Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Les PG flingueurs

Par Gascogne et Eolas (très aidés par un certain Monsieur Audiard)


Suite au changement de loi concernant la procédure pénale, la Ministre de la Justice de Framboisy madame Chimère Mariole-A-Ri, apprend que, conformément au texte (« Si la chancellerie s’aventurait à donner des ordres de non-poursuites d’une affaire, le procureur général (PG) - qui est nommé en conseil des ministres - pourrait s’y opposer. De même, le procureur pourra s’opposer à des instructions qui seraient “contraires à la recherche de la vérité” de son PG. Un substitut pourra agir de même à l’égard de son procureur », selon Le Monde.), un procureur, nommé Gascogne, à choisi de désobéir et de poursuivre des siens amis. Furieuse, elle se rend au tribunal du magistrat, accompagnée de son procureur général Sub Lege, bien décidée à régler ses comptes. La joyeuse équipe arrive, alors que les magistrats et avocats locaux sont en plein buffet de l’audience solennelle de rentrée.

Dans la salle des pas perdus


MAITRE EOLAS : Charmante soirée, n’est ce pas ? Vous savez combien ça va nous coûter ? 200 dossiers d’AJ. Tarif 2010.
 
LE PROCUREUR GASCOGNE, jetant un œil aux procédures d’amendes forfaitaires : Y’en a qui gaspillent, et y’en a d’autres qui collectent … Hein ? Qu’est ce que vous dites de ça ?
 
LE JUGE PAXATAGORE, pensif près du buffet : Faudrait encore des dossiers en CRPC, ils partent bien ceux-là.
 
LE PROCUREUR GASCOGNE,  tendant un gros sac à Maître Eolas : Voilà vos copies de pièces en retard … et avec quelques unes en avance en plus. (Maître Eolas avise un trou dans la robe du procureur Gascogne) La ministre et le proc’ général ont essayé de flinguer mon juge d’instruction, oui, maître.
 
MAITRE EOLAS : Ce n’est pourtant pas leur genre.
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Et ben ça prouve qu’ils ont changé de genre. Voilà.
 
LE JUGE PAXATAGORE, sortant d’une boîte à biscuit un code de procédure pénale 2010 : Quand ça change, ça change, faut jamais se laisser démonter.
 
MAITRE EOLAS :Vous croyez qu’ils oseraient venir ici ?
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Les politiques ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît.
 
La ministre et le procureur général entrent au tribunal.


LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : T’es sûre que tu t’es pas gouré de crèche ?
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI: J’me goure jamais, en rien.
 
FANTOMETTE, les accueillant à la porte en titubant (de joie) : Bonjour, justiciables. Avocat choisi ou commis d’office ?
 
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : Rien !
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Si c’est notre budget qu’ils sont en train d’arroser les petits comiques, ça va saigner ! … Dites donc mon brave.
 
LE JUGE PAXATAGORE : Madame ?
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Il est là, l’taulier ?
 
LE JUGE PAXATAGORE : Qui demandez-vous ?
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Le procureur Gascogne.
 
LE JUGE PAXATAGORE : Le procureur Gascogne… ?
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : … Gascogne l’emmerdeur, Gascogne le malhonnête, c’est comme ça que j’l’appelle moi.
 
LE JUGE PAXATAGORE : Ah, lui. Si ces messieurs-dames veulent bien me suivre …
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Et comment. (au procureur général) Alors, tu viens dis !
 
LE JUGE PAXATAGORE,indiquant la salle des pas-perdus : Si vous voulez bien vous donner la peine d’entrer.
 
 
Dans la salle des pas-perdus



LA MINISTRE MARIOLE A RI : Bougez pas ! Les mains sur la table. J’vous préviens qu’on a la puissance politique d’un Taser® et des députés de calibre 49-3. L’IGSJ est avec nous.
 
LE JUGE PAXATAGORE, dégainant l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme : Si ces messieurs-dames veulent bien me les confier…
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Quoi ?
 
LE JUGE PAXATAGORE : Allons vite, quelqu’un pourrait venir, on pourrait se méprendre, et on jaserait à Strasbourg. Nous venons déjà de frôler l’incident avec l’arrêt Medvedyev.
 
Le ministre et le procureur général, tout penauds, remettent leurs instructions écrites et leurs projets de loi à Maître Eolas.

LE PROCUREUR GASCOGNE, au ministre : Tu sais ce que je devrais faire ? Le tweeter, rien que pour le principe …
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Tu ne trouves pas que c’est un peu trop fréquenté ?
 
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : (Au ministre) J’te disais que cette démarche ne s’imposait pas. (Au procureur) Au fond maintenant, les diplomates prendraient plutôt le pas sur les hommes d’action. L’époque serait aux tables rondes et à la détente. Hein ? Qu’est ce que t’en penses ?
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : J’dis pas non. (Il s’assoit et commence à trier des procédures arrivées au courrier)

LA MINISTRE MARIOLE A RI : Bé dis donc, on est quand même pas venu pour faire du chiffre ?
 
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : Pourquoi pas ? Il n’y a plus de substitut placé pour ça. Au contraire, les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse. Surtout lorsqu’elles constituent le premier pas vers des condamnations fructueuses. Hein ? … (Maître Eolas lui donne une pile de dossiers) Merci.
 
Les yeux du ministre sont attirés par un exemplaire du Rapport Léger trainant sur la table, ouvert à la page suppression du juge d’instruction).

LE PROCUREUR GASCOGNE : Maître Eolas, vous avez oublié de planquer les motifs de fâcherie.
 
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : Oh, procureur Gascogne…
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Tu connais la vie monsieur Sub Lege…. Mais pour en revenir au travail manuel, ce que vous disiez est finement observé. Et puis, ça reste une base.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Ça, c’est bien vrai. Si on connaissait mieux la réalité du terrain, on aurait moins souvent la tête aux bêtises.
 
Fantômette fait irruption en titubant (de fatigue) dans la salle des pas-perdus …

FANTOMETTE : Bonjour. Mais il est où le juge Paxa ?
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Qu’est ce que vous lui voulez ?
 
FANTOMETTE : Y’a plus de prévenus au dépôt et y’a plus de mises en examen !
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Maître Eolas, donnez lui des CI, allez …
 
FANTOMETTE : Pas d’AJ ! Des prévenus solvables ! Vos CI vous pouvez vous les…
 
MAITRE EOLAS :… Allons cher confrère ! Monsieur le procureur Gascogne vous dit qu’il n’y a plus que des compas, un point c’est tout.
 
FANTOMETTE : Vous n’avez qu’à m’en donner, en me recommandant à vos clients… (elle tend la main vers les dossiers de Maître Eolas)

MAITRE EOLAS : Touche pas au grisby, salope !!
 
Elle ressort en titubant (de surprise).

LE PROCUREUR GENERAL : Des clients persos, à c’t’âge là !
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : C’est un scandale hein ?
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Nous par contre, on est des adultes, on pourrait peut être se faire un petit dossier médiatique ?
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Ça, le fait est. Maître Eolas ?
 
MAITRE EOLAS : Seulement, le tout-venant a été piraté par les mômes commis d’office. Qu’est ce qu’on fait, on s’risque sur le bizarre ? (Il sort un dossier de la nouvelle loi sur l’inceste). Les faits datent des années 80. Ça ne va rajeunir personne.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Ben nous voilà sauvés !
 
MAITRE EOLAS : Sauvés… Faut voir.
 
LE JUGE PAXATAGORE, de retour d’audience, avisant le dossier : Tiens, vous avez sorti le formol ?
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : Pourquoi vous dites ça ?
 
MAITRE EOLAS, goguenard : Eh ! (Il lui tend un PV d’audition du prévenu)

LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : Il a pourtant un air honnête.
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Sans être franchement malhonnête, au premier abord, comme ça, il a l’air assez curieux.
 
MAITRE EOLAS :Il date du Périgourdin, du temps des grandes heures ; seulement on a dû modifier la fabrication des magistrats depuis, y’a des piou-pious qui devenaient indépendants. Oh, ça faisait des histoires.
 
Ils lisent le Code pénal actualisé de la loi sur l’inceste, sur la répression des violences de groupe et sur la prévention de la récidive criminelle (trois lois votées en moins d’un mois)

LA MINISTRE MARIOLE A RI : Faut reconnaître, c’est du brutal !
 
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE : Vous avez raison, il est curieux hein ?
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : J’ai connu un roi de Pologne qu’en promulgait des pareils au petit déjeuner.(Un temps de réflexion) Faut quand même admettre que c’est plutôt un Code gaulois. (Il tousse)

Ils continuent à lire.

LA MINISTRE MARIOLE A RI : Tu ne sais pas ce qu’il me rappelle ? C’t’espèce de drôlerie qu’on instruisait dans une petite taule du Ch’Nord, pas tellement loin d’Hazebrouck. Les codes rouges et la taulière, une blonde komac. Comment qu’elle s’appelait, non de dieu ?
LE PROCUREUR GASCOGNE : Lulu la nantaise.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : T’as connu ?
 
LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE, le nez dans le Code : J’lui trouve un goût de démagogie.
 
MAITRE EOLAS : Y’en a.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI,continuant sa discussion avec le procureur Gascogne : Et bien c’est devant chez elle que Clems le cheval s’est fait dessouder.
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Et par qui ? Hein ?
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Ben v’la que j’ai pu mon CASSIOPEE.
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Par Ed, un fondu qui travaillait qu’à la dynamite.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Toute une époque !
 
MAITRE EOLAS, perdu dans ses pensées : D’accord, d’accord, je dis pas qu’à la fin de sa carrière, Anatole, il avait pas un peu baissé. Mais n’empêche que pendant les années terribles, sous Besson, il faisait sauter des procédures à tout va. Il a quand même vidé tout un centre de rétention.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI : Ah ? Il était avocat?
 
MAITRE EOLAS : Non, JLD. Soit à c’qu’on t’dit !
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI, fondant en sanglots : J’ai plus ma tête …
 
MAITRE EOLAS : Il avait son secret, le loup.
 
LA MINISTRE MARIOLE A RI (se lève précipitamment) : C’est où, le dépôt ?
 
LE JUGE PAXATAGORE : A droite, au fond du couloir.
 
MAITRE EOLAS, visiblement ému : Et … Et … Et … une ramette de 500 pages, une cartouche de toner, il te sortait 250 refus de maintien en rétention ; un vrai magicien, Anatole. Et c’est pour ça que je me permets d’intimer l’ordre à certains préfets salisseurs de réputation qu’ils feraient mieux de fermer leur claque-merde ! (Il regarde en coin le reste des convives pour juger de l’effet de sa plaidoirie)

LE PROCUREUR GENERAL SUB LEGE, toujours dans son Code : Vous avez beau dire, y’a pas seulement que de la démagogie, y’a autre chose. Ce serait pas des fois de l’amateurisme ? Hein ?
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Si, y’en a aussi.
 
Un peu plus tard ; maitre Eolas s’est endormi pendant la lecture d’un assommant rapport de synthèse. On pose le tome 2 sur la table.

LE PROCUREUR GASCOGNE, repoussant le dossier en soupirant : J’prendrais bien quelque chose de consistant moi !
 
LE MINISTRE MARIOLE A RI, revenant dans la salle des pas-perdus : Dis donc, elle est maquée à un jaloux la Fantômette ? Je faisais un brin de causette, le genre réservée —tu me connais : j’suis pas celle d’avant. V’là tout à coup qu’un p’tit chroniqueur judiciaire est venu me chercher ! Les gros mots : « indépendance de la justice », « secret professionnel », « droits de la défense » et tout !
 
LE PROCUREUR GASCOGNE : Quoi ! Monsieur Specq ! Ça suffit pas de lui faire franchir les portes du prétoire, faut p’t’être le faire passer au travers !
 
LE JUGE PAXATAGORE, philosophe : Je serais pas étonné qu’on ferme notre tribunal…

Commentaires

1. Le lundi 1 mars 2010 à 00:24 par Guerandal

Petite erreur de renvoi de page :

http://www.audiard.net/cuisine.html

2. Le lundi 1 mars 2010 à 00:27 par Clement

Tout simplement superbe. Merci.

3. Le lundi 1 mars 2010 à 01:07 par Guyom

Tout simplement excellent. Si seulement le sujet n’était pas aussi sérieux.
Mais ça fait du bien de rire un bon coup.
Tenez, ça m’donne envie de revoir ce film.

Merci

4. Le lundi 1 mars 2010 à 01:10 par Monseigneur

Mes enfants, l’homme de la soutane, parfois rude, reste toujours courtois. Mais la vérité m’oblige à vous le dire : vos dialogues m’ont tirebouchonné comme mouette en rut ! Au plaisir de vous relire

5. Le lundi 1 mars 2010 à 01:13 par Guerandal

Quel intérêt de faire une réforme qui ne respecte pas les règles imposées par la CEDH ?

Multiplier les recours ?
Obliger les magistrats du siège (je suis plus réservé pour le Parquet) à censurer la loi ?

Ca parait stupide de vouloir modifier la loi sans aller dans le sens voulu par la CEDH.

Quelqu’un a-t-il une explication ?

6. Le lundi 1 mars 2010 à 01:16 par de-base

L’baveux voudrait pas se permettre d’être plus direct concernant les comiques d’l’Etat qu’auraient jeté des fausses notes sous les gammes à Anatole? C’est qui ces gusses ?
Allez, dites-y, s’il vous plaît. A défaut de consoler la veuve du “magicien”, ce serait l’occasion de se défouler…
Parce que bon, Mézigkeskidi peut discuter Côtes primeur. Mais j’ai franchement pas le niveau pour apprécier les subtilités (et les insubtilités, ça j’ai suivi quand même) de votre Code primeur. Bonsoir.

7. Le lundi 1 mars 2010 à 01:34 par Bardamu

Le “code gaulois”, belle trouvaille !

8. Le lundi 1 mars 2010 à 01:40 par Raph

Nous sommes le 1er mars 2010, et personne ne parle du coup d’envoi de la QPC ?!
Snif !

9. Le lundi 1 mars 2010 à 01:47 par Brendalf

De toute beauté. Je suis admiratif de la reprise, qui permet en plus de comprendre parfaitement le sujet. Merci !

10. Le lundi 1 mars 2010 à 03:49 par André Lavigne

Baaaaa comme c’est naze !! lol !!!! lolololololol !!

11. Le lundi 1 mars 2010 à 07:09 par Teejee (mékeskidi de base)

J’ critique pas le côté farce, mais pour le respect de la CEDH ‘y aurait à redire !

12. Le lundi 1 mars 2010 à 08:55 par La Grenouille

Rien à dire… Ca met en forme un lundi matin ! Bravo.

13. Le lundi 1 mars 2010 à 09:20 par Tamesguida

Epique!

14. Le lundi 1 mars 2010 à 09:30 par Sous toutes réserves.

CLap clap clap clap !

Merci pour ce trailer, à quand la sortie sur grand écran ?

(petite suggestion : on aurait pu faire intervenir un ministre des auvergnats déclarant : ” Mais moi les dingues j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Brice. Au 4 coins du pays qu’on va l’retrouver éparpillé son code, par petits bouts façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile.”

15. Le lundi 1 mars 2010 à 09:42 par julien

@Raph (n°8)

“…coup d’envoi de la QPC ” ???

coup d’envoi de la Question pour un champion

ou s’agit il de la ” procédure de question prioritaire de constitutionnalité “

(http://combatsdroitshomme.blog.lemo…)

je hais les sigles sans explication (ça fais mal a ma tête et à celle de mon amis le moteur de recherche)

16. Le lundi 1 mars 2010 à 09:52 par Koudou

Y aurait-il un lien de parenté entre maître Eolas et maître Folace ?

17. Le lundi 1 mars 2010 à 10:00 par Ti

Pulvérisé de rire … façon puzzle

Merci à tous

18. Le lundi 1 mars 2010 à 10:13 par Bernardo

Ch’tite remarque a la ligne :

” LE PROCUREUR GASCOGNE : Ça le fait. Maître Eolas ?”“

l’original étant ” Ca le fait est. “

je trouve la liberté du ” Ça le fait ! ” beaucoup trop “jeune”, pour Les tontons flingueurs

19. Le lundi 1 mars 2010 à 10:27 par Killerjeff

Messieurs,

L’amateur d’Audiard que je suis ne sais par quels compliments commencer. Arriver à faire une telle parodie en gardant l’esprit dans sa forme la plus pure c’est du grand art et même un chef d’oeuvre !
Je pense que beaucoup de parodie d’Audiard ont du le faire se retourner dans sa tombe mais grâce à vous, il s’est de nouveau retourné (de rire) pour être dans le bon sens. En un mot : MERCI

20. Le lundi 1 mars 2010 à 11:33 par Ethelbert

Je ne peux que souscrire à l’avis de Killerjeff. Un grand “Bravo !”, doublé d’un non-moins grand “Merci !” pour ce pastiche potache.

21. Le lundi 1 mars 2010 à 11:40 par Ed

@ Procureur Gascogne

Je critique pas le côté farce. Mais pour le fair-play, y aurait quand même à dire (*). Me soupçonner de ne travailler qu’à la dynamite constitue une atteinte à la présomption d’innocence d’autant plus surprenante que je ne suis ni noir ni candidat socialiste aux régionales.

(*) “Ne nous fâchons pas” - acte IV, scène 5, après l’explosion du Colonel.

22. Le lundi 1 mars 2010 à 11:57 par Denis75

“Vous avez beau dire, y’a pas seulement que de la démagogie, y’a autre chose. Ce serait pas des fois de l’amateurisme ? Hein ?

- Si, y’en a aussi.”

Très fort !

Seul point faible : MAM n’a pas la stature d’un Bernard Blier, mais bon, on fait avec ce que l’on a.

Merci

23. Le lundi 1 mars 2010 à 12:03 par chris

“Si la chancellerie s’aventurait à”, mazette quel héroïsme !

Voyons le CNRTL :

Aventurer : laisser aller à l’aventure, au hasard ;
engager ds 1 aventure, ds 1 tentative difficile & périlleuse.

S’aventurer : se laisser aller à l’aventure, au hasard.
S’engager ds 1 aventure, se jeter ds 1 danger, courir 1 risque.

Excusez mes abréviations, il faut économiser nos forces, la bataille sera longue.. A nos boucliers…

24. Le lundi 1 mars 2010 à 12:06 par Veig

  • wwwwwwPAFFF* !!!
  • ding ding dididing deng dong* (banjo).

25. Le lundi 1 mars 2010 à 12:12 par Fleuryval

Le César de la meilleure adaptation est attribué à… scratch scratch scratch… Gascogne pour “les PG flingueurs”.
Standing ovation.

26. Le lundi 1 mars 2010 à 12:17 par klieb

C’est curieux chez les juristes ce besoin de faire des phrases … ;o) (je n’ose écrire avocats)
Seulement, de nos jours il y a de moins en moins de techniciens pour le combat à pied, l’esprit fantassin n’existe plus ; c’est un tort.
C’est pourquoi, je plussoie : continuez, détournez, faites nous rire avec du pas drôle. Les gugusses d’où qu’ils soient ne doivent avoir d’autre destination que la maison mère, au terminus des prétentieux. Et si vous pouvez les y aider …

27. Le lundi 1 mars 2010 à 12:20 par ti_cyrano

Gascogne et Eolas, y sont déjà pas marrants en solo, j’tiens pas à les voir dans leur numéro de duettistes.

Bon, j’dis pas que c’est pas injuste, mais ça soulage ! Une présence apaisante.

28. Le lundi 1 mars 2010 à 12:26 par L'optimiste

Si vous pensez que la Justice mérite cette pantalonade….riez bien Messieurs!
on reviendra sur ce blog après votre passage …..en cellule de dégrisement

29. Le lundi 1 mars 2010 à 12:32 par Véronique

En même temps ce qui saute aux yeux dans la parodie de Gascogne c’est la complaisance pour une culture de l’entre-soi .

Ce n’est pas que les effets narratifs et de de dialogue soient ratés mais franchement, le lecteur non judiciaire a du mal à saisir de quoi il s’agit.

30. Le lundi 1 mars 2010 à 13:00 par Alex

Bon, la question du jour c’est quand même: où la première QPC a-t-elle été posée?

31. Le lundi 1 mars 2010 à 13:02 par malpa

@ véronique (29)

Moui, mais en fait même le “lecteur non-judiciaire” y trouve son plaisir : celui du rinçage d’oeil par la porte entrebâillée du vestiaire des filles. Y rester des heures faudrait être pervers, mais quelques petites secondes, ça ne se refuse pas.

32. Le lundi 1 mars 2010 à 13:09 par Spike

L’homme de la Pampa parfois rude reste toujours courtois mais la vérité m’oblige à vous le dire : cette réforme commence à me les briser menu !

C’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases !

Toujours aussi fin bretteur Gascogne.

33. Le lundi 1 mars 2010 à 13:31 par Ysabeau

J’avoue que je n’ai pas trouvé ça drôle, que je n’ai pas compris de quoi il retournait et qu’Audiard, bof bof.

34. Le lundi 1 mars 2010 à 13:35 par Snobinart

Ça me fait penser à du Terry Pratchett dans le texte… (c’est bien entendu un compliment).

35. Le lundi 1 mars 2010 à 14:05 par Alex

Elle est tombée !
La première question prioritaire de constitutionnalité a été transmise à l’une des deux cours suprêmes de chaque ordre (Conseil d’Etat ou Cour de cassation).
Je lance donc le jeu de devinettes de l’après-midi: quel ordre de juridiction, à l’occasion de quelle procédure, et dans quelle matière ?
A vos claviers…

36. Le lundi 1 mars 2010 à 14:29 par Barth

@ 35 Alex
Je parie que c’est une requete de M. René-Georges Hoffer transmise au Conseil d’Etat. (par contre, pour ce qui est du sujet avec lui, impossible de deviner!)

37. Le lundi 1 mars 2010 à 14:43 par chris

Pour @35 &36 :

Vous pouvez réécouter les infos de 9:00 de France Culture ; l’avocat Henri B. saisit le Conseil Constitutionnel pour défendre l’union française des associations tziganes…

38. Le lundi 1 mars 2010 à 14:59 par chris

Complément du 37 :

L’avocat Henri Braun a faxé sa requête ce jour 1° mars à 00:01, à la Cour administrative d’Appel de Versailles, sur le thème de la liberté de circulation des Rooms.

Bonne journée.

39. Le lundi 1 mars 2010 à 15:50 par gnieark

ça passerait super bien en bande dessinée

40. Le lundi 1 mars 2010 à 16:12 par Alex

La GAV est contestée devant la Cour de cass’, par la voie de la question prioritaire de constitutionnalité:
http://www.courdecassation.fr/juris…

41. Le lundi 1 mars 2010 à 16:25 par clement

du grand art, merci

42. Le lundi 1 mars 2010 à 16:33 par Teejee (mékeskidi de base)

@ Denis 75 : il me semble que,dans cette parodie, la Garde des Sceaux se voit plutôt attribuer le personnage jadis incarné par Jean Lefebvre, ce qui est tout de même plus proche de sa stature.
On ne devrait jamais quitter la Place Beauvau !

43. Le lundi 1 mars 2010 à 16:50 par Holmes

Les Tontons Piqueurs - Le Taon et la Torpille -

Paradigme -
On doit comprendre l’existence d’une vertu unique par-delà la diversité apparente des vertus en comprenant :
- d’abord que, malgré leurs différences sensibles, tous les ” insectes” appartiennent à une même espèce…
- “la différence qu’il y a entre une guêpe foncièrement inoffensive et une abeille dont la piqûre peut dans certains cas être mortelle ; le bourdon ne pique pas, mais le frelon, heureusement rare, et encore plus à craindre que l’abeille.”

44. Le lundi 1 mars 2010 à 17:08 par Dadouche

Eh ben voilà, loin du clavier loin du coeur, me voilà déjà quasiment embaumée façon Cléopâtre…


Gascogne :
Ne te plains pas : dans la première version, tu étais la ministre…


Enfin bon, quand les types qui font de la correctionnelle disent quelque chose, celle qui s’occupe des enfants les écoute…


Gascogne :
???? Surmenage ?


45. Le lundi 1 mars 2010 à 17:18 par yves

bravo, Audiard au palais, tantine, pardon Françoise Rosay eut un immense plaisir à jouer le minimistre.
Je vous recommande, si vous arrivez à le trouver, Vive la France de Michel Audiard, il est dédicacé à Vercingétorix, le premier malfaisant de la liste…

46. Le lundi 1 mars 2010 à 18:08 par A.P.

Déjà trois questions devant la Cour de cassation. Dont 2 sur l’absence d’avocat durant les auditions de GAV.

http://www.courdecassation.fr/IMG/F…

Bravo à la Cour de cassation si elle tient ce tableau à jour.

47. Le lundi 1 mars 2010 à 18:16 par petit comique

Si ca doit tomber comme à Stalingrad, une fois, ca suffit…

Excellent maître. :-)

48. Le lundi 1 mars 2010 à 18:26 par Sartorius

Je dois dire que j’ai vraiment rien compris au fond du billet, mais j’ai reconnu toutes les allusions aux dialogues d’Audiard.

Mais Maître, je suis déçu. Vous auriez quand même pu nous placer le fabuleux: “J’aime mieux un mauvais cheval qu’un bon juge d’instruction”. (Des pissenlits par la racine)

49. Le lundi 1 mars 2010 à 20:29 par JM MUYL

Audiard… et Georges Chaulet.

50. Le lundi 1 mars 2010 à 21:27 par Balthazar

Attention, Chimère Mariole-A-Ri, quand on lui en fait trop, elle ne correctionne plus, elle dynamite, elle disperse et elle ventile…

51. Le lundi 1 mars 2010 à 22:31 par la luciole masquée

On en redemanderait, comme d’habitude… Mais attention toutefois : trop de liens tue le lien.

52. Le lundi 1 mars 2010 à 22:48 par Dr Tavuk

Merci ! Après une dure journée et en prévision de la suivante, ça fait du bien…

53. Le mardi 2 mars 2010 à 08:00 par LEF

Allo, tonton Sub Lege ? Pourquoi tu tousses ?

54. Le mardi 2 mars 2010 à 08:58 par jalmad

ayé, ce n’est plus une fiction, elle l’a dit ! le devoir de désobéissance du Procureur si le Ministre violait la loi en lui donnant des ordres de non poursuite !

http://www.lavoixdunord.fr/France_M…

http://www.liberation.fr/societe/01…

quelle déconneuse cette Chimère !

UN BU-SI-RIS ! UN BU-SI-RIS !

55. Le mardi 2 mars 2010 à 09:46 par Régis Hulot

Moi, ce que j’aime, c’est entendre le regretté Francis B. -qui campe ici un notaire des plus convenables et dignes de confiance- intimer l’ordre de se taire aux “salisseurs de mémoires”.

Mille merci pour cette tranche de rigolade qui vaut plusieurs steaks. Ne reste plus qu’à trouver un studio, un ingénieur du son, et à aller porter la maquette chez Barclay…

56. Le mardi 2 mars 2010 à 11:02 par Uraeus

En tant qu’indécrottable mékeskidi, je me vois obligé de poser une question de fond suite à la lecture de ce billet : mékeskidi???
Une âme charitable pourrait-elle éclairer la lanterne des non-initiés qui sont passés totalement au travers des considérations juridiques développées ci-dessus?

Merci d’avance!

57. Le mardi 2 mars 2010 à 11:09 par Fantômette

Hello Gascogne,

Arf. :-)

Dites donc, je ne me rendais pas compte que la fatigue me faisait tituber comme ça.

(Ça, plus le déficit en polyphénol de champagne. Si si. Démontré par la faculté de médecine.)


Gascogne :
Le déficit ou le trop plein ?


58. Le mardi 2 mars 2010 à 11:18 par Fantômette

Bonjour Jalmad,

J’ai une idée : si on autorisait les avocats à procéder à l’arrestation immédiate de tout procureur qui violerait son obligation de désobéissance?


Gascogne :
Qui procéderait à la fouille ?


59. Le mardi 2 mars 2010 à 11:42 par jalmad

Bonjour Fantômette,

c’est une piste intéressante, mais le problème avec les avocats, c’est qu’ils sont trop indépendants….disons qu’il faudrait réfléchir au barême d’AJ pour cette tâche, et faire en sorte que les avocats perdent de l’argent en l’exécutant….mais même là, il en resterait pour agir “par principe” (ces foutus droits de l’hommiste)….bref, à creuser…

Et dites-donc, on pourrait former une sorte de commission de consultation, afin de réunir nos idées et de les proposer à CMAR. Parce que franchement, sans vouloir nous envoyer des fleurs, je crois que nous sommes un peu les Motulsky et Cornu de la procédure pénale….


Gascogne :
Ca tombe bien, nous sommes en pleine période de consultation sur les nouveaux projets de loi, paraît-il…


60. Le mardi 2 mars 2010 à 11:42 par Lavrenti Petrus

@56

Excellente idée.

Surtout qu’une arrestation doit nécessairement entrainer une garde à vue, ne fut ce que pour preserver les droits du suspect.

Tout les problèmes seraient alors résolus d’un seul coup : inspection des lieux de détention par le procureur gardé à vue, présence d’un avocat - celui qui le colle au trou - et sauvegarde de l’intégrité physique par le flic qui a les clefs.

Je ne suis pas un spécialiste mais j’ai l’impression qu’on economise plusieurs réformes de la procédure pénale en un seul coup avec ça.

61. Le mardi 2 mars 2010 à 12:11 par beldeche

Las ! Las !

Le latin et l’Audiard ne se marient pas.
Qu’il me peine de lire un Sub Lege imaginaire sans une once de latin.

62. Le mardi 2 mars 2010 à 12:22 par Fantômette

@ Gascogne (#57).

Attends, je relis…

Non, non, c’est bien le déficit. Ce sont des travaux de la faculté de médecine de Reims.

(Ce n’est pas avec le montant des AJ que l’on risque le trop plein de quoi que ce soit)

(#58)

Hé hé. Concrètement, on risque de tomber sur quoi? Des demi-blocs de post-it ?

63. Le mardi 2 mars 2010 à 12:22 par Sanjuro

@Jalmad

La solution est pourtant simple. On va créer un nouveau corps de magistrats nommés par la chancellerie, chargés de vérifier que les procureurs désobéïssent bien à ses ordres.

Je me demande pourquoi CMAR n’y a pas encore pensé…

64. Le mardi 2 mars 2010 à 15:35 par birefringence

@40

j’aime bien le résumé entre «  » produit par la Cour sur son site internet

« en tant qu’ils permettent d’entendre une personne placée en garde à vue sans l’assistance d’un avocat »

Qui sait ?
La Cour de cassation a là une bonne et réelle opportunité de finir de laver le linge sale en famille, de vidanger les sales eauxet surtout d’éviter une humiliation de la France à Strasbourg .
mais peut etre que frileuse et avant de jeter le bébé avec l’eau du bain, elle va botter en touche vers le CC

65. Le mardi 2 mars 2010 à 15:38 par jalmad

et pour ceux qui voudraient lire les 225 pages de l’avant-projet (c’est dire s’ils ont bossé à la chancellerie :mazette, 225 pages !)

http://tempsreel.nouvelobs.com/spec…

juste en survolant, là, il y a l’air d’y avoir du lourd, de sorti de derrière les fagots, genre “sur un malentendu” : allongement des prescriptions de droit commun délictuelles et criminelles, en écartant les régimes dérogatoires pour les ABC et les ABS, procédé que je qualifierai de “grossièrement berlusconien”….

une réforme de la garde à vue toute pourrie…

un JEL “alibi”…

une concertation qui n’en est pas une vu l’ampleur des champs visés, et surtout le “suppression du JI et statut du Parquet non négociables” de la CMAR….

bref, étonnament, je suis en colère, alors que je n’en attendais pas autre chose, en fait….

66. Le mardi 2 mars 2010 à 17:01 par Sous toutes réserves.

@ Fantômette en 57

Pour lutter contre votre déficit en polyphénol, je vous déconseille l’absorbtion de Champagne. Le vin blanc en contient un très faible taux (et en général le Champagne contient une forte dose de souffre ajoutée, ce qui cause les mots de têtes et regrets post-pochtronnerie).

Soignez-vous plutôt avec du vin rouge (12,5 cl midi et soir), bio de préférence. Une large gamme vous est offerte, vous devriez y trouver votre bonheur, même à l’AJ.

67. Le mardi 2 mars 2010 à 17:02 par Un Hastur de Carcosa

Une rectification très mineure dans une scène épique: grisbi s’écrit sans y.
Fort bien trouvé. La scène de la cuisine pour rappeler les petits plats indigestes de la Chancellerie, c’est, ma foi, bien trouvé.
Mais faites attention, n’oubliez pas que le candidat à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, envisageait de réintroduire la prise à partie des juges…

68. Le mardi 2 mars 2010 à 17:48 par Z.

@ JALMAD sous 65

Merci pour la doc.

Je suis d’accord avec vous.

Il est amusant de consater que ce projet repose sur le parquet alors qu’on ne sait toujours pas ce qu’il va ressortir de la Grande chambre de la CEDH.

Par ailleurs, en l’état actuel des choses, la réforme de la garde à vue n’est toujours pas conforme, dans la lettre, à l’esprit des derniers arrêts strasbourgeois…

69. Le mardi 2 mars 2010 à 18:04 par jalmad

@ Z : s’il n’y avait “que” la GAV, si j’ose dire !

art. 111-1 (du futur NCPP) :

La procédure pénale a pour finalité d’assurer la répression des infractions à la loi pénale.

Tiens, moi je croyais que c’était le rôle conjoint des autorités d’enquête, de poursuite et de jugement, et que la procédure pénale avait justement pour objet de garantir les droits des citoyens contre les éventuels abus/dysfonctionnements de ces derniers.

Elle tend à la réparation du préjudice causé à leurs victimes.

Tiens, moi j’croyais que c’était le rôle de l’action civile.

Elle participe à la prévention des infractions. Elle contribue à la prévention de la récidive.

Tiens, moi j’croyais que c’était le rôle de la peine.

voilà, la messe est dite, et au moins les choses sont claires.

70. Le mardi 2 mars 2010 à 19:13 par L'optimiste

Revenons à des choses sérieuses….les 225 pages d’avant projet de “réforme” proposées par MAM.
La concertation est ouverte….mais rien n’est négociable.C’est la conception réformiste du sarkozisme. (du lourd et du gras au premier coup d’oeil)
De beaux jours en perspective…..le nouveau code pénal entré en vigueur en 1994 avait nécéssité 5 ans de concertation……

71. Le mardi 2 mars 2010 à 19:36 par Dieulepere

@Jalmad: sympa cette réforme. Personnellement je n’ai jamais fait de procédure pénale et je dois m’y coller pour les besoins de la profession d’avocat (ce qui est difficile en tant que publiciste). Du coup je vais attendre les fruits de la réforme, je pense que tout sera beaucoup moins compliqué. Il y a quand même du positif non ? :p

72. Le mardi 2 mars 2010 à 19:52 par Passant

jalmad@69: Il doit s’agir d’élever la procédure pénale au rang des thérapeutiques, et donc, de la faire rembourser par la Sécurité Sociale

73. Le mardi 2 mars 2010 à 20:08 par segil

Ça pour du lourd c’est du lourd !
Alors voyons, imaginons le respect intégral de la jurisprudence de la CEDH, ce qui ressortira inévitablement des recours déposés à la cour de Cass.
Bien évidemment respect intégral de la loi par les OPJ mais avec adaptations du cru, en effet, pourquoi faire une seule audition alors qu’il est fort possible d’entendre par petits bouts, ou alors de multiplier les auditions de nuit, ce n’est en fait qu’un simple problème d’organisation parfaitement gérable par les services d’enquête.
Ou bien, respectant à la lettre leurs obligations de moyens (en baisse notable), un déficit regrettable de résultats entraînant ipso facto une baisse importante de dossiers donc de causes à défendre et par là-même un appauvrissement déplorable des cabinets d’avocats.
On ne devient pas avocat pour en vivre bien sûr mais pour la défense des grands principes, çà tombe bien.
En outre, il est toujours possible de réviser la structure des investigations, les auditions pourraient bien se trouver tout à la fin de la procédure, vu l’intérêt limité qu’elles apportent, çà laisserait au moins le temps de les préparer minutieusement.
Tout le monde part du principe qu’il faudra un dindon à la farce, et il y en aura au moins un, je vous laisse deviner lequel, après tout la justice n’a pas besoin d’être rendue, il suffit simplement de laisser au citoyen l’idée qu’elle existe, quelque chose comme l’odeur du rôt !

74. Le mardi 2 mars 2010 à 20:25 par girondin

@dieulepere
si tu dois te coller à la procédure pénale, surtout retiens toi, continues à faire du public, un mémoire en béton pour un résultat en bois dans un an et demi, tu verras jamais ton client partir aprés un mauvais JLD, t’auras moins de sentiments immédiats et tu garderas ta minuscule.

75. Le mardi 2 mars 2010 à 20:50 par Zorbalesage

Mékeskidi de base, mais amateur de Saint Audiard, patron des dialoguistes, j’applaudis la performance !!!

Je vois bien aussi une nouvelle avocate, mi temps strasbourgeoise, allumer une voiture ministérielle au mitrailleur en disant “j’vais lui faire regretter sa place Beauveau !!!”

76. Le mardi 2 mars 2010 à 21:05 par Nichevo

“Il faut bien admettre qu’exceptionnellement, Dieu n’est pas avec nous !”

77. Le mardi 2 mars 2010 à 21:16 par rh

un moment de bonheur !
Merci :))

78. Le mardi 2 mars 2010 à 21:18 par Dieulepere

@girondin: Faut pas être énervé mon petit chat.
J’ai dit que je devais m’y coller et vous semblez tout chafouin. Je n’ai aucunement porté un jugement de valeur sur l’intérêt de comprendre et maitriser la procédure pénale. J’ai simplement constater mes lacunes et mon impossibilité à bien faire mon futur métier.
Mais je ne vous hais point d’avoir réagi si promptement en me tançant vertement, j’irai même jusqu’à dire que je vous comprends.

79. Le mardi 2 mars 2010 à 21:22 par segil

“Il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages”

80. Le mercredi 3 mars 2010 à 01:25 par Idée fixe

Dynamitée, dispersée, ventilée, la réforme. J’adore.

81. Le mercredi 3 mars 2010 à 07:28 par didier specq

Eolas,

Je note avec satisfaction non feinte que, dans votre pastiche des tontons flingueurs, je joue mon propre rôle. C’est bien ce que je pensais que vous pensiez: le journalisme a tellement peu à voir avec la réalité qu’on peut l’insérer directement dans une fiction…

82. Le mercredi 3 mars 2010 à 09:16 par Fredouat

“De quoi on parlait déjà?”

“De nos premiers dossiers…”

  • rire de Maître Eolas

83. Le mercredi 3 mars 2010 à 23:14 par Rémi

Cher Maître, Cher Gascogne,

Merci pour cette version réécrite avec brio de la célèbre scène des tontons flingueurs.
C’est formidablement bien adapté (à l’écran et au problème ;p) !

84. Le vendredi 5 mars 2010 à 00:14 par Chimères

Bonjour,

merci maître pour ces billets qui nourrissent depuis plusieurs mois ma soif de connaissance du milieux judiciaire

Mais, je dois dire que je suis très frustré, pour être tout à fait honnête, je n’ai rien compris aux subtilités de ce billet!

Merci de me donner les clés de lecture

85. Le mercredi 10 mars 2010 à 20:20 par dayo

merci

86. Le lundi 22 mars 2010 à 18:17 par michel

Je n’ai pratiquement rien compris mais tout cela me semble très brillant!

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