mère se tape un petit jeune pendant que le père alcoolo se les gratte devant la télé (désolé d’être excessif mais vous le cherchez), venez pas me parler de cas où ‘l’enfant sais qu’il a ces deux repéres’, c’est n’importe quoi !!
Il y a pléthore de cas où l’enfant n’a pas deux repères fixes, pour la simple raison que, désolé de vous décevoir, on ne vit pas dans le monde des bisounours.

Il ne me semble pas plus difficile (ni plus simple, d’ailleurs) d’expliquer à un gamin adopté pourquoi il l’a été dans le cas où ses parents sont homosexuels, que si ils sont hétéros.
Mais ça ne vous pose pas de problèmes ça, qu’il se demande (où ses petits camarades, puisqu’apparemment c’est pour la santé mentale de vos propres enfants que vous vous inquiétez) pourquoi lui est Noir et ses deux parents sont Blancs (du moment que c’est un homme et une femme, plus aucune barrière psychologique n’est-ce pas ?).
Seule votre dernière phrase “Certes la société évolue et peut-être que l’évolution des mentalités fera peut-être que dans quelques années tout ceci nous semblera naturel…Il n’empéche que cela m’interroge même si cela vous dérange” montre bien que vous êtes conscient de la réalité et de la portée de vos préjugés.

A moitié pardonnée, du coup.

123. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:53 par Elisabeth

Le temps de rédiger et de nouveaux billets me font réagir :

Comment expliquer à un enfant que ses parents sont homos : en lui expliquant ce qu’est un homo. M’enfin. Sauf si on ne veut pas admettre qu’un homo existe, mais dans ce cas c’est plus simple d’aller s’installer en Iran (j’allais dire au Vatican, mais mon anticléricalisme basique me fait penser que ce n’est pas une bonne idée).

Est-ce que l’un des commentateurs a mis les pieds dans une cour d’école ? Dans celle qu’ont fréquentée mes enfants (moi je refuse de généraliser), les gamins se balançaient des vacheries, mais se répondaient aussi.

Moi j’ai testé les poux : maman pourquoi tu as dit qu’on avait des poux, maintenant plus personne ne veut jouer avec moi. Un coup d’explication (on dit que vous avez des poux pour éviter une épidémie à l’école, nous on fait pas comme les autres qui disent rien pour pas avoir honte), un mot à la maitresse (si vous laissez faire, vous aurez des poux partout), et ça se calme.

J’ai aussi donné pour la religion, mais je vais pas raconter ma vie ici, et j’en aurai sans doute d’autres à gérer.

124. Le mardi 10 novembre 2009 à 17:59 par Jerome

Hyyo en parlant de “parents reconnus comme tels”, vous semblez plutôt penser à la reconnaissance du “coparent” homo de l’enfant biologique d’un membre du couple pour qui son beau-père (sa belle-mère) n’est juridiquement rien qu’à l’adoption “classique” (enfant n’ayant à la base aucun lien avec le couple adoptant) dont il est question ici

L’enfant s’en fout de la partie juridique, tant qu’il a ses parents avec le même droit de garde…
Un célibataire peut adopter, si après il peut inscrire son conjoint en tant que co-parent ça devrait suffire à l’enfant. Mais dans ce cas, c’est contourner le problème, car la finalité est la même : reconnaitre les deux parents. Alors pourquoi complexifier et ne pas tout de suite accepter la réalité? Je donnais un exemple de parent dont l’un est parent biologique (coming out classique etc…), mais ça peut s’appliquer à un adoptant aussi.

Pour ce qui est de l’adoption classique, j’aime autant le package “parents reconnus ET pas d’emmerdes à l’école”…

On aimerait tous avoir le maximum, maintenant il faut savoir y aller petit à petit quand il y a une opposition aussi forte…

125. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:05 par Jerome

dimip Mais ça ne vous pose pas de problèmes ça, qu’il se demande (où ses petits camarades, puisqu’apparemment c’est pour la santé mentale de vos propres enfants que vous vous inquiétez) pourquoi lui est Noir et ses deux parents sont Blancs (du moment que c’est un homme et une femme, plus aucune barrière psychologique n’est-ce pas ?).

Ah oui, merci de le rappeler : c’est tellement surprenant tous ces argumentaires du bien-être de l’enfant qui apparaissent dès qu’ont parle d’homos, alors que c’est oublié pour les autres problèmes des enfants (noir vs blanc, divorcé vs marié, non marié vs marié, un parent décédé vs 2 parents etc… Les enfants voient toujours les problèmes des autres, mais bon, ça doit venir des parents aussi cette manie de stigmatiser ce qui est différent ;-) ).

126. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:05 par ruit

@dimip:
Trés bien si vous estimez que j’ai des préjugés j’en conclu que vous estimez vous avoir la vérité absolue sur la question.Dont acte merci de m’avoir éclairé de votre savoir,je m’endormirais donc ce soir avec un peu moins de fausses illusions.Encore merci de m’avoir guidé sur la voie de la vérité universelle.

127. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:06 par Telramund

@119
Vous avez raison mais l’égalité devant les lois de la République est un droit et dont on ne peut pas être privé sinon c’est une discrimination.

De plus vous aimez le package “parents reconnus ET pas d’emmerdes à l’école”…auquel on ajoute pas d’emmerdes à la maison à expliquer à ses enfants qu’il y a des homos et qu’ils adoptent. Mais pourquoi, pour vous l’intéret de l’enfant passe par l’opposition à l’adoption homosexuel et par la justification de préjugés homophobes au lieu de lutter contre ces mêmes préjugés et permettre une égalité ?

128. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:07 par Rom1

@ruit(83) et à bon entendeur:

Il se trouve que la question se pose depuis un moment déjà, et qu’un certain nombre d’études ont été effectuées sur le sujet. Elles l’ont été principalement aux États-Unis (mais aussi dans certains pays européens), parce que la “demande” d’expertise judiciaire y est plus forte –dans les divorces où, devant le juge, un parent fait valoir l’homosexualité (généralement récemment découverte) de l’autre afin d’obtenir la garde des enfants. Peut-être que l’approche statistique des sciences sociales y est plus développée.

Le résultat semble (les études sont faites sur des échantillons assez restreints, doivent être répétées, et reposent sur des suivis de plusieurs années) indiquer qu’il n’y a pas de différence significative dans le développement des enfants élevés par des couples hétérosexuels et ceux élevés par des couples homosexuels.

Il y a des études contradictoires, et il faut faire assez attention aux commanditaires/commentateurs de ces études, qui sont rarement neutres (ainsi que les chercheurs, qui souvent défendent l’un ou l’autre point de vue)
D’autre part, ces études se concentrent généralement sur des couples lesbiens, et les comparent parfois à des couples mariés (cas de l’adoption) ou à une famille mono-parentale (alternative dans le cas du divorce).

Une étude synthétique qui dit que les enfants élevés dans les couples homosexuels risquent d’en souffrir (en anglais, université de Californie):
http://www.catholiceducation.org/ar…

Une revue d’études qui semble indiquer le contraire (il n’y a pas de différence significative):
http://www.religioustolerance.org/h…
Quand je vous parlais d’un problème de neutralité, voyez les adresses web…

Des associations médicales américaines (APA pour les psychologues ou psychiatres, je ne sais plus, AAP pour les pédiatres) ont émis des avis disant qu’il n’y avait pas différence significative, et que par conséquent l’orientation sexuelle des adoptant n’est pas un critère de choix pertinent.
Position qui semble avoir été retenue par la CEDH qui avait estimé dans son arrêt qu’il n’existait pas de consensus scientifique suffisant pour justifier une discrimination.

Le débat continue, il est loin d’être dépassionné et est souvent pollué par des références au “sens commun”, des partis pris idéologiques (dans les deux sens). Avec le temps et la multiplication des études, j’espère que les résultats qui commencent à se dessiner vont s’affiner. Je doute cependant que des études statistiques même massivement concordantes arrivent à éteindre le débat.

En attendant, il serait bon que l’administration prenne (au moins à titre temporaire) franchement position.

129. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:08 par DMonodBroca

@107 Telramund

“Le réel n’a rien a faire dans une adoption.”

Au moins c’est clair et net.

Au fond, pour éviter toute contradiction, toute confrontation avec le monde tel qu’il est, vous sacrifiez la réalité, victime expiatoire de vos illusions idéologiques.

“Le réel n’a rien a faire dans une adoption.”

Après une telle affirmation, il n’y a plus qu’à tirer l’echelle…

130. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:08 par Rom1

@ruit(83) et à bon entendeur:

Il se trouve que la question se pose depuis un moment déjà, et qu’un certain nombre d’études ont été effectuées sur le sujet. Elles l’ont été principalement aux États-Unis (mais aussi dans certains pays européens), parce que la “demande” d’expertise judiciaire y est plus forte –dans les divorces où, devant le juge, un parent fait valoir l’homosexualité (généralement récemment découverte) de l’autre afin d’obtenir la garde des enfants. Peut-être que l’approche statistique des sciences sociales y est plus développée.

Le résultat semble (les études sont faites sur des échantillons assez restreints, doivent être répétées, et reposent sur des suivis de plusieurs années) indiquer qu’il n’y a pas de différence significative dans le développement des enfants élevés par des couples hétérosexuels et ceux élevés par des couples homosexuels.

Il y a des études contradictoires, et il faut faire assez attention aux commanditaires/commentateurs de ces études, qui sont rarement neutres (ainsi que les chercheurs, qui souvent défendent l’un ou l’autre point de vue)
D’autre part, ces études se concentrent généralement sur des couples lesbiens, et les comparent parfois à des couples mariés (cas de l’adoption) ou à une famille mono-parentale (alternative dans le cas du divorce).

Une étude synthétique qui dit que les enfants élevés dans les couples homosexuels risquent d’en souffrir (en anglais, université de Californie):
http://www.catholiceducation.org/ar…

Une revue d’études qui semble indiquer le contraire (il n’y a pas de différence significative):
http://www.religioustolerance.org/h…
Quand je vous parlais d’un problème de neutralité, voyez les adresses web…

Des associations médicales américaines (APA pour les psychologues ou psychiatres, je ne sais plus, AAP pour les pédiatres) ont émis des avis disant qu’il n’y avait pas différence significative, et que par conséquent l’orientation sexuelle des adoptant n’est pas un critère de choix pertinent.
Position qui semble avoir été retenue par la CEDH qui avait estimé dans son arrêt qu’il n’existait pas de consensus scientifique suffisant pour justifier une discrimination.

Le débat continue, il est loin d’être dépassionné et est souvent pollué par des références au “sens commun”, des partis pris idéologiques (dans les deux sens). Avec le temps et la multiplication des études, j’espère que les résultats qui commencent à se dessiner vont s’affiner. Je doute cependant que des études statistiques même massivement concordantes arrivent à éteindre le débat.

En attendant, il serait bon que l’administration prenne (au moins à titre temporaire) franchement position.

131. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:10 par ruit

@126:
merci enfin une réponse constructive…

132. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:13 par Telramund

@127
Et éviter de répondre au reste, j’entendais réel dans votre sens c’est à dire une référence à la procréation naturelle (ce que vous appelez réalité et position qui est plus que contestable socialement). Et je réitère, l’adoption est une construction sociale donc non naturelle, ce que vous assimilez à la réalité. Dont acte pour l’echelle et restez accroché au pinceau.

133. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:14 par Testatio

@Jérome :

Je pense qu’à peu près tout le monde à compris votre arguement phare : ‘Comme ca existe déjà, il ne sert plus à rien de s’y opposer’
Vos interlocuteurs ont plus tendance a s’interroger sur le bien fondé. Ainsi donc, vous débattez chacun d’un coté, sans vraiment vous répondre ni vraiment comprendre les arguments de l’autre.
Je tiens quand même a relever une de vos phrases amusante si vous le permettez : “Ca ne fait pas de ces deux personnes les pères et mères, seulement les pères et mère (…)” (‘Biologique’ est le mot qui vient ensuite. J’ai souris à cette phrase, parce que mal sorti de ce contexte, cette phrase peut vous faire passer pour ‘fou’ ;). Ceci m’a fait penser aux journalistes et aux citations prises hors de leur contexte de certains politiques. Il faut faire énormement lorsqu’on s’exprime en fin de compte^^)

@Dalo & @Petit pois sournois
Effectivement, a partir du moment ou l’on remet en cause la notion de famille, il est evident que la question de polygamie et polyandrie devrait être remise en cause. Mais c’est plutôt le contraire qu’il se passe en France… le débat mériterai d’être poser. Mais nous ne sommes plus dans le sujet.

Pour moi, nous sommes dans un non sujet ici. La sexualité de la personne ne devrait pas intervenir dans la décision de l’Etat à partir du moment ou la personne adopte en tant que célibataire.
Je n’aime pas les phrases du type : “les homosexuels devraient avoir les mêmes droits que les autres”. Pourquoi ? Parce que nous sommes tous francais, et avoir tous le même droit me parait fondamental. C’est donc impensable.
Pour finir, j’aime pas cette manie de créer des minorités dans le simple but de se différencier du plus grand nombre, pour ensuite exiger les mêmes droits que le plus grand nombre. La loi doit être la même pour tous. Que l’on soit dans une minorité ne devrait pas intervenir.

Pour moi, qu’une personne puisse adopter est compréhensible. Qu’elle cherche à se marier est également compréhensible. La nature n’offre pas cette possibilité, est-ce une bonne chose d’aller contre ? 2 milliard d’année d’évolution, il y a peut être une raison que des être du même sexe ne puisse pas procréer. Mais qu’il soit inapte à éduquer, c’est différent.

134. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:14 par DocR2

Deux bémols (et erreurs du maître des lieux) :
1. L’agrément ne vise qu’un des membres du couple selon les sources les plus autorisées (dont J-P BLOCHE, député PS et très au fait de ces questions)
2. La France n’interdit certes pas l’adoption par un couple homosexuel, elle ne l’autorise par un couple qu’à la condition qu’il soit marié ensemble (relire le billet précédent mis en lien).

Quant à l’adoption par des couples non mariés (hétéro ou homo c’est une question d’égalité), on a pas fini d’en gloser (au nom de l’intérêt des enfants concernés)…

Deux erreurs ?… J’y crois toujours pas :/

135. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:15 par Hyyo

@ Jerome : mais justement, il y a suffisamment de couples hétéros et bien sous tous autres rapports pour qu’il puisse y avoir le “maximum” pour tous en l’état actuel des choses. Encore une fois, il vaut mieux cent fois à mon avis un couple homo stable et aimant qu’un couple hétéro en difficulté, mais ceteris paribus, et encore pour au moins 10 à 15 ans, être un couple de même sexe devrait être considéré comme un critère négatif.

@ Thomas (je ne suis pas qu’un numéro, merci) : je suis pour la lutte contre les préjugés (pour la condamnation pénale des propos homophobes, pour l’éducation etc), mais pas si cette lutte se fait au prix de moqueries dans la cour d’école. Pour moi la (quasi-)disparition des préjugés est un préalable à l’adoption homosexuelle, et pas l’adoption homosexuelle un moyen de cette disparition.

136. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:16 par pendragon

désolé de faire mon réac de gauche, mais je n’y vois guère matière à moultes réjouissances

plusieurs raisons à ca

- primo, j’ai connu le maitre de ces lieux plus dissert sur la loi qu’on ne change d’une “main tremblante” afin de pas céder à l’insistante pression d’une partie du corps social qui réclame toujours plus de droit (de combien parle-t-on d ‘ailleurs de demandes d’adoptions par des couples homosexuels, quelques centaines ? - je ne parle pas des chiffres délirants des lobbys gays)

- secundo , cette lancinante question du “droit à l’enfant” - toujours ce fameux processus de réification de l’humain - j’ai droit à un enfant, au bonheur, etc…. ; et le gosse il a droit à quoi ?

- tertio, vous me direz que le secundo, ca vaut pour les hétéros aussi ; certes, mais on en revient aux figures qui construisent un enfant , homme et femme, quoi qu’en disent les zélotes de l’indifférenciation des sexes, participent de son équilibre

donc, voui, tout cela ne me plonge pas dans un triomphe béat - mais c’est mon coté catho de gauche sans doute (voir néo nazi pour les goodwin à venir)

137. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:18 par dimip

@124 Ruit : Je ne relèverai pas la fausse indignation qui ne tente que vainement de cacher votre carence d’arguments valables, et j’en profite pour rebondir sur votre ineptie en 105 selon laquelle “dans les familles recomposés ou monoparentales le pére et la mére existent;le couple s’est séparé pour des raisons x ou y mais l’enfant sais qu’il a ces deux repéres”.
Et dans le cas d’une adoption monoparentale, légale, pleinement répandue, et qui ne semble pas vous poser de problèmes, où qu’il est le deuxième parent servant de repère ??

J’aimerai d’ailleurs avoir une réponse plus approfondie que votre pseudo-mépris à mon message en 120 qui, malheureusement, démontait un à un tous vos arguments (motivés par quoi si ce n’est des préjugés homophobes….).
Il va falloir admettre que ce qui vous dérange c’est le fait que deux homos aient autant de droit que deux hétéros, et arrêter de vous cacher derrière de fallacieuses raisons psychologiques sans consistance.

Pour finir (comme quoi je suis pas vache, je relève quand même) quand vous dites que “la société évolue et peut-être que l’évolution des mentalités fera peut-être que dans quelques années tout ceci nous semblera naturel… Il n’empéche que cela m’interroge “, vous ne faites qu’admettre vos préjugés, c’est pas moi qui le dit.

138. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:27 par ruit

@134:Que voulez vous je ne voudrais pas vous priver du sentiment d’avoir raison…Je préfére donc clore avec vous le débat qui est bien stérile.Vous estimez que j’ai des préjugés voire que je suis homophobe,je vous laisse seul juge de votre opinion:en effet vous avez démonté tous mes arguments tel un démonte pneu avec une chambre a air…Bonne soirée.

139. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:28 par Jerome

Hyyo Pour moi la (quasi-)disparition des préjugés est un préalable à l’adoption homosexuelle, et pas l’adoption homosexuelle un moyen de cette disparition.

Belle théorie, qui se heurte à la réalité : Il y a encore des gens qui pensent que la femme ne devrait pas avoir le droit de vote, devrions-nous ré-interdire le droit de vote des femmes en attendant qu’ils soit accepté par tous?
Bon, le droit de vote des femmes, c’est à 99% accepté, passons à autre chose moins accepté : mariage mixtes (noir/blanc), pas encore accepté par 99% des gens, loin de la, devrions-nous attendre?

Non, on ne peut pas attendre que plus personne ne se moque dans la cours d’école, sinon on n’avance jamais, on attend toujours… Ca ne marche pas dans ce sens.

Encore une fois, la théorie est belle, mais se heurte à la réalité, malheureusement.

140. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:29 par Kangooroux

Il reste encore cependant une question. Sauf erreur, la requérante (Emmanuelle) fait une demande d’adoption à titre individuelle, comme une célibataire (à la différence qu’elle a assumé son homosexualité et ne l’a pas caché). Si elle adopte un enfant, quels seront les droits de son amie, l’autre parent effectif, mais qui, aux yeux de la loi, doit compter pour “rien” Le second parent pourra-t-il par exp. faire entendre sa voix en cas de décès/séparation

141. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:32 par dimip

@135 : rho, il boude.
Dommage qu’il arrête de débattre quand on démontre qu’il a tort, on pourrait croire que c’est qu’il ne supporte pas d’entendre raison.
Bonne soirée (au fait, on m’a souvent appelé le démonte-pneu mais en l’espèce c’était pour d’autres raisons….).

142. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:33 par Grolandais

Le Groland est officiellement pour le mariage gay http://www.youtube.com/watch?v=Tn8-…

143. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:41 par Hyyo

@ Jerome : je vous crois trop intelligent pour ne pas vous rendre compte que vous êtes de mauvaise foi. Avez-vous vu des gens agonir d’injures des femmes se rendant au bureau de vote ? Et si vous en avez vu, n’étaient-ils pas des adultes légalement sanctionnables ? et les femmes en question n’étaient-elles pas des majeures capables de leur répondre, et considérant librement qu’il valait bien mieux aller au bureau de vote et subir ces imbécillités que rester chez eux ?

Ici, on parle d’enfants d’âge scolaire se moquant d’autres enfants du même âge à qui on n’aura pas laissé le choix entre être élevés par des parents “traditionnels” ou non… Et je crois injuste que ces enfants soient instrumentalisés.

144. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:45 par Hyyo

J’ajoute que mes arguments s’appliquent tout aussi bien pour le critère de l’âge (un couple jeune sera préféré à un autre âgé), sauf qu’à mon avis ce critère d’âge n’a pas vocation à disparaître.

145. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:45 par dimip

140 : Que dire alors des enfants d’origine Africaine adoptés par des parents Européens ? Ne souffrent-ils pas d’un certain regard extérieur ?
Le regard des camarades est-il vraiment, selon vous, une raison valable et suffisante pour interdire l’adoption à des couples, soient-ils (incidemment) homosexuels ? Je vous crois trop intelligent pour y croire vraiment.

146. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:49 par dimip

J’ajoute que la vraie injustice, c’est d’instrumentaliser les camarades d’enfants adoptés par des homosexuels à qui on n’a pas encore permis d’exister.
Qui vous dit que c’est forcément l’enfer qui se déchaînera sur ces pauvres gosses ?
Peut-être serait-il bon d’essayer ? On pourrait bien être surpris….

147. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:54 par Bernard

@134 dimip : “comme quoi je ne suis pas vache”, vous l’êtes tout de même un tout petit peu, non ? Hors du droit, je pose une question digne du “café du commerce” ? Pourquoi ce besoin d’enfant ? Ce débat ne s’inscrit-il pas aussi dans un contexte moral où les “valeurs” dites familiales ont quelque peu évolué ? Où se met en place une législation qui remet en question tout ce qui fait la société actuelle ? La législation peut-elle suppléer au “doux bonheur d’être père” (ou mère) selon Beaumarchais (préface de L’autre Tartuffe ou La Mère coupable ?
Questions, questions… Je souhaite sincèrement bon courage au couple qui adopte et mes souhaits vont également à l’enfant.

148. Le mardi 10 novembre 2009 à 18:57 par David

C’est dingue, parfois, les probabilités…

La phrase correcte aurait du être : C’est dingue, parfois, les statistiques…

Amitiés

149. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:00 par Jerome

Hyyo Ici, on parle d’enfants d’âge scolaire se moquant d’autres enfants du même âge à qui on n’aura pas laissé le choix entre être élevés par des parents “traditionnels” ou non… Et je crois injuste que ces enfants soient instrumentalisés.

Mais c’est exactement ce qu’on disait des couples qui se séparaient “c’est pas bien pour l’enfant, et à l’école qu’est-ce qu’ils vont dire bla bla”.
Je l’ai expérimenté. Et je suis bien content que d’autres aient imposés ce droit, contre les autres parents, pour que je puisse être plus heureux que d’autres camarades avec leurs 2 parents qui mourraient d’envie de se séparer mais ne le faisait pas “parce que, qu’est-ce qu’on dirait) (enfants, soit dit en passant, n’avait pas du tout envie de rentrer à la maison… Moi, si. Bien-être? J’étais mieux qu’eux, malgré les trucs que j’ai eu à l’école)

J’ai donné des exemples, qu’on qualifie maintenant de “mais c’est banal”, mais à l’époque où c’est passé, c’était exactement le même argument “pour le bien-être de xxx”.
Cet argument, je le réfute, car nous n’avançons jamais sinon, et sert trop de bonne conscience à ceux contre le principe : il ne faut surtout pas laisser les autres barrer le chemin.

150. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:07 par Jerome

Hyyo Ici, on parle d’enfants d’âge scolaire se moquant d’autres enfants du même âge à qui on n’aura pas laissé le choix entre être élevés par des parents “traditionnels” ou non… Et je crois injuste que ces enfants soient instrumentalisés.

Si vous voulez un autre exemple plus “actuel”, prenez les enfants adoptés noirs de parents blancs. Ils souffrent aussi de moqueries, aujourd’hui.
De même pour des enfants de parents mixte (blanc/noir), car du coup le gamin est un marron.

C’est factuel, aujourd’hui, en 2009. Faudrait-il interdire les couples mixtes en attendant que ça passe? Interdire les adoption de noirs pour des couples blancs?
Vous pouvez le constater, si on attendait, on serait encore très en arrière… Je préfère avoir des enfants marrons dans la classe qui subissent parfois les insultes des gamins blancs que d’interdire à ces couple d’avoir des enfants “en attendant que l’enfant ne souffre pas à l’école”… Les enfants trouveront toujours quelque chose, ajouter l’homosexualité des parents ne changera pas grand chose…

151. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:10 par dimip

@134 dimip : “comme quoi je ne suis pas vache”, vous l’êtes tout de même un tout petit peu, non ?

Désolé, il m’avait fait voir rouge.

152. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:13 par Jerome

Bernard Pourquoi ce besoin d’enfant ?

Grande question… Mais alors, ce débat ne devrait pas avoir lieu au moment où on parle d’adoption homo, mais ailleurs, adoption hétéro comprise.
Bizarrement, personne ne remet en question l’adoption hétéro avec cette question lorsqu’un hétéro arrive à adopter, mais que quand il s’agit d’homo.

Alors, il faut faire avec : soit on remet en question l’adoption quelle qu’elle soit, soit il n’y a pas d’arguemnt contre l’adoption homo…

153. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:15 par ruit

@148:eh dieu sait si les vaches n’aiment pas le rouge…

154. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:15 par pendragon

euh, eolas, on est vraiment obligé de dire du bien du sujet sinon on n’est pas publié ?

ah liberté d’expression chérie (mais pas trop)…

155. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:17 par dimip

Jerome : Votre dernière phrase résume à elle seule tout ce que j’ai tenté, avec vous, d’expliquer tout au long de cette après-midi.
Mon incapacité de synthèse m’a empéché de la formuler, mais l’écrire tel quel au départ aurait représenté un certain gain de temps et d’énergie :) . Merci.

156. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:21 par dimip

Ruit : J’avais fait ce jeu de mots à dessein. Sans rancune.

Pendragon : Les messages sont postés immédiatement et modérés a posteriori, vous devriez plutôt vérifier votre navigateur…..

157. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:22 par Polydamas

Ah cool, on va pouvoir passer à la prochaine étape, génial, vivement qu’il ne reste plus aucune institution debout, vivement que toutes les règles soient jetés à bas, il y en a marre de cette société de fascistes, sentant le rance, vive Frisco, les Pays Bas.

Elle est belle cette société qui ne ressemble strictement plus à rien.

158. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:26 par ruit

La preuve en 154!

159. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:30 par dimip

Oula, quand les intégristes débarquent sur le blog avec tambours et trompettes, il est temps d’arrêter les commentaires.

Merci aux gens mesurés pour cette discussion (y compris vous Ruit, vraiment sans rancune :))

160. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:31 par Hyyo

@ Jerome : il ne s’agit pas d’interdire aux couples mixtes d’avoir des enfants (sinon pourquoi ne pas interdire aux porteurs de gènes “à risques” d’en avoir ?), ni d’interdire aux parents qui ne s’entendent plus de divorcer (il vaut mieux quelques moqueries qu’une ambiance affreuse à la maison, je suis en tout point d’accord).

Il s’agit, quand il faut choisir de “nouveaux parents” à des enfants, de choisir ceux qui ont les plus grandes chances de le rendre heureux… Et il y a 30 ans (plus aujourd’hui, heureusement) j’aurais trouvé plus approprié de confier un petit enfant adoptable blanc à des adoptants blancs, ce qui est certes injuste, mais probablement plus facile pour l’enfant. Les tabous tombent lentement, mais ils tombent. On peut (et on doit !) hâter leur chute, mais, encore une fois, pas à n’importe quel prix.

161. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:32 par Jerome

Polydamas Elle est belle cette société qui ne ressemble strictement plus à rien.

Pourquoi la société devrait ressembler à quelque chose? Pourquoi elle devrait ressembler à ce que VOUS vous voulez?

Ca va vous choquer, mais j’estime que l’état n’a rien à faire dans les choses privée : le mariage ne devrait avoir aucun impact sur l’impôt à payer par exemple, donc oui, le virer ne me dérangerai pas, et repasserait enfin dans la sphère privée… Et donc pourquoi pas une société sans un mariage ayant un impact social?

Cette société ne ressemblerait pas strictement à rien, mais ressemblerait aux hommes : unis dans la diversité, et non pas calqué sur un modèle imposé.

162. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:33 par ruit

Mais je n’en ai pas non plus c’est toujours agréable de discuter avec des gens intelligents même d’un avis opposé au votre!De plus je suis d’accord avec vous sur votre dernier commentaire,je n’aime pas les extremismes…Mes respects du soir!

163. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:36 par Jerome

Hyyo mais, encore une fois, pas à n’importe quel prix.

Oui, pas n’importe quel prix, mais la, le prix n’est pas énorme : comme dit, si il n’y a pas ça, les enfants trouveront autre chose pour se moquer. Si la loi, l’état, aide, il n’y a pas de problèmes.

Le problème est que c’est l’état qui a du mal à accepter la chose, et qu’il faut lui forcer un peu la main…

164. Le mardi 10 novembre 2009 à 19:49 par Hyyo

@ Jerome : Nous entrons dans une affaire d’appréciation personnelle : les enfants trouvent toujours quelque chose pour se moquer, mais certaines touchent plus que d’autres et je pense que d’avoir “deux papas” fait partie de celles-là, et en fera partie pour quelques années encore. Vous non, apparemment. OK, encore que je reste dubitative (une petite circulaire pour recommander aux professeurs des écoles de se montrer vigilants ne ferait probablement pas de mal, il me semble qu’il y en a eu pour les actes ou propos racistes).

Je suis à la limite plus sensible à l’argument qu’il faut forcer la main à l’Etat.

Et maintenant que nous sommes quasi d’accord et que je n’aurai pas l’impression d’utiliser l’insupportable argument “ah mais je suis pas homophobe j’ai un très bon ami qui”, je peux ajouter que j’ai (avec mon mari) désigné comme tuteur de mon fils en cas de décès de ses parents et grands-parents son parrain, qui est homosexuel.

165. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:01 par Rom1

@Pendragon (136):
Le billet (enfin, surtout celui en lien sur l’arrêt de la CEDH) n’attaque pas la loi, mais l’hypocrisie de l’administration qui l’applique. Vous noterez qu’il n’y a nul besoin de changer la loi pour mettre fin à l’hypocrisie: il suffirait de l’appliquer.

La loi dit que l’agrément peut être accordé à des personnes seules ou à des couples mariés.
Alors de deux choses l’une:
-soit (comme le prétend l’État, et comme le dit la loi) les homosexuels ont le droit d’adopter à titre personnel, et dans ce cas l’administration ne peut pas refuser un agrément au seul motif que celle qui le demande est lesbienne (même sans le dire)
-soit les homosexuels n’ont pas le droit d’adopter, et alors il faut changer la loi pour la conformer à la pratique administrative (par exemple, en restreignant l’adoption aux couples mariés)

Mais refuser l’agrément à une personne après lui avoir reconnu toutes les qualités nécessaires, à cause de son homosexualité et en parlant de “cadre de vie” n’est pas une solution.

166. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:04 par Leo

@ceux qui demandent “mais alors c’est UNE homo ou DEUX qui demandent l’agrément, heu heu heu ?” :
Et si vous tapiez “adoption criteres” sur Google au lieu de poser des questions stupides ?

L’adoption en couple n’est possible que par un couple MARIE. C’est comme ca et pas autrement. Et comme les homos ne peuvent pas, en France, pays de la liberté et de l’égalité, se marier…

Qu’on soit hetero ou homo, PACS = un seul des deux peut adopter, on tire au sort lequel et l’autre fait de la figuration.

Au choix : soit il reste en retrait (puisque adoption par l’autre) et on le lui reprochera (1e décision contre ces demoiselles), soit il s’implique et on le lui reprochera aussi (ben oui, c’est une adoption par un célibataire, oui ou non ?) Face, je gagne, pile tu perds.

Ca c’est le traitement réservé aux célibataires-mais-en-couple-pas-marié PACSés ou vivant en concubinage avec une personne du même sexe.

Ceux, célibataires-mais-en-couple-pas-marié PACSés ou vivant en concubinage avec une personne du sexe opposé, bizarrement, on les traite tout simplement comme un couple marié et ils ont ni plus ni moins de chance d’avoir l’agrément.

10 ans pour avoir l’agrément. Y’a pas de quoi pavoiser. Je sortirai le champagne quand ça se passera, pour une demande similaire, dans des délais normaux (qui sont déjà très longs) et sans faire toute la chaine judiciaire jusqu’à la CEDH…

167. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:12 par Polydamas

@ Jerome:
L’Etat n’a pas vocation à légitimer toutes les pratiques existantes, sinon on n’a pas fini. Par contre, oui, il faut qu’il promeuve ce qui va dans le sens du bien commun. Le mariage hétéro, c’est pas une discrimination des homos, c’est une promotion de ce qu’il y a de mieux pour le bien de la société. Le mariage est un outil social permettant de mettre en valeur ce qui est important pour une société.

Sinon, ça ne me choque pas que l’Etat ait le moins de contacts possibles avec les citoyens, sur ce plan, je suis assez libéral. Mais oui, je maintiens qu’une société qui autorise tout et n’importe quoi ne ressemble plus à rien, je l’assume sans problèmes. Parce qu’il faudrait être fou pour croire que l’on va s’arrêter à l’adoption ou au mariage homo, il y en a qui sont déjà bien au-delà.

unis dans la diversité
C’est quoi cette foutue diversité dont on me rabache les oreilles à longueur de médias ?

dimip:
Vous parlez de qui ?

168. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:17 par Leo

@ Kangooroux :
Elle devra faire comme tous les coparents homos (enfant adopté ou biologique par insémination) : une demande de partage d’autorité parentale (et la trimballer partout avec elle et se voir quand même opposer un refus si elle est la seule à même d’accompagner l’enfant à l’hopital pour un soin…), et pour la mère un testament instituant la coparente tutrice de l’enfant en cas de décès.

Mais bon, elles connaissent le chemin pour aller au tribunal maintenant…

169. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:22 par Jerome

Polydams Le mariage hétéro, c’est pas une discrimination des homos, c’est une promotion de ce qu’il y a de mieux pour le bien de la société

Nous n’avons pas la même définition de “mieux pour le bien de la société” : en effet, le mieux pour le bien de la société n’est pas incompatible avec le mariage homo, au contraire, le mieux pour le bien de la société est de répondre aux besoin de cette société, sans ségrégation.
Le mieux pour le bien de la société est de virer ces mots “de sexes différents” pour la loi sur le mariage, car elle pose des problèmes, sans rien résoudre (le mariage homo ne supprime pas des mariage hétéros)

C’est quoi cette foutue diversité dont on me rabache les oreilles à longueur de médias ?

C’est la devise de l’UE par exemple.
Mais bon, c’est un grand classique de vouloir imposer sa morale, sa façon de voir, sans penser que d’autres peuvent ne pas être d’accord, et souhaiter agir autrement (par exemple, que certains homos aient envie d’avoir des enfants). La diversité, c’est l’être humain, je suis différent de vous. Mais la diversité, c’est ce qui fait peur aussi à l’être humain, je n’ai jamais compris pourquoi ce renfermement…

Le mariage et l’adoption homo n’enlèvent pas des droits aux hétéro, mais les hétéro gardent jalousement ce droit peur eux et cherche des excuses pour ne pas le fournir à d’autres… Comme avant pour le droit de vote des femmes (plus de votants, bouh), de l’esclavagisme (plus d’esclaves, ce n’est pas pratique, et en plus ils peuvent voter maintenant), de l’immigration (ces méchants qui viennent piquer le boulot… Alors qu’on a eu besoin d’eux après la guerre, mais bon, maintenant ils gênent), et maintenant l’adoption homo (ça enlève des enfants aux couple hétéros), l’histoire est un éternel recommencement…

170. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:24 par everwind

ça me fait bien marrer certains qui parlent de la “réalité” d’un couple (DMonodBroca pour ne pas le citer), un couple est une réalité dès qu’il y a deux personnes, et se serait un homme et un cochon d’inde qui s’aiment se serait aussi un couple (à la différence qu’ici l’amour est difficile à cerner et que l’adoption ne se pose meme pas xD).

Un papa c’est un homme et une maman une femme : la dessus personne n’ira vous contredire je pense, simplement pourquoi un enfant serait-il perturbé s’il avait deux mamans, 2 papas, voir un papa et deux mamans (ce qui au fond s’est vu bien des fois). Pour rappel historique dans un certain nombre de sociétés le père s’est totalement désinteressé de sa progéniture (ou tout du moins d’une partie de celle ci), et les enfants ont été élevé par la mère et ses amies (certes elles ne couchaient pas forcément ensemble mais je ne suis pas sur que cela change quoi que se soit si ?), sans que pour autant les enfants deviennent dangereusement perturbés.

Je trouve assez “amusant” que l’on justifie ses craintes par “l’intéret de l’enfant”, et qu’on insinue que le problème n’est pas qu’ils ne savent pas élever un enfant mais plutot le regard des autres … La logique serait donc qu’il faudrait faire une discrimination puisqu’il y a une homophobie latente dans la société française, mais qu’on ne reconnait pas (pourtant l’homophobie n’est pas naturelle, elle n’est pas arrivée à des enfants comme ça …). Interessant point de vue, je suppose que dans le meme genre d’idée on devrait interdire à des parents pauvres d’envoyer leurs enfants dans de bonnes écoles, sinon les enfants risqueraient d’etre critiqués pour leur tenue bien moins chic (élément de discrimination bien plus important chez des enfants que les parents …).

Quant aux tentatives d’imposer une culture homosexuelle dans la société nous en sommes encore loin dans la société française ne vous inquietez pas, l’homophobie rampante et non assumée restant la règle dans une bonne majorité de la population.

Et enfin pour l’argument classique et déroutant du “c’est pas naturel” (l’homosexualité bien sur, je ne vois pas comment on pourrait considérer l’adoption par des homosexuels comme non naturelle sans considérer l’homosexualité comme telle), sachez d’une part que l’homosexualité existe chez les animaux, et d’autre part que le propre de l’humain est de se séparer des règles classiques de la nature, et qu’en ce sens la sexualité humaine toute entière est entièrement différente de la sexualité du reste du monde animal, et que donc je ne vois pas comment vous pourriez considérer une pratique comme étant “naturelle” ou pas.

171. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:33 par Lars Wool

“L’Etat n’a pas vocation à légitimer toutes les pratiques existantes, sinon on n’a pas fini. Par contre, oui, il faut qu’il promeuve ce qui va dans le sens du bien commun. Le mariage hétéro, c’est pas une discrimination des homos, c’est une promotion de ce qu’il y a de mieux pour le bien de la société. Le mariage est un outil social permettant de mettre en valeur ce qui est important pour une société.”

Ce qu’il y a de mieux pour le bien de notre société ? En quoi un mariage hétéro est meilleur qu’un mariage homosexuel ?

Les hétéros peuvent avoir des enfants entre eux ? pas besoin de se marrier pour ça.

Tu as peur pour la survie de la race humaine ? ça fait longtemps qu’on a dépassé le stade de la survie, c’est pas légaliser les mariages homo et leur permettre d’adopter qui va faire genre “oh mon dieu les abeilles ont été exterminées on a plus que 5 ans à vivre!” ;)

J’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les opposants a ces deux choses en ont si peur… et en plus de 150 posts, pas l’ombre d’une réponse, ou alors c’est parce que c’est pas la “réalité” et que des gens pensent qu’un couple homosexuel c’est pas réel ? que leur désir d’élever un enfant c’est pas réel ? C’est quoi c’est un effet secondaire des céréales au ptit dej’ ? O_o

172. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:38 par Verel

On lit de belles âneries dans ces commentaires

Par exemple le 34
“Le mariage, vieille institution féodale dans laquelle le père de la futur épousée (si si) donne celle ci à son futur gendre, correspond à une époque ou non seulement la femme n’était jamais majeure, mais en plus elle n’avait pas d’âme non plus”

1)Le mariage n’a évidemment pas attendu la féodalité pour exister
2)Au moyen âge comme dans les autres époques, dans le mariage chrétien, ce sont les époux qui se choisissent et non le père de la mariée qui décide
3) l’église catholique n’a jamais douté du fait que la femme ait une âme contrairement à ce que se veulent faire croire certains
http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A…

173. Le mardi 10 novembre 2009 à 20:51 par Jerome

Verel 2)Au moyen âge comme dans les autres époques, dans le mariage chrétien, ce sont les époux qui se choisissent et non le père de la mariée qui décide

Euh… On peut parler de la réalité, et non des théories bien pensantes? Parce que bon, les mariages de gens qui ne se connaissent que depuis 3 jours et dont la promise est comme par hasard la fille dont le père est redevable envers le père de futur mari, “C’est dingue, parfois, les probabilités…”, comme dirait Eolas,

174. Le mardi 10 novembre 2009 à 21:03 par dimip

Polydamas : Je parle de vous.

175. Le mardi 10 novembre 2009 à 21:07 par Lys

AAutre pays, autres mœurs,

Aux Pays Bas, ou l’adoption homo est acceptée, la télévision présente une émission pour enfants (Kinderen voor Kinderen), où Terence chante à propos de ces 2 pères.

http://www.youtube.com/watch?v=_qf0…

Sous-titres en anglais.

La bataille des chiffres et de études a commencé dans les commentaires, je pourrais mentionner « Une enquête danoise montre que les enfants de lesbiennes souffrent moins que les autres ».
(source: http://www.tetu.com/actualites/inte…).
Têtu s’opposant a des études publiées sur des sites internet catho (@130), suprenant non?

176. Le mardi 10 novembre 2009 à 21:25 par grace

alors on peu attendre de voir ce que cela va donner pour la société si cela se répète

après vous ne viendrez pas pleuré et puis après tout ca fera le bon beurre de la justice

testons , puis après pleurons sur nous meme ! on peut faire le pari !!

177. Le mardi 10 novembre 2009 à 21:27 par Jerome

Lys où Terence chante à propos de ces 2 pères.

Ah… Ça fait plaisir de voir un peu de bonne humeur, d’enfant qui chante sur ses deux papas… Ça avance, doucement mais ça avance… En espérant qu’un jour TF1 accepte de passer ce genre de chanson sur son antenne (ce n’est pas gagné…)

178. Le mardi 10 novembre 2009 à 21:29 par Jerome

Grace testons , puis après pleurons sur nous meme ! on peut faire le pari !!

Pourquoi pleurer? Ca existe depuis des lustres, ça ne ferai qu’officialiser la réalité, ça ne changera rien pour vous ni pour la société, juste que ça évitera aux personnes “minoritaires” d’être persécutées par l’état… Partout où ce sujet est en avance, il n’y a eu aucun pleurs.
Mais bon, les préjugés ont toujours la vie dure, et aucune argumentation qui tienne…

179. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:11 par Un hétéro avec des difficultés de procréation

L’adoption par les homosexuels ou les célibataires diminuent les chances pour les couples mariés hétérosexuels d’adopter. C’est une évidence mathématique puisqu’il y a plus de candidats à adopter qu’à être adopté.

Sauf qu’il n’y a pas en droit français de droit à l’enfant, et que c’est une très bonne chose. Et ça me coûte personnellement de le dire.

L’argument selon lequel il faut interdire l’adoption aux homosexuels pour donner plus de chances aux hétérosexuels est tout simplement immoral, car il oublie le sens de l’adoption: donner des parents à un enfant qui n’en a pas, point barre, pas de symétrique.

Personnellement si je m’écoutais, je voudrais interdire l’adoption aux homosexuels, aux célibataires, aux noirs, aux blonds, aux gens de moins de 1m70, à ceux de plus de 1m80, bref tout ça augmenterait mes chances. Et ensuite? Quel parent pourrais-je faire sur cette base?

180. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:18 par Jerome

Quel parent pourrais-je faire sur cette base?

Sur cette base, effectivement la réponse serait méchante… Mais le reste de votre prose, votre acceptation de ce qu’est l’égalité, la vraie égalité et pas seulement celle qui arrange sa conscience, force mon admiration. Courage!

181. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:19 par Kemmei

@ Un hétéro avec des difficultés de procréation (179.) : Chapeau bas pour l’intelligence de votre commentaire.

182. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:25 par Jeanne-Catherine

@maître Eolas :
Contrairement à ce qu’écrit maître Eolas et comme l’ont relevé plusieurs intervenants, l’agrément n’a pas été accordé à un couple homosexuel car la loi interdit l’adoption par deux personnes qui ne sont pas mariées (article 346 du code civil), qu’elles soieint homosexuelles ou hétérosexuelles.
Jusqu’à présent, beaucoup d’homosexuels “trichaient”, faisant semblant de vivre seuls ou prétendant n’être que colocataires pour obtenir l’agrément. Cette fois, ces personnes ont choisi de dire qu’elles vivaient ensemble.

183. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:31 par Panouf

Personnellement, je ne sais pas où je me situe…
D’une part, il est clair que la loi doit s’appliquer à tous (y compris aux chanteurs, ministres ou membres de l’administration). Sinon, c’est le chaos. Donc, sur l’hypocrisie, totalement d’accord.
Mais sur le droit… “Jusqu’à une loi du 11 juillet 1966, l’adoption d’enfant était strictement réservée aux couples mariés depuis au moins cinq ans ; la loi de 1976 va étendre ce droit à tout adulte âgé d’au moins trente ans (ramené à 28 ans par la loi du 5 juillet 1996), étant précisé que si deux personnes veulent adopter le même enfant, elles doivent être mariées. Ensemble.”
“Et tant pis si la loi dit expressément qu’un célibataire peut adopter.”
Je remarque quand même que la loi ne dis pas expréssément que c’est autorisé pour les couples homosexuels…
La loi a me semble-t-il pour but de doner des règles qui s’appliquent à tous. Et je n’ai pas vu que les couples homosexuels avaient droit à l’adoption dans vos citations. La règle me semble quand même claire (à part si il y a un principe de droit que j’ai zappé comme quoi il aurait fallu interdire expréssément aux couples homosexuel d’adopter, par exemple, interdiction dont vous relévriez l’absence dans la loi)
Mais il me semble tout de même clair que c’est ici un couple homosexuel qui va adopter, ou alors je me trompe?

La France a plaidé que l’adoption par une personne homosexuelle seule est autorisée, mais ne parle pas de couple. Il est exacte aussi que la règle comme quoi un homosexuel célibataire pourrait adopter, mais pas un couple n’est d’après vos citations pas justifiée, et que la seule différence concernerait l’existence de relations sexuelles, ce qui serait un peu problématique à justifier.
Sauf que dans ce cas on parle justement d’aption par un couple homosexuel, qui n’est pas autorisé par la loi, mais qui est imposé par la CEDH… Il est exact que l’hypocrisie de la France est magnifique, sauf que si je comprends bien en suivant et en généralisant cette règle, on autorise une personne en couple homosexuel à adopter, mais à condition que l’autre personne du couple ne le demande pas, sinon c’est le couple qui demande?
Y a à mon avis comme un problème quand même: est-ce que c’est moi qui ait mal lu trois fois de suite ce texte, vos explications qui ne passent pas auprès d’un mékeskidit ou un superbe manque de cohérence de la décision par rapport à la loi?

Précision: je n’ai pas vraiment d’avis sur l’adoption par des couples homosexuels, mais là j’ai du mal à comprendre la logique, c’est tout…

184. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:40 par Lars Wool

si je comprends bien en suivant et en généralisant cette règle, on autorise une personne en couple homosexuel à adopter, mais à condition que l’autre personne du couple ne le demande pas, sinon c’est le couple qui demande?

C’est tout à fait ça dans cette histoire, un couple ne peut se proposer à l’adoption que s’il est marié, or deux personnes du même sexe ne peuvent pas se marier, donc une seule personne du couple a fait la demande d’adoption, en tant que célibataire.

Et ses préférences sexuelles n’entrent pas en compte dans le dossier (enfin..plus en compte, grâce à cette décision).

Donc au final, légalement, une seule personne adoptera peut être un enfant.

185. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:42 par Jeanne-Catherine

Seule la personne qui a obtenu l’agrément pourra adopter et, encore faut-il qu’un enfant lui soit confié et qu’un tribunal prononce l’adoption (car l’agrément n’est qu’une étape). Le compagnon ou la compagne non marié n’adopte pas et ne peut pas le faire.

186. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:44 par marsan

à Me EOLAS qui a écrit Eolas: “je suis résolument pour. Qu’ils sachent ce qu’on endure.”

C’est un cri bien peu juridique que vous lancer là cher Maitre.
Pour revenir au droit disons :
1°\ que le Tribunal administratif ne fait qu’appliquer à la matière la jurisprudence de la Cour de Justice de la Communauté Européenne en matière de discrimination.

2°\ qu’il s’agit de la délivrance d’un agrément, seulement mais c’est déjà d’importance ;
3°\ que bien des obstacles administratifs et judiciaires sont encore à affronter pour arriver
a) à ce qu’un enfant soit confié à ce couple par ce même Conseil Général qui vient de perdre devant le
tribunal administratif
b) à ce qu’un jugement d’adoption soit entériné par un tribunal de grande instance
4°\ que cette décision ne porte pas en elle le germe d’une reconnaissance du mariage homosexuel et qu’il serait bien dommageable de faire croire le contraire,

Enfin, disons que quel que soit l’opinion des uns et des autres sur ce site au sujet de la question tant du mariage homosexuel que de l’adoption par un couple d’homosexuels, ce sujet est un sujet de société et non un sujet de droit et qu’il est regrettable que nos élus de la Nation n’aient pas le courage d’affronter ce problème qui intéressent un grand nombre de français alors que par ailleurs depuis neuf ans nous sommes entrés dans le XXIème siècle et que nous vivons sous le règne de la jurisprudence de la CJCE très pointilleuse en matière de discrimination.

187. Le mardi 10 novembre 2009 à 22:45 par Un hétéro avec des difficultés de procréation

@Panouf 183

adoption par un couple homosexuel, qui n’est pas autorisé par la loi, mais qui est imposé par la CEDH

Aucun de ces agréments à l’adoption (ni celui de cet article, ni celui de la CEDH) n’est demandé par un couple, mais dans les deux cas par une célibataire qui vit en couple sans être mariée, et dont la concubine ne fait pas de demande d’agrément.

C’est autorisé par la loi française, donc imposé par elle, comme d’ailleurs si la concubine était un concubin. La CEDH ne fait que le constater et en tirer les conséquences.

188. Le mardi 10 novembre 2009 à 23:39 par Jerome

Je remarque quand même que la loi ne dis pas expréssément que c’est autorisé pour les couples homosexuels…

C’est même interdit.
Mais ici, ce n’est pas le couple qui demande, mais la célibataire.
Et c’est expressement autorisé par la loi.

Il est exact que l’hypocrisie de la France est magnifique, sauf que si je comprends bien en suivant et en généralisant cette règle, on autorise une personne en couple homosexuel à adopter, mais à condition que l’autre personne du couple ne le demande pas, sinon c’est le couple qui demande?

Ca montre à quel point la France est dans une situation intenable : autoriser un/une célibataire à adopter (et une personne non marié est réputée célibataire, et vu que les homos n’ont pas le droit au mariage, ils sont forcement célibataires…), mais pas un couple suivant des critères de couple, tout en respectant les droits de l’homme, amène à ce genre d’incohérences.

Le titre de Maitre Eolas est faux et donc trompeur, ce n’est pas le couple qui a techniquement reçu l’agrément, mais la célibataire : aucun couple homo ne peut actuellement recevoir cet agrément, c’est la loi qui le dit, tout comme elle dit qu’un célibataire peut obtenir l’agrément, sans se prononcer sur l’orientation sexuelle de cet personne (ce qui serait dur à faire passer comme modification, vu que la personne peut être… sans conjoint! Comment alors savoir son orientation? Dommage…).

189. Le mercredi 11 novembre 2009 à 00:09 par meloevry

@marsan (n°186) : la question tant du mariage homosexuel que de l’adoption par un couple d’homosexuels, ce sujet est un sujet de société et non un sujet de droit

Et pourtant d’un point de vue juridique, l’adoption par un couple homosexuel (càd que deux personnes du même sexe aient un lien de filiation avec un enfant) pose beaucoup de questions juridiques. Et d’ailleurs, naïvement, je pensais que le débat de société était déjà clos depuis plusieurs années et qu’il ne restait plus que les problèmes juridiques.
Parce que si on accepte dans notre droit que deux personnes du même sexe aient un lien de filiation avec un seul et unique enfant, celà voudrait dire que cet enfant aurait soit deux pères, soit deux mères. Mais étant donné que tout au long de notre cher code civil (par exemple l’art 310 CC “Tous les enfants dont la filiation est légalement établie ont les mêmes droits et les mêmes devoirs dans leurs rapports avec leur père et mère. Ils entrent dans la famille de chacun d’eux.”), il est établit qu’un enfant n’a de lien de parenté qu’avec un père et une mère. Si on admet qu’un enfant puisse avoir deux pères, doit-il ou peut-il avoir également deux mères ?
Et dans ce cas là, cet enfant héritera-t-il de tous ses parents (ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour les enfants d’hériter d’autant de personnes… ou une mauvaise s’ils n’héritent que des dettes ^^) ? On pourrait donc multiplier ainsi les liens de filiation autant que l’on veut ?
Celà entrainerait donc toute une refonte de notre droit actuel sur la filiation, mais donc également sur les successions.

Je n’ai aucune réponse à apporter à ce débat là qui est fondamental. Personnellement, pour revenir au débat de société qui est finalement toujours très virulent (et toujours avec les mêmes argumentaires de chaque côté…), je ne vois aucun inconvénient d’un point de vue moral, psychologique ou autre à ce qu’un enfant soit élevé par un couple homosexuel, hétérosexuel, dans une famille monoparentale ou tout autre cas de figure qui existe dans la pratique depuis très longtemps déjà. Aucun cas n’est mieux ou moins bien pour l’enfant, l’important est l’amour apporté par le ou les parents, point.
Mais avant de vouloir tout autoriser (ou tout interdire), il ne faut surtout pas oublier de poser les bonnes questions. Celà remettrait en cause tout l’esprit de notre droit actuel. Et celà aura des conséquences sur énormément de domaines de notre vie juridique. Est-on prêt à refondre totalement près de la moitié de notre code civil et de révolutionner l’esprit de notre droit ? Bizarement, je doute qu’une telle révolution juridique puisse se faire actuellement…

Et juste pour rappel, pour cette décision, celà ne concerne qu’une personne voulant adopter, vivant en couple homosexuel, et non le couple lui-même. Notre droit actuel n’est donc en rien bousculé par cette décision. C’est juste le comportement de l’administration vis à vis de l’orientation sexuelle des personnes concernées qui est visée.

190. Le mercredi 11 novembre 2009 à 01:05 par ldawma

@ Eric Coffinet

Mince alors, je viens de me rendre compte qu’ayant grandi seulement avec ma mère, je ne suis toujours pas devenu un détraqué, malgré le manque de présence paternelle. Rassurez-vous, je m’en vais corriger cela de ce pas, vite, vite, le fil à beurre pour découper ma voisine en morceaux !

191. Le mercredi 11 novembre 2009 à 01:35 par Yic

Bonjour/Hello!

Je fait mon apparition pour apporter un point de vue qu’il ne me semble pas avoir vu parmi les commentaires (mais je ne les ai pas tous lu..)

Tout d’abord, j’ai ete tres agreablement surprise de ce jugement visant a annuler un refus d’agrement d’adoption oppose a une homosexuelle vivant en couple
C’est un pas!
Puis mon enthousiasme est vite retombe…
C’est un si petit pas!

Je suis actuellement a San Francisco (d’ou l’absence d’accents dans ce commentaire clavier qwerty oblige), ville connue et reconnue pour sa communaute gay! Ici les couples gay avec une poussette, ca court les rues!
Et les familles gay peuvent s’epanouir dans un vrai cadre juridique.
Adoption, insemination, mere porteuse… Que de moyens pour constituer sa famille quand on est gay ou pas.

Concernant les lesbiennes, le donneur de sperme peut etre choisit et le cas echeant, ensemble ils peuvent decider de lui donner un role ou pas. (la contractualisation de la donnation de sperme peut permettre de lui prevoir des visites, etc) Il est meme possible de faire inseminer son ovule, feconde par le donneur de sperme, dans l’uterus de sa partenaire. Le nom des deux femmes pourra apparaitre sur l’acte de naissance, puisque en Californie l’acte de naissance le permet avec son “mother/parent” et “Father/Parent”.

Pour les homo masculins la faculte de recourrir a une mere porteuse est possible, en utilisant ou pas son ovule. La encore par contrat peut etre prevu une place a celle qui a donne son ovule.
Les deux papa pourront la encore apparaitre sur l’acte de naissance comme etant tous deux les parents de ce bebe.

L’adoption est egalement possible pour les couples homosexuels, et, pas a la francaise, pour de vrai!
Le couple gay peut adopter un enfant “abandonne”, ou encore, l’enfant de son partenaire, cette adoption accordant les droits afferants a un parent au partenaire. Ce qui est important, notamment dans le cas d’une separation.

Bien que n’etant pas une specialiste, en Californie le droit de la famille privilegie l’aspect social a l’aspect genetique de la famille. D’autre part l’homoparentalite semble faire partie du quotidien et ne pas susciter d’emoi particulier chez l’individu Lambda.

Je me permet donc cette digression sur les familles homoparentales car, a mon sens ce jugement nous renvoi a cette problematique. L’adoption par une personne homosexuelle et le foyer qui en sera la consequence.

Et en France aussi les familles homoparentales existent, elles se sont crees malgre l’impossibilite pour une lesbienne de se faire inseminer en tant que telle, malgre l’impossibilite d’adoption en tant que couple homo, malgre l’absence de droit parental reconnu au partenaire.

Et il faudra bien un jour que juridiquement ces situations existantes soient prevues et encadrees. Les separations existent (aussi) chez les gay (!) avec les problemes de garde etc que cela peut entrainer (avis a tous ceux qui s’inquietent de l’equilibre des enfants, qu’en est-il si on ne reconnait aucun droit au partenaire qui a participe a l’education du/des enfants durant plusieurs annees)

Je voulais vous faire partager cette position San Franciscaine.

Je pourrais egalement vous faire partager la surprise de mes collegues de bureau lorsque je les ai informe de la situation juridique de l’homoparentalite en France, notamment ma collegue, qui a recement eu son deuxieme enfant avec son epouse…

PS: Un grand merci au maitre des lieux pour ses billets, qui m’ont tant aide lors de la preparation du pre capa, j’embrasse la profession en 2010!

192. Le mercredi 11 novembre 2009 à 01:54 par Gilles

Je trouve ça anormal que ce genre de sujet de société aussi important ne soit pas l’objet d’un débat et d’une loi. Un tel changement ne devrait pas avoir lieu du fait d’une décision de justice isolée.

193. Le mercredi 11 novembre 2009 à 05:01 par Joel

@verel

Je suis plutôt d’accord avec vous. Mais l’article de wikipedia que vous citez
m’a tout l’air d’être une “recherche originale”. Une bonne recherche, qui cite ses sources et est au final assez convaincante, mais originale, ce qui est mal (dans wikipedia s’entend, et pour de bonnes raisons). Voilà, ça n’a rien avoir avec le débat, qui d’aileurs n’a pas grand chose de juridique, alors je me permets de dire ce qui me passe par la tête. Coucou à DM s’il est là.

194. Le mercredi 11 novembre 2009 à 07:10 par Eric Coffinet

@ Panouf (183)

Je lis : “Jusqu’à une loi du 11 juillet 1966, l’adoption d’enfant était strictement réservée aux couples mariés depuis au moins cinq ans ; la loi de 1976 va étendre ce droit à tout adulte âgé d’au moins trente ans (ramené à 28 ans par la loi du 5 juillet 1996), étant précisé que si deux personnes veulent adopter le même enfant, elles doivent être mariées. Ensemble.”

L’ancienne loi avait l’avantage de la cohérente à mes yeux … c’est la modification en faveur des célibataires qui est à l’origine des complications actuelles. Sait-on quelles furent les motivations du législateur ?

195. Le mercredi 11 novembre 2009 à 08:44 par Alphos

Ça me fait bizarrement penser à une blague qui m’avait fait sourire avec une once d’amertume… la version originale étant beaucoup moins agréable.
J’en fais donc une version correspondant mieux au contexte :
A : Et si on interdisait complètement l’adoption aux homosexuels et aux cyclistes ?
B : ??? Pourquoi donc aux cyclistes ?
A : Et pourquoi aux homosexuels ?

Sur un autre plan, je m’inquiète presque du fait que personne n’ait relevé qu’une institutrice homosexuelle, c’est louche. Allons, admettez, elle va pervertir toutes nos chères têtes blondes et leur mettre des idées dans la tête… 3x5=15, l’abc, plein de trucs du genre. Imaginez alors ce qu’elle pourrait apprendre à ses propres enfants adoptifs (pluriel et adoptif, c’est louche aussi ; et vu la rapidité de la procédure ayant abouti en CEDH l’année dernière, un peu douteux…) !

Je vais demander à ceux qui tentent d’exposer leur point de vue “traditionnaliste” une once d’honnêteté : admettez que vous cherchez ici à opposer la morale au droit, ce qui s’avère en général, dans un sens comme dans l’autre, comme une mauvaise idée, surtout ici. La preuve en image, tout du moins en lien.
C’est laid, c’est triste, c’est révoltant, mais c’est du droit. Acceptez-le ou changez de législateurs.
Je finirai sur un merveilleux “L’oie est dure, mais c’est du canard” avant d’aller faute de confit me préparer une bouillie au chocolat histoire de narguer mes voisins avec l’odeur.

196. Le mercredi 11 novembre 2009 à 08:55 par Jerome

Yic (avis a tous ceux qui s’inquietent de l’equilibre des enfants, qu’en est-il si on ne reconnait aucun droit au partenaire qui a participe a l’education du/des enfants durant plusieurs annees)

Mais chut, puisqu’on vous dit que c’est pour le bien-être de l’enfant qu’on lui bousille sa vie, voyons… Ah les belles excuses pour dire “mais non je ne suis pas homophobe, je pense à l’enfant”… Avec des amis pareils, l’enfant n’a pas besoin d’ennemis.

197. Le mercredi 11 novembre 2009 à 08:57 par Jerome

Yic ma collegue, qui a recement eu son deuxieme enfant avec son epouse…

Vous avez toutefois omis de mentionner que la Californie n’est pas parfaite : les mariages ne sont plus possible aujourd’hui il me semble du fait de la population qui a fait voter par referendum l’annulation de la loi sur les mariages de même sexe.

Même en Californie, les vieux réacs “j’impose mon point de vue aux autres” sont encore nombreux…

198. Le mercredi 11 novembre 2009 à 08:58 par Galick

@194 c’est la modification en faveur des célibataires qui est à l’origine des complications actuelles. Sait-on quelles furent les motivations du législateur ?

Permettre à un oncle célibataire d’adopter son neveu par exemple ?

199. Le mercredi 11 novembre 2009 à 09:11 par Jeanne-Catherine

@maître Eolas
En fait, le titre de votre article est inadapté.
D’abord, l’agrément n’a été accordé qu’à un membre du couple et pas au couple. Et il ne peut pas en être autrement puisque seuls des gens mariés peuvent adopter conjointement.
Et puis, de nombreux conseils généraux ont déjà accordé des agréments à une personne vivant en couple, de manière homosexuelle. Les conseils généraux n’étaient pas dupes des éventuelles “tricheries” de ceux qui, par exemple, prétendaient n’être que colocataires. Et de nombreux tribunaux ont prononcé des adoptions de manière tout aussi consciente.
D’ailleurs, tout refus n’aurait eu aucun sens car, lorsque l’adoption est le fait d’un célibataire, rien ne permet de savoir si cette personne ne se mettra pas en ménage un peu plus tard avec une personne du même sexe.
Il est vrai que certains conseils généraux ont quand même essayé de dire non. Ce que cette décision de la CEDH marque, c’est uniquement qu’il est inutile de s’obstiner dans ces tentatives.

200. Le mercredi 11 novembre 2009 à 09:36 par binoute

bonjour à tous,

vaste ce sujet que ce billet, et merci pour tous ces avis et arguments qui m’ont fait réfléchir et j’avoue que …je suis encore moins sûre qu’avant. Merci aux arguments de Elisabeth (116), Testatio (133), ou dimip (145) entre autres…Merci aussi à Ruit, j’ai moi aussi une 30aine d’années, et fait partie de celles qui s’interrogent.

effectivement pourquoi l’Etat serait juge pour accorder l’adoption à un individu sous prétexte de sa sexualité? peut-être effectivement parce qu’il y a besoin de règles? qui seront tjs plus ou moins injuste pour certaines minorités.

voici mon questionnement et en cela je rejoins Testatio: depuis bientôt des milliers (des milliards) d’années, on sait que pour procréer naturellement il faut une cellule mâle et une autre femelle alors assumer son homosexualité n’est-ce pas assumer le fait que la vivre signifie ne pas avoir d’enfant?
n’est-ce pas comme lorsque l’enfant grandit et qu’il doit accepter de ne pouvoir faire pipi debout?
ma comparaison est peut être malhabile, je suis ouverte aux explications et argments.

Aps il est bien évident que le désir d’enfant ne se contrôle pas, mais le droit à l’enfant doit-il être réalisé coûte que coûte?

201. Le mercredi 11 novembre 2009 à 09:57 par Jerome

binoute depuis bientôt des milliers (des milliards) d’années, on sait que pour procréer naturellement il faut une cellule mâle et une autre femelle alors assumer son homosexualité n’est-ce pas assumer le fait que la vivre signifie ne pas avoir d’enfant?

depuis bientôt des milliers (des milliards) d’années, l’homme se fait la guerre, est-ce une raison pour continuer?
depuis bientôt des milliers (des milliards) d’années, l’homme a vécu sans ordinateur, pourquoi êtes-vous connecté aujourd’hui?

Mais la est le coup de grâce : depuis des dizaines (centaines?) d’années, des couples non fertiles adoptent, pourquoi cette question vous vient seulement pour les homos?

Votre question, elle a déjà eu ses réponse lors des premières adoptions, si c’est la seule question que vous vous posez, que vous n’avez pas de préjugés sur les homos, cette question n’a aucune raison d’être aujourd’hui, ou alors vous devez vous poser la question sur les adoptions en général, couples mariés y compris.

Étonnamment, tous les questions “pour le bien de l’enfant” et “la nature” interviennent pour une adoption par des homos, alors que ces questions sont générales (pour un couple qui refuse la nature qui leur interdit d’avoir un enfant, pour une hétéro célibataire qui souhaite un enfant…), étrange hasard n’est-ce pas?

Si vous acceptez qu’un couple hétéro puisse avoir des enfants adoptés, vos questions n’ont plus lieu d’être, et donc vous acceptez qu’un couple homo puisse avoir des enfants adoptés.

ma comparaison est peut être malhabile, je suis ouverte aux explications et argments.

Votre comparaison pourrait être compréhensible si vous ne vous focalisiez pas sur l’adoption par des homos, car votre comparaison est générale : elle marche aussi pour les hétéro.
Posez-vous alors la question : doit-on interdire l’adoption dans son ensemble? Avec cette réponse, vous répondrez à la question sur l’adoption homo… Car vous n’avez émis aucune question spécifique aux homos, que des questions d’ordre général.

Bizarrement, personne contre l’adoption homo n’arrive à sortir d’argument spécifique aux homos, uniquement des questions sur l’adoption en général (couple et/ou célibataire), que des problèmes de couple mariés (les questions qui se posent peuvent se poser au décès d’un parent), que sur le comportement des autres (les autres ont des préjugés, donc il ne faut pas les brusquer, mais bon pour les petits noirs de parents blancs, les enfants sont aussi méchant mais on ne dit rien dans ce cas), pour ne jamais remettre en cause les adoptions déjà en cours (qui posent donc autant de problèmes)

202. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:16 par vae victis

bah ,tout cela se réglera dans la cour de récré de l’école primaire ,les enfants peuvent êttre cruels entre eux ..

les mioches d’invertis vont surement endurer une scolarité tres penible …mais ça les homoparents n’y pesnent pas quand ils veulent défier la loi de la nature pour leur seul bon plaisir…

203. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:19 par Jerome

vae victis, pourriez-vous lire les commentaires avant de ressortir les mêmes bêtises que les autres avec leurs préjugés?

Les préjugés, les excuses pour cacher l’homophobie et ne pas la nommer ainsi parce que ce n’est pas bien, ont la vie dure… Et hors de question de les remettre en cause, ça serait trop dur de voir ce qu’on est réellement.

204. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:32 par ruit

@Jerome:Pourquoi autant d’agressivité?Pourquoi cette quaification qui revient en permanence dans vos commentaires d’homophobe?Etes vous persuadé que vos arguments sont si pertinents que vous pouvez rejeter ceux qui leurs sont opposés par des insultes?
Je n’adhére pas forcément a tous les commentaires mais j’apprécirait que vous fassiez preuve d’un peu de respect,valeur que vous semblez tellement vouloir défendre.

205. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:38 par DMonodBroca

Lorsqu’il s’est agi de dépénaliser l’homosexualité l’argument-choc fut : deux personnes majeures consentantes peuvent bien faire ce qu’elles veulent chez elles à l’abri des regards.
J’en suis resté là : deux personnes majeures consentantes peuvent bien faire ce qu’elles veulent chez elles à l’abri des regards.
Mais quand la Cause veut me faire admettre et faire admettre à la société que deux personnes de même sexe c’est pareil qu’un homme et une femme, je refuse.
Il est tout de même inouï, proprement inouï, qu’on mette de la parité partout y compris là où elle n’a rien à faire mais qu’on prétende la retirer de là où elle est indispensable.
Aux élections, un candidat homme doit avoir une femme pour suppléante et réciproquement mais deux parents pourraient être de même sexe ? nous marchons sur la tête !
Il n’y a pas d’autres mots : nous marchons sur la tête !
On peut se livrer à quelques pronostics pour la suite : la Cause obtiendra satisfaction, sur le mariage, sur l’adoption, sur je ne sais pas quoi d’autre encore, puisqu’elle obtient toujours que ses revendications soient satisfaites, mais elle n’en sera jamais satisfaite pour autant, puisqu’elle ne l’est jamais et trouve toujours, comme toute cause, de nouvelles revendications à formuler, et elle en formulera toujours de nouvelles, jusqu’au moment où, devant ces excès, la mode se retournera. Le balancier des excès risque alors de repartir dans l’autre sens avec violence. Est-ce vraiment cela que nous voulons ?

206. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:51 par Jerome

Pourquoi cette quaification qui revient en permanence dans vos commentaires d’homophobe?

Pourquoi ce mot vous choque? Il n’est pas une insulte, c’est un mot du dictionnaire, exemple :
http://www.larousse.fr/dictionnaire…
Aucun signe qui dit “familier” ou autre.
Vous le prenez comme insulte?

Etes vous persuadé que vos arguments sont si pertinents que vous pouvez rejeter ceux qui leurs sont opposés par des insultes?

Si vous donniez des arguments pertinents qui montre une spécificité d’une adoption homo, je comprendrais… Mais vos arguments se font descendre avec juste un peu de bon sens, et vous ne changez pas d’avis (le “bien-être de l’enfant” a bon dos, il a tellement été utilisé depuis des dizaines d’années pour tout qu’il en devient usé). J’en ai juste une conclusion sur votre opinion réelle, la définition données plus haut d’un mot précis collant du coup.

Ce n’est pas mes arguments qui sont en discussion, mais vos arguments qui ne tiennent pas la route : soit ils sont des préjugés, soit ils sont pour les célibataires hétéro aussi, soit ils sont pour des couples adoptants aussi… (le coup de l’enfant triste à l’école, oh grand classique… Ne vous inquiétez pas pour ça, les enfants ont plein d’imagination pour trouver des défauts)

Regardez la vérité en face au lieu de vous cacher derrière des “raisons” qui n’en sont pas, car ces “raisons” disparaissent rien qu’avec une peu de raisonnement objectif.

N’inversez pas les rôles : ce sont biens vos arguments qui ne tiennent pas, je n’ai pas d’arguments propres, je ne fais que démontrer que vos arguments sont faux.

Vous avez le droit de ne penser ce que vous voulez (à ma connaissance, les actes homophobes sont punis, mais pas les pensées), vous avez un droit de vote qui permet d’interdire l’égalité de traitement suivant son orientation sexuelle (alors qu’on est sensés vivre dans une terre qui a pour thème “liberté, égalité, fraternité”, oh mots qui ont toujours étés trahis… Car l’inégalité de traitement est flagrante ici), mais j’estime avoir aussi le droit de mettre le mot du dictionnaire qui va avec ces pensées.

207. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:55 par Jerome

Le balancier des excès risque alors de repartir dans l’autre sens avec violence.

Vous parlez d’excès, la où les homos demandent l’égalité de traitement.
Pourquoi acceptez vous que des couples stériles puissent adopter (c’est contre la nature) et pas des homos (tout autant contre la nature, pas plus, pas moins).

Il y aurai excès si les homos demandaient plus. Malheureusement pour vous, ils ne demandent que l’égalité : si les hétéros n’avaient pas le droit d’adopter, les homos ne demanderaient pas ce droit.

Mais l’égalité, c’est que quand ça arrange ses pensées…

Retenez donc bien : ce qui est demandé, c’est légalité, et pas plus. Mais l’égalité est un mot que d’autres n’acceptent pas.

208. Le mercredi 11 novembre 2009 à 10:59 par Jerome

mais qu’on prétende la retirer de là où elle est indispensable.

Pouvez-vous me dire en quoi elle est indispensable pour une adoption? Un couple hétéro stérile est autant indispensable qu’un couple homo (stérile par définition). Le point commun est “stérile” pour les deux, la parité est inutile, le point commun est “stérile” (et dans stérile, il n’y a pas de parité en jeu)

Vous avez un préjugé (“la parité est indispensable”) sans fondement : la parité n’est pas indispensable, des milliers d’enfants heureux peuvent en témoigner. Mais non, il faut garder ce préjugé même si la réalité démontre le contraire…

209. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:04 par ruit

@Jerome:Vous avez tout a fait le droit d’estimer que mes arguments sont fallacieux comme j’ai le droit de penser que les votres sont partisans et dénués de toute honneteté intelectuelle:c’est je pense ce qui fait l’essence d’un débat et d’un échange d’opinion.Je vous demande simplement un peu de respect et de ne pas employer de termes que je ressent personellement comme une insulte et que je pense vous employez a dessein.
Si vous estimez qu’une adoption et une éducation par deux personnes du même sexe est strictement la même chose qu’une adoption par deux parents de sexe opposé ou une personne seule c’est votre droit et vous êtes libre d’argumenter en ce sens,permettez moi cependant de ne pas être aussi sûr que vous sans pour autant que vous me jugiez pour cela.Merci.

210. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:14 par Bernard

Je prie le maître de céans de m’excuser de sortir de la question mais y a-t-il un scientifique ici ? Je me sens de plus en plus en dehors de la course car, n’étant ni homophobe ni contre l’adoption par 2 hommes ou 2 femmes, je suis quand même dans un état profond d’affliction car dans 100 ans si l’être humain est encore là sur cette planète, si l’homo sapiens sapiens ne l’a pas fichue en l’air, où en sera-t-on lorsqu’on sait que la science fait des recherches sur l’ectogenèse et qu’un couple de femmes (homosexuel(les) ou pas d’ailleurs), grâce à la fécondation de deux ovules - ce qui permet de se passer de l’homme -, peut avoir une fille (pas un garçon) c’est-à-dire x + x (et non x + y pour un mâle) .
On le sait des chercheurs se penchent sur ces questions et ont fait des tests (essais ?) sur des souris, et sur d’autres animaux pour démontrer que la fécondation d’un ovule par le noyau d’un autre ovule était faisable. Il paraît que les petits qui ont vu le jour (plaisant euphémisme!) ont grandi sans problème de santé ! pas de problèmes psychologiques puisque ce sont des souris ? Est-ce certain ? C’est une autre histoire…

Alors où en sera (serait ?) la législation si ces pratiques voyaient le jour ? Je sors, je suis hors sujet, hors de la plaque mais tout de même perturbé.

211. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:14 par Jerome

Si vous estimez qu’une adoption et une éducation par deux personnes du même sexe est strictement la même chose qu’une adoption par deux parents de sexe opposé ou une personne seule c’est votre droit et vous êtes libre d’argumenter en ce sens,

Le hic dans votre raisonnement est que ça n’a rien à voir avec ce que je pense ou ce que vous pensez : vous êtes libre de vouloir faire ce que vous voulez.
Mais la, vous voulez imposer votre point de vue aux autres, autres qui ne vous ont rien demandé.

Pourquoi vouloir imposer votre façon de voir le monde à des gens qui ne vous ont rien fait?
Autoriser l’adoption par des homos n’aura aucune incidence sur vos droits d’élever une enfant avec votre femme. Vous voulez vous immiscer dans la vie privée d’autrui.

Désolé, mais ça, je ne peux l’accepter, question de liberté, d’égalité.

Et puisque la loi autorise l’adoption par un célibataire, il n’y a pas de raison de l’interdire aux homo, votre “couple modèle” est déja parti en fumée.
Et puisque la loi autorise les divorces, pareil…

Votre argumentaire marcherai aussi pour l’interdiction des divorces, pourquoi vous focalisez-vous alors sur l’adoption par des homos?
Votre argumentaire n’est pas spécifique aux adoptions homos, mais bizarrement ne remet en cause que ça…
Pour information, il y a des milliers de divorces et séparation par an, qui cassent votre modèle (pour information, je l’ai déjà dit, j’ai été élevé par ma mère, le couple modèle que vous aimez, je ne l’ai pas connu. Et je suis bien plus heureux comme ça que des enfants de gens qui croyaient en votre modèle). Dites-moi que vous voudriez aussi interdire les divorces, et je penserai alors que le terme “homophobe” est inapproprié. Mais qu’une réflexion qui amène à tellement de conclusion ne puisse vous amener qu’à une conclusion précise, désolé, mais c’est que la conclusion est faite avec d’autres éléments cachés. Assumez-les.

212. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:17 par ruit

@Jerome:Je vous invite par ailleurs a aller lire l’arrêt de la CEDH du 26 février 2002:”Etant donné que la communauté scientifique est divisée, face au manque d’étude sur les conséquences de l’adoption d’enfant par un couple de même sexe, la CEDH estime légitime la politique de la France qui vise à “interdire” l’adoption d’enfant par des couples homosexuels, et ceci dans l’intérêt de l’enfant.”
Evidemment la CEDH doit être composé d’affreux homophobes comme la communauté scientifique d’ailleurs…

213. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:42 par Dalo

Les célibataires peuvent-ils adopter? Certains commentaires l’affirment. Si c’est le cas, je pense que c’est grave.

214. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:42 par Philippe Edmond

” Les enfants y trouveront leur bonheur, hors des vieux cares patriacahux. Pourquoi pas ? “
Désolé, mais il s’agit d’une erreur psychologique fondamentale, la comparaison de toutes les études scientitiques sur le sujet (avec des échantillons suffisants et des points de comparaison réels) montre que l’éducation sans présence de l’un des deux sexes et dans un cadre homosexuel est néfaste pour les enfants, en particulier s’ils sont adoptés.
http://unvoyageauliban.bafweb.com/e…

Cette décision est tout simplement une injustice radicale.

215. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:43 par le chafouin

Il me paraît logique que puisque l’adoption n’est pas autorisée pour les couples homos, on refuse à un célibataire d’adopter s’il vit avec une personne de même sexe.

L’hypocrisie, ce n’est pas la situation passée, c’est la situation actuelle, après cette décision. Car les juges se permettent, grosso merdo, de créer le droit. Et ensuite, on viendra nosu dire que “puisque ça existe”, il faut bien le règlementer.
Et le pire, c’est que si on n’est pas d’accord, on est traité d’homophobe.

C’est bien, comme ça ça clôt le débat, non? Si t’es pour, c’est bien! Si t’es contre, t’es un connard d’homophobe!

216. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:50 par Jerome

Cette décision est tout simplement une injustice radicale.

Ici, cette décision est la suite d’une loi votée par la France, donc les français.
Pour vous, il est injuste que la loi soit respectée?

Vous pouvez demander à faire changer la loi, mais dire que respecter la loi est injuste est très rigolo… L’état de droit, c’est difficile, je sais.

217. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:52 par Dalo

Recommandation: cessez de lire “Jerome”. D’une part il est souvent un troll, en particulier lorsqu’il traite des gens d’homophobes. D’autre part, avec une cinquantaine de longs commentaires, il ne cherche pas à donner sa réaction, mais à contredire tout ce qui ne va pas dans son sens… Peut-être veut-il créer son propre blog?

218. Le mercredi 11 novembre 2009 à 11:57 par Jerome

Philippe Edmond —> Votre étude a été commandée par HazteOir.org, association consacrée à l’activisme politique et conservatrice dans sa démarche proche de l’Église catholique (si j’en crois Wikipedia espagnol).

Avec un commanditaire pareil, je ne fais qu’une chose de cette étude : poubelle.
Une étude commandée par les plus farouches opposants au homos ne peut pas être prise en compte!

Et pour info, le gouvernement espagnol a l’air d’avoir pris un choix inverse, puisqu’il autorise les mariages et adaptions homos, il faut croire que l’étude faite par des catholiques n’a pas convaincu (et étant donne que l’Espagne est très catholique, ils avaient sans doute du poids!)

Ah la dure réalité…

219. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:00 par Jerome

il ne cherche pas à donner sa réaction, mais à contredire tout ce qui ne va pas dans son sens…

Désolé, je ne supporte pas les gens qui mentent (se mentent?) pour arriver à la conclusion qu’ils veulent… C’est un classique scientifique de décider d’abord de la conclusion, et de faire l’étude qui va démontrer cette conclusion.

Non, je ne cherche pas à donner ma réaction, juste dire que ceux qui affirment des choses l’affirment par préjugés, et non par faits. Ce n’est pas “mon sens”, c’est les faits, la réalité, que certains se cachent.

Que le maitre des lieux me bloque mon IP si il pense que je n’apporte rien.

220. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:13 par omer

@Eric Coffinet
Mille fois d’accord avec vous. J’ajouterai que le couple en question peut aussi être marié selon la religion de son choix…
Cette histoire d’adoption me révulse. J’imagine les sarcasmes que ces enfants devront endurer à l’école…

221. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:15 par DJ

Bonjour,
Sauf erreur de ma part, le jugement a été rendu par le TA sur une décision individuelle défavorable, pour se mettre en conformité avec la jurisprudence de la CEDH. Cela signifie qu’il n’y aura pas de conséquence directe pour les autres couples, puisque la décision n’est pas règlementaire. Pour autant, serait-il possible, à la lumière de la jurisprudence conventionnelle, d’envisager que d’autres tribunaux (TGI, TA…) assouplissent leur position pour admettre l’homoparentalité ?

222. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:29 par ruit

@Dg:
La décision concerne le refus d’agrément délivré par le consel général à un célibataire en raison de son homosexualité(ce n’était pas aussi explicite mais cela revenait à ça).La CEDH condamne donc la France pour ce motif:cela signifie donc que cette décision s’impose aux juridictions nationales et donc également aux conseils généraux.
Cela étant agrément ne signifie pas adoption et les Conseils généraux pourront si ils persistent dans cette voie motiver de façon “détournée” leur refus.

223. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:36 par omer92

Suite du billet 219…
Et j’imagine que l’on refilera aux couples homos les enfants cumulant déjà le plus de problèmes santé, hérédité etc… Des vies foutues d’avance… On me dira bien sûr que l‘“on ne choisit pas”, mais comme tout ce qui tourne autour de l’adoption marche par piston et corruption, en France comme ailleurs…

224. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:38 par Jerome

omer Mille fois d’accord avec vous. J’ajouterai que le couple en question peut aussi être marié selon la religion de son choix…

La religion chrétienne protestante se mettant à marier les homos (cf Suède), et ces mêmes personnes mariées pouvant adopter, puis-je en conclure que vous acceptez l’adoption homo?

Votre “ça me révulse” bien insultant pour les les être humains n’ayant pas les mêmes attirances que vous n’est du coup pas très logique… La peur des autres qui sont différents a la vie dure, mais l’humanité arrive à avancer (à très petits pas) malgré les conservatismes.

225. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:49 par Un hétéro avec des difficultés de procréation

Que le maitre des lieux me bloque mon IP si il pense que je n’apporte rien.

Ah l’ordalie…

226. Le mercredi 11 novembre 2009 à 12:57 par Rom1

@175: comme je l’ai dit, la plupart de ceux qui publient des recherches sur l’homoparentalité (sinon tous) le font de manière orientée. Et l’orientation de certains travaux nuisent à leur valeur scientifique.

J’ai mis des liens vers deux articles contradictoires. Personnellement, je penche plutôt pour la revue de religioustolerance.org que celle de catholiceducation.org, parce que (1) religioustolerance cite les positions d’associations de praticiens, qui ont plus de chance de faire autorité que des études isolées, et que (2) la revue de l’université californienne base sa position (notamment) sur des études sur les homosexuels plutôt que sur l’homoparentalité (du genre: les couples homosexuels sont moins stables, les homosexuels ont plus de risque de consommer des drogues ou de faire une tentative de suicide).

Outre les controverses qui entourent certains de ces “faits”, évaluer la qualité de parents adoptifs sur la base de leur appartenance à un groupe ne me semble pas une approche pertinente. Pour s’assurer que les candidats n’ont pas de problème de drogue / un revenu stable et suffisant, mieux vaut examiner la situation des candidats que de regarder si ils sont homos, hétéros, noirs, blancs ou hispaniques.

La CEDH semble avoir adopté la position de l’AAP/APA, à savoir qu’il n’existe pas de différence significative entre les enfants adoptés par des couples homosexuels et ceux élevés par des couples hétérosexuels, et que donc la discrimination ne se justifie pas. Même si cela heurte le “sens commun” de beaucoup de commentateurs de ce fil, le consensus scientifique (l’observation des faits, quoi) semble se diriger dans ce sens.

@Dalo (218): oui, les célibataires peuvent adopter depuis une loi de 1966 (la France des années De Gaulle, donc), comme vous le sauriez si vous lisiez les commentaires ou même les billets en lien.
La CEDH base sa décision sur cette loi. Si la France ne veut pas l’appliquer aux homosexuels, elle ne doit pas l’appliquer aux hétérosexuels non plus (et donc l’abroger), sans quoi elle commettrait une discrimination injustifiée.

227. Le mercredi 11 novembre 2009 à 13:16 par omer

@Jérôme
Je voulais dire que le fait qu’un couple hétéro soit marié civilement
ET selon la religion de son choix ne me paraissait pas être, à priori, un obstacle à l’adoption.
Quant à l’expression, “cela me révulse”, je la maintiens, même si elle n’est pas “politiquement correcte” selon vous.
La tolérance n’est pas l’approbation.

228. Le mercredi 11 novembre 2009 à 13:17 par Dalo

@Rom1 (225). Merci. Je concède que j’ai certainement loupé certains des 200 commentaires précédents. Ceux que j’avais lu étaient flous. Si les célibataires peuvent adopter, il me semble évident qu’il ne doit pas y avoir de discrimination concernant les préférences sexuelles de celui ou celle qui adopte. Évident.

Par contre, je reviens sur ce que j’ai dit au 79, ayant vécu avec un parent seul, je ne pense pas du tout que ce soit une bonne chose, quelle que soit cette préférence sexuelle.

Concernant l’adoption par deux personnes de même sexe, certains, issus de familles recomposées, doivent avoir une expérience similaire, et je pense qu’ils sont les mieux placés pour en parler.

229. Le mercredi 11 novembre 2009 à 13:33 par simaitriX

je trouve l’homosexualité contre nature depuis toujours mais je fais plus que l’accepter et l apprécie….cependant un enfant doit être élevé par un homme et une femme et non par deux membres du même sexe. Je suis donc contre l adoption homosexuelle.
@179; @224, @200; quelle subtilité d’esprit!

230. Le mercredi 11 novembre 2009 à 13:45 par Jerome

Dalo Par contre, je reviens sur ce que j’ai dit au 79, ayant vécu avec un parent seul, je ne pense pas du tout que ce soit une bonne chose, quelle que soit cette préférence sexuelle.

D’autres ayant vécu avec un parent seul vous diront le contraire.
D’autres ayant vécu avec 2 parents vous diront qu’ils auraient préféré ne pas les avoir

Tout le monde a son expérience, mais si on écoutait tout le monde, tout le monde serait dans une prison individuelle sans droit de contact avec personne, seule solution pour éviter les malheurs de tout le monde.

Bref, votre appréciation sur les parents seuls n’a pas grand chose à voir sur l’adoption homo, car d’une on parle alors de deux personnes, et de deux, c’est alors l’interdiction de divorcer qui devrait être remise en cause (et en bonus l’interdiction pour un parent de mourir dans un accident)

231. Le mercredi 11 novembre 2009 à 13:48 par Jerome

simaitriX cependant un enfant doit être élevé par un homme et une femme et non par deux membres du même sexe

Il doit, il doit… Que de “vérité” balancée comme ça, en espérant quand le disant ce sera vrai.
Et vous faites quoi des enfant qui sont élevés que par un homme OU une femme? Cas très fréquent aujourd’hui…

Pouvez argumenter un peu plus sur votre “il doit”? Car la, c’est juste un préjugé de votre éducation, rien de plus.

232. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:24 par simaitriX

j ai donné mon avis…. j’ai tout à fait conscience du nombre important et grandissant des divorces….
et désolée si g froissée votre homosexualité “refoulée”?!

233. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:30 par wouarf

Notre ami Troll Detector fait la grosse matinée ou bien il est allé se recueillir au monument aux morts le plus proche de son domicile?

Que de relents nauséabonds!!!

234. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:31 par simaitriX

et après tout si vous n’êtes pas d’accord, libre à vous…
quelle mauvaise habitude, celle de monter sur ses grands chevaux!

235. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:34 par simaitriX

un peu d’odeur dans ce monde de brutes!

236. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:36 par Jerome

et désolée si g froissée votre homosexualité “refoulée”?!

grand classique aussi le coup de “tu argumentes pour les homos, c’est que tu en est un, refoulé”. Imparable, il arrive toujours, ça m’étonne d’ailleurs qu’il ne soit pas arrivé avant.

Des personnes peuvent juste avoir envie que le mot “égalité” soit réel, ou aussi les mots “quelque soit leur orientation sexuelle” soit vrais.

L’égalité, la vie ensemble, sans discrimination, tout bêtement… Ce que certains veulent refuser à ceux “qui ne sont pas comme eux”.

et après tout si vous n’êtes pas d’accord, libre à vous…

Ce n’est pas une question d’être d’accord ou pas, je n’ai jamais dit que vous deviez changer d’avis sur le sujet. Personne n’a jamais demandé à ce que vous deveniez homos, personne n’a jamais demandé à ce que vous divorciez. Non, on ne vous demande rien à changer dans votre vie privée.
Par contre, que vous vouliez interdire des choses à d’autres qui ne vous ont rien fait, parce qu’ils ne sont pas comme vous, me dérange. C’est aussi ça, l’égalité : le respect des différences.

237. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:46 par simaitriX

je me demande ce qui vous pousse à croire que je changerais d’avis…? L’ai je suggéré? non! et au passage, je suis une femme, les “e” me semblaient significatif; je déteste plus que tout me quereller bêtement avec quelqu’un qui fonce sans réfléchir!

238. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:51 par Estelle

@166: “Ceux, célibataires-mais-en-couple-pas-marié PACSés ou vivant en concubinage avec une personne du sexe opposé, bizarrement, on les traite tout simplement comme un couple marié et ils ont ni plus ni moins de chance d’avoir l’agrément.”

Ce serait à vérifier…
Pour avoir pas mal fréquenté des forums consacrés à l’adoption, en général les enquêtes pour l’agrément (rendez-vous avec une assistante sociale et un psy) sont souvent plus difficiles lorsqu’il s’agit d’une personne célibataire que lorsqu’il s’agit d’un couple (questions sur l’entourage, la préscence d’un “référent” du sexe opposé, les motivations pour adopter…)

Il y a aussi le cas de célibataires vivant en couple hétérosexuel: il leur est très vivement conseillé de se marier, pour pouvoir passer l’agrément en tant que couple (sinon le concubin ou la concubine non adoptant(e) n’aura aucun lien légal avec l’enfant, aucun droit ni devoir… Et leurs possibilités d’adopter en France et à l’étranger seront très réduites, voir plus bas.)

De plus, il faut être conscient qu’en pratique, en France tous les conseils généraux ne confient les pupilles nés sous X qu’à des couples mariés, jamais à des célibataires (ceux-ci peuvent dans de rares cas adopter des pupilles grands ou ayant de gros problèmes de santé). Bon, il faut voir aussi que la grande majorité des couples mariés ne pourra jamais adopter de pupilles (il y en a très peu par rapport au nombre de demandes, ce qui fait d’ailleurs que jamais un enfant né sous X en bonne santé ne reste en famille d’accueil ou orphelinat, ils sont tous adoptés très vite). Pour revenir sur les questions d’âge évoquées: la plupart des conseils généraux mettent aussi des limites d’âge pour les couples adoptant des pupilles nés sous X (par ex. dans l’Isère c’est 38, ailleurs un peu plus ou un peu moins…)

Par ailleurs, à l’étranger, quasiment tous les pays refusent les adoptions par des hommes célibataires, et beaucoup les refusent pour les femmes célibataires, ou n’acceptent celles-ci que pour les enfants grands et/ou “à particularités” (pb de santé). De plus, le fait d’être en concubinage pour une célibataire (y compris hétéro) est perçu comme un point négatif par beaucoup de pays… Et aussi beaucoup de pays imposent un écart d’âge maximum (autour de 40-45 ans) entre mère et enfant.

Bref, je me réjouis pour Madame B. de cette décision, mais à son âge et dans sa situation, il me paraît très peu probable qu’elle puisse adopter un jour, hormis si elle est prête à adopter un enfant ayant de gros problèmes de santé.
Avoir l’agrément ne signifie nullement qu’on adoptera forcément…

239. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:54 par simaitriX

pour votre gouverne, il y a en chaque être une part homosexuelle, je n’ai jamais dit que vous l’êtiez pcq vous les défendiez….

240. Le mercredi 11 novembre 2009 à 14:56 par wouarf

ouais mais g froissée c’est une faute d’accord,pas une marque du féminin….
Et rien dans la réponse de Jérôme ne donne à penser que vous êtes un homme…
Allez donc troller ailleurs. Il existe plein de sites qui n’attendent que votre finesse et votre ouverture d’esprit.

241. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:05 par Thomas

@ Rom1 (et un peu Jérôme)

Bien sûr vous avez raison, les études scientifiques sont généralement menées sur le mode
-j’ai une hypothèse (quelle qu’elle soit) et je souhaite la démontrer
-je fais une étude en ce sens

Seulement tous deux, vous semblez vouloir dire que si les résultats ne vont pas dans le sens recherché, ils ne sont pas publiés? Ou faussés?

Je suis navré, mais les chercheurs et universitaires (dont j’ai été) n’ont pas (tous) cette malhonnêteté intellectuelle là. C’est bien mal les connaître.

Et même si par exemple le lien que nous donne Edmond Truc est une étude demandée par un organisme partisan, la masse bibliographique qu’il représente n’est évidemment pas à jeter aux orties (et là je parle à jerôme) sous prétexte qu’elle ne vous plaît pas.
De plus vous semblez ignorer à dessein la portée insultante de vos propos. Et si je vous traitais de saucisson, trouveriez-vous une galipette sémantique pour sembler ignorer l’injure? Allons allons, c’est pour moi la double preuve de votre malhonnêteté intellectuelle, au prisme de laquelle je lirai désormais vos commentaires. Ainsi, sachez que vous desservez malheureusement votre cause, si juste soit-elle.

Rom1, de quels consensus américains parliez-vous? Dates et Publis SVP?

242. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:18 par simaitriX

je ne suis en au.cu.n cas un troll….

243. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:30 par Jerome

il y a en chaque être une part homosexuelle,

Et son opposé, ils vont d’ailleurs souvent ensemble : il y a en chaque être une part d’homophobie… (rejet de ce qui attire mais contraire à son éducation, rejet/écrasement de ceux qui acceptent leur condition)

On peut faire aussi psy pilier de bar.

244. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:34 par didier specq

@Jérôme.

Vos démonstrations de non-sectarisme sont parfaites. Il n’empêche qu’une majorité de gens va continuer à penser qu’il vaut mieux une maman et un papa à un enfant. Il n’empêche que cette même majorité va trouver préférable aussi que ces parents aient eu “naturellement” leur enfant. Il semble aussi que cette majorité va trouver que c’est mieux si l’entourage familial des enfants est stable et le couple solide.

Bien entendu, ça n’empêche pas que, en cas d’accident de la vie ou de chemins humains plus tortueux que la moyenne, des enfants seront parfaitement élevés. Notre amie de San Francisco nous explique par ailleurs combien les “trouvailles” en matière familiale peuvent être intéressantes et imaginatives.

Il n’empêche que les administrations, en cas d’adoption concrète, vont continuer à donner leur préférence aux couples qui ressemblent le plus aux modèles classiques. Mettons nous un instant à la place des “adoptés”. N’est-ce pas au fond assez normal?

245. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:43 par Thomas

Si j’ai dit que jérôme desservait sa cause, alors il faut reconnaître que simaitriX l’explose!

De grâce, allez sur le site du Figaro, voir si on y est!

246. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:47 par everwind

@simaitriX :
tout à fait, je ne dirais personnellement pas que vous êtes un troll, vous avez simplement émis une opinion sans la justifier en rien si ce n’est que par un “il faut” qui n’a rien de vérifié et sans argument, ce qui fait que ça ne sert strictement à rien dans une discussion.
Donner son point de vue c’est bien, avoir des raisons d’avoir ce point de vue et les exposer c’est mieux :-)

Pour le mien, il est partiellement au numéro 170

247. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:50 par Simplet

Je trouve assez amusant ce débat, puisqu’il est le faux nez du vrai débat sous-jacent: l’homosexualité est elle une pratique sexuelle normale? les homosexuels sont ils des gens normaux ou des déviants?

Comme par ailleurs le vrai débat ne peut avoir lieu, puisque la loi interdit les propos sincères sur ce sujet et n’autorise l’expression que d’une seule opinion , cette discussion ne risque pas de faire évoluer les positions des uns ou des autres.

PS: il m’est interdit de m’exprimer sur le fond du sujet.

248. Le mercredi 11 novembre 2009 à 15:50 par Jerome

Mettons nous un instant à la place des “adoptés”. N’est-ce pas au fond assez normal?

Est-il normal de modeler nos enfants sur un modèle précis, alors qu’ensuite on veut leur enseigner le respect des différences des autres (liberté de culte, d’orientation sexuelle etc…)?

Non, désolé, je préfère largement des enfants qui correspondent à la réalité : des enfants avec des parents de tout horizon.

On parle souvent du bien-être des enfants, mais pour leur bien-être, il serait préférable d’avoir de tout dès le départ, pour arrêter de “mettre dans des cases” les gens : ces personnes sont tout bonnement normales. Encore une fois, ce n’est pas les enfants qu’il faut protéger en supprimant ce qui est “anormal”, mais les parents qu’il faut empêcher de nuire à ces enfants.

Une question sur le bien-être des enfants : est-il préférable que tous les parents soit hétéros lorsque l’enfant s’aperçoit qu’il est homo, ou est-il préférable que l’enfant ai un camarade de classe qui lui dit “eh eh… Tu es comme mes deux papas”.
Parce que les beaux penseurs du bien-être des enfants, ils ont quelques pourcent de chances que leur enfant soit très malheureux à se croire seul homo (ben oui, on ne choisit pas, vos enfants peuvent très bien l’être, et devant vos préjugés ne pas vous le dire… Et être malheureux, très malheureux d’avoir des parents avec autant de préjugés) au monde parce que le modèle de parents hétéros aura été imposé.

Pour le bien-être des enfants, l’homosexualité et l’homoparentalité devraient être évidentes. Mais on revient au problème de base : le bien-être de l’enfant est une excuse.

249. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:19 par didier specq

Eh oui, cher Jérôme, un enfant est modelé!

Ce n’est pas un petit consommateur qui va choisir “librement”, un peu comme dans un supermarché, sa personnalité.

Ses parents vont chercher à lui transmettre des modèles, des valeurs, des modes de pensée, des fonctionnements voire des réflexes. C’est pour cette raison que les familles se constituent, transmettent, perpétuent une tradition.

Evidemment, ces fonctionnements familiaux peuvent être plus ou moins ouverts, plus ou moins épanouissants, plus ou moins oppressants. Mais ils existent. Il est même bon, pour que l’adolescent se constitue une personnalité, que le “modelé” se révolte contre son modèle. Cela l’aidera à créer un modèle différent, peut-être meilleur.

Vous pouvez appeler globalement ces repères des “préjugés” si ça vous amuse. Personnellement, j’ai un tas de “préjugés” et j’observe ce qu’Orwell appelait la “décence commune”, des régles morales de base communes. Parmi lesquelles, effectivement, l’intérêt de l’enfant surtout quand, aujourd’hui, on décide d’en avoir un.

Et, puisque des gens choisissent de se classer comme homosexuels, je pense que, comme à tout le monde, il faut leur poser la question de la pérennité de leur famille. Et moi, une femme qui veut adopter sans que sa partenaire se sente impliquée, ça m’étonne un peu.

Le bien des enfants, un prétexte? Pas tellement. A moins que la vie du couple ne soit devenue un enfer de violences, je n’ai jamais vu d’enfants heureux de la séparation de leurs parents. Et, je le répéte, je trouve un peu normal que les services sociaux s’inquiètent de la “normalité” d’un couple.

Or, effectivement, si cette structure familiale ressemble de plus en plus à une association de CDD, c’est inquiétant.

250. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:23 par Eric Coffinet

@ omer (219)

Je lis : “Mille fois d’accord avec vous. J’ajouterai que le couple en question peut aussi être marié selon la religion de son choix…”

L’islam traditionnel interdit l’adoption plénière, pour ne pas perturber le lien entre le nom du père et la filiation biologique, et le remplace par un tutorat (kafala). Certains pays n’accordent l’adoption que si la religion des parents est la même que celle de l’enfant. Ces remarques peuvent être importantes pour des gens désirant adopter un enfant à l’étranger.

251. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:25 par jalmad

juste un comm pour tirer mon chapeau au soldat Jérôme. Perso, sur ce type de sujet, je n’essaye plus de dialoguer lorsque je vois que ça part en vrille comme certains comm sous ce billet . Je me réjouis pourtant de voir que d’autres continuent d’aller au charbon…

et juste également mon étonnement face aux commentaires de DMonodBroca : comment pouvez-vous affirmer

Mais confondre le simulacre avec ce qu’il simule est signe de folie. Faire comme si deux hommes ou deux femmes étaient père et mère cela n’a littéralement pas de sens. Cette confusion est insensée. Que la loi et la justice fassent fond sur de l’insensé est critiquable et inquiétant. ?

précisément, le droit de la famille ne fait pratiquement QUE ça, de la fiction : adoption simple ou plénière, par un célibataire ou un couple marié (n’est-il pas “insensé” de considérer qu’un célibataire peut enfanter ou qu’un couple non marié ne le peut pas ?) reconnaissance de complaisance indéboulonnable dès lors qu’elle est corroborée par la possession d’état (n’est-il pas insensé de considérer qu’une personne, sous prétexte qu’elle se comporte comme un père mais n’en est pas le père biologique, est le père ?)….

le problème est que parfois, la loi fait fond sur un “insensé” qui ne colle pas avec votre représentation idéale d’une société ; ça ne me pose aucun problème, on peut aussi parfois penser que la “morale”, l’”éthique” a du bon. Par exemple, je suis personnellement pour le mariage homosexuel, l’adoption par des homosexuels, mais contre le recours forcené à la PMA. Mais j’ai bien conscience qu’au delà de valeurs d’égalité, de tolérance, etc….il y probablement une grosse part de morale ou appelez cela comme vous voulez, dans mes convictions. Et je l’assume, mais je n’irai certainement pas dire à celui qui est un fan de la PMA qu’il est “insensé” que le droit ait fait fond sur cette fiction, et que notre société va droit à sa perte si elle commence à admettre ce genre de choses. Vous le savez, le droit n’est jamais qu’un outil qui doit permettre d’organiser la vie sociale. Par exemple, si la société considère qu’il est mieux de faire comme si un enfant n’avait pas de père plutôt que d’admettre de fait l’inceste, et bah….on dit que l’enfant n’a pas de père ; et on arrivera même à se convaincre qu’il est de l’intérêt de cet enfant qu’il ne sache pas officiellement qui est son père.

252. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:35 par Jerome

je n’ai jamais vu d’enfants heureux de la séparation de leurs parents.

Vous en avez un devant vous : moi.
J’ai plusieurs exemples quand j’étais jeunes de mes camarades pas aussi chanceux que moi : ils demandaient au père noël que leurs parents divorcent. Pourquoi? Parce que ce qui faisait tenir le couple, c’était le poids de la société (il y a 30 ans), donc c’était l’enfer peur eux, ils n’avaient aucune envie de rentrer à la maison, et n’aspiraient qu’à une chose : partir le plus vite possible de la maison. Fuir, fuir, et fuir. Pas de maltraitance (parce que le couple modèle hétéro avancé ici, ben… il n’est pas parfait du tout!), même pas, juste des parents qui se déchirent mais refuse de braver l’interdiction de leurs parents “vous êtes mariés, c’est pour la vie”. Personne n’est heureux (ni l’enfant, ni les parents).

Ces exemples ont été repris dans divers films, où les parents demandent ensemble “tu veux quoi pour noël”, et le fiston tout sourire : “que vous divorciez!”, j’imagine donc que mon cas et ceux des mes anciens camarades de classes ne sont pas unique.

C’est ça, les enfants, ça ne rêve pas de ce qu’on imagine…

253. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:36 par Polydamas

@ dimip (174):
C’est bien ce que je pensais, vous ne savez pas ce qu’est un intégriste.

@ Jerome (169):
Le bien-être de l’enfant n’est aucunement une excuse, c’est l’obligation que l’on doit donner ce qu’il y a de mieux à chaque enfant adopté, donc la situation la plus normale.

Nous n’avons pas la même définition de “mieux pour le bien de la société” : en effet, le mieux pour le bien de la société n’est pas incompatible avec le mariage homo, au contraire, le mieux pour le bien de la société est de répondre aux besoin de cette société, sans ségrégation.
Passons aux mariages à trois, à quatre, alors, je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait s’arrêter en si bon chemin, si on doit légaliser toutes les pratiques existantes, on n’a pas fini, le mariage homo n’est qu’une étape.

La diversité, c’est l’être humain, je suis différent de vous. Mais la diversité, c’est ce qui fait peur aussi à l’être humain, je n’ai jamais compris pourquoi ce renfermement…
Si la diversité, c’est être différent de moi, je n’ai pas eu besoin de vous pour la constater et vivre avec. C’est juste que ce n’est pas parce que vous êtes soi-disant différent, que vous auriez pour autant le droit de réclamer que l’Etat renverse toute la logique de promotion du mariage, dont le but premier est le service du bien commun de la société, qui n’est malheureusement pas assuré par le mariage homo.

Le mariage et l’adoption homo n’enlèvent pas des droits aux hétéro, mais les hétéro gardent jalousement ce droit peur eux et cherche des excuses pour ne pas le fournir à d’autres…
Bon, les points Godwin à la pelle, ça va cinq minutes, on ne peut comparer esclavage et la non-adoption par les homos. Ça n’a rien à voir avec un monopole, déjà bien entamé par le Pacs, des hétéros. Tiens d’ailleurs, ce qui est marrant est que les homos juraient leur grands dieux, il y a dix ans, qu’ils ne demanderaient jamais le mariage, ce n’était pas dans leur intention.

Quant aux études, j’aime bien ce commentaire trouvé dans un grand quotidien il y a deux ans :

Les enquêtes citées, en général américaines, sur lesquelles se fondent les revendications d’ho­moparentalité révèlent en fait bien des surprises : l’échantillonnage est extrêmement restreint, quel­ques dizaines de personnes, le plus souvent membres d’associations gays militantes ; dans la plupart des cas, seuls les parents sont in­terrogés et parlent au nom de leurs enfants ; quand des comparaisons sont faites, c’est le plus souvent avec des familles monoparen­tales, soit d’origine, soit issues d’un divorce ; les questionnaires sont standardisés, exclusivement comportementalistes et fonction­nalistes, sans mise en perspective de l’évolution de l’enfant jusqu’à l’âge adulte ; les notions clés de « père », « mère », « parent », « con­ception » et « engendrement » y sont délibérément laissées dans le flou. Tout se passe comme si les enfants vivant au sein de couples homosexuels étaient chargés de valider les comportements des adultes en « allant bien », alors que l’on y découvre que plus de 40 % d’entre eux bénéficient d’un suivi psychologique.

Est-il normal de modeler nos enfants sur un modèle précis, alors qu’ensuite on veut leur enseigner le respect des différences des autres (liberté de culte, d’orientation sexuelle etc…)?
Vous savez qu’il vaut mieux qu’un enfant soit modelé que pas modelé du tout ? Heureusement d’ailleurs, parce que si c’est pour choper toutes les perversions que notre société sait si bien produire, là encore on n’a pas fini.

254. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:38 par Polydamas

Pas de maltraitance (parce que le couple modèle hétéro avancé ici, ben… il n’est pas parfait du tout!)
Parce que vous croyez que les homos ne sont pas capables de maltraitance ? Lol…

Quant à reprendre des exemples de films complètement idéologisés comme si ça correspondait à une réalité des plus prégnantes, c’est la première fois qu’on me la fait, celle-là…

255. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:48 par everwind

@polydamas :
j’aimerais assez que vous m’expliquiez en quoi le mariage est un service allant vers le bien commun ? Et qu’au passage vous me définissiez ce qu’est le bien commun …

“Passons aux mariages à trois, à quatre, alors, je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait s’arrêter en si bon chemin, si on doit légaliser toutes les pratiques existantes, on n’a pas fini, le mariage homo n’est qu’une étape.” Je ne serais personnellement pas contre mais il se trouve que la l’obstacle technique me parait tout de même assez important : que faire en cas de divorce, comment s’occuper de la gestion du patrimoine, des enfants ? De toute façon il se trouve que l’être humain n’a pas énormément le penchant pour les trinomes, nous sommes bien trop jaloux pour accepter un menage à trois, ce qui fait que la question ne se pose meme pas, ou alors vraiment dans des cas infiniment rares.

Quant au commentaire laissé sur un grand quotidien, moi aussi je peux laisser des commentaires sur des grands quotidiens pour dire n’importe quoi en n’apportant ni preuve ni démonstration objective, ça n’en fera jamais un argument ;-)

256. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:49 par Jerome

dont le but premier est le service du bien commun de la société, qui n’est malheureusement pas assuré par le mariage homo.

Ce n’est pas en le répétant plusieurs fois que ça devient vrai. C’est quoi le bien commun pour vous? Parce que le bien commun de la société, il s’en fout que les parents soit hétéro, tant que l’enfant est élevé et a un bien-être (que des homos peuvent tout autant donner)… Encore une invention sous laquelle se cacher.

Toujours, encore et encore, des préjugé, “le bien commun” vient au secours du “bien-être des enfants”, grands mots au nom desquels il faudrait avaler les phrases balanées comme des vérités.

Parce que vous croyez que les homos ne sont pas capables de maltraitance ? Lol…

Je n’ai pas dit ça.
Mais j’ai l’impression étrange que pour vous le couple hétéro est le summum, le truc parfait. Ca ne l’est pas. Aucun n’est pire que l’autre.

Quant à reprendre des exemples de films complètement idéologisés

Ah oui, c’est vrai, les films, c’est mal. Tout de suite ça plait moins quand des gens montrent la réalité de la vie dans leurs films. Vous avez oubliés mes petits camarades, très réels. Mais j’imagine que vous n’avez jamais discuté de ce genre de choses avec vos camarades, qui n’ont pas osé défier votre idéologie. Bizarrement, comme pour moi c’était officiel (parents clairement divorcés), j’ai eu le droit aux confidences que d’autres camarades n’ont jamais eu, car les enfants avait trop peur des réactions… Foutu monde réel, pas parfait, vraiment.

257. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:51 par SpectrumKnight

Il est facile, et néanmoins hypocrite; de saluer une telle “avancée” quand on a été élevé par un père et une mère.

Pauvres enfants, déjà de plus en plus tiraillées entre des couples qui éclatent; certains vont devoir subir une “parentalité” déboussolante.

Je ne suis pas contre une société qui évolue mais quand cette évolution mène à l’auto-destruction de l’espèce, il y a de quoi se poser des questions !

258. Le mercredi 11 novembre 2009 à 16:56 par Jerome

SpectrumKnight Je ne suis pas contre une société qui évolue mais quand cette évolution mène à l’auto-destruction de l’espèce, il y a de quoi se poser des questions !

Et bam, on n’attendait que vous pour dire des énormités.
Auto-destruction, rien que ça?
Pour rappel, il y a que quelques pourcents d’homos dans le monde, ça laisse suffisamment de marge pour l’espèce.
Pouvez-vous argumenter en quoi les divorces et l’homoparentabilité conduit à l’auto-destruction? J’imagine que derrière ces grands mots, il n’y a pas eu de réflexion, mais bon, au cas où…

Allez, on va tous les faire les énormités, plus on est de fous, plus on rit. Déprimant.

259. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:01 par everwind

spectrumknight : revoyez votre définition d’hyprocrite parce que ça n’a aucun rapport ou alors il va falloir le justifier … Et oui c’est facile puisque dans une république il est toujours facile de s’exprimer, et si vous sous-entendiez que c’est facile parce que c’est une opinion commune sachez qu’elle est minoritaire donc l’argument tombe à l’eau. La première phrase est donc au mieux à ignorer

“Pauvres enfants, déjà de plus en plus tiraillées entre des couples qui éclatent; certains vont devoir subir une “parentalité” déboussolante.” : si vous sous-entendez que les couples homosexuels se séparent plus que les autres il va falloir le justifier aussi. Si vous voulez juste dire qu’il est déboussolant d’avoir des parents homosexuels (qui entraineraient une perte de repères), je voudrais bien savoir en quoi il serait plus déboussolant d’avoir 2 parents du même sexe que n’avoir plus leurs parents biologiques, ce qui est le cas des enfants adoptés qui s’ils n’ont pas été adoptés très tôt s’en souviennent et en gardent des traces toute leur vie …

“Je ne suis pas contre une société qui évolue mais quand cette évolution mène à l’auto-destruction de l’espèce, il y a de quoi se poser des questions !” : ne vous inquietez pas pour l’espèce elle va très bien, et cette phrase est d’une stupidité affolante au vu des études démographiques.

Il n’y a donc aps grand chose à retenir de votre message, et j’en suis désolé

260. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:16 par didier specq

@Jérôme.

Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas divorcer quand c’était un enfer. J’ai simplement expliqué qu’il existait de plus en plus de familles CDD ou, par exemple, l’un des partenaires est répudié au nom de la liberté absolue de l’autre. L’autre, bien entendu, n’a pas précisé ce détail quand il s’est marié ou a voulu des enfants.

J’ai plus que l’impression que des familles unies et durables préservent mieux l’environnement de l’enfant. Et, donc, je trouve assez normal que les services sociaux d’un département, en cas de demande d’adoption, se soucient de ce qui n’est pas un détail.

Je ne pense donc pas qu’une femme, hétérosexuelle ou homosexuelle peu importe, puisse avoir un projet d’adoption personnelle. Même chose bien sûr pour les demandes d’adoptions émanant de célibataires. Voilà, c’est tout, ça m’étonne.

Ceci dit, pour un “vieillard” comme moi, je trouve tout à fait passionnant qu’une partie du mouvement homosexuel se fasse le défenseur de la famille classique. Ce sont les militants du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (il fallait cogner en 1970 pour imposer à certains maoïstes leur présence dans des défilés d’extrème-gauche) qui doivent sourire de ce retournement de l’histoire. Je me rappelle encore avec émotion leur banderole violette avec ces mots: <Prolétaires de tous les pays, caressez-vous!>.

261. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:26 par Sodomite actif-passif

OK pour l’adoption par un couple homosexuel, donc.
Mais il serait raisonnable d’organiser un suivi régulier par les Autorités sociales jusqu’à la majorité de l’enfant, puisqu’on manque de recul dans cette affaire.

262. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:33 par Véronique

Par exemple, je suis personnellement pour le mariage homosexuel, l’adoption par des homosexuels, mais contre le recours forcené à la PMA. (Jalmad - post 250)

J’ai envie de dire que le recours forcené à la PMA relève selon moi de la même chose que le désir forcené d’un homosexuel ou d’un couple homosexuel pour adopter.

Je me demande quand même s’il n’y a pas là comme pour la MPA cette obsession si consensuelle et si dans l’air du temps d’un enfant à tout prix, à n’importe quel prix.

Perso, ce qui me fâche c’est ce sur-investissement, cette valorisation partout et tout le temps de la personne par l’enfant ou par le désir obligatoire d’enfant. .

263. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:39 par Jerome

L’autre, bien entendu, n’a pas précisé ce détail quand il s’est marié ou a voulu des enfants.

Mais cela est autre chose : c’est le contrat personnel passé entre les conjoints, c’est privé. Ici, on parle de gens qui veulent interdire au d’autres gens d’avoir le même contrat.
Et c’est la la grande différence : les homos demandent les mêmes droits et devoirs. Il ne veulent rien imposer aux autres.
Donc vous pourriez avoir votre modèle, personnel, rien ne changerait.

J’ai simplement expliqué qu’il existait de plus en plus de familles CDD

Mais les homos aimeraient déjà avoir le droit au CDI ;-).
Ceci dit, je me suis marié non pas par CDD, bien en CDI, mais seulement car je savais que je pouvais quitter ce CDI si nous n’avions plus les mêmes routes dans 20, 30, 40 ans. CDI ne veut pas dire illimité, mais indéterminé.

Et, donc, je trouve assez normal que les services sociaux d’un département, en cas de demande d’adoption, se soucient de ce qui n’est pas un détail.

Je n’ai jamais dit le contraire. Mais vous noterez que votre phrase ne fait aucune mention de la sexualité, et pour cause : les couples homos sont tout autant stables, certains font comme les hétéros : ils meurent ensemble, d’autres font comme les hétéros : ils se séparent.
Le bien-être de l’enfant passe par un foyer stable, je n’ai jamais remis cette chose en question. Et dans l’exemple posé dans le journal, le foyer est stable…

Je ne pense donc pas qu’une femme, hétérosexuelle ou homosexuelle peu importe, puisse avoir un projet d’adoption personnelle.

C’est passé de mode, mais je vous rappelle la chanson de Goldman “elle a fait un bébé toute seule”.
Ici, le problème est qu’il faut tricher, car un couple (pas seule donc!) a moins de droit dans certains cas qu’un célibataire, la loi est bizarrement faite. De plus, comme vous dites, “vous ne pensez pas”, mais cela ne devrait pas empêcher ceux/celles qui le pense de le faire ne pensez-vous pas? Cela ne changera rien à votre pensée, car encore une fois les homos ne demandent pas à ce que vous changiez votre idéal.

Ce sont les militants du Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (il fallait cogner en 1970 pour imposer à certains maoïstes leur présence dans des défilés d’extrème-gauche) qui doivent sourire de ce retournement de l’histoire.

Trop jeune pour tout comprendre! Mais il faut juste noter que ce qui est demandé aujourd’hui est loin d’être extrémiste : juste avoir l’égalité de traitement. Loin de vouloir imposer l’homosexualité comme “objectif de tout le monde”, juste l’égalité…

264. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:45 par Jerome

Mais il serait raisonnable d’organiser un suivi régulier par les Autorités sociales jusqu’à la majorité de l’enfant, puisqu’on manque de recul dans cette affaire.

Ce suivi, il le faudrait non pas seulement pour les homoparents, mais pour tous ne pensez-vous pas? Car le fait d’être hétéro ne suffit pas pour bien élever un enfant.

Quand aux recul sur ces affaires, il y a déjà pas mal d’adultes enfant d’homos, et la majorités d’entre eux vont diront que le plus dur pour eux a été que l’état refuse d’officialiser leurs parents. Je sais, je n’ai pas d’étude papier toute prête pour argumenter, mais j’en ai croisé suffisamment pour me faire une idée.

Pourquoi plus s’introduire chez des homos que chez les autres? Les homos sont des parents comme les autres. Avons-nous voulu vous immiscer plus chez les mères divorcées “parce qu’il y a risque pour l’image du père”? Pourquoi devrions-nous le faire plus pour les homos que pour les mères divorcées? Pourquoi ne pas nous dire qu’il faudrait surveiller plus les papas dont la femme vient de mourir “parce qu’on ne sait pas ce que ça peut donner”? Et ceux qui perdent leur emploi ne sont-il pas plus à risque encore? Il y a tellement de cas “à risque” qu’il faudrait surveiller tout le monde…

265. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:46 par *Celeborn

Voilà qui est une très bonne nouvelle (et peu importe ce que l’on pense de l’homosexualité, surtout quand on en pense d’énormes bêtises) ! Bon courage, cher maître, pour gérer les commentaires ! ^^

266. Le mercredi 11 novembre 2009 à 17:51 par Jerome

Véronique Perso, ce qui me fâche c’est ce sur-investissement, cette valorisation partout et tout le temps de la personne par l’enfant ou par le désir obligatoire d’enfant. .

C’est bien la effectivement un problème contemporain d’être bien vu car avec enfant.
C’est avec amusement que j’ai souvent eu comme question “alors, ça fait des années que vous êtes mariés, et les enfants?”, à croire qu’il faut avoir un enfant pour être respectable.

Mais je ne pense pas que les couples homos qui souhaitent un enfant soient dans ce cas : la conformité, ils l’ont déjà mise à la poubelle, le regard des autres, ils ont parfois risqué leur vie pour pouvoir afficher leur couple, donc ce n’est pas pour les autres, mais bien pour eux. Notez au passage qu’il y a moins d’homos avec un désir d’enfant que d’hétéro, je pense que c’est justement parce que les homos n’ont pas le poids social à supporter. Les homos ayant un désir d’enfant ne sont sont pas les plus nombreux.

Il y a une mentalité “enfant à tout prix” à changer, mais se focaliser sur les homos à ce sujet serait une erreur : le problème est chez les hétéros.

267. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:24 par didier specq

@Jérôme

Eh oui, trop jeune pour comprendre…

Je voulais simplement signaler qu’au départ les mouvements homosexuels, comme le FHAR, nous expliquaient qu’ils voulaient dynamiter la famille bourgeoise. Les homosexuel(le)s nous expliquaient donc que leur mode de vie (pas de procréation, partenaires très nombreux, surtout pas d’unions trop stables) était révolutionnaire. Michel Foucault explique très bien cette nouveauté qui, selon lui, caractérise le mouvement gay.

Dans la foulée, on nous a convaincu d’une identité sexuelle fixe qui provient d’une orientation sexuelle. Moi, cette “identité”, comme toutes les identités trop strictes, m’agace parfois un peu, mais bon, très bien.

Il existerait donc une littérature homosexuelle, un cinéma gay et même un syndicat des entreprises gay (il s’est porté partie civile contre Christian Vanneste, le député du Nord qui aurait tenu des propos homophobes; la Cour de Cassation a répondu par la négative depuis).

Evidemment, on peut s’interroger sur les artistes (par ailleurs homosexuels) du passé qui n’auraient peut-être pas apprécié d’être “fichés” comme homosexuels par d’autres homosexuels. On peut s’interroger aussi sur le caractère peut-être un peu discriminant d’organisations réservées aux homosexuels. Passons.

Aujourd’hui, nous en sommes arrivés à un autre point: le droit des homosexuels à fonder une famille (mariage, adoption, etc) en tous points semblable à la bonne vieille famille classique.

J’appelle ça un retournement de l’histoire assez étonnant et je pense aux propos des gens du F.H.A.R. Mais, encore une fois, si des gens veulent être sérieux dans l’éducation de leurs enfants, ça ne me gêne pas du tout.

Je vous signale que -vous jouez un peu sur les mots- les homosexuels ne veulent pas l’égalité de traitement car, hélas pour eux, ils ne peuvent enfanter comme un couple hétéro.

Ils veulent donc des droits spéciaux: l’insémination artificielle pour les femmes sans prescription médicale et sans s’encombrer d’un homme; l’adoption en dehors des rôles classiques femme/homme. Personnellement, je suis pour. Dire que ça ne pose aucun problème, c’est peut-être imprudent.

Ceci dit, les fictions juridiques sont vieilles comme le monde du droit. Les Latins, par exemple, admettaient des adoptions d’enfants plus vieux que leurs parents.

Un dernier conseil que vous allez trouver paternaliste: n’abusons pas quand vous polémiquez du terme “réactionnaire”. Les homosexuel(le)s des années 70 (qui se heurtaient à une véritable répression) auraient trouvé vos propos progressistes d’aujourd’hui très réactionnaires. Ils auraient sans doute affirmé que vous vouliez faire tomber l’homosexualité dans la normalité de la famille traditionnelle.

268. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:25 par simaitriX

c déjà compliqué pour un couple dans la norme (excusez moi du terme) d’élever un enfant alors pour un couple homos ou pire une personne seule….pour moi une enfant à besoin d’équilibre pour se forger, chose qu’il reçoit d’un père et d’une mère. Dans un couple homo il ne recevra qu une moitié d’éducation. Et l’autre il l’apprend ou?

269. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:32 par didier specq

@Jérôme

Vous dîtes: <Ils ont parfois risqué leur vie pour afficher leur couple>. Croyez vous qu’on peut parler de la réalité homosexuelle d’aujourd’hui de cette façon-là, avec une répression aussi intense?

270. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:37 par Coralie

@Jérôme en particulier
Sur le désir d’enfant, et ses liens avec un hypothétiiique droit à l’enfant, vous avez raison de faire remarquer qu’il n’ya pas plus de raisons de le remettre en question pour un couple homosexuel que pour un couple hétérosexuel .stérile. En tant qu’hétérosexuelle, non mariée et mère de famille, qui ai eu mes enfants sans effort ni volonté particulière je peux dire que le désir d’enfant des autres (quelle que soit leur orientation sexuelle et leur statut matrimonial), quand il devient une obsession et un projet de vie, me met mal à l’aise. Il donne l’impression que l’enfant à venir va avoir tant de choses à porter…Mais c’est peut-être moi qui ai besoin d’un psy…
Pour les aspects juridiques, que l’on puisse adapter le droit de la famille pour que les homosexuels et leurs enfants puissent vivre comme les hétérosexuels et leurs enfants, pourquoi pas.
En revanche, je suis complètement bloquée sur la question des mères porteuses et des locations et prêts d’utérus en tous genres. Le corps des femmes et leur santé ne peut pas être à vendre, et le fait de porter un enfant 9 mois n’est pas un pur acte de production.

271. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:37 par Coralie

@Jérôme en particulier
Sur le désir d’enfant, et ses liens avec un hypothétiiique droit à l’enfant, vous avez raison de faire remarquer qu’il n’ya pas plus de raisons de le remettre en question pour un couple homosexuel que pour un couple hétérosexuel .stérile. En tant qu’hétérosexuelle, non mariée et mère de famille, qui ai eu mes enfants sans effort ni volonté particulière je peux dire que le désir d’enfant des autres (quelle que soit leur orientation sexuelle et leur statut matrimonial), quand il devient une obsession et un projet de vie, me met mal à l’aise. Il donne l’impression que l’enfant à venir va avoir tant de choses à porter…Mais c’est peut-être moi qui ai besoin d’un psy…
Pour les aspects juridiques, que l’on puisse adapter le droit de la famille pour que les homosexuels et leurs enfants puissent vivre comme les hétérosexuels et leurs enfants, pourquoi pas.
En revanche, je suis complètement bloquée sur la question des mères porteuses et des locations et prêts d’utérus en tous genres. Le corps des femmes et leur santé ne peut pas être à vendre, et le fait de porter un enfant 9 mois n’est pas un pur acte de production.

272. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:40 par everwind

@simaitriX : la vie sociale d’un enfant ne se limite pas à la fréquentation de ses parents. Que cela en fasse un enfant différent, c’est probable, tout comme il aurait été différent en cas de famille noire, asiatique, émigrée, ou recomposée. néanmoins la différence par rapport à la “norme” n’a rien de péjoratif ou dévalorisant.

S’il lui manque une partie parce qu’il n’avait pas de père ou pas de mère ? voir mon commentaire au 170, il se trouve que dans beaucoup de sociétés le père n’intervenait pas ou très peu dans l’éducation de certains de ces enfants (en particuliers les filles d’ailleurs), et les enfants n’étaient pas pour autant déséquilibrés :-)

273. Le mercredi 11 novembre 2009 à 18:55 par Simplet

“18:25 par simaitriX

c déjà compliqué pour un couple dans la norme (excusez moi du terme) “

Pourquoi vous excusez vous du terme ?

274. Le mercredi 11 novembre 2009 à 19:31 par nílafhiosagam

tiens, ici aussi on fait dans la morale bourgeoise-bohème ?
Cette affaire nous montre que, contrairement au nouveau catéchisme, tout ne se vaut pas : les hétérosexuels peuvent se reproduire sans demander quoi que ce soit, les homosexuels ne peuvent pas, ils ont besoin des hétérosexuels et de l’Etat, mais ne parlons surtout pas de norme, ce n’est pas PC. Cette femme aurait choisi la manière norm…mea culpa, naturelle, elle serait déjà grand-mère. Ses goûts sexuels ne regardent personne d’autre qu’elle-même ; si un sujet mâle dans la force de l’âge n’est attiré que par les femmes ménopausées, va t-il faire tout ce foin pour avoir le droit d’adopter, expliquant que ses goûts sexuels l’empêchent de procréer avec ses partenaires ?

275. Le mercredi 11 novembre 2009 à 19:49 par Lars Wool

si un sujet mâle dans la force de l’âge n’est attiré que par les femmes ménopausées, va t-il faire tout ce foin pour avoir le droit d’adopter, expliquant que ses goûts sexuels l’empêchent de procréer avec ses partenaires ?

Il aura pas besoin de faire de foin, la loi l’autorise déjà à demander à adopter…

Je voulais aussi dire à Jérome que je suis impressionné par la qualité de son argumentation, c’est rare de trouver kkun qui arrive à discuter calmement d’un tel sujet sans fléchir contre les trolleurs et autres véhéments adversaires ;)

J’espère voir d’autres de tes commentaires ;)

276. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:10 par un reactionnaire orphelin

l’adoption homo ou hetero est une volonté de puissance que l’on peut comparer au vol d’enfants fait par des femmes en mal de grosseses.

si un couple,une personne célibataire ne peut avoir d’enfants à cause d’infertilités biologiques ou pour cause de tabous sociétaux ,c’est qu’il ya bien un fondement profond aussi inconscient que prégnant !

les orphelins ont la chance de ne pas avoir de familles et on les fait chier à les foutres dans les pattes de parents occidentaux au prétexte de meilleures conditons de vie matérielles et affectives ???

deux poids deux mesures ,l’arche de zoé pas bien,des ministres adoptants pas bien , mais deux frotteuses ça c’est cool ,c’est moderne ?

la souplesse mentale individuelle et collective -est je pense- limitée les familles re(dé)composées sont elles un progrès ? l’adoption à tout va est elle un progrès ?

dans quel cadre cela s’inscrit il ?

dans des sociétés tribales (esquimaux-travestissement des enfants pour équilibrer le sex-ratio,chine du nord ouest -matriarcat avec ignorance des géniteurs males ) ce genre de bricolage juridico-coutumiers correpondaient à des impératifs du aux contraintes naturelles -(pas de contraception ,paganisme,etc) .

dans nos sociétés postindustrielles individuelles ,l’adoption correspond plus à une consommation égoïste qu’à une absolue nécessité :

que ce soi clair dans la tête des adoptants ,l’adoption n’est pas un acte pur et désinteressé :ce serait bien que les pro-adoptants le reconaissent !

un con parmi les cons ,un reactionnaire orphelin des commentateurs bien-pensants nageant dans le politically correct !

277. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:33 par Derek

Sur l’argument selon lequel l’homosexualité serait contre nature:

Dieu a fait de la prostate une zone érogène, et l’a cachée à un endroit où on ne peut la stimuler que de l’intérieur de l’anus, qu’Il a créé à un diamètre tout à fait compatible avec celui du pénis. Beaucoup d’indices montrant que la volonté de Dieu est de permettre à deux hommes d’avoir du plaisir ensemble. Je prétends donc que Dieu aime et bénit les gays.

Notez bien que je ne dis pas que seuls les gays peuvent profiter du don que Dieu leur a fait par l’existence de la prostate, je dis simplement que l’usage du pénis de quelqu’un d’autre est la seule façon naturelle de le faire, c’est-à-dire sans outil conçu de la main de l’homme. L’homosexualité masculine est donc loin d’être contre nature.

Merci aux hommes qui seraient tentés de répondre que leur prostate n’est pas érogène de bien vouloir préciser la méthode de stimulation qu’ils ont utilisé pour le vérifier.

Je n’ai rien contre l’homosexualité féminine, mais je n’ai pas d’argument aussi flagrant pour démontrer qu’elle est naturelle est bénie par Dieu, mes excuses aux dames.

278. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:36 par Arrakis

Bon, ce message s’adresse aux personnes affirmant qu’un enfant avait besoin d’un père et d’une mère, chacun ayant “sa place” dans l’éducation.
Deux questions :
- Quelle est, au juste, cette spécificité du parent mâle et du parent femelle, qui le rend irremplaçable par tout individu ne partageant pas sa sexuation?
- Et, du coup, si des hétéros dérogent à cette spécificité (en ne se reconnaissant pas de rôle ni de compétence spécifiques liés à leurs sexuations respectives, que ça soit auprès des enfants ou en général)… Sont-ils exclus également de l’adoption, faute de pouvoir fournir des repères comme il faut?

Ca ne concerne évidemment pas ceux qui veulent donner priorité aux hétéros seulement pour éviter aux enfants les moqueries de leurs congénères…
Ceci dit, à ce compte là, seraient également non-prioritaires les adoptants n’achetant pas d’habits de “marque”, ceux qui n’ont pas la télé, et j’en passe (ces deux critères étant les premiers qui me viennent à l’esprit, car occasionnant un fort rejet durant mon enfance. Et je doute que ça ait changé, ou que ça soit un phénomène purement local.)

279. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:46 par Sodomite actif-passif

@Dereck (276) : Arrête ! A te lire, on va finir par croire que Dieu en est !

@Jerome (263) : Jerôme, tu ne sais pas lire ! “ puisqu’on manque de recul dans cette affaire” signifie que l’on manque davantage de recul en matière de mariage homo qu’en matière de mariage non homo. Il s’agit donc d’appliquer le principe de précaution.
Jérôme… au piquet !

280. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:46 par Dalo

Une idée me vient subitement. Pourquoi ne pas inverser les termes du débat? On parle d’un droit à l’enfant, en quelque sorte. C’est bien étrange. Pourquoi ne parlerait-on pas d’un droit à des parents?

Car, après tout, on s’en fiche qu’un couple n’ait pas d’enfant: c’est pas de chance, certes. Mais ce couple doit avoir un avenir prometteur dans bien d’autres domaines, et la vie devant lui pour éventuellement avoir un enfant. Il n’y a pas d’urgence. Il y a beaucoup de problèmes dans le monde, la liberté, la justice, les droits de l’homme, … leur désir très personnel d’avoir un petit n’est pas essentiel à l’avenir de la société.

Par contre, un enfant qui n’a pas de parents, c’est l’avenir de la société que l’on hypothèque. S’il y a des enfants orphelins français, cherchons effectivement le meilleur foyer qui veuille bien les accueillir. Ce sera probablement un foyer où il y a déjà des enfants, pour lesquels tout se passe bien. Le reste importe peu.

281. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:48 par Sodomite actif-passif

J’ai tellement lu d’âneries ici, que j’ai de plus en plus envie d’adopter un couple de phoques. On ira ensemble glisser sur la banquise avant qu’elle ne fonde.

282. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:51 par Dalo

Derek: L’outil le plus naturel s’appelle, je crois, un “doigt”. Il paraîtrait que la plupart des femmes en ont dix, de même que les hommes. Mais je peux me tromper.

283. Le mercredi 11 novembre 2009 à 20:58 par Derek

@Dalo, si un doigt vous suffit vous êtes bien peu exigent.

284. Le mercredi 11 novembre 2009 à 21:30 par Eric Coffinet

@ Derek (276)

je lis : “Merci aux hommes qui seraient tentés de répondre que leur prostate n’est pas érogène de bien vouloir préciser la méthode de stimulation qu’ils ont utilisé pour le vérifier.”

Quand je fait professionnellement des touchers rectaux dans les règles de l’art, je n’ai jamais encore rencontré quelqu’un qui en redemande, et quand est venu mon tour d’en subir un, j’ai réalisé que c’était plutôt désagréable !

Est-ce que cela répond à votre question ?

285. Le mercredi 11 novembre 2009 à 21:41 par DS

Je n’ai pas lu un seul commentaire comportant ‘droits de l’enfant’.
Une grossièreté peut être. ça gâcherai le plaisir de ceux-celles qui veulent profiter de leur pouvoir d’achat en s’offrant un hochet nommé ‘enfant’.

Ces deux requérentes à l’adoption pourront elles choisir le sexe de l’adopté ? ( pas de garçon à la maison ! ).

comment réagiront elles quand l’enfant, devenu adolescent.e, jouera au docteur avec un.e partenaire de l’autre sexe ?

Attendons le procès que fera l’adopté.e à ses deux adoptrices ( et ou le conseil général , la DDASS…) en demandant des DI pour enfance privée de référent des deux sexes ayant entraîné une immaturité sentimentale du requérant.  : )

286. Le mercredi 11 novembre 2009 à 21:46 par croquignol

Vous dites dans votre billet que le TA de Besançon refuse l’agrément a adoption d’un couple homosexuel, que dans le même jugement elle enjoint l’autorité compétente de le faire sous quinzaine, sous menace d’astreinte…
On pourrai enfin sauter de joie, et se dire qu’enfin le droit prend en considération les relations contemporaines familiales.
Il ne me semble pas que ce soit malheureusement le cas… En effet, l’agrément est demandé par Mlle B.. Ainsi, il me semble que sa compagne n’aura aucun droit, que ce soit de filiation ou d’autorité parentale (a moins de faire par la suite une délégation d’autorité parentale qui me semble pas pouvoir se réaliser en l’état)…
Ainsi un pas est franchi, un homosexuel n’aura plus a cacher sa situation familiale pour adopter, mais un couple homosexuel n’est pas encore en train d’adopter conjointement un joli bambin…
C’est un début mais méfions nous des raccourcis…
Gageons tout de même que cela permettra d’ouvrir le débat.

Bien à vous cher Maître.

287. Le mercredi 11 novembre 2009 à 21:50 par Jerome

didier specq Je voulais simplement signaler qu’au départ les mouvements homosexuels, comme le FHAR, nous expliquaient qu’ils voulaient dynamiter la famille bourgeoise

Il existe des extrêmes pas que chez les hétéros… Laissons ces “dynamiteurs” dans leur coin!

Je vous signale que -vous jouez un peu sur les mots- les homosexuels ne veulent pas l’égalité de traitement car, hélas pour eux, ils ne peuvent enfanter comme un couple hétéro.

Si, et démontré : si les hétéros stériles n’avaient pas le droit d’adopter, les homos ne demanderaient pas ce droit aussi en tant que couple stérile.
La est la demande d’égalité : pourquoi un couple stérile aurait le droit d’adopter seulement si il est hétéro? (alors qu’on est sensé ne pas filtrer suivant l’orientation sexuelle)
Et c’est la que les “dame nature” argumentées par certains deviennent de faux arguments : ils demandent de laisser dame nature interdire les enfants à certains couples, mais seulement si ils sont homos.
Et ben non, on a juste affaire à un couple stérile qui demande, exactement dans le même cas que d’autres couples stériles (bien qu’hétéros).

Une solution simple pour répondre au problème serait aussi d’interdire les adoptions à quiconque, ça répondrait au besoin de laisser dame nature faire, tout en étant égalitaire. Bizarrement, les anti adoption homo ne remettent pas en cause cette partie, à croire que seuls les homos les dérangent…

Je ne joue pas sur les mots, mais regarde la réalité, cause à conséquence : stérilité à demande d’adoption.
Rien de plus, rien de moins.

Et d’ailleurs, vous dites “ils ne peuvent pas enfanter comme les hétéros”, sauf que : les hétéros qui adoptent ne peuvent pas enfanter non plus (les couples qui veulent adopter par convenance personnelle sont rare quand même, la majorité est stérile). Donc du coup, si on retire cette différence qui n’en est pas finalement, il n’y a plus de différence dans la raison de l’envie d’enfant.

288. Le mercredi 11 novembre 2009 à 21:53 par Jerome

Didier Croyez vous qu’on peut parler de la réalité homosexuelle d’aujourd’hui de cette façon-là, avec une répression aussi intense?

Les couples homos ne datent pas d’hier, mais ont toujours existé, le problème de vie ou de mort se posait dans d’autre temps et ne se posent plus partout en France mais avec quelque poches de résistance (on peut vivre sans problème dans le Marais à Paris, mais à Saint-Denis…)

Aujourd’hui, cela dépend fortement de l’endroit où on se trouve.

289. Le mercredi 11 novembre 2009 à 21:56 par Jerome

simaitriX c déjà compliqué pour un couple dans la norme (excusez moi du terme) d’élever un enfant alors pour un couple homos ou pire une personne seule….pour moi une enfant à besoin d’équilibre pour se forger, chose qu’il reçoit d’un père et d’une mère. Dans un couple homo il ne recevra qu une moitié d’éducation. Et l’autre il l’apprend ou?

Du même endroit que pour les enfants avec un parent décédé, ou un enfant de parent divorcés (qui ne voit plus le 2ème parent)

Soyez logiques, militez aussi pour l’interdiction des accidents de la vie et pour l’interdiction des divorces.
Sinon, votre argument ne tient pas.

Sans compter que “pour vous” ne signifie pas pour les autres, alors pourquoi ne pas élever votre enfant comme vous le souhaitez, et laisser les autres élever comme ils le souhaitent? Pour vouloir interdire ce qui est différent de “pour vous”? Il n’est pas question de vous interdire votre façon de voir, mais par contre vous vous voulez interdire la façon dont les autres voient… Interdire ce qui est différent, classique.

290. Le mercredi 11 novembre 2009 à 22:06 par simaitriX

@everwind ; je n’ai jamais parlé d’enfants déséquilibrés, tout est malheureusement transformé et amplifié.
Je prend un exemple; il me semble mais arrêté moi si je me trompe, que lorsque une mère est absente de l’éduc des enfants ou morte, il arrive très souvent que l enfant devienne voleur. Je ne veux pas en faire une généralité mais apparemment c prouvé.
Concernant vos comparaisons, je les trouve hors de propos il fo comparer ce qui est comparable.
@simplet; je ne veux blesser aucune sensibilité

291. Le mercredi 11 novembre 2009 à 22:39 par Alexia

L’adoption, les enfants, l’école. Vaste question.

Je viens de découvrir comme une bonne surprise cette vidéo de Marine le pen sur l’école. Elle date d’aujourd’hui et expose intelligemment des idées pas idiotes du tout. Je ne connaissais pas trop marine le pen avant, et je ne vois rien d’extrême ici. Suis-je en train de devenir facho ? ; )

Qu’en dites-vous ? J’avoue moi je diffuse.

C’est ici :

http://www.dailymotion.com/video/xb…

292. Le mercredi 11 novembre 2009 à 22:48 par Derek

@Eric Coffinet 283

Quand je fait professionnellement des touchers rectaux dans les règles de l’art, je n’ai jamais encore rencontré quelqu’un qui en redemande, et quand est venu mon tour d’en subir un, j’ai réalisé que c’était plutôt désagréable

Tout à fait, d’ailleurs les femmes ont un orgasme à chaque toucher vaginal chez le gynécologue. Votre argument est imparable. Je m’incline.

293. Le mercredi 11 novembre 2009 à 22:51 par Floxpompom

Dans les 250 et quelques commentaires précédents je n’ai pas trouvé, sauf erreur, cette précision qui paraît importante, donnée par Jules dans son blog (http://dinersroom.eu), la loi réserve l’adoption au couple marié ou au célibataire, article 346 du Code civil : Nul ne peut être adopté par plusieurs personnes si ce n’est par deux époux. La décision du TA de Besançon ne crée donc pas une possibilité d’adoption conjointe par les deux membres d’une couples homosexuels, seul un des deux membres du couple pourra adopter

294. Le mercredi 11 novembre 2009 à 23:41 par Barrny

@ Jérôme

“Et c’est la que les “dame nature” argumentées par certains deviennent de faux arguments : ils demandent de laisser dame nature interdire les enfants à certains couples, mais seulement si ils sont homos.
Et ben non, on a juste affaire à un couple stérile qui demande, exactement dans le même cas que d’autres couples stériles (bien qu’hétéros).”

Jérôme, quand tu discutes avec un médecin qui va parler stérilité auprès d’un couple voilà ce qu’il va dire le plus souvent (de mémoire): Madame, Monsieur, d’après les analyses, les chances que vous puissiez procréer naturellement sont faibles cependant il arrive que votre désir puisse se concrétiser et nous allons voir ce que nous pouvons faire pour vous accompagner dans vos désirs: quelques fois un changement de rythme de vie suffit à changer la donne, il faut persévérer.

Maintenant pour un couple homosexuel le même médecin dira la chose suivante: Mesdames/Messieurs les chances que deux personnes du même sexe puissent procréer naturellement sans intervention d’un membre du sexe opposé sont strictement nulles et les seules chances qui se présentent à vous sont l’adoption/l’insémination artificielle par donneur…

Bref, comme d’autres je trouve tout de même curieux que certains homosexuels désirent au plus profond l’aboutissement de la relation hétérosexuelle tout en étant incapable d’accepter à un niveau fondamental cette dernière: une forme de cherry picking moderne.

295. Le mercredi 11 novembre 2009 à 23:54 par RP

@ Barrny : Il existe tout plein de couples hétéros parfaitement stériles, dont les chances de procréer sont rigoureusement identiques à celles d’un couple homo. Vous n’êtes pas au courant ou vous faites semblant ?

296. Le jeudi 12 novembre 2009 à 00:02 par Simplet

“arrakis: Quelle est, au juste, cette spécificité du parent mâle et du parent femelle, qui le rend irremplaçable par tout individu ne partageant pas sa sexuation?”

Si je vous dis: la proximité génétique, et le fait que les seuls vrais parents d’un enfant sont ses parents biologiques, tandis que les seuls vrais enfants d’un couple sont ses enfants biologiques, ça vous parait trop restrictif?

297. Le jeudi 12 novembre 2009 à 00:14 par Derek

@Barny 293

un médecin qui va parler stérilité auprès d’un couple voilà ce qu’il va dire le plus souvent (de mémoire): Madame, Monsieur, d’après les analyses, les chances que vous puissiez procréer naturellement sont faibles

Prenons le cas d’un couple dont la femme n’a pas d’utérus, ou l’homme pas de testicules, par exemple suite à une maladie imposant l’ablation de l’un ou l’autre des organes. Le médecin qui dit cela est un sacré farceur. Et pourtant, ce couple a a priori la possibilité d’adopter.

un couple homosexuel le même médecin dira (…) les seules chances qui se présentent à vous sont l’adoption/l’insémination artificielle par donneur

Si c’est un médecin français, il semble méconnaître la loi s’il propose à un couple de lesbienne une insémination artificielle avec don de sperme. J’imagine que vous ne parlez pas d’hommes, qui ont un problème supplémentaire.

La comparaison tenant sur deux exemples partiel (pour les hétéros) ou faux (pour les homos), je me permets de dire qu’elle ne démontre absolument rien.

Quant au dernier argument tout en étant incapable d’accepter à un niveau fondamental cette dernière, permettez-moi de retourner le problème. Je suppose que vous êtes un homme hétéro, et que vous souhaitez avoir un enfant avec votre épouse et n’y parvenez pas. Si un médecin vous disait qu’il suffit de vous faire sodomiser par un homo musclé, le feriez-vous? Moi non. Ça me pousse à avoir une certaine tolérance pour les homos incapables d’accepter à un niveau fondamental les relations hétérosexuelles. Simplement en me mettant à leur place.

298. Le jeudi 12 novembre 2009 à 00:24 par Derek

@Simplet 295

  • la proximité génétique un homme au hasard ayant 95% de gènes en commun avec un cochon pris au hasard, et 99% avec un grand singe pris au hasard, l’argument est amusant.
  • les seuls vrais parents d’un enfant sont ses parents biologiques, tandis que les seuls vrais enfants d’un couple sont ses enfants biologiques, ça vous parait trop restrictif ce n’est pas à proprement parler restrictif, c’est simplement que vous décidez que la vérité est identique à la filiation biologique, c’est flagrant dans la forme comme dans le fond de votre phrase qui se contente de définir vrai comme égal à biologique.
  • accessoirement vous ne répondez pas à la question, votre commentaire est plutôt opposé à l’adoption en général, par tout parent non biologique, qu’à l’homoparentalité, que vous condamniez précédemment par l’absence de parent femelle ou de parent mâle, dont vous peinez à préciser les spécificités éducatives.

299. Le jeudi 12 novembre 2009 à 00:50 par emmapeel

La violence verbale qu’engendre ce jugement sur les différents blogs est édifiante.
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