Journal d'un avocat

Instantanés de la justice et du droit

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Ne touche pas à ma FFF

Décidément, chaque coupe du monde me donne l’occasion de faire un billet juridique sur le ballon rond. Après le célèbre coup de tête, voici à présent l’ingérence gouvernementale dans les affaires du football, qui va contraindre le gouvernement à un spectaculaire rétropédalage.

Le contexte est connu. L’équipe de France de football a fait une Coupe du monde calamiteuse et vu l’importance médiatique mondiale de l’événement, le monde politique ne peut y rester indifférent, sous peine de recevoir sa part de la colère de l’opinion publique. Mieux vaut se ranger derrière le peuple et crier avec lui.

Le tête de l’entraîneur est déjà tombée toute seule puisque son mandat a expiré. Les joueurs portent leur part de responsabilité, mais ils sont plus difficilement touchables du fait de leur statut de stars et qu’on a besoin d’eux pour se qualifier pour l’Euro 2012 qui se tiendra en Ukraine et en Pologne, et dont les éliminatoires commencent dès septembre prochain avec un match contre la Biélorussie.

Reste le responsable idéal : le président de la Fédération Française de Football (FFF), jean-Pierre Escalettes, qui a joué un rôle déterminant dans la nomination de l’entraîneur Raymond Domenech en 2004 et surtout de son maintien en poste après la déroute à l’Euro 2008, qui rétrospectivement s’avérait annoncer celle de 2010. Son mandat actuel de 4 ans court jusqu’en 2012, mais il a d’ores et déjà annoncé qu’il ne comptait pas démissionner, sans doute par solidarité avec les Français touchés par la réforme des retraites, puisqu’il est âgé de 75 ans.

Le ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, qui depuis le début de cette affaire joue les plénipotentiaires du président de la République, que l’on sait authentique amateur de football, après avoir annoncé un audit privé de l’équipe de France, puis d’y renoncer devant la volonté du parlement de se saisir de la question, a donc annoncé que selon elle, la démission du président de la FFF était « inéluctable ».

Problème, non seulement il y a hors jeu, mais là, on risque fort le carton rouge.

Revoyons l’action au ralenti.

Au commencement était la FIFA

Le football est né au XIXe siècle et a connu un succès international croissant. La première partie internationale a eu lieu en 1873 (Ecosse - Angleterre, 0-0) et très vite s’est posé le problème d’une interprétation unique des règles et est apparue la nécessité d’une instance internationale chapeautant toutes ces compétitions.

Le 21 mai 1904 à Paris était fondée la Fédération Internationale de Football Association, la FIFA, dont la fédération française, à l’époque appelée Union des sociétés françaises de sports athlétiques (UFSA), est membre fondatrice. (Ci-contre : l’équipe de France de football 1900, médaille d’argent aux Jeux Olympiques de Paris. Notez le logo français de l’époque : maillot blanc, deux anneaux entrelacés bleu et rouge pour rappeler le drapeau tricolore ; c’est ce logo qui inspirera le drapeau olympique conçu en 1913. Le coq apparaîtra sur le maillot cette même année. Crédit photo Wikipédia)L'équipe de France de football de 1900, médaille d'argent aux Jeux Olympiques CC Wikipedia

Aujourd’hui, la FIFA est une association inscrite au registre du commerce de droit suisse soumise aux articles 60 et suivants du Code civil suisse dont le siège est à Zurich (FIFA-Strasse 20, P.O. Box CH-8044 Zurich, Suisse) et dont voici les statuts (pdf).

Quel que soit votre désir d’y adhérer, c’est impossible. Seule une autre association peut y adhérer. Et encore faut-il qu’elle soit « responsable de l’organisation et du contrôle du football dans un pays.» (art. 10 des statuts). En France, seule la FFF est membre de la FIFA.

L’adhésion à la FIFA suppose l’adhésion à une des six confédérations géographiques en charge des compétitions internationales régionales ; pour l’Europe, c’est l’UEFA (Union of European Football Associations), qui organise le championnat d’Europe des nations tous les quatre ans (prochaine édition en 2012), et au niveau des clubs la Ligue des Champions et l’Europa League, successeur de la Coupe de l’UEFA. La FIFA organise les compétitions mondiales, comme la Coupe du monde, mais aussi la coupe du monde féminine, la coupe du monde de football en salle, la Coupe du Monde des clubs, etc…

Aujourd’hui, tout pays qui veut participer à des compétitions internationales de football doit adhérer à la FIFA, et tout joueur souhaitant participer doit être adhérent d’un club affilié à une association nationale membre de la FIFA. Notons une exception aux causes historiques : le Royaume Uni n’a pas une Association mais quatre : l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, qui jouent en outre un rôle prépondérant dans l’établissement des règles du jeu et sont connues pour être d’un conservatisme d’airain (le refus de l’arbitrage vidéo, c’est elles).

Ni Dieu ni Maître

Un des principes essentiels de la FIFA est posé à l’article 13, 1, g) des statuts. Toutes les Associations qui y adhèrent s’engagent à “diriger leurs affaires en toute indépendance et veiller à ce qu’aucun tiers ne s’immisce dans leurs affaires”. Et ce tiers, dans l’esprit de la FIFA, c’est avant tout l’État du pays concerné.

L’article 13,2 prévoit que le non respect de ses obligations par un membre entraîne une sanction, l’article 13,3 précisant même que s’agissant du 13,1,g) (ingérence d’un tiers), la sanction est encourue même si cette ingérence n’est pas imputable à l’association nationale.

Cette sanction figure à l’article 14 : c’est la suspension.

La FIFA est intraitable là-dessus. Et ce quel que soit le psychodrame national que peut provoquer une élimination précoce ou une prestation décevante. La FIFA refuse que la politique vienne interférer avec le sport, sauf quand l’État du pays en question a une attitude contraire aux principes sportifs de respect et d’égalité. L’Afrique du Sud a ainsi été longtemps exclue de a FIFA à cause de la politique d’Apartheid, et la Yougoslavie a été exclue de l’Euro 1992 pour cause de nettoyage ethnique, pour le plus grand bonheur du Danemark, remplaçant de dernière minute qui remporta la compétition.

Ainsi, un État qui mettrait un peu trop son nez dans les affaires du football verrait son pays rapidement suspendu de la FIFA jusqu’à ce que les choses rentrent dans l’ordre.

Et si la FFF était suspendue de ce fait, la France serait automatiquement exclue de toute compétition organisée par la FIFA ou par une des Confédérations qui lui sont affiliées, et même des matchs amicaux. Autant dire adieu à l’Euro 2012, et en cas de confirmation de la sanction par le Congrès de la FIFA en 2011, au Mondial 2014.

Mais rassurons-nous, l’État est parfaitement au courant de cette nécessité. D’ailleurs, le Code du Sport dispose dans son article L.131-1 que les Fédérations Sportives “exercent leur activité en toute indépendance.”

Je soupçonne d’ailleurs le ministre des sports d’avoir refilé le bébé au parlement avec un certain soulagement : à lui désormais de battre en retraite en rase campagne ou de créer une commission qui marchera sur des œufs de peur de s’immiscer dans les affaires de la FFF avec les conséquences désastreuses que cela aurait pour l’équipe de France et pire encore sur leur réélection. Autant dire en tout cas qu’une commission qui exigerait la démission du président de la FFF déclencherait le feu nucléaire de la FIFA.

Jean-Pierre Escalettes n’est pas pour autant à l’abri de toute sanction. Mais celle-ci ne peut venir que de la FFF. L’article 12 des statuts de la FFF (pdf) prévoit en effet que l’Assemblée Fédérale, composée de représentants des clubs amateurs et professionnels (je passe sur les modalités d’élection et de répartition des voix, assez complexes, ce qui est normal pour une fédération de 2 millions de licenciés), peut mettre fin au mandat du Conseil fédéral sur proposition du tiers de ses membres représentant un tiers des voix et après vote à la majorité absolue, ce qui entraîne démission de tout le Conseil, y compris son président.

Bref, ce qui menace le plus le président de la FFF n’est pas la colère d’en haut, mais la colère d’en bas.

I’ve got the power

Quelques uns de mes lecteurs pourraient objecter qu’il est scandaleux qu’une organisation non gouvernementale comme la FIFA, certes à but non lucratif mais brassant un budget énorme grâce à sa propriété des droits de retransmission des compétitions qu’elle organise, puisse dicter sa volonté à un État.

Je leur répondrai qu’au contraire, c’est heureux.

D’abord, tous les États ne sont pas démocratiques. C’est même plutôt l’exception dans les 208 pays membres de la FIFA (plus qu’à l’ONU, je le rappelle). La règle qui tient au loin le nez inquisiteur du politique français maintient également loin celui de leaders de compagnie nettement moins agréable. Et la seule façon de garantir à la Fédération nord coréenne de football un minimum de liberté ce qui dans ce pays tient de l’exploit est d’appliquer ce principe de façon uniforme à tous les pays

Ensuite, même s’agissant d’une démocratie, s’il est une chose plus belle qu’un pouvoir, c’est un contre-pouvoir. Et si ma colère de citoyen de voir mes élus décidés à traiter un thème totalement futile comme les déboires de l’équipe de France comme une priorité nationale est impuissante à y faire obstacle, je saurai gré à la FIFA de siffler la faute et de renvoyer les parlementaires à leur vrai travail : contrôler l’exécutif et voter des lois le moins souvent possible s’il vous plaît.

Ce qui devrait nous désoler, c’est qu’il faille une FIFA pour poser des limites à l’action du Gouvernement en France, parce que nous avons deux autres pouvoirs qui en sont incapables.

Commentaires

1. Le lundi 28 juin 2010 à 01:03 par daryo

Vous avez été trop mou cette fois-ci. Gilles Devers s’est déjà fendu d’un billet sur le sujet (moins précis je vous l’accorde)

2. Le lundi 28 juin 2010 à 01:14 par Djibey

Je ne savais pas qu’ils faisaient un concours de vitesse…
Merci pour ces précisions maître !

3. Le lundi 28 juin 2010 à 01:23 par Barth

L’Euro remporté par le Danemark a eu lieu en 1992 et non en 1994, Maître, mais vos lecteurs passionnés auront corrigé d’eux mêmes.
Bravo pour ces précisions en tout cas.

Eolas:
Rectifié, merci.

4. Le lundi 28 juin 2010 à 01:37 par M’Enfin ?

Maître Éolas
En France, seule la FFF est membre de la FIFA.”

Pas exactement, puisqu’il y a aussi une fédération de Nouvelle-Calédonie et une de Polynésie française, chacune membre de la Fifa et représentée par une équipe qui aurait pu théoriquement se qualifier pour le Mondial.

5. Le lundi 28 juin 2010 à 01:43 par ramon

Merci, Maître, pour votre chronique de droit féodal, suite à ma requête 83 sous ” Devine qui vient dîner 3”.

6. Le lundi 28 juin 2010 à 02:01 par Arnaud

Il faut quand même admettre que le sujet n’est pas si simple que vous voulez bien le dire.
En effet, si je ne me trompe, le droit dit aussi que les activités sportives en France sont conduites sous la responsabilité de l’Etat, non ?
Les licences sportives sont des documents officiels par exemple.

On a donc bien la FFF qui se retrouve sous une double autorité. Celle de la FIFA mais aussi celle de l’état.

Alors bien sûr la FIFA refuse que l’état se mèle des élections internes à la fédé. Et c’est très bien ainsi. Mais ça n’est pas si simple.

C’est pour ça d’ailleurs que Roselyne Bachelot ne faisait qu’émettre une opinion sur l’avenir d’Escalettes, une prédiction… et en aucun cas une consigne. Mais ça vous le saviez. Vous faisiez seulement semblant de ne pas l’avoir compris.

Cela dit… imaginerait-on une fédération internationale, disons, de l’industrie métallurgique, qui prétendrait interdire aux états de se méler de se qui se passe sur leur propre territoire ? sous peine par exemple d’exclusion d’accords internationaux ?
Vous tenez vraiment à voir se développer ce genre de “contre-pouvoir” ?…

Moi non.

Eolas:
Ah, non. Non, non et non. Ce blog a des standards assez relevés, et exige des trolls de compétition, élevés au 4chan, nourris au newsfag bio et au n00bz AAAAA. Vous ne pouvez pas vous contenter d’une simple imputation de mauvaise foi (“Vous savez que vous avez tort”) ou d’une vulgaire substitution des données du problème (transformer une association à but non lucratif à objet sportif qui existe en un cartel industriel à but lucratif imaginaire et faire comme si c’était la même chose pour appuyer votre point de vue). Je sais qu’on est lundi, mais ce n’est pas une excuse.

Vous êtes au trollage ce que l’équipe de France était à ce mondial. Un usurpateur.

7. Le lundi 28 juin 2010 à 02:45 par VinceDeg

D’accord, l’ingérence du gouvernement dans les affaires de la FFF est scandaleuse. Mais n’empêche, l’inamovibilité d’Escalettes et ses décisions envers et contre tous (comme prolonger le contrat de Domenech après 2008) le sont tout autant. Je m’avance un peu, mais je crois que si on faisait voter aujourd’hui tous les adhérents de la FFF en France sur le maintien d’Escalettes, il y aurait de fortes chances pour qu’il soit viré; et pourtant Escalettes, d’après ses déclarations, semble avoir l’assurance de pouvoir rester tant bon lui semble. Comment cela se fait-t-il ?

Eolas:
Le maintien de l’entraîneur est le fait du Conseil Fédéral. Et si vous lisez attentivement mon billet, vous verrez qu’il suffit qu’un tiers des membres de m’assemblée fédérale représentant un tiers des voix le demandent et le Conseil Fédéral sera sur la sellette. 

Cela fait se poser des questions sur ce qui fait qu’un système soit vraiment démocratique. Il y a plusieurs exemples d’organisations qui, par un système de vote de ses adhérents, sont en théorie démocratiques, comme la FFF, mais où en pratique le pouvoir est monopolisé par des caciques ou des clans, des castes… On connait tous ce genre d’organisations, que ce soient des coopératives, des syndicats, des partis politiques, des associations, des assemblées d’actionnaires d’entreprises, etc.

Eolas:
C’est ce qui arrive dans tout système démocratique où la majorité du corps électoral se désintéresse de son devoir. Avis aux abstentionnistes.

Je remarque que souvent, les organisations trop pyramidales ont cette dérive. Sinon, pèle-mêle, on a le manque d’implication des membres, par méconnaissance, désintérêt ou manque de temps, le manque de circulation de l’information, l’ascendance de pouvoir des dirigeants en place, la difficulté de trouver des leaders alternatifs… Enfin, c’est juste une ébauche de réflexion que je fais là, mais je constate qu’il y a un décalage entre une démocratie indirecte théorique, garantie par le vote, et un fonctionnement démocratique effectif dans de nombreuses organisations.

8. Le lundi 28 juin 2010 à 04:23 par Cahier de lecture

“Sans doute par solidarité avec les Français touchés par la réforme des retraites puisqu’il est âgé de 75 ans.”

Petit tacle en passant.

“Autant dire en tout cas qu’une commission qui exigerait la démission du président de la FFF déclencherait le feu nucléaire de la FIFA.”

Le “feu nucléaire”, joliment dit.

Je l’espérais, ce billet. Bon, la FIFA, ça doit être une “mafia”, bien sûr… Ça peut pas être autrement de toute façon. Je rejoins les interrogations pour le moins légitimes de VinceDeg juste au-dessus. Mais tant pis.

Parce que ça m’a trop plu de voir Jocelyne et Colas se prendre une bonne petite tape sur le museau. C’était dit en termes polis, exprimé dans un langage châtié, mais pensé en “termes anelka” ou quelque chose d’approchant.

@ arnaud 6

“Vous tenez vraiment à voir se développer ce genre de “contre-pouvoir” ?…”

Ce n’est pas faux ce que vous dites, loin de là, mais je crois que dans les circonstances actuelles — retraites, affaire Woerth-Bettencourt, etc. —, tout type de contre-pouvoir même ponctuel est bon à prendre. (De plus par définition un contre-pouvoir reste interne au pouvoir. L’alternative c’est pas le contre-pouvoir c’est plus de pouvoir du tout.)

9. Le lundi 28 juin 2010 à 04:43 par roms

La FIFA ne veut pas d’ingérence de l’état dans ses affaires. Mais comment qualifier le fait que l’équipe de France ridiculise son pays sur la scène internationale, ingérence de la FIFA dans les affaires de l’état ? Ce n’est pas seulement la FFF qui subit mais bien le pays. Je conçois bien qu’il y a une erreur à faire l’amalgame entre la FFF et la France, mais finalement, n’est-ce pas un peu ce que la plupart des gens vont faire dans le monde ? On a donc un trentaine de personnes (joueurs + staff) qui participent à la communication sur l’image du pays et certaines de ses valeurs mais qui n’obtiennent pas leur mandat du peuple qu’ils représentent. Ce défaut de démocratie est par principe inacceptable. S’ils veulent une indépendance totale, qu’il l’aient en ce dissociant totalement du pays ; plus d’équipe de pays (on enlève le nom du pays) mais une équipe de fédération de clubs qui n’intéressera pas les supporters (car généralement patriotes). S’ils veulent garder leur part de représentativité pour un pays, ils doivent accepter un droit de regard de la part de la société civile. Et si la FIFA interdisait la France, celle-ci interdirait la FIFA et ses filiales UEFA et FFF. Le manque de compétitions internationales ne ferait pas le poids face à l’argent qui serait perdu par ces associations. La FIFA n’est donc pas en position d’imposer quoi que ce soit et les lois peuvent changer. Bref, trouver un juste milieu serait raisonnable.

Eolas:
Chaque coupe du monde a 32 participants. 31 vivent un drame national lors de la défaite, 1 seul connaît la joie de la victoire. 

Chaque équipe porte les couleurs de son pays mais ne le représente nullement. Le 11 tricolore n’a aucun mandat du peuple, d’où la mise à l’écart du pays. Quant à imaginer que la mise à l’écart de la France menacerait la FIFA ou l’UEFA, vous rêvez (vous m’expliquerez d’ailleurs ce que signifie “interdire la FIFA” pour la France : la France n’a aucun moyen de pression sur une association suisse). Cela nuirait à la FFF, c’est sûr. Mais un championnat d’Europe peut très bien se tenir sans la France sans que cela nuise à ses scores d’audience. À votre avis, en cas de suspension, qui risquerait le plus de plumes ? La FIFA, ou le gouvernement responsable  de cette suspension ?

10. Le lundi 28 juin 2010 à 05:19 par Véronique

@ roms

Ce n’est pas seulement la FFF qui subit mais bien le pays. Je conçois bien qu’il y a une erreur à faire l’amalgame entre la FFF et la France, mais finalement, n’est-ce pas un peu ce que la plupart des gens vont faire dans le monde ?

Depuis quand les supporters et les fous de foot sont-ils La France ?

Cela me fait penser à la confusion systématiquement faite dans les medias entre téléspectateurs et Français.

11. Le lundi 28 juin 2010 à 05:55 par Harpagon

Pas d’État. CHICHE ! Je suis entièrement d’accord. Alors pas un sou de l’État pour le football professionnel.

C’est un peu comme les entreprises ou les banques qui adorent l’État quand le contribuable paye, mais ne veulent pas en entendre parler en d’autres circonstances.

Le football professionnel veut être libre. Alors qu’il soit autonome, c’est-à-dire autofinancé. L’argent de mes impôts sera beaucoup mieux employé ailleurs, y compris pour le sport amateur.

Eolas:
Je signe où ?

12. Le lundi 28 juin 2010 à 06:11 par Philippe

@ roms
Que l’équipe de France (et non la France) perde dans un sport quelconque n’a jamais ridiculisé notre pays.
Les autres sont simplement meilleurs.

Par contre, je trouve déplorable qu’ils ne se soient pas déplacés pour une action humanitaire. A ce moment ils auraient pu symboliquement représenter la France. Ils n’ont pas daigné le faire.
Là je trouve que l’image de notre pays a été dégradée.
Je ne pense pas qu’il existe de sanctions pour ce type de comportement, mais une bonne remontée de cale par l’état français humilié s’avèrerait légitime.

13. Le lundi 28 juin 2010 à 06:46 par Yves

prenons acte que la FFF se veut entièrement indépendante et supprimons donc toute subvention aux clubs de football (y compris sous forme de construction de stades).
Et cessons donc de parler de “l’équipe de France” pour parler de “l’équipe de la FFF”.

Eolas:
L’équipe de la FFF étant l’équipe de football de la Fédération française de football, et la FFF étant la seule organisation habilitée en France à présenter une équipe aux compétitions internationales reconnues par 208 pays, je ne vous nul abus de langage à parler d’équipe de France.

14. Le lundi 28 juin 2010 à 06:46 par olivierm

@roms : d’accord avec vous, la supra-nationalité de la FIFA et ses règlements ne devraient pas empêcher un Etat d’accepter ou non de se faire représenter -qu’on le veuille ou non- par une équipe portant :
le nom du pays,
utilisant l’hymne du pays pour se faire identifier,
ainsi que le drapeau.
C’est une immixtion politique de la FIFA dans un pays puisqu’elle impose la représentation d’une équipe par les éléments visuels et sonores caractérisant un pays.
On a encore “le droit” de se considérer bien ou mal représenté : le handball et le curling nous représentent bien, dans un cas on gagne dignement et avec brio, l’autre on participe dignement et on a 6 licenciés.
Qu’on le veuille ou non, pour toutes ces équipes, il s’agit d’une sélection ‘nationale”.
Maintenant, gageons que les électeurs du bureau national de la fédération nationale de fouchtballe ne seront soumis à aucune pression inamicale du politique, qu’aucun lobbying n’aura lieu, et que si Mr Escalette ne veut pas faire ‘valoir ses droits à la retraite’ ni démissionner, il peut se faire virer par la famille.

Quant à se féliciter qu’une autorité supra-nationale dirige le monde du football, pourquoi pas, mais qu’elle ne soumette pas les Etats à ses diktats.
Utiliser les symboles des Etats pour accroître son audience, mobiliser plus que fédérer et la vendre n’est-ce pas un détournement de valeurs ?
Allons directement au but :) et ayons des équipes sponsorisées par des marques de produits de grande consommation.
Un quart de finale Pepsi/Coca ce serait bien.
Et ce sera clair.

Eolas:
C’est amusant, votre confusion entre les symboles nationaux et des marques déposées à l’IMPI. Le drapeau tricolore et l’hymne nationale ne font l’objet d’aucun droit de propriété de la part de l’État. Je puis chanter mon hymne et agiter mon drapeau quand bon me semble, et faire de même avec le drapeau d’un autre pays et son hymne. 

Et la FIFA n’interdit nullement à un État de créer son équipe maison. Simplement, elle ne jouera pas de partie internationale contre des équipes de la FIFA avec des joueurs licenciés auprès de la FIFA. La FIFA fait la police chez elle, pas chez les autres. 

15. Le lundi 28 juin 2010 à 06:54 par Amateur de chocolats.

L’indépendance des fédérations est une bonne chose. Cela devrait forcer les gouvernements à se concentrer sur des questions autrement plus importantes. J’agrée sur ce point.

En revanche le fait que la FIFA ne paie aucun impôt sur ses gras bénéfices (qu’elle doit entièrement utiliser dans la réalisation de son but non lucratif certes) me paraît pour le moins dérangeant. Et, bien entendu, elle ne paie pas non plus un impôt sur son capital. La FIFA a beaucoup de droits mais peu de devoirs, comme le CIO par ailleurs.

Sinon le lien vers 60ss CC-Ch (en français) me semble plus efficace dans sa version Pdf : http://www.admin.ch/ch/f/rs/2/210.f…
(où l’on aura l’occasion de constater la grande qualité du plus moderne -1912- des rares codes civils originaux, avec le français, l’allemand et l’autrichien notamment, et non copiés sur un autre ouvrage). En plus sa vitesse de révision (en bas de page sur le fichier Pdf) est tout sauf sauvage (seules les révisions du CP-Ch sont aussi rares).

Eolas:
J’évite les liens vers des pdf tant que possible : ça lance une application embarquée et ralentit l’ordinateur du lecteur. Vive le html. Sur les impôts de la FIFA, elle se conforme au droit fiscal suisse. Qu’il soit plus léger que le nôtre n’indignera que les moutons qui s’étonnent que tous les animaux de la création ne soient pas tondus.

16. Le lundi 28 juin 2010 à 07:29 par SingSing

Décidément, je ne comprendrais jamais cette envie du gouvernement (et du président en particulier) de tout vouloir contrôler. Surtout que au final, à force de vouloir être partout, il en fini par n’avoir aucun contrôle du tout, cherchez l’erreur …

Pour ce qui est de l’indépendance de la FIFA, c’est plutôt une bonne chose et malgré les divers problème concernant ce sport, il y a eu de belles victoires du sport sur la politique avec, pour exemple, un match Partizan Belgrade - Real Madrid à une époque où l’Espagne de Franco n’établissait plus aucune relation avec la Yougoslavie de Tito, il faut donc tout faire pour que cette indépendance perdure et ce, même si sanction il doit y avoir.

Au niveau des finances, il ne faut pas oublier que certaines des recettes vont aux football amateur, ce qui est louable à mon humble avis.

Eolas:
Plus proche de nous, Iran-États-Unis en 1998 (1-1).

17. Le lundi 28 juin 2010 à 07:51 par siarres

Que la FIFA veuille mettre le sport hors d’atteinte de la politique , c’est contraire à l’esprit jacobin d’un pays qui a un ministre de la culture et un ministre des sport , mais pourquoi pas ?
En revanche j’aimerai qu’on m’explique comment en Corée du nord et en Chine la représentation sportive est indépendante du pouvoir politique ? faut pas prendre les enfants du bon Dieu …

Eolas:
Contraindre Kim Jong Il à respecter des apparences d’indépendance est déjà un quasi coup d’État.

18. Le lundi 28 juin 2010 à 07:59 par villiv

Mais quid des VRAIES questions principales : chaque terrain de football est-il inviolable en tant qu’il appartient à la République Populaire du Football ? Peut-on demander asile dans les cage du gardien ou l’enclave qu’elle constitue en dehors des lignes est moins sécure qu’un camp situé dans le rond central ? Etc etc

;-)

Désolé, c’est vendredi (non? Ah bon ?! Ah désolé++ alors ! ;-) )

Merci sans rire maître, juste Merci !

Eolas:
Reconnaissons que les cages des buts français ont respecté la tradition hexagonale de l’asile, en accueillant moult ballons étrangers.

19. Le lundi 28 juin 2010 à 08:05 par Le_Pompiste

Ce qui est important, c’est que le Chef de l’Etat a pris les choses en main.
Pour cela, il a déplacé ses rendez-vous de jeudi matin, et indiqué ainsi ses priorités. Voici le communiqué des déplacés :

Le football passerait-il avant un milliard d’affamés? Les ONG françaises invitées à l’Elysée en préparation des G8 et G20 ont appris hier que la réunion prévue ce matin avec le président Sarkozy était annulée et remplacée par une réunion avec Bernard Kouchner. En parallèle, l’Elysée annonçait hier que le président de la République recevrait «à sa demande» Thierry Henry jeudi dans la matinée… En amont du G8, Action contre la Faim rappelle aux chefs d’Etat la priorité qui doit être donnée à la lutte contre la malnutrition pour que cesse enfin la mort de 10 000 enfants chaque jour.
En amont du Sommet sur la revue des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), le sommet du G8, qui se tiendra à la fin de la semaine au Canada, traitera des questions du financement du développement et de la lutte contre la pauvreté et plus particulièrement de la santé infantile. Action contre la Faim souhaite que les chefs d’Etat membres du G8 saisissent cette opportunité pour remettre la malnutrition infantile au centre des priorités mondiales, reconnaissent le rôle central qu’une alimentation saine joue dans la réalisation des OMD et proposent une action collective pour mettre fin à la faim dans le monde.
La réunion de concertation prévue ce matin à l’Elysée avait pour but d’approfondir ces questions avec le président Nicolas Sarkozy. L’annulation de la réunion, justifiée par «des contraintes d’agenda très lourdes», alors que ce même agenda se libère pour Thierry Henry, inquiète particulièrement ACF. «A la veille du G8 et à 100 jours du sommet du Millénaire sur les OMD, le signe donné par le Chef de l’Etat en annulant cette réunion est choquant et inquiétant.» explique François Danel, directeur Général d’ACF.
Environ 129 millions enfants de moins de cinq ans sont actuellement sous-alimentés et 19 millions se situent en danger immédiat de mort des suites de malnutrition, et ce malgré l’existence avérée de solutions rentables et efficaces. Cette situation est d’autant plus inacceptable quand on sait que le coût total pour fournir un traitement efficace aux 19 millions d’enfants sévèrement malnutris est estimé entre 4,5 et 9,1 milliards de dollars. Une somme inférieure à celle dépensée chaque année par les Britanniques en gâteaux, biscuits et autres pâtisseries.
Pour accroître les progrès en vue de réaliser les objectifs relatifs à la santé maternelle et infantile, ACF appelle les dirigeants du G8 à accepter un Plan d’Action Global qui :
- met un accent fort sur les interventions ayant un impact sur la nutrition materno-infantile
- définit clairement la malnutrition aigüe comme une priorité urgente ;
- accroît les interventions ayant pour but la prévention de la malnutrition infantile depuis la conception jusqu’à l’âge de deux ans.
//////
Concernant les objectifs du millénaire pour le développement, toutes les infos se trouvent là. Ces objectifs, fixés en 2000, doivent être atteints en 2015: diminution de moitié de la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour, de la proportion de la population qui souffre de la faim; donner à tous les enfants, partout dans le monde, les moyens d’accomplir un cycle complet d’études primaires; éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire en 2015 au plus tard; réduire des deux tiers le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans; réduire de 3/4 le taux de mortalité maternelle entre 1990 et 2015; inverser la tendance de la propagation du VIH, avoir maîtrisé le paludisme et assurer l’accès aux soins; … Le rapport, à deux tiers du parcours, fait état d’avancées certaines en matière de recul de l’extrême pauvreté, d’accès à l’éducation et aux soins, … Mais il reste globalement très prudent sur les perspectives d’atteindre ces cibles en 2015. Surtout si le terrain de jeu privilégié des chefs d’Etat comme le nôtre est confiné à un terrain de foot

20. Le lundi 28 juin 2010 à 08:32 par noisette

Bonjour,

c’est la signature d’un pouvoir autoritaire de vouloir tout contrôler …
c’est la signature d’un pouvoir patriarcal de vouloir être perçu comme contrôlant tout.

Nous devons être entre les deux.

21. Le lundi 28 juin 2010 à 08:38 par Tom Joad

Sur les conséquences d’une suspension d’une fédération nationale, cela va au-delà de l’interdiction de son équipe nationale de participer aux matchs internationaux.

C’est l’ensemble des activités internationales du football de ce pays qui se trouverait suspendue : pas de matchs internationaux de l’équipe de France, donc, mais aussi pas de Champion’s League pour l’OM, l’OL et Auxerre (ça serait ballot ça, pour une fois qu’Auxerre est en CL !!!), pas de Ligue Europa (l’UEFA serait obligée de s’aligner sur la position de la FIFA) et, surtout pour nos (chers) joueurs qui jouent encore en France et qui auraient des idées d’expatriation : pas de transferts internationaux puisque le Certificat international de transfert délivré par la fédération d’origine (en l’occurrence la FFF) est un sésame indispensable…

J’ajouterais : pas de participation des français aux activités des organismes internationaux du football (donc suspension du droit de vote à la FIFA et…question sur la position de M. Platini à la tête de l’UEFA)

Actuellement, la fédération salvadorienne de football est suspendue pour ingérence de son gouvernement, comme l’on été pour les mêmes raisons, dans une période récente, l’Irak (2009) ou encore le Pérou et l’Éthiopie (2008). Rassurez-vous, ce n’est pas réservé aux contrées “exotiques” : la Grèce y a eu droit en 2006 à propos d’un projet de loi grâce auquel le politique se serait un peu trop mêlé des affaires fédérales grecques. Ca n’a pas mis longtemps pour que les parlementaires grecs reviennent à de meilleurs sentiments…

Au moment où la France vient d’obtenir l’Euro 2016 de football et où Annecy postule pour les JO d’hiver de 2018, ça ferait désordre. Ah oui, au fait, le CIO a naturellement le même genre de règle s’agissant des affaires olympiques…

Enfin, comme nos politiques sont intelligents et bien conseillés, il ne franchiront pas la ligne jaune, ce qui est bien le moins pour un gouvernement qui se veut libéral et qui, en principe, respecte la liberté d’association !

Sinon, petite question : est-ce que la suppression (suspension ?), au nom de l’État modeste, de la garden party de l’Elysée aurait été maintenue si (science fiction…) la l’équipe de France de football avait gagné la coupe du monde 2010  ?…

22. Le lundi 28 juin 2010 à 09:00 par phirenard

Cher maître,

Pour aller dans le sens d’Arnaud plus haut : la FFF ne bénéficie-t-elle pas, comme les autres fédérations sportives, d’une délégation de service public pour certaines de ces missions ? Cela n’entraîne-t-il pas, et ne légitime-t-il pas, un contrôle de l’Etat sur ses activités (certes selon des modalités pré-établies, et non par des effets de manche à l’Assemblée !) ?
Comment, juridiquement, se conjuguent l’indépendance prévue par les statuts de la FIFA et de la FFF avec ce contrôle, dont la nécessité me paraît évidente aux plans politique et juridique ?

Eolas:
La FIFA n’a que faire de la théorie française de la délégation de service public. Mais un contrôle de la cour des comptes sur les finances de la FFF et l’usage qui en est fait ne serait pas à mon avis perçu comme une ingérence politique (le judiciaire est le seul pouvoir qui n’est pas politique, c’est même un de ses principaux intérêts).

23. Le lundi 28 juin 2010 à 09:29 par salah

Lorsque Roselyne Bachelot qualifie les joueurs devant les parlementaires : de « Caïds immatures qui commandent des gamins apeurés » alors que moins d’une semaine avant ,elle-même parlait toujours des mêmes devant les journalistes en ces termes : « J’ai retrouvé mes bleus » ,comment peut-qualifier ce revirement ? Changement de tactique ,de stratégie voire de terrain après mi-temps ? Non ,je dirais plutôt : syndrome de Bloemfontein .

Il est important de se pencher même sur l’origine de l’appellation Bloemfontein . « Bloem » qui signifie « fleur » est en fait le nom d’une vache qui a été dévorée par un lion.
Son propriétaire un Afrikaner d’origine néerlandaise n’avait pas lancé le chronomètre lorsqu’il avait appris sa mort . Il n’avait pas fait publier un montage photo accolé à la reformulation d’« un traître » de l’écurie . Il était amoureux de sa vache ! Sans audit ni commission ,il avait donné le nom de « Bloemfontein » à sa ferme .
C’était inéluctable!

24. Le lundi 28 juin 2010 à 09:48 par jor

La FIFA refuse que la politique vienne interférer avec le sport, sauf quand l’État du pays en question a une attitude contraire aux principes sportifs de respect et d’égalité.

Euh, cette phrase mérite peut-être une reformulation ?

La règle qui tient au loin le nez inquisiteur du politique français maintient également loin celui de leaders de compagnie nettement moins agréable.

Ce qui n’est donc pas peu dire.

25. Le lundi 28 juin 2010 à 09:49 par Paco Necté

Il est évident qu’il n’est pas question de cette éventuelle mauvaise administration de “la délégation de service public” dont bénéficie la FFF et qui pourrait lui valoir ce médiatique courroux gouvernemental.
Il me semble au contraire que l’on se félicitait en haut-lieu des bons résultats d’Escalettes qui obtenait, il y a quelques semaines, l’organisation d’une prochaine compétition internationale.
Cette “déroute sportive”, ainsi que le rappelle la FIFA, n’est donc absolument pas l’affaire de l’état dont on s’étonne encore qu’il n’ait rien de plus important à traiter.
Je me demande, d’ailleurs, à quel point les commentaires de Rama Yade sur l’hébergement de l’équipe de France en Afrique du Sud n’était pas une atteinte à la vie privée de ses membres quand, à ma connaissance, les frais de séjour étaient issus d’une enveloppe indépendante du budget de l’état ?
Que ces ministres ne sont-ils pas plus soucieux de la bonne gestion des deniers du contribuable, madame Bachelot en tête qui prétend avoir plus de compétences en matière de “groupe A” qu’en celle de “grippe A” !?!

26. Le lundi 28 juin 2010 à 09:49 par Anselme de Jong

La FFF est, comme toutes les grandes fédérations sportives, délégataire, c’est à dire que bien que groupement de droit privé elle exerce une (petite) partie des prérogatives de puissance publique. Par exemple elle organise un championnat “de France” (pas qu’un d’ailleurs) et elle est la seule à pouvoir le faire. Les autres fédé qui regroupent des clubs de foot, l’UFOLEP par exemple, peuvent organiser des championnats, mais ils ne peuvent pas être “de France”, et elles ne peuvent accorder le titre de champion “de France”.

De même, la fédération délégataire peut aligner une équipe “de France” dans les compétitions internationales.

Ce n’est pas la seule des prérogatives de puissance publique que l’Etat délègue à des fédérations comme la FFF (mais aussi la FFT, la FFBF-DA, la tout ce que vous voulez…). Elles ont aussi, par exemple, en charge de l’évaluation de la partie spécifique du Brevet d’Etat qui, comme son nom l’indique, est un diplôme… d’Etat (je sais qu’il est en train d’être transformé en brevet professionnel sportif, mais ce n’est pas le propos). Bref, les fédérations délégataires se voient bel et bien confier des missions qui seraient normalement dévolues à la puissance publique.

Cela ne signifie pas qu’il faut accorder au Président de la République un droit de nomination exclusif des dirigeants de ces fédérations, un peu comme il a déjà avec Radio France, mais d’un autre côté il faut reconnaître que l’Etat peut avoir son mot à dire sur la manière dont une fédération s’acquitte de la tâche que l’Etat lui a confié.

27. Le lundi 28 juin 2010 à 10:02 par hapax

Là où tout cela se corse avec intérêt et que toute indépendante que soit la Fédération, elle exerce également une mission de service public ; son habilitation dépend du Gouvernement… Le croisement des monopoles (organisation privée internationale vs continuité du service public) est un très beau sujet… Où le droit montre son art  : voulez-vous avoir raison tout seul et ne plus jouer dans les compétitions internationales ? ;-)

28. Le lundi 28 juin 2010 à 10:20 par Howling troll

“Et si la FFF était suspendue de ce fait, la France serait automatiquement exclue de toute compétition organisée par la FIFA ou par une des Confédérations qui lui sont affiliées, et même des matchs amicaux. Autant dire adieu à l’Euro 2012, et en cas de confirmation de la sanction par le Congrès de la FIFA en 2011, au Mondial 2014.”

Mais ce serait magnifique ! Que de subventions et de gachis d’argent public économisé.

N’y aurait-il pas moyen de convaincre la FIFA d’exclure définitivement la FFF ? Par exemple, en promettant de politiser absolument et en toute occasion toute affaire footallistique.

Vite, vite, je pars crier avec les loups : woooooolfpack !

29. Le lundi 28 juin 2010 à 10:25 par nemo

La FFF est tout de même une association de droit privé chargée d’une mission de service public. Ainsi, même si elle ne se trouve pas sous la tutelle de jure de l’Etat, elle se retrouve au final insérée dans l’action publique et n’existe pas dans un vide parfait, quoiqu’en dise la FIFA. De la même manière, les cours internationales (CIJ, CEDH, CJUE) font semblant d’ignorer les systèmes juridiques nationaux en affirmant la primauté du droit qu’elles créent ou qu’elles protègent sur les droit internes, mais les cours nationales parviennent toujours à contourner ces efforts (CC 2004, Loi sur l’économie numérique et CE 2007, Arcelor pour des exemples assez topiques).

En dernière analyse, la décision sera prise en fonction de considérations politiques… et économiques : la FIFA oserait-elle vraiment exclure de toute compétition internationale un pays comme la France qui n’est certes pas un pays majeur du football mais qui n’est pas non plus un poids plume, notamment financièrement parlant (voir le gigantesque contrat passé entre la FFF et un célèbre équipementier américain) ? La France relèvera-t-elle le bluff de la FIFA ? Les politiques vont-ils cesser de monter cette affaire en épingle et parler enfin des sujets qui fâchent ? Suite au prochain épisode.

Par ailleurs, j’aurais une question à soumettre à vos lumières, si jamais vous aviez la réponse sous le coude : quel est le statut juridique des joueurs de l’équipe de France vis-à-vis de la FFF ?

30. Le lundi 28 juin 2010 à 10:28 par Veig

@Eolas, 18: Eh bien, si Mme Bachelot ne peut intervenir, envoyons-leur Eric Besson. J’avoue en effet que je préférerais que ce soit l’Equipe de France qui ait un objectif de reconduite à la frontière de son terrain de 28000 ballons étrangers par an, plutôt que la PAF. Ma confiance en mon “identité nationale” en serait quelque peu requinquée…

31. Le lundi 28 juin 2010 à 10:28 par Switz

L’histoire compte beaucoup de tentatives d’appropriation d’évènements sportifs par des régimes douteux. En matière de football, on se souviendra du mundial de 1978, que la dictature argentive voulut transformer en opération de relations publiques, même si, logiquement, la décision d’organiser la compétition dans ce pays devait être antérieure à la prise de pouvoir de la junte militaire. Remarquons néanmoins que la victoire de l’équipe argentine n’a pas protégé le régime de la déconfiture ultérieure (notammons suite à un autre évènement “sportif” qui s’est déroulé dans les Malouines).

L’attitude de la FIFA est compréhensible, une réaction saine de rappel à la règle objective, et c’est heureux. Pour le reste, Mme Bachelot s’improvisant coach, le président chamboulant son agenda pour recevoir T. Henry correspondent aux habituelles confusions qui caractérisent notre gouvernement. Quel profit espèrent-ils en tirer d’ailleurs? MM. Jospin et Chirac avaient certainement bénéficié de la communion irrésistible autour de l’équipe de 1998, mais cela n’eut qu’un temps, comme l’atteste la performance navrante lors des élections présidentielles de 2002.

32. Le lundi 28 juin 2010 à 10:42 par marco99

@26 et d’autres.

Non seulement l’Etat a son mot à dire, mais parfois il le fait.
Certaines fédérations se sont ainsi vues retirer leur délégation (l’haltérophilie par exemple, c’est une commission du ministère qui a ainsi géré le haut-niveau le temps que la fédération renaisse) , d’autres on senti le vent du boulet passer très près (équitation, sport de glace, ski…).

Mais c’est vrai que retirer la délégation à la FFF serait compliqué politiquement (d’autant plus que cette fédération est quasiment indépendante de l’état financièrement contrairement à l’immense majorité des fédés).

33. Le lundi 28 juin 2010 à 10:45 par Faidit

Il y a en effet trop d’interférences et d’ingérences. Exigeons que l’Etat et surtout les collectivités locales (communes, départements, régions…) cessent de subventionner la construction de stades et le fonctionnement de clubs professionnels.

34. Le lundi 28 juin 2010 à 11:25 par Koz

Et la seule façon de garantir à la Fédération nord coréenne de football un minimum de liberté ce qui dans ce pays tient de l’exploit est d’appliquer ce principe de façon uniforme à tous les pays

Ca, tu y crois, ou tu l’écris juste par amour du droit ? ;-)

35. Le lundi 28 juin 2010 à 11:28 par Vicnent

Quand on a vu des sportifs une bande de petits merdeux prendre en otage le maillot de l’Equipe de France et ainsi ridiculiser la Nation devant 6 milliards de personnes, on est en droit d’attendre une réaction de la Nation et autrement que symbolique.

Clairement, quand l’Honneur de la France est en jeu, le problème devient politique. Et si cela doit nous couter 2012 et 2014, c’est bien peu de chose. (on a déjà raté 2002 et 2008 en terme de CdM et de Ch. d’Europe).

36. Le lundi 28 juin 2010 à 11:31 par Lingot d'Or

Des petits merdeux qui souillent et prennent en otage (sous la menace de leurs pieds) le Saint Maillot de l’Equipe de fRance sont ils dignes d’être maintenus dans la nationalité française. Est ce que Besson va sortir de son hivbernation (en plein été) pour concocter une loi idoine?

37. Le lundi 28 juin 2010 à 11:35 par Arnaud

@Eolas 6:
Ca doit bien marcher au tribunal ça…
- Cher maître, votre argument ne tient pas la route.
- Monsieur le juge, vous êtes un troll !…

Vous écrivez quand même ça !!!
{{Quelques uns de mes lecteurs pourraient objecter qu’il est scandaleux qu’une organisation non gouvernementale comme la FIFA, certes à but non lucratif mais brassant un budget énorme grâce à sa propriété des droits de retransmission des compétitions qu’elle organise, puisse dicter sa volonté à un État.

Je leur répondrai qu’au contraire, c’est heureux.}}
Et vos arguments sont:
1. tous les états ne sont pas démocratiques (ben oui mais là on ne parle pas de “tous les états”, seulement de la France)
2. ” s’il est une chose plus belle qu’un pouvoir, c’est un contre-pouvoir.”… Super !… Un contre pouvoir non-élu, sans aucune légitimité autre que celle de l’argent fourni par les sponsors ! Je vous sens à 2 doigts de défendre le “contre-pouvoir” que constituent les multinationales qui se permettent de s’affranchir des lois des pays où elles agissent…

Sérieusement… C’est ça que vous défendez ?!!!

38. Le lundi 28 juin 2010 à 11:40 par PEP

@Eolas sous 6
une association à but non lucratif

Ca fait du bien, un grand éclat de rire, un lundi matin, merci !

39. Le lundi 28 juin 2010 à 11:54 par xpech

Cher maître,

la FFF jouirait d’une délégation de service public, avec une convention. Comment alors peut s’articuler l’indépendance prônée par la FIFA et cette convention de délégation ?
Qui dit délégation sous-entend “contrôle”.

Par ailleurs l’ambiguïté nationalité/fédération est tout de même patente à la FIFA. On a bien une équipe de Guadeloupe, donc française (qui a failli se qualifier pour le mondial 2006 sur le terrain, mais n’aurait pas pu participer car non reconnue par la FIFA mais reconnue par le CONCACAF !!!!), et un monégasque pourrait jouer pour l’équipe de France sous l’égide de la FFF.

40. Le lundi 28 juin 2010 à 12:14 par VilCoyote

Remarque un peu (beaucoup) en marge… Au milieu de l’hystérie journalistique trop heureuse de prendre sa revanche suite au camouflet de 1998, on a plusieurs fois entendu parler de la trahison des “valeurs du football amateur”, idéalisé en Ecole du savoir-vivre, de la camaraderie, de l’esprit sportif…
Pour avoir traîné un certain nombre d’années dans ce milieu amateur (jeune et senior) du côté Puissant du sifflet, je voudrais qu’on arrête un peu de se foutre de la gueule du monde.
Le foot amateur est truffé de beaufs avinés, de petits cadres mesquins pseudo-tacticiens, de merdeux qui n’ont jamais eu besoin d’Anelka pour avoir un esprit pourri, de bénévoles qui utilisent ce titre pour justifier tout l’esprit anti-sportif qu’ils déploient. C’est un milieu largement exécrable de bassesse prétentieuse, et qui contrairement à ce qu’on pourrait croire l’est de moins à moins à mesure qu’on monte dans les divisions (j’ai arbitré de la Promotion de 2e division de district en “moins de 15 ans”, au Championnat national 18 ans et Ligue senior : plus le niveau est élevé, plus on pense à jouer au foot avec modestie et application).
Cessons de glorifier tout bénévole les yeux fermés, avec une sorte de présomption irréfragable de désintéressement et d’investissement éducatif extraordinaire. Beaucoup de bénévoles, joueurs et cadres, sont tout aussi méprisables que leurs homologues de l’équipe de France.

41. Le lundi 28 juin 2010 à 12:21 par vpo

@Arnaud en 37 :

Le maître de ces lieux s’est même donné la peine de donner le liens vers les statuts de la FIFA. Vous auriez ainsi pu y lire les modalités d’élection des membres du bureau et de vote des décisions.

Donc si l’on considère que toute légitimité sort des urnes, alors la FIFA est légitime.
Que la FIFA soit une organisation lucrative et qu’elle brasse de l’argent, etc… oui il y a débat moral. Mais comme le dit Eolas, ici on fait du droit pas de la morale.

Et si demain la FIFA graissait la patte de membres de la FFF pour faire nommer tel ou tel président / entraîneur / arbitre / que sais-je encore, on pourrait la comparer aux multinationales qui se permettent de s’affranchir des lois des pays où elles agissent.

Et dans un tel cas, on peut supposer que la justice Suisse se chargera alors de faire le nécessaire pour la FIFA et la France pour la FFF.
Me trompe-je maître ?

Je ne vis pas non plus dans un monde de bisounours, hein, mais je trouve tout de même que la comparaison est un peu osée.

42. Le lundi 28 juin 2010 à 12:22 par vpo

@moi-même en 41:

Que la FIFA soit une organisation lucrative et qu’elle brasse de l’argent

Argh Lle lapsus qui tue. Il fallait lire Que la FIFA soit une organisation NON lucrative et qu’elle brasse de l’argent

43. Le lundi 28 juin 2010 à 12:32 par Arnaud

@41: “Le maître de ces lieux s’est même donné la peine de donner le liens vers les statuts de la FIFA. Vous auriez ainsi pu y lire les modalités d’élection des membres du bureau et de vote des décisions.
Donc si l’on considère que toute légitimité sort des urnes, alors la FIFA est légitime.”

Article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789:
Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

Que le bureau de la FIFA soit élu par ses membres ne change rien à l’affaire…

Je suis quand même étonné que le maître des lieux prenne avec autant de légèreté le fait qu’un organisme privé (fut-il à but non lucratif), s’arroge le droit d’imposer sa volonté aux états.

Et d’ailleurs, à lire les autres commentaires, ça me fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul…

La faiblesse des arguments de Maître Eolas (1. Il y a des pays non démocratiques - 2. J’aime bien les contre-pouvoirs), est tout de même assez dérangeante.

44. Le lundi 28 juin 2010 à 12:47 par Jipé

De Eolas:
Ensuite, même s’agissant d’une démocratie, s’il est une chose plus belle qu’un pouvoir, c’est un contre-pouvoir. Et si ma colère de citoyen de voir mes élus décidés à traiter un thème totalement futile comme les déboires de l’équipe de France comme une priorité nationale est impuissante à y faire obstacle, je saurai gré à la FIFA de siffler la faute et de renvoyer les parlementaires à leur vrai travail : contrôler l’exécutif et voter des lois le moins souvent possible s’il vous plaît.

Ce qui devrait nous désoler, c’est qu’il faille une FIFA pour poser des limites à l’action du Gouvernement en France, parce que nous avons deux autres pouvoirs qui en sont incapables.

Maitre Eolas, on est quand même dans un pays où le gouvernement se mêle d’affaires privées sous la pression de la foule, se mêle des paroles d’une chanson et de la programmation d’un festival; en bref un pays où l’on pense que le gouvernement sait mieux que ses citoyens ce qui est mieux pour eux et où on
croit à la loi-symbole-qui-résoudra-tous-nos-problèmes.

Par contre le gouvernement fait moins d’efforts pour réduire le déficit du budget et de la Sécurité Sociale, simplifier les lois ,rendre de nouveau attractif le territoire français au yeux des investisseurs et régler d’autres problèmes urgents.
A croire que s’occuper des déboires d’une équipe de foot était plus important…

45. Le lundi 28 juin 2010 à 12:48 par yami

@Arnaud en 43 : j’approuve !

La FIFA (et le CIO par la même occasion) donne des ordres aux gouvernements élus, et tout le monde trouve ça très bien… C’est pas de l’ingérence ?

46. Le lundi 28 juin 2010 à 13:02 par malpa

@ Arnaud

J’avais bien aimé votre commentaire en 6, et en lisant la réponse du Maître, je m’étais dit, la langue dans la joue : “trop fort l’Eolas pour noyer le poisson”. Puis je remarque que chacun de vos comm suivants perd à chaque fois 50 pour cent de sa pertinence et de son intérêt sur le précédent, aussi sûrement qu’un isotope radioactif perd la moitié de ses atomes à chaque demi-vie. Bref, grâce à vous, maintenant je pense : “trop fort l’Eolas pour lire les cœurs”.

47. Le lundi 28 juin 2010 à 13:17 par yellowrose

Maître Eolas: “208 pays membres de la FIFA (plus qu’à l’ONU, je le rappelle)”

Permettez moi une clarification: il y a 192 pays souverains au monde, plus une cinquantaire de territoires (par exemple un TOM français est un territoire, mais pas un pays indépendant).
Les règles pour devenir membre de l’ONU sont différentes de celles pour devenir membre de FIFA (et heureusement !), il n’est pas judicieux de comparer l’un à l’autre …

Clarification mise à part, je trouve votre article passionnant.

48. Le lundi 28 juin 2010 à 13:18 par rp

à yami et Arnaud :
M’enfin, la fifa ne donne pas d’ordre à l’état : elle organise de temps en temps une petite sauterie pour ses adhérents (ex : la coupe du monde de la fifa) et demande simplement à ses adhérents de respecter son règlement intérieur. C’est le cas de toute association internationale et même, il me semble, nationale… En d’autres termes, l’état a plein pouvoir sur la fff, mais aucun sur la liste des adhérents de la fifa, c’est pourtant pas bien compliqué.

49. Le lundi 28 juin 2010 à 13:26 par g--

Même si l’Etat français ne doit pas, selon la FIFA, intervenir dans les affaires de l’équipe de France, on peut comprendre qu’il en soit tenté : une victoire en Coupe du Monde, c’est :
- pas mal de croissance en plus pour le PIB, il y a plusieurs études qui l’ont évoqué
- un rayonnement international immédiat pour le pays vainqueur, surtout s’il a gagné avec panache (comme la France en 1998)
- spécifiquement pour la France (et probablement ailleurs), un sentiment d’appartenance nationale pour la quasi-totalité de la population. Souvenez-vous de la France Black-Blanc-Beur, depuis combien de temps n’en a-t-on pas parlé ? Une équipe multiethnique qui gagne, c’est une bonne claque pour le racisme.

Ceci dit, je ne suis pas certain que le gouvernement actuel soit autant préoccupé par le dernier point que par le premier.
Ces motifs ne donnent cependant pas le droit à un Etat de s’immiscer dans les affaires footballistiques. La frontière entre le jeu et la guerre ne serait alors pas si nette.

50. Le lundi 28 juin 2010 à 13:29 par Arnaud

@46: Vous aurez pourtant bien compris que mon seul objectif ici est de rappeler au maître des lieux que “tout n’est pas si simple”, et qu’il ne suffit pas d’affirmer des choses avec l’autorité de l’expert pour qu’elles soient évidentes.

Cela dit, ça me tirlipote tout de même un p’tit peu qu’une fédération internationale puisse interdire à un état de se méler de ce qui est tout de même de sa responsabilité. Pas vous ?

@44: magnifique plaidoyer pour le libéralisme…

51. Le lundi 28 juin 2010 à 13:29 par Orabh

Il ne faut pas tout confondre là…

La FIFA ne donne aucun ordre. Elle accepte des fédérations en son sein, lesquelles sont tenues de respecter un certains nombre de règles, en toute connaissance de cause d’ailleurs. Le gouvernement français peut très bien s’immiscer dans les affaires de la FFF, mais simplement alors celle-ci sera suspendue. Rien ne lui empêche de créer son propre championnat du monde ou de quitter la FIFA si cela ne lui plait pas.
D’ailleurs, la FIFA ne doit absolument rien à la France, si la gouvernement français souhaite organiser la Coupe du monde, c’est son choix. S’il souhaite payer lui-même les forces de police nécessaire à la tenue d’un match OM-PSG c’est son problème, s’il tient à cofinancer un stade c’est encore lui qui décide. En suisse d’ailleurs la plupart des villes font payer l’addition au club pour les frais relatifs à la sécurité, cela n’est pas une ingérence.

Deuxièmement, c’est un point de vue très français que de trouver normal que l’état pointe le bout de son nez dans les affaires d’une fédération sportive. Je parle bien entendu des affaires sportives et non pas d’éventuels délits commis par ladite fédération. Si à chaque fois qu’une équipe sportive perdait une compétition cela devenait une affaire d’Etat, 207 pays enverraient chaque 4 ans 11 personnes aux goulags en Sibérie.
L’état surveille le respect de normes légales par les associations sportive, le “respect des performances” n’est pas une norme légale. Et tant mieux!

Troisième point, il y a quand même une croyance franco-française qui veut que l’Etat soit la solution à chaque problème. Cela doit être un reste de l’Etat-providence ou même de la monarchie je ne sais pas, mais c’est indéniable que l’intervention du gouvernement a fait bien plus rire le monde que les déboires de l’équipe de France. Franchement, vous ne trouvez pas que si des joueurs ne se comportent pas bien c’est d’abord à sa fédérations, aux clubs la constituant et donc aux amateurs de football de reprendre les choses en mains? Je ne vois vraiment pas en pourquoi une ministre se permet de parler de “conséquence” après une défaite, on cherche à envoyer les joueurs au tribunal pour “insulte à la nation”?

C’est ce que cherche d’ailleurs à éviter la FIFA avec l’interdiction d’ingérence ,une trop grosse récupération politique d’un événement sportif. Si la l’équipe de France gagne cela n’est pas dû à un pays ou un gouvernement mais à une équipe, pareil si elle perd. Sinon il deviendrait facile d’avoir un président en campagne qui promet “une victoire au mondial”, argument qui risquerait de lui apporter beaucoup de voix dans un monde où l’on s’intéresse plus à un Mondial qu’une réforme des retraites ou au financement des partis.

52. Le lundi 28 juin 2010 à 13:46 par Tocquevil

Je ne comprends pas bien : en quoi la déclaration de Mme Bachelot, pour laquelle la démission de M. Escalettes apparaît comme “inéluctable”, serait une “ingérence gouvernementale dans les affaires du football, qui va contraindre le gouvernement à un spectaculaire rétropédalage.” ?

La démission de M. Escalettes est effectivement très probable, et considérée par la quasi-totalité des observateurs comme la réaction la plus sensée compte tenu des circonstances.

Il m’apparaît comme parfaitement légitime que la ministre des sports exprime son opinion, qui, même si elle peut s’apparenter à une pression, ne me paraît en aucun cas menacer l’indépendance de la FFF.

Et je ne vois vraiment pas quel “rétropédalage” la FIFA peut exiger. Veut-on que Mme Bachelot déclare que “non, la démission de M. Escalettes n’est pas inéluctable” ?

Eolas:
Vous jouez les faux naïfs car vous n’êtes pas un vrai sot. Qu’un ministre exprime officiellement une opinion sur le devenir du dirigeant d’une association à laquelle il n’appartient pas est une ingérence de l’Etat dans les affaires d’icelle. Imaginez vous un instant un ministre dire que la démission du premier ministre grec est inéluctable à cause de l’affaire de la dette ? Non, car ce serait une ingérence dans les affaires d’un Etat souverain. Eh bien c’est pareil ici. La FFF est une association souveraine dans son fonctionnement.

53. Le lundi 28 juin 2010 à 13:54 par Orabh

Non, mais qu’elle dise: “selon mon opinion personnel, la démission de … blablabla”. Sinon cela revient à dire que le gouvernement demande la tête d’Escalettes, ce qui devient une ingérence. C’est une différence fondamentale.

Si la FFF démet Escalettes, c’est son droit et effectivement c’est possible que cela arrive. En aucun cas par contre la FIFA ne peut tolérer que la FFF ne le fasse sur demande du gouvernement. Sinon tout autre état pourrait le faire également, Corée du nord comprise.

Et puis la FIFA est surtout intervenue par rapport à la commission d’enquête parlementaire.

54. Le lundi 28 juin 2010 à 13:57 par Ben

Pour M. Escalettes, une toute petite précision car je crois savoir que, en tant que bénévole de la FFF, il ne cotise pas aux caisses de retraites et son maintien ne changera donc rien au sort des français touchés par la réforme en cours.
Bravo pour votre blog de toute façon.

55. Le lundi 28 juin 2010 à 14:03 par bruno

@Eolas (16)
le match Iran - Etats-Unis en 1998 s’est achevé sur un score de 2 à 1. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cette erreur se glisse dans les commentaires…

56. Le lundi 28 juin 2010 à 14:13 par clive

Peut-on faire le parallèle avec d’autres “institutions” qui “”acceptent” le “concours” des états mais qui leur refusent absolument tout contrôle ?

57. Le lundi 28 juin 2010 à 14:18 par vpo

@43 :

A la base, la FFF est une asso 1901. Donc sauf à changer les statuts de la FFF ou bien du droit des association, expliquez moi en quoi un tiers, fut-il ministre, est fondé à exiger la sanction d’un membre du bureau de ladite association sans autre motif que cette personne lui déplaît ?

Je ne vois pas ce que la souveraineté nationale vient faire là-dedans.
Ou alors sauf à penser que la FIFA va imposer un blocus militaire et économique à la France comme la Fédération du Commerce à Naboo dans Star Wars…
Libre à la France de créer sa propre instance de foot, de convaincre les licenciés d’aller dans des clubs qui y sont affiliés puis de convaincre les autres pays du monde de faire de même.

58. Le lundi 28 juin 2010 à 14:29 par Tom Joad

@ 22 phirenard et @ 32 marco99

Quelle belle fiction juridique que la délégation de pouvoir que l’État “consent” aux fédérations sportives !!!

On ne peut déléguer que ce que l’on a. Or, les fédérations sportives n’ont pas attendu que l’État s’intéresse à la chose sportive (premier texte en 1940, la “Charte des sports” de Vichy…) pour organiser des compétitions donnant lieu à la délivrance de titres, notamment de “champion de France”.

Or, avec ce mécanisme de la délégation de pouvoirs, l’État délègue aux fédérations un certains nombres de prérogatives (de puissance publique, d’où la forte présence du juge administratif dans le contentieux sportif) dont la plus importante est la délivrance des titres de champion. La belle affaire ! Si la FIFA ou l’UEFA (et même le PSG…) reconnaissent aujourd’hui l’OM comme champion de France, je ne suis pas certain que la délégation de pouvoirs de l’État soit décisive en la matière.

Et, au demeurant, si l’État détenait véritablement cette compétence qu’il prétend déléguer aux fédérations sportives, en cas de problèmes il la récupèrerait et s’en débrouillerait très bien “en régie”.

Or, les 2 seuls exemples à ce jour de retrait de la délégation (qui faisaient suite mécaniquement au retrait de l’agrément qui est une des conditions sine qua non à l’obtention de la délégation) sont les suivants :
- 1998 : FF Haltérophilie suite à la liquidation judiciaire de cette association => résultat des courses, c’est le Comité national olympique et sportif français - et non pas “une commission du ministère” cher marco99 - qui a géré cette activité le temps de remettre sur pied une nouvelle fédération, laquelle a illico presto récupéré agrément et délégation de l’État…
- 2005 : même punition pour la FF Équitation au motif que certains de ses textes (statuts, règlement antidopage notamment) n’étaient pas conformes aux textes-types ministériels. Ici encore, patate chaude transmise au CNOSF qui a géré la chose…notamment en passant une convention de prestations de services avec…la FF Équitation (la délégation était retirée mais l’association loi 1901 subsistait, elle !) avant que tout ne rentre dans l’ordre un an plus tard.

Alors pitié, ne faisons pas de la délégation de service public dans le sport un concept si fondamental que cela. Il est important (et en fait c’est l’agrément) pour les petites fédérations car cela permet d’accéder aux subventions de l’État et aux aides en personnel (les cadres techniques).

Mais une fédération comme la FFF pourrait très bien s’en passer. Je ne dis pas que c’est bien ou mal. C’est juste ainsi.

59. Le lundi 28 juin 2010 à 15:02 par lapocompris

La présence du Président de la République lors de la candidature à l’organisation de l’Euro 2016 est-elle une ingérence ?

Eolas:
Non, tant qu’il ne décide pas qui fit quoi à la FFF. Il peut soutenir la FFF, pas diriger la candidature.


La mise à disposition des fonctionnaires est-elle une ingérence ?

Eolas:
Ca dépend. Des DTS, non. Un tuteur de fait, oui.


Le soutien financier de l’Etat pour l’organisation de la coupe du monde 1998 était-il une ingérence ?

Eolas:
S’il n’y a pas eu de contrepartie sous forme de droit de regard, non.

Un contrôle fiscal, non demandé par un ministre, serait-il une ingérence ?

Eolas:
Vous réfléchissez avant de poser vos questions ?

60. Le lundi 28 juin 2010 à 15:05 par justt

L’état pourrait contraindre la FFF par des moyens non coercitifs : chantage aux subventions, aux tarifs d’utilisation des stades publics…

De l’argent bien utilisé !

61. Le lundi 28 juin 2010 à 15:20 par Tocquevil

Certains jouent les vierges effarouchées en se portant au secours d’une FIFA qui n’en a vraiment pas besoin :
qui a “exigé la sanction” de M. Escalettes ?
En présentant sa démission comme “inéluctable”, Mme Bachelot a pris soin d’exprimer sa pensée, sans outrepasser la limite de l’ingérence.

Compte-tenu que, précisément, l’indépendance de la FFF est garantie dans ses statuts, il en faudrait un peu plus pour commencer à parler d’ingérence ! L’ingérence me paraîtrait avérée s’il y avait eu menace de sa part, par exemple sur d’éventuelles subventions. Mais il y aura bien une vierge effarouchée pour nous dire qu’elles étaient implicites…

Quant au caractère justifié ou non de l’opinion ainsi exprimée par le ministre : elle me paraît pleinement justifiée par la responsabilité évidente de M. Escalettes dans la gestion calamiteuse de l’équipe de France, au moins depuis 2006, gestion dont les conséquences sortent évidemment du cadre purement sportif pour interpeller l’ensemble des Français (et pas seulement ceux qui aiment le foot) et donc les politiques.

Entre la vigilance républicaine et la disqualification systématiquement de l’action du politique, il y a une distance qu’on saute parfois allègrement sur ce blog…

Eolas:
Tant il est vrai qu’en France, nos politiques veillent à ne pas pratiquer le mélange des genres.

62. Le lundi 28 juin 2010 à 15:29 par tetieumachin

Cher Maître,

“l’Angleterre, l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, qui jouent en outre un rôle prépondérant dans l’établissement des règles du jeu et sont connues pour être d’un conservatisme d’airain (le refus de l’arbitrage vidéo, c’est elles)”…
Pourriez-vous citer une source à propos de cette information? (Que vous êtes habilité à citer, cela va sans dire)

Informaticalement votre.

63. Le lundi 28 juin 2010 à 15:54 par Arnaud

@57: Vous aurez noté qu’aucun politique n’a exigé la démission d’Escalettes. Ni Bachelot, ni Sarkozy ni personne…
Et personne ici ne milite pour qu’un ministre quelconque puisse avoir le pouvoir d’exiger cette démission.
Jusqu’ici, seul les journalistes et les “experts” auto-proclamés ont demandé cette démission.

Cela dit, la FFF n’est pas tout à fait une association comme les autres, puisqu’elle exerce une délégation de service public, et donc une mission de service public.

Ainsi, même si elle est hiérarchiquement indépendante du gouvernement (et c’est très bien ainsi), je trouve personnellement assez normal que le gouvernement s’intéresse un peu à ce qui s’y passe.

Et je trouve Maître Eolas assez léger dans sa façon d’écarter d’un revers de la main toute autorité gouvernementale.

64. Le lundi 28 juin 2010 à 15:54 par DM

Quelqu’un pourrait-il lister ici les fameuses « délégations de service public » dont bénéficierait la FFF ?

65. Le lundi 28 juin 2010 à 16:00 par déborah

vous voudrez bien pardonner ce hors sujet, mais décidément, même sous l’angle juridique le foot ne me passionne pas… alors je vous signale juste que l’assemblée plénière de la cour de cassation a rendu sa décision dans l’affaire Hamé - “La Rumeur”

http://www.courdecassation.fr/juris…

Mais attendu qu’ayant exactement retenu que les écrits incriminés n’imputaient aucun fait précis, de nature à être, sans difficulté, l’objet d’une preuve ou d’un débat contradictoire, la cour d’appel en a déduit à bon droit que ces écrits, s’ils revêtaient un caractère injurieux, ne constituaient pas le délit de diffamation envers une administration publique ;

elle revient donc sur la position exprimée par la chambre criminelle dans cette affaire

66. Le lundi 28 juin 2010 à 16:13 par Dav

@eolas

“le refus de l’arbitrage vidéo, c’est elles”

Elles, avec tous les amateurs du football qui pensent que ce serait le meilleur moyen de le dénaturer.

67. Le lundi 28 juin 2010 à 16:15 par marc

démission d’escalettes!!

68. Le lundi 28 juin 2010 à 16:16 par Arnaud

Le président de la Fédération française de football Jean-Pierre Escalettes a annoncé aujourd’hui sa démission.

“Après un week-end de réflexion, je considère qu’il est de mon devoir de démissionner de ma fonction”, a-t-il fait savoir dans un communiqué. “J’assume avec lucidité ma part de responsabilité. Ma décision est essentiellement dictée par la volonté de préserver et de faciliter l’évolution d’une institution que je sers avec passion depuis plusieurs décennies.”

La remise officielle de la démission est prévue le 2 juillet. D’ici là, Escalettes a averti qu’il ne répondrait à aucune sollicitation des médias.

69. Le lundi 28 juin 2010 à 16:25 par Pom Popom ...

Juste une petite question :

La SACEM réclame-t-elle son dû à chaque fois que l’hymne de la Marseillaise est entonné ?

70. Le lundi 28 juin 2010 à 16:30 par Major Dôme (non, pas le Traître)

@Toquevil 62
“gestion dont les conséquences sortent évidemment du cadre purement sportif pour interpeller l’ensemble des Français (et pas seulement ceux qui aiment le foot) et donc les politiques.”
Je suis très concerné par la dégustation du foie gras, comme beaucoup de Français: est ce une raison pour que des politiciens, fussent ils talentueux, s’en mêlent?

En ce qui concerne le foot (d’où ça vient, ce mot?) :

en 1998 (l’époque toute belle et toute gentille des blacks blancs beurres) j’ai été très choqué par des supporters qui me gueulaient qu’ils avaient gagné (avec les avancées technologiques actuelles en forme de lepatatatela horns, c’aurait été brise tympan); il est évident que se faire “interpeller” pour de si grandes révélations est une expèrience dont on ne souhaite pas la reproduction.

Mes collègues et moi (tous citoyens français) , nous nous sommes réjouis de voir la défaite d’une équipe dite française, en espèrant avoir un peu de paix (et nos espoirs ont été comblés, car ils ont combiné la défaite au ridicule, et entraîné dans le ridicule deux ou trois ministres qui ont fait le cher déplacement sans contraintes : on n’en demandait pas tant).

Est ce qu’il va falloir que nous brûlions nos passeports car non représentatifs de l’ensemble des français? Ou que nous nous dénonciions auprès de Besson et Hortefeux?

71. Le lundi 28 juin 2010 à 16:32 par anne 56

Escalette vient de démissionner de la FFF

72. Le lundi 28 juin 2010 à 16:32 par PEP

Pour une fois que Roselyne ne se plante pas dans ses prévisions ! :-D

73. Le lundi 28 juin 2010 à 16:53 par Raymond D.

Finalement cette année, les décors et mécanismes profonds de la débâcle footballistique c’est un peu comme l’affaire Kerviel/Société Générale :

de l’hypocrisie, de l’orgueil, de la technique administrative absconse, tout ça sur fond de (très très) gros sous…

et voilà, tout y est pour faire une bonne affaire nauséabonde !

A la limite, pour uniformiser l’actualité, ce serait bien qu’on trouve un lien de parenté entre un ministre du gouvernement, genre Woerth pour Kerviel, ou Bachelot pour Domenech ou un joueur de l’équipe de foot !… ;)

Eolas:
Il est vrai que le président de la République a parfois un vocabulaire apparenté à celui de N. Anelka.

74. Le lundi 28 juin 2010 à 17:03 par roms

Bon, finalement il reste un moyen au gouvernement pour “punir” les joueurs de l’équipe de France en les empêchant de participer aux activités proposées par la FIFA et ses “succursales”, et ce légalement sans faire d’ingérence. Il suffit de les nommer au gouvernement ! (profitons donc de notre gouvernement magique qui ne craint ni les échecs, ni les scandales, ni les condamnation, ni …)

75. Le lundi 28 juin 2010 à 17:14 par Holmes

Eolas @ Amateur de chocolats (sous 15) : “Qu’il soit plus léger que le nôtre n’indignera que les moutons qui s’étonnent que tous les animaux de la création ne soient pas tondus.”

Quelle que soit la couleur de leur pelage… Evolution inéluctable !

- “Si le poil est raclé, une peau de tigre ou de léopard ne se distingue pas d’une peau de chien.” Confucius -

76. Le lundi 28 juin 2010 à 17:18 par Anonymous

Je viens de lire sur le LeMonde que le président de la FFF a annoncé sa démission.
Contraint ou … ?

77. Le lundi 28 juin 2010 à 17:22 par Cyberpoete

@Holmes J’aime bien la citation de Confucius

78. Le lundi 28 juin 2010 à 17:23 par Tocquevil

@Major Dome,

Sauf qu’elle est complètement à côté de la plaque, votre pose “moi j’aime pas le foot, je me réjouis de la défaite, traitez-moi de mauvais français et je vous traiterai de beauf chauvin”.

Que vous le vouliez ou non, que vous aimiez le foot ou non, l’attitude et les performances d’une équipe nationale durant un coupe du monde ont un impact économique et sociologique à l’échelle de la nation. Il est légitime que les politiques s’y intéressent.

79. Le lundi 28 juin 2010 à 17:43 par Salomon Ibn Gabirol

Ca faisait longtemps qu’on ne l’avait entendu. Du grand Lefebvre.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2…

80. Le lundi 28 juin 2010 à 17:47 par Serge

[HS]

Tous aux abris ! Une députée vient de trouver un vide juridique ! Et un nouveau danger d’Internet, en prime.

81. Le lundi 28 juin 2010 à 17:55 par Maitre d'Autel

@Tocquevil :
Je reprendrai 61 , *sans* vous faire écrire ce que vous n’avez pas écrit
:”l’ensemble des Français “
et , ensemble ayant pour définition “Groupe d’éléments constituant un tout.”, il suffit d’un Français (de l’AntiFrance?) qui ne se reconnaisse pas et ne se soit jamais reconnu dans le foot (jeu d’importation) pour que votre post 61 soit invalide….

Quand à ma position par rapport à “La Plaque” (le joker quand on manque d’arguments? une plaque tectonique) …. et à des procès d’intention for intéressants… elle se traite par de la simple logique.

Et, ne sachant pas si vous êtes français et masculin, comment pourrais je envisager de vous traiter de beauf chauvin???

82. Le lundi 28 juin 2010 à 18:00 par Orabh

Il est légitime mais dangereux, justement, qu’ils s’y intéressent. Car ils n’ont pas à avoir d’influence là dedans de par le fait que le politique ne peut et ne doit pas avoir de prise sur un résultat sportif.

Ce n’est pas parce que le football rapporte économiquement à la France que le gouvernement doit s’en mêler, sinon de nouveau chaque état tentera son coup fourré pour gagner et voir sa consommation s’améliorer (parce que c’est ça qui subit une embellie en cas de victoire, la consommation des ménages).
Ou alors le gouvernement misait justement là dessus pour relancer l’économie française qui, quand même, n’est pas au meilleur de sa santé?
Dans ce cas c’est à eux qu’ils faut s’en prendre, c’est un paris encore plus risqué que celui tenté par un certain Kerviel.

Enfin, un impact sociologique, c’est certain. Mais de nouveau la seule alternative aurait été de gagner, de quelle façon la politique peut elle influencer une équipe de façon à ce qu’elle gagne? J’aimerai bien le savoir.

Enfin, si la FFF a bien commis des erreurs dans sa sélection, de nouveau c’est à elle de faire le ménage conformément à ses statuts et selon l’avis de ses membres. Aucune faute au sens juridique du terme ne peut être retenu contre une fédération qui se fait éliminer et aucune autre raison ne peut justifier l’intervention d’un état dans les affaires internes d’une association, sportive ou non.

Par rapport ensuite à cette pétition pour l’arbitrage, c’est de la récupération de bas étage, je ne pense pas que la priorité des français soit de voir l’arbitrage vidéo au foot. J’imagine que garder leur travail et disposer d’un salaire correct leur tient plus à coeur. Mais bon, la France c’est le pays des Droits de l’Homme, tant qu’on l’applique aux français, et donc l’UMP tient à apprendre à la FIFA ce qu’est le principe d’égalité si ardemment défendue par le gouvernement français.

Et je finirais en rappelant que la FIFA n’a pas le pouvoir de modifier les règles du foot, c’est l’IB qui s’en occupe et la FIFA n’y a que 50% des voix, il en faut 75% pour qu’une modification soit acceptée. Mais ça l’UMP n’y pense pas, elle pense élections et voix. C’est pourquoi il est légitime pour elle de vouloir s’occuper de sport et pourquoi c’est dangereux.

83. Le lundi 28 juin 2010 à 18:25 par L'Ankou

Oh, que j’approuve votre contribution au débat, Maître ! Je souscris en tous points à vos remarques, critiques et propositions, et me désole avec vous que le citoyen ne soit plus à même de souhaiter que son Etat connaisse et respecte les limites de ses pouvoirs.

Je ne tique que sur un passage, le même que cite Tetieumachin (n°62) et auquel Dav réagit à sa suite (n°66). Je présume aisément qu’il ne s’agit pas, sous votre plume, d’un reproche que vous adressez aux instances footballistiques de certaines nations. Mais à la suite des deux commentateurs précités, j’y lis quand même votre sourd désaccord quant au refus de l’arbitrage vidéo…

Conservatisme, dite-vous ? Mon goût pour les sciences et l’innovation technologique et ma croyance en le progrès et la modernité me pousseraient à abonder dans votre sens, mais d’autres réflexions m’amènent à - comment diriez-vous ? - disconvenir respectueusement.

J’avais déjà fort envie de poster mes arguments à l’époque où déferlèrent les critiques à propos d’un récent France Irlande. J’en profite à présent, et avec d’autant plus de conscience de bien faire que j’entendais un chroniqueur de France Culture, ce matin même, proposer les explications les plus fantaisistes à ce refus d’apparence réactionnaire.

De vous comme de lui, cela me déçoit un peu, et je voudrais m’en expliquer, dussé-je encourir les foudres que vous réservez habituellement aux trolls. 

Bien que peu sportif, j’ai des amis qui assument la responsabilité d’initier des jeunes au football, au sein de clubs amateurs et, de surcroit, provinciaux.

Loués soient leurs efforts pour faire passer à leurs jeunes joueurs quelques messages essentiels, dont le moindre n’est pas que les décisions de l’arbitre sont incontestables et irrévocables. Même dans le sport amateur, être arbitre local pour rencontres “amicales” entres “petites” équipes est une mission à risque. Depuis le film “à mort l’arbitre”, on sait ce qu’il peut en coûter lorsque l’arbitre perd son autorité.

Bien sûr, pour ne pas être contesté, il suffirait d’être infaillible… Dans les clubs assez riches pour s’équiper des dernières innovations technologiques, cette infaillibilité mythique peut être asymptotiquement approchée par la vidéo, pensons-nous. Pourquoi donc les instances internationales ne se rallient-elles pas à une telle évidence ?

Simplement parce que cet “idéal” ne peut pas être atteint. L’arbitrage sans défaut est aussi inconcevable qu’une société sans délinquance. Et dans un cas comme dans l’autre, truffer les abords de caméra de surveillance n’y remédiera jamais.

Pour autant, un arbitre faillible peut-il néanmoins conserver son autorité ? Oui, mais au prix d’une discipline des joueurs : il convient que ceux-ci soient entrainés à admettre que les décisions prises ne souffrent aucune contestation.

N’allez pas croire que les tensions et le lobbyisme soit l’apanage du foot professionnel ! Même sur les bancs des campagnes les plus reculées, les parents des jeunes joueurs sont là, qui espèrent souvent se venger de leurs propres frustrations sociales en se projetant sur la réussite de leurs marmots. L’enjeu est assez violent pour que les arbitres puissent craindre des débordements. Sans mentir, je sais que certains parents injurient leurs propres enfants s’ils ne sont pas à la hauteur de leurs attente…

Dans ce contexte, le maillot noir en lui-même ne constitue, convenez-en, qu’une armure bien précaire face aux débordements violents toujours possibles. Symboliquement, pourtant, ce maillot représente l’Autorité, avec autant d’efficacité espérée que l’hermine ou le képi.

Selon la sensibilité de chacun, on appréciera ou pas que le foot intervienne ainsi dans la formation d’un esprit “citoyen”, assez grossièrement conditionné au respect de toute forme d’autorité. Certains y verront une saine éducation aux valeurs sociétales, et d’autres une propagande ou un conditionnement dont il faudrait mieux se méfier… Mais tel n’est pas le propos. L’essentiel est de savoir que l’arbitre est indispensable au jeu, et que pour jouer son rôle, il faut qu’il soit investi d’une autorité aussi peu contestable que possible. Puisqu’il ne peut s’empêcher de se tromper parfois, il peut en revanche s’interdire de se déjuger.

J’ai peu d’éléments sur la formation des arbitres, mais j’ai la conviction que le refus de se déjuger fait partie de la panoplie. Un arbitre fléchirait ses décisions sous la pression du public deviendrait contestable et pire, semblerait l’admettre. Ce serait dangereux pour lui et pour tous les autres puisque ça légitimerait beaucoup d’autres contestations. Puisque cet arbitre-là se déjuge c’est que c’est possible. Et si cet arbitre-ci reste inflexible, c’est sans doute parce que la pression n’est pas assez forte.

Pour la sérénité du jeu, il est donc essentiel, à tous les niveaux, qu’un arbitre ne se déjuge jamais, et surtout pas sous la pression. Au mieux peut-il mettre en scène une concertation ritualisée avec les juges de touche pour conforter ou infirmer son impression, mais une fois celle-ci formée, il doit s’y tenir mordicus. La contestation est fautive par principe, comme est légitime l’exclusion du contestataire ! Ceci répond à des enjeux majeurs de sécurité des arbitres, condition essentielle de l’existence même des rencontres.

Il va de soi que les rencontres internationales, du fait de leur audience, se doivent d’afficher une exemplarité totale en la matière, fût-ce en défendant ouvertement une décision manifestement erronée.

Le refus de l’arbitrage vidéo procède de la même logique. Admettre la vidéo pour parfaire l’arbitrage des matchs internationaux, c’est contribuer à fragiliser les arbitres locaux, des professionnels aux amateurs, puisque c’est admettre ouvertement que même au plus haut niveau, des décisions sont contestables. Et puisque tel serait le cas avec une vidéo à l’appui, pourquoi, quand le match n’est pas filmé, admettre le témoignage du spectateur, comme argument de contestation ? Vous n’imaginez pas la perte totale de sérénité qui s’ensuivrait, des plus petits terrains de province et de banlieue aux stades rutilants (ou non) des plus grandes équipes nationales, si la barrière symbolique de l’Autorité arbitrale était si ouvertement bafouée.

Ce point de vue n’est pas seulement celui des arbitres bénévoles… C’est aussi le crédo des bons entraineurs, ceux dont les résultats se mesurent en plaisir et en intelligence de jeu pour les joueurs, et non au nombre de victoires. Il en existe encore, dans les clubs qui privilégient le sport et le loisir à la promotion de division.

Est-ce à dire que l’aide vidéo à l’arbitrage est une mauvaise idée ? Assurément, dans l’immédiat. Les seules nuances que je crois possibles tiennent aux coûts décroissants des appareillages vidéo nécessaires pour équiper tous les stades et tous les terrains. La croissance exponentielle du syndrome sécuritaire banalise tant les caméras que nous finirons peut-être par les tolérer partout. Peut-être alors n’y aura-t-il plus de raison de les refuser aux terrains de sports, partout sur la planète (il faut raisonner à cette échelle), et il deviendra alors naturel que la vidéo assiste l’arbitre comme elle assistera le policier, le juge et autres autorités imbues de ces nouvelles possibilités de contrôle.

Il se trouve que je ne partage pas l’idéal apparemment dominant d’une société conformiste à l’excès, sur-disciplinée et inféodée à un Big Brother omnipotent. C’est aussi pourquoi je crois devoir soutenir, fût-ce à contre-courant, l’arbitrage humain malgré toute sa faillibilité. C’est sans contradiction que je le défendrai comme une autorité absolue sur le terrain. Il n’y est despote totalitaire qu’en apparence puisqu’il applique strictement les règles du jeu, sans pouvoir en changer. Au contraire, et toute proportions gardées, je ne suis pas loin de croire que sa défense s’associe à celle des libertés publiques.

Un mauvais arbitre n’est pas celui qui se trompe, mais celui qui cède aux pressions populaires. Je n’imagine évidemment pas que le sport puisse un jour dégénérer au point que l’arbitre joue délibérément avec les sentiments du public et s’en serve pour prendre délibérément les décisions les plus télégéniques. Ce serait céder à un populisme malsain. Toute allusion, dans le présent paragraphe, à un arbitre dont le rôle est également d’être garant et gardien (et pas de but), serait forcément fortuite, n’est-ce pas ?

Bien à vous,
L’Ankou

84. Le lundi 28 juin 2010 à 19:19 par Pepito

A mon avis il y aura de l’arbitrage vidéo lors de la prochaine coupe du monde de foot sous une forme ou une autre. Il y a eu trop d’équipes lésées par des fautes d’arbitrage et des simulations. La coupe du monde n’est pas encore finie et vu l’incompétence de certains arbitres et la tricherie généralisée des joueurs, on n’a pas encore fini dans cette coupe du monde avec des matchs bousillés par quelques grosses gaffes d’arbitrage lesquelles pourraient facilement être évitées par un arbitrage vidéo.

L’arbitrage vidéo dans les matchs de rugby de haut niveau a montré que cela fonctionne parfaitement et l’on continue à arbitrer des milliers de matchs partout dans le monde “à l’ancienne”, sans problèmes, avec un arbitre et deux juges de ligne, ces derniers mis à disposition par chacune des équipes.

85. Le lundi 28 juin 2010 à 19:43 par Amateur de chocolat

“La FIFA ne donne aucun ordre. Elle accepte des fédérations en son sein, lesquelles sont tenues de respecter un certains nombre de règles, en toute connaissance de cause d’ailleurs. Le gouvernement français peut très bien s’immiscer dans les affaires de la FFF, mais simplement alors celle-ci sera suspendue. Rien ne lui empêche de créer son propre championnat du monde ou de quitter la FIFA si cela ne lui plait pas. D’ailleurs, la FIFA ne doit absolument rien à la France, si la gouvernement français souhaite organiser la Coupe du monde, c’est son choix. S’il souhaite payer lui-même les forces de police nécessaire à la tenue d’un match OM-PSG c’est son problème, s’il tient à cofinancer un stade c’est encore lui qui décide. En suisse d’ailleurs la plupart des villes font payer l’addition au club pour les frais relatifs à la sécurité, cela n’est pas une ingérence” (Orabh en 51).

Tout est dit ! La Fifa est une association. Personne n’est obliger d’y adhérer. La FFF pourra sans doute organiser un tournoi des trois nations avec le Togo et la Corée du Nord si elle se fait exclure.

@Arnaud en 43
Cela ne vous aura pas échappé que la Fifa est soumise à l’ordre public suisse et international uniquement. Dans ce cadre elle impose les règles d’entrée et de sortie qu’elle désire à ses membres comme le permet l’art 63 CC-Ch. Par ailleurs l’art 5a de la constitution fédérale suisse précise : “L’attribution et l’accomplissement des tâches étatiques se fondent sur le principe de subsidiarité”. Le football ne semble pas poser de telles questions sociales que l’Etat soit dans l’obligation d’agir, mais je m’égare peut-être.

Et il en va de même pour l’UEFA qui est sise à Nyon sur les bords du Lac Léman en territoire helvétique mais francophone.

@PEP en 38
Le fait que la Fifa n’ait pas un but lucratif signifie qu’elle ne verse pas de dividende ou de bénéfice de liquidation. Elle n’a pas d’actionnaire mais peut très bien payer de somptueux salaires ou verser des primes aux joueurs ou aux fédérations. C’est la même idée que le club de football de quartier avec une buvette, les milliards en plus.

@Eolas en 15
C’est mon souhait le plus cher. Mais hélas non, la Fifa ne paye pas d’impôt même en Suisse car elle bénéficie d’une dérogation extraordinaire. Elle est en effet considérée comme visant un but de service public au titre de l’art 56 lit. g de la Loi sur l’impôt fédéral direct. Elle est ainsi exonérée de tout impôt et cela c’est mal. Il n’y a pas qu’en France qu’il a des scandales fiscaux.

86. Le lundi 28 juin 2010 à 20:14 par Filoche

Je viens d’écouter France Inter, et il y était dit que la FFF bénéficiait d’une délégation du gouvernement, ce qui semblait selon les intervenants expliquer que Mme Bachelot puisse faire et défaire le Président Escalette. J’imagine que cela constitue une mauvaise compréhension de ma part ou mauvaise interprétation de leur part. Toujours est-il que le paradoxe est saisissant entre M Escalette qui n’a jamais fumé de Havane au frais du contribuable ou tenter d’obtenir un PC illégal, ou encore commis de prise illégale d’intérêt soit poussé par le gouvernement à démissionner, et ce même gouvernement qui ne peut se targuer d’une même exemplarité tout en confirmant sa confiance envers les personnes concernées et les maintenant dans leurs mandats.

87. Le lundi 28 juin 2010 à 20:39 par marsan

Merci Eolas pour ce billet qui comme d’habitude est complet.

Pour être encore plus complet le football français est organisé et dirigé par la FFF avec à ses côtés une ligue fédérale amateur qui gère le football amateur (2,5 millions de licenciés) du niveau départemental au niveau national et une ligue fédérale professionnelle qui gère tout le football professionnel (qui n’est que national) - elle organise à travers un protocole financier l’aide du football professionnel au monde amateur : 17 millions jusqu’à cette année - 10 millions à partir de l’année prochaine puisqu’il parait que les clubs pro seront moins riches à cause du gouvernement et du droit à l’image -
Chaque entité à ses règlements et son organisation en vertu de textes votés en assemblée générale.

Le président ESCALETTES qui s’en va a été président de la Ligue d’Aquitaine puis président de la Ligue fédérale amateur avant de devenir président de la FFF. Il a eu le grand mérite de mettre de l’ordre dans la maison après la Coupe du Monde en Corée, notamment au niveau financier alors que la gabegie régnait avant lui. Il a su restaurer également l’entente cordiale entre le monde amateur et le monde professionnel.
Il aura malheureusement échoué sur la gestion du cas “Domenech” mal conseillé par d’éminents spécialistes du football de haut niveau.
C’est avec beaucoup de respect que je vois partir ce prof d’anglais qui part alors que les loups médiatico-politiques hurlent à sa porte mais il part en restant ce qu’il a toujours était : un homme responsable et foncièrement honnête.
Au moins il y en a une qui sera satisfaite de le voir revenir définitivement à la maison.

88. Le lundi 28 juin 2010 à 21:06 par peut_etre

Et la cote d’Ivoire en 2000
Elle a eu des déboires semblables et les politiciens ont envoyé l’équipe en camp militaire. N’est ce pas contraire aux principes de la FIFA ? Aurait-elle due sanctionner la cote d’ivoire ?

89. Le lundi 28 juin 2010 à 21:25 par Reger

Finalement, maître, ce qu’on aime dans ce blog est l’angle juridique appliqué aussi bien à des sujets profonds (le droit de la nationalité etc.) qu’aux plus futiles (l’organisation de matchs de foot).

L’alternance permet - malgré vous ? - de ne jamais oublier une certaine futilité de l’approche.

On vous lit de plus en plus comme une vieille connaissance, à qui il faut passer certaines lubies surranées.

Ne changez rien.

Reger

90. Le lundi 28 juin 2010 à 21:46 par ChocoBN

@ Pepito, Amateur de chocolat, Noisette

Même combat.

@ Eolas

“Eolas :
Vous réfléchissez avant de poser vos questions ?”

Excellent.

Ce blog, décidément, on se marre bien et on apprend — enfin on essaie — modestement… Au fait c’est quoi la FIFA ? Je sais je sais j’aurais pas dû poser la question…

91. Le lundi 28 juin 2010 à 21:54 par tafkap

Le problème avec le foot, c’est qu’il est le sport le plus populaire de la planète, qu’on le veuille ou non. Donc lorsque notre équipe nationale se ramasse dans la compétition la plus prestigieuse dudit sport, en imitant avec gestes et paroles les pires “loft story” de TF1 (à quand Zahia dans la piscine avec Franky ?), on en arrive, ne l’oublions pas, à un déferlement médiatique international limite haineux, dans lequel la France passe pour un pays de bouses molles.
Alors si le président Sarkozy et son gouvernement sont un tant soit peu les garants de notre image à l’étranger, je lui accorde volontiers de baffer (allez juste une fois, promis…) la bande de grabataires incapables de la 3F !

92. Le lundi 28 juin 2010 à 22:25 par DM

@69: La SACEM représente les intérêt des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique qui en sont membres (ou leurs ayant-droit) et dont les œuvres ne sont pas tombées dans le domaine public. La Marseillaise est dans le domaine public. Ergo…

93. Le lundi 28 juin 2010 à 22:36 par Teejee (mékeskidi de base)

@ peut_etre, 88 : l’attitude des dirigeants ivoiriens en 2000 était évidemment contraire à la démocratie (en même temps, la Côte d’Ivoire N’EST PAS une démocratie). Mais quelles sanctions la FIFA aurait-elle pu prendre, si ce n’est sportives ? Laurent Gbagbo et ses séides seraient, de toute façon, restés au pouvoir. Ce sont les joueurs et le peuple ivoiriens qui auraient été punis.
Ne demandons pas à la FIFA de faire le boulot de l’ONU.

94. Le lundi 28 juin 2010 à 22:48 par anselme de Jong

@ 64: une fédération délégataire, c’est en gros deux choses:
- un aspect de “prestige” ou de “représentation”: le droit exclusif de décerner un titre de “champion de France “et de présenter des athlètes français dans les compétitions internationales
- un aspect plus concret, qui est d’organiser la pratique d’une activité sportive en France sous le contrôle du ministère des sports, dans la mesure où le sport est considéré, à l’instar de la culture ou de l’éducation, comme quelque chose de suffisamment important socialement pour que cela rentre dans le champs des compétences de l’Etat. C’est un peu une spécificité française, dans d’autres pays on considère que le sport est quelque chose de purement privé et dont l’Etat n’a pas à se mêler.

Alors, il est vrai que la FFF est une association, donc un groupement de droit privé et que même délégataire, la nomination de ses dirigeants n’est pas de la compétence du gouvernement. Ceci dit, si on voulait se faire l’avocat du diable, pardon, de madame Bachelot, et contredire maître Eolas, on pourrait avancer que, considérant que la FFF a failli au volet “représentation” de sa délégation, la ministre pouvait es qualité demander des comptes à cette fédération sportive et légitimement exprimer son avis sur les nécessaires changements à apporter dans l’équipe dirigeante.

@ 65: entièrement d’accord, autrement plus importante que tout ça est la décision de l’Assemblée plénière qui réfute la diffamation dans le texte de Hamé (et reconnaît l’injure mais bon il n’était pas poursuivi pour ça…) Combien il y a t- il eu d’appel et de pourvois du parquet dans cette affaire? Plus que jamais les procs sont aux ordres du pouvoir. Ce ne plus la magistrature debout, c’est la magistrature couchée…

95. Le lundi 28 juin 2010 à 22:52 par Gerard

http://www.maitre-eolas.fr/post/200…

96. Le lundi 28 juin 2010 à 23:21 par XS

Escalette a démissionné suite aux pressions de politiques, dont R.bachelot, qui n’avaient pas de licence de la FFF.

La loi sur les associations prévoit-elle des sanctions contre les personnes physiques (ou morales) qui interviennent dans le fonctionnement d’un association sans en être membre?

Escalette peut-il demander à bénéficier des lois contre le harcèlement moral, présentes dans le Code du Travail?

97. Le lundi 28 juin 2010 à 23:45 par verna

@Eolas sous 73 :

Quand vous dites que N. Anelka a un vocabulaire voisin pour ne pas dire identique à celui de Nicolas Sarkosy : c’est vrai ! C’est un fait !

Mais je trouve qu’il est nettement plus grave d’injurier un citoyen quand on est président de la République, que d’insulter son entraîneur dans un moment de pression intense !

Le président de la République n’a aucune excuse à mon avis, étant donné qu’il représente TOUS les citoyens qu’ils aient voté ou non pour lui.

Quant à N. Anelka, il ne faut pas donner plus d’importance que celà à un échange de mots survenu dans un vestiaire à la mi-temps d’un match important à ses yeux …….. et à ceux aussi de la France vu les réactions !!!!!!!!!!!!!!!!!

Ceci étant, n’y a-t-il rien de prévu dans le code pénal lorsqu’un président de la République se permet d’insulter un citoyen ??

J’espère qu’une disposition existe, sinon il y a une grave, très grave lacune dans les textes !!!!!!!!!!!!

98. Le mardi 29 juin 2010 à 00:01 par Bollicina

Voilà une bien belle manière de porter mon intérêt sur le football, merci !

Une étudiante en route vers le CRFPA….

99. Le mardi 29 juin 2010 à 00:11 par PEP

@verna,

Les fois où les media ont surpris N.Sarkozy à “insulter” un de nos concitoyens, c’est tout de même ce dernier “qui avait commencé”, comme on disait dans les cours de récré.

Je ne dis pas que je ne préférerais pas que le président soit capable de mieux se maîtriser, mais bon il ne faut pas trop tronquer l’histoire quand même…

Pour répondre à votre question (qui n’en est pas vraiment une, j’en suis sûr), il y a bien des textes qui répriment les insultes et injures publiques, qu’elles soient commises par un président ou pas. Encore faut-il que “l’insulté” porte plainte, ce qui n’a pas été le cas, je crois.

100. Le mardi 29 juin 2010 à 00:17 par Alex

“l’Angleterre, (…) connue pour être d’un conservatisme d’airain (le refus de l’arbitrage vidéo, c’est elle)”

Apres leur match d’hier contre les allemands, ils vont peut-etre revenir dessus, et faire comme tous les autres sports modernes (meme le cricket fait appel a un arbitre video en cas de doute du premier arbitre, c’est dire !)

101. Le mardi 29 juin 2010 à 00:33 par Link

@Verna:
En France, la responsabilité pénale du président de la République fait l’objet de l’article 68 de la Constitution, qui énonce : « Le président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Il ne peut être mis en accusation que par les deux assemblées statuant par un vote identique au scrutin public et à la majorité absolue des membres les composant ; il est jugé par la Haute cour de justice. »

Sa responsabilité pénale en cas d’injure ne sera donc certainement pas engagé. Et il ne s’agit pas d’une lacune, évoquant un manque, puisqu’au contraire cette responsabilité est bien définie par non la loi mais la constitution elle même (simplement à l’inverse de ce que vous espérez). Le président peut donc il me semble à loisir insulter quelqu’un, la seule chose qu’il engage c’est son image et l’image de la France, mais ce sont là sa responsabilité.

102. Le mardi 29 juin 2010 à 01:41 par Ziad

@Alex

vu la complexité de jugement lors d’un coup de criket, votre comparaison est complètement inutile

103. Le mardi 29 juin 2010 à 01:48 par Verna

@ PEP en 98

Il n’est pas besoin de mettre des guillemets au terme insulter : si et là dixit le président : “casse-toi pauvr’con” est un langage usuel et donc admis.

Alors pourquoi ce jeune qui n’a fait que reproduire l’exemple de son président a écopé de 35 heures d’intérêt général ?

Le président n’avait rien d’autre à faire de plus urgent que de se déplacer en cachette et en pleine nuit dans une banlieue qu’il voulait karchériser il y a peu ??

Moi franchement, ce n’est pas 35 heures que je lui mettrai au président, mais bien la perpétuité : parce qu’il a été élu non pas pour son parti et ses ami(e)s mais en tant que Président de la République !

Et il lui faudra bien la perpétuité pour comprendre celà à mon avis !

@ Link

Je sais oui hélas !!! Et pour moi c’est une lacune de la constitution …….

Y’a plus qu’à refaire la révolution et remettre le métier sur l’ouvrage pour en finir avec les privilèges !!!!!!!!

104. Le mardi 29 juin 2010 à 02:12 par Verna

@ L’Ankou en 83

Je suis ébahie : vous avez une faculté impressionnante de dire n’importe quoi

Félicitations

105. Le mardi 29 juin 2010 à 03:19 par prometheefeu

il faut noter que la fifa n’impose nullement sa volonte a l’etat francais qui est libre de s’ingerer dans les affaires de la fff (ou n’importe quel autre organisme prive puisuqe l’etatisme est toujours populaire en france). S est simplement que la fifa peut appliquer les regles qu elle veut a ses membres qui peuvent toujours partir…

106. Le mardi 29 juin 2010 à 03:52 par Verna

@Ziad en 101

Certes le criket est plus complexe que le rugby …….

Et pourtant les deux font appel à la vidéo !!!!!!!!!!!

Alors pourquoi pas le foutchball ?

107. Le mardi 29 juin 2010 à 07:30 par salah

@ Verna 102
« Le président n’avait rien d’autre à faire de plus urgent que de se déplacer en cachette et en pleine nuit dans une banlieue qu’il voulait karchériser il y a peu ?? »

la réponse se trouve dans le calendrier :
mardi 22 juin : la France perd contre l’Afrique du Sud et quitte la coupe du monde.
jeudi 24 juin : Des manifestations à l’échelle nationales contre la réévaluation de l’âge de la retraite et réception de Thierry Henry à l’Elysée.

Entre les deux ,il ne reste que la date du mercredi 23 juin pour préparer le dossier de l’entrevue avec Thierry Henry .
C’est à la Courneuve que se trouvent les informations et la solution. Il faut flatter les 35 heures . C’est le message subliminal à destination des syndicats organisteurs des manifs. Exiger qu’un banlieusard les fasse dans l’intérêt général. Tant pis pour lui qu’il ne soit pas millionnaire .Au moins il ne traînera pas du pied sur le terrain .

Solution trouvée .Son inventeur mérite bien un cigare dans un bureau ministériel , non ?

108. Le mardi 29 juin 2010 à 07:53 par villiv

Tiens, et si on arrêtait de parler de la crise (financiére) et de la crise (footballistique) pour parler d’environnement :

Vous en rêviez, le JO du jour l’a fait

1 LOI organique n° 2010-704 du 28 juin 2010 relative au Conseil économique, social et environnemental (1)
http://www.legifrance.gouv.fr/affic…

109. Le mardi 29 juin 2010 à 08:12 par yves

En somme, si je vous entend bien, imaginons que l’URSS organise la coupe du monde de foot 2080, et que juste avant elle se permette d’envahir un peu son voisin l’Afghanistan pour aider son gouvernement légitime à lutter contre les terroristes, alors dans ce cas-là si la France décide de boycotter la coupe du monde (maintenue grâce à l’amicale pression financière du principal parrain gazprom) alors elle sera exclue des compétitions FIFA suivante parce que c’est de l’ingérence du politique sur le sportif?

110. Le mardi 29 juin 2010 à 09:38 par Teejee (mékeskidi de base)

@ Eolas, sous 59 : Mitterrand, qui suivait de près le dossier de l’organisation du Mondial 98, a tout de même appuyé, discrètement et subtilement, pour que Fernand Sastre (ancien Président de la FFF) accepte de partager la présidence du Comité d’organisation avec Michel Platini.
Bien sûr, il n’est pas intervenu officiellement, n’a rien imposé (parce qu’il savait sans doute qu’il n’en avait pas le droit). Tout se résume en un bref échange avec Fernand Sastre : “Comment se passe votre association avec Platini ?” Les deux éprouvaient encore des difficultés à collaborer, mais en quittant Mitterrand, Sastre avait compris.
Bien sûr, ce ne fut (peut-être) pas le (seul) facteur décisif, et Sastre n’avait, en principe, pas à suivre Mitterrand (je n’ose écrire “obéir”). N’empêche que ce dernier s’est un petit peu mêlé de ce qui ne le regardait pas plus qu’un spectateur lambda, non ?

111. Le mardi 29 juin 2010 à 09:41 par bernadic

Maître,

vous indiquez qu’on aura besoin des joueurs pour se qualifier en 2012 et qu’il faut donc les ménager.

C’est une plaisanterie sans doute, vous voulez ménager de tels pieds carrés et les garder dans l’équipe?

Ouste, du balai!

112. Le mardi 29 juin 2010 à 10:35 par Orabh

@yves (109)
Mais non…
Si la FFF décide d’elle même de ne pas participer à une compétition c’est son droit le plus strict. A moins de nouveau que les statuts de la FIFA interdise à un de ses membres de refuser de participer à une compétition. Mais il me semble que c’est plutôt l’inverse, il faut faire partie de la FIFA pour avoir le droit de participer aux compétitions qu’elle organise, pas l’obligation.
Par contre si le gouvernement, pour des motifs politiques, interdit à la FFF de se rendre en URSS, selon votre exemple suranné, là oui la FFF serait suspendue pour ingérence.

113. Le mardi 29 juin 2010 à 11:30 par Turb

Maître, une petite question incidente d’un mekeskidi :

Juridiquement, le terme “crédit photo : xxx” a-t-il une signification précise ?

Je précise que “Wikipedia” (sans l’accent, je ne sais pas pour la version avec accent) n’est qu’une “marque” de la Wikimedia Foundation (laquelle ne possède des droits de reproduction que sur les différents logos Wikipedia et consort : elle ne fait qu’héberger des photos mises par les contributeurs sous des licences dites “libres”).

Je pose cette question car la photo que vous avez utilisé est dans le domaine public.

114. Le mardi 29 juin 2010 à 11:56 par jabial

Vous dites :
le judiciaire est le seul pouvoir qui n’est pas politique, c’est même un de ses principaux intérêts

Je suis obligé de m’inscrire en faux. L’interprétation de la loi, dans de nombreux domaines, a changé en fonction d’une évolution politique qui n’est pas nécessairement, d’ailleurs, celle de la population générale. En un mot, elle a dérivé à gauche. Je pense notamment à la légitime défense qui n’est plus accordée qu’au compte-goutte, à l’interprétation concernant la prescription de l’abus de bien social, délit de col blanc s’il en est, aux libérations conditionnelles qui sont plutôt la règle que l’exception, et à l’excuse de pauvreté qui semble de plus en plus officieusement reconnue, en particulier dans les tribunaux pour mineurs.

Quand bien même des juges s’efforcent courageusement de rester neutres et d’oublier leurs idées en entrant au tribunal, ce qui crée le problème est qu’ils n’ont pas conscience d’être biaisés car ils baignent dans un milieu, celui des haut fonctionnaires, dont le centre de gravité politique se situe, on ne peut pas le nier, au centre-gauche du PS. Et je ne parle pas du centre politique de l’ENM. La justice est bien politique et on en a la démonstration quand on voit la différence d’interprétation de la loi en fonction des traditions politiques des différents pays. Aux USA, le désir de la population d’être libérée de la criminalité a été entendu par tout le monde judiciaire, malgré l’élite de Washington qui pleure sur le sort des multirécidivistes dont chacun sait qu’ils ne peuvent devoir leur sort qu’à leur couleur de peau.

Tout pouvoir est politique par essence. Il y a deux façons d’envisager le problème : le nier, ou bien l’accepter et faire ce qu’il faut pour qu’il ne soit pas en roue libre, poursuivant de fait des aspirations en décalage avec la population dans le sentiment de le neutralité la plus totale. Par ailleurs, ce contrôle populaire direct, y compris pour les magistrats du parquet, permettrait de donner aux juges une légitimité qui seule, leur assurerait une véritable indépendance face à l’exécutif.

115. Le mardi 29 juin 2010 à 12:34 par dirimant

tiens tiens !

il semblerait que la FIFA commence à hausser un peu le ton : cet avertissement sans frais sera-t-il entendu de la classe politique française ?

http://www.liberation.fr/sports/010…

116. Le mardi 29 juin 2010 à 12:55 par hungarian

petite réflexion sur la régulation du sport, peut-être un poil éloignée de ce billet, mais pas tant que cela.
Si j’ai bien compris, les joueurs de l’EdF sont déresponsabilisés et déconnectés de la réalité, à cause de leur entourage, notamment.
Mais alors,
pourquoi a-t-on légalisé le paiement direct de leurs prestations par les clubs aux agents sportifs (nouvel article L. 222-17 du Code du sport, après la loi du 9 juin 2010) ?
Etonnant, non ?

117. Le mardi 29 juin 2010 à 13:29 par Racketiciel

A croire que notre gouvernement n’a rien d’autre à faire en se moment, à moins que en brossant les électeurs dans les sens du poil ont préparé déjà en haut lieu les élections de 2012. ;)

118. Le mardi 29 juin 2010 à 14:13 par claude

Pour résumer, si la FIFA estime qu’on a touché à la FFF, elle a le droit d’ empêcher la FFF de participer à des compétitions. Autrement dit pour défendre la FFF devenue victime , elle peut la punir.
Intéressant sens de la Justice qu’a animé les rédacteurs du règlement de la FIFA.

Eolas:
C’est une excellente protection au contraire. Pour protéger la FFF, la FIFA peut instantanément lui retirer tout intérêt.

119. Le mardi 29 juin 2010 à 14:39 par Cicéron

{{Le ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, qui depuis le début de cette affaire joue les plénipotentiaires du président de la République, que l’on sait authentique amateur de football, après avoir annoncé un audit privé de l’équipe de France, puis d’y renoncer devant la volonté du parlement de se saisir de la question, a donc annoncé que selon elle, la démission du président de la FFF était « inéluctable ».

Problème, non seulement il y a hors jeu, mais là, on risque fort le carton rouge.}}

Cher Maître, votre clairvoyance n’a d’égale que votre sens didactique : pour un carton rouge c’est un carton rouge

120. Le mardi 29 juin 2010 à 14:41 par coincoin

“la FIFA, une association à but non lucratif.” (à lire 2 fois à voix haute)

Y en a qui doivent bien se fendrent la pipe en sirotant un martini au bord de leur piscine.

121. Le mardi 29 juin 2010 à 14:49 par villiv

en la la, elle va nous disputer la FIFA…

La Fifa menace de suspendre la France

et on pourrait pas imaginer que la France demande à être exclue afin de créer une autre ligue…

genre les français révolutionnaires … ;-)

122. Le mardi 29 juin 2010 à 16:28 par Orabh

@ 120

Bin oui, elle ne fait pas de bénéfice mais réinvestit son bénéfice, notamment pour organiser certains tournoi qui passent sur nos écrans…
A but non lucratif ne veut pas dire avec un personnel bénévole.
Mais c’est vrai, le siège est en Suisse, donc il est forcément pourri, tant il est clair que ce pays n’est qu’un ramassis de mafieux assoiffés de fric. Tssss…..

Et de nouveau la FFF peut très bien quitter la FIFA si cela lui chante, ou vous pouvez même le proposer si cette même FIFA vous dérange tant.

123. Le mardi 29 juin 2010 à 16:31 par dirimant

Pour les “français révolutionnaires”, tout est possible puisque nos chers gouvernants ont demandé la tenue “d’états généraux” du football !!!

Heureusement que le ridicule ne tue pas…

124. Le mardi 29 juin 2010 à 17:08 par Floormaster

Lecteur assidu de votre blog, j’apprécie tout particulièrement votre style littéraire. Permettez-moi une remarque.
Vous utilisez en attaque le terme de “rétropédalage” pour caractériser la future action du gouvernement. Mais savez-vous exactement dans quel sport cela est utilisé ? Lorsque l’on cherche sur Wikipédia, cela ne renvoit qu’au cyclisme, pour un système de freinage plus ou moins performant.

En réalité, il existe un sport qui ne peut être pratiqué si les sportifs ne savent pas faire du rétropédalage : le water-polo. Concrêtement, c’est une technique de mouvement de jambe qui permet au joueur de se maintenir dans l’eau à la verticale sans l’aide des bras. Très simple mais très éprouvante, elle consiste en un ciseau de brasse décalé des deux jambes. En clair, si les jambes restent symétriques en brasse coulée, elles sont ici animées de manière successives. Vous essaierez cette été dans votre piscine ou à la mer, et après en avoir constaté la difficulté, vous réfléchirez au mérite de ces joueurs de water-polo, spécialement les gardiens, qui font des aller-retour en vertical dans la piscine en portant au-dessus de l’eau des medecin-ball !

Le rétropédalage est aussi utilisé en secourisme aquatique. Il permet de garder le secouru dans les bras à la verticale ou allongé sur le dos et de progresser sans faire “le bouchon”. Le bouchon, c’est ce qui arrive lorsque l’on essaye de se maintenir à la verticale en jambe de brasse classique. Les mouvements arrivant un coup sur deux, on plonge un coup sur deux de manière irrémédiable. C’est aussi le terme utilisé lorsqu’on est proche de la noyade mais qu’on lutte encore.

Bref, en utilisant le terme “rétropédalage”, vous avez d’une certaine manière dit que le gouvernement allait devoir lutter pour sortir la tête de l’eau ! C’est fou non ?

P.S : Pour éviter que mon poste soit qualifié de H.S, je tiens à préciser dans la lignée du post n°13 que si la France ne possède qu’une seule fédération, tel n’est pas le cas pour le Royaume-Uni par exemple qui possède 4 fédérations. Rêvons un instant : et si tous les pays fédéraux se mettaient à avoir une fédération par Etat ? Imaginons par exemple l’Allemagne qui aurait 23 fédérations… est-ce qu’enfin, il serait possible de les battre ?

125. Le mardi 29 juin 2010 à 17:18 par Major Dôme

@dirimant 124
Seulement des “états généraux”?? j’aurais rajouté 1{0*} grenelle{,s}…. (un pistolet à grenelles?)

@turb 113 le terme “crédit photo : xxx” a-t-il une signification précise ?
Je ne pense pas que ce terme ait une signification juridique, mais permet de reconnaître le travail d’autres que l’auteur et la contribution de ce travail au résultat final (ex: “Credits” à la fin d’un article scientifique peut saluer l’aide et les conseils de ses collègues, la présence apaisante et intellectuellement stimulante de son poisson rouge - je l’ai vu- , etc… personne n’aurait l’idée de poursuivre si on l’oubliait, mais c’est plus civilisé). Celà permet aussi aux lecteurs de savoir où trouver d’autres photos.

126. Le mardi 29 juin 2010 à 21:17 par villiv

@ floormaster #124

L’allemagne 23 fédérations, les USA 50, etc etc

Waouh on va avoir du mal à trouver assez de joueur!

Et que dire des chances de la france, déjà faible, alors là avec autant de compétiteurs, les statistiques baisseraient !

Nan, vraiment, le plus simple c’est de créer notre fédération à nous et de rester seul : on sera champions à tous les coups ! Coooool !

127. Le mardi 29 juin 2010 à 22:46 par ramon

Rétropédalage encore, mais concernant Mme Bachelot qui vient de rassurer la FIFA en assurant , avec aplomb, que jamais l’Etat n’avait songer à s’ingérer dans les affaires de la FFF.

Un prix Busiris, peut-être ?

128. Le mercredi 30 juin 2010 à 00:12 par Clems

L’arrêt Bosman était déjà pour eux une entorse à leur spécificité sportive, leur liberté d’association et tout le toutim. On l’a déjà entendu cet argument de l’ingérence. Il ne faut pas trop y croire, ils marchent sur des oeufs depuis longtemps. Leur position dominante n’est que très peu goutée et ils n’échapperont pas à une régulation inéluctable en bombant le torse.

Eolas:
“Eux” ont appliqué l’arrêt Bosman, sans suspendre tous les pays de l’UE ni même menacer de le faire. Parce qu’une décision de justice n’a jamais été une ingérence politique, attendu que le pouvoir judiciaire est le seul pouvoir apolitique et la FIFA respecte le droit et les décisions de justice. Elle peut exprimer des réserves ou des regrets (les conséquences de l’arrêt Bosman ont été dures pour les clubs amateurs et les petits clubs professionnels) ; mais n’allez pas rejoindre ce pauvre Max Gallo qui s’est ridiculisé ce dimanche à l’Esprit Public su France Culture en imputant la débâcle des bleus à l’arrêt Bosman quand bien même l’équipe de 1998-2000 en était le fruit. Je sais que quoi qu’il arrive de mal, c’est toujours
la faute de l’Europe, mais essayez au moins de faire preuve d’un peu de créativité dans votre délire, par respect pour vos lecteurs.

129. Le mercredi 30 juin 2010 à 09:31 par claude

1)La FIFA peut dégommer les partis politiques français très soucieux de régenter la FFF. On a entendu l’exécutif, on a entendu également HOLLANDE, JOSPIN pour le PS, Cohn-BENDITI pour les VERTS . Il reste que la FIFA pourrait hausser les sourcils en quelque sorte préventivement,ce qu’elle ne fait jamais. Je pense à la récupération politique en cas de “victoire”. Songeons d’abord à la Coupe du monde de 1978; qui a été l’occasion pour la FIFA de ne même pas respecter son règlement puisqu’il y a eu tricherie,l’Argentine ayant visiblement acheté au moins un des adversaires pour lui coller un maximum de buts et se qualifier à la différence de buts. L’aveu plus tard de la tricherie et du dopage de l’équipe n’a entraîné aucune sanction, comme un retrait du titre.
La FIFA ne fait guère le ménage non plus au niveau des compétitions européennes ou nationales. Aucune remarque aux Pays de l’Est à l’époque du glacis soviétique; aucune non plus au Club phocéen pour lequel on a très longuement dit “ce qui est bon pour lui, est bon pour le PS”…
2) J’aurais aimé un comportement responsable et droit éthiquement de la FFF après la main de tricheuse de Thierry Henry : décliner la qualification,aux motifs de l’existence d’une tricherie dont on ne veut pas profiter injustement au nom de l’éthique sportive. Cela n’ a pas été le cas. C’est là qu’elle s’est discréditée comme autorité face aux joueurs. Il ne faut pas s’étonner de la suite des événements.
J’aurais aimé le même comportement de la classe politique.

130. Le mercredi 30 juin 2010 à 09:50 par Ltr

Il semble que “l’Etat”, qui délègue des fonctionnaires au sein de la FFF, qui assure la sécurité dans et autour des stades, qui aide avec le concours des région à la rénovation ou au financement des stades et installations sportives, a son mot à dire et un pouvoir de contrôle sur le fonctionnement de la FFF, notamment en cas de “gabegie” financière. Je me demande (je n’en suis pas sûr )s’il n’a pas le pouvoir de mettre sous tutelle du ministère du sport un fédération en “faillite”. A la fin de la présidence de M. Simonet la FFF était en quasi faillite, et je n’ai pas le souvenir d’une intervention de l’Etat.
En revanche, l’intervention de notre président à la suite d’une débacle sportive sans précédent (depuis 2002…) est incongrue. L’équipe de France joue -très- mal, “je” convoque des états généraux du football et incite les professionnels du foot à prendre les rênes de la fédération (ces mêmes professionnels qui ne sont pas particulièrement connus pour leur gestion prudente des deniers de leurs clubs et qui au passage bénéficient aussi des aides de l’Etat).
La fédération française de foot en quasi faillite en 2005 :”je” m’en remets à la sagesse de la fédération.
Pourquoi pas une prochaine loi permettant au Président de désigner tout à la fois l’entraîneur de l’équipe de France et les joueurs sélectionnés pour le prochain mondial 2014 ? Après tout il faut innover.

131. Le mercredi 30 juin 2010 à 09:57 par claude

Je ne suis pas sûr du tout que cet interventionnisme soit purement présidentiel. Des hommes de Gauche ont dit les mêmes choses, dans des émissions sportives. Est-on certains qu’ils n’en auraient pas fait ou n’en feraient pas autant s’ils avaient été ou s’ils étaient au pouvoir ?

132. Le mercredi 30 juin 2010 à 10:08 par Clems

Au contraire, je dis que grâce à l’Europe la FIFA, UEFA ne pouvaient pas suspendre les fédérations et étaient bien obligés de composer. Ensuite une décision de justice qui s’appuie sur des traités (traité de Rome article 48) ne fait que respecter une volonté politique. Personnellement, si je goute peu de voir le politique se servir de ce type d’évènement pour nous servir sa soupe, il est normal qu’il demande des comptes où présente un cahier des charges quand cela intéresse l’économie du pays.

De toute façon cette histoire est purement politique, Sarkozy demande une modification de la gouvernance sportive, les clubs pros en profitent pour demander que le président de la FFF soit un ancien président de club (on a même cité aulas) et de cela la FIFA et l’UEFA n’en veulent pas. Ils n’ont pas envie de voir à la tête d’une principale fédération, un représentant du CEA (G14).

133. Le mercredi 30 juin 2010 à 11:52 par Awa, le cagou !

GROSSIERE ERREUR, MAITRE !

Vous dites : “En France, seule la FFF est membre de la FIFA.”
Je suis donc au regret de vous apprendre que la Nouvelle-Calédonie est membre de la FIFA.
Sans rancune.
Et merci encore pour vos explications toujours très pédagogiques

134. Le mercredi 30 juin 2010 à 12:15 par Emmanuel Deloget

@PEP en 99 : le fait que Notre Président ait été pris à parti par le Vulgus Pecum qui, en temps normal, n’aurait même pas le droit de lever les yeux sur Lui, ne justifie en aucun cas Ses propos. En tant que Grand Ordinateur De Notre Salut National, il a le devoir moral d’être mesuré en toutes choses. S’Il n’en est pas capable, on est en droit de se demander quel pourrait être Sa réaction en cas de conflit intense pouvant mener notre (Son?) pays à des troubles graves. En gos : appuiera-t-il sur le bouton si Carlita couche avec Obama ?

De plus, il me semble que le Président de la République est couvert par une immunité quasi-totale. Difficile de porter plainte contre lui pour injure. Par contre, lui ne se gène pas pour le faire, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour notre démocracie UMPiste du “faite ce que je dis, faites pas ce que je fais”.

135. Le mercredi 30 juin 2010 à 13:24 par rp

@131 : tout à fait d’accord. Ce qui est extraordinaire, c’est que le seul qui ait eu une réaction sensée sur cette affaire, c’est M. Tapie ! ce qui donne une petite idée de la sagesse de la classe politique actuelle…

136. Le mercredi 30 juin 2010 à 14:42 par Tofoot

Juste une petite précision concernant l’article.
Il ne s’agissait pas de l’équipe de France qui a remporté la médaille d’argent aux JO de 1900, mais d’une équipe de club : le Club Français, créé en en 1890 et disparu au début de la seconde guerre mondiale. Ce club fut notamment un des premiers participants du championnat professionnel de football en France en 1932.
Pour la petite anecdote le 1er match d’une véritable équipe de France eu lieu le 1er mai 1904 à Bruxelles (2-2) contre la Belgique.

137. Le mercredi 30 juin 2010 à 17:41 par claude

A 134

Dans l’affaire du pêcheur et dans l’affaire de l’agriculteur, le Président de la République était justifié en Droit par l’excuse de provocation (“L’injure commise de la même manière “par des discours, cris ou menaces … envers les particuliers, lorsqu’elle n’aura pas été précédée de provocations, sera punie d’une amende de 12 000 euros.”: article 33 alinéa 2 de la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse (lire liberté d’expression) renvoyant à l’article 23 ibidem).

A quelle autre injure faites-vous référence ?

138. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:01 par claude

A 134

En matière de “faites ce que je dis, faites pas ce que je fais” ce comportement peut être observé à Gauche depuis toujours. Par exemple il est proclamé que la France doit accueillir tous les migrants, mais aucun discoureur politique n’a jamais accueilli chez lui définitivement qui que ce soit. Par exemple, il est proclamé que les riches doivent payer l’ISF; mais un homme politique de Gauche connu a réussi à faire admettre que les antiquaires dont il fait partie par héritage en sont exonérés. Il est proclamé que les moins pauvres doivent faire un effort financier pour les plus pauvres, mais les hommes politiques de Gauche de 1er plan qui sont soit riches, soit des classes moyennes aisées passent leur temps à dire que les classes moyennes sont pressurées ou que la barre du critère de la richesse est placée trop bas. Par exemple encore telle maire de Gauche va faire tourner dasbn sa ville la police municipale pour contrôler les jeunes sauvageons, puis va faire un discours dans une émission people pour dénoncer les tracasseries policières à l’égard des mêmes jeunes.
Soyez équilibré dans vos propos. En tout cas vous couriez vers les désillusions, et j’essaie de vous faire apparaître la réalité.

139. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:04 par récap59

A propos de l’arbitrage vidéo, le dessin de Chapatte  :

http://fr.news.yahoo.com/6/20100630…

Plus sérieusement, je ne crois pas qu’un arbitre se déjugerait en demandant à consulter la vidéo avant de prendre sa décision, et de toute façon il ne le ferait qu’en cas de désaccord entre les deux équipes.

On peut même espérer qu’il y aura moins de contestations quand l’arbitre pourra recourir à la vidéo pour vérifier les dires des uns et des autres.

D’une manière générale, s’il avait le dernier cri de la technologie à sa disposition, son prestige et son autorité n’en souffriraient pas mais en sortiraient au contraire renforcés.

En attendant l’arbitre est ridiculisé à chaque fois que les spectateurs des tribunes et ceux qui suivent la rencontre à la télévision sont autorisés à voir ce qu’il n’a pas eu le droit de voir.

Si le juge était le seul à ne pas avoir le droit d’écouter les témoins, il passerait pour un clown au yeux du public, et la partie qui succombe ne manquerait pas d’en profiter.

En empêchant l’arbitre de faire son travail dans les meilleures conditions matérielles possibles, on ne défend pas son autorité, au contraire on la sape.

Qu’en pensent les amateurs de rugby et de criquet ?

140. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:07 par claude

A 134

à propos de candidats à la poussée de bouton (s), vous ne croyez pas que Mme Royal ne devrait pas se calmer, et cesser d’intervenir rageusement dans les medias. Itou de Mme Aubry. En revanche observez DSK et ses rondeurs.

141. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:17 par Croc de Boucher

@131,137,138,140 (entre autres) :

Oh, on a vu que ma patte est toute graisseuse et que les pauvres con tribuables refusent de la serrer. Mais ça ne fait rien,; je vais dire (tournons la manivelle) qu’il y en a qui en ont croqué, qu’ils sont zaineux, que depuis toujours ils sonrt mauvais, etc…

142. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:25 par claude

A 169

idem d’un Président de Fédération qui n’informe pas l’arbitre des tricheries commises par un affilié de sa Fédération. Quand on autorise le franchissement des limites, il n’y a plus de bornes.

143. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:30 par claude

A 141

Refuser de serrer la main d’une personne en disant que l’on ne veut pas se salir est la pire des injures, car elle déshumanise l’adressataire. Quand on est fils d’immigré, on peut se sentir encore plus déshumanisé,pensez-y !

144. Le mercredi 30 juin 2010 à 18:35 par pRésident du Pouvoir d'Achat (en toute ambiguité)

@141 : qui est 169- ?
@142  : quand on sollicite des serrements de mains, quelle que soit la filiation, on vérifie :
que ses mains sont propres
que la victime n’a pas d’arthrite….
pensez-y….

145. Le jeudi 1 juillet 2010 à 00:46 par Shadok

@Turb #113

Attention : réponse d’un mékesskidi (qui a un peu étudié en dilettante ce genre de questions)

Écrire « crédit photo xxx », amha, n’a rien à voir avec les droits d’auteur ou autres : c’est simplement pour remercier la source « xxx » d’avoir mis la photographie à disposition, avec ou sans restriction/rémunération. Un crédit photo, en revanche ne donne pas de droit de reproduction par un tiers : il doit lui aussi éventuellement obtenir un droit (comme les couverture de livres, par exemple).

Ceci dit, j’imagine que si Wikimedia, créditée comme ayant mis à disposition la photographie en précisant que celle-ci est dans le domaine public, que si elle n’y était en fait pas et de plus protégée par un droit de restrictif, ce serait elle la fautive, du moins je le pense…

Si je dis trop de bêtises, surtout, corrigez-moi !

146. Le jeudi 1 juillet 2010 à 08:11 par claude

A 139 et non pas 169 (ma main a glissé sur le clavier)

idem d’un Président de Fédération qui n’informe pas l’arbitre des tricheries commises par un affilié de sa Fédération. Quand on autorise le franchissement des limites, il n’y a plus de bornes.

147. Le jeudi 1 juillet 2010 à 08:14 par claude

A 144

je comprends que @142 a été mis par erreur à la place de @ 143.

148. Le jeudi 1 juillet 2010 à 08:32 par Lingot d'Or (ou de Plomb?)

@Shadok 145, Turb 113
Quand on autorise le franchissement des limites, il n’y a plus de bornes.
(répétée ici dans le but d’introduire un élément de comique de répétition)

Cette citation approximative est au crédit de Monsieur Prudhomme et caractérise, depuis le 19 ième siècle, le degré zero (quintessence de l’ineptie) de la “pensée” politique.
Daumier, caricaturiste, est libre de droits depuis le millénaire dernier.

149. Le jeudi 1 juillet 2010 à 08:47 par Bougie du Sapeur

@Lingot de plomb:
non, c’est de la famille Fenouillard http://fr.wikipedia.org/wiki/George… toujours aussi libre de droits, ..)

150. Le jeudi 1 juillet 2010 à 23:22 par astrowing

Maitre Eolas,

Je suis tombe par hasard sur sur site car je chercher des commentaires
juridiques aux evenements recents de l’equipe de France de football.
Pardonnez le manque d’accent mais je tape sur un clavier anglo-saxon.
Je ne suis pas juriste. Cependant les relations entre les associations sportives francaise (la FFF), internationale (FIFA), et du gouvernement francais me poussent a poser quelques questions:

- Il est dit qu’au cas ou la FFF est exclue, les joueurs francais ne pourraient plus etre embauches dans des clubs etrangers. Si les clubs europeens refusent d’employer des joueurs francais, ne seront-ils alors pas fautifs par rapport a la
loi europeenne contre la discrimination nationale? Dans l’affaire Bosman, l’UEFA a argumente pour une exception sportive mais la cour europeenne a consideree que les sportifs professionels etaient des salaries. L’UEFA a voulu exiger une derogation a la loi mais n’a pas reussi. Si des joueurs francais portent plainte contre la FIFA, comment reagira la cour? Est-ce une ingerence politique?
(http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ…). Dans son argumentation UEFA a presque fait l’amalgamme entre la cour de justice et le pouvoir politique (article 71 dans l’arete Bosman) et voulut etre au-dessus des lois: les sportifs sont apolitiques et donc ne doivent pas suivrent les memes lois :-)
Le plaidoyer de l’UEFA montre son arrogance meme face a la justice. En general, les reglements sportifs ne contradisent-ils pas souvent des lois nationaux/europeens ou des traites internationaux?

- Est-ce la FIFA a les memes statuts que la companie Formula 1 qui est
une entite commerciale, correcte? L’equipe Benetton a etait exclue par la FIA mais les interesses se sont retrouves devant les tribunaux. Quelle est le pouvoir juridique des reglements internes aux associations?

-La FIFA ne fait-elle pas de la politique? En acceptant de faire jouer l’equipe de la Coree du Nord et les USA, il y avait une chance qu’ils se trouvent dans le meme groupe. Aussi n’exacerbe-t-elle pas les tensions en gardant les 4 equipes des iles britanniques et autres curiosites territoriales? La FIFA a atteint des niveaux d’influence d’organisations internationales controlees par les etats membres. Quel est le lien entre les federations internationales sportives et l’UNESCO?

- Concernant le pouvoir des federations, il y a aussi l’exemple malheureux du cyclisme. Le Tour de France est organisee par une companie, membre du groupe de press Amaury mais les cyclistes sont membres de l’union
cycliste internationale (une association). Les organisateurs ont aussi beaucoup de pouvoir et ont voulu minimiser les problemes de dopage. Je ne comprends pas le melange companie/federation. Dans le football, les equipes professionelles sont dans des mains privees.

- Il est interessant de remarquer que de nombreuses associations internationales sprotives sont basees en Suisse.

- Les membres du conseil federal de la FFF peuvent etre demis de leur fonction pas le votes des membres du FFF. Mais qui peut demander un vote? Les votes n’interviennent-ils pas seulement au renouvellement des membres qui se fait par groupe ou pour l’ensemble du conseil et le president?
Si c’est le conseil qui propose un vote anticipe pour elire ses membres, est-ce qu’un conseil en diffculte va demander un vote? Comment etant par exemple membre de la FFF, je peux demander un vote des membres pour decider du sort du president et du conseil? Il est vrai qu’il est dangereux que des membres passent leur temps a voter s’il y a des difficultes au seinde la FFF mais pourquoi le president du FFF ne demanderait-il pas un vote pour confirmer le selectionneur pour obtenir la confiance des membres? (2/3 des voix contre la nomination serait une sorte de veto des membres). Si l’equipe de France n’est pas au niveau espere alors la majorite des membres de la FFF auront aussi leur part de responsabilite et on accablerait moins ce pauvre
homme de 75 ans qui n’a voulu que bien faire (50 ans au sein du FFF!).

Merci.

151. Le vendredi 2 juillet 2010 à 09:56 par claude

1) Sur le plan juridique, face à la FIFA, l’Etat français, via l’un de ses 3 grands pouvoirs, doit-il réagir comme on ne trouverait pas drôle qu’il le fît à l’égard d’une entreprise multinationale qui gronderait des menaces, en ne se laissant pas faire; ou à l’égard d’une émanation de l’ONU ou d’un Traité international , en s’inclinant ?
Il se trouve que la FIFA n’est pas une émanation de l’ONU ou d’un Traité international.
En revanche la question du rapprochement avec une entreprise multinationale mérite d’être posée, car le statut associatif de la FIFA n’est-il pas une façade ?
2)Sur le plan conventionnel, la couverture par la FIFA d’une violation fondamentale aux règles du jeu du football en admettant qu’une main puisse valider un résultat, puisse devenir le critère de la primauté exclusive d’une équipe sur l’autre ne pourrait-elle pas être invoquée par la FFF dans le cadre d’une exception nemo auditur ?

152. Le vendredi 2 juillet 2010 à 10:02 par claude

A 148

Je renvoyais au contenu de l’article 4 de la déclaration de 1789, déclaration qui se voulait un carnet de route sociétale:
“La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi.”
J’en venais à poser la question de la faillite de la loi au détriment des membres de la société lorsque le jurislateur s’abstient d’intervenir alors que la nuisance à autrui menace de façon imminente.

153. Le vendredi 2 juillet 2010 à 11:15 par Pepito

@ récap59 n°139

Puisque vous me demandez mon avis… Je suis dans le rugby et j’ai pratiqué le cricket dans le temps, mais la dernière fois que j’ai joué j’ai batté en numéro 11 et j’ai été sorti à la première balle pris en silly mid-off. J’ai aussi laissé tomber un catch très important. Donc vous pouvez facilement comprendre que je n’ai pas été sélectionné par la suite. Ceci confirme qu’il faut être de préférence anglais pour maîtriser ce sport. J’ai fait beaucoup de scoring de matchs de cricket (noter dans un carnet chaque balle jouée) et de ce fait je connais un peu les règles.

Je trouve que Chapatte est un des meilleurs dessinateurs de presse à l’heure actuelle et assez bon visionnaire.

154. Le vendredi 2 juillet 2010 à 14:11 par Croc de Boucher

@152
Je renvoyais
C’est faux, vous n’avez jamais cité correctement vos sources (et vous avez eu l’occasion de le faire plus de 10 fois) , ni fait un renvoi Internet…

“déclaration qui se voulait un carnet de route sociétale:”

Le carnet a mauvais genre…. Il faut le renvoyer au papetier…

Le fait d’associer les bornes et les limites est, soit un théorème, soit un élément de comique datant de Christophe (et le copié coller de la déclaration de 1789 confirme qu’ils ne l’avaient pas associée piteusement).
La liaison entre les bornes et les limites a été prononcée une seule fois sérieusemnt par un politicien, G. Pompidou, déjà très malade. Elle a suscité à l’époque déjà un éclat de rire généralisé.
Au fait, Pompidou (qui fumait des gauloises bon marché, sur ses propres deniers)ne dénonçait-il pas, au millénaire dernier, la “République des copains et des coquins?”

155. Le vendredi 2 juillet 2010 à 17:12 par claude

A 154

Sur un site juridique, l’on sait à quoi le mot bornes renvoie. Et un Français, ou un adepte des droits de l’homme, qui a appris par coeur la déclaration de 1789, le sait également.

Maintenant si vous avez envie de tourner en ridicule les textes des droits de l’homme, il faut le dire franchement. On peut voir tout à la rigolade, mais alors on s’abstient de rentrer dans un débat sérieux.

156. Le vendredi 2 juillet 2010 à 18:58 par récap59

Bonjour Pepito (153) et merci

Mais votre avis sur l’assistance vidéo dans le rugby ?

Cela a-t-il raffermi ou affaibli l’autorité de l’arbitre ?

157. Le vendredi 2 juillet 2010 à 23:33 par ramon

Droit et morale ?
A propos de l’issue du match Uruguay-Ghana.

Au rugby, l’arbitre peut accorder un essai de pénalité si une équipe a été empêchée de marquer par suite des manigances fautives de l’adversaire.

Et au foot ? La main de Sanchez est un encouragement au vice.
Même exclu, Sanchez évite une défaite certaine en retardant l’échéance et en fournissant de nouvelles opportunités à son équipe.
Et, à la fin, le Ghana est éliminé.

Que fait la FIFA ?

158. Le samedi 3 juillet 2010 à 01:09 par ramon

Rectificatif : Suarez et non pas Sanchez.
Mais, même conclusion.

159. Le samedi 3 juillet 2010 à 14:31 par Croc de Boucher

@118
@129
@131,
@138
@137
@140
@142
@143
@146
@151
@152
et enfin @154
“Maintenant si vous avez envie de tourner en ridicule les textes des droits de l’homme, il faut le dire franchement. On peut voir tout à la rigolade, mais alors on s’abstient de rentrer dans un débat sérieux.”
Le fait de tourner en dérision le droitdelhommisme est il reservé à 172% d’incompétence ?
http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_…
D’un autre côte, si vous réussissez à vous tourner en ridicule -ainsi que les chères idées que vous croyez défendre- (et à vous raccrocher loonguement aux branches, et à vous cacher piteusement derrière les droits de l’homme) … le seul usage que l’on puisse envisager de vos posts est … de faire rire….
Sur un site juridique, l’on sait à quoi le mot bornes renvoie
s/un/un vague et indéfini/
s/on/une créature fictive, mettant l’inexistence au service de l’approximatif/

160. Le dimanche 4 juillet 2010 à 21:36 par CA

Petite anecdote: En 2012 aux JO de Londres le Royaume Uni sera représenté par une équipe commune Angleterre, Ecosse, Pays de Galles ! bien qu’il se pourrait au final que seuls des joueurs anglais en fasse partie.

Maître: votre présentation de la FIFA me semble bien indulgente..surtout en la décrivant comme un contre-pouvoir alors qu’elle exerce un pouvoir quasi sans limites sur le football et qu’elle n’est pas vraiment une organisation démocratique (je vous renvoie par exemple au livre “How they stole the game” de D Yallop ou aux enquêtes de la BBC)

cdt,

161. Le lundi 5 juillet 2010 à 08:16 par claude

A 159

Les attaques personnelles révèlent l’usage de la rhétorique stalinienne. Et l’approbation de la politique stalinienne.

162. Le lundi 5 juillet 2010 à 08:46 par Petit Père des Peuples

Ah, Staline et un peu d’écriture automatique sont votre refuge.
Puisque vous êtes un expert dans ce lien entre attaques personnelles et stalinisme, est ce que l’UMP
(http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2…
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2…
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2…
)
est stalinienne?

163. Le lundi 12 juillet 2010 à 21:26 par alpha

Votre article est même cité dans les liveblogs du Monde (sur l’intervention du président ce soir), quelle réputation Eolas !

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